Speaker #0Et si c'était notre tour de raconter ? Tu sais, parfois j'ai cette sensation étrange, comme si ce qu'on vit aujourd'hui, on l'avait déjà vécu. Comme si nos corps se souvenaient d'un feu ancien, d'un bûcher, d'un silence. D'une époque pas si lointaine où parler pouvait coûter la vie. On ne les appelait pas expertes à l'époque, non, on les appelait sorcières. Je suis Anouk Troye et tu écoutes « Elles et la Lune » , le podcast qui t'invite à ralentir, ressentir et renouer avec ta nature cyclique. Ici, on parle de liberté, d'alignement, d'énergie féminine et de féminin sauvage. On honore la Lune en nous et on se reconnecte à notre essence profonde. Alors prépare-toi pour un voyage doux et puissant au cœur de ton cosmos intérieur. Et maintenant, la sur l'épisode du jour. Bonne écoute ! Il y a quelques siècles, on brûlait les femmes qui parlaient trop fort. Celles qui savaient soigner sans diplôme, celles qui osaient vieillir sans se cacher, celles qui aimaient le silence ou le sexe, celles qui n'obéissaient pas. On les appelait sorcières. Aujourd'hui, on les appelle folles, hystériques, radicales. féministes, où on dit d'elles qu'elles ont un sale caractère. Et pourtant, c'est la même lignée, la même flamme, la même énergie. La différence, c'est que la chasse est devenue plus subtile. Elle se glisse dans les commentaires, elle se cache dans les regards, elle se tapit dans les couloirs des entreprises, dans les tribunaux, dans les salles de rédaction. Parfois, elle porte un costume cravate. Parfois, elle porte un micro à dire des choses. Inspirante. Mais la violence, elle, n'a pas disparu. Elle a juste changé de costume. Parce qu'en 2025, il y a encore des femmes qui meurent sous les coups. Des femmes qui crient et qu'on ne croit pas. Des femmes qui déposent plainte et qu'on renvoie chez elles. Des femmes violées et des hommes puissants qui disent « mais elle n'a pas résisté » . Comme si le silence était un consentement. Comme si l'immobilité était une approbation. Comme si une femme, pour qu'on la croit, devait hurler, saigner, supplier. Et pourtant, ces femmes, c'était nous. Celles d'avant. Celles qu'on a fait taire. Celles qu'on a rayées des livres d'histoire. Et parfois même de la mémoire de leur propre lignée. Aujourd'hui, on ne les brûle plus. On les rend invisibles. On les harcèle. On les invalide. On les décrédibilise avec le sourire. Tu sais, le fameux « t'es sûre t'en fais pas un peu trop, non ? » Et là, je pense à toi. Ou peut-être à Julie. Julie, elle est brillante. Mais elle n'y croit plus. Elle rit. Elle s'adapte. Elle assure. Mais à l'intérieur, tout s'effondre. Elle ne se sent jamais assez. Jamais vraiment légitime. Jamais vraiment à sa place. Pourquoi ? Parce que Julie, comme des millions d'autres femmes, porte une estime de soi fracturée. Pas parce qu'elle a un problème à régler. Non, non. Mais parce qu'on l'a élevée dans un monde où aimer qui l'on est. C'est déjà trop. Et le pire, elle le sait, mais elle ne sait pas par où commencer. Elle a essayé les livres, les podcasts, les post-it « Je suis magnifique » sur son miroir. Mais elle a toujours cette petite voix, très malpolie d'ailleurs, qui murmure « T'es nulle, t'as raté, t'es trop ou pas assez. » Julie, très chère magicienne, si tu m'écoutes, tu n'es pas cassée, tu es conditionnée. Et tu sais quoi ? C'est pas une faiblesse. C'est une preuve de force d'être encore là. De te poser des questions. De continuer à chercher des clés, même avec le cœur en vrac. Parce que l'estime de soi, c'est pas un bonus de luxe. C'est la base. C'est ce qui détermine si tu restes dans une relation toxique. Si tu demandes une augmentation ou non. Si tu oses dire non ou j'ai besoin ou j'ai mal. Et cette voix qui te dit de te taire, c'est pas la tienne. C'est celle d'un vieux monde. Tu vois, quand je parle de reprendre la parole ou ton pouvoir, je ne parle pas juste de dire plus de choses. Je parle de dire les vraies choses, de faire les vraies actions, celles qu'on nous a interdites, celles qu'on nous a volées. Nos histoires sont sacrées et tant qu'on ne les aura pas racontées nous-mêmes, quelqu'un d'autre s'en chargera. Et ce quelqu'un-là, crois-moi, il n'aura pas notre intérêt à cœur. Julie, une dernière chose. Tu es digne d'amour, d'écoute. de succès, pas quand tu seras guéri. Pas quand tu seras parfaite, pas quand tu auras rencontré l'homme idéal. Maintenant, tellement maintenant. C'est pour ça que je suis en train de créer un nouveau cercle d'exploration. Un espace sacré, ludique, presque magique, où chaque femme pourra retrouver sa voix. Je t'en parlerai bientôt, je t'en ai déjà un petit peu parlé. Ça sera une aventure gamifiée, un peu comme une quête mystique, version 21e siècle. pas pour devenir quelqu'un, mais pour redevenir celle que tu as toujours été. Une gardienne, une compteuse, une passeuse, une vraie femme quoi. Et tu sais quoi ? Avant même le grand lancement de l'accompagnement, j'ai eu envie de t'offrir un rendez-vous sacré. Un moment doux et fort à la fois, pour reconnecter à celle que tu es déjà. Même si tu l'as oublié, même si tu doutes, même si tu crois que ce n'est pas encore le bon moment. Le 7 mai prochain, je t'invite à un atelier unique, en ligne. Aurae, version sacrée, sage et rebelle. Un espace pour rencontrer ta future toi. Pas celle qui coge toutes les cases, non. Celle qui vit plus librement, plus lentement peut-être, mais plus puissamment. Celle qui ne cherche plus à prouver, mais juste à être. On va visualiser, écrire, créer, et surtout, ouvrir un pont entre aujourd'hui et demain. Alors c'est pas pour forcer un changement. mais pour invoquer une version de toi que tu portes déjà en toi. Je te glisserai le lien si tu veux nous rejoindre. Ce sera doux, profond et peut-être un peu magique, mais en tout cas plein d'émotions. Et si je te racontais que ta voix, c'est peut-être le plus grand des pouvoirs. Merci d'avoir été là, merci d'écouter et merci de te souvenir. Si tu ressens quelque chose qui bouge en toi en écoutant cet épisode, sache que ce n'est pas un hasard. La suite arrive très bientôt et tu es déjà invité. Que la lune éclaire ton chemin, que ton corps te guide et que ton cœur s'ouvre à ce qui veut l'être. On se retrouve dans un cycle, une phase, une respiration. A très bientôt.