Speaker #0Il y a une question que beaucoup de femmes se posent en silence, souvent avec un peu de honte, un peu de colère et beaucoup d'incompréhension et de peine. Cette question, c'est pourquoi je pense encore à lui alors que je sais très bien que cette relation m'a fait tant de mal ? Alors que j'ai pleuré, attendu, je me suis sentie vidée, j'ai été humiliée, souvent diminuée, même trompée et trahie. Pourquoi une partie de moi sait très bien ce que cette relation m'a coûté ? et qu'une autre partie de moi semble encore accrochée. Si c'est ce que tu vis en ce moment, je vais te dire quelque chose que tu as peut-être besoin d'entendre aujourd'hui. Bienvenue chez Elles et la Lune, la voix qui brise le silence et rallume ta puissance. Ici, on coupe les chaînes, on parle vrai et on se relève ensemble. Je suis Anouk, survivante devenue guide, et je t'emmène là où tu reprends ta place. Et maintenant... Place à l'épisode du jour, tu n'es pas faible et tu n'as pas raté ta rupture juste parce qu'il occupe encore une place dans ta tête. Parce que penser encore à lui, c'est pas forcément vouloir revenir vers lui. C'est sûrement pas de l'amour, c'est pas toujours un signe et c'est pas toujours une preuve que c'était lui le bon. Surtout pas, tu le saurais si c'était le bon. C'est simplement la preuve qu'il y a eu en toi un attachement profond, un espoir immense, tu sais ? Cet amour qu'en tant que femme, on peut donner avec toute notre âme. Alors ? La rupture, elle n'est jamais facile. C'est quelque chose qu'on prend, qu'on commence à entrevoir et puis qu'on souffre. Et puis après, on essaye de voir le meilleur dans la relation. On se dit non mais il y a quand même tellement de choses qui vont bien. Au jour où vraiment tu te rends compte que non, en fait, il n'y a rien qui va bien. Donc ça prend déjà du temps. Alors quitter une relation comme ça, ça ne suffit pas. Parce qu'elle continue à tourner dans notre tête. On se dit, c'est fini, donc maintenant ça devrait aller. J'ai pris ma décision, donc c'est bon. J'ai fait le pas. C'était tellement difficile, mais je l'ai fait. J'ai compris que ce n'était pas bon pour moi. Donc aujourd'hui, je ne devrais plus y penser. Le problème, c'est que le cœur, il fonctionne comme un interrupteur. Enfin, je ne dirais pas que c'est un probédeur, je dirais plutôt heureusement. Mais le corps non plus, tu ne peux pas mettre un œuf. Donc, c'est pour ça que tu peux avoir vraiment quitté la relation, que tu y as réfléchi longtemps, que c'est ancré, que tu sais que c'est bon, que c'est derrière toi, sans que tout ton être ait encore compris que c'était fini. Tu peux avoir fermé la porte. sans que l'intérieur de toi se sente vraiment en sécurité. Et c'est là que beaucoup d'entre nous se perdent à ce moment-là, parce qu'on se juge. Je me dis, mais pourquoi j'y repense encore ? Pourquoi j'attends encore un message de sa part ? Pourquoi est-ce que chaque fois que j'entends parler de lui, ça me touche et ça me donne envie de pleurer ? Ou de me mettre en colère ? Mais pourquoi est-ce que je n'arrive pas à décrocher complètement de cette relation toxique ? Pourquoi j'ai encore ce manque en moi alors que je sais ? Justement, savoir, ça ne suffit pas toujours à se détacher. Et en général, dans ce genre de relation, on se sent un peu comme la sauveuse. On va se dire, ah mais moi je le comprends cet homme-là, parce qu'il nous a tellement dit que... Il avait eu une vie horrible, que tout le monde était méchant avec lui, que c'était la pauvre petite victime. Et nous, en tant que bonne mère, d'archétype de la mère, on se dit, mais avec moi ça va aller, moi je le comprends. Moi je vais l'aimer suffisamment pour qu'il puisse de nouveau vivre heureux. Mais ça c'est de la manipulation de sa part, uniquement. Mais ça on le sait après, on est toujours plus malin après, comme on dit, ou plus maline. C'est pour ça que tu peux complètement savoir avec ta tête qu'une relation t'a détruite, tu le sais, tu le vois, on te l'a dit, et continuer à porter dans ton corps, dans ton corps et dans ton cœur, comme une histoire non terminée. Pas parce qu'elle était belle, surtout pas parce qu'elle était saine, mais parce qu'elle a laissé une trace hyper profonde. Et cette trace, elle était faite d'attentes, de confusion, parce qu'à un moment donné, quand tu donnes tout, tu ne comprends pas. Pourquoi cette personne-là, elle continue à ne pas être gentille avec toi et à ne pas te donner l'amour ? Du manque ? Manque d'amour ? Manque de... de tendresse, manque de gentillesse. Et puis c'est l'ascenseur émotionnel. Tu connais la fameuse touche que c'est, à un moment tu es belle, et puis deux secondes après, mais de toute façon tu es moins belle qu'elle, ou ouais, tu étais plus belle avant, ou ci ou ça. Ça on connaît, c'est le principe même qu'utilisent tous les manipulateurs et manipulatrices. Donc il y a aussi ces silences, ces ruptures, ces retours. Ces faux espoirs quand tout d'un coup tu as l'impression qu'il va être gentil parce qu'il veut remettre une couche pour bien te ferrer. Et puis toutes ces miettes d'amour qu'on a pris pour des preuves. Et ce qui se passe, c'est que ton système intérieur, il s'habitue à espérer, à guetter, à analyser et à attendre un signe. Et quand on est dans cet état-là, quand on nous a mis dans cet état-là, parce que c'est vraiment de la manipulation, eh bien, on ne voit plus. la méchanceté, parce qu'elle est tellement énorme, qu'on guette chaque miette qui pourrait nous faire croire, nous confirmer qu'on n'est pas en train de se tromper en donnant tout à cet homme-là. Alors c'est pour ça que même quand la relation est finie, ça peut être deux mois, ça peut être six mois, ça peut être cinq ans, quand la relation est finie, quelque chose en toi continue souvent de tourner autour de ça. autour de cette situation, autour de ces sentiments. Et ça, ce n'est pas parce que cette relation te faisait du bien, ça on le sait, mais c'est parce qu'une partie de toi est restée un peu, tu sais, comme suspendue dans l'attente d'une réponse, dans l'attente d'un message peut-être, dans lequel il t'aurait dit « Ah mais excuse-moi, vraiment, je suis désolée, je ne me suis pas rendu compte du mal que je te faisais. » manipulateur ou un pervers narcissique quand il te dit « excuse-moi » , c'est simplement pour que tu reviennes. Mais dans sa tête, il ne s'excuse pas du tout. Il essaie juste de te ferrer encore. C'est pour ça que souvent, il peut arriver qu'on retourne dans cette relation, comme je l'ai dit dans un épisode précédent. Et c'est pour ça que ce sont des gens qui sont vraiment toxiques. Donc il ne faut jamais se culpabiliser soi-même. Même si les autres te disent Je ne comprends pas pourquoi tu y es retournée, ou bien que tu entends d'autres personnes dire « ouais mais cette femme, elle est incroyable, elle a souffert, et puis elle y retourne tout le temps, etc. » Ça c'est des personnes qui, oui, vues de l'extérieur, c'est vrai que c'est incompréhensible. Mais ça n'est pas de ta faute, ça n'est pas de notre faute. On a eu affaire à des manipulateurs. Et des manipulateurs, il n'y en a pas seulement dans le système amoureux, il y en a partout. Donc c'est pour ça que ces personnes, elles ne peuvent pas comprendre. Par contre, quand ça leur arrivera, peut-être dans un job, ou avec un conjoint, ou on ne sait pas, eh bien, elles vont tomber peut-être dans le même panneau. Donc on reste suspendu à ce moment qui n'est jamais venu, où enfin, on aurait été choisi, clairement, aimé, sainement, et surtout reconnu. Le vrai nœud qui nous empêche d'avancer, il est là. Ce n'est pas parce que tu penses encore à lui, parce que tu le veux, lui. Tu ne penses pas encore à lui parce que ton histoire avec lui réveillait quelque chose de plus ancien. Tu sais, cette peur qui peut provenir de l'enfance, de l'éducation ou bien même d'autres choses bien plus vastes. Cette peur de ne pas compter, cette peur de ne pas être assez belle, assez mince, assez grosse, assez gentille, assez quoi. La peur d'être abandonnée aussi, bien sûr, et ce besoin qu'on a d'être rassuré. Et surtout, surtout, cet espoir d'être enfin aimé, comme tu aurais tellement eu besoin de l'être. Et tant qu'on n'a pas mis le doigt là-dessus, tant qu'on n'a pas vu ça, tant que ça n'est pas été accueilli à l'intérieur de soi, tant que ça ne s'est pas réparé, le mental, il est là, avec son système de warning, son système d'alerte. Et il revient, comme un discréé, tu sais, ces vieux discréés, ces 33 tours autour de tant de grésillement. C'était une pas génération. Pour les plus jeunes, ça va être plus compliqué. Donc, ça revient comme un disque rayé. Pourquoi il a fait ça ? Moi, je lui ai fait tellement de bien. Moi, j'étais tellement gentille avec lui. Est-ce qu'il pense vraiment ce qu'il disait quand il était si méchant ? Est-ce qu'il va revenir ? Est-ce que j'ai raté quelque chose ? Et pourquoi je n'arrive pas à tourner la page ? Et plus tu cherches une réponse chez lui, par rapport à lui, Et plus tu t'éloignes de la vraie question. Parce que la vraie question, ce n'est pas pourquoi je pense encore à lui, c'est qu'est-ce que cette relation a touché en moi ? pour que ce soit encore si vivant aujourd'hui. Est-ce que ce patient a touché ta blessure de rejet ? Ta peur de la solitude ? Ton besoin d'être validé ? C'est assez fréquent dans le monde dans lequel on vit. Ton habitude de te battre pour recevoir un peu d'amour, si ça provient peut-être de tes parents. Ton réflexe de te remettre en question au lieu de regarder clairement ce qu'on te fait vivre. Et en général... de juste mettre la lumière sur cette question. Ça change énormément. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'on sort de la honte et puis surtout du « je suis nulle, je ne vais pas y arriver, je n'y arrive pas » . Tu vois, cette culpabilité qu'en tant que femme, on est championne à ressentir. Et puis là, on commence à voir, quand on se rend compte de ça, on commence à voir qu'il ne s'agit pas d'un manque de volonté, mais souvent d'un attachement. qui s'est construit dans la confusion la plus totale. Parce que toi, ton système d'alarme, il était en mode alerte, mais que cette personne a bien réussi à te le mettre en système veille. Parce qu'il te faisait croire que c'était ta faute. C'est toi qui voyais le mal partout. Et donc, quand cet attachement a été construit comme ça dans la confusion, ton cœur a appris à appeler amour ce qui l'insécurise en fait. Et ton corps, il ne sait plus très bien faire la différence entre l'intensité et la paix. Et ça, je ne sais pas si ça t'est arrivé. Moi, ça m'est arrivé suite à mon divorce avec justement un pervers narcissique. C'est que les relations que j'ai eues après, si c'était un homme qui était gentil et attentionné, je n'en voulais pas. Je partais en courant. Pourquoi ? Parce que j'avais l'impression que j'allais m'ennuyer. Non mais imagine-toi ! Quand j'y repense aujourd'hui, je me dis, mais vraiment, c'est incroyable ce qu'un manipulateur peut faire comme dégâts à une personne, que ce soit un homme ou une femme, que ce soit un ami, que ce soit un père, une mère, un frère, une sœur, un conjoint, je veux dire, une personne qui est manipulatrice. Je crois qu'on n'a pas bien mesuré jusqu'à maintenant l'ampleur des dégâts que ça crée chez une personne. Et ça, il ne faut pas culpabiliser. Ce n'est pas de ta faute, ce n'est pas de notre faute. Par contre, c'est un chemin à faire pour en sortir. Et ça, ça devient notre responsabilité. Parce qu'il y a un dommage de passer à côté de sa vie, ou de passer à côté d'années de vie, tout ça à cause d'un autre. Je me souviens un jour, j'étais allée faire un week-end shamanique, et puis notre guide m'a dit... Comment vas-tu ? Parce qu'on se connaissait bien, ça faisait plusieurs retraites que je faisais avec elle, et puis c'était vraiment devenu presque une confidente. Et puis, elle m'a dit comment vas-tu ? Et je n'ai pas arrêté de parler de mon ex. Ouais, alors il ne va pas bien, parce qu'il a ci, parce qu'il a ça. Non mais, Hanouk, comment vas-tu, toi ? Et je repartais, et puis à un moment, elle m'a dit, je te pose la question à toi. Et c'est là que je me suis rendue compte qu'en fait... Je ne comptais pas pour moi-même. Je ne comptais pas. On me demandait comment tu vas et je parlais de lui à tel point, c'était devenu, mais il avait tellement réussi à me faire comprendre que de toute façon, il n'y avait que lui qui était important, que moi, je n'étais rien, que j'en étais arrivée à vraiment m'oublier même quand on me posait la question. Alors si en écoutant, tu sens que tu te reconnais, mais que... Toute seule, tu n'arrives plus à faire le tri dans ce que tu ressens. J'ai créé une session clarté pour ça. Un espace pour poser ce que tu vis, comprendre ce qui te bloque vraiment, et repartir avec une direction plus claire au lieu de continuer à tourner dans le même brouillard. J'aurais voulu, moi, vraiment, que quelqu'un m'explique. Alors évidemment, à l'époque, on ne parlait pas encore des neurocoachings, des neurosciences, mais là, maintenant, on en sait beaucoup plus. J'ai décidé justement, c'est pour ça que je suis devenue coach en neurosciences, pour pouvoir amener des solutions rapides. Là, tu trouveras le lien en description pour cette séance. Parce qu'à un moment, toute seule, on ne peut pas avancer. Parce qu'on a notre mental qui est beaucoup trop fort. Et quand on essaye de faire tel mental, c'est le corps qui nous parle. Moi, je me souviens de cette époque. J'ai lu des multitudes de livres, parce qu'il y en a sur les pervers narcissiques. Alors tu comprends très bien comment lui fonctionne. Par contre, ce que je n'ai jamais réussi à trouver avant de faire ces formations, ce que je n'ai jamais réussi à trouver, c'est comment toi, comment moi, je pouvais sortir de là. Alors je sais tout sur les pervers narcissiques, comment ils fonctionnent, leur mode de manœuvre, etc. Mais comment changer ton système de pensée ? Comment changer ce que tu ressens à l'intérieur de toi ? Parce que prendre conscience des choses, c'est bien. Mais quand tu as l'intérieur de toi, ça reste embrouillé. C'est quand même toi qui souffres. Tu sais, c'est comme cette parole. Ces gens qui disent, oui, mais de toute façon, la vie va se charger de lui faire payer. OK ? Oui, c'est vrai. Mon ex-mari, il a fini en psychiatrie. Pas très longtemps après, d'ailleurs. Bon, notre divorce a quand même duré plus de dix ans. Parce qu'il était vraiment bref. Voilà. Mais... oui, elle a eu une vie de merde, il faut le dire. Pas attendant, moi, pendant toutes ces années, j'ai mal vécu, j'ai souffert aussi. J'ai dû me battre. Et puis aujourd'hui, j'ai encore des problèmes avec mon fils. Mon fils ne me parle plus parce qu'il a été manipulé par son père, alors que j'ai toujours été là pour le défendre. Ça, c'est aussi quelque chose. Bon, après, les enfants ont fait du mieux qu'on peut. Et puis, si un jour, il décide de partir et de ne plus te parler, il ne te parle pas. Comme on dit avec ma fille, c'est son choix. Et puis tant pis pour lui quelque part. Il ne veut plus de notre amour, et bien il ne veut plus de notre amour. Mais tout ça pour dire que ça a pris des années, des années et des années. C'est pour ça qu'à un moment donné, quand tout reste embrouillé à l'intérieur de soi, quand on sent le soir qu'on n'arrive pas à s'endormir, qu'on cogite, qu'on se réveille la nuit, bien que quand on est un moment seul, on est tellement triste. Tu sais, cet étau qui se resserre autour de ton cœur. Ce moment où tu as l'impression que plus jamais, plus jamais tu trouveras, tu rencontreras quelqu'un. Ou alors tu te dis, mieux vaut que je me prenne un chien ou un chat. Et puis comme ça, au moins, je ne serai pas déçue. C'est ce qui est vrai d'ailleurs, parce qu'ils sont extrêmement fidèles. Mais quand tu débats entre cette lucidité, tu sais, à force d'apprendre des choses, de lire des choses, et le manque entre la colère et la nostalgie, parce que je sais. que ce n'était pas bien pour moi. Mais je ressens encore de la solitude, de la tristesse, de la... Parce que quelque part, tu n'as pas été rassuré. Parce que cette personne, tu attends, on attend, on est tous comme ça. À un moment donné, on attend encore cette reconnaissance de la faute de l'autre. Et puis c'est épuisant et surtout c'est inutile parce que ça n'arrivera jamais. Et ce qui fatigue le plus, je trouve, une fois que, évidemment, une fois que tout ça s'est terminé, ce n'est pas la relation toxique en elle-même. Mais c'est toutes les blessures et tout ce qu'elle laisse après. Tu sais, ce doute que tu as en toi, ce bruit, ce vacarme mental, la difficulté à faire confiance à nouveau, parce que pour se relancer dans une relation, en général, c'est très compliqué. Puis tu as toujours ce réflexe de repenser. Tu sais, tous les soirs, tu repenses à la situation. Est-ce que j'aurais dû faire comme ça ? Et ça, c'est quelque chose qui arrive... Quand ça arrive quelques mois après ou des années après, tu ne sais plus à lui que tu penses. Mais c'est par rapport à tout le monde. Par rapport à tes collègues de travail, par rapport à ton patron, par rapport à des amis. Moi, je sais que pendant des années, j'allais faire la fête ou bien je sortais avec des amis. Et le soir, quand je me retrouvais seule dans mon lit, toutes les conversations se retournaient en boucle dans ma tête. Je me disais, mais pourquoi j'ai dit ça ? Mais là, je me suis trop dévoilée. Mais pourquoi j'ai raconté ça ? Mais on va penser ça. penser quoi de moi ? Et puis on ne va pas m'aimer parce que j'ai dit ça. Et tout ça, ce n'était pas par rapport à lui. C'était par rapport à moi, à cette peur de revivre la même chose, de ne pas être aimé, d'être rejeté. Donc, je crois que le pire, c'est cette sensation d'avoir perdu un morceau de toi dans cette histoire. La bonne nouvelle, c'est que tu peux retrouver ce morceau de toi. Tu peux revenir à toi. Et ça ne sert à rien d'essayer de se forcer à oublier. Ça ne sert à rien de culpabiliser et puis de s'en faire. Et ce n'est pas non plus en ce temps qu'il faut passer à autre chose. Parce que ça, c'est le truc. Alors, tu sais, quand tu as une phobie, puis qu'on te dit, ouais, mais c'est rien. Fais comme si ça n'existait pas. Ou bien que tu es malheureuse, puis qu'on te dit, ouais, il faut passer à autre chose. Ou bien quand tu t'énerves, puis qu'on te dit, ça ne sert à rien de t'énerver. Tu sais, ces petites phrases qui sont encore pires. Je trouve, moi, ça me rend dingue, ça. Quand tu es bien énervé, puis qu'on te dit, ouais, mais il ne faut pas t'énerver pour ça. Bref. Donc, en fait... Tu reviens à toi vraiment quand tu arrêtes de prendre ton attachement à cette personne ou à une situation comme une preuve d'amour. Parce que l'intensité de ce genre de relation, elle pourrait passer pour la passion quelque part. Mais non, en fait, c'est de la tension nerveuse, tout simplement. Et c'est pour ça que je racontais tout à l'heure que les hommes que je rencontrais après qui étaient gentils et attentionnés, j'en voulais pas. Parce que je ne ressentais pas du tout cette adrénaline. Mais je ne savais pas à l'époque que c'était de la peur en fait. Et puis de... Ouais, c'était de la peur, tout simplement. Alors quand tu commences à voir que ce lien, il t'a peut-être marqué pas parce qu'il était profond, mais parce qu'il t'a touché profondément. Il a laissé une griffe, une empreinte. Ça change tout. Et je peux te dire que ça peut aller très... très vite. Avec le neuro-shing, c'est un truc de fou et l'exercice que je propose aussi, bien sûr, ça va très très vite. Parce qu'à partir de ce moment-là, tu ne cours plus après qui que ce soit. Tu commences juste à prendre soin de toi. Et tu te rends compte que cette blessure, en fait, elle a été causée, le mot qui me vient à l'idée, c'est inutile. Tu sais ? Cette blessure, c'est une blessure qui est inutile. Elle t'a été infligée par quelqu'un alors que tout ce que tu voulais, c'était lui donner de l'amour. Et on dit aussi, oui, c'est femme qui aime trop. Mais on sort ça d'où, en fait ? Une femme qui aime trop. On aime, on n'aime pas, on aime bien, on aime moyennement, on aime... Il y a tellement de variations d'aimer. Mais trop ? Quand est-ce que l'amour est trop ? Quand c'est de l'amour pur, j'entends. Évidemment pas quand c'est de l'obsession. Enfin, de toute façon, pour toutes les... toutes les défenses, toutes les déviances, c'est la même chose, que ce soit de l'amour ou autre chose, quand c'est trop, c'est trop. Mais quand c'est juste aimer, on parle d'aimer quelqu'un. En fait, quand tu n'as plus besoin d'attendre l'approbation des autres ou bien de recevoir enfin une réponse de cet homme-là, une réponse qui te dise « oui, je t'ai tellement aimé, moi je l'ai entendu ça, oui, tu étais la femme de Marie, ouais alors, ben t'es pas le mec de Marie quoi, puis c'est tout. » Donc à ce moment-là, quand tu te rends compte, que tu n'attends plus rien de qui que ce soit pour toi être heureuse à l'intérieur de toi, à ce moment-là, tu peux commencer à te donner à toi-même cette sécurité que tu attends depuis si longtemps. Parce que c'est ça, on est en insécurité à l'intérieur de soi. On ne sait plus quoi croire, on ne sait plus qui on est, on ne sait plus ce qu'on aime, ce qu'on n'aime pas. En étant en sécurité à l'intérieur de toi, tu n'es plus obligé de faire de cette histoire ton futur. Tu n'as plus besoin de reproduire en fait tout ça. C'est un schéma que tu ne vas plus reproduire. Pourquoi ? Parce que tu vas en faire un passage, simplement. Tu sais, une période d'éveil, un seuil, une expérience. Et même si ce n'est pas toujours confortable à entendre, il faut aussi se dire la vérité. Ce n'est pas parce qu'il te manque, ce n'est pas lui qui te manque. C'est cette sensation, cette adrénaline. Ce qu'on a peut-être pu confondre pour « Ouais, ben nous, on a une histoire, on fait plein de choses, on vit plein de choses, plein d'émotions, tu vois. Moi, je ne m'ennuie pas avec lui. » Ah non, ça, c'est clair. Et ce n'est pas parce que tu penses encore que cette relation, elle était bonne pour toi. Évidemment que non. Ce n'est pas parce que ton cœur revient à cette histoire que tu dois y retourner. Même si parfois, ça arrivait de le faire. Eh ben, tu l'as fait. Eh ben, ce n'est pas grave. C'est une expérience. Tout le monde fait des choses comme ça. Même un petit enfant, quand il apprend à marcher, il tombe, ok ? Ben, il se relève. Il retombe, et ben, il se relève. Jusqu'au moment où il arrivera à marcher. Puis, c'est la même chose pour les relations amoureuses. Tu sais, quand on a l'impression qu'on aura toujours les mêmes relations, les mêmes schémas de relations toxiques qui se reproduisent. Eh bien, plutôt que de les revoir comme, ouais, de toute façon, ça sera toujours comme ça, il vaut mieux que j'arrête, il vaut mieux que je ne vois plus d'hommes, que je reste seule. Mais heureusement que nos enfants et que nous, en tant qu'enfants, on ne s'est pas dit ça à chaque fois qu'on tombait. Sinon, on serait tous à quatre pattes. Tu imagines la scène ? Non, pas du tout. On apprend. Et une relation, elle peut t'obséder. Pas parce qu'elle est une évidence, dans le bon sens du terme, mais parce qu'elle a ouvert en toi une pièce qui demandait à être guérie. Et ça, c'est ce qu'on appelle, justement, quand on parle des âmes sœurs. C'est quelque chose que j'ai constaté avec mes clientes, c'est que souvent les âmes sœurs, elles se font du mal. Pas parce que c'est obligatoire et pas parce que c'est écrit et parce que voilà. Simplement parce qu'une âme sœur, elle est là pour te faire comprendre, parce qu'il va mal chez toi, les blessures peut-être, pour mettre la lumière sur tes blessures. Et une âme sœur, on dit qu'elle est là pour t'aider à guérir tes blessures. Alors comment elle va faire pour guérir tes blessures forcément ? Elle va appuyer là où ça fait mal. Alors si aujourd'hui tu penses encore à lui, plutôt que de te juger, essaye de te demander qu'est-ce qui en moi a encore besoin d'être rassuré, aimé, réparé ou libéré ? Et encore une fois, pas chez lui, en moi. Parce que ton chemin, il commence là. Pas quand tu comprends l'autre, on s'en fiche. Que ce soit un pervers, que ce soit une âme sœur qui avait besoin de te montrer quelque chose. Il y en a qui sont assez... j'allais dire con, mais bon, assez méchant ou mauvais, pour te dire, parce que ça, je l'ai entendu de clientes et d'amis, les gars leur disaient, oui, de toute façon, au moins, grâce à moi, t'as appris ça. Ou bien, grâce à moi, t'as évolué. Ça arrive aussi que des pères ou des mères disent ça à leurs enfants, quand ils sont adultes. Ça, c'est vraiment des gens manipulateurs, quoi. Ils ne veulent pas prendre sur eux et les pervers narcissiques. Ils sont souvent comme ça, c'est que jamais ils seront en faute. Jamais. Alors quand tu commences à te retrouver toi, au fond c'est ça la vraie sortie. C'est pas sortir de la relation, c'est sortir de cette emprise intérieure qui a été construite de toutes pièces. Sortir du brouillard et de cette habitude de te perdre dans quelqu'un qui t'abîme. Et ça... À ce moment-là, tu peux revenir dans ta paix intérieure, dans du vrai, dans du solide. Et c'est un endroit où tu n'as plus besoin d'être choisi par quelqu'un qui te blesse pour te sentir vivante, puisque c'est à l'intérieur de toi. C'est un endroit où ton cœur peut battre sans être en alerte. Un endroit où l'amour ne ressemble plus à une tempête, mais à un espace où tu peux respirer. Alors si tu sens que cet épisode a mis le doigt sur quelque chose d'important pour toi, et que tu as besoin d'y voir plus, plus clair dans ce que tu vis aujourd'hui, n'hésite pas. Réserve ta session clarté. Pendant 90 minutes, on va mettre de l'ordre dans ce que tu ressens. On va regarder ce qui t'épuise vraiment et voir ensemble la prochaine étape qui est juste pour toi. Et pendant 24 heures, tu as accès à mon téléphone sur WhatsApp et on peut encore en parler. Alors, rappelle-toi ceci. Pensez encore à lui. Ou encore avoir des sensations comme quand tu étais avec lui. Parce que ce n'est pas seulement penser, souvent c'est inconscient et tu n'as pas l'impression que tu penses encore à lui. Parce que c'est l'histoire ancienne. Mais cette peur que tu peux ressentir le soir, cette sensation de toujours devoir te justifier, de te remettre en question, de ne jamais être sûr de toi, d'être toujours dans cette espèce de brouillard constant, cette tristesse et cette solitude, ça c'est aussi par rapport à ce que tu as vécu avec lui. Ça veut simplement dire qu'une partie de toi attend encore d'être amenée à la maison, chez toi. Et cette maison, c'est toi. Et si cet épisode t'a parlé, envoie-le à une femme qui a quitté la relation ou qui ne se sent pas bien après ça, et qui se demande encore pourquoi elle ne se sent pas pleinement revenue à elle. Alors je t'aime pour ton écoute. Si tu as aimé, n'hésite pas à liker ou à commenter. Et puis, moi, je vous dis à dans un prochain épisode d'Êle de la Lune.