Speaker #0Peut-être que tu écoutes cet épisode parce que tu es sorti d'une relation qui t'a abîmé, ou parce que tu y es encore et que quelque chose en toi commence à douter, ou parce que ça fait des années et que tu portes encore quelque part ce poids-là. Ce poids qui ressemble à une question. Une question que tu te poses encore, toi, en tant que femme qui a aimé de tout ton cœur. Pourquoi je n'ai pas vu ? Bienvenue chez Elles et la Lune. La voix qui brise le silence et rallume ta puissance. Ici, on coupe les chaînes, on parle vrai et on se relève ensemble. Je suis Anouk, sur Uvantes devenue guide et je t'emmène là où tu reprends ta place. Et maintenant, place à l'épisode du jour. Coucou, je suis Anouk, neurocoach spécialisé en sécurité intérieure et cycle féminin. Et dans cet épisode, le 93ème, je veux parler de quelque chose qu'on habite souvent. Alors je ne vais pas parler de la rupture, je ne vais pas parler des larmes, je ne vais pas parler de la colère ni de la trahison. Je vais parler de la culpabilité. Tu sais, ce sentiment qu'en tant que femme, on adore, enfin, pas vraiment qu'on adore, mais on dirait qu'il est ancré en nous en fait, ce sentiment, pour tout et pour rien. Donc on va parler de cette culpabilité silencieuse qui s'installe après une relation destructrice, ou simplement douloureuse, et qui, si on n'y prend pas garde, peut devenir une prison bien plus solide que la relation elle-même. Mais surtout, je veux aussi te parler de la sortie. Parce qu'il y en a une, et je te le promets, et je ne suis pas du genre à promettre des choses que je n'ai pas vécues moi-même. Quand une femme sort d'une relation toxique, il y a quelque chose d'étrange qui se passe. Elle est soulagée et en même temps, elle se juge. Pourquoi je n'ai pas vu plus tôt ? Pourquoi je suis restée aussi longtemps ? Pourquoi je n'ai rien dit ? Pourtant, ma meilleure amie m'avait bien prévenue. Et parfois, avouons-le, pourquoi je n'ai pas répondu à son message à 23h ? Oui, celle-là aussi. Et ces questions, elles tournent, et tournent, et tournent encore. Et si personne ne vient les interrompre ? Elles finissent par devenir une vérité. C'est de ma faute. Alors je veux qu'on s'arrête là un moment. On nous a appris à nous les femmes à prendre soin, à réparer, à rester, à supporter, à être le pilier. Alors quand ça ne marche pas, on cherche automatiquement qu'est-ce que j'aurais pu faire de plus. Mais cette culpabilité, elle n'est pas un signe que tu es faible ou naïve. Elle est le signe que tu as aimé. Et quand on aime vraiment quelqu'un, on ne cherche pas l'épreuve contre lui. On cherche des raisons d'y croire. Et pour nous les femmes, c'est souvent ça, aimer. Ce n'est pas de la naïveté, c'est de la confiance et surtout c'est de l'espoir. On espère toujours qu'il va changer. Et on ne peut pas reprocher à une femme d'avoir espéré. Il y a quelque chose que j'entends souvent dans mon travail. Mais pourquoi je suis restée si longtemps avec cet abruti ? Comme si rester était une preuve de quelque chose de honteux. Alors je vais te dire quelque chose clairement. Une femme ne reste pas parce qu'elle est faible. Elle reste parce qu'elle est construite pour connecter, pour espérer et pour croire au lien. C'est dans notre nature profonde de femme. On a grandi avec une équation un peu, enfin un peu beaucoup bancale. Plus tu souffres, plus tu prouves que tu aimes. Aimer égale se sacrifier, aimer égale tout donner, aimer égale s'oublier complètement. Et ça, ce n'est pas de l'amour, c'est juste un marathon qui n'est même pas payé en plus. Tu croyais encore que ça allait changer ? On est optimistes, nous les femmes. Parfois même contre toute logique météorologique. Et ça, ce n'est pas une faiblesse. C'est un cœur qui refuse de capituler. Tu aimais une version de cette personne ou une version de cette relation. que tu avais entrevues. Et ton système nerveux avait appris à survivre à l'intérieur de cette dynamique, avant d'apprendre à s'en extraire. Et ce n'est pas un manque d'intelligence, ce n'est pas de la naïveté encore une fois, c'est de la biologie, c'est de l'attachement, et c'est de l'humanité. Parce que nous les femmes, quand on donne, on donne tout. Quand tout devient clair, il y a un moment, et beaucoup de femmes me le décrivent, et je l'ai vécu moi-même, où tout bascule, pas forcément un événement dramatique, parfois juste un instant de silence, une phrase. Un regard dans le miroir, une énième nuit à tenter de dormir un peu. Je me souviens d'une amie très proche qui avait un compagnon mais totalement infidèle. Mais il sautait sur tout ce qui bougeait. Et donc, j'ai dit à cette amie, parce qu'elle savait très bien, des fois elle croisait des femmes qui venaient chez elle quand elle partait travailler, enfin c'était vraiment de la folie. Et puis, l'un d'entre elles était tellement consciente, puis elle me disait « Mais comment je vais faire ? Mais j'arrive pas ! » Je sais, mais je ne peux pas le quitter. Je n'arrive pas à le quitter. Et je lui ai dit, écoute, un jour tu vas voir. Tu vas te réveiller un matin et tu ne pourras juste plus le voir. Tu ne pourras juste plus l'encadrer. Tu vas dire, je ne peux plus le supporter ce mec. Alors, elle a eu du mal à me croire sous le moment, mais en fait, c'est exactement ce qui s'est passé. Donc, à un moment donné, quelque chose en toi, en nous, cette part profonde, intuitive que j'appelle parfois l'enchantresse, commence à voir la vérité. Alors à l'époque, je ne connaissais pas encore les cycles féminins, les archétypes, etc. J'avais l'expérience. Ce que je vivais, ce n'était pas de l'amour. Une relation amoureuse est faite pour nous faire du bien. Pas pour nous faire pleurer, pas pour nous faire marcher sur des oeufs, pas pour nous faire douter de notre valeur. Alors si tu passais ton temps à pleurer, à culpabiliser, à avoir peur de parler, C'était pas de l'amour. Et reconnaître ça, je t'assure que c'est le premier pas vers la liberté. Je vais te parler de moi un instant. Parce que je serais pas là en train d'enregistrer ça si je n'avais pas traversé quelque chose de similaire. J'avais quitté mon ex-mari après des années d'une relation violente, de harcèlement, de solitude profonde. Un jour, je l'ai mis dehors. Ça n'a pas été facile. Il a fallu que je prenne un avocat parce que... Un pervers narcissique, il ne s'en va pas facilement. Il faut vraiment le mettre dehors. Il faut vraiment se préparer à le faire. Mais ça, c'est un autre sujet. Donc, j'avais mis dehors et j'avais fait ce qu'on fait en général. Je m'étais relevée, j'avais travaillé sur moi, j'avais avancé. Alors, développement personnel, cocher, thérapie, cocher, livre sur les pervers narcissiques, lu à 2h du matin. Cocher, recocher, annoter. Nouvelle tentative de rencontrer quelqu'un de bien, sans succès. Cocher aussi. Six ans plus tard. Six ans plus tard. Je me suis réveillée un matin et mes jambes se sont dérobées sous moi. Six ans. J'avais quand même attendu six ans pour m'effondrer au sol. Mon corps a un sens du timing, disons, discutable. Mais c'est exactement ça qui est fascinant et important. Parce que mentalement, j'avais tourné la page, j'avais fait le deuil, j'avais coché toutes les cases. Sauf que mon corps de femme gardait la mémoire de ce que mon mental avait cru dépasser. Le système nerveux ne suit pas notre agenda. Il ne se soumet pas à nos listes de choses à faire. Il garde, lui, la mémoire de ce qu'on a vécu, jusqu'à ce qu'on lui donne vraiment la permission de le déposer. Et ce matin-là, au sol, j'ai compris quelque chose. Ce n'était pas une rechute, ce n'était pas un échec, c'était une invitation. Mon corps me disait « maintenant » . Maintenant, tu peux vraiment poser ça. Le chemin qu'elle suivit, ce n'était pas un chemin de force ou de performance. C'était un chemin de paix. Et je peux vous dire, j'ai fait un burn-out. Mais quelque part, ça m'a tellement permis de me reconstruire. Parce que ma puissance n'est pas d'avoir survécu. Ma puissance, elle est d'être en paix. Et si moi, six ans après, au sol, un matin, j'ai trouvé cette paix, alors toi aussi tu peux. Je t'assure, rien n'est immuable. On peut changer quand on décide de changer, même après six ans, même après vingt, même demain matin. Je veux finir par quelque chose d'important. La vraie question n'est pas « Pourquoi j'ai pas vu ? Pourquoi j'ai rien vu ? » La vraie question est, qu'est-ce que je comprends aujourd'hui ? Personne ne te donne un manuel à la sortie d'une relation toxique. Ça serait pourtant génial. Chapitre 1, comment expliquer à ton système nerveux que c'est fini ? Yes. Chapitre 2, pourquoi tu peux quand même regarder ces photos ? Non, non, attends, ça c'est pas bon. Ça, tu enlèves le chapitre 2 tout de suite. Ce que tu comprends aujourd'hui, sur toi, sur tes besoins, sur ce que tu mérites, c'est de la sagesse. Pas une faiblesse, pas une blessure à cacher, de la sagesse. Et cette sagesse, elle peut devenir le fondement de quelque chose de nouveau. Une relation à toi-même qui soit enfin douce et aimante. En conclusion, souviens-toi d'une chose. Une relation n'est pas faite pour nous briser, elle est faite pour nous faire grandir. Et si aujourd'hui tu comprends enfin ce que tu as vécu, c'est pas une faiblesse. C'est le début de la vie. ta liberté. La lune ne reste pas en hiver et toi non plus. Tu as ce rythme en toi. Et la liberté, elle n'a pas de date de péremption. Elle est disponible maintenant, si tu le veux. Et n'hésite pas à en parler. Vraiment. La voix des femmes est puissante aujourd'hui. Elle commence à le devenir. Et il faut qu'on soit beaucoup, très nombreuses, à oser parler. Avant de te laisser, j'ai deux invitations pour toi. La première, si tu te reconnais dans ce que tu viens d'entendre et que tu veux commencer à comprendre où tu en es vraiment, j'ai créé un quiz gratuit. Où en es-tu de ta sécurité intérieure aujourd'hui ? Il te prend 5 minutes et il est très révélateur. Dans le bon sens du terme, bien sûr. Le lien est dans les notes de l'épisode. La deuxième, si tu as besoin d'un groupe privé. ou de rejoindre un espace pour te déposer ou simplement voir ce qu'il s'y passe, rejoins ma communauté dans le Cercle des magiciennes sur Facebook. C'est un espace de femmes sans jugement, bienveillant, où je propose même désormais, je vais proposer, des cercles bimensuels sur Zoom, des espaces pour se poser, souffler, traverser les cycles ensemble et avancer sans avoir à tout expliquer. Alors pour l'instant, je suis en train d'organiser dans mon groupe uniquement, parce que ça sera des petits groupes. Je pense qu'on sera maximum 6, peut-être 8. Ça permet de vraiment échanger, ça me permet aussi de répondre à chacune des participantes, de pouvoir apporter mon expertise et puis proposer les solutions que je propose. Et donc, ça serait vraiment chouette si ça t'intéresse que tu puisses y participer aussi. Alors n'hésite pas à me contacter, bien sûr que je te répondrai avec grand plaisir. Et puis je vais peut-être, bah oui, je vais aussi mettre le lien de mon groupe du Cercle des Magiciels sous cet épisode pour que tu puisses y accéder. D'ici là, prends soin de toi et à bientôt sous une nouvelle lune.