Speaker #0On croit souvent que quitter une relation toxique, c'est la partie la plus difficile. Mais je vais te dire un truc. Souvent, le plus dur, il commence après. Quand le silence revient, quand tu te retrouves seule, chez toi, quand personne ne comprend pourquoi, malgré tout ce que tu as vécu, une partie de toi a encore envie d'y retourner. Et surtout, toi-même, tu ne comprends pas. Tu as cette envie irrésistible de... de dire « mais maintenant je suis seule en fait » et en même temps tu culpabilises. Alors aujourd'hui, on va parler de ça. Parce que perso, j'ai culpabilisé pendant des années d'avoir replongé et surtout d'avoir fait subir ça à mes enfants. Alors sur le moment, je ne m'en rendais pas compte. Mais ils ne comprenaient pas pourquoi leur maman retournait avec quelqu'un qui la rendait malheureuse. Et ma fille, elle m'a dit ça. il y a quelques années. Elle m'a dit « Maman, on ne comprenait pas pourquoi tu ne préférais pas rester avec nous, plutôt que de retourner avec lui. » Et ça, ça fait mal. Alors, on ne va pas parler de ça pour s'excuser, parce que voilà, on n'est pas là pour ça, mais pour comprendre, avec douceur et lucidité, pourquoi. On retourne parfois vers ce qui nous détruit. Il y a des blessures qui ne se voient pas, des blessures qui laissent le corps en alerte et le cœur en exil. Mais tu n'es pas faite pour rester en survie. Tu n'es pas faite pour t'oublier. Tu es faite pour retrouver ton centre, te sentir en sécurité à l'intérieur de toi et te réapproprier pleinement ta puissance féminine. Dans Elles et la Lune, c'est ce chemin qu'on emprunte. Je suis à nous. Rejoins le cercle des femmes qui reprennent leur pouvoir. Tu es dans Elles et la Lune, et ici on parle de paix, de clarté, d'ancrage, de ce chemin parfois invisible qui nous ramène à nous-mêmes après le chaos. Et aujourd'hui, j'avais envie de poser des mots sur quelque chose de très douloureux et pourtant très fréquent. Ce moment où tu as quitté, ou tenté de quitter, ce moment où tu sais au fond que cette relation te fait du mal. Enfin, tu ne le sais même pas au fond, tu le sais partout, tout ton être te le crie. Et malgré ça, tu sens encore cette attraction, ce manque et cette envie de revenir. Ou alors, tu es déjà revenu, puis reparti, puis reviens encore. Et là, il y a souvent la honte. Il faut dire aussi que généralement, un pervers narcissique ou une personne toxique En tout cas, une personne manipulatrice ne te laisse pas partir si facilement. Elle continue à t'envoyer des messages, à dire que tu lui manques, qu'elle va changer, etc. Mais là, pour l'instant, on va se concentrer vraiment sur cette honte et cette culpabilité qu'on peut ressentir. Parce qu'il n'y a pas que les enfants, si on en a. Les amis ne comprennent plus, les proches peuvent même se fâcher. Les enfants peuvent être blessés ou en colère, bien sûr, parce que toi-même, tu ne te comprends plus. Et il faut bien l'admettre, si tu as une amie qui est dans cette situation et que tu n'es pas passé par là, tu peux tout à fait te dire « mais ce n'est pas possible, mais qu'est-ce qu'elle a dans la tête ? » Alors aujourd'hui, j'aimerais t'expliquer quelque chose d'essentiel. Généralement, on ne retourne pas vers une relation toxique parce qu'on aime encore profondément cette personne. On y retourne souvent. Parce qu'une partie de nous ne sait pas encore habiter sa paix intérieure. Le vide, la solitude et surtout l'inconnu. L'inconnu de pouvoir se retrouver, l'inconnu d'être heureuse seule. Et cet inconnu qu'on ne comprend pas et qu'on n'arrive pas à envisager. Et ça, ce n'est pas du tout de la faiblesse. C'est le système nerveux. C'est souvent une mémoire de survie. C'est un manque d'ancrage intérieur en tout cas. Alors peut-être que tu connais cette scène, que tu l'as déjà vécue, celle où tu as enfin pris de la distance, tu sais. Tu es chez toi, tu vois de nouveau des gens, tu as parlé, tu as vidé ton cœur. Tes amis, peut-être ton diable, en est content que tu sois de nouveau là, que tu aies quitté cette personne. Et puis, tu n'as plus les messages, tu n'as plus les tensions, tu n'as plus les disputes. Et tu n'as plus cette sensation permanente d'être attendu au tournant. Mais il faut bien se dire une chose, c'est que notre mental, ça le rassure. Même si c'est toxique, même si c'est mauvais, c'est une routine. s'est installé. Et quand tout redevient plus calme, quelque chose en toi commence à paniquer. Les soirées sont longues, le silence est lourd, ton téléphone ne sonne plus, donc tu te sens abandonné en fait. Ton esprit, il recommence à rejouer les scènes. Mais le problème, c'est qu'il rejoue les scènes d'une autre manière, d'une manière qui l'arrange. Et tu as cette petite voix qui revient. Oui, mais peut-être que j'ai exagéré. Peut-être que ce n'était pas si grave. Peut-être qu'avec un effort de plus, ça aurait pu marcher. Au moins, je n'étais pas seule. Et cette phrase-là, elle est très importante. Au moins, je n'étais pas seule. Et dis-toi aussi une chose. C'est que la personne avec qui tu étais, elle t'a ressassé. pendant des jours, des mois, peut-être même des années, que sans elle, tu n'étais rien. Je ne sais pas si tu as entendu cette phrase. Mon ex-mari, qui était un pervers narcissique, un jour, il m'a dit, enfin un jour, il me disait tout le temps, « Oui, mais tu sais, tous les hommes qui te regardent, ils veulent juste une chose, ils veulent coucher avec toi. Ce n'est pas toi qui les intéresse parce que toi, tu n'es rien. » Et à un moment donné... Je voyais tous les hommes comme ça. Dès qu'un homme me faisait un sourire, dès qu'un homme me faisait un compliment, j'avais toujours cette voix, cette méchante voix à l'intérieur de ma tête qui disait « mais ce n'est pas parce que tu es jolie, ce n'est pas parce que tu as la valeur, ce n'est pas parce que tu es lumineuse, c'est juste parce qu'il veut coucher avec toi » . Et ça, c'est tout plein de pièges que ces personnes-là nous tendent pour bien nous attacher et nous faire comprendre que... Sans eux, on n'est rien. Donc, arrête de culpabiliser vraiment, parce que c'est tout un travail psychologique. Souvent, on retourne vers cette personne parce qu'elle évitait justement de nous faire ressentir le vide, la solitude, l'inconnu et le face-à-face avec soi. Parce qu'on en arrive à un point où on ne se supporte plus. Et on croit vraiment. Que la seule personne sur Terre capable de nous supporter, parce qu'il le dit sans arrêt, c'est lui. Ça, je le dis avec beaucoup d'humilité parce que je connais vraiment bien cet endroit. Je connais cette culpabilité immense quand tu sens que tu retournes vers quelque chose que tu avais pourtant quitté. Tu sais, tu as tous les warnings qui s'allument dans ta tête, dans ton cœur. Ça clignote de partout, tu transpires, t'es pas bien. Et surtout, tu n'oses pas en parler à qui que ce soit. Mais vraiment, parce que moi, je connais ce mélange de honte, de confusion, de tristesse. Le regard des autres et puis les amis qui ne comprennent plus. Et tu sais très bien qu'ils vont vraiment être fâchés ou être mal ou avoir de la peine. La famille aussi qui se fâche, qui se dit mais qu'est-ce que tu es en train de faire ? Ouais bon, alors ce n'est pas la peine de venir pleurer après si ça se passe mal. Les enfants, si t'en as, qui souffrent et qui réagissent. Moi, je sais que ma fille, elle m'a fait des scènes, on était fusionnels toutes les deux. Et là, je ne parle pas de mon ex-mari, je parle d'une autre relation toxique que j'ai eue par la suite. Et ma fille qui me disait, mais qu'est-ce que tu fais maman ? Mais t'es pas mieux avec nous, t'es pas bien avec nous que t'as toujours besoin de partir chez cet homme, en fait. Et toi, au milieu de tout ça, tu ne sais même plus comment t'expliquer. Parce que tu souffres. Une partie de toi sait très bien que ce n'est pas bon pour toi. Et même les gens qui t'aiment n'arrivent pas à te faire changer d'avis. Alors ça, c'est simplement, enfin ce n'est pas simplement, c'est très complexe. C'est que ton mental, il cherche un repère, un lien, un soulagement. Même imparfait, même toxique. Et tu sais, ce soulagement, c'est simplement une addiction. Tu es devenu addict, en fait. aux miettes que cet homme-là te donnait. Ce conflit intérieur, il est juste épuisant. Parce que tu ne te bats plus seulement contre la relation, mais tu te bats aussi contre toi-même. Et il y a quelque chose qu'on dit vraiment trop peu, qu'on ne dit jamais d'ailleurs. Moi, je ne l'ai jamais entendu, quand j'étais dans cette situation. Le système nerveux, il préfère le familier au sein. Même quand le familier fait mal, même quand tu sais mentalement que cette relation, elle t'abîme et qu'elle te casse. Alors pourquoi ? Pourquoi ce système nerveux, il est aussi maltraitant en fait avec nous ? Parce que le système nerveux, il n'est pas programmé pour choisir ce qui est bon, beau ou juste. Il est programmé pour repérer ce qu'il connaît déjà, pour t'emmener vers la routine. Parce que tu as vécu longtemps dans une relation faite de tensions, d'incertitudes, de manques, de peurs. de soulagement intermittent. Je pense que tu connais le système de la douche écossaise. Ces hommes-là, il y a aussi des femmes qui sont expertes en la matière, bien sûr, qui vont te dire un compliment et droit derrière, quelque chose de très méchant. Par exemple, « Ouais, elle est sympa, cette robe. Mais tu sais, finalement, t'as l'air d'une pute là-dedans. » Ou bien « Elle irait beaucoup mieux à une telle. » Parce que ça, ils adorent aussi nous comparer et nous faire sentir qu'on est moins bien que leurs meilleurs potes, que leurs meilleures copines ou que ta meilleure amie. Ça, ils adorent. Et c'est une manière, bien sûr, de te soumettre. Parce que toi, qu'est-ce que tu vas faire ? Tu vas toujours faire plus pour lui plaire. Alors ce chaos, il peut devenir paradoxalement un territoire connu. Ce n'est pas un territoire aimable. Ce n'est pas un territoire bon. Mais c'est un territoire qui est connu. Et quand tu quittes cette relation, tu ne quittes pas seulement une personne. Tu quittes tout un écosystème, un rythme intérieur qui est devenu habituel. C'est pour ça que l'après peut être si déstabilisant. Moi, je me souviens très bien que quand j'ai quitté cet homme-là, mes enfants étaient déjà grands, donc ils avaient chacun leur vie. Et je me retrouvais des week-ends complets, toute seule. chez moi. Et puis je me disais, mais c'est bien la peine que ma fille, elle me fasse des scènes. Parce qu'en fait, elle, elle a son petit copain, ce qui était très chouette. Moi, j'étais très heureuse qu'ils aient des amis. D'ailleurs, leurs amis venaient souvent à la maison et j'ai toujours adoré ça. C'était vraiment une bouffée d'oxygène. Mais je me disais, alors finalement, moi, je l'ai quitté. Et puis moi, maintenant, je suis toute seule. Puis eux, ils ont leurs amis, ils ont leur vie, ils ont leur chéri, leur chérie. Et puis moi, je me retrouve de nouveau toute seule. Et ça, il y a un tel... C'est un petit peu comme si tu vois des gens qui sont addicts aux drogues ou à l'alcool. Quand ils se retrouvent seuls, ils font quoi ? Ils replongent. Parce qu'ils n'ont pas de bouée de secours, ils n'ont pas quelque chose ou quelqu'un à qui se raccrocher. Quand il y a eu une relation toxique, dépendance affective, alternance entre rejet et rapprochement, la fameuse touche écossaise, ton système peut apprendre plusieurs choses en même temps. Il peut apprendre à rester en alerte. anticiper les réactions de l'autre. Tu sais, attention, il ne faut pas que je m'engage sur ce sujet, il ne faut pas que je mette cette robe, il ne faut pas que je cuisine ça. Il va chercher des signes, espérer une réparation, confondre intensité et lien, confondre stress et présence. Alors quand la relation s'arrête, ton corps, il n'est pas toujours ça comme « Yes, c'est fini, génial, ouf, j'en suis enfin débarrassé ! » Au contraire, il peut vivre ça comme je n'ai plus mon repère, je n'ai plus ce que je surveillais, je n'ai plus le cycle auquel je m'étais adaptée, j'ai plus la personne auprès de qui j'espérais encore être réparée. Parce qu'il faut bien se le dire, on croit toujours et on espère toujours du plus profond de nous qu'on va quand même finir par réparer cette personne, par la rendre heureuse, parce que tout ce qu'elle a vécu avant nous c'était horrible, parce qu'elle nous l'a bien raconté, son ex, ses ex, la vie, son enfance. Ils sont toujours de grandes victimes de tout. Donc, nous, on se sentait un peu la sauveuse. Et on espère toujours que cet homme-là va se rendre compte de tout ce qu'on a fait pour lui et de tout l'amour qu'on lui a donné et qu'on était vraiment la seule personne à pouvoir faire sortir de là. Donc, c'est là qu'il faut vraiment comprendre une chose essentielle. Si tu retournes vers cette personne, ce n'est pas du tout parce que ton cœur le choisit. C'est en général parce qu'une partie de ton système de survie qui cherche du connu, du lien, un apaisement immédiat, il s'est mis en route. Alors pourquoi la solitude fait si peur ? Parce que tu te dis, mais quand je suis seule, et souvent on se le dit, mais je suis tellement bien toute seule. Finalement, j'ai de compte à rendre à personne. Je fais ce que je veux quand je veux. Le problème, c'est qu'on n'ose pas non plus se relancer dans une relation. Et on en rêve parce que la solitude, c'est chouette, de temps en temps. Mais on aime aussi avoir une présence, avoir quelqu'un qui est là pour nous, qui pense à nous et à qui on pense et sans toxique. Et c'est souvent ce que mes clientes me disent. Moi, je ne veux pas retourner avec quelqu'un et de toute façon, c'est toujours le même schéma qui se reproduise. Et puis, ça sera de nouveau quelqu'un qui va me tromper. Et puis, moi, je ne verrai de nouveau rien. Et puis, je vais de nouveau me retrouver dans cette situation de trahison et ce genre de choses. Donc, cette solitude. Elle peut vraiment réveiller l'abandon, le vide, alors la peur du futur, le soir quand tu vas te coucher et que tu cogites et que tu dis mais je ne vois pas le bout du tunnel, mais demain ça va recommencer et ça sera la même chose. Le manque de valeur, le manque de ta valeur personnelle bien sûr, l'impression de ne plus savoir qui on est parce qu'on nous a tellement dit, tellement rabâché que sans lui on n'était rien, que forcément que sans lui notre mental il se dit tu vois en fait, sans lui tu n'es plus rien. Et on a surtout cette absence de centrage intérieur, de ce centrage intérieur, oui, tout à fait, cette paix intérieure qu'on a à l'intérieur de nous, qu'on avait avant de le connaître. Ça, c'est une chose que je me suis dite après ce genre de rupture, après avoir quitté ce que j'ai eu quand même, mon mari et deux autres relations avec des hommes vraiment toxiques, dont un qui était aussi violent. On en arrive à ce stade-là quand on n'a plus cette sécurité intérieure. Et ce que je me disais, justement, je reviens à mes moutons, je me disais, mais je m'en suis toujours remise de ces ruptures, finalement. Je m'en suis toujours remise. Et une fois que la douleur était passée, et que j'ai repris le sens de ma vie et mon ancrage intérieur, et bien à ce moment-là, et seulement à ce moment-là, j'étais capable de me dire, mais qu'est-ce que j'ai foutu pendant le temps où je me suis laissée faire par cet abruti ? Mais qu'est-ce que j'ai fait ? Parce que là, j'avais retrouvé mon centre. J'avais confiance en moi. Je savais qui j'étais. Et je savais qu'il ne me méritait pas et qu'il ne m'avait pas du tout mérité. Alors, tant qu'on n'a pas fait la paix avec soi-même, eh bien, on ne peut pas renoncer. Alors, c'est dur à entendre. Je le sais. Mais c'est tellement humain. Parce qu'à ce moment-là, la relation toxique, elle semble offrir au moins une chose. Une présence, un mouvement, une intensité. Et surtout, ce faux sentiment de ne pas être seule. Alors qu'en face, il y a un calme que le corps ne sait pas encore habiter. Tout simplement. Mais tu sais, même des personnes en couple, combien de fois on entend des gens « Oui, je suis avec lui, je suis avec elle, mais franchement, je me sens seule. » On partage plus rien, on n'a plus rien à faire ensemble. On reste ensemble pour les enfants, pour ne pas divorcer, pour ne pas quitter la maison, pour ne pas toutes ces choses qu'on se dit, pour se rassurer, qui ne sont pas du tout réelles. C'est vraiment dans notre tête. Alors oui, c'est un effort de quitter quelqu'un, bien sûr. Mais ça, c'est toujours cette peur de la solitude qu'on a après. Et puis, il y a aussi une autre couche. extrêmement douloureuse. Et que ça, en tant que femme, on connaît mais à 500%. La culpabilité. Quand tu retournes vers cette personne, il y a souvent les réactions autour. Les amis qui disent, là, désolé mais on peut plus rien pour toi. Les proches qui soupirent. Les enfants qui se ferment, qui s'énervent, qui ne comprennent pas. Le regard des autres qui devient lourd. Et toi, là-dedans. tu te sens encore plus seule. Alors tu vas faire quoi ? Tu vas commencer à te justifier, tu vas commencer à minimiser, à expliquer, à te dire que tu es nulle, quand tu aurais dû être plus forte, que tu recommences encore. Mais je vais te dire quelque chose de super important. La honte, elle n'aide jamais à sortir d'un schéma. La honte, elle enracine en toi ce schéma. Parce qu'une femme qui a honte, elle se coupe. encore plus d'elle-même. Et plus elle se coupe d'elle-même, plus elle cherche à l'extérieur quelque chose pour calmer ce qu'elle ressent. On en revient encore à la dépendance. Et ça, c'est de la dépendance affective. Mais c'est la même chose que toutes les autres dépendances. Dépendance à l'alcool, dépendance à la drogue. En fait, c'est un petit peu comme... Voilà. C'est ta drogue. Cet homme-là est devenu ta drogue, en fait. Tu sais qu'elle te fait du mal. Mais tu ne peux pas t'empêcher d'y retourner. Parce que, encore une fois, Tu n'as pas retrouvé ta paix intérieure et tes racines et ton ancrage. Alors la vraie question qu'on peut se poser, c'est pas seulement pourquoi est-ce que j'y retourne ? Mais la vraie question, c'est qu'est-ce que j'essaie d'éviter de ressentir quand je n'y retourne pas ? Réfléchis à ça, réfléchis à cette question. Qu'est-ce que j'essaie d'éviter de ressentir quand je n'y retourne pas ? Est-ce que c'est vraiment lui qui te manque ? Ou est-ce que c'est le fait de ne pas savoir encore comment te sentir en sécurité seule avec toi-même ? Ça, c'est une question qui est immense. Et à partir du moment où tu te la poses, elle va tout changer. Parce qu'à partir de là, tu arrêtes de te traiter comme un problème. Et tu commences à voir le vrai sujet. Le manque d'ancrage, le manque de paix intérieure, le manque de sécurité dans le vide, dans le silence et dans l'inconnu. Dans mon univers, j'aime beaucoup regarder aussi ce que les cycles nous enseignent. Si tu me suis un petit peu, tu sais que je travaille beaucoup avec les archetypes féminins. Je suis moon mother, donc le cycle féminin intérieur aussi, c'est aussi la base pour une femme. pour se retrouver. Et il y a des phases où tout est mouvement, intensité, agitation. Et puis il y a des phases où la vie nous demande autre chose. Ralentir, se retirer, voir ce qui reste dans le bruit quand le bruit s'en va, pardon. Ça, c'est vraiment la phase de l'enchantresse, la phase de la sage ou de la sorcière, donc période de lune descendante et nouvelle lune. Et c'est souvent là Quand on se pose la question et quand on ose surtout s'ouvrir à ses émotions, qu'on arrive à être seul, à se mettre seul et à vraiment faire de l'introspection, ce n'est pas confortable. Mais c'est là qu'on découvre tout ce qui n'est pas encore apaisé. Cette période, elle ne sert pas à se juger, mais à comprendre. Parce qu'on ne peut pas créer une paix durable si intérieurement, le vide reste encore associé au danger. Alors là, tout de suite, j'ai envie de te proposer un moment très simple. On va faire un petit moment de calme. Alors évidemment que si tu es en voiture ou tu es en train de courir quand tu écoutes cet épisode, ce n'est pas le moment. Mais tu pourras toujours y revenir par la suite et écouter vraiment juste ce petit bout. Je vais te demander de t'installer assise confortablement. Pose une main sur ton cœur ou sur ton ventre. et demande-toi, sans te mentir et sans te juger, quand j'ai envie de retourner vers cette personne, qu'est-ce que je recherche vraiment ? Quand j'ai envie de retourner vers cette personne, qu'est-ce que je cherche vraiment ? Sa présence ? La fin du manque, le soulagement immédiat, le fait de ne pas être seul ou l'espoir d'être enfin aimé comme j'aurais voulu l'être. Et ensuite, demande-toi qu'est-ce qui me fait le plus peur aujourd'hui ? Lui ou le vide qu'il laisse ? Qu'est-ce qui me fait le plus peur aujourd'hui ? Lui ou le vide qu'il laisse ? Respire. Elle laisse venir la réponse sans la juger et sans la corriger, telle qu'elle. Tu es toute seule avec toi-même, personne qui est là pour te juger, alors laisse venir cette réponse vraiment comme elle vient. Parce que parfois la guérison commence exactement là, quand tu cesses de romantiser le retour et quand tu comprends enfin la blessure qu'il vient calmer. temporairement. Tu sais, on en revient à l'addiction. Quitter une relation toxique, c'est pas seulement partir, c'est aussi apprendre à rester. Mais rester avec toi, rester dans le silence, rester dans l'inconnu. Restez assez présente à toi-même pour ne plus avoir besoin de retourner vers le chaos, juste pour ne pas sentir le vide. Et ça, c'est un vrai chemin. Un chemin de paix, d'ancrage, de reconstruction, de retour à soi. Alors si cet épisode résonne en toi, j'aimerais que tu retiennes ceci. Tu n'es pas folle. Tu n'es pas faible. Tu n'es pas cassé. Tu as peut-être simplement appris à survivre dans des liens qui t'ont éloigné de ton centre. C'est qu'on t'a appris à t'éloigner de ton centre, à n'être plus personne. Et aujourd'hui, tu peux apprendre autre chose. Et tu dois apprendre autre chose. Parce que quand tu ne te respectes pas, les autres autour de toi ne vont pas te respecter non plus. Tu peux apprendre à retrouver cette paix intérieure qui ne dépend plus d'un chaos extérieur. Tu peux apprendre à ne plus vivre sur tes gardes. Tu peux apprendre à habiter ta solitude sans t'y perdre. Je l'essaie et il y a plein de femmes qui l'ont fait. Alors, vas-y, fais-le, je t'assure que tu peux. Et c'est exactement ce chemin que j'ouvre dans mon univers et dans le parcours de l'enchantresse. Tu peux retrouver plus de ressources. Ici, je te mets le lien sous la vidéo. Toutes les ressources et les indications pour ce parcours, elles y sont. C'est un parcours en ligne et aussi sur mon blog. Je mets aussi le lien de mon blog parce que j'ai plein d'articles qui parlent de ça depuis longtemps. Et surtout, si tu connais une femme qui a besoin d'entendre ça aujourd'hui, partage-lui cet épisode. Et n'hésite pas à liker, mettre des commentaires. ou à t'abonner. Je termine là cet épisode. J'ai eu vraiment beaucoup d'émotions à le partager avec toi parce que c'est une période de ma vie qui a été longue et intense et pour laquelle j'ai culpabilisé longtemps. Alors on se retrouve très bientôt dans « Elles et la Lune » et peut-être sur mon site ou bien ailleurs. Belle semaine à toi !