Speaker #0Bienvenue dans cette nouvelle saison d'Elles et la Ligne, version un petit peu déchaînée. Ici, finit la douceur sage qui attend que ça se passe. Ici, on parle vrai, on met des mots sur l'invisible, on coupe les chaînes qui étranglent en silence. Je suis Anouk, guide intuitif, hypnothérapeute et coach de vie pour femmes marquées par l'invisible. Hypnose, vérité qui claque et humour qui sauve les nuits sombres. Située ici. C'est peut-être parce que tu te demandes si ce que tu vis au travail est normal. Bon, si tu te poses la question, c'est qu'il y a déjà un signal. Bienvenue chez Elles et la Lune, la voix qui brise le silence et rallume ta puissance. Ici, on coupe les chaînes, on parle vrai et on se relève ensemble. Je suis Anneau, survivante devenue guide, et je t'emmène là où tu reprends ta peur. Et maintenant ? Place à l'épisode du jour ! Alors rentrons dans le vif du sujet. Le harcèlement ne commence pas toujours par des cris. Parfois, ça commence par un regard qui pèse, une invitation qu'on ne reçoit pas, un dossier oublié sur ton bureau, une remarque déguisée en blague. Et tu te dis que tu exagères, que c'est toi le problème. Moi aussi je me suis dit ça, jusqu'au jour où j'ai compris. que ce que je vivais avait un nom, et que ce nom m'a libérée. Je l'ai constaté aussi plusieurs fois avec des collègues. Je voyais évidemment comme je connaissais le sujet, en ayant été malheureusement victime moi-même, et j'ai pu tirer la scène d'alarme pour ces collègues. Alors certaines m'ont écoutée, d'autres pas, mais peu importe, pour moi, toujours planter la graine, c'est ce qui est important. Et c'est ce que j'aimerais faire aujourd'hui aussi avec vous, mes chers magiciens. Alors, comment savoir si on est victime de harcèlement ? Je vais vous donner ici cinq signaux clairs, illustrés par des histoires qui peut-être vous rappelleront quelque chose. D'abord, il y a l'isolement progressif. Au début, je vais tutoyer pour que ce soit plus facile, on va dire. Au début, par exemple, tu es... invité au pause café. Tu partages même quelques blagues avec l'équipe. Puis un jour, tout le monde part déjeuner sans toi. Tu les croises en ville, sac de fast-food à la main, et soudain, le silence s'installe. Alors toi, tu fais quoi ? Tu souris, gêné, puis t'inventes une excuse. Oh, ils ont dû oublier. Mais au fond, tu sais que c'est pas un oubli. Et surtout, ça fait mal. En point 2, on a la dévalorisation répétée. C'est bien pour ton niveau. Oh, mais tu ne vas pas pleurer pour ça. Et ces phrases, elles ne viennent jamais seules. Elles s'accumulent comme des gouttes acides qui creusent la pierre. Et au fil des semaines, tu commences à douter de toi. Même quand tu réussis un projet, tu te demandes si ce n'est pas un coup de chance. Et surtout, on te fait remarquer les erreurs ou ce qui a mal passé. Mais jamais, jamais au grand jamais, tout ce que tu fais de bien. Ensuite, on a la manipulation de l'information. Ça, c'est un truc de fou, quoi. Tu arrives un matin, un dossier urgent sur le bureau. Mais personne ne t'en a parlé. Pas de mail, pas de consigne. Et quand tu demandes des précisions, on te répond « Mais t'es en copie, tu lis jamais tes mails ? » Ou bien « T'es jamais là ? » Moi, j'ai même entendu un jour « De toute façon, tu t'intéresses pas à ton métier. » Ça, c'était le truc qui m'a juste fait péter un câble, parce que c'était quand même la troisième fois que je subissais ça. Donc, deux semaines après, j'ai donné ma démission. Et toi, en fait, qu'est-ce qui se passe ? Tu fouilles frénétiquement dans ta boîte de réception pour réaliser qu'aucun message n'existe. Alors, encore une fois, tu vas te poser des questions. Est-ce que je l'ai annulé par erreur ? Est-ce qu'on a oublié de me mettre sur la liste ? Non, non, c'était juste volontaire. Ensuite, l'attaque de ton intégrité. Par exemple, tu as la machine à café et quelqu'un lance « Ah, voilà la princesse ! » Et tout le monde rit. Et toi, tu ne sais pas si c'est une blague ou si c'est une pique. Alors ça peut être parfois sur ton accent, ton âge, ton poids, ou même ta façon de t'habiller qui devient la cible. Et toujours, ces regards complices entre eux, comme pour dire « on sait qu'elle ne dira rien, mais elle n'est pas dans le secret, elle » . En numéro 5, on a l'impact physique et émotionnel. Le dimanche soir, ton ventre se noue. Quand le réveil du lundi sonne, tes mains sont déjà moites, t'as mal au dos, à la tête, t'es épuisée sans raison. Et même hors du bureau, tu ressasses. Tes nuits sont tellement courtes. Et la joie que tu avais pour ton métier ? Éteinte. Remplacée par cette boule d'angoisse permanente. Alors moi, je vais te dire un truc. Si au moins deux de ces points résonnent avec ce que tu vis, c'est pas dans ta tête. Non. Ce que tu vis est réel. Et non, ça n'est pas normal. Et non, tu n'as pas à le subir. Alors, je vais te donner ici un petit rituel passage à l'action. Quand tu es vraiment sous stress, n'oublie pas, il faut prendre soin de toi. Ferme les yeux, respire profondément et imagine que tu tiens un miroir dans tes mains. Dans ce miroir est à toi, avant que cette situation commence, regarde-toi. regarde la femme qui est dans ce miroir. Elle est là, entière, confiante, vivante, heureuse de commencer un nouveau job ou heureuse simplement d'être dans un nouveau service. Tu vois cette femme et tu lui dis « Je te vois, je ne te laisserai plus disparaître. » Et tu ouvres les yeux. Je t'assure que c'est un acte qui est super libérateur parce que simplement, dans cet acte de libération, tu te reconnais à nouveau. Ensuite, documente-toi, parle, cherche du soutien. Parle auprès de ton chef de service, à moins que tu aies vraiment un supérieur qui soit top et que tu le saches. Ça m'est arrivé dans une compagnie, une agence immobilière, d'avoir un chef qui était vraiment top. Mais le problème, c'est qu'il n'avait pas de... comment dire... Je vais dire pas de couille, excusez-moi du petit terme. Il n'avait pas de... Il n'osait pas, en fait. C'était un vrai panier de crabe, cette agence, comme souvent c'est le cas. Dans les bureaux où il n'y a que des femmes, c'est souvent une catastrophe. Et ce chef, il était adorable. Et moi, j'étais là en remplacement pendant six mois. Et j'ai vraiment subi, avec deux des collègues encore, des filles, des femmes qui étaient là, mais tellement jalouses, parce qu'en général, celles qui essayent de vous démolir ou ceux qui essayent de vous démolir, c'est simplement de la jalousie, il faut bien se dire ça. C'est parce qu'ils te jalousent. Ils te jalousent par rapport à ton travail, par rapport à ton physique, par rapport à ta lumière, par rapport à la femme que tu es. Tout simplement. Parce qu'ils ne t'arrivent pas à la cheville. Donc tout ce qu'ils arrivent à faire, c'est parce qu'ils ont peur que tu leur piques leur place. Et ça, mets-toi bien ça dans le crâne. Tu es un danger pour eux et c'est pour ça qu'ils vont tout faire. Enfin, c'est ce qu'ils pensent. Mais ils vont tout faire pour t'abattre. Donc, cherche du soutien, mais auprès de personnes qui ont le pouvoir de te donner du soutien. C'est rarement dans l'entreprise même, je te le dis tout de suite. Les RH, même s'ils sont d'accord avec toi, ils sont employés de l'entreprise. Donc, ils ne vont rien faire pour toi. C'est l'entreprise d'abord. Ton chef, idem. Souvent, il va se dire, non mais attends, je ne vais pas en défendre une pour en perdre deux qui sont plus anciennes, etc. Après, il faut les reformer, patati patata. Imagine-toi bien que tous les gens qui travaillent dans cette entreprise, ils travaillent pour l'entreprise. Et que c'est l'entreprise qui leur verse un salaire. Toi, tu es juste, quelque part, un grain de sable dans l'engrenage. Alors, je ne connais pas pour les autres pays, mais en Suisse, tu peux te renseigner au bureau du travail. Même à la Confédération, il y a plein de... il y a des formulaires, si tu les appelles ou si tu regardes sur le site, il y a des formulaires qui te montrent exactement ce que c'est que le harcèlement sur le lieu de travail, que ce soit moral, physique. Et ça peut être aussi du harcèlement sexuel. Ça, je l'ai aussi vécu. On ne m'a jamais touchée. Mais les propos qu'on tenait envers moi étaient purement sexuels. Et c'était juste insupportable. J'étais très jeune. Et ça a été mon premier burn-out, en fait. Dans une assurance, cette fois. Ce n'était pas dans une agence immobilière. Donc, tout ça pour dire qu'il y a des solutions. Mais il ne faut surtout pas se taire. Mais il faut surtout en parler aux bonnes personnes. N'en parle pas non plus à tes... Bon, tu peux en parler à tes proches, en qui tu as confiance. Mais n'en parle pas à tes copines. n'en parlent pas, sauf si ce sont des femmes. des personnes ou des hommes qui ont déjà vécu ce genre de choses et qui pourront t'aiguiller. Parce que sinon, la première chose qu'on entend, c'est « Ouais, mais attention, t'as un salaire à la fin du mois, donc garde ton job ! » Eh bien non, parce qu'un jour ou l'autre, tu vas péter un câble, tu vas être malade, et puis tu pourras de toute façon plus travailler et ce sera déjà beaucoup plus difficile pour toi de te sortir de cette situation. Voilà. Donc ça, ce sont mes conseils que j'ai appliqués dans ma vie pour m'en sortir. Et puis, c'est vraiment important. Et aussi, dans mon dernier job, donc dans cette gérance immobilière, où j'ai donné ma démission au bout de deux semaines, enfin, ça faisait deux ans que j'étais là, mais en deux semaines, eh bien, je leur ai sorti. J'ai demandé une réunion et je leur ai sorti ce fameux formulaire de la vie qui disait justement quels sont les points du harcèlement. Et je leur ai énuméré. Alors, il y avait la RH en face de moi et le directeur d'agence. Et c'était simplement, parce qu'ils connaissent certainement ce formulaire, c'était simplement pour leur dire, attention, je ne suis pas... pas seule et je sais ce que vous êtes en train de faire, tout simplement. Et je peux te dire que j'ai réussi à négocier mon départ, donc j'ai quand même essayé de tenir les trois mois de résiliation, de contrat, mais je me suis rendue compte au bout d'un mois que j'avais pété un câble, c'était juste pas possible parce que j'étais plutôt intéressée par mon job, ça c'est clair, je pouvais plus encadrer la responsable de groupe et puis le gérant avec qui je travaillais. si un jour quelqu'un entend ce podcast, ils sauront exactement de qui je parle. Donc ça, c'était vraiment quelque chose qui était important pour moi. Et finalement, au bout d'un mois, j'ai encore pété un câble, et je suis parce que ça continuait. Et je suis allée, j'ai demandé de nouer une réunion, et j'ai dit, voilà, cette fois, maintenant, j'exige d'être libérée. Non, c'était au bout de deux mois. J'ai dit, j'exige d'être libérée maintenant, avec la totalité de mon salaire, jusqu'à la fin. Alors ça n'a pas été facile, ils ont commencé à... tergiversé, etc. J'ai dit, écoutez, c'est simple. Moi, j'ai averti le bureau du travail. Donc, quand je ne serai plus là, c'est eux qui m'ont dit, pour ne pas faire de vagues et pour ne pas me mettre plus de pression, quand je ne serai plus là, il y aura l'inspection du travail qui va venir vous voir. Parce que les conditions ici ne sont pas normales. Donc là, ils m'ont dit, bon, on va réfléchir. Et deux heures après, j'étais libérée. Il ne faut pas hésiter. Mais surtout, assurez vos arrières. Donc, si vous avez, si vous vous rendez compte et que ce n'est pas encore trop tard, Cherchez un autre job, n'hésitez pas. Mais si vous êtes déjà mal, parce que c'est souvent le cas, au début on prend sur soi et tout, si vous êtes déjà mal, appelez le bureau du travail, appelez un service social, appelez vraiment un organisme qui s'occupe spécialement, spécifiquement du harcèlement sur le lieu de travail parce que c'est quelque chose qui malheureusement est tellement connu aujourd'hui qu'on a des outils pour s'en défendre. Et ensuite, prenez contact avec les RH, avec la direction et vous leur dites, voilà, moi je les ai informés. je sais que ce que vous faites n'est pas normal. Voilà le formulaire, voilà la brochure. Donc maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? Et là, ils n'oseront pas vous embêter, je vous assure. Parce que de toute façon, ce n'est pas dans leur intérêt. Voilà. Donc moi, j'espère que tout ça, ça vous a aidé ou ça vous aide. Ou bien, alors n'hésitez pas surtout à transmettre cet épisode à quelqu'un qui est dans cette situation, que ce soit amis, famille. collègues aussi, collègues de travail, parce que ça, on le voit aussi. Quand quelqu'un est harcelé, souvent on se dit, oh là là, j'aurais pas être à sa place. Et c'est terrible. C'est terrible parce que souvent, il y a ce lien d'appartenance qui font que même quand quelqu'un n'est pas en accord avec ce qui se passe, il ne va pas oser prendre partie pour vous, prendre position tout simplement parce qu'il ne peut surtout pas ne plus faire partie d'un groupe. Ça, c'est un réflexe primitif chez l'être humain. Il faut appartenir à un groupe, sinon on meurt. Ça, ça date du temps des hommes des cavernes, quand on était exclu d'un clan, on se retrouvait à se faire bouffer par les lions et puis les loups en dehors du cercle du village. Donc voilà, ça c'est vraiment quelque chose d'ancré en nous. Donc ne comptez pas surtout sur vos collègues, parce que la plupart du temps, elles vont avoir tellement peur d'elles-mêmes se retrouver dans la ligne de mire, qu'elles ne vont rien dire du tout. Et même pire, elles vont peut-être aller raconter même ce que vous leur dites en aparté. Alors, si cet épisode vous a parlé, ne le gardez surtout pas pour vous. Partagez-le à une amie, à une collègue, comme je disais, à la famille. Si vous voulez explorer comment on peut travailler ensemble, vous pouvez cliquer sur le lien en description. J'ai des formations, des accompagnements, pas des formations, des accompagnements en ligne qui se font soit en ligne ou en présentiel. J'ai des séances d'hypnose, je pratique aussi de coaching de vie. et puis vous pouvez aller voir sur mon site www.ellesetlalune.ch où j'ai aussi des mini-accompagnements en ligne que vous pouvez faire avec un parcours interactif et super ludique. Moi, j'ai abandonné depuis longtemps les workbooks où on doit écrire sa vie pendant un mois parce que j'en ai tellement rempli que je ne peux plus les voir. Donc, j'utilise un tout nouveau système sur la plateforme Geniali qui... permet de faire un petit espace escape game, enfin des choses avec des quiz, des jeux interactifs, des rituels et puis des choses comme ça. Donc si ça vous intéresse, n'hésitez vraiment pas à vous rendre sur mon site. Vous pouvez très bien aussi réserver un appel de 30 minutes avec moi, un appel de 30 minutes par Zoom ou par WhatsApp, aucun souci. Ce sera avec grand plaisir que je vous explique tout ça ou qu'on peut voir aussi si vous avez besoin de l'un de mes services. Et puis, rappelez-vous, sortir du silence, c'est déjà reprendre son pouvoir. Ici. À chaque épisode, on brise un peu plus les murs. Alors on se retrouve très vite. Et jusque-là, prenez soin de vous comme d'un trésor sacré. À bientôt !