Speaker #0Bienvenue dans l'univers d'Elles et la Lune. Aujourd'hui, j'ai envie de te parler d'un endroit dont on parle vraiment beaucoup trop peu. On parle beaucoup de quitter une relation toxique, mais beaucoup moins de ce qui vient après. Parce que parfois, le vrai vide commence quand tout est fini. Il n'y a plus le chaos, il n'y a plus les messages qui tombent n'importe quand, il n'y a plus les tensions permanentes, il n'y a plus cette sensation d'être en train de gérer l'ingérable. Et pourtant... À l'intérieur, la paix n'est pas encore revenue. Et ça, ça peut être vraiment très déroutant. Et surtout, en général, autour de nous, personne ne comprend cette situation. Parce que tu peux te dire, mais enfin c'est terminé, pourquoi je ne vais pas mieux ? Pourquoi je me sens encore tendue ? Pourquoi je ne me sens pas vraiment soulagée alors que j'ai quitté ce qui me faisait souffrir ? Et là, j'ai envie de te le dire tout de suite, ce n'est pas forcément que tu regrettes. C'est pas forcément que tu es encore attaché comme avant, c'est pas forcément que tu as fait le mauvais choix. C'est souvent qu'une partie de toi est encore restée en alerte. Bienvenue chez Elles et la Lune, la voix qui brise le silence et rallume ta puissance. Ici, on coupe les chaînes, on parle vrai et on se relève ensemble. Je suis Anneau, survivante devenue guide, et je t'emmène là où tu reprends ta place. Et maintenant, place à l'épisode du jour. Partir était une étape. Te sentir à nouveau en sécurité en est une autre. Et aujourd'hui, c'est de ça qu'on va parler. Il y a un grand malentendu autour de l'après. Comme si quitter suffisait à tout réparer. Comme si une fois la porte fermée, tout devait automatiquement rentrer dans l'ordre. Comme si le simple fait d'avoir mis fin à quelque chose d'habillement devait faire revenir tout de suite le calme, la joie, la confiance, le sommeil paisible, la légèreté. J'aimerais bien, franchement, j'aimerais bien. J'aimerais pouvoir te dire qu'on quitte, qu'on respire, qu'on met une jolie robe blanche dans un champ avec du vent dans les cheveux et que soudain tout va mieux. Mais la vraie vie, c'est pas un générique de fin. Parfois tu quittes et tu ne te sens absolument pas soulagé. Tu te sens vide, au contraire. Parfois tu quittes, et au lieu de te sentir légère, tu te sens perdu. Parfois tu quittes, et tu ne comprends pas pourquoi tu restes encore sur tes gardes. Parce que tant que tu étais dans le chaos, tu tenais, tu faisais face, tu gérais, tu survivais. Mais quand le bruit s'arrête, il reste parfois quelque chose de beaucoup plus silencieux. et de beaucoup plus difficile à regarder. Le vide. Et ce vide ne ressemble pas toujours à ce qu'on imagine. C'est pas seulement l'absence de l'autre. C'est aussi l'absence de tension, l'absence de drame, l'absence de stimulation permanente, l'absence de cette hyper-vigilance qui, sans que tu le veuilles, avait fini par devenir presque familière. Et quand on a vécu trop longtemps dans quelque chose d'instable, Le calme peut devenir étrange. Pas parce qu'on ne veut pas la paix, mais parce qu'on ne sait plus très bien comment habiter un espace où il n'y a plus rien à surveiller. Le silence peut être déroutant. Le calme peut sembler vide. L'espace peut faire peur. Et c'est là qu'on commence parfois à se juger. On se dit « je devrais aller mieux, je devrais être soulagée » . Je devrais quand même être contente que ce soit fini. Oui, mais le cœur, l'âme, le système intérieur ne fonctionne pas avec des « je devrais » . Il fonctionne avec ce qui a été vécu, avec ce qui a été encaissé, avec ce que tu as retenu pendant trop longtemps. Et parfois, il y a une vérité qui est encore plus difficile à avouer. C'est que le vide de l'après peut faire tellement peur qu'il peut nous ramener vers une personne dont on sait pourtant qu'elle nous fait du mal. Pas parce qu'on ne sait pas, pas parce qu'on a oublié, pas parce qu'au fond on croit encore que cette relation est bonne pour nous, mais parce qu'il y a cette petite phrase silencieuse, presque honteuse, qui te chuchote sans arrêt « au moins, je n'étais pas toute seule » . Et ça, c'est une vérité que beaucoup de femmes, beaucoup d'entre nous vivent sans oser la dire, parce qu'elle dérange. Parce qu'elle fait pleurer, parce qu'elle met le doigt sur quelque chose de très nu. Et surtout parce qu'on a tout notre entourage qui nous dit « mais t'es complètement cinglé, qu'est-ce qui te prend ? T'as réussi à sortir de là et tu y retournes ? » Et là, on a un regard qui nous fait nous rendre, nous sentir encore plus coupables et encore plus malheureuses. Parfois, une présence qui abîme semble moins terrifiante qu'une absence totale. Alors, on ne retourne pas vers l'amour, on retourne vers ce qui nous évite pendant un instant. de sentir cette atroce vide. Et il faut pouvoir regarder ça avec beaucoup de douceur. Parce que tant que ce vide ressemble à un gouffre, le toxique peut encore sembler plus supportable que la solitude. Pas plus beau, pas plus juste, pas plus sain, juste plus familier. Et si je te parle de ça aujourd'hui, C'est pas depuis une tour d'ivoire, oh non, c'est parce que je le connais moi aussi. Cet endroit où une partie de nous peut croire qu'être moins seul vaut peut-être mieux qu'être enfin libre. Et c'est précisément là qu'il faut de la tendresse, pas du jugement. Parce qu'au fond, ce que beaucoup d'entre nous vivent après une relation toxique, c'est pas juste un chagrin, c'est une désorientation intérieure. On a quitté quelque chose qui nous abîmait. Mais on n'a pas encore retrouvé un endroit stable en nous-mêmes. On ne veut plus revenir en arrière. Mais on ne sait pas encore comment avancer sans cette tension, sans ce lien, sans cette présence, même hyper nocive. Et entre les deux, il y a cet entre-deux étrange. Tu n'es plus là-bas, mais tu ne te sens pas complètement, pleinement ici. Tu n'es plus dans la tempête. Mais tu ne te sens pas encore au calme. Tu as fermé la porte, mais à l'intérieur, ça tremble encore. Et cet entre-deux, il est épuisant, parce qu'il est invisible et surtout incompréhensible. De l'extérieur, on peut croire que tout va mieux. C'est pour ça que les gens veulent autour de toi croire que tout va mieux. Pour toi, après tout, c'est fini, t'es parti, tu avances. Mais à l'intérieur, il peut encore y avoir cette vigilance, cette fatigue, cette peur du lendemain, cette peur de la solitude, cette difficulté à relâcher vraiment. Comme si une partie de toi n'avait pas encore reçu le message, comme si elle n'osait pas y croire. Et je crois qu'il faut le dire clairement, quitter une relation toxique ne suffit pas toujours à retrouver immédiatement la paix. Parce qu'il ne s'agit pas seulement de sortir d'un lien, il s'agit aussi de reconstruire quelque chose en soi. Une sécurité, un ancrage. Tu sais, une façon d'habiter sa vie autrement, d'être heureuse à l'intérieur de soi. Uniquement à ce moment-là, le vide, le silence ne fait plus peur. Au contraire, il te nourrit. Il t'apprend à te ressourcer, il te permet de te ressourcer. Il s'agit d'apprendre que l'absence de chaos n'est pas un vide mortel. La solitude n'est pas toujours un abandon, bien au contraire. Le calme n'est pas un piège et la paix n'est pas suspecte. Et ça, ça demande du temps, de la conscience, de la douceur et parfois d'être accompagné. Parce qu'on ne reconstruit pas toujours seul. Ce qui a été fragilisé en profondeur. Et je dirais même qu'on le reconstruit même très rarement seul. Parce qu'on a notre vision du monde, on a les habitudes qui sont installées. Et à ce moment-là, seul un regard extérieur, quelqu'un qui est là, qui est doux, qui te comprend. Uniquement une personne comme ça pourra t'aider à te reconstruire. Et c'est exactement pour ça. que j'ai créé les différents espaces d'Elles et la Lune. Le podcast, pour mettre des mots sur ce qui est flou, les articles et les contenus, pour approfondir, pour comprendre, ouvrir des prises de conscience. Et puis aussi, j'ai créé un espace pour celles qui sentent que comprendre ne suffit plus, pour celles qui ont besoin d'être accompagnées plus concrètement dans cette reconstruction intérieure. Ce programme s'appelle Sécurité Intérieure, le parcours. Pourquoi le parcours de l'enchantresse ? Parce que si tu me suis depuis quelques temps, tu sais que je travaille beaucoup avec les archétypes féminins, les quatre archétypes. Les quatre saisons de l'année qu'une femme traverse chaque mois. C'est un programme en ligne de quatre semaines, avec mon accompagnement tout au long du parcours sur WhatsApp en cas de besoin. Parce que je ne veux pas te laisser seule sur ce chemin. C'est justement ce que je prône dans tous mes écrits et dans tous mes podcasts. Je ne veux pas que tu sois seule. Donc, je suis disponible sur WhatsApp et je te répondrai forcément. évidemment et avec beaucoup de tendresse et de compréhension. D'ailleurs, c'est un programme pour lequel je n'accepte que 8 personnes par mois, 8 femmes par mois, pour justement pouvoir être disponibles. Alors j'ai créé ce programme pour les femmes qui ne veulent plus seulement sortir du chaos à l'extérieur, mais commencer à se sentir vraiment en sécurité à l'intérieur. Et si tu me suis, tu vois que depuis quelques temps, Je parle beaucoup de cette sécurité intérieure parce que lorsque j'ai découvert que c'était là la clé, en fait, pour pouvoir sortir de cet état et pouvoir retrouver une vie sereine et heureuse, eh bien, ça m'a fait, j'ai dit maintenant, il faut que j'en parle. Il faut vraiment que je vous montre tout ce que moi, j'ai vécu et que je vous apporte surtout les solutions qui m'ont permis de sortir de tout ça. Alors pour celles qui veulent sortir peu à peu de l'alerte, retrouver leur centre, arrêter de vivre en vigilance permanente, tu sais, cette vigilance qui t'épuise et que tu ne comprends pas. Et souvent, tu ne sais même pas qu'elle est là en fait, tu ne sais même pas que c'est cette vigilance permanente qui te fait te sentir aussi mal, qui te donne toutes ces peurs, qui t'empêche de dormir la nuit, qui te fait cogiter jour et nuit et qui ne te permet plus de réagir sereinement face aux autres. aux situations et aux aléas de la vie. Et surtout de t'autoriser à faire de nouvelles rencontres et pouvoir définir les personnes qui sont bien pour toi et celles qui ne le sont pas. Ça, c'est une peur aussi qu'on a énormément quand on a vécu des relations toxiques. Généralement, ça se reproduit souvent. Jusqu'au moment où tu as suffisamment confiance en toi et tu retrouves suffisamment de sécurité intérieure pour ressentir Merci. instantanément quand une personne est bonne pour toi ou qu'elle ne l'est plus. Et je vais te dire une chose, je vais te dire aussi quelque chose qu'on n'entend pas souvent dans le développement personnel, dans toutes ces sphères qui tournent autour. La première impression, c'est la bonne. Si quand tu rencontres quelqu'un, tu as envie de partir en courant, alors évidemment la société va peut-être te dire non, tu ne pars pas en courant, c'est si tu ne peux pas le faire, ne le fais pas. Mais blinde-toi, blinde-toi et ressens. Tu dis, ok, cette personne pour moi, elle est toxique. Que ce soit un homme, que ce soit une femme, que ce soit un patron, que ce soit un collègue. Peu importe. La première impression, ton instinct est le bon. Suis-le. Donc, une fois que tu as compris ça, tu peux reconstruire quelque chose de plus stable, de plus doux et de solide à l'intérieur de toi. Et ça, tu peux le reconstruire sans pression et sans l'injonction à aller mieux vite. Mais tu fais ça pas à pas. Parce qu'au fond, la vraie question, c'est pas pourquoi je suis encore comme ça. La vraie question, c'est plutôt de quoi est-ce que j'ai besoin maintenant pour me reconstruire ? Est-ce que j'ai besoin qu'on mette des mots sur ce que je vis ? Est-ce que j'ai besoin de comprendre plus profondément ? Est-ce que j'ai besoin d'un espace pour avancer ? pas à pas vers plus de sécurité intérieure, et je vais te dire un truc, t'as pas à tout faire d'un coup. T'as pas à être déjà arrivé, t'as pas à être déjà guéri. Mais tu as le droit, vraiment, parce qu'on s'accorde pas souvent, en tant que femme, ce droit. Tu as le droit de ne plus rester seule dans ce brouillard. Je sais que c'est difficile, je sais que la plupart du temps, et je l'ai vécu, on est seul parce que les autres ne nous... comprennent pas. Et si, en plus, tu as affaire à la justice des hommes, eh bien, tu n'es juste pas comprise. Et tu vas très vite sentir, ou tu as peut-être déjà très vite senti que ce n'était pas la bonne méthode, parce que de toute façon, tu ne vas rien en tirer. Au contraire. Tu as le droit de choisir des espaces qui te soutiennent là où tu en es aujourd'hui. Il y a des associations pour ça. Il y a des thérapeutes aussi pour ça. Il y a des cercles de femmes pour ça. Et s'il y a... une chose que j'aimerais que tu retiennes de cet épisode, c'est celle-ci. Si tu ne vas pas mieux tout de suite après une relation toxique, Ça ne veut pas dire que tu as fait le mauvais choix. Ça ne veut pas dire que tu regrettes. Ça ne veut pas dire que tu n'avances pas. Ça ne veut pas dire que tu es condamné à revivre la même chose. Ça veut simplement dire qu'une partie de toi a encore besoin de retrouver un sentiment de sécurité. Tu sais, ce vide dont on parlait tout à l'heure. Tu ne le ressens plus quand tu te sens en sécurité à l'intérieur de toi. Et ça, ce n'est pas un échec. C'est un chemin. C'est un chemin de reconstruction. Un chemin de retour à toi. Un chemin vers quelque chose de plus stable, de plus doux, de plus vrai. Alors on ne va pas chercher la perfection. De toute façon, personne n'est parfait, heureusement. Pas une renaissance en paillettes avec musique épique en fond. Juste quelque chose de plus profond. La possibilité, peu à peu, de ne plus seulement être sorti du chaos, mais de commencer enfin à te sentir en sécurité à l'intérieur de toi. Si cet épisode a mis des mots sur ce que tu vis, tu peux rester dans mon univers avec Elles et la Lune. Tu y trouveras d'autres épisodes, des articles, des contenus pour continuer à éclairer ce que tu traverses. Et si tu sens que pour toi, le moment est venu, tu peux aussi rejoindre Sécurité Intérieure, le parcours de l'enchantresse. Mon programme de 4 semaines pour t'accompagner pas à pas dans cette reconstruction avec mon soutien sur WhatsApp, tout au long du parcours. Parce que quitter une relation toxique... Ce n'est pas toujours la fin de l'histoire. Parfois, c'est le début d'un autre apprentissage. Celui de ne plus seulement être libre à l'extérieur, mais de te sentir enfin en sécurité l'intérieur. Je te laisse avec ça. Et si tu connais une femme qui a quitté le chaos, mais qui attend encore de retrouver la paix, tu peux lui partager cet épisode. Avec grand plaisir. Il faut vraiment qu'on soit unis, qu'on soit solidaires. À très vite. Dans elles est la lune.