- Speaker #0
Bonjour Aziz, salut la gloire.
- Speaker #1
Merci beaucoup d'avoir accepté mon invitation, je suis très content de te recevoir dans l'émission. Pour les gens qui ne me connaissent pas, je suis cardiologue, ça fait à peu près 14 ans maintenant que je fais de la cardiologie. Et donc j'ai lancé cette chaîne pour partager mon quotidien, mon univers professionnel, partager aux gens aussi des conseils pratiques et aussi faire participer des gens qui sont justement impliqués dans la santé cardiovasculaire. Et aujourd'hui, il s'agit de parler de sport, d'activité physique, d'encadrement, de coaching. Donc, je te laisserai me dévoiler tout ton univers, justement, avec tes amours professionnelles. Et donc, voilà, aujourd'hui, on va parler un peu de tout ça. On parlera de nutrition également, d'appellement. Est-ce que, du coup, tu peux te présenter ? Est-ce que, voilà, tu connais sur qui tu es ?
- Speaker #0
Qui je suis, le fait ? Alors, je m'appelle Aziz, c'est Loan. Je suis coach sportif et préparateur physique. Ça va faire 10 ans à peu près que j'exerce ce métier. Avant, j'étais plutôt dans le privé, je travaillais en tant que commercial. Et on verra après, par la suite, comment justement j'en suis arrivé là, sachant qu'avant j'étais athlète de haut niveau, niveau national, championnat, etc. J'avais vraiment un bon passé d'athlète qui me sert beaucoup aujourd'hui dans mon métier. Et puis aujourd'hui, j'exerce dans Rouen, l'agglomération de Rouen. Donc aussi bien en particulier, j'ai particulier avec les entreprises, et puis des athlètes aussi, que j'aide dans leur préparation physique. Je les accompagne justement en fonction de leurs objectifs, pour atteindre justement une certaine performance.
- Speaker #1
Il y a l'angle accompagnement, prévention et puis l'attachement. Je pense parce que c'est aussi un objectif aussi, on va en parler de ça. ça nécessite justement des compétences spécifiques, surtout à l'heure d'Internet où tout le monde s'improvise expert d'un domaine.
- Speaker #0
Écoute, on va se reparler, allez, t'es venu là !
- Speaker #1
Notre pédigré, c'est ce qui rend l'exercice difficile, et c'est d'ailleurs ce qui m'a aussi amené à faire cette chaîne, c'est d'une part de se partager, pour ma part en tout cas, le quotidien, mais aussi lutter contre les fake news, les mauvaises infos erronées, et qui desservent beaucoup les gens. Ils ont besoin d'avoir des messages clairs et peut-être de gens qui ont les mains dans le cambouis et qui voient ça au quotidien parce qu'on peut s'improviser et se perdre dans un domaine très facilement sur Internet. Ça fait combien de temps que tu exerces cette activité ? Est-ce qu'on pourrait dire que tu es coach ?
- Speaker #0
Alors, je suis coach. Alors, en fait, le vrai terme, c'est éducateur sportif. En fait, une fois qu'on a passé le BPGEPS, le diplôme qui nous permet, le brevet d'État qui nous permet de pouvoir avoir la carte en tant qu'éducateur sportif, donc professionnel, c'est ça le terme. coach sportif, personnal trainer, préparateur physique, c'est tout.
- Speaker #1
C'est pas à dire la même chose ? C'est menti. Il y a beaucoup de choses sur Internet, des gens qui vont me promouvoir leur chaîne. J'allais personnellement, comme je ne suis pas sur les cursus, je ne suis pas non plus à l'aise sur ça. Je ne sais pas s'il y a des termes qui impliquent une légitimité supplémentaire. par le diplôme ou des compétences.
- Speaker #0
C'est éducateur sportif.
- Speaker #1
C'est éducateur sportif.
- Speaker #0
On ne parle pas de l'enseignement.
- Speaker #1
On ne parle pas aussi des choses comme ça.
- Speaker #0
Voilà, éducateur sportif. Après, il y a plusieurs spécialités. Chacun passe à sa spécialité. On est éducateur sportif. Après, il y a la nomination coach sportif, personnel trainer, etc. Exactement.
- Speaker #1
C'est ce qui est reconnu, qui est validé par une profession. Exactement, par le ministère des Sports.
- Speaker #0
C'est vraiment une carte professionnelle. Exactement. Donc demain, quand quelqu'un veut trouver un coach sportif ou un éducateur sportif, il demande sa carte. Et là, effectivement, on a la carte d'éducateur sportif qui est délivrée par le ministère des Sports.
- Speaker #1
Justement, comment les gens arrivent à toi ? Parce que tu as de l'expérience, ça. C'est vrai ? Au moment où tu fais ça. Exactement. Là,
- Speaker #2
je suis presque, j'ai 50 ans et demi. Voilà, t'as saisi ?
- Speaker #1
Et pour le coup, tu ne les fais pas. Et c'est vrai que, voilà, preuve que l'activité physique aussi aide à garder une jeunesse, on va en parler. Mais à côté, je me dis, des gens qui se lancent et qui ont envie de se faire un nom, ça peut être compliqué. Donc voilà, comment toi, tu as réussi à te faire cette clientèle ? Parce que je dirais patientelle, on est en rapport sur le terme de savoir si tu dois se faire une clientèle.
- Speaker #0
Parce que c'est vrai que patientelle, c'est vraiment un domaine médical. Il ne faut pas, voilà, parce qu'après, si on ouvre cette porte-là... On est quand même sur l'intégrité physique, il y a des personnes. Non, en fait, comment je suis arrivé à ce métier-là ? C'est que, en fait, j'étais athlète. Ensuite, après être athlète, on sait qu'en France, persévérer et gagner sa vie en tant que sportif, c'est très compliqué, surtout au niveau de l'athlétisme. Donc après, j'ai fait un choix, effectivement, de plus partir, de travailler en privé. J'étais commercial. Et durant mes années commerciales, dont je serai dans la pub, j'avais un portefeuille client et j'allais voir des clients. La plupart des clients que je voyais, c'était des chefs d'entreprise, des directeurs commerciaux, vraiment des gens qui avaient des postes à grosse responsabilité. Et j'ai fait ça pendant 15 ans. Et tout en exerçant mon sport, j'ai toujours été dans le sport, parce qu'on a été athlète et qu'on sent le bénéfice que ça fait de faire du sport. C'est très compliqué de s'en passer. Et durant ces années-là, je me suis rendu compte que tout ce que je voyais en tant que client... Il se peignait de douleur, il se peignait de ci, de ça, etc. Certains étaient malades, etc. Puis la question que je me disais, c'est pourquoi vous ne faites pas du sport ? Et systématiquement, c'était, je n'ai pas le temps, je n'ai pas le temps, je ne sais pas comment faire, etc. Et là, je me suis dit, bon, ok, ça travaillait dans ma tête. Et puis, quand j'ai décidé, suite à une maladie, que j'ai une maladie qui m'a fait arrêter de travailler pendant à peu près 18 mois. qui était assez lourd. Et donc, du coup, je me suis dit, bon, qu'est-ce que je vais faire pendant... Qu'est-ce que je pourrais faire après ? Je me suis dit, si jamais je replonge dans cette maladie, qu'est-ce que je pourrais faire ? En fait, le métier qui m'a toujours plu, c'est accompagner les gens dans la santé. Et quoi ? Eh bien, le sport.
- Speaker #1
Un amour de jeunesse que tu as voulu trouver au jeu. Exact.
- Speaker #0
Tout ce que je faisais quand j'étais amouette.
- Speaker #1
C'était quoi ton... L'athlétisme. L'athlétisme, je te crois.
- Speaker #0
400, 800, donc c'est le spritolon. Pour ceux qui connaissent bien, c'est quand même des entraînements qui sont très durs. On a un aérobie, on sollicite tout, vraiment la technique, le corps prend cher. Donc on est aussi bien musclé, technique et endurant. C'est quand même plusieurs paramètres sur la condition physique sur laquelle on travaille, la musculation, etc. Et c'est ce qu'on retrouve aujourd'hui. Quand on accompagne les gens. Exactement.
- Speaker #1
La préparation physique, la nutrition, l'exercice en sport. Exactement.
- Speaker #0
Toutes ces années, oui, et puis j'ai eu des mentors qui sont exceptionnels. Comme Monsieur Niaret, je tiens quand même à le dire, parce que c'est une personne qui a suivi énormément de grands athlètes en France, qui lui a été mon mentor en musculation. Tout ce qui est technique, l'intérêt de la musculation, comment le faire, le pourquoi, etc., je le dois à lui. Après, j'ai eu Missile Dash, avec qui j'ai commencé. de l'athlétisme qui était à l'époque le TT de l'équipe de France, au Racing Club de France. Pareil, j'étais dans un groupe où il y avait à peu près l'élite de l'athlétisme. Donc, on voit vraiment les meilleurs, etc. Donc, on s'entraîne et puis on participe aux mêmes compétitions, etc.
- Speaker #1
Ça n'a pas été intéressant en termes d'émulation ? Ah,
- Speaker #0
super, C'était dur, mais c'est bien. Et puis, c'était dans les années 90.
- Speaker #2
Donc,
- Speaker #0
c'était une autre époque.
- Speaker #2
Et puis, aujourd'hui...
- Speaker #0
Ouais, donc aujourd'hui, ça légitime le fait que je sois coach co-sportif. Ça, ça m'aide beaucoup aujourd'hui. Et quand j'ai décidé de vouloir être co-sportif, je me suis dit, si je commence, c'est là-dedans que je vais y aller. Je vais essayer de trouver cette clientèle plutôt PDG. et cadres sup vraiment ceux qui sont à va à des hautes responsabilités le stress du travail manque de temps parce que les objectifs du travail sont traînent parfois le dessus et c est voilà et aujourd'hui tu as clientèle et et j'aurais été avancé évidemment tu as à garder le ton
- Speaker #1
l'amour de jeunesse me désirent les potions par ton entraînement et puis il ya par ton justice comprend bien le fait d'avoir gardé le côté portefeuille clients chez votre président et finalement de mélanger les deux
- Speaker #0
Exactement, mon parcours de commercial avec un portefeuille client, après comme micro-entreprise, j'avais un peu la même façon de travailler qu'un chef d'entreprise. On avait un portefeuille client, on avait le rejet de l'affaire et puis on était plus ou moins un peu seul. On était un peu autonome pour gérer ça et puis du coup, je l'ai retrouvé. Et comme je travaillais dans la pub, avant de commencer de faire mes diplômes, j'ai commencé déjà à créer ma communication. Très important parce que la communication bien faite, et puis d'ailleurs il me manquait que le diplôme, ça légitime en fait. Parce qu'en fait on se rend compte que, comme tu disais tout à l'heure, il y a les influenceurs, ceux qui se disent coach, ceux qui ont trouvé, ceux qui ont découvert le sport avec deux haltères dans une salle de sport, ça il y en a beaucoup.
- Speaker #1
Par l'aspect physique.
- Speaker #0
Voilà, et puis certaines personnes, c'est pas tant, mais c'est vrai que quand on a 22-25 ans et qu'on a un physique très musclé, etc. et les gens se disent, ça brille, on légitime. Mais on ne se rend pas compte de tout ce qu'il y a derrière. L'anatomie, la physio, le côté psychologique, la décomposition de certains mouvements, etc. Mais ça, ça prend des années. Et c'est par l'expérience qu'on peut l'acquérir. Et j'ai remarqué, moi personnellement, que c'est tous ceux qui ont fait un sport fédéral, football, handball, basket, qui ont vraiment lu cette espèce de... d'encadrement et d'accompagnement vraiment avec des staffs, etc. qui aujourd'hui sont, pour moi, attention, pour moi, ont une grande légitimité aujourd'hui en tant que coach sportif ou préparateur physique.
- Speaker #1
Ces personnes-là, on pourrait dire, ne sont pas juste sur le côté influenceur.
- Speaker #0
Pas du tout.
- Speaker #1
Qui peut-être peut desservir. Encore une fois, quand on devient visible, on est nécessairement influenceur, même si c'est un terme qui, pour moi, connaît plutôt négativement parce que ça suppose influencer et donc prendre parti. Il peut être de bons influenceurs. On peut, voilà, être de bons influenceurs, peut-être de bons conseils.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Mais moi je peux adresser ça plutôt à de la production de contenu. Oui, c'est vrai. Production de contenu, voilà, partage de contenu plutôt que d'influenceurs parce que c'est un terme qu'on... une étiquette qu'on colle facilement quand on a fait des vidéos sur YouTube. C'est vrai. Mais voilà, c'est difficile de voir... de voir la bonne graine de l'homme moins bon sur internet. Et puis, pour le coup, tu t'es fait en dehors de ces réseaux sociaux. Complètement,
- Speaker #0
puis c'est arrivé à Rouen, en fait, parce que j'étais à Paris. Et j'ai commencé à faire ma formation en arrivant à Rouen. Je voulais me détacher de Paris. Et puis, voilà, donc une agglomération fort sympathique.
- Speaker #1
Et on rentre.
- Speaker #0
Non, pas du tout. J'étais parisien. Je suis arrivé et je connaissais. Je me suis dit que je voulais quitter Paris pour plusieurs raisons. Et aussi, le côté stress de Paris, je m'en reconnaissais plus. Et puis, j'ai découvert Rouen. J'ai trouvé ça super sympa. Pas très loin de Paris, pas très loin de la mer, une adomération à taille humaine. Et ce qui m'a beaucoup plu, c'est les espaces verts. c'est que tu prends la voiture, ou un transport en commun, tu fais 15-20 minutes, même pas, et t'as de l'espace vert tout autour.
- Speaker #1
Oui, ce qui est paradoxal, c'est que les Rouennais prennent leur voiture pour faire un kilomètre.
- Speaker #0
Oui, parce que c'est une agglomération, bon après on va parler de l'urgence, ouais voilà, effectivement les routes se rénovent, etc. C'est une ville qui bouge et qui se développe, donc du coup effectivement, cette transition, mais c'est ça, quand je suis arrivé, quand j'avais envie de courir, je me suis dit, c'est facile. Ceux qui connaissent, c'est des espaces. Tu vois, il y a Boisguillaume, Mont-Saint-Aignan, quand on sort, à côté de chez moi, je suis à 16 minutes. Je suis en peine campagne, je suis à 16 minutes du Théâtre des Arts. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est dans le centre de Rouen. Je veux dire... Et puis, des beaux espaces pour ceux qui aiment le... courir, le trail, etc. Il y a de quoi faire le vélo, il y a beaucoup de gens qui pratiquent le vélo aussi à Rouen.
- Speaker #1
C'est vrai que voilà, on fait une promotion de la mairie de Rouen. Ouais,
- Speaker #0
non mais c'est vrai que pour le sport, ouais. Ouais, non, franchement, moi j'ai connu Paris et l'agglo, etc. de Paris. Il y a, mais c'est l'étouffement. Oui. Quand on va à Paris, on va faire du coaching, on va dans un parc, n'importe lequel à Paris, il y a 15 ou 20 coachs avec leurs clients, quoi. Puis ils sont tous les uns à côté des autres.
- Speaker #1
les espaces sont réduits et c'est vrai que l'extérieur, je le vois sur Ronde pour courir sur les quais, de plus en plus les personnes s'approprient les espaces est-ce que justement tu as l'impression que les espaces qu'on pourrait assumer, les santé on parlait de parcours sportifs dans les forêts, on voyait ça beaucoup est assez développé sur la région, est-ce que il y a des choses qu'on pourrait parce que j'imagine que c'est des problématiques qu'on a en termes de promotion de la santé via l'activité physique est-ce que c'est quelque chose qui... de ton expérience paraît assez...
- Speaker #0
Moi je suis arrivé il y a 10 ans. Tu es développé. Oui, alors je suis arrivé il y a 10 ans à Rouen. Donc il y avait la rive gauche de Rouen qui n'était pas du tout rénovée, etc. Regarde aujourd'hui ce qu'ils en ont fait.
- Speaker #1
Oui, c'est beaucoup plus développé.
- Speaker #0
Et tu as vu l'aspect aussi courir et des espaces pour faire du basket.
- Speaker #1
Et des repenses.
- Speaker #0
Voilà, ouais. Et puis tout ce qui est musculation, etc. Je veux dire que c'est quand même pas mal. On les aurait pu faire juste des bancs et ils ont quand même mis... un aspect sportif.
- Speaker #1
Bien sûr, il devrait être le vrai.
- Speaker #0
Exactement. Et moi, là où je coach, par exemple, je coach aussi du côté de la clinique Matisse, donc il y a le parc Gramont. Eh bien, tu as un espace et tu as un espace sportif.
- Speaker #1
Oui, donc c'est vrai qu'il y a quand même une notion,
- Speaker #0
on voit quand même, il y a quelques agrès.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Pour... Ce n'est pas comme certains pays où j'ai pu aller voir, comme en Corée ou en Chine ou au Japon, où là, effectivement,
- Speaker #1
on en voit partout. C'est ça Paris, je suis allé aux Etats-Unis, j'ai vu aussi. Voilà, mais je vois que les choses changent quand même, donc ça, c'est mon domaine, la santé aussi. C'est moi, je suis content de voir que les gens s'approprient ça. On en reparlera, parce qu'il y a l'aspect de la sédentarité, et en fait, sportif et sédentaire, malheureusement, ça, on pourra en détailler. Mais pour revenir à la chaîne, j'avais une question, est-ce que tu écoutes tes podcasts ? Un univers ?
- Speaker #0
On y vient,
- Speaker #1
te plaît ?
- Speaker #0
On y vient, vas-y. Alors, en fait, non. Je n'écoute pas de podcast, c'est vrai. Donc, en fait, là, je vais faire le premier podcast et je vais y aller.
- Speaker #1
Voilà. Par contre, c'est vrai que... C'est un podcast parce que c'est un format au-dessus. Là, on est aussi sur... C'est un autre de la visibilité. Les gens se comptent sur les algorithmes s'ils promeuvent la visibilité. Donc, voilà, il faut se refaire aussi sur les codes. Je vais y arriver. Un univers qui... t'inspirer pas, parce que j'ai l'impression que ça peut apporter des choses urgentes, mais après, c'est une question de sensibilité. Toi, t'avais pas nécessairement...
- Speaker #0
C'est moi qui ne va pas, qui va pas au podcast, mais c'est vrai que j'ai un de mes frères, Karim, qui, lui, est très, très podcast. Donc c'est vrai que parfois, il nous envoie, j'écoute, et je vais être franc avec toi, si c'est hyper long, je décroche.
- Speaker #2
Oui,
- Speaker #0
en fait,
- Speaker #2
c'est compliqué.
- Speaker #1
Ça marche bien quand on fait du repassage, ces courses. Parce que voilà, c'est plus difficile. Ouais, c'est plus difficile. C'est très technique.
- Speaker #0
On t'en fait bien, tout ça, je veux bien. Mais c'est là qu'on va dire qu'il ne faut pas que ça dépasse un certain temps. Mais sinon, c'est intéressant. Franchement, je suis tombé sur des podcasts hyper intéressants.
- Speaker #1
Est-ce que tu le recommandes des fois ? Est-ce que tu as des chaînes dont tu as entendu parler qui seraient de qualité ? Deux podcasts ? Podcasts, chaînes YouTube, TikTok. Je trouve qu'il y a le meilleur et le pire.
- Speaker #2
En réalité, pour... Alors,
- Speaker #0
je vais peut-être te décevoir, mais je suis... C'est très intéressant. Mais ouais, mais en fait...
- Speaker #1
On peut ne pas être dans cet univers-là et apprendre des choses par des collègues, par... Je sais, ça n'est pas nécessairement obligé, mais je trouve que c'est une source d'information. Oui. Quand les gens ont une légitimité, encore une fois, parce que... Je vais regarder sur YouTube, en fait.
- Speaker #2
OK.
- Speaker #0
Pourquoi ? Parce qu'en fait, YouTube, c'est moi qui va chercher l'information. Je sais et je peux... Réguler, savoir si c'est vrai, pas chercher, etc. C'est-à-dire qu'on ne m'impose pas ça. Je ne sais pas, comme les autres réseaux, quand tu scroll, etc., tu as la chose qui vient, qui vient, et que tu n'as pas forcément envie de voir, ou tu vas être déçu parce que ce n'est pas du tout du bon truc.
- Speaker #1
C'est le gros sujet. Voilà, et ça, moi... Il y a un peu YouTube, quand même, parfois, sur des chaînes.
- Speaker #0
Oui, alors tu cherches ce que tu veux, mais après, on va te donner, effectivement. Mais au moins, tu as le choix. C'est-à-dire que ce n'est pas la chose qui va t'arriver tout de suite. Et voilà, et puis... Comme tu disais, c'est vrai que tout est mélangé en fait. Il y a des bons contenus, des mauvais contenus. Et c'est vrai que c'est YouTube. J'avoue, moi, quand j'ai envie de chercher quoi que ce soit, je vais sur... Ou alors, c'est vrai, sur Insta aussi. Je regarde effectivement certains qui sont bons. Je regarde plutôt ceux qui sont dans l'information, transmettent de l'info, etc. Avec tous ces... Influenceurs, ouais, voilà. Tu vois, tu as l'influenceur avec les codes promo, patati. Alors ça, c'est...
- Speaker #1
Je suis d'accord, je trouve que ça dessert beaucoup.
- Speaker #0
Donc tu vois, ça te lance une info, puis direct, si vous avez ça à code promo, à lâcher, oh mince.
- Speaker #1
Ça peut être décelant. Les gens peuvent faire un livre, je ne porte pas de jugement. C'est comme tu me demandais à moi, c'est vrai que c'est pas comme ça. On voit une image peut-être un peu mercantile. Justement, pour revenir sur l'aspect, la légitimité que tu avais dans ton parcours, c'était la pratique ? Oui, initialement. tu t'es fait tout seul sur le terrain et tu t'es inspiré du coup des meilleurs pour obtenir tes des connaissances et puis donc après tu as suivi un parcours plus théorique pour obtenir le diplôme oui alors c'est le quel que soit le niveau de la personne qui
- Speaker #0
veut exercer ce métier oui de passer un week-end parce que même si on est très fort demain si tu veux créer ta boîte tu veux tu veux par exemple moi je travaille avec chez les team building c'est donc je fais des facturations la parfois on me demande ma carte pro C'est logique, il y a le responsable commercial, il veut faire un team building, il y a 30-20 personnes, il y a des rails à respecter, donc il y a ça plus la carte, la responsabilité professionnelle et puis la carte professionnelle.
- Speaker #2
Oui bien sûr,
- Speaker #0
parce que demain il y a les assurances qui sont engagées, quoi que ce soit, etc. C'est rance-baisse,
- Speaker #1
voilà. Ça, c'est sûr que... Et justement, sur l'aspect théorique, en tant que cardiologue, ma question, justement, est-ce que... il y a un aspect des maladies. Est-ce que c'est vraiment de l'accompagnement ? Et certains assimilent ça à du bien-être, ce qui est une bonne chose, on va dire, mais maintenant, on parle du sport santé. Et donc, si je ne me trompe pas, tu enseignes aussi ?
- Speaker #0
En fait, j'ai aidé dans la PSL 76, qui est un centre de formation qui passait des brevets d'État. Donc effectivement, je faisais aussi jury, évaluateur. Et en fait, ce qu'on essayait aussi de leur faire comprendre à ces jeunes-là, c'est qu'après le diplôme, ils deviennent des entreprises, ils deviennent des professionnels. Et on leur dit à chaque fois aussi, est-ce que vous êtes prêts à donner de votre temps pour votre client ? Parce que beaucoup pensent qu'en faisant le métier de coaching, ils vont s'entraîner beaucoup pour soi, etc. Ok ! Mais à un moment donné, il faut aussi faire des heures pour bien sûr coacher. Donc c'est voilà, c'est tu vois, c'est pour ça que parfois certains, moi, je pense qu'ils sont assez, parfois trop jeunes. Pourquoi ? Parce que je pense que être coach sportif, c'est aussi travailler et sur l'intégrité physique. Et l'intégrité physique, voilà, c'est quand même, voilà, il ne faut pas faire n'importe quoi.
- Speaker #1
Il faut avoir justement des connaissances. Oui, Anna, Chastelot. Voilà, ça justement, physiologie et ceci. Qu'est-ce qu'on fait ? Comprendre le métabolisme, le corps humain, etc. L'anatomie, ça va de soi sur le cuisse de la musculation. Et l'angle, justement, les oies. Les oies, en fait. Les brattologies. Voilà. C'est pas ça. Des gens qui ont, ne serait-ce même que des choses qui paraissent banales, comme de l'arthrose.
- Speaker #0
Oui, ou une asymétrie musculaire ou articulaire. Déjà, ça en fait des tensions.
- Speaker #1
Et puis, s'agissant de la cardiologie, une insouciance cardiaque, de l'hypertension, quelqu'un qui a eu un infarctus, de l'arythmie, il faut comprendre. Ne serait-ce que j'imagine quelqu'un qui te parle de ses soucis de santé, d'avoir du répondant, j'imagine que ça donne de la créabilité.
- Speaker #0
Oui, et puis surtout, tu l'acquiers tout ça avec des années. En plus, tu pratiques. plus tu as de clients, les années passent et en fait tu as des cas à chaque fois et du coup tu te perfectionnes sur les mêmes cas que tu avais au début et donc du coup tu te perfectionnes tu apprends, c'est vrai que quelqu'un qui débute et qui n'a pas assez d'années en côtoyant des pathologies des gens etc,
- Speaker #1
c'est très compliqué de se dire je saurais quoi faire tu te sens à l'aise pour dire à quelqu'un qui a un problème de santé, je peux vous accompagner complètement OK. C'est très rassurant. Je crois que c'est de la rééducation cardiaque, parce qu'en fait, c'est des équipes pluriprofessionnelles. Il y a des kinés, il y a des coachs à pas, il y a des infirmiers, des psychologues nutritionnistes, il y a beaucoup de monde, d'imites. Et ça peut être rassurant, mais quand on est tout seul, quand on est auto-entrepreneur, entreprise individuelle, etc., il faut être sacrément armé pour arriver à...
- Speaker #0
Je vais dire pourquoi. Je vais dire pourquoi. Parce qu'en fait, je... également. Mais en fait, je travaille aussi en collaboration avec des cardiologues, avec des rhumatos, des ORL, des psychiatres aussi, parce que parfois, il y a aussi des pathologies, etc. Donc voilà. Il y en a qui sont sous-traitants aussi, lourds. Qu'est-ce que je peux faire, etc. Parce qu'il y en a justement qui veulent perdre du poids. Leur traitement, par exemple, les, comment on dit, les schizos. Il y a des traitements lourds qui ne leur permettent pas de donner...
- Speaker #1
Sur la distanciation et des maladies, je suis d'accord avec toi.
- Speaker #0
C'est très compliqué de voir perdre du poids, etc. Donc, c'est important d'avoir conscience pour pouvoir ne pas être frustré. Tu es là avec ton client. Oui, pourtant, je ne comprends pas. Tu fais attention à ça, etc. Mais tu me mens. Peut-être que tu ne manges pas. Tu n'as personne.
- Speaker #1
L'appétit est modifié sous certains traitements. On peut être douteux. Tu vas avoir le résultat. Tu vas ne pas comprendre.
- Speaker #0
Exactement, donc du coup, ça il faut savoir. Après, oui, à gérer le mâton, en fait, je travaille aussi, j'ai des clients, on va en revenir aussi, qui sont dans le milieu médical. Donc, je coach des médecins avec chacun leur spécialité, j'apprends d'eux. Et en même temps, quand j'ai besoin d'un avis, quoi que ce soit, je les envoie. Et ça, ça a toujours été quelque chose que j'ai toujours voulu, c'est être accompagné avec le corps médical, kiné, ostéo. Voilà, à Rouen, je connais des kinés, des ostéos, des cardio, des ORL, même aussi dentaires.
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Dentistes, orthos, etc. Parce que parfois, on sait très bien que les problèmes de dents peuvent créer des inflammations, des tendinites, etc., répétitions. Hop, on soigne les dents, et puis voilà.
- Speaker #1
Justement, qu'est-ce que tu... Pour quelqu'un qui voudrait solliciter un coach, quelle garantie d'un professionnel, qu'on pourrait, je ne vais pas dire compétent, est-ce qu'il y a des choses qui doivent interpeller justement quelqu'un qui, comment on peut reconnaître, parce qu'il y en a tellement en fait aujourd'hui que c'est compliqué, justement sur Instagram on peut être visible, on peut créer une page, on va voir qu'il y a une formation.
- Speaker #2
C'est une garantie.
- Speaker #0
Il y a un pro, les diplômes.
- Speaker #2
Il y a la relation aussi, j'imagine. Oui, parce qu'elle capte bien passé.
- Speaker #0
C'est comme les psy. En psychologue, il y a des très bons psy qui passent avec certains patients et d'autres qui passent.
- Speaker #2
C'est dangereux à tout le monde.
- Speaker #0
C'est comme moi. Il y a des gens avec qui je n'ai pas pu travailler et d'autres qui n'ont pas voulu travailler avec moi. C'est normal, c'est complètement légitime. Il y a quand même un aspect humain. Il y a une alchimie qui ne passe pas avec tout le monde. C'est tout à fait normal.
- Speaker #1
La relation de confiance est là, mais je suis d'accord sur l'aspect, la façon de prendre en charge aussi dépend quand même beaucoup de qui tu es, ce que tu proposes et puis du retour.
- Speaker #0
Oui, et moi, j'ai remarqué qu'en fait, le... Quand tu as des années, quand tu as une certaine maturité aussi psychologique, etc., ça rassure aussi parce que parfois, tu as des clients, en fait, on ne fait pas que du sport,
- Speaker #1
on parle aussi de beaucoup de choses. Est-ce que tu as l'impression d'être des fois aussi psychologue ? Parce que finalement,
- Speaker #2
les gens te partagent beaucoup.
- Speaker #0
J'étais conscient que beaucoup de personnes que je suis vont écouter ou voir le... Oui, ils le savent, je sais qu'ils ont le sourire, mais oui, c'est normal. On est l'humain, on est fait d'esprit et de chair. Quand tu coaches quelqu'un, tu ne les coaches pas que physiquement. Quand tu es coach sportif, préparateur physique et en plus...
- Speaker #2
On va juste dire que l'anglo-saxon est énorme, mais énorme, mais énorme, Nathalie.
- Speaker #1
C'est vrai. Comment les gens rient à toi aujourd'hui quand tu as commencé ? Tu parlais de comédien que tu avais dans l'entreprise, puis tu avais envie de développer ça.
- Speaker #2
C'était bouche à oreille, c'était Internet qui te rend visible. Comment tu as réussi à te faire rendre ?
- Speaker #0
Comme je t'ai expliqué, en fait, quand j'ai commencé à passer mon BPJ, comme j'ai travaillé dans la com, je savais très bien que la com était primordiale pour pouvoir se lancer dans une activité professionnelle. Donc, avant même de commencer et pendant ma formation, j'étais déjà en train de préparer mon site Internet. ma page Instagram, du contenu. J'étais déjà en train. Du coup, quand j'ai eu mon diplôme, j'ai lancé ma com et puis j'avais déjà la com sur Internet, etc. Il faut y passer.
- Speaker #1
Il faut être visible, sinon...
- Speaker #0
Mais ça rassure.
- Speaker #1
Oui, ça rassure.
- Speaker #0
Ça rassure parce que demain, quand on parlait de Asis Coaching, tu vas regarder sur Internet, tu vois ce qu'il y a. Ah bah, ça rassure. Parce que parfois, tu peux entendre 2-3 noms et le fait de voir Peut-être un nom qui est écrit avec tout le curriculum vitae de la personne, etc. Et bien, ça assure.
- Speaker #1
Et puis le bouche à oreille, j'imagine aussi. Il y a les commentaires. J'imagine que les gens n'ont peut-être plus besoin d'être dans la promotion de ton activité.
- Speaker #2
C'est un tort, en fait. Alors là, on va rebondir là-dessus.
- Speaker #0
Depuis plusieurs années, c'est vrai que je ne demande plus, je n'ai plus le réflexe de dire à mes clients de mettre un avis sur Google, etc. C'est vrai que je ne le fais pas. parce que Je suis tellement loin de tout ça, je suis tellement dans mon métier, dans l'accompagnement, dans le côté humain à échange, que c'est vrai que j'ai du mal à dire, est-ce que tu peux mettre un avis ?
- Speaker #1
Je ne peux peut-être pas en avoir spécialement besoin parce que, bah, aussi, t'as l'expérience, plus les gens... Ouais, mais en fait, dans le monde... Tu ne délègues pas ton activité dans d'autres personnes, donc nécessairement, t'es en one-one, en fait. Oui,
- Speaker #0
mais quand même, on est dans un monde aujourd'hui, on est dans une communication, donc tout en l'image. Tout est question d'image, de notes. Je me rends compte avec les années qui passent qu'effectivement, les gens m'appelent beaucoup. Oui,
- Speaker #1
beaucoup de commentaires.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est une tendance. Je le vois sous l'angle du médecin. Je pense que ça ne devrait pas exister parce qu'on ne peut pas évaluer son médecin comme on mettrait une note d'un restaurant. Il y a un rapport humain qui... je trouve, n'a pas sa place pour un commentaire. Mais je comprends que en tant qu'accompagnement, les gens ont envie de... C'est une vitrine, donc il faut arriver à se projeter en se disant, cette personne-là, elle m'inspire. Le médecin est très technique, il accompagne pour les mains, mais on se rend compte quand on vient le voir, ça ne nous plaît pas, on va vers quelqu'un d'autre. On est dans une pénurie de médecins, des fois, les gens n'ont pas le choix. Mais en tout cas, pour moi,
- Speaker #2
c'est l'inverse. Il y a peut-être...
- Speaker #1
Est-ce que tu dirais qu'il y a trop de coachs ?
- Speaker #0
Moi, je dis, franchement, c'est un truc sur lequel je ne regarde pas. C'est comme si on était dans une rue où il n'y a que des restaurants. Tu connais la rue Vaudrebec, où il y a bar, restaurant, bar, restaurant. Pour toi, ça fonctionne super bien. Tous les restaurants fonctionnent.
- Speaker #1
Moi, je pense qu'il y en a pour tout le monde. Chacun savent. Ah ouais, moi, je ne suis pas.
- Speaker #0
Je n'ai jamais été regardant sur combien de coachs il y a, etc. Moi, je pense que quand tu aimes ton métier, quand tu sais le faire, que tu te focalises sur ton métier, ta prestation, et puis que tu vas chercher ta clientèle.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Voilà, je ne me préoccupe pas de... Et puis, tant mieux, en fait.
- Speaker #2
Je dirais que tu n'es pas corporatiste.
- Speaker #0
C'est-à-dire, engager dans une cause autour de ton métier parce que... Ça, j'aimerais bien.
- Speaker #1
Alors ça, je ne suis pas le seul à vous, je pense que certains vont se reconnaître. On aimerait bien justement qu'il y ait quand même un encadrement sur le métier parce que ça part un peu dans tous les sens. Ça va plus qu'on ne le passe. Ben ouais, c'est ça. C'est un métier, la preuve. Une petite anecdote, je pense que je t'en avais parlé, c'est que quand on me dit qu'est-ce que tu fais comme métier, je dis je suis co-sportif. On me dit, ok, mais tu fais quoi d'autre que le métier ? Voilà.
- Speaker #0
Ouais. C'est pour ça que je pose cette question, parce que je trouve que ça peut être compliqué pour des jeunes qui se lancent dans un parcours comme ça, qui veulent vivre du sport, parce qu'en fait c'est leur passion d'unissi à tout, et en vivre c'est compliqué parce que le sport, il y a quand même l'objectif de performance, et on sait que passé 35-40 ans, le corps ne répond plus de la même façon, et les attentes ne seront pas nécessairement les mêmes pour des gens qui veulent eux-mêmes avoir des performances. Donc on va avoir peut-être... Un biais psychologique d'aller vers des jeunes qui, pour le coup, sont clairement dedans, ça va être vrai pour la musculation, parce que le corps est plus apnétique, plus beau, quand on est plus jeune, c'est comme ça, la masse musculaire n'aura plus développé. Mais voilà, il y a peut-être cet aspect de gagner de la légitimité.
- Speaker #1
On la gagne aussi si tu veux, effectivement. C'est aussi parti. Tu as raison. Mais on la gagne aussi quand tu as 51 ans, comme bientôt, moi j'ai un mois de mai, j'aurai donc j'ai 50 ans et demi. Tu vois, quand tu as 50 ans, peut-être que tu ne les ai pas réparés, mais que tu es en bonne forme, tu te dis, ce qu'il dit,
- Speaker #0
il le pratique.
- Speaker #1
On ne raconte pas que des conneries. Après, quand tu as 22, 23 ans, tu te dis, il est encore jeune, c'est normal qu'il puisse... Moi, j'ai des amis, des confrères ou des consoeurs qui ont plus de 50 ans, quand tu les vois, ils sont le son.
- Speaker #0
Tu es un co-frère déjà. Oui,
- Speaker #1
moi j'aime bien, moi je le dis. Pour moi, je ne connais pas la concurrence, elle est plutôt bénéfique pour moi, l'importance. C'est-à-dire que le métier se développe. Le fait d'avoir une concurrence, c'est positif, parce que ça permet à chacun, chaque fois, de se remettre en question et de se performer, et de ne pas rester sur ses acquis. Du coup, je sais que les jeunes arrivent, etc. Il ne faut pas que je me laisse aller. Du coup, ça me permet aussi de rester toujours en forme.
- Speaker #0
J'allais te poser la question, est-ce que tu as l'impression qu'il faut rester dans cette... J'irais presque dire le culte du corps. Est-ce que les gens attendent de toi ? Est-ce qu'ils auraient plus confiance en toi si tu avais 20 qui vautent plus ? Est-ce que la forme doit servir ta cause ?
- Speaker #1
Alors, je te dirais, c'est comme si tu allais voir un dentiste qui avait des chicots... Pas comme il faut. C'est très compliqué de revenir après 20 sous d'un poste.
- Speaker #0
Oui. Les conseillers ne sont pas les payeurs, mais en même temps, j'entends que... Tu vois, il faut quand même avouer... ...la crédibilité. Oui, parce qu'en fait,
- Speaker #1
ils recherchent un objectif, le bien-être, etc. Donc toi, quand tu vas préconiser des choses ou quoi que ce soit, c'est toi derrière. En disant, ton coach a 20-30 kilos en surpoids.
- Speaker #0
On ne va pas se faire des amis. En disant ça. En fait, je trouve qu'on est dans une époque où justement...
- Speaker #1
Non, non, toi tu vas comprendre pourquoi je dis ça.
- Speaker #0
Vas-y, je te la finis.
- Speaker #1
Ouais, tu vas comprendre pourquoi. C'est comme un moment donné quand tu vas passer sur la nutrition,
- Speaker #0
tu vois ?
- Speaker #1
C'est-à-dire, ok, mais donc, et toi ? Pourquoi est-ce que tu as pu... C'est très compliqué dans notre métier.
- Speaker #0
Oui. Tu vois, les yeux sont très attachés à la forme, je vois, parce que les femmes médecins sont... Je ne comprends pas pourquoi les gens vont leur dire, et sinon, est-ce que je peux voir le médecin ? Ou est-ce que vous avez vos diplômes ? Supposer qu'elles ne sont pas légitimes. Et donc, il y a un délit autour de l'apparence, mais c'est le récit sur l'âge. Moi, je l'ai eu, on me dit, vous êtes jeune, mais pourquoi je n'ai pas un cardiologue ? Je dis, mais en fait, je suis cardiologue. C'était il y a quelques années, maintenant, je ne sais pas ce que 40 ans. Mais j'entends que l'apparence est... Voilà, sur le premier aspect, les gens vont vouloir peut-être...
- Speaker #1
Parce que c'est ce qu'ils recherchent.
- Speaker #0
Voilà. En fait, si tu veux... Ce n'est pas une opposition liée au poids. Non. C'est juste que de fait, si on veut peut-être capter l'attention... Oui,
- Speaker #1
je vais te donner un autre exemple. Tu vois, par exemple, dans les préparateurs physiques, dans les préparateurs physiques qui entraînent des athlètes, etc., le corps, entre guillemets, n'a pas d'importance. Entre guillemets. C'est le savoir, la technicité... Et on le voit, d'ailleurs. Oui, et l'expertise de la personne que va apporter, on le voit. c'est différent.
- Speaker #0
Celui qui est sur le bord de la piscine. Voilà, par exemple, dans les clubs d'athlètes,
- Speaker #1
qu'on les voit, tu vois.
- Speaker #0
Chacun a sa place à sa façon. Exactement. Et là,
- Speaker #1
on va écouter, voir les paroles. C'est nous, c'est les athlètes qui pratiquent et eux écoutent. Et voilà, les techniques, tu montes les jambes, ton attaque de pied. Donc, c'est les statistes. Donc, ce n'est pas pareil. Quand une personne vient voir un co-sportif, parce qu'ils s'identifient. Moi, je peux jouer, c'est perdre du poids, pas d'athlétique, etc. Et si tu vois quelqu'un, C'est surtout pas pléjoratif, c'est pas négatif, mais les gens aujourd'hui veulent trouver en fait compte...
- Speaker #0
Quelque chose que tu ressens dans ton quotidien. Ah oui ?
- Speaker #1
Ben oui ! C'est le contraire !
- Speaker #0
Je comprends la démarche que peuvent avoir les gens, même si en effet ça peut stigmatiser des personnes qui voudraient se penser, je pense que ça reste compliqué aussi parce qu'ils ont aussi la légitimité technique, théorique, etc. Et nécessairement, c'est des remarques comme on peut avoir. je l'entends tellement souvent via des collègues des consoeurs médecins en femme que voilà au plus jeune c'est surprenant mais c'est un fait oui pourvu que ça change dans tout cas mais Mais voilà, c'était intéressant d'avoir cette petite échange. Je voulais te demander, donc, sous quel angle t'accompagnais les gens ? Est-ce que les gens attendent de toi des conseils purs, le sens des êtres sur la pratique de l'activité physique ? Est-ce que les gens sont sous l'angle de la prévention parce qu'ils ont une maladie, ils veulent l'améliorer ou la stabiliser ? Est-ce qu'ils sont vraiment dans un objectif de performance parce qu'ils sont athlètes de haut niveau et ils veulent réussir ? compétition, gagner des podiums, etc. Comment tu les prends en charge ? Comment ça se passe, en fait, quand on veut te solliciter ? Mais j'imagine que c'est la même chose pour quelqu'un qui a une activité de coaching.
- Speaker #1
Oui, en fait, là, tu as cité, en fait, tout type de demandes qu'on peut avoir chez un co-sportif.
- Speaker #0
Tous ces aspects-là. J'ai tous les voix.
- Speaker #1
Il y a tout.
- Speaker #0
OK,
- Speaker #1
en fait.
- Speaker #0
Et répondre positivement à chaque demande. Bien sûr,
- Speaker #1
parce qu'en fait, la base, c'est la santé.
- Speaker #0
OK, ben oui.
- Speaker #1
En fait, le tronc commun de tous, c'est la finalité de faire l'activité physique, sportive, quoi que ce soit. En fait, la finalité aussi, c'est d'être en bonne santé. Donc, en fait, que la personne veut être performante, certes, mais en faisant attention et qu'il ne soit pas baissé. La perte de poids, c'est pour la santé. Aller plus vite, c'est aussi pour la santé. prendre la masse musculaire, c'est pour la santé. Et aussi parfois, faire du sport parce qu'on a une pathologie au niveau articulaire, tendineuse, cardiaque, etc., c'est pour la santé. C'est toujours le tronc commun, c'est pour la santé.
- Speaker #0
Tu es d'accord pour l'emploi du terme sport santé. Moi, c'est ce que je dis. Moi,
- Speaker #1
c'est à notre sens.
- Speaker #0
Et qui, en plus,
- Speaker #1
sont aujourd'hui.
- Speaker #0
Pour le coup, je suis d'accord sur cet aspect-là. Je suis content parce que... Voilà, on sait que les jeunes, malheureusement, sont de moins en moins actifs, ont de plus en plus des problèmes de poids, d'obésité, de psychosomatité et de psychose.
- Speaker #1
Et que les capacités physiques d'un enfant des années 80, et aujourd'hui, a perdu 30% de capacité. C'est quand même énorme.
- Speaker #0
C'est incroyable. C'est une éducation importante à faire autour de ça. Les écrans n'aident pas. Je ne vais probablement pas rentrer en débat sur l'éducation et comment on peut accompagner les enfants, en l'occurrence pour l'activité physique. C'est un des drôles de problèmes et la prévention n'est pas mesurable. Donc en fait, c'est compliqué de chiffrer et surtout de mettre des moyens, pas que financiers, mais des moyens humains. C'est peut-être... Un aspect peut-être plus, je ne sais pas, philosophique, mais qui interroge quand même. Est-ce que tu te définirais du coup comme un soignant ?
- Speaker #1
Alors, ça dépend. C'est quoi pour moi ta définition du mot soignant ?
- Speaker #0
Je dirais qu'un soignant, c'est quelqu'un qui est dans le soin. Et le soin, il passe par l'accompagnement, la santé en fait. On dit que c'est un état de bien-être à la fois physique, psychologique, social.
- Speaker #1
T'es sûr qu'on te soigne ? Oui, je suis arrivé dans un soin. Ah, mais complètement. Bien sûr, bien sûr.
- Speaker #0
C'est vrai que la santé est un bien qui est précieux. Et quand on promeut l'activité physique, j'imagine nécessairement que oui, on est un soignant. Évidemment, on n'a pas nécessairement besoin d'être un charrier, un médecin.
- Speaker #1
Non, oui, c'est le bien-être. C'est le bien-être, c'est partie du soin.
- Speaker #0
Exactement, c'est des OABAL, tout à fait, c'est des activités professionnelles qui sont auto du bien-être. Est-ce que le... J'ai un petit peu de sémantique sur le mot sport. Le mot sport, dans la pratique, je n'ose pas l'utiliser, parce qu'en fait, ça revêt une dimension plutôt péjorative, plutôt négative de performance. Et est-ce que c'est... C'est par expérience, si je demande aux gens est-ce que vous faites du sport, les gens tout de suite me disent ah non, non, certainement pas, j'aime pas. Voilà, un, j'aime pas, et deux, j'ai pas prévu de faire le Tour de France. Donc en fait, ça m'interroge toujours un peu parce qu'en fait, déjà ça suppose un a priori très négatif autour de l'activité physique, j'ai tout ce terme là,
- Speaker #1
et du coup de performance, et les gens vont s'imaginer clairement qu'ils sont évalués comme à l'école,
- Speaker #0
on avait une note de sport, absolument je ne comprends pas de mettre une note au sport parce qu'en fait ça doit rester avant tout du plaisir, et c'est aussi pour ça que beaucoup d'adultes n'en font pas parce qu'ils gardent un très... Eh bah c'est ça, tu vois, dont tu as eu ta petite chute, ta absence. ton regard aussi.
- Speaker #1
Exactement. C'est exactement ça. Quand tu parles de sport, on dit « ah non, j'aime pas le sport » . Pourquoi ? « Ah non, c'est bon » . C'est exactement ça. Fais les notes. Les gens n'étaient pas forcément bons. Parce que je pense que le sport doit être évalué par rapport à une évolution et par rapport à un barème. Voilà, si tu fais pas de là à là...
- Speaker #0
Genre t'as sauté 1m60 Voilà, non,
- Speaker #1
plutôt sur une évolution Toi quelqu'un qui est parti de 1m et qui fait 1m20 Il y a une progression, t'es noté sur la progression Et pas sur une performance Obligatoire à faire Parce que C'était comme ça avant
- Speaker #0
Je l'ai connu comme ça, c'est pour ça que je veux moi aussi De ma propre expérience
- Speaker #1
Non mais voilà Moi j'ai aimé le sport depuis tout le temps Donc je pense que j'étais Je sais pas, j'ai béni depuis le plus jeune âge, donc voilà, c'est quelque chose sur lequel je ne me suis pas interrogé. Mais je me rappelle que quand je remettais à l'école, c'était quand même très compliqué pour ceux qui étaient en surpoids, ceux qui n'étaient pas... Voilà, ceux qui étaient jugés parce qu'ils n'étaient pas performants. Oui, performants.
- Speaker #0
C'est ça. Ça crée beaucoup d'anxiété. Bon, je l'ai vu aussi chez des jeunes, parce que je prends en charge aussi des ados, je travaille avec des psychiatres et voilà. Mais quand je parle d'activité physique, c'est compliqué parce que ça... ça crée beaucoup de pression de regard des autres de de jugement d'auto jugement mais aussi du jugement par les le corps enseignant voilà et les choses et comment peut arriver moi j'ai envie c'est finalement fait j'ai une activité physique en fait c'est bouger
- Speaker #1
Donc je ne vous demande pas de faire du sport, je vous demande de faire une activité physique. Et ça passe mieux.
- Speaker #0
Est-ce que tu pousses les gens à se dépasser ? Est-ce que justement il y a la notion de performance un moment, tu n'es pas là par l'accompagnement ? Pas là.
- Speaker #1
J'imagine qu'il y a le plaisir, parce que ton but,
- Speaker #0
j'imagine, comme entreprise, c'est que les gens gardent une bonne expérience. Tout à fait. Et là,
- Speaker #1
je me dis que c'est que vous regardez, certains connaissent que je...
- Speaker #0
Mais si tu as une bonne expérience, tu reviens.
- Speaker #1
Oui, oui. Si tu es martyre... Non, je ne me suis pas alors. Non, non, mais je sais que ça va faire certain, parce qu'on me connaît tout gentil, mais quand je suis...
- Speaker #0
Mais voilà, tu peux rentrer un peu dans le dur et... Ni le demande. Tu sais, parce qu'en fait, les gens veulent aussi s'améliorer. J'imagine que les Syriens, ils ont un aspect de santé. Et nécessairement, je le dis parce qu'en fait, quand je fais des épreuves d'effort, les gens de qualité, quand ils commencent à sentir une difficulté, ils s'arrêtent. Alors que mon but, c'est de pousser au maximum de leur effort pour voir ce qui se passe. justement, supposons qu'au maximum de leur écart, A priori, il ne se passe rien, donc on peut les encourager à aller au moins jusque là, au-delà, on ne sait pas trop. Mais donc, je le vois très vite parce qu'en fait, les gens disent « Ah, c'est dur, ils hâtent » .
- Speaker #1
Ah, alors ça, ok.
- Speaker #0
Toi, est-ce que c'est un aspect qui te pousse justement à leur dire « Écoutez, vous êtes bien, vous vous sentez plutôt en forme, vous êtes peut-être au-delà de votre zone de confort, mais c'est ça qu'on va essayer de liser pour améliorer les choses, pour que derrière, vous soyez mieux. »
- Speaker #1
Bah oui, en fait, on y va progressivement.
- Speaker #0
En fait, déjà, sur un bout de corps, quoi, alors ?
- Speaker #1
Non, mais Alors, il y a ça aussi.
- Speaker #0
Parce que les gens ont peur de ça, en fait.
- Speaker #1
Alors, il faut savoir, quand tu es coach aussi, avec l'expérience, il faut que tu connaisses en fait compte les adaptations. En fait, le métier, tu t'adaptes tout le temps. Tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps, tu t'adaptes. C'est-à-dire que, imagine, tu as un groupe et tu partais sur une séance, tu te rends compte que ce que tu avais prévu ne sera pas forcément la même chose. Donc il faut que tu sois en permanence. Quelqu'un peut arriver et te dire, j'ai un petit peu mal à l'épaule, j'ai un petit peu mal ici. Donc dans ta tête, il faut que tu aies cette esthèse de bibliothèque. Dis, ok, tu vas faire ça, tu vas faire ça, la passe, mais tout de suite. Et ça, avec l'expérience, tu vois, en fait, moi, quand j'ai des groupes, etc., quand je pose la question, tout le monde va bien, alors, qui a, quel bobo ?
- Speaker #0
Toi, ça va ?
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu as fait ? Parfois, je vois, parce que je connais aussi, parce que j'ai des clients que je vois de toutes les scènes. Et je dis, ah, toi, tu as quelque chose. Pourquoi ? Bah tu boites. Ah tu l'as vu ? Oui. Tu te tiens comme ça. Tu te tiens pas comme ça. Qu'est-ce que t'as fait ? Et ça tout de suite tu dis ok. Donc en fait, il faut que ce que tu vas proposer soit tellement fluide qu'ils aient l'impression que t'as mieux pas réfléchi.
- Speaker #0
Que tu as ton scan. Tu ressens aussi.
- Speaker #1
Non mais tout de suite. Ok, très bien. T'as l'idée carrée. Ok, on va faire ça, En fait, rien que de faire comme ça, en fait, tu te rends compte qu'en fait, voilà, ils sont rassurés parce que tu sais que... Parce que parfois, quand t'as mal, certains clients, quand ils ont mal, ils disent « je vais pas me lire parce que je vais souffrir » . Alors quand ils savent que ton coach va s'adapter, quoi qu'il en soit, tu seras capable de le faire.
- Speaker #0
Je voulais t'amener à ça parce qu'en fait les gens ont beaucoup de craintes mais moi c'est une phrase que je dis assez souvent à mes patients c'est de leur dire écoutez s'agissant de la difficulté physique vous regretterez jamais d'être allé courir si on prend la main sur pied par contre vous pourrez en effet regretter de ne pas y être allé et donc c'est vrai que souvent ils disent c'est vrai j'avais pas vu les choses comme ça c'est à dire que Pour faire de l'activité physique, j'aime bien courir, mais quand il pleut, clairement, je n'ai pas envie. Pourtant, je suis super content et fier. Et pourquoi ? Tu as vu tout le secret ? Exactement. En fait, il y a l'effet, comme tu dis, lié au sport, des endorphines. Exactement. Du plaisir qui peut... Oui,
- Speaker #1
ce sont, parce que je dis, en fait... C'est grâce, putain. Oui, je dis à mes clients, c'est qu'ils ont fait compte, l'activité... Et c'est ça que, du coup, ça interprète. Parce qu'il faut savoir, en fait, quand on fait des abdos, il y a certains abdos qui sont plutôt les abdos du bas, les abdos du haut. Et par contre, j'ai dit, là, on est sur les abdos du bas, c'est très bon pour le bas du ventre. Et là, on les voit, ils sont dynamiques parce qu'ils veulent perdre un petit peu la bouée. Donc, il faut savoir leur parler. Et moi, je leur dis pareil. Je leur dis, vous savez, quand vous faites une activité physique, à la fin et pendant l'activité, vous allez sécréter, en fait, des hormones réparatrices du corps humain. Vous allez les réparer. Et donc, si vous ne les stimulez jamais, votre corps ne fera tout le temps que s'user. S'user, se faire mal.
- Speaker #0
S'oxyder, oui.
- Speaker #1
Exactement. Du coup, il y a des amplitudes qu'on n'a plus. Du coup, ça fait de l'atrophie musculaire, l'articulaire. Le cœur, c'est pareil. Le cœur, c'est un muscle. Évidemment, tu travailles. Et donc, en fait, il y a toujours l'aspect santé qui vient. Tout le temps, tout le temps, tout le temps. Parfois, j'ai des athètes ou des personnes que je fais travailler avec certains mouvements de brio, iso, etc. C'est un peu dur et tout, mais ils savent que pourquoi ils font ça ? Parce que derrière, ils vont être plus performants, ils se feront moins mal.
- Speaker #0
Oui, moins mal au dos.
- Speaker #1
Exactement, et ils pourront continuer à faire ça.
- Speaker #0
J'ai du quotidien.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
C'est intéressant ce que tu dis, parce qu'en fait, j'ai régulièrement des gens qui viennent pour des bilans de dessouchement, c'est-à-dire qu'ils sentent que passer... C'est un certain âge ou un certain poids ou des moments compliqués de leur vie. Ils consultent donc un cardiologue parce qu'ils se sentent essoufflés. Et ils disent, je ne comprends pas, on a fait tout le bilan, donc tout est ok. Et donc on parle de déconditionnement musculaire. Et c'est là où j'arrive à leur dire, mais écoutez, faites de l'activité physique parce qu'aujourd'hui, c'est compliqué pour ça. Mais à un moment, vous ne faites tellement pas d'activité physique, que c'est le quotidien qui est un effort pour vous et qui est déficit.
- Speaker #1
Très bien, j'essaie d'en dire, on va essayer de remonter ça.
- Speaker #0
que votre niveau de tolérance, le quotidien ne devienne plus un effort et donc une source de gêne et potentiellement de handicap. Donc j'essaie aussi de les... C'est exactement ça. C'est ce que toi, tu essaies de les pousser un peu. Donc la performance, ce n'est pas souvent de faire de vous des athlètes, mais faire de vous des personnes plus endurantes, plus...
- Speaker #1
Bien vivre. Bien vivre. En fait, c'est être bien tout le long de la vie. Il faut savoir que le corps, de toute façon, pour qu'il puisse être dans une santé constante, il faut toujours le mettre un peu en stress au-dessus pour que la ligne reste linéaire. Et en fait, il faut toujours stimuler, stimuler, stimuler pour que le corps se dise « Ah, on a besoin de nous, on a besoin, donc je continue à être en fonction. » Et c'est quand on arrête que là, du coup, on dégainé. Donc, il faut toujours mettre cette petite pince de pincement pour qu'en fait, on ait une santé linéaire. Et c'est encore plus vrai avec l'âge.
- Speaker #0
Oui. Et les gens l'acceptent bien, ça ?
- Speaker #1
Complètement. Oui, parce que je ne le fais pas avec un fouet. Martinet, Médicatat, pense que… Tu vois ? Mais non,
- Speaker #0
Tu ne maltraites pas tes clients. Non. En tout cas, avec bienveillance.
- Speaker #1
Exactement. Pas pas ça. Exactement. Pas ce qu'ils en demandent, mais...
- Speaker #0
A priori.
- Speaker #1
Oui, voilà. Mais non, mais c'est toujours dans la bienveillance. Tout le temps, tout le temps, tout le temps. Et puis, en fait, c'est que tout ce que font mes clients, je les fais. C'est-à-dire qu'en fait, je sens ce qu'ils font. Je sais ce que je fais, je les subis. Et je sais tout. Même par exemple, quand ils font, par exemple, je prends l'exemple de la chaise. Ils font la chaise contre mur. Et bien, même quand ils bougent un petit peu la hanche, je le vois. C'est amusant. Et non, oui, ils compensent. Je dis, arrête de compenser. Ils me disent, mais tu vois tout. Mais oui, parce que je leur dis, moi aussi, je l'ai fait.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Je dis, moi aussi, j'ai essayé de compenser.
- Speaker #0
C'est évident qu'on pose des questions. Et oui,
- Speaker #1
je sais que je fais des choses qu'il ne faut pas faire pour essayer de compenser. Donc, je les connais. Donc, du coup, j'anticipe. Et du coup, c'est ça aussi. C'est que quand tu es coach, tu es 100% avec ton client. Parce que parfois on me dit, ah tu fais pas le coach avec eux, tu cours pas avec eux, tu fais leur courir, oui ça arrive. J'ai dit non, non, moi j'ai plus rien à prouver moi, moi j'ai mon côté à moi pour m'entraîner. Je m'entraîne moi.
- Speaker #0
J'allais te demander, est-ce que tu t'entraînes beaucoup, régulièrement ?
- Speaker #1
Oui, régulièrement. Dans ton quotidien ? Les compétences, bah heureusement. Ah bah oui, c'est la vie. Parce que ça peut être facile.
- Speaker #0
C'est pas cette apparence et puis ce côté... T'as besoin, t'as besoin. T'as besoin de ta santé.
- Speaker #1
T'as le même besoin que mes clients. C'est le même besoin. Le besoin de sentir bien, etc. C'est quelque chose que je fais depuis ma jeunesse. Donc forcément, c'est un équilibre.
- Speaker #0
Les gens se sentent mieux dans leur corps en faisant de l'activité physique ?
- Speaker #1
Oui, ils me disent. Ou alors parfois j'ai des clients qui ne sont pas forcément très réguliers. Dès qu'ils ont une douleur au niveau du dos, au niveau lombaire, ou un peu au niveau de la sciatique, c'est vraiment les deux symptômes, l'embagie et sciatique. Là, ils sont là. Ils disent, voilà, oui.
- Speaker #0
C'est bien parce qu'en fait,
- Speaker #1
ils savent que c'est en bougeant.
- Speaker #0
Au moins, kinés, c'est vrai que les gens sont éclatés que de moins en moins, les kinés font des massages. Et en fait, l'appellation massage serait... peut-être aussi retiré de l'aspect de la kinésithérapie, simplement parce que c'est la science du mouvement, et donc dans le mouvement, il y a l'idée quand même de bouger, et ça passe des fois par des choses un peu douloureuses, compliquées, le massage fait partie d'un aspect, pas kiné, mais en tout cas, ce qui m'explique, c'est que vraiment, à ta façon, tu as une portion du mouvement, et complètement, tu ne seras pas kinésithérapeute, c'est pas possible de vivre, mais en tout cas, c'est un peu comme ça. Les gens de plus en plus comprenaient que bah oui en effet il s'agit pas d'aller se mettre sur une table, qu'on basse un muscle, que derrière il soit réparé. Cette époque a existé parce que ça faisait partie des soins tout à fait bons pour les gens. Et de moins en moins en fait l'idée c'est d'accompagner les gens pour faire certains mouvements spécifiques pour que derrière ils... Et pour le dos ça marche très bien. Ah mais vous,
- Speaker #1
à moins que ça ne marche pas.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Moi j'ai vu marcher certains étirements dynamiques. C'est bien ça. Exactement. Et parfois, effectivement, de toute façon, on peut élargir le sujet, mais c'est vrai que c'est, comme je disais tout à l'heure, en fait, le corps, en fait, on est les bipèdes qui ont toujours marché, m'a couru tout le temps, tout le temps. Et aujourd'hui, en fait, c'est ce que tu disais tout à l'heure, le sédentarisme qui a diminué les fonctionnalités en fait, compte de nous, l'espèce humaine, et qui a engendré tous les bobos, etc. Et en fait, moi j'ai quand, je les vois une fois par semaine, mais c'est leur seule heure. Tu te rends compte ? Oui. Leur seule heure de sport. Ils ne le font pas à côté ? J'allais te demander. Merci.
- Speaker #0
Et le temps d'eux, parce que c'est quand même confortable. C'est vrai qu'on est accompagné, comme on dirait, une séance, même un ciné, on définit un temps. Donc le sport, pourquoi pas. Mais j'imagine, par exemple, quand on va aller chez un kiné, on a une douleur musculaire, on va dire, là aujourd'hui on fait ça, on apprend à bien faire le mouvement, mais derrière il va falloir le faire chez soi. C'est quelque chose que tu vois, les gens le font. Il y a des groupes pour le côté bien-être, comme tu disais, quand il y a du coaching, il y a ce côté...
- Speaker #1
Toujours.
- Speaker #0
Mais oui, mais pas humain, juste l'accompagnement, mais derrière... tu ne leur apprends pas à voler leurs propres ailes spécifiques.
- Speaker #1
Ah ben si, c'est le but. Mais en même temps, tu sais, c'est comme un athlète. Un athlète, je vois le niveau, il sera toujours accompagné. Il sera toujours accompagné. Même si c'est le meilleur, les capacités physiques hors normes, comme Usain Bolt, qui avait déjà des dispositions physiques, mais il n'aurait jamais été sans l'accompagnement. Et donc, tu as des gens, ils savent très bien que s'ils veulent continuer, parce qu'ils aiment un peu la performance, le dépassement de soi, etc. C'est comme moi. Moi, si je veux faire le dépassement de soi, si je veux courir un peu plus, je demande à un ami ou à un runner pour courir. Je ne courrais jamais aussi bien ou un peu plus au-dessus de ma zone de confort que si je suis en groupe ou si je suis accompagné. Et donc, du coup, c'est ce qu'ils recherchent aussi. Par exemple, j'ai des clients. On me dit, on fait la séance un peu que tu nous fais, mais ce n'est jamais pareil. Parce que t'es pas là. Moi, je fais, voilà, parfois, je prends un exemple, on fait un dégainage d'une minute trente, ben, eux, ils vont faire une minute. Certains abdos, ben, ils vont s'arrêter, arrêter, parce que, bon, ils vont enchaîner sur le prochain, sans aller à la sensation, ce qu'il faut. Moi, ben, du coup, je n'arrête pas. C'est tous ces petits détails-là qui font qu'effectivement, ben, on sent que le coach est nécessaire.
- Speaker #0
Oui. Il y a l'aspect plaisir, il y a l'aspect peut-être aussi social, je dirais. Les gens aiment bien l'effet groupe. Je le dis parce qu'en rééducation cardiaque, j'ai pas un patient qui m'a dit Oui, oui, oui. J'ai trouvé ça nul parce que dans la rééducation théorique les gens ont une maladie et donc par l'activité de physier en fait ils vont stabiliser ou améliorer leur maladie et leur santé de manière générale. Mais les gens sont parfois réticents et donc en essayant de trouver les mots, les accompagner, leur apprécier, vous verrez bien, et bien ils y vont. Et souvent les gens qui arrêtent c'est plus pour des confrères aussi de vie de famille ou professionnelle.
- Speaker #1
C'est pas ok, peut-être que je peux même arriver à caser ça. Je te disais tout à l'heure, parfois c'est une par semaine.
- Speaker #0
Voilà, et donc c'est compliqué, c'est vrai. Alors par exemple, tu vois, tu me disais, ils viennent te voir, ils te payent pour avoir une prestation, on peut l'appeler sur un aspect vraiment... Je suis, je suis de ce style, ça arrive. Mais moi j'ai des difficultés pour mes patients, pour les intégrer dans une démarche d'activité pour le quotidien. Là, les... J'imagine que les gens qui viennent te voir, c'est dans un objectif santé, parfois performance. Mais en tout cas, ils savent pourquoi ils viennent. Ils sont contents de venir. Il y a une bonne ambiance. Ils voient des résultats. Et donc, voilà, ça a versé à les aider. Mais moi, j'ai du mal à aller... à les intégrer typiquement je vois un passant en consultation je vais avoir des petites choses au quotidien comme prendre les escaliers au lieu des ascenseurs et je sors de mon bureau je prends le couloir et j'ai des voix devant l'ascenseur je vais mais ce que vous faites en fait que d'ascenseur c'est pas rien c'est pas un truc et voilà bien oui mais là cette fois machin mais ça c'est donc j'essaie de prendre des petites allusions je reviens écoutez voilà vous vous brossez bien les dents deux trois fois par jour a priori ça n'enchante personne de faire ça Pourtant vous le faites, parce que vous puez du bête, parce que vous avez les dents... Voilà, et donc les gens le font. Et je suis toujours surpris de savoir pourquoi les gens ne l'intègrent pas davantage. Est-ce que tu as une explication contre ça ? Pourquoi ils ne vont pas... Alors, il y a des gens qui peut-être... naturellement le font et ça leur fait plaisir, j'ai des patients qui me disent bah moi c'est vrai tout le matin je me fais dix minutes gainage, un petit peu de pompe, 2-3 biceps et en effet ils ont l'air en apparence en tout cas...
- Speaker #1
Alors ça je l'ai plus en fait avec les gens qui avaient déjà une sensibilité sportive avant.
- Speaker #0
D'accord, parce que tu as l'impression qu'il faut les éduquer et les accompagner pour leur dire ça peut faire partir de notre quotidien. Ah oui, complètement, oui.
- Speaker #1
Et en fait, en fonction des clients, ça peut prendre plus ou moins de temps. Il y en a, c'est quand ils vont commencer à voir les résultats, etc. qu'ils vont se dire, là, oui, j'en veux plus. Il y en a d'autres, par exemple, où ça va être un peu plus lent. C'est en fonction de chacun, en fait. Mais ce que j'ai remarqué en 10 ans, ce qui a fait que les gens prennent moins de temps.
- Speaker #0
pour le sport, c'est l'activité professionnelle.
- Speaker #1
Ok, ouais.
- Speaker #0
Moi, je le dis clairement, moi en disant, et c'est ce que je dis à tout le monde, je dis, moi, c'est incroyable. Le poids.
- Speaker #1
Peut-être aussi. Oui, plus le travail.
- Speaker #0
La pression du travail, les horaires à rallonge, les... Ah ouais. Tout ça, c'est un truc de... Moi, en disant, c'est impressionnant. Moi, c'est un truc sur lequel je... Et du coup, c'est les facteurs de stress. C'est genre que carrossier, vous savez, dormir. pas beaucoup, ne pas dormir beaucoup, c'est pas bon, etc. Donc les gens après, les souffleurs au cœur, et tu vois. Voilà, mais en guisant, c'est ce que j'ai vu, c'est la pression du travail sur l'activité globale de la personne. C'est incroyable.
- Speaker #1
C'est difficile parce qu'en effet, on nous reproche beaucoup en tant que cardiologue d'être des prescripteurs de médicaments. Et moi, c'est toujours ce que je dis aux gens, je leur dis, ok, parce que les gens... Bon, une bonne... plus en plus une partie me dit « Ah non, maître-sang, je suis anti-médicament. » C'est compliqué parce que ça veut dire que les gens viennent avec un a priori, mais quand même, ils viennent me voir. Donc moi, je leur dis « Écoutez, si vous êtes anti-médicament,
- Speaker #0
je vous donne un œil de sable.
- Speaker #1
Je leur dis « C'est pas ce qu'on dit, mais si vous êtes anti-médicament, vous êtes aussi anti-malade. » Et donc, ça passe aussi par accepter que parfois... l'hygiène de vie ne va pas suffire et donc le médicament va soutenir, un peu comme un allié, on se le va consolider. Donc ça dépend à quel stade de leur vie se trouve, en tout cas de la maladie. Mais évidemment, quand on est médecin, le but ce n'est pas de prescrire des médicaments, c'est de les accompagner, de leur donner des clés pour qu'ils aiment mieux, et ça passe très souvent parce que la chaîne que j'ai, et notamment l'émission sur le cholestérol, je me prends des rafales, des bombardements de dire vous êtes un prescripteur de médicaments achetés par les labos, etc. Je m'en fiche de ces critiques-là, elles ont le droit de penser par contre. Alors je suis pas d'accord, c'est qu'en fait,
- Speaker #0
un demande de médicaments est là, pour justement, il était une complication un peu plus de leur... Donc l'activité physique a fait partie des choses,
- Speaker #1
mais force est de constater que, bah,
- Speaker #0
c'est dingue quand même.
- Speaker #1
Ils sont pas trop dedans en fait. Mais non,
- Speaker #0
alors que la nutrition permet de faire un peu de marche, de coulir.
- Speaker #1
Voilà. Et je suis toujours un peu... Parce que... Je me dis, j'imagine qu'on fait, je vais dire mal, mais pas assez bien. Néanmoins, quand on est médecin, on nous reproche de ne pas faire assez de prévention, mais on manque de médecins, donc nécessairement, je ne vais pas avoir suffisamment de temps pour accompagner les gens. Et du coup, je suis très content d'avoir des professionnels qui, du coup, sont compétents pour accompagner les gens. Pour Sarah, ça va être toi, ça va être des kinés, ça va être des professionnels du soin qui peuvent justement aider les gens là-dessus. Une diète, un psychologue, un tabacologue quand il s'agit d'arrêter le fumage. Je ne les ai évidemment pas aussi poussés pour les prendre en charge, mais j'ai les formations, les connaissances qui me permettent de le faire. Je serai à l'aise pour faire en tout cas les bases. Mais par contre, c'est vrai qu'on manque de temps, de moyens et c'est compliqué. Donc, en l'occurrence, on n'est pas là pour prescrire des médicaments.
- Speaker #0
Non, mais bien sûr, il y a beaucoup de choses avant d'arriver aux médicaments. Mais après, si la personne ne les applique pas. pas à un moment donné.
- Speaker #1
Voilà, c'est pour ça que je dis,
- Speaker #0
c'est comme ceux qui ont des problèmes articulaires, des problèmes d'inflammation, etc. Vous faites quoi ? Vous ne bougez jamais ? Voilà, c'est...
- Speaker #1
Toi, tu vas essayer de leur faire prendre conscience que...
- Speaker #0
Oui, alors déjà, quand on vient à moi, quand on me demande, c'est que déjà, il y a la conscience.
- Speaker #1
Ils sont réceptifs à, on pourrait dire, la critique et... Oui,
- Speaker #0
mais après, la critique, ce n'est pas forcément une critique, c'est juste un constat.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
En fait, ce que je vais leur dire,
- Speaker #1
les gens sont prêts, réactent et je les comprends. C'est sûr qu'ils ne sont pas là pour se faire engueuler. Quand ton capitaine vient me voir en me disant « je fume » , c'est ma première question. Est-ce que vous avez envie d'arrêter ? S'ils me disent oui, on va essayer de trouver des moyens. S'ils me disent non, mais ne cherchez pas, je ne vais pas aller… Non, je n'ai pas ce rapport-là.
- Speaker #0
Je n'ai jamais eu ce rapport,
- Speaker #1
mais je voulais avoir ton avis sur ça. Comment les gens vont recevoir l'idée de dire « on m'a dit qu'il fallait que je fasse de l'activité physique, je ne sais pas comment faire, je viens vous voir parce que j'ai besoin de conseils » . Et on sent qu'on va trouver un parcours de soin.
- Speaker #0
Moi, j'ai déjà eu le cas d'une personne qui, en entretien comme ça, premier, il va se reconnaître. Il m'a dit direct, dès le début, « Moi, de toute façon, tu ne me feras pas courir, j'aime pas courir, etc. » Alors, tu me dis ça à moi, qui suis coureur, j'ai dit « bah oui » . Donc, on a laissé déballer. Des croyances en avant. Je pense qu'il s'est reconnu. Et aujourd'hui, il ne fait que courir. Aujourd'hui, il ne peut pas s'empêcher de courir. Il fait des trèmes. Partout où il va, quand il voyage, etc. On le voit. Il a même fait la... une partie de l'ascension du Mont Blanc, etc. Tu vois ? Oui.
- Speaker #1
Est-ce que tu as dû lutter contre ça, ces croyances qui peuvent être de dire... Moi, je vois sur les gens qui veulent perdre du poids.
- Speaker #0
Je vais me dire, de toute façon... On a toujours été gros dans la famille. C'est les phrases que j'entends. On a toujours été, il faut dire ma réponse,
- Speaker #1
etc. Genre, j'ai jamais fait de sport. De toute façon, je ne peux pas faire de sport. Et donc, c'est ces croyances-là qu'il faut arriver à dépasser. Et j'entends que les gens ont des problématiques. Mais à nos sens, on peut tous, même avec une jambe en moins, et il y a plein d'exemples, fort heureusement, faire de l'activité physique. On peut tous faire quelque chose. Il s'agit d'y trouver du plaisir. Il s'agit aussi d'être... accompagné pour adapter, comme tu disais.
- Speaker #0
Mais c'est compliqué pour que les gens sortent de ce schéma-là de dire « j'ai toujours » . « J'ai »
- Speaker #1
desquels mots ? « Toujours » , « jamais » ?
- Speaker #0
C'est bizarre. Exactement. Moi, je leur dis, vous savez, j'ai dit « ok » . Je dis « mais vous savez que parfois, il y a deux personnes fortes physiquement, nous ne font pas forcément des enfants forts. » Après, il y a des enfants, des personnes qui sont on va dire « ecto » , « fin » et c'est pour mof, mais qui font parfois des enfants obèses. Donc voilà, c'est pas forcément... Mais je leur dis, vous savez que vous bénéficiez à peu près entre 7 et 8% des facteurs génétiques de vos parents. Tout le reste, c'est l'épigénétique. Donc c'est vous qui allez le gérer. Après, il est vrai que sur les 7 ou 8%, il y a des prédispositions plus élevées. Obésité, le diabète, etc. Ça, elle se met... Voilà. Et chacun, depuis, c'est plutôt ça, toi c'est plutôt ça, l'autre c'est plutôt... Voilà, en fonction. Ok, vous avez facteur diabétique ou facteur obésité. Ok ? Il y a quand même 92, 90% du reste sur lequel c'est vous qui allez le définir.
- Speaker #1
Oui, pour que les gens en effet arrivent à se...
- Speaker #0
Et ça, moi je leur dis, je leur fais expliquer.
- Speaker #1
Psychologiquement, ils arrivent à se... Oui,
- Speaker #0
parce que les gens disent, oui, mais bon, on perd la mer. Oui, mais c'est que 7, allez, 7, 8, 10%, c'est pas énorme. Tout le reste, c'est vous qui allez le construire. Donc, il y a... Là, je dis, du coup, en fait, tout est possible. Tout est possible.
- Speaker #1
C'est là pour les éveiller et leur faire prendre conscience. Justement, comment tu arrives à quel type, par exemple ? Mettons-nous dans la peau d'une personne qui est plutôt sédentaire, qui a quelques douleurs articulaires. Qu'est-ce que tu vas lui conseiller comme type d'exercice physique ? Est-ce que tu vas l'orienter sur vraiment un programme, comme on peut voir de certains diades, et dire, voilà, j'y viens, vous allez manger ça, etc. C'est une forme, je ne sais pas qui prend tout ça.
- Speaker #0
Tu parles du coup de quoi ? Sur un programme alimentaire ou un programme ?
- Speaker #1
Un programme, alors est-ce que déjà tu prends la nutrition en charge, mais surtout, quelle est ta façon de travailler pour accompagner les gens ? Est-ce que tu vas leur dire, aujourd'hui on va faire ça, et quel type d'exercice ? Est-ce que c'est du cardio, du renfort, du stretching, de l'athlétisme, ce genre de choses ? Comment quand tu les accompagnes ? Comment tu stimules chez eux ? Si on prend l'exemple de cette personne-là, c'est dentaire qui a des douleurs un peu partout.
- Speaker #0
Partout ? Oui, là c'est... Il a un pote avec un...
- Speaker #1
Il a l'âge ? Il a l'âge aussi, 50. 50 ?
- Speaker #0
Ok, d'accord. Alors en fait, la question toujours qu'on pose, c'est les antécédents. Pour monter un petit peu en arrière. Est-ce qu'il y a eu des accidents ? Est-ce qu'il y a une pathologie chronique ? Est-ce qu'il y a quelque chose qui date et qui traîne ? Est-ce que la personne a vu kiné, ostéo ? Est-ce qu'elle a eu un suivi ou pas ? Si elle n'a pas signé, elle dit « je n'ai jamais rien fait » . Moi, je dis souvent quand c'est lourd comme ça, je dis « ce serait cool » . Moi, je fais toujours la première séance avec une forme de séance diagnostique. Pas compliquée.
- Speaker #1
Sur le terrain de sa vie.
- Speaker #0
Voilà, exactement. C'est vraiment un truc simple. C'est des formes de squat assise où on s'assoit sur une petite marche. La personne peut s'asseoir et repartir. Ça me va un peu la mobilité. etc. La souplesse, il y a plein d'exercices que je fais qui n'est pas compliqué. Voilà, une espèce de petit circuit training et je fais ça plusieurs fois. Comme ça, ça permet de voir et voir si la personne comprend que sur le premier tour, je n'étais pas bien fait, le deuxième tour, je vais essayer de le mieux faire. Si la personne ne fait pas, c'est qu'elle n'a pas encore assimilé les instructions, etc. Et en fonction de ça, je dis, écoute, si tu veux... Moi je connais un ostéologue, je connais ça etc. Ça serait bien que tu fasses...
- Speaker #1
C'est un réseau de professionnels...
- Speaker #0
Ah oui c'est comme je t'ai dit au début ! Ah ouais ouais franchement ! Et qui sont des curieux en fait !
- Speaker #1
Ils demandent des bilans en fait ! Ah ouais ouais !
- Speaker #0
Prise de centre, qu'ils le font !
- Speaker #1
Tu t'aventures pas tête baissée en disant « Ok donc t'es venu pour faire du sport, on va donc faire du sport, J1 allez hop tu me fais ça et puis... »
- Speaker #0
Ah non c'est impossible ! Alors je garde moi, je garde... Comme mes mentors, je ne fais pas des programmes sur... Ça tout le monde le sait, je ne fais pas des programmes sur... Ça existe ? Maintenant, pourquoi ? Il y en a qui le font. Prends un exemple. Tu fais un programme sur trois semaines ou un mois. Il suffit que la deuxième semaine, il n'ait pas fait ce qu'il a fait, ce qu'il aurait fait, tout ce qu'il y a après est cadu. Tu fais quoi ? Tu refais à chaque fois. Donc, en fait... l'accompagnement, etc. pour avoir vraiment quelque chose de performant, quel que soit le type de coaching, c'est au fur et à mesure. Et ça, ça demande du temps, ça demande de la réflexion, ça demande de la patience.
- Speaker #1
Les gens sont prêts à exciter ça ?
- Speaker #0
Complètement. De toute façon, c'est dans leur intérêt. C'est dans leur intérêt. C'est comme ça que je fonctionne. En fait, il a raison. J'ai des gens que je suis dans les programmes de musculation qui m'hastaguent tout le temps, mais que je ne mets pas dans mes stories. Voilà. Et qui progressent, etc. Et en fait, parfois, tu vois, là, par exemple, on était parti sur des séances, sur des programmes de trois semaines, ils menottent à chaque fois. Et là, on s'est rendu compte qu'avec Noël, etc., ça ne marchait pas. On a stoppé et on a dit, maintenant, tu fais ça, ça. Et voilà, c'est en gros une séance jusqu'à la fin des vacances. Et après, on se revoit.
- Speaker #1
OK. Donc, du coup, dans ton... Est-ce que tu... Je vais formuler ma question. Quand on essaie de promouvoir l'activité physique, en tout cas sous mon angle médical, on essaye d'intégrer beaucoup d'activités cardio parce que c'est très bénéfique pour la santé cardiovasculaire, la réseautitation, le métabolisme autour de l'endothélium, etc. Mais on parlait tout à l'heure du stress musculaire bénéfique. Et de plus en plus, on se rend compte que la musculation, que certains appellent la renforcement musculaire, est vraiment importante. Tout est fait. Et on ne le met pas assez en avant parce qu'on se dit « Ah non, mais moi, je n'ai pas envie d'être bodybuilder. Moi, je n'ai pas envie de frimer, crâner sur la plage. »
- Speaker #0
Même s'il y a peut-être inconsciemment, pourquoi pas en fait ? Avoir une entreprise,
- Speaker #1
ça renforce une confiance en soi aussi. Et donc, j'essaye toujours de leur dire ce qu'ils me demandent.
- Speaker #0
Qu'est-ce que je peux faire comme effort physique ? Qu'est-ce que vous me conseillez de faire ? Je leur dis « Mais en fait, un, ça vous fait plaisir, allez-y.
- Speaker #1
Et deux, si vous devez choisir... » Vous devez choisir vraiment une activité. Dans votre cas, ça va peut-être être un peu plutôt de l'endurance, donc du vélo, de la natation, de la course à pied, de la marche à piste, du ramer, de l'elliptique. Et puis, n'oubliez pas quand même, faites de l'activité un peu de renfaux, de muscu, parce qu'en fait, vos muscles vont sécréter des hormones qui vont être pro-santé de manière générale. Lutte contre le cancer, meilleur métabolisme, publicité, olipidique. Et donc ça, j'ai tout le temps à encore. Les gens ont beaucoup d'attitude.
- Speaker #0
On a dit que le muscle peut éponger. Exactement,
- Speaker #1
le muscle est un organe à lui tout seul qui est incroyable. Ils sont des puracines aux exploits. Et donc toi, tu le fais travailler. Je suis confié aux gens qui... Moi, je veux courir. Tu vas courir, non. Tu vas nous les aider aussi à...
- Speaker #0
Bien sûr, mais complètement. Et puis pourquoi ? En fait, j'explique toujours pourquoi mes clients font telle ou telle chose. Pourquoi ? C'est toujours et toujours avec un objectif santé.
- Speaker #1
c'est ta formation aussi j'imagine qui le qui te rend crédible légitime pas juste de dire voilà c'est un programme parce que un exemple et du coup je fais un je vais bien sûr vers l'IA je l'utilise justement des fois je m'en amuse je dis bah voilà si j'ai un programme machin qu'est-ce que tu me conseilles et donc en fait c'est décontextualisé et il va dire bah voilà j'y viens tu fais ça ça c'est ça et donc j'ai l'impression quand même que bah l'IA a aussi ses 8. Et est-ce que toi, tu vois ça comme une menace pour ton métier, si on reste corporatiste ? Ou est-ce que c'est un outil qu'il faut savoir utiliser, qui peut apporter de bonnes choses ? Et sous un angle purement de dire, si je dois faire un programme, oui, il y a. Tu lui dis, je veux préparer un marathon, lutter, aimer le machin. Bien sûr. Qu'est-ce que je peux faire ? Et il va te pondre un truc qui est plutôt séduisant. Mais c'est clair. Mais non, il y a des problématiques. C'est toujours ce que je me dis, en fait.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu apportes de plus que l'IA ? Qu'est-ce que j'apporte de plus ? La correction.
- Speaker #1
Ça suppose d'avoir une évaluation de soi-même, de la connaissance de soi, si tu es dans l'IA, parce que toi, tu vas le voir, tu disais tout à l'heure, personne ne va avoir un muscle, machin. Complètement.
- Speaker #0
Du coup, il va faire un truc vraiment super, carré, etc. Mais il y a peut-être deux, trois détails qui ne sont pas adaptés à la personne.
- Speaker #1
C'est ça. Et la personne n'a pas connaissance elle-même de ce qui est bon ou mal. La preuve, c'est que même... Voilà, pour ça au début je te parlais des tutos, je vais dans un site de sport, j'aime bien ça, mais force est de constater que même en regardant des vidéos, des tutos, des machins, ça ne sera jamais aussi bien qu'un coach qui va me dire « non, ton exercice il n'est pas bon, tu te positionnes mal, ton biceps etc. tu ne fais pas assez travailler, concentrique, centrique, machin » et donc l'IA ou même ce que je veux récupérer n'est pas suffisant. Et donc à un moment, c'est vrai que si on ne veut pas se blesser, mais aussi... améliorer ses résultats et donc avoir des résultats positifs, le coach c'est quand même pas mal.
- Speaker #0
Je vais te dire un truc simple, l'IA c'est super, je suis d'accord, mais moi j'ai des personnes qui veulent de l'humain.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Donc même si l'IA est beaucoup plus performant, on va dire, imaginons, il y a des gens qui veulent, pas qu'ils sont prêts, c'est que les gens veulent quand même rester dans l'humain. Parce que là, c'est la tendance.
- Speaker #1
Oui, mais c'est la tendance.
- Speaker #0
Du coup, là, on est dans une tendance qui n'est pas bonne. Ce que ça veut dire, du coup, on décrédibilise l'homme, en fait. Et du coup, on sert à quoi ? Parce que si tous les métiers sont substitués total par l'IA, on fait quoi ?
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
mais tu vois ce que je veux dire.
- Speaker #1
Complètement d'accord. C'est l'intéressant de l'émotion et puis aussi d'échanger entre nous. On est des actes de guerre, donc on a besoin.
- Speaker #0
Mais ouais, donc l'IA c'est très bien pour faire des choses, mais c'est bien pour accompagner l'être humain. On est quand même des hommes, des êtres humains avec un grand H.
- Speaker #1
Tu l'utilises dans ton quotidien ?
- Speaker #0
Non. Non, parce que je suis... Alors je l'utilise par contre pour mes connaissances.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Pour etc. Tu vois, voilà. Ça, voilà. Mais je ne l'utilise pas pour...
- Speaker #1
Pour adapter en train d'arriver.
- Speaker #0
Pour adapter. Ah non. Je prends les infos. Les nouvelles techniques, les nouveaux etc. Puis j'adore parce que du coup, moi je lis beaucoup, je regarde beaucoup aussi sur Youtube certains spécialistes du sport, les nouvelles techniques sur la préparation physique, sur tout ce qui est nouveau, les nouveaux accessoires aussi qu'on peut avoir, améliorer justement les mouvements, etc., les déplacements. Donc voilà, ok. Mais après, moi, je l'adapte avec ma clientèle. Parce que j'ai des clients... J'ai des clients qui sont soit des sportifs occasionnels, ou un peu réguliers. Mais qu'est-ce que tu vas apprendre ? Un truc performant ? Tu vois ce que je veux dire ? Ce n'est pas possible. Tu vas le perdre. Le mec déjà, ou la nana, déjà, tu es au sport, c'était bon limite. Alors, tu dis, OK, c'est bon. Non, mais j'arrête en fait. Non, mais c'est... Merci Aziz. Tu vois ? Et par contre, moi, je recherche des gens qui veulent un contact humain.
- Speaker #1
Tant qu'il y en a un, tu es très humain. Tant qu'il y en a un. Tant qu'il y en a un.
- Speaker #0
Voilà, donc moi, tant qu'il y en a un, je suis là. Après, si c'est les autres qui veulent, les nouvelles générations qui veulent être en contact avec un écran ou de l'IA. Est-ce que tu vois des plus jeunes que tu as ? Tu as des jeunes, justement, en ce moment,
- Speaker #1
qui veulent, c'est des...
- Speaker #0
Oui, des jeunes que moi, par exemple.
- Speaker #1
Des gens d'une petite vingtaine, par exemple, et quelles sont leurs attentes ? Parce que tu parlais donc des... des personnes qui sont dans des entreprises, qui sont sous pression et ils savent que l'activité physique va les aider à être... J'ai vu un revers à ça parfois parce qu'en fait c'est d'être encore plus performant. C'est à dire que des fois je les vois ils sont burn-out, c'est à dire que ils sont tellement sous pression et donc on leur dit faites du sport, bah oui mais en fait ils sont quand même sous pression donc avant faut enlever la pression. Le sport va peut-être aider mais faut quand même avoir conscience.
- Speaker #0
Ah oui sans pression, moi je sais, j'en ai un...
- Speaker #1
Tu les accompagnes.
- Speaker #0
J'ai des gens, ils arrivent, ils sont... Ils sont nés comme une cocotte. Pré-appétés. Ils sont pré-appétés. Ils les... Tranquillement. Et on part sur des sujets, des trucs. Ils passent à leur taille. Et puis, je sais que je ne vais pas les pousser. Voilà. On fait des exercices. Bien comme... Voilà. Et puis, ça les apaise. Ouais. Voilà. Et en plus de ça, du coup, moi, je fais avec des timers, du comptage. Et parfois, j'ai l'envie même de compter. Ouais. Je dis bon, allez, hop. Donc, maintenant, je t'entends. Tu me comptes. C'est sur la répétition. Et tu comptes. Et le fait de compter, en fait... Il se détache et il est là. Un, deux, ok, arrivé à 20, tu fais ça. Ok, tac, tu vois. Et là, tu vois, et ça, ça pèse. Je n'ai que participé, en fait.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Ils ne sont pas que passifs. Ok, il m'a dit ça, je fais ça. Non, je vais voir. Participe, concentration. Il y a ça aussi. Sur les séances, je leur dis que c'est très cérébral, le sport, l'activité physique. C'est que plus tu es concentré sur ce qu'on te demande de faire, plus tu vas ressentir le mouvement et l'objectif sur lequel...
- Speaker #1
Tout le monde de travailler. C'est vrai qu'il y a des spécs bien-être et tout, mais pour avoir fait pas mal de yoga, c'est vrai qu'il y a quand même du mouvement parce qu'on s'imagine que le yoga, c'est ça, c'est les risques, les tendances, clairement pas. Et donc, c'est souvent un petit peu rallié en se disant oui, c'est pas du sport. J'invite les gens à faire du yoga. En tout cas, il y a certaines formes. Oh,
- Speaker #0
il y en a qui l'ont déjà, qui se rendent compte que voilà,
- Speaker #1
que c'est pas compliqué, une bonne séance d'ata yoga, ça déménage. mais le pilates peut être assimilé à une forme de garpe, à partir du moment où il y a du mouvement. Tout à fait. Mais tu travailles sur la conscientisation, c'est-à-dire comment les gens s'approprient leurs sensations, leur corps.
- Speaker #0
C'est obligé. Ah ben c'est obligé. Le sport, c'est ça en fait.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu ressens ?
- Speaker #0
Ben c'est ça en fait.
- Speaker #1
Parce que la plupart du temps, les gens voient ça comme « faut que je cours 30 minutes » . Parce que je dis, parce que le patient, c'est ce qu'il travaille, on me dit « faut courir 30 minutes » , et ça m'emmerde. Voilà. Et donc... la prise de conscience de son propre corps est sous-exploitée. C'est le ressenti que j'ai des gens quand ils viennent et me dire mince en fait ils savent même pas qu'ils ont un muscle et que ce muscle il sert à ça et que du coup en fait en le ressentant machin bah peut-être ils vont déjà lever le pied s'ils ont une blessure parce qu'ils sentent que ça pince et en même temps ils vont ils vont développer plus à l'écoute. Et ça, c'est compliqué de leur... Mais j'ai pas le temps en même temps. Bah oui, oui,
- Speaker #0
oui, nous c'est ce qu'on fait. On leur dit parce que quand on fait les séances de renfort, on leur explique tous les muscles qui sont en train de travailler. Et par exemple, quand tu parles de la course à pied, parfois j'entraîne beaucoup sur justement la course. Il y a beaucoup qui restent performants, qui adorent la course à pied. Et moi, je leur fais des renforts, du renforcement et de la préparation propre à la course à pied. Et donc, du coup, ils comprennent le fait de poser le pied, griffer le pied, le dérouler, etc. Et donc, du coup, les bras, quand ils vont courir eux-mêmes, ils savent qu'il va y avoir une posture, les bras, la respiration, la foulée accélérée, la foulée allongée, etc. En fonction des dénivelés ou pas, du plat et du terrain. Et donc, effectivement, ils sont obligés d'être concentrés et d'être dans ce qu'ils font, en fait.
- Speaker #1
Et ça, c'est vrai que souvent, quand les gens ont pris conscience de ça, je vois le post-rééducation, ils disent « C'était génial, parce que j'ai appris que… » mes jambes, je les sentais comme ça, et donc il prête du plaisir parce qu'en fait il ne s'agit pas juste de faire bêtement, si on pouvait dire ça, de l'activité physique mais on peut le réapproprier. Le réapproprier,
- Speaker #0
sentir ses muscles, se dire ah voilà je sentis quelques petites courbatures, je sens mes biceps, là ça a travaillé, mes jambes, ça a brûlé, etc. Et puis on sent que son corps est là. Oui,
- Speaker #1
c'est pas... peut-être un angle de prise en charge que les gens aussi attendent ils sont très demandeurs de conseils ils adorent ça vraiment besoin d'être accompagné d'être assuré mais mais on
- Speaker #0
fait pas de beaucoup de promotion de de l'activité physique je bouge les sports en ça moi c'est un truc je à mon sens parce que c'est pas mesurable et que donc les politiques santé à me crasse mon regard en jeu
- Speaker #1
je ne sais pas, dans l'épidémiologie et la santé publique, mais en tout cas, je ne comprends pas que ça ne prenne pas assez.
- Speaker #0
Moi, il faut le dire, qu'on n'est pas assez dans le... Parce que le sport, en fait, l'activité physique, c'était aussi de la prévention.
- Speaker #1
C'est de la prévention. On a investi X millions d'euros, on veut des résultats, sauf que les résultats se voient à 10 ans, 20 ans, 30 ans. Et nos enfants d'aujourd'hui, qui seront nos vieux de demain, et donc... Ça coûte cher une personne en mauvaise santé. L'activité physique a cette particularité quand même d'apporter des bénéfices sur tous les aspects de la santé. Tous les aspects. Il n'y a pas une cause. Je vais aider les gens, mais donnez-moi un effet négatif de l'activité physique. Et du coup, c'est là aussi où vous voulez t'emmener. C'est la notion de surentraînement.
- Speaker #0
Ah oui, c'est une chose écologique.
- Speaker #1
Et surentraînement. Pour en parler un petit peu vite fait. Est-ce que justement tu repères des gens qui viennent te voir en disant « je vais être plus performant » mais en fait ils arrivent à un stade où ils sont au-delà de leur capacité physique et mentale aussi, parce que le surentraînement il y a quand même cette dimension. Moi j'en vois des gens qui sont dans le surentraînement, ils sont irritables, éventuellement en dépression, l'hypnose, et donc ils n'obtiennent pas les résultats escomptés, et en fait il s'agit de leur dire « vous en faites trop » .
- Speaker #0
Non. Et non, tu n'as pas cette aspect-là. Ça, je n'ai pas. Et même certains qui s'entraînaient peut-être trop, je leur ai fait comprendre que le repos fait partie de l'entraînement. C'est que je leur dis que tant que vous ne vous reposez pas, les bénéfices de vos entraînements ne sont pas assimilés.
- Speaker #1
Contreproductifs.
- Speaker #0
Oui, parce que du coup, le corps n'a pas le temps d'assimiler. En fait, le corps assimile le repos.
- Speaker #1
C'est ça. Donc, si on se repose fort,
- Speaker #0
le repos et puis les entraînements. C'est pratique, quoi. Et puis, c'est ça aussi aujourd'hui, les jeunes, en fait, on parlait de performance. Aujourd'hui, les jeunes, c'est performance, En fait, ils ne font que user leur corps. Ils ne comprennent pas que dans un programme global, il y a des entraînements lourds, mais aussi des entraînements tout légers.
- Speaker #1
Oui, des tirements.
- Speaker #0
Des tirements, etc. Et moi, parfois, je ne prends pas exemple ceux qui vont courir. Et c'est vrai qu'on les voit sur les caisses, ils sont tous en train de courir après leur chrono, etc. Je te jure, tu enlèves à tout le monde leur montre. Moi, j'ai mes clients, parfois. Aujourd'hui, ne courez pas. Courez simplement en temps. Ne regardez pas votre allure. Ne regardez pas. Je vous demande simplement de courir 45 minutes. Je m'en fous de l'allure, mais courez 45 minutes. Et ça, ça change tout. Parce qu'ils vont courir. En fait, les gens ne savent plus courir comme nous courions avant, avec la sensation.
- Speaker #1
J'entends très bien parce que tous les jours, je fais des épreuves d'effort avec Anne-Marie. Et ça,
- Speaker #0
c'est un élément de stress. Mais clairement. J'accélère, je vais mettre sur ce crabeau, ils vont regarder.
- Speaker #1
C'est un cadeau empoisonné pour moi. Je trouve que les personnes viennent des fois me demander c'est quoi ma fréquence d'entraînement, mon endurance fondamentale, combien de temps je dois viser telle zone, etc. à Et en fait, assez simplement, moi je leur dis, courez aux sanctions. Parce qu'en fait, votre cœur il va bien, c'est pour ça que vous êtes devenu me voir, mais en fait, allez-y aux sensations. Parce que si, a priori, votre montre vous dit fréquence à 150, et on vous a dit qu'il fallait aller en entraînement à 120, 130, mais que vous êtes complètement dépassé, est-ce que ça veut dire qu'il faut monter votre fréquence et être en plus de grandes difficultés ? Clairement pas. Et du coup, on en oublie vraiment cette notion de, en fait, comment je me sens à l'instant où je suis en train de courir, parce que les gens qui courent beaucoup, et ça, je... je pourrais me dire si tu le valides, c'est qu'ils arrivent à, globalement, en fonction de leur niveau de respiration et de difficulté, ressentir dans quelle zone ils sont à peu près. Ils n'ont pas besoin de montre.
- Speaker #0
Ça, c'est pas besoin de montre. Ah non ? Complètement.
- Speaker #1
L'optimité rend dingue.
- Speaker #0
Eh oui, moi je ne cours pas. Ça fait depuis que je... En fait, moi j'ai connu Strava il y a quelques années. Je me suis mis et j'ai dit mais... J'ai dit mais non. Ça fait un stress. Ah ouais, mais je laisse. Parce que parfois, on me faisait des remarques. Mais c'est bien raciste, tu cours... Tu cours, mais t'es pas chaud. Ouais, tu cours pas vite. Tu cours pas vite. J'ai dit, mais c'est quoi pour toi courir vite ? Est-ce que tu sais aujourd'hui que... Et j'ai arrêté. Parce que j'ai dit, tu vois, c'est la... Non. Et je cours comme on courait avant. Avant, on courait vraiment... On savait l'allure dans laquelle on court. Aujourd'hui, je demande à des gens, est-ce que tu sais comment courir à tel temps ?
- Speaker #1
Ouais. Bah non. Ouais. La foulée, la sensation, la respiration.
- Speaker #0
Et tu sais à combien t'es au kilo, comme on dit au kilomètre, tu vois. Tu le sais. Et ça, il faut apprendre aux gens. Ouais. Parce que du coup, en fait, les gens, en fait, ils sont assistés par la montre. Assistés. Du coup, ils ne sont pas centrés sur eux.
- Speaker #1
Je vous jure, toujours. Moi, c'est un gros problème. Après, j'ai fait une formation aussi de cardiologie du sport. Et donc, c'est vrai qu'on conseille l'objet connecté. Mais moi, je le vois sous l'angle de la maladie. C'est-à-dire qu'en fait, les gens qui ont eu un infarctus, c'est un problème. Un problème assez, oui, surtout à dépasser. En fait, même si ce n'est pas une science absolument fondamentale, mais en fait, on leur dit, à priori. autour de cette zone de fréquence, vous êtes safe. Je leur dis plutôt vert, orange, rouge,
- Speaker #0
jaune,
- Speaker #1
vous ne mettez pas dans le rouge, c'est-à-dire votre cœur, on sait qu'il y a un état de stress, puis il y a une dérive de la fréquence cardiaque avec l'activité physique et liée à la déshydratation, aux hormones et du stress, etc. Donc en fait, il faut leur donner des guides, mais dans un objectif de performance pure, je le vois, le profil de patient, quand il vient me solliciter pour un avis, c'est compliqué de leur dire
- Speaker #0
En fait, c'est super. Vous êtes un sportif incroyable. Je ne le remets pas en corée, mais gardez l'inspiration dans ce sens du poing, très gourm. Mais à côté de ça, n'oubliez pas qu'il y a vous. Comment vous vous sentez ? Est ce que ça vous fait plaisir ? Est ce que vous êtes content de ce que vous faites ? Et comment vous vous sentez ? Simplement.
- Speaker #1
Enormément. Tu ressens aussi.
- Speaker #0
Mais alors ça,
- Speaker #1
c'est complètement con. Quand même, j'ai des amis qui postent, etc. Et je vois à chaque fois sur la même allure. Je dis, je te connais. C'est quand même une allure qui est assez rapide. Et tu me fais que c'est, tu ne cours que comme ça. Ça t'est déjà arrivé de courir un peu plus lent ? Vraiment beaucoup, beaucoup plus lent. Je fais non. Je fais, tu lèverais, tu verras, tu te sentiras beaucoup mieux. Et tu cours après, comme on dit, courir lentement pour courir vite.
- Speaker #0
Oui, oui, oui. J'imagine que ça, c'est ton domaine de savoir d'alterner entre du fractionné pour l'épité.
- Speaker #1
Et le repos, et le repos. Contrairement à ce qu'on disait tout à l'heure, quand on a un sur-entraînement, il faut intégrer le repos. Là, on est sur les deux équipes.
- Speaker #0
Parce qu'on est vraiment sur des gens qui sont souffrants, en réalité, et qui développent des problèmes de tension, des problèmes de rythme, des symptômes.
- Speaker #1
Même s'ils font du sport, ils font du sport de jazz. C'est une surcharge d'entraînement et le corps, à un moment donné, va dire stop.
- Speaker #0
Est-ce que tu vois, ce sera ma dernière question, ma dernière approche. Il y en a une dernière avant ça. le dopage est-ce que c'est une chose puisque tu t'occupes aussi de la musculation j'ai des jeunes de plus en plus qui viennent pour des problèmes d'hypertension souvent malheureusement je le vois qu'une fois parce qu'en fait quand j'ai mis le doigt sur la problématique qui viennent plus évidemment je le fais pas de manière frontale en disant votre problème de santé résulte dans une conduite de dopage bien fait on me sent et souvent je dis bon bah voilà est-ce qu'on peut travailler sur ce cet aspect-là parce que Oui, on va faire des examens, mais en fait, quand on le sent, on ne dit pas est-ce que vous l'opé, on attend ? Non. Parce que souvent, ils savent ce qui se passe, mais en fait, ils le savent. Ils savent que c'est dangereux. Ils savent qu'à un moment, s'ils viennent voir un cardiologue pour des problèmes de variation de rythme, avec palpitations, malaise, hypertension, ou des AVC, des arthritis, comme j'ai pu en voir chez des jeunes, et bien je je je Il y a des gens qui ont une complication de ça et qui continuent de venir. Mais souvent, quand c'est pour savoir si tout va bien, j'ai même eu un patient qui m'a dit « Je vais me doper, mais j'ai besoin que vous m'accompagnez pour savoir si mon cœur va tenir le coup. »
- Speaker #1
C'est le « oui » .
- Speaker #0
Je lui ai dit « Non, en fait, moi, je ne peux pas faire ça. » Je suis désolé, je ne peux pas vous guider. C'est un perdu en plus. Bien sûr. C'est un jamais dit derrière. C'est illégal. C'est illégal. Ça n'est pas possible. En tant que médecin, tu ne peux pas vous cautionner, dire « Là, c'est bon, vous pouvez continuer. » Et pourtant, on dit que... Ils me disent « Ah oui, mais c'est le poison qui fait la dose. » Pardon, c'est la dose qui fait le poison. Je dis « Non, non, clairement pas, en fait. » C'est un produit qui va mettre votre corps au-delà des normes et qui va vous mettre en danger. Et non, en fait, je ne peux pas cautionner ça. Mais toi, j'imagine que tu y es confronté pour des gens qui veulent avoir une musculature surdéveloppée. Non, moi,
- Speaker #1
j'étais confronté à ça quand j'étais athlète. On avait des contrôles inopinés, on avait des contrôles antidopages. Ça, voilà, ça...
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Ça, ouais. Mais non, depuis que je suis coach... Alors. J'entends des bruits de couloirs, j'entends des trucs, etc. Je sais que ça existe énormément.
- Speaker #0
C'est un sport, on en voit.
- Speaker #1
Complètement, il y a des salles de sport, on en a vu dans les poubelles.
- Speaker #0
Les gens qui se piquent.
- Speaker #1
Les gens qui se piquent.
- Speaker #0
Il y a eu des salles de sport où...
- Speaker #1
Voilà, donc... Tu vois ? Donc oui, bien sûr. Et ça,
- Speaker #0
c'est bien trouvé, malheureusement aussi.
- Speaker #1
Maintenant, avec un virenet, tout ça, tu peux trouver plus.
- Speaker #0
Tu peux en avoir les eaux. C'est ça qui me rend triste. Donc,
- Speaker #1
certains influenceurs peuvent aussi promouvoir ce genre de choses. Bien sûr,
- Speaker #0
parce qu'en fait, ça reste une vitrine. C'est vraiment une musculature développée. Ça va attirer les gens et c'est malheureux de voir qu'ils se mettent vraiment en danger. C'est l'aspect santé qui me...
- Speaker #1
Oui, complètement. Comme tout à l'heure, l'image en fait. Les gens voient une image en fait.
- Speaker #0
Et l'angle de la nutrition, tu t'en occupes ? Tu le délègues ? Oui. ah oui ouais c'est quelque chose ça c'est je suis quelqu'un de tu veux justement la courge parce qu'en pratique tu leur apportes en plus aussi des coups de veille des vagues ouais ouais j'allume oui parce que en fait c'est ce que je dis épicurien
- Speaker #1
et sport font bon ménage moi je suis quelqu'un qui adore manger Parce qu'il y a des gens parfois quand on mange ou quand j'invite des amis qui ne connaissent pas trop comment je mange, j'ai mis « Ah c'est marrant, on pensait que tu ne mangeais que des graines » . Ah c'est bon on entend ça. Ah oui je pensais que c'était que des trucs. Ouais voilà. On mange très bien. On mange très bien. Non non faut pas confondre bien manger et se restreindre. Non non bien sûr que je les accompagne.
- Speaker #0
J'entends que la nutrition c'est un objectif de performance peut-être pour une carrière je peux entendre mais c'est vrai que je vois aussi des gens qui s'enferment dans ce sort de de dire faux. tac, tac, tac, tout mesurer, tout calculer.
- Speaker #1
Moi, je n'ai jamais mesuré et surtout, je n'ai jamais appris, en tout cas, à tous ceux que j'ai accompagnés à mesurer leur aliment. C'est impossible.
- Speaker #0
C'est ton approche et en tout cas, les retours que tu en as sont...
- Speaker #1
Alors après, voilà, mais moi, c'est un truc sur lequel je ne calcule pas. C'est-à-dire qu'à partir du moment du travail, il y a des produits sains, des choses qui vont t'apporter... Comment dire ? Mesurer tout ça. Quand je dis, on ne peut pas non plus prendre deux grandes assiettes.
- Speaker #0
Il y a la qualité et la quantité, évidemment. Si tu manges 4000 calories alors que tu en as besoin de 2000, tu vas le prendre. Voilà, même si c'est bon. C'est bon, parce que les gens me disent ça. Oui, mais du bon. Par exemple, je bois de l'alcool. Oui, mais non. Mais du beurre. Mais du beurre de nanana. Non, non, non. C'est mieux que... C'est sûr,
- Speaker #1
c'est comme l'huile d'olive. C'est pour la santé. Mais si tu prends une demi-bouteille d'huile d'olive, là, c'est sûr, c'est pas bon. On vient se voir après. Mais... Tu vois ? Mais... Ah non, non. Alors... Tu sais l'expression, on est ce qu'on mange. On est ce qu'on mange. C'est-à-dire, le corps, c'est logique, c'est-à-dire que en fonction de ce que tu vas manger, ton corps va réagir. Il n'y a pas plus... On a essayé de la comprendre. Donc, tu manges de la merde, forcément, ton corps va venir... Non, mais tu vois ce que je veux dire. Mais c'est vrai. Après, il ne faut pas s'étonner. Après, on me dit aussi que oui, mais ça coûte cher de bien manger. Je veux bien entendre. Par contre, moi, ce que je voudrais dire, c'est que c'est la merde qui coûte cher, surtout. Si les gens, tu leur enlèves tout ce qui n'est pas nutritif, tu le remplaces par ce qui est nutritif. Et forcément, en quantité, ça paraît moindre, mais c'est beaucoup plus nourrissant. Et l'effet de satiété est là, alors que la quantité, effectivement, est beaucoup plus énorme quand c'est de la malbouffe. Et en grande quantité, tu as l'impression que c'est énorme, mais très peu nutritif. Et puis derrière, ça engendre des... des maladies. Et quand je fais un accompagnement au niveau alimentaire, c'est aussi dû à mes origines, c'est que par exemple moi je suis d'origine narocaine et moi on ne pourra jamais m'enlever la nourriture sur laquelle j'ai grandi. C'est impossible, au niveau du palais, ma mémoire, c'est impossible. Donc du coup, quand je fais des courses avec des personnes, je vais avec la particularité de la personne. C'est-à-dire que je les accompagne dans le magasin dans lequel ils vont faire leurs courses, je vais avec eux, et je prends un caddie parallèle. Et donc du coup, je prends le même caddie, mais en ayant le plus proche, on fait compte de leur type de façon de manger. Je prends l'exemple, tu as les personnes d'origine sénégalaise, d'origine portugaise, d'origine polonaise, etc. Tu ne vas pas tous la faire manger haricots verts, brocolis, riz, comme ce qu'on voit dans Twins. Les trucs partout, c'est tout les thémes, voilà.
- Speaker #0
Tous les ribocottes.
- Speaker #1
Haricots, ratananas. Franchement, moi, ça, je n'ai jamais fait. Je pense qu'à mon âge, on est en taille-poids, tu vois. Et je n'ai jamais fait ça. Par contre, il faut manger varié. Après, les gens se disent, ouais, mais on mange toujours la même chose. Ah, par contre, manger tout le temps les burgers et pizzas, pourtant, c'est tout le temps la même chose. Ça, pour le coup,
- Speaker #0
ça passe, c'est vrai.
- Speaker #1
C'est incroyable. Tu dis, on a burger, frites, pizza, on fait ça toute la semaine, ça passe. Par contre, tu dis, tu vas manger brocoli, tu vas manger lentilles, tu vas manger butternut, des courges, de la salade, des carottes, etc. Et pourtant, c'est plus varié, bec rave et tout. Ah non, mais c'est tout le temps la même chose. Bon, écoute.
- Speaker #0
Est-ce que tu as des choses simples que tu peux conseiller aux gens sur l'angle nutritionnel ? Est-ce qu'il y a des petits tips ? Un truc.
- Speaker #1
Manger zéro, produits transformés. Point barre.
- Speaker #0
Ça me va très bien.
- Speaker #1
Déjà, il n'y a rien que ça.
- Speaker #0
C'est vrai que les gens vont dire « Oui, j'ai pas le temps de cuisiner. »
- Speaker #1
Il n'y a rien que ça. Tu sais, toi, tu as ce midi, tu sais ce que j'ai mangé ? J'ai mangé un pâte steak avec du gruyère. Franchement.
- Speaker #0
C'est toi qui l'as fait. Un jour, on va te pousser en disant « Oui, mais les pâtes, c'est des pâtes industrielles. »
- Speaker #1
Ben non. Ah oui, mais dans ces cas-là, quand j'ai transformé, c'est de l'ultra transformé. D'accord, voilà. Là, ça reste du blé, de l'eau.
- Speaker #0
Des conservateurs, des choses qui sont sur la boîte. Un an, deux ans.
- Speaker #1
Exactement. Et en plus, vous avez fait des produits qui ne sont pas naturels, des substituts d'eux. Là, le fromage, on sait que c'est beaucoup de produits qui sont faits avec soi-disant du fromage. Ce n'est pas du fromage.
- Speaker #0
C'est sûr qu'il y a des petites choses simples qui...
- Speaker #1
Déjà, commencer à prendre zéro produit transformé, déjà, voilà.
- Speaker #0
Oui, c'est des messages qui sont clairs. Écoute, je suis content de voir qu'en fait, dans ton quotidien professionnel, déjà, tu appliques les conseils que tu produis, mais vraiment, que tu suis. Mais en fait, c'est très complet et je pense que ça va rassurer aussi beaucoup les gens de savoir qu'en fait, tu les accompagnes sous l'angle, certes de l'activité physique, l'angle psychologique par le soutien à l'accompagnement. que tous les objets qu'on peut voir et les technologies, en fait, à un moment, c'est bien, mais en fait, ça ne fait pas tout. Et il faut revenir des fois un peu au principe de base qui est qu'est-ce que vous recentrez sur l'humain ? Et puis, tout l'aspect autour de l'activité physique, ça va être aussi la nutrition, le sommeil. Et je suis content de voir que dans le coaching, il y a cet aspect-là et ce n'est pas l'imaginaire collectif de dire, on va faire de vous un athlète ou un... Un bodybuilder qui va pouvoir afficher ses muscles sur les photos. C'est pas bien même, ça peut être agréable, mais en tout cas, c'est pas ce que les gens, la plupart du temps, recherchent. Ils cherchent le plaisir et se sentir mieux dans leur corps.
- Speaker #1
Et beaucoup de coachs sont comme moi, en fait.
- Speaker #0
En fait,
- Speaker #1
c'est... Voilà, il faut...
- Speaker #0
Mais c'est encore une étiquette qui reste accrochée. Oui, oui, je l'ai fait. C'est que l'a priori négatif et...
- Speaker #1
Alors que non, beaucoup, beaucoup aujourd'hui, avec Sears, super bien le métier.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et c'est vrai qu'il y a toujours une petite partie qui...
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Quand même tout.
- Speaker #0
Oui, oui. Il y a du bon, du moins bon. Est-ce que, voilà, on arrive à la fin de l'émission, est-ce que tu aurais une citation, quelque chose qui pourrait au bas, je ne sais pas, un truc comme ça.
- Speaker #1
Je sais, mais non. Moi, je... Je l'ai dit tout à l'heure, mais c'est vraiment un truc que je répète souvent à mes clients, parce que c'est vrai que 70% des résultats de notre santé, de plein de choses, dépendent de la nutrition, parce que du coup, on finit par ça, mais c'est quand même aussi... Sans manger, on ne peut pas vivre. Je dis, n'oubliez pas qu'on est ce qu'on mange. Donc, quand vous allez acheter quelque chose, quand vous allez prendre quoi que ce soit, n'oubliez pas que c'est ça qui va avoir l'impact sur vous. Déjà, rien que ça, c'est un impact énorme sur la santé en général. Avant même de parler de l'activité physique, déjà, c'est un produit.
- Speaker #0
Oui, parce qu'on mange. J'entends bien et je serais aussi content de... de le partager parce que c'est pour moi en tout cas un élément de prévention essentielle et que j'ai beaucoup de mal malheureusement à faire entrer voilà on termine l'émission est ce que tu aurais quelque chose qui te ferait plaisir d'être abordé dans la chaîne est ce que voilà est ce qu'il ya quelque chose qui pourrait un thème un autre thème qui pourrait ou une personne ou à un sujet qui pourrait intéresser les gens ou que tu vois dans ton quotidien qui ressort assez souvent. On m'a parlé de la nutrition sur le dernier épisode, dernière interview que j'ai eue. Et c'est vrai que je m'y consacre souvent de la cardio-juice, que je ne prétends pas être nutritionniste. Mais il y a peut-être... Oui,
- Speaker #1
la nutrition, c'est bien, mais...
- Speaker #0
En effet, on a balayé beaucoup de choses.
- Speaker #1
Là, franchement, c'est un truc de quoi faire appel à un autre intervenant pour justement parler sur un sujet qui est en rapport avec toi, puis un autre sujet, par exemple.
- Speaker #0
Peut-être avec un...
- Speaker #1
Tu as déjà vu un kiné ou un ostéo ?
- Speaker #0
Je n'ai pas encore fait. J'aimerais bien justement recevoir une personne qui est vraiment dans...
- Speaker #1
Un ostéo, parce qu'en fait, compte de ce que je vois, beaucoup de gens pensent en fait... Du coup, je côtoie quelques kinés et ostéos. En fait, les gens pensent venir guérir chez l'ostéo. Mais en fait, 90% de leur santé, c'est eux qui sont acteurs.
- Speaker #0
Et en fait... Ils s'autorégénèrent.
- Speaker #1
Et oui, mais en fait, du coup, parfois, en fait, beaucoup de kinés disent ou d'ostéo. Et en fait, les personnes viennent les voir, mais en fait, ils peuvent rien faire. En fait, ils font, mais en fait, ils font presque rien.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
parce qu'ils se rendent compte qu'on fait compte 90% du de la réparation. C'est eux, en fait, c'est la personne elle même qui est capable de faire les accompagner.
- Speaker #0
Mais oui, oui, c'est intéressant. Je vois.
- Speaker #1
Après, je t'envoie. Après, je t'envoie. J'ai vu tourner un truc sur Insta, sur justement un kiné qui a. énormément bien parlé là-dessus justement, qui dit voilà on est Kiné etc. Et on nous demande ça, ça, ça, ça, ça, mais en fait, je suis désolé de vous le dire mais on n'est pas ça, on n'est pas ça, on n'est pas ça, on n'est pas ça, et en fait...
- Speaker #0
Il dit qu'on se moque un peu et...
- Speaker #1
Et oui, il dit qu'en fait compte, avant même d'arriver chez Kiné, en fait, vous avez 90% de ce que vous êtes capable de faire, de faire vous-même.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
ouais. Par le quotidien. Je crois que je te renvoie, parce que c'est...
- Speaker #0
Avec plaisir. Parce que c'est vrai que moi je...
- Speaker #1
Je trouve que les kinés, c'est aussi important. Oui, en fait.
- Speaker #0
Tous les aspects de la santé, c'est pour ça aujourd'hui. Les kinés,
- Speaker #1
je pense que les coachs sportifs, coach kiné, ça va de pair. Parce que moi, j'en vois souvent au stéo ou chez kiné, justement, parce que c'est une forme de... C'est un bon bilan. Oui, exactement. C'est une forme de réparation, tu vois, d'accélération de réparation, de revoir un petit peu les... Tu vois, tiens, il y a un petit peu de dépassement là, etc. On va remettre là. Vas-y, tu ralentis là-dessus, etc. prévention.
- Speaker #0
J'aurais plaisir à les développer pour le coup. Merci énormément. Je t'en prie. Je pense que ça aidera beaucoup de gens pour mieux comprendre cet univers-là et puis être rassuré aussi sur le bénéfice de l'activité physique. Un grand merci. Je t'en prie.
- Speaker #1
Avec plaisir. Avec plaisir, au contraire. Merci beaucoup.