Speaker #0Le Covid long, c'est souvent décrit comme un véritable labyrinthe médical. Pour beaucoup, c'est une réalité quotidienne qui laisse complètement épuisé, désemparé, avec cette sensation très nette que le corps ne suit plus les règles habituelles. On se retrouve face à un mur de fatigue qui semble incompréhensible de l'extérieur. Et les sources médicales, les études cliniques et les revues scientifiques que j'ai rassemblées pour notre analyse d'aujourd'hui révèle une vérité assez troublante, très troublante même. Dans le Covid long, et surtout quand il existe ce qu'on appelle une exacerbation des symptômes post-effort, ce fameux crash, les approches classiques de réhabilitation, celles que l'on a toujours cru bénéfiques, peuvent parfois faire plus de mal que de bien. C'est le grand paradoxe de cette maladie. Du coup, ma mission en tant que... cardiologue avec cette analyse détaillée, c'est d'explorer deux techniques de gestion innovante et appuyer sur des bases scientifiques pour faire face à ça. D'un côté, on a le pacing, une gestion ultra stratégique de l'énergie, et de l'autre, la PBM, photobiomodulation, une thérapie par la lumière. Alors, je précise d'avoir aucun conflit d'intérêt concernant les propos que je tiens dans cet épisode. Et je précise aussi que la prise en charge dont je parle aujourd'hui s'appuie sur des données de la littérature scientifique, mais elle nécessite encore des études complémentaires. On a besoin de mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques sous-jacents, d'affiner les protocoles et surtout de pouvoir proposer tout cela de façon plus consensuelle, plus standardisée à la plupart des patients. Donc, n'hésitez pas à en parler à votre médecin, c'est important de le dire. Enfin, je présente ici deux techniques que j'ai trouvées intéressantes dans la prise en charge du Covid long. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a que celle-ci qui existe, ni qu'elle s'appliquerait forcément à toute personne atteinte de Covid long. L'objectif aujourd'hui, c'est d'extraire la pointe de ces connaissances, qui sont très complexes, pour offrir une compréhension claire. s'encrouler sous le jargon médical. Mais avant de commencer, place à la minute, réponse à vos questions. Aujourd'hui, je réponds à la question dérivée d'un message de Tagadas François qui me dit « Est-ce que le POTS abîme le cœur ? » Alors, tout d'abord, qu'est-ce que le POTS ? Le POTS, c'est un acronyme anglais pour Postural Orthostatic Tachycardia Syndrome. ou en français, syndrome de tachycardie orthostatique posturale. C'est un trouble du système nerveux autonome dans lequel le cœur bat beaucoup plus vite que la normale, d'environ plus de 30 battements, quand on passe de la position couchée à la position debout, et souvent accompagné de symptômes comme des vertiges, de la fatigue ou des palpitations, mais sans qu'il y ait de maladie du muscle cardiaque lui-même. Alors, à la question, est-ce que le POTS abîme le cœur maintenant ? Eh bien, en soi, non. Le POTS n'abîme pas directement le cœur, ni ne l'endommage structurellement. Le cœur, il n'est déjà pas la cause de ce trouble, et la tachycardie dont il est victime ne va pas dégrader le fonctionnement du cœur. La tachycardie, elle est une réponse du système nerveux pour compenser une mauvaise régulation du volume sanguin. Ce n'est pas une surcharge qui va détruire le muscle cardiaque. Le POTS ne conduit pas typiquement à une insuffisance cardiaque ou à une maladie structurelle du cœur directement. Continuez de me poser d'autres questions et je répondrai avec plaisir dans le prochain épisode. Avant de commencer, si vous aimez l'émission, je vous invite à vous abonner, si ce n'est pas déjà fait, évidemment, et à cliquer sur le bouton « J'aime » . Cela boostera l'algorithme pour rendre la chaîne plus visible et à aider certains d'autres personnes comme vous qui regardez l'épisode à améliorer sa santé cardiovasculaire. Alors c'est à vous et je vous remercie. Commençons maintenant l'épisode et entrons dans le vif du sujet. Si vous avez rencontré autour de vous des patients atteints de Covid long, il y a certainement un socle commun à beaucoup de ces personnes. La fatigue. Mais cette fatigue, elle se mêle aussi à beaucoup de termes qu'on peut entendre comme la fatigabilité, l'intolérance à l'effort, l'essoufflement, l'asthémie. Ce sont des termes parfois galvaudés qui recouvrent un univers assez large, mais qui convergent vers un ressenti central. Les patients expriment littéralement un manque d'énergie. Pour bien visualiser cette fatigue spécifique, imaginez un téléphone portable avec une batterie défectueuse. Même après une nuit entière de charge, l'écran affiche 100% et pourtant, il s'éteint d'un coup, paf, dès qu'on ouvre une application un peu gourmande. Alors, décortiquons tout ça. Que se passe-t-il réellement à l'intérieur de cette batterie qui est l'énergie de notre corps ? En fait... Cette exploration va bien au-delà de la fatigue au sens habituel. On entre dans la mécanique cellulaire, dans les tissus, dans les cellules elles-mêmes et notamment, on va entrer dans les mitochondries qui sont nos centrales énergétiques. Ce n'est pas un simple coup de pompe ou un manque de sommeil ou une déprime. Cette fatigue, en réalité, certains travaux décrivent chez certains patients des anomalies mesurables du point de vue métabolique, microvasculaire et inflammatoire qui peuvent contribuer à un déficit de production et d'utilisation de l'énergie. Comprendre cette mécanique, c'est réaliser qu'on ne peut pas juste forcer la machine à redémarrer avec de la volonté. La biologie a en effet ses limites matérielles. Et c'est là qu'on arrive au cœur du problème. Parce qu'on ne parle pas de la bonne fatigue après un jogging ou une grosse journée de travail. Le point central du Covid long, c'est une partie des patients qui vont avoir une exacerbation des symptômes post-effort. On parle aussi de crash post-effort. J'ai le plaisir d'en parler dans un épisode dédié. Le lien est par ici, en haut de la vidéo. C'est en fait une détérioration disproportionnée après un effort qui, vu de l'extérieur, paraît minuscule. Ça va être prendre une douche, lire un texte sur un écran, monter quelques marches ou même avoir une discussion un peu animée. Derrière parfois, 24 heures plus tard ou 48 heures plus tard, le patient s'effondre. C'est une réalité clinique majeure. Et non. Ça n'est pas toujours un banal déconditionnement comme on l'entend souvent. Oui, certains patients ont aussi du déconditionnement, c'est logique quand on vit avec une fatigue invalidante, mais chez ceux qui ont un crash post-effort, l'idée simple du « tu bouges, tu iras mieux » peut devenir un piège. Parce que si le mécanisme énergético-métabolique est instable, appuyer sur l'accélérateur ne va pas réparer le moteur. Quelques mécanismes plausibles dont on va parler. Pour rappel, la recherche propose plusieurs pistes. Il y a une mauvaise utilisation de l'oxygène par les muscles, des atteintes microvasculaires et endothéliales, et très souvent cité, un dysfonctionnement mitochondrial. J'ai déjà abordé tous ces sujets-là dans les épisodes précédents que, encore une fois, vous pouvez retrouver dans le lien en haut de la vidéo. En quelque sorte, Le moteur tourne, mais il tourne à vide. Et dans certains cas, on a aussi décrit la persistance de matériel viral, des fragments, des résidus de virus, qui peuvent entretenir une irritation immunitaire ou inflammatoire. Tout le monde n'est évidemment pas concerné, mais c'est une hypothèse importante. Et c'est là que notre culture du « no pain, no gain » se heurte à une limite. Parce que dans ce contexte précis, prescrire du sport comme on le fait habituellement ou imposer une progression standardisée peut aggraver les symptômes chez les patients avec un réel crash post-effort. La comparaison est simple. Prescrire de l'exercice classique à un système métabolique défaillant, c'est comme appuyer lourdement sur l'accélérateur d'une voiture qui n'a plus d'essence et dont le moteur fume déjà. On ne va pas avancer plus vite, on va juste casser le moteur. Et c'est important d'être très clair. Les recommandations internationales insistent sur le fait que l'activité physique en post-Covid doit être conditionnée. par le profil du patient. Si une personne n'a pas d'exacerbation post-effort, un reconditionnement progressif et prudent peut être utile. Mais si elle a une PESE, pour un acronyme anglais Post-Exercisional Symptom Exacerbation, en français Exacerbation des Symptômes Post-Effort, alors on change complètement de stratégie. Dans ce cas, l'enjeu n'est pas de pousser, si d'éviter le crash et de stabiliser. En tant que professionnel de santé, le défi, c'est d'identifier qui souffre de cette intolérance massive à l'effort avant de proposer quoi que ce soit. Alors dans les faits, comment fait-on concrètement pour dépister cela sans mettre la personne en danger ? C'est évidemment une question primordiale. Et en fait, on a des outils de dépistage déclaratifs et structurés. Par exemple... celui de la famille des questionnaires de Paul, et notamment des versions centrées sur la PUSE, l'exacerbation des symptômes post-effort, que vous pouvez retrouver facilement sur Internet. L'idée, ça ne va pas être de faire un test d'effort maximal sur un vélo, ce qui est catastrophique chez certaines personnes. L'idée, c'est plutôt de poser quelques questions très ciblées sur le ressenti après les tâches mineures, comme est-ce qu'on ressent une lourdeur physique extrême ? Une confusion mentale, ce fameux brouillard cérébral, avec une aggravation globale dans les 24 à 48 heures qui suivent une activité banale. Donc, vous l'avez compris, c'est déclaratif, mais c'est souvent très précis. Et si le tableau évoque clairement un PESE, une exacerbation des symptômes post-effort, alors une règle d'or s'applique, on arrête les protocoles d'exercice standardisés, et on ne pousse plus la machine. Et c'est là que ça devient vraiment intéressant. Parce que face à cette nécessité de prudence, la médecine ne laisse pas les patients sans solution. Une méthode très précise s'impose, elle s'appelle le pacing. C'est notre première grande technique de gestion du Covid long que j'aborderai ici. Le pacing, dans la littérature, ce n'est pas rester couché et éviter la vie. C'est une stratégie structurée, souvent reliée à la théorie de... L'enveloppe énergétique. L'enveloppe énergétique, c'est un concept fondamental. C'est apprendre à fractionner ses activités, à prioriser de façon stricte et surtout à alterner activités et repos avant même de ressentir l'épuisement. Oui, avant d'être fatigué. C'est donc une gestion préventive. Il faut s'arrêter dès les tout premiers signaux d'alarme du corps et non pas quand on a fini la tâche. C'est assez contre-culturel, mais c'est souvent la condition pour ne pas se mettre dans le rouge. Et à ce titre, j'ai été particulièrement frappé par une étude clinique française réalisée à Angers chez 86 patients suivis environ sur une période de 10 mois. Parfois l'impression que ces méthodes comportementales sont douces et difficiles à quantifier, mais là on a des chiffres. Les résultats globaux montraient qu'environ un tiers de récupération qui est définie par un retour au travail était obtenu et environ un quart d'amélioration clinique globale. Et surtout, les patients qui avaient une forte adhésion au PACEY avec un score élevé d'engagement avaient un taux de récupération beaucoup plus élevé de l'ordre de 60% alors qu'à l'inverse ceux qui avaient une faible adhésion plafonnaient à environ 5%. La statistique la plus impressionnante de l'étude est donc dans l'analyse multivariée, à savoir que l'adhésion au pacing était associée à une augmentation massive des chances de récupération. Évidemment, ça ne veut pas dire que le pacing guérit tout le monde, mais ça montre à quel point, dans certains profils, la stratégie d'énergie peut changer réellement la trajectoire. Mais en pratique... Tenir le pacing au quotidien, c'est une discipline mentale immense. Ça demande de déconstruire tout son rapport à la productivité. S'arrêter de faire la vaisselle à la moitié parce que le rythme cardiaque monte un peu, diviser un simple appel téléphonique en trois sessions distinctes, planifier sa journée comme une série de micro-séquences, c'est extrêmement difficile psychologiquement, et ça demande un environnement aussi qui le permet. Mais si ça marche... C'est parce que la biologie derrière est logique. Tout se joue au niveau de la conversion de l'énergie. L'objectif du pacing, c'est d'éviter une bascule trop précoce vers des voies de secours énergétiques qui sont moins efficaces. En temps normal, La cellule utilise majoritairement des voies très rentables en énergie. Et quand elle est poussée dans ces retranchements, elle peut basculer vers une forme de production d'énergie rapide, mais peu rentable, en gros une roue de secours. Le problème, c'est que chez certains patients, cette bascule survient trop tôt. Résultat, accumulation de lactate, douleur musculaire et rendement énergétique effondré. Pour donner un ordre de grandeur, la glycolyse seule donne très peu d'ATP par glucose, alors que l'oxydation complète en donne beaucoup plus. On parle d'un facteur d'environ 15 à 16 fois plus. Parfois, selon les études, ça dépend des conventions. Donc, si on sort de l'enveloppe énergétique, non seulement on génère des signaux de détresse, mais en plus, on fonctionne avec un rendement énergétique dramatiquement réduit. On prend mieux pourquoi le crash est si brutal. Et puis, il y a un second mécanisme important. Quand la cellule est en détresse énergétique, elle peut envoyer des signaux d'alarme. Dans le Covid long, on suspecte que certains efforts peuvent agir comme un déclencheur d'exacerbations inflammatoires ou neuro-immunitaires. Le pacing, lui, cherche à court-circuiter cette cascade, à éviter de déclencher le signal, à éviter de déclencher l'incendie. Encore une fois, ça n'est pas magique, mais c'est une logique de stabilisation. Et là, on arrive à la deuxième partie. Le pacing, c'est économiser la batterie, mais est-ce qu'on peut aussi aider cette batterie ? Aider les mitochondries, aider le système à retrouver un peu de marge. Et c'est là que certaines sources évoquent une approche plus technologique qu'est la photobiomodulation, que l'on appelle aussi PBM. Alors, vous allez me dire, la PBM, c'est quoi ? La PBM, c'est l'utilisation clinique de la lumière, mais pas n'importe quelle lumière. On parle de LED ou de laser de faible intensité avec des paramètres précis. En pratique, on utilise des longueurs d'onde dans le rouge et le proche infrarouge, donc dans une fenêtre où la lumière interagit différemment avec les tissus. Et là, la question arrive. Comment de la lumière pourrait traverser la peau et avoir un effet sur l'organisme ? Ça paraît presque irréel. Pour imager tout ça, c'est un peu comme si on envoyait un signal énergétique aux cellules. Mais je vais quand même nuancer immédiatement. La pénétration de cette lumière dépend énormément de la longueur d'onde, de la puissance, de l'épaisseur des tissus et... la dose, elle chute avec la profondeur. Donc, l'image de panneau solaire, elle est utile pour comprendre l'idée, pour redonner de l'énergie à la cellule à partir de la lumière. Mais en vrai, le corps n'est pas une vitre transparente. Ce qui est établi, c'est que la lumière rouge et proche infrarouge fait partie d'une fenêtre optique où la pénétration est meilleure que d'autres couleurs. Mais meilleure ne veut pas dire illimitée. Sur le plan biologique, l'hypothèse la plus souvent décrite, c'est l'interaction avec des chromophores cellulaires, notamment au niveau mitochondrial. Un chromophore cellulaire, c'est en fait une molécule qui est présente dans nos cellules et qui va absorber certaines longueurs d'onde de la lumière et qui transforme cette énergie lumineuse en un effet biologique. C'est pour cela qu'on appelle photo pour photon, bio pour le tissu, le vivant, la biologie et modulation pour... modifier des comportements cellulaires. On parle souvent de la cytochrome c-poxidase, de la production d'ATP, de la modulation de l'oxyde nitrique et des faits en chaîne sur l'inflammation. Cette piste de traitement, elle est passionnante et je pense que j'aurai le plaisir de vous faire un épisode dédié tellement les mécanismes en jeu sont intéressants. Mais, et c'est important, la littérature discute encore les mécanismes exacts. Il y a de la biologie très plausible évidemment, mais il y a aussi un débat scientifique encore actif et certains le remettent en cause. Par contre, on va passer à l'étape pratique. Comment est-ce qu'on applique cette lumière ? Alors, il existe plusieurs modalités décrites dans la littérature. Une approche non invasive consiste à appliquer des panneaux de LED ou des sources lumineuses sur la peau sur des zones Par exemple... La zone thoracique, certains protocoles ont exploré l'idée d'une application transcutanée dans des contextes respiratoires. Et il existe aussi des approches plus invasives et moins courantes, comme l'irradiation intraveineuse du sang, parfois appelée ILIB, où on va introduire une fibre optique dans une veine pour exposer le sang circulant à une lumière contrôlée. Évidemment, tout cela est du domaine de la recherche. C'est donc une approche marginale encore, elle n'a pas la place d'un standard aujourd'hui, mais elle est très intéressante, elle fait l'objet de travaux exploratoires. C'était donc important de le souligner. Que montrent maintenant les études ? Dans le Covid aigu, on trouve des études pilotes et des essais de petite taille qui suggèrent des effets sur certains marqueurs inflammatoires et parfois sur des paramètres cliniques liés à la PBM. Dans le post-Covid et le Covid long, les données sont encore plus préliminaires. On a surtout des signaux sur des symptômes ciblés, comme le brouillard cérébral, notamment dans de petits effectifs. C'est donc une piste très encourageante, ça n'est évidemment pas une conclusion définitive. Et encore une fois, ce point est crucial. La PBM est prometteuse, elle est évidemment étudiée, elle est parfois impressionnante, mais elle n'est pas encore une réponse consensuelle et validée pour la plupart des patients atteints de Covid-19. Ce qui rend tout cela captivant, c'est l'idée d'une modulation de certains circuits inflammatoires. Plutôt que de couper globalement le système immunitaire, L'objectif, ce serait plutôt de rééquilibrer certains messages chimiques et certains médiateurs. Des travaux rapportent des variations de cytokines dans des essais pilotes et dans certains contextes. Mais encore une fois, on reste prudent. D'un laboratoire à l'autre, d'un protocole à l'autre, les paramètres changent. Il faut de l'homogénéité dans cette technique et l'interprétation doit donc rester solide. Alors, une question pratique se pose. Est-ce qu'un patient peut combiner pacing et PBM ? Sur le papier, oui, et ça serait même complémentaire. Le pacing protège le quotidien, il évite les crashes, et la PBM viserait, elle, à agir comme un soutien biologique potentiel, une sorte de coup de pouce progressif, avec des protocoles qui restent à définir, à standardiser et à évaluer. L'un protégerait les fondations, alors que l'autre essaierait d'aider à reconstruire. Si on prend du recul, le Covid-Long, il nous oblige à repenser notre vision de la médecine et notre rapport à l'énergie humaine. D'un côté, le pacing qui enseigne une sagesse métabolique presque absolue, à savoir écouter la limite de ses cellules, respecter le seuil et éviter l'emballement. Et de l'autre, la photobiomodulation, une technologie lumineuse qui propose une voie potentielle pour stimuler certains mécanismes. de réparation et de régulation, avec un niveau de preuve, un corps en construction. Cette analyse montre comment ces deux techniques, l'une basée sur la gestion autonome, l'autre sur une innovation technologique, convergent vers un même impératif. Protéger et restaurer la bioénergétique. La maladie souligne que notre énergie n'est pas inépuisable et que le forçage perpétuel, même soutenu par la volonté, peut avoir des conséquences biologiques profondes si on ignore les signaux d'alarme. Et d'ailleurs, même pour les personnes en parfaite santé, ces informations changent la façon dont on peut percevoir la gestion de l'énergie. Comprendre le rôle central de nos mitochondries et la notion de seuil énergétique, c'est en fait une leçon qui déborde largement du cadre du Covid long. On évolue en fait dans une société surmenée qui valorise le dépassement permanent Et ce que la science nous montre de plus en plus, c'est que la limite, elle n'est pas seulement psychologique, elle est aussi biologique. Et elle se situe au cœur de la cellule. Ça ouvre évidemment des questions plus vastes et vertigineuses. Si une crise virale a pu forcer la communauté médicale à regarder de si près la bioénergétique, si elle a accéléré l'intérêt clinique pour des stratégies de préservation de l'énergie, Et pour certaines technologies comme la PBM, alors est-ce que ces approches pourraient devenir demain une partie de la clé de voûte de la médecine du futur ? Pour ralentir l'épuisement chronique, pour mieux comprendre le burn-out sociétal, ou même un jour, influencer certaines trajectoires de vieillissement cellulaire. La question est évidemment immense, mais elle est posée et elle méritera elle seule un épisode entier. Voilà. C'est la fin de ce nouvel épisode. Merci à toutes et à tous d'avoir écouté en plein cœur. Vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre et je tiens chaleureusement à vous remercier pour votre soutien. Dans le prochain épisode et dans la continuité de l'épisode de réentraînement à l'effort, j'aurai le plaisir de recevoir pour un entretien exclusif un ami, Aziz Selouane, qui est coach sportif. Son parcours est passionnant et notre échange va bien au-delà du simple faire du sport pour aller mieux. On parlera de sport, évidemment, de vie, de coaching, de régularité, de sens et surtout de ce que l'activité physique peut réellement apporter sur le corps. comme dans la tête, et parfois, là, on ne l'attend pas. C'est un épisode très concret, humain et inspirant, qui risque de changer votre regard sur l'activité physique au quotidien. D'ici là, je vous souhaite une bonne semaine, prenez soin de votre cœur, à très bientôt.