- Speaker #0
Enquête d'accord, l'art de communiquer est étranger. Vous vous demandez peut-être comment mieux vous réaliser, mieux vous faire entendre et voir, comment concrétiser vos projets et vos rêves. Tout commence par sa propre histoire. Connais-tu la tienne ? As-tu envie de l'écrire, la projeter plus grand, plus loin ? Steve's Anc Puno m'ouvre les portes de l'Académie des Visibles. Excellente écoute ! Steve's Anc Puno Bonjour.
- Speaker #1
Salut, Imane, ça va ?
- Speaker #0
J'ai envie de dire merci de m'accueillir, mais en même temps, on est dans Enquête d'accord, ça ne se voit pas.
- Speaker #1
Exactement, avec plaisir.
- Speaker #0
Mais tu as eu l'énorme gentillesse de m'inviter chez toi.
- Speaker #1
Un plaisir.
- Speaker #0
Voilà, il est partagé. L'idée, c'est de faire entrer le podcast Visible dans le podcast Enquête d'accord. Aujourd'hui, j'ai un entrepreneur, un auteur, un chef d'orchestre d'académie. et une anesthésiste libérale, podcasteuse, qui se retrouve pour papoter.
- Speaker #1
Écoute, merci à toi pour ton invitation. J'ai hâte de commencer et d'échanger avec toi. Oui, et d'échanger. Ça va être chouette, sûrement.
- Speaker #0
Sûrement, parce que moi, ce qui m'a retenue, c'est le titre de ton livre, « Deviens visible » . Donc, je t'ai connue à travers les réseaux sociaux. Je t'ai écoutée parler, ça m'a impressionnée. Et du coup, ça m'a rendue très curieuse de ce livre. Je vais dire le nom « Deviens visible » . Et il y a le sous-titre, c'est... comment utiliser le storytelling pour faire décoller ton business. Il est à priori question de business, mais moi, quand je l'ai lu, j'ai eu une petite interprétation que j'ai envie de te livrer, comme un pressentiment. J'aime bien écrire, donc j'ai écrit, j'ai mis des notes. Mon pressentiment, Steve, c'est que dans un monde saturé d'informations, de messages, de courtes vidéos, de posts, le risque est celui du monopole. Par ceux qui ont le langage, qui ont le code des réseaux, on en parlait en off, Il y a l'émotionnel, le spectaculaire. Il y a cette histoire de follower. C'est un mot qui m'interroge un petit peu parce que j'ai l'impression que quand on est follower, on abandonne l'action de penser à celui qu'on va suivre. Et donc, on va se débarrasser de sa faculté de penser. Et pour exister, il faut à la limite effacer sa singularité pour se conformer et ressembler à ce qui fonctionne, comme par exemple les réseaux. Et moi, mon pressentiment que j'ai envie de... de te livrer aujourd'hui, c'est que pour faire société, toutes les voix comptent. Surtout quand elles sont singulières et quand elles sont différentes et personnelles. C'est comme ça que je le pressens, du moins. Et si on se mettait à tous nous ressembler, on donnerait le même produit. Ce n'est pas du tout intéressant, mais si nous cultivons chacun sa singularité, son petit trait personnel, son trait de caractère, et que nous apprenons en plus à le partager, parce que ça, c'est ce que tu dis. C'est-à-dire, oser être, oser dire, oser faire. Là seulement, pour moi, on fait société. Quand j'ai lu ton livre, moi ce que j'en ai retenu, c'est que le fait d'être visible, c'est quasiment un devoir citoyen. C'est comme ça que je le ressens. C'est-à-dire interroger son identité, arrêter d'être un follower, s'interroger sur son essence, sur ses valeurs, pas pour les imposer dans un esprit de compétition, mais plutôt pour... partager les différentes intelligences. Et c'est aussi une façon d'exercer son alignement, ce qui permet de vérifier ses intentions. Et grâce à ton livre, j'ai vraiment osé me poser les bonnes questions pour bien vérifier mes intentions, notamment avec le podcast, parce qu'au bout du compte, on est censé livrer une promesse, c'est-à-dire un client, par un produit, un service. Et toi, Steve ? Merci. Tout cet exercice-là, ton truc à toi, c'est le storytelling. Si j'associe ton nom, parce que c'est comme ça que tu apprends quand même dans ton livre, c'est d'associer ton nom à quelque chose. Et Steve's Onkpunu égale storytelling. On est d'accord.
- Speaker #1
Très bien, très bien associé. J'ai fait le job aussi, je pense.
- Speaker #0
Exactement, tu as fait le job et j'ai lu attentivement ce que tu disais. Donc, c'est le cœur de ton engagement. C'est vraiment... ce à quoi tu voudrais t'engager et puis entraîner et accompagner des gens, et notamment moi aujourd'hui. Donc, merci pour ça.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
La première question que j'ai envie de te poser, Steve, c'est la qualité de ce qu'on fait, de ce qu'on est, de ce qu'on propose ne suffit pas. Il faut apprendre à créer le désir. Est-ce que c'est la première chose, c'est le premier constat qui t'est venu en créant l'Académie ?
- Speaker #1
Merci pour la question. C'est une très bonne question. C'est un mélange des deux, mais oui, je pense que malheureusement… Alors, moi, je n'ai pas fait ça pour l'académie, mais je pense que malheureusement, c'est que les gens achètent plus l'enveloppe que l'intérieur. Et plus tu marketes, plus tu donnes envie, plus tu crées une sensation, un désir, plus tu vends. Je n'ai jamais autant vendu que quand je mettais les retours de mes clients dans l'académie. Donc, dès que j'ai envie de faire des ventes, tous les jours, on a un mur, on est sur une plateforme, et il y a plein d'éléments. Donc en fait, il y a des gens qui découvrent des vidéos, des exercices et qui mettent l'air autour. On en a des milliers, mais je ne le mets pas d'habitude. Et en fait, je vois des concurrents qui le mettent souvent, qui tous les jours, tous les jours, tous les jours le mettent un peu. C'est ce que j'ai eu le genre de faire, c'est coordonner sur les mers de chaussée. Et c'est vrai que quand je le mets systématiquement, j'ai des prises de rendez-vous pour pouvoir rentrer dans l'académie. Et au début, quand j'ai lancé l'académie, j'ai voulu créer une expérience. Je ne vais pas dire de quelle marque je me suis inspiré, mais je me suis inspiré d'une marque dans le luxe. Et j'ai utilisé les mêmes codes que cette marque-là pour pouvoir lancer l'académie. Et ça a bien marché parce que tout de suite, on a été rapidement sold out alors que j'étais en train de débuter dans ce domaine qui est l'infopreneuriat. Je ne me considère pas comme étant infopreneur parce que j'utilise des codes de l'infopreneuriat, j'utilise des codes dans le luxe, j'utilise des codes dans l'e-commerce et j'utilise des codes dans l'entrepreneur de façon générale. Donc, je ne sais pas comment ça s'appelle. Mais oui, clairement.
- Speaker #0
malheureusement dans ce monde c'est pas les plus compétents qui vont réussir les personnes qui savent se vendre alors est-ce qu'on peut ne pas avoir de qualité et juste avec l'emballage savoir vendre tu connais toi des exemples comme ça ? est-ce qu'il faut associer les deux ?
- Speaker #1
la meilleure des choses c'est d'associer les deux mais on ne peut ne pas avoir de qualité je ne citerai pas je connais pas mal de personnes qui n'ont pas ces qualités là mais qui sont bien entourées c'est à dire qu'en fait c'est pas elles qui délivrent, elles ont des équipes derrière qui vont délivrer la qualité et elles sont l'image de leur entreprise et donc du coup il y a ce côté glamour ce côté marketing ce côté intéressant qui font que les gens vont acheter leurs produits. Mais par exemple quand j'ai lancé ma marque de vêtements je ne sais pas à Made in France, j'étais dans les ateliers de Chanel, j'avais les meilleurs produits du monde, alors c'était plus cher bien entendu parce que forcément il fallait marger, il fallait mais... gagner sa vie. Donc, la qualité, elle était beaucoup plus forte. Et ça ne se vendait pas. Et le même sac que j'ai créé, c'était le Sidicat en hommage à ma mère, ce même sac, j'étais en Bulgarie, j'ai utilisé les mêmes outils et j'ai fait... Ça coûtait moins cher, la qualité était moindre, forcément. On l'a vendu comme des petits pains. Donc, ce n'était pas une question de qualité. Alors, ce qui a changé entre les deux, c'est que dans la communication, vu que j'avais les moyens de pouvoir Les moyens que je retrouvais pour l'autre marque, la première pièce était plus chère. Donc, j'ai mis les moyens pour axer sur la communication sur le deuxième modèle qui était moins cher. Et clairement, le marketing, la communication, le storytelling, l'histoire que tu racontes tout autour, ça aide. Pour moi, le meilleur des combos, c'est les deux. Mais tu peux vendre, et c'est pour ça que je fais des sélections dans l'académie, tu peux vendre tout à n'importe qui si tu ne maîtrises que le premier côté où il n'y a pas la qualité. et t'as des secrets, les codes pour le faire vendre.
- Speaker #0
C'est un peu décevant, au fait. C'est un peu décevant, mais en même temps, je me dis que si c'est comme ça, il faut encore plus se battre quand on a une idée, quand on a quelque chose de qualitatif. Pour avoir sa place, ça devient même un devoir, au fait.
- Speaker #1
Mais clairement.
- Speaker #0
C'est pour ne pas laisser la place à du vide de s'installer à ta place.
- Speaker #1
Exactement. Moi, c'est mon combat. Moi, mon combat, c'est de ne... Enfin, tu parlais d'association de monde. Moi, si tu associes un autre mot, c'est injustice. Moi, je combats l'injustice. Pour moi, ce n'est pas normal de laisser d'autres personnes prendre ta place. Et en fait, on est dans... Là, je parle de business, mais ça vaut dans la vie aussi. En fait, on est dans un monde où il y a plein de gens qui vont prendre ta place. À chaque fois, je dis que chaque jour, quelqu'un ne montre pas son produit, ne crée pas un release, ne montre pas son expertise. C'est un jour où il donne la possibilité à un concurrent moins performant que lui d'aller lui prendre des parts de marché. Et c'est ce que j'ai eu quand j'étais salarié. J'avais ma N plus 1, je faisais tous les rapports, tout était bien, tout était parfait. Elle ne savait pas, elle envoyait les rapports qu'elle me demandait de faire. En fait, avant que les viennes, j'étais dans le groupe corporate. Elle envoyait au corporate et signait de son nom, mais c'était mot pour mot ce que moi, j'avais fait. Donc, elle prenait ma place. Et pour moi, en fait, il ne faut pas laisser personne prendre sa place. C'est un devoir de ne laisser personne prendre leur place.
- Speaker #0
Oui. Tu vois, Steve, je n'étais pas sensible à ce sentiment d'injustice. Peut-être que je ne l'ai pas suffisamment eu dans mes tripes. où je n'en ai pas fait probablement une philosophie où ce n'était peut-être pas celle-là mon énergie. Mais en tout cas, vu de cette façon-là, c'est pour moi nouveau. Et effectivement, ça consolide encore plus l'importance de prendre sa place et d'apprendre à être visible. Quand tu parlais des différentes marques, je pensais tout de suite à un passage de ton livre où tu expliquais... que le choix est complètement inconscient et qu'il y avait une différence entre persuader et convaincre. C'est comme si convaincre passait par des arguments, un débat, comme ce qu'on fait dans la démocratie, et persuader, c'était un acte qui était complètement inconscient, qui court-circuitait notre raisonnement et qui allait directement dans notre inconscient, en choisissant le savoir. Et tu expliques plein de processus, notamment celui de l'identification.
- Speaker #1
Là, tu vas te parler de deux choses hyper intéressantes. Il y a le persuasion et le convaincre. Après, mon service part dans tous les sens. Je ne suis pas mieux. N'hésite pas à me redire pour le deuxième. La première chose, c'est déjà quand tu vas dans une marque de luxe, et c'est Cézanne qui a fait ça. Ils ont utilisé les codes de marque de luxe au début. Quand Cézanne, ils ont commencé, ils n'avaient personne. Donc, en fait, ils ont demandé à ce que leurs copains fassent la queue à l'entrée. avec un vigile ou un videur, je ne sais plus, quelqu'un qui était devant de la sécurité, qui ouvrait, qui laissait rentrer les gens. Et donc, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont joué sur le biais de la curiosité. On attend pour découvrir quelque chose. Pourquoi les gens attendent ? Et en fait, dans le process marketing, tu as un phénomène qui marche bien, c'est le phénomène d'appartenance. Donc, tu en as quatre, mais il y a l'appartenance. Donc, du coup, l'appartenance, c'est qu'il y a des gens qui attendent pour faire la queue. Moi, je suis curieux, je vais attendre aussi pour pouvoir faire la queue. Et en fait, t'as attendu pendant une heure pour découvrir quelque chose, forcément, tu vas vouloir acheter une petite chose parce que t'as l'impression d'avoir perdu ton temps. Ou en fait, t'as les autres aussi qui viennent, qui disent, « Mass, j'ai attendu, je vais me dépêcher d'acheter. » Et donc, le fait de voir, on a attendu, on achète, dans ton inconscient, t'as souci, j'ai attendu, je vais acheter. Et c'est ces codes-là qu'on utilise parfaitement dans le luxe. Quand, Vuitton, ils font faire des... J'ai cité une marque, mais c'est OK. Quand il y a des files d'attente pour pouvoir rentrer, en fait, ils ont déjà... Ils sont déjà dans un processus de persuasion où tu attends pour découvrir notre produit. Donc, notre produit est beaucoup plus important que toi. Et donc, tu pars déjà dans un sentiment d'affairé en disant « Ok, je me suis dépêché, je vais regarder. » Et après, il y a tout le storytelling, il y a toute la narrative qui arrive derrière, qui font que les gens vont te parler du produit, mais à aucun moment ils ne vont te vendre le produit. Ils vont t'expliquer comment le produit est beau, comment le produit va changer ta vie. C'est comme Red Bull, en fait. Red Bull, c'est lundi l'une des marques sur les réseaux sociaux tu regardes sur Red Bull il y a tout mais jamais une canette le produit il est dégueulasse il est pas bon enfin bref désolé Red Bull mais c'est le cas mais ils vont jamais mettre une canette ils vont mettre l'extrême ils vendent en mouvement donc en fait c'est pareil dans la vente en fait ils vont te persuader que en prenant Red Bull en fait en prenant Red Bull en fait tu vas avoir de l'énergie tu vas faire des sports extrêmes tu vas faire des combats des battles tu vas gagner et pareil dans les marques de luxe ou quoi en fait Merci. En rentrant chez eux, en fait, tu es exclusif, tu es une personne bien et il faut que tu prennes le produit qui va faire que c'est la finalité pour laquelle tu es une personne bien.
- Speaker #0
Ok. Donc, tous ces mécanismes-là, tu vas les utiliser et tu vas les proposer à des jeunes entrepreneurs qui n'ont pas encore les codes de la visibilité, du marketing, de l'emballage pour se mettre en avant. Donc, tous ces systèmes-là, tu vas les mettre. au profit d'une histoire, d'un récit. Et donc, tout le livre va tourner autour du storytelling et comment, si moi, je n'y connais rien, c'est le cas, je peux mettre en avant un produit, un service ou quelque chose que je veux installer. Et puis, pourquoi ? Tout commence par une question essentielle. Se regarder en face et se poser les questions sur soi, parce qu'il faut que ce soit aligné de soi. vers un client ou vers la personne qu'on veut atteindre. J'ai pris l'exemple du podcast, c'est simple. Moi, j'estime que je fournis un effort colossal, mais en tout cas avec grand plaisir, mais qui me passionne, mais qui me prend beaucoup de temps. Exactement. Et je le fais avec bonheur, mais j'aurais tellement apprécié diffuser encore plus, l'asseoir un petit peu de façon plus pérenne. pouvoir le monétiser éventuellement pour pouvoir l'agrandir encore et partager mon énergie avec d'autres personnes qui pourraient m'accompagner dans cette aventure. Et donc, du coup, ça m'interpellait. Je me disais, peut-être ce n'est pas du business, mais c'est comme si on peut aussi l'utiliser dans sa vraie vie, se poser les questions de ce qu'on veut et tout ça. Et tu parles de plusieurs thèmes. Tu parles de cette histoire fondatrice. d'abord savoir pourquoi on fait les choses. Oui,
- Speaker #1
et c'est pour ça que devient visible ce livre-là. En fait, je sais marquer business, mais en fait, dans ta vie, ta vie, c'est ton business aussi.
- Speaker #0
Exact.
- Speaker #1
Donc, ça fonctionne aussi bien pour n'importe qui, en fait. L'histoire fondatrice est hyper importante. On est dans une société où on est broyé au quotidien. On se lève, enfin, je vais parler d'un parent, ma cible, parent de 40 ans et plus. On se lève le matin, on va déposer les enfants. Moi, j'ai de la chance aujourd'hui, il y a plein de choses que je n'ai pas. Mais quand j'écoute mes prospects, j'écoute les gens, ils vont se lever le matin, ils vont réveiller leurs enfants, ils vont préparer le petit déjeuner. Ils n'ont pas le temps de passer un petit déjeuner ensemble parce qu'il faut se dépêcher. Ils vont les emmener à l'école très tôt. Ils doivent courir dans les bouchons, je ne sais plus quoi, dans le métro pour pouvoir aller au travail. Dans la journée, ils sont avec des collègues qu'ils n'aiment pas. Ils ont envie de passer du temps avec leurs parents, avec leurs enfants, mais ils ne le font pas. Ils sont frustrés. À midi, en fait, on leur donne... Ce n'est pas méchant, ce que je dis. J'étais dans cette ville avant. On leur donne un ticket restaurant de 8, 16 euros. Donc, ils n'ont pas le temps de manger quelque chose qui leur ferait plaisir. Ils n'ont pas le temps aussi d'aller prendre du temps au restaurant ou quoi parce que ça va trop vite. Et en fait, à la fin de la journée, ils doivent se dépêcher pour aller chercher leurs enfants parce que s'ils ne vont pas chercher plus tôt... En tout cas, là, il faut... Où il y a la journée d'abri qui va arriver ? Oui, parce qu'en fait, en France, malheureusement, quand tu te dépasses, on va déposer ton enfant à la police, tu vas te chercher là-bas, donc tu vas avoir un mauvais parent, on va te retirer ton enfant, ou alors les autres de l'école vont dire, ok, c'est pas des bons parents, ils ont le stress, ils vont faire des courses, ils vont faire à manger, bref, il y a tout ça. Et à la fin, en fait, il est 22h, le temps qu'ils aient couché les enfants, et ils se disent, on va se détendre, on va se détendre, en fait, ces parents vont réfléchir en disant, ok, qu'est-ce que j'ai envie de faire dans ma vie, aujourd'hui j'ai 40 ans, aujourd'hui j'ai 30 ans, aujourd'hui j'ai 50 ans, est-ce que je suis aligné dans ma vie ? Non, en fait, il y a le truc de l'attention. Ils vont être sur leur téléphone, ils vont scroller, regarder ce qui s'est passé sur les réseaux sociaux, de tel ou tel qu'ils suivent. Ou alors, en fait, ils vont regarder Netflix. J'attends Netflix. Si vous voulez me sponsoriser Netflix, n'hésitez pas. Ils vont regarder Netflix. Et donc, en fait, ils sont dans le monde totalement où ils n'ont pas réfléchi. Et c'est pour ça que je parle de ça. C'est qu'en fait, nous, dans l'académie, ce qu'on propose, c'est que tu vas te poser en disant « Ok, est-ce que je suis heureux aujourd'hui dans ce que je fais ? » Moi, tous les... C'est horrible, hein ? Mais moi... Tous les matins, je me demande est-ce que je suis heureux dans ce que je fais ? Est-ce que j'adore être avec mes enfants ? Est-ce que j'adore être avec ma femme ? Est-ce que j'adore mon travail ? Est-ce qu'avec mes collaborateurs, j'adore travailler avec eux ? Je suis la personne, je suis très très très sympa, je suis la personne qui vire le plus rapidement possible les gens de ma vie. C'est-à-dire que je peux t'adorer du jour au lendemain, tu switches de ma vie, je n'ai pas de problème avec ça parce que je n'ai qu'une vie et donc ça se fait aussi bien professionnellement que personnellement. Si je ne suis pas amie avec ça, tu n'es pas dans ma vie en fait. Et pour moi, l'histoire fondatrice, elle est importante dans le sens où, OK, pourquoi je fais ce que je fais ? Moi, depuis que j'étais tout petit, j'adorais raconter des histoires. Alors, oui et non. J'écoutais des histoires parce que je suis issu d'une famille de neuf enfants. C'est le dernier. Famille bien africaine où tu es le dernier, tu te tais et tu écoutes les aînés. Donc, j'ai passé mon temps à écouter les aînés. J'ai passé le temps à écouter des histoires. Et mes parents nous disaient toujours, les échecs de vos grands frères, c'est vos échecs à vous. Il ne faut pas que vous reproduisez ça. les succès de vos grands frères et grandes sœurs c'est vos succès à vous, il faut que vous en espérez pour pouvoir faire mieux et donc à chaque fois en fait on racontait des histoires on était là et moi mon histoire fondatrice était l'histoire et pareil, tous les gens que je connais, que j'ai accompagnés en tout cas on commence toujours par ok, pourquoi tu fais ce que tu veux c'est pas le pourquoi je fais ça parce qu'il faut que je gagne ma vie c'est le pourquoi je fais parce que je suis passionné par ça et moi quand je vais recruter quelqu'un dans mon entreprise je recrute Merci. C'est pas forcément le talent que je vais regarder. Je vais regarder pourquoi la personne a fait ça. Est-ce qu'elle fait ça comme ça ? Ou est-ce qu'elle est vraiment passionnée ? Elle est débrouillarde ? Elle a envie d'apprendre ? Elle a envie d'avancer ? Elle a envie d'exceller dans ce domaine-là ? Moi, c'est des choses qui m'intéressent. La curiosité ? Exactement, la curiosité et son histoire.
- Speaker #0
Donc, juste pour que tout le monde soit au clair, l'histoire fondatrice, c'est la raison pour laquelle ton projet est là. C'est-à-dire, tu as une entreprise, pourquoi celle-là et pourquoi pas une autre ? Il faut que tu sois capable de répondre à cette question parce qu'il faut que ça ait un sens pour qu'on comprenne tes intentions. Il y a un truc que tu dis dans le livre que je vais te lire, qui est super intéressant. Tu dis, il y a les fausses histoires, celles qui sont vides, au fait. On se base sur ce qu'on sait faire de notre ancien job. On se lance pour essayer de monétiser cette compétence. Et on passe de salarié frustré à entrepreneur frustré. Parce que la bonne question n'a pas été posée.
- Speaker #1
Totalement. C'est génial. Dans l'académie visible, il y a des gens qui viennent et qui disent « J'ai été expert comptable, je veux être consultant dans les chiffres. » Pourquoi ? Parce que j'en ai marre d'avoir un patron. D'accord, mais tu joues le même métier, tu t'es questionné sur le métier ? Non, j'ai su faire ça. Et en fait, si tu ne te questionnes pas ce que tu aimes ou pas, tu n'avanceras pas et c'est exactement ça. Sachant que, je ne vais pas se mentir, être entrepreneur, c'est dur. C'est l'un des métiers les plus durs au monde. J'ai beau vendre et parler de ce métier-là, tout le monde ne peut pas l'être. C'est très compliqué. Tu es ton propre patron, tu te payes en dernier, tu prends tous les risques. Alors, quand ça marche, c'est génial. Mais quand ça ne marche pas, tu portes tout sur le dos, tu dois garder pour toi, tu ne dois pas dire à tes collaborateurs, tu ne dis pas à tes employés, tu ne dis pas à ta famille. C'est beaucoup de stress, en fait. C'est beaucoup d'heures aussi à travailler. On a eu un projet en se disant, OK, le projet, ça ne va peut-être pas marcher. Mais tu as cette folie où tu crois que ça va marcher. Et donc, c'est important de se dire, qu'est-ce que j'aime vraiment ? Quelle est mon histoire ? Et dans quoi je pourrais le faire sans m'arrêter ? Moi, hier, j'ai travaillé jusqu'à 2h du matin. Parce que j'aime ça. Parce que vraiment, je suis passionné par ça. Mais il faut aimer, en fait.
- Speaker #0
C'est ça. Au fait, on ne compte pas. On ne compte pas. On le fait parce que c'est essentiel. Et d'ailleurs, à un moment donné, tu dis, on est un bon leader quand on est sûr, quand c'est OK si on n'est pas suivi. Ça veut dire, au fait, tu ne le fais pas pour que quelqu'un te suive, mais parce que, au fait, de toute façon, tu le ferais.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Il n'y a pas de choix. Tu le ferais parce que c'est vital, presque.
- Speaker #1
Exactement, c'est clair.
- Speaker #0
Alors, la deuxième étape, une fois qu'on a vraiment précisé quelle est l'histoire fondatrice, il faut se comprendre soi-même parce qu'il y a un alignement à avoir entre soi et le client au bout. Il faut qu'il y ait une ligne claire, au fait. L'idée, c'est d'arriver de soi à quelqu'un d'autre. Et donc, pour ça, il faut avoir un récit identitaire. Ce n'était pas si évident pour moi de comprendre. Parce qu'on a l'impression qu'on a juste besoin de raconter une histoire sur soi, de raconter sa life. Mais au fait, pas du tout.
- Speaker #1
Non, mais après, ça s'apprend.
- Speaker #0
Apprends-nous, Steve. Comment on doit faire ?
- Speaker #1
Pour ça, il faut rentrer dans l'académie. C'est la secret sauce de l'académie.
- Speaker #0
Ou lire le livre. Parce que tu dis beaucoup de choses. Moi, j'ai lu le livre, j'ai beaucoup appris.
- Speaker #1
Honnêtement, rien que le livre, je donne énormément. Complètement. En fait, c'est le récit identitaire. J'ai développé une méthode qui est brevetée qui s'appelle la méthode Pixel. Et en fait, la méthode Pixel, c'est qui permet de connaître ton récit identitaire. La plupart des gens vont dire qu'ils ont eu un burn-out et du coup, ils se sont lancés dans l'entrepreneuriat. Ou alors que leur patron est un con et qu'ils se sont lancés dans l'entrepreneuriat. Ou que maladie ou un deuil qui font fait qu'ils se sont lancés dans l'entrepreneuriat. Bref, c'est au bout de quelque chose. Merci. tu prends une décision. Et en fait, le récit identitaire, ce n'est pas ça. Le récit identitaire, c'est qu'il y a 12 éléments dans ta vie qui font qu'à un moment, tu es obligé de prendre cette décision-là. Et dans ces 12 éléments, il y en a un qui est très important, qui est ton histoire, qui est ton... qui est l'histoire fondatrice qui va faire que les gens vont te suivre. Donc moi, j'en ai énormément et dans mes 12 histoires, c'est on ne va pas mettre le noir à la tête de l'Europe. C'était l'histoire fondatrice qui a fait que les gens Et en fait, à un moment, je me suis oublié. J'ai arrêté de parler. Parce que forcément, il y a plein de choses qui se passent dans ta vie. Et tu continues à parler d'autres choses. Et je me suis oublié. Et j'ai commencé à parler d'autres choses. Et j'ai vu que j'avais moins d'engagement. Et quand je suis retourné à mon histoire fondatrice, c'est OK, on ne va pas mettre Noa à tête de l'Europe, qui a fait que j'ai lancé cette entreprise, qui a fait que j'ai lancé ce business, qui a fait que j'accompagne les personnes. Les gens ont commencé à me suivre. Et c'est pour ça, quand tu vas sur des pages Instagram, YouTube, bref, des réseaux sociaux, tu as des gens qui vont te marteler la même histoire tout le temps. Tout le temps. Tout le temps. C'est ça qu'il faut faire ? C'est ça, c'est ton histoire fondatrice.
- Speaker #0
Alors Steve, tu es d'accord avec moi que la vie est pleine de pixels, pleine de bifurcations, c'est-à-dire qu'il n'y en a pas une qui nous a fondés. Il y en a eu dans ta vie plein qui en fait, parce que la vie, c'est une succession de choix. À des moments, tu te retrouves à des carrefours et tu prends celui-là plutôt qu'un autre. Et ça te marque, parce qu'au fait, tu dis, je l'ai fait parce qu'il y a eu, et tu décris les mécanismes. Tu décris la révélation quand tu prends conscience d'un truc de façon où tu ne t'y attends pas. Un moment d'élévation, tu me l'expliqueras, mais c'est le moment où tu t'es surpassé, où tu as transformé un obstacle, par exemple. Tu as des moments où tu étais en connexion absolue parce que tu l'as fait parce que tu étais avec quelqu'un et il y a eu une émulation. Et le dernier, donc la connexion, la révélation, l'émulation, oui, le moment de fierté. C'est quand tu es fier de faire un truc.
- Speaker #1
De ce que tu as accompli exactement.
- Speaker #0
Mais comment en choisir un ? Parce qu'on a forcément dans sa vie, surtout à mon âge…
- Speaker #1
Ça va, t'es jeune, Imane.
- Speaker #0
Oui, j'ai eu quand même quasiment tous les quatre.
- Speaker #1
Exactement,
- Speaker #0
oui. Comment ? Est-ce qu'on choisit celui qui va servir l'histoire fondatrice de ton projet ? C'est ça ? Il faut qu'il y ait la connexion entre ce récit identitaire et celle qui connecte à l'histoire fondatrice ?
- Speaker #1
C'est le marché qui choisit.
- Speaker #0
Alors, explique-moi.
- Speaker #1
C'est le marché qui choisit parce que toi, tu as chaque élément qui est important pour toi. Tu as chaque élément qui te ramène des choses. mais à... Tu vas connecter chacun à ton histoire de vie, à l'histoire qui t'a le plus marqué. Mais quand je dis que c'est le marché qui choisit, c'est là où tu vas avoir un poste qui va partir viral, où tu as beaucoup plus d'engagement, beaucoup plus de vues qu'un autre, où tu as beaucoup plus de commentaires, où tu n'as pas de commentaires, où tu as des gens qui t'écrivent en disant « Ok, en fait, il y a cette histoire-là qui m'a beaucoup plus touché que l'autre. »
- Speaker #0
Tu choisis en fonction de la viralité ou tu choisis en fonction de toi ?
- Speaker #1
Ça dépend de ce que tu veux faire. Si tu veux faire du business, tu choisis en fonction de la viralité.
- Speaker #0
Sérieux, Steve ?
- Speaker #1
Oui. Parce que tout, c'est ton histoire.
- Speaker #0
Tu vois, je ne l'avais pas compris.
- Speaker #1
Dans tous les cas, c'est ton histoire, les quatre. Donc, en fait, dans l'académie sous laquelle on va travailler, c'est OK, tu as les quatre points.
- Speaker #0
C'est ça que je ne fais pas.
- Speaker #1
Lequel te parle ? Voilà.
- Speaker #0
C'est ça que je ne sais pas faire, Steve.
- Speaker #1
Lequel te parle, toi ? OK, c'est ça. Mais OK, lequel parle à ton marché ?
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Ce n'est peut-être pas ce qui te parle à toi qui va parler à ton marché. Et tu vas suivre le marché.
- Speaker #0
Donc, c'est-à-dire que tu commences par quelque chose qui est vraiment réellement à toi.
- Speaker #1
Dans tous les cas.
- Speaker #0
Dans tous les cas, il faut que ce soit authentique.
- Speaker #1
Tout le temps.
- Speaker #0
Mais il faut l'adapter à ta cible.
- Speaker #1
Alors, je ne dirais pas l'adapter à ta cible, mais il faut suivre ce que ta cible va te dire. Donc, en fait, tu commences par quelque chose de réel qui t'est arrivé et tu vas le raconter. Et tu vas voir comment la cible va réagir. Après, ça... Je dis aux personnes qui ne me connaissent pas, moi, quand je commence à travailler sur le storytelling, je connais déjà, c'est mon job. Je vais te dire, OK, voilà, tu es 12 pixels. Dans tes 12 pixels, je vais m'attarder sur 4 pixels. Et dans tes 4 pixels, je vais dire, je pense que c'est celui-là qui est le pixel fondateur. Et on travaille toujours sur ça. Et pour le moment, je ne me suis pas encore trempé. C'est toujours le cas. Mais normalement, c'est le marché qui réagit.
- Speaker #0
C'est un vrai conseil à donner aux gens qui veulent se lancer et qui veulent... avoir de la visibilité sur les réseaux sociaux, parce que là, c'est vraiment une visibilité via les réseaux sociaux. Je ne pense pas que ça s'adresse à une autre façon de diffuser.
- Speaker #1
En fait, je mens quand je dis que je veux de la visibilité, ce n'est pas vrai. Je veux une autorité.
- Speaker #0
J'adore, j'adore les révélations.
- Speaker #1
Je veux une autorité visible. Ce qui a fait la différence entre moi et d'autres confrères comme moi et d'autres personnes qui ne réussissent pas, c'est qu'en fait, on est des autorités visibles. Et c'est quoi une autorité visible ? C'est qu'on arrive à prendre une place, peu importe là où on va. Et en fait, ce que je vois, moi, au-delà de la visibilité, je ne vois pas la visibilité sur les réseaux sociaux, parce qu'en fait, les gens qui viennent dans l'académie, à la fin, ils ont structuré leur business, ils ont confiance en eux et ils savent la place qu'ils ont. C'est-à-dire que, comme tout à l'heure, tu disais que quand ils sont tous donnés un nom, Steve, c'est storytelling. À la fin, ils savent le nom qu'ils apportent. Moi, j'ai Emmanuel, elle a fini. Elle, c'est lucidité. J'en ai un, Stéphane, lui, c'est rôle. chacun il sait la place qu'il apporte, la place qu'il a dans la société avant de rentrer dans mes accompagnements ou avant de lire mes livres ou quoi, ils ne savent pas ça et donc moi quand je vais être visible Je vends comme une autorité visible. Comment j'ai pu passer de vendeur de boutique pour être directeur France ?
- Speaker #0
à la base, on était des centaines à être vendeurs, et il y en a un seul qui est devenu direct en France. Ce n'est pas un hasard. Ce n'est pas de la lèche, ce n'est pas machin, ce n'est pas un hasard. C'est que j'ai mis en place des choses pour pouvoir le faire. Comment je suis passé d'une marque qui ne fonctionnait pas à une marque qui a fait 2 millions d'euros, qui avait plus de 100 points de vente, qui était partout ? Ce n'est pas un hasard. Comment je suis passé de, ok, je vais lancer une académie, avec tout le stress qu'il y a, à chaque fois, l'académie, on est sold out. Ce n'est pas un hasard. Comment ça ? je le transmets aussi à mes clients pour que mes clients puissent le faire dans leur business. En fait, c'est juste que je vends aux gens comme une autorité visible. Donc, en fait, ça passe par l'histoire qu'ils vont raconter, ça passe par mon chapeau, mais eux, ils trouvent leur chapeau aussi. Quel est le symbole qui va faire que les gens vont les représenter et vont les reconnaître par rapport à d'autres personnes ? En fait, c'est tous ces différents éléments-là qui font que les gens prennent une place dans la société. Et pour ça, je vais encore un peu plus loin, pour ça, moi, j'accompagne trois types de personnes. J'accompagne la forgeronne, je ne sais pas ce que c'est. J'accompagne la diamantaire et j'accompagne la chercheuse.
- Speaker #1
Parce que des femmes, déjà,
- Speaker #0
c'est des métaphores de quoi ?
- Speaker #1
Pourquoi ?
- Speaker #0
Parce que les femmes, elles sont beaucoup plus sérieuses, elles sont beaucoup plus disciplinées, elles sont beaucoup plus... Tu sais, un mec qui va... Peut-être que je me trompe, en tout cas, de mon expérience. Je dis toujours que moi, je joue la Champions League, je joue pour gagner. Je suis fan de foot. on l'aura compris donc je joue pour gagner donc quand je fais rentrer quelqu'un dans mon écosystème il faut que cette personne elle performe j'aime bien par ego dire ok je l'ai accompagnée elle est là et en coaching les mecs ils vont venir ils vont pas faire les exercices ils vont pas regarder les vidéos ils vont pas travailler ils vont attendre qu'on fasse leur job en coaching moi si t'as pas fait ton job en préalable moi je vais pas t'aider en fait j'ai pris du temps à créer des outils il faut que tu utilises des outils avant Et donc, je trouve que les femmes, elles sont beaucoup plus disciplinées que les hommes. Et donc, c'est dans ce sens-là, premièrement, que j'aime bien accompagner les femmes. Deuxièmement, je trouve que les femmes, elles sont beaucoup plus résilientes que les hommes. Ça peut paraître sexiste ce que je dis. De par l'histoire, de par, je ne sais pas, avant, les femmes gardaient les enfants à la maison. Après, elles ont gardé les enfants à la maison, plus elles sont allées travailler. Accouchées, je ne sais pas ce que c'est, mais c'est horrible. J'ai vu les tests qu'on faisait à des hommes. Les femmes, elles sont beaucoup plus résilientes que les hommes.
- Speaker #1
C'est des outsiders.
- Speaker #0
elles sont beaucoup plus résilientes que les hommes et donc pour moi j'aime bien accompagner, moi c'est mes valeurs résilience, discipline, fébrère j'ai plein de choses et donc moi j'aime bien accompagner les gens qui sont dans mes valeurs et je trouve que j'ai un côté féminin qui est très développé et je me retrouve plus à en plus de plaisir à accompagner des femmes plutôt qu'à accompagner des hommes et puis les hommes ils vont te parler de Ferrari, de Lamborghini de machin, j'aime bien tout ça mais ça me gave en fait les combats de testostérone, de machin, ça m'intéresse pas Euh... Moi, les conversations qui vont me nourrir, on va parler d'enfants, de croissance, bref, il y a des sujets aussi qui vont plus me parler que d'autres. Et comme j'ai la chance de faire le métier que j'ai décidé, je préfère choisir d'être avec des gens qui me ressemblent plutôt que d'autres qui ne me ressemblent pas. Après, c'est OK. J'ai des hommes qui rentrent dans mes accompagnements, mais c'est très peu, c'est 2%.
- Speaker #1
Incroyable. Je découvre tellement de trucs, Steve. Je sens la passion et du coup, je reste sans voix à t'écouter. Tu parles beaucoup de combat d'ailleurs dans ce que tu dis, même quand tu demandes aux gens de faire l'effort de trouver leur alignement, leur histoire, tu dis toujours que le combat doit être quelque chose de vital et doit être vraiment… Et ce contraste avec le fait de s'adapter à un marché, pour moi, ça me fait tellement rire parce que c'est tellement à des distances au fait de… de ma façon de réfléchir. Je n'ai pas fait d'école de commerce, donc quand tu fais médecine, ce ne sont absolument pas les mêmes façons de réfléchir. Et je suis très heureuse de faire des podcasts où je m'ouvre à des façons de penser qui sont complètement différentes de la mienne. Et c'est tout le sens du podcast. Maintenant, une fois que tu as aidé à fabriquer, à aider les gens, à les accompagner à se poser les bonnes questions, Tu fais du vrai storytelling et le vrai storytelling, c'est souvent le voyage du héros. Ça, je trouve que c'est bien d'en parler juste un petit peu. C'est que ça, ça fonctionne vraiment parfaitement bien. C'est ce qui marche dans tous les dessins animés. Les meilleurs films de la Terre se sont inspirés de ça. Et c'est vrai que je trouve ça incroyable. C'est toujours cette espèce de tension, de ce combat, de ce choix à faire. Et puis la résolution, c'est-à-dire quelque chose qui, au final, les gens attendent, qui est la transformation. Et c'est ça qu'ils attendent, les gens. Ils ont besoin, au fait, de ce cheminement-là. Ils n'ont pas besoin de super-héros, au fait. Ce n'est pas nécessaire. D'ailleurs, je me demande... En lisant ton livre, tu cites beaucoup Nelson Mandela, Oprah ou Barack Obama, par exemple. Et des fois, je me suis sentie un peu mal parce que je me suis dit, mais moi, je n'ai rien à voir avec ces gens.
- Speaker #0
Bien sûr que oui.
- Speaker #1
Quel est le rapport ?
- Speaker #0
Bien sûr que oui. Nelson, le rapport entre…
- Speaker #1
Oui, comme une personne normale. Comment s'identifier, une fois que tu nous as dit Barack Obama, comment se retrouver ?
- Speaker #0
Vraiment, ce sont des personnes normales. Je n'ai pas eu la chance de rencontrer Barack Obama, mais j'ai eu la chance de discuter avec Michelle Obama. Ce sont des personnes normales. C'est juste qu'elles ont une vision qui est totalement... En fait, elles croient en elles, tout simplement. Et nous, c'est ce qu'on apprend aussi aux gens dans l'Académie Visible, c'est de croire en eux. Dès que tu crois en toi, tu peux tout faire. Moi, je peux promettre que si demain, j'ai envie d'être président de la République, je n'ai du bénin. Du bénin ou de la France, je le saurais. Et bon, ça serait bon. peut-être plus facile au Bénin qu'en France, mais je le serai parce que j'ai cette confiance en moi où je sais que je peux tout faire. Et tu avais entendu cette histoire, je ne sais pas si c'est vrai, mais en fait, il y a une légende qui dit que Barack Obama, il était dans un restaurant et il y avait l'ex de Michelle Obama qui était le propriétaire du restaurant. Et il dit à Michelle Obama, en fait, si tu étais avec lui, tu serais la femme de ce joli chef de ce beau restaurant. Elle fait non, si j'étais avec lui, il serait le président des États-Unis et toi,
- Speaker #1
on ne sait pas où tu serais. Je ne la connaissais pas, mais elle est magnifique.
- Speaker #0
C'est beau. En fait, ça part de ça, ça part de la confiance. Pour répondre à ce que je dis, ça se travaille. Barack Obama a été élu parce qu'il avait un storyteller. Oui,
- Speaker #1
tu en parles. J'ai oublié son nom, mais tu dis qu'il avait le meilleur storyteller.
- Speaker #0
Je ne dis pas son exprès là. C'est bien le livre pour savoir. Il avait le meilleur storyteller. Quand il va faire ses campagnes, il va prendre une balle de basket, il va shooter en costume et il part. du storytelling, c'est pas fait par hasard. En fait, il a joué au basket en étant à l'université, donc en fait, il dit, moi, je suis comme vous. Je suis quelqu'un de simple, de normal. Si ça m'arrive, de m'amuser aussi. Toute sa campagne, tout ce qu'il a mis en place, c'était du storytelling pur et net. Et donc, en fait, moi, la différence que je rajoute, et c'est là où c'est intéressant de lire le livre du meilleur storyteller de France, si faisons que nous. C'est ça. Moi, ce que je rajoute par rapport au parcours du héros, parce que j'aurais pu... Si je ne parle que du parcours du rôle, tout le monde le connaît, on n'a pas besoin de moi pour ça. C'est qu'en fait, le parcours du rôle, c'est que jusqu'ici, tout va bien. Le voyage hors du monde commun, la rencontre d'un mentor et ensuite, il y a la transformation. C'est les quatre étapes pour faire un bon storytelling. Et moi, ce que je rajoute, c'est la singularité. C'est qu'on va chercher la singularité et de préférence, la singularité qui s'est passée avant tes 14 ans. Fais la personne que tu es qui va faire ton storytelling. Donc, si tu trouves ça, tu peux devenir qui tu veux. Tu peux faire ce que tu veux et devenir une personne impactante. Oprah, avant 14 ans, violée, battue, enceinte, grosse, etc. Elle a utilisé, elle en a fait une force. Barack, étranger, métisse, il ne peut pas être président. C'était compliqué pour lui les études. Pourtant, il est arrivé, il en a fait une force. Tu vois ? Nelson Mandela, prison, mon combat, je refuse, je ne vais pas céder, etc. Je n'ai pas conscience que c'est grave ce que je suis en train de faire, donc je vais être dans le flot et je ne vais pas forcément être élu président. En fait, je suis le flot, je continue le combat, il est devenu un symbole. Donc, en fait, à chaque fois, c'est ta singularité qui fait cette différence-là, qui fait qu'il mène demain si elle va être la meilleure podcasteuse de France et va l'être. Il y a un secret que je vais donner sur, je ne vais pas dire qui, mais je te le dis en off, c'est qu'il est dans le top 5 des podcasteurs entrepreneuriels de France. Donc, tu tapes, les gens auront en doute sur 5 personnes. Tu tapes dans le top 5, tu sais ce qu'il fait dans son storytelling ? Il a une équipe, il a 10 stagiaires. Tous les matins, ils vont faire tous les Apple de France, par ville. les plus grosses villes. Ils vont mettre son podcast en écoute, en boucle.
- Speaker #1
Sérieux ?
- Speaker #0
Oui. Et c'est l'un des plus gros, maintenant, il a des contrats, c'est l'un des plus gros podcasteurs de France.
- Speaker #1
Incroyable. Il y a juste une chose que tu m'as dit qui m'interroge, Steve, tu m'as dit avant 14 ans. Et je ne pense pas qu'on ait tous une histoire qui est parlante avant l'âge de 14 ans. Il y a des gens pour qui l'enfance et l'adolescence et... est un fleuve tranquille et qu'il se confronte à la vie un peu plus tard. Est-ce qu'on est obligé d'avoir une histoire qui s'inscrive avant 14 ans ?
- Speaker #0
Non. Au début, quand j'ai commencé, c'était avant 14 ans que ça se passait. Maintenant, il y a trois étapes. À 14 ans, tu as ce que les gens appellent la crise de la quarantaine, qui n'est pas une crise de la quarantaine, c'est une conscience. Tu es en pleine conscience de toi, de qui tu es, de ton énergie. Du coup, tu as cette étape entre, on va dire, entre 30, et 50 ans où là, on peut faire ton storytelling. Et la troisième, en fait, c'est un événement qui s'est arrivé à n'importe quel moment de ta vie, après 14 ans, entre 14 et 30 ans, ou entre 50 et 70 ans, à n'importe quel moment de ta vie qui va être... le déclencheur qui va faire ton storytelling. En soi, il y a trois moments. Avant 14 ans.
- Speaker #1
Au fait, il n'est jamais trop tard.
- Speaker #0
Le crisis, exactement. Et l'histoire impactante. Et c'est pour ça, d'ailleurs, que ça rejoint les trois personnes que j'accompagne, la forgeronne, la directrice et la chercheuse.
- Speaker #1
Du coup, je ne sais pas qui est la forgeronne. En fait,
- Speaker #0
la forgeronne, c'est quelqu'un qui a une histoire dure dans sa vie. C'est souvent avant ses 14 ans qu'on trouve ça. il s'est passé quelque chose de dur dans sa vie et donc plutôt que de le prendre comme quelque chose de mal on va forger dessus pour faire quelque chose de bien la diamantaire c'est quelqu'un qui a quelque chose de précieux en elle donc elle a toujours été parfaite elle a fait les études qu'il fallait le job qu'il fallait, le mari qu'il fallait etc et à un moment c'est la fameuse crise de la quarantaine où Elle ne se reconnaît pas dans qui elle est. En fait, elle a fait plaisir aux gens et pas à elle-même. Et donc, en fait, elle a un diamant brut qu'on va polir pour en faire ce qu'elle veut. Ensuite, tu as la chercheuse. La chercheuse, c'est la perfectionniste.
- Speaker #1
Exploratrice.
- Speaker #0
Exploratrice. Elle veut toujours... Si jamais bien, elle ne va jamais vendre, elle ne va jamais faire, elle ne sait pas faire. Elle essaie, mais en fait, elle pense que ce n'est pas.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
Et donc, on va la canaliser, on va structurer pour que ça puisse donner quelque chose de beau.
- Speaker #1
En fait, tu es un alchimiste, Steve.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
ça s'appelle le test de l'alchimie en plus c'est vrai tu vois comme quoi j'ai saisi le truc écoute ça me rend encore plus curieuse donc tu me disais il y a peut-être un livre qui va sortir ?
- Speaker #0
il y a un livre qui est en cours là je suis en train d'écrire ce sera sur le storytelling encore mais ça sera encore beaucoup plus poussé sur le storytelling parce que je suis passionné de storytelling je veux dire un truc c'est chiant d'être marié à moi c'est chiant d'être pote avec moi c'est chiant de regarder un film avec moi Je regarde plein de films. Dernier, je pense que demain, je vais voir tout seul. Je n'ai pas vu encore depuis le moment. Un film de Michael Jackson. Mais j'aime bien. Après, si c'est un biopic, ce n'est pas pareil. Mais j'aime bien regarder parce qu'à chaque fois, c'est horrible. En fait, à Noël, on est en famille. Avant, on était en famille. Mes parents ne sont plus là. On regardait des films ensemble. Et je disais toujours, c'est lui qui a tué la personne. Ou c'est lui qui a fait ça. C'est spoiler, quoi. Mais c'est horrible.
- Speaker #1
Parce que tu aimes bien écrire les scénarios, tu les devines.
- Speaker #0
En fait, c'est la base du storytelling. Tous les scénarios, c'est la base. On te montre. Quand tu comprends ça, c'est aussi passionnant que gênant parce qu'on va te brouiller la piste. En fait, il suit vraiment tous les douze codes du storytelling. Tout est fait dans tous les films qui marchent.
- Speaker #1
Je vais te poser une question qui est métaphysique, qui me vient comme ça spontanément. Parce que comme tu me dis que tu aimes bien regarder les films, que tu aimes bien deviner les histoires, qu'est-ce que tu penses du côté imprévisible de la vie qui te propose des scénarios qui sont juste improbables et qui n'ont rien à voir avec tout ce que tu pourrais écrire ? Est-ce que ça, ce n'est pas fascinant quand même ?
- Speaker #0
Moi, je trouve ça fascinant et je trouve que c'est ça la beauté de la vie. Il faut une certaine résidence pour pouvoir avancer. Mais ça, c'est mon côté spirituel. Je trouve que rien n'est fait par hasard, qu'aucune rencontre n'est faite par hasard. Et c'est une question d'énergie, de rencontre. il y a des gens tu sais que je sais pas pourquoi tu... elle doit être là, il y a d'autres tu ne les sens pas et c'est la résidence c'est réagir, moi je pense que tout arrive pour une raison et il faut trouver il faut trouver après c'est le recul aujourd'hui, j'ai 42 ans je suis jeune mais c'est le recul qui me fait dire ça parce que, regarde, aujourd'hui je vends la visibilité, j'ai le statut d'handicapé invisible donc j'ai un taux d'handicap de 80% Merci. À la base, un handicapé invisible qui vend la visibilité, c'est drôle quand même. Tu vois ? Je vends la visibilité et quand j'étais plus jeune, j'étais pas du tout visible. Tu sais, j'étais très bon au foot. Et quand tu levais la main, je faisais partie des personnes qu'on appelait toujours en dernier, tu vois. Il y a plein de choses comme ça. Et en fait, je me suis rendu compte que derrière chaque malheur, il y a toujours un bonheur. et donc quand tu parles des choses qui sont imprévisibles dans la vie, je pense que c'est la capacité à s'adapter et à rebondir qui va être intéressant ou de les relire différemment oui, en fait c'est toujours pour moi, après moi je suis catholique, je crois beaucoup en Dieu pour moi c'est Dieu qui t'enlève d'un chemin qui n'est plus le tien, et en fait il ne sait pas comment il va t'enlever de ce chemin là, donc en fait il te met une chose difficile avant de te mettre une chose qui va être extraordinaire pour toi je médite
- Speaker #1
tes mots, Sibs.
- Speaker #0
Tu me dis tes mots. Pour moi, vraiment, c'est comme ça que je le vois. C'est que dès qu'il y a... Tu vois, c'est peut-être horrible. Moi, quand j'ai perdu ma mère, c'était la chose la pire de ma vie. Vraiment, je dis... Elle a fait des merdes. Je lui disais à mes équipes, allez, vous allez acheter quoi pour vos mamans ? Je te disais ça. Vous avez acheté quoi pour vos mamans ? Vous passez du temps avec vos mamans ? Moi, c'était la chose la pire de ma vie, mais en même temps, c'était un cadeau. Tu sais pourquoi c'était un cadeau ? Parce que j'étais dans un tunnel où je bossais comme un dingue. J'ai passé du temps avec ma mère. J'étais le meilleur fils. Je pense qu'on ne peut rien dire, mais je bossais quand même. Et si c'était à refaire, je pense que l'été où elle était là à Paris, pendant deux mois, je lui aurais dit « fuck à mon business » , je lui aurais dit « pardon, je suis vulgaire » , je lui aurais dit « fuck à tout » , et j'aurais passé les deux mois tous les jours avec elle. Je ne pourrais même pas rester avec mes enfants, je pourrais rester avec ma mère pendant les deux derniers mois que j'avais parti trois mois après, que je savais que j'avais du temps à consacrer à ma mère. La vie s'est faite autrement. Et la leçon que j'ai retenue de ça, c'est que chaque moment que je passe avec mes enfants, c'est un moment précieux. Tout à l'heure, je te disais que c'était très dur et tout, mais je ne passe jamais du moment, je ne passe jamais un moment, enfin si je le fais, mais les moments qualitatifs que je passe, c'est toujours avec un des deux enfants. Donc, en fait, dimanche, typiquement, si c'était à 7h, on est levé. Dimanche, à 7h, on va se lever, on ira au marché. Je vais marcher avec lui, je vais lui montrer les fruits. On va goûter ensemble. C'est des petits trucs, mais je passe ces moments-là avec lui. Ensuite, à 9h, quand le grand va se lever, je vais descendre et je vais aller à la piscine seul avec mon grand. En fait, on va passer des moments qualitatifs ensemble. Et ma compagne, elle, elle aime bien passer des moments avec les deux. Chacun son truc. Mais moi, ce que ça m'a appris, c'est qu'en fait, je passe un moment de qualité. Je suis 100%. avec la personne. Et je pense que si je n'avais pas eu ça, j'aurais continué, En fait, avant, j'étais une machine. C'est-à-dire que quand je suis en lancement, des fois, il fallait travailler samedi-dimanche, je le trais samedi-dimanche. Mais des fois, quand j'ai des calls, samedi-dimanche, je ne les prends pas. C'est mes équipes qui le prennent. Pourtant, je sais que moi, je convertis beaucoup plus que mes équipes. Et je dis, c'est OK, en fait, ce n'est pas grave. Je laisse mes équipes prendre le relais dans ce cas-là parce que moi, je ne suis pas disponible. Et pareil, le week-end, quand ils me demandent, je ne suis pas disponible. Pourtant, je n'étais pas comme ça avant. Et donc, ça, ça m'a donné d'autres choses. Parce qu'en fait, à la fin, quand ma mère est partie, je me suis rappelé de ces cons, des petits moments où, en fait, elle prenait l'orange et pressait. On buvait, on rigolait. C'est des moments simples. Tu as une espèce de souvenir quand tes parents, tes proches, ils partent. Et tous les flashs qui sont arrivés, c'était des moments simples que je passais avec ma mère. Et quand je partirai, j'aimerais que mes enfants se rappellent de ces moments-là, pas qu'ils disent, en fait, elle n'était pas là, mais j'ai manqué de rien. Non, ce n'est pas ça, en fait. de ces moments précieux que j'ai eus avec ma mère.
- Speaker #1
Je te remercie infiniment pour ce partage qui est essentiel à tous, de revenir à l'essentiel. Ça devrait être notre quête première.
- Speaker #0
C'était un aparté. Je le prends avec honneur.
- Speaker #1
Parce qu'au fait, ça venait du fait, j'ai oublié, mais ça n'a aucune espèce d'importance, pour en revenir à ton livre, Steve. quelque chose d'extrêmement émouvant aussi et de profond que j'ai lu en conclusion et que j'ai envie aussi de partager avec nos auditeurs communs, c'est que tu dis « Quand quelqu'un élargit les contours de l'impossible, tout le monde voit soudain plus grand. » Et ça, c'est un petit peu l'essence de ton livre, c'est-à-dire que ton engagement maintenant, c'est d'accompagner les gens à prendre leur place, place et vraiment performée. Il ne s'agit pas forcément de faire des grandes choses, au fait. Ce ne sont pas des exploits incroyables, mais des petites choses. Et les petites choses, quand on les propose aux autres, ont une énorme signification, à mon sens. Est-ce que tu voudrais conclure quelque chose sur notre échange aujourd'hui, Steve ?
- Speaker #0
Déjà, je vais rebondir sur ça. Si tu veux, pour moi, j'aide les gens à prendre leur place parce que moi, j'ai de la chance d'avoir des parents. Ils avaient peur. Surtout ma mère qui m'accompagnait dans ça, que mon père était là aussi matériellement. Mais mon père, il avait peur. Je lui ai dit, mon Josh, je le lance dans l'entrepreneuriat. Qu'est-ce que tu cherches de plus ? Je lui ai dit, mon père venait d'un village. Il est dans la capitale. Ses enfants sont venus en France. Et il a son fils qui travaille dans le luxe, qui a un poste important dans le luxe. Il me dit, mais qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi tu ne fais pas ça ? Et pour moi, c'est important de prendre une place parce que moi, à l'époque, je n'avais pas de rôle modèle. Mais rôle modèle, c'était Michael Jordan. Non, mais c'est vrai.
- Speaker #1
Tu as des références qui... J'espère que les gens ne vont pas se sentir dépassés.
- Speaker #0
Moi, c'était Michael Jordan. C'était Denzel Washington. Donc, je ne sais pas. Je ne vais pas être acteur, je ne vais pas être basketeur. Moi, je vais être entrepreneur. Et en fait, quand je regardais tout autour des entrepreneurs noirs comme moi, je n'en avais pas. Et au-delà de noir ou tout ce que tu veux, en fait, si tu veux, moi, c'est plutôt... Parce que l'académie, c'est bénétant. L'académie, il y a des Noirs, des Arabes, des Asiatiques, des Blancs. C'est un melting pot. Mais moi, ce que je voulais laisser, c'est une trace dans le sens où tout le monde a sa place dans ce monde. Et en fait, ce n'est pas parce qu'on ne te laisse pas ta place là que ça ne vaut rien. Comme on dit, tu mets un éléphant, tu lui demandes de voler, il ne saura pas voler. Et tu mets un oiseau pendant 50 ans par terre et tu lui dis de voler, il ne saura pas voler non plus. Donc, en fait, c'est la valeur qu'on te donne qui fait la personne que tu es.
- Speaker #1
Mais que tu te donnes toi-même aussi, non ?
- Speaker #0
Alors, que tu te donnes toi-même, si dès le début, en fait, on ne t'a pas donné ces valeurs-là, tu crois que tu n'es pas une personne bien. Et moi, ce que je vais apporter aujourd'hui, c'est en fait, je vais être cette personne qui aide les gens, en tout cas, qui allume la bresse, qui met la flamme, qui en disant, en fait, vous avez... Vous avez des choses fortes, vous pouvez le faire. Et l'académie visible, visible de façon générale, c'est ce qu'on veut faire. La personne, elle rentre ou pas, c'est pas grave. Quand je propose des quiz, tu n'es peut-être pas allé au bout, mais il y a une réflexion, il y a une discussion, il y a un moment, il y a une phrase qui t'a marqué. Et pour moi, quand je te parle de ça, ça rejoint la phrase que ma mère a dit. Ma mère disait toujours, on ne peut pas aider tout le monde, tout le monde peut aider quelqu'un. Et moi, je suis... je ne peux pas aider tout le monde, mais en tout cas, je peux aider quelqu'un qui va aider quelqu'un qui va aider quelqu'un à son tour. En fait, il y a une chaîne qui va être infinie. Donc, ce que je veux dire, c'est merci pour l'invitation dans ton podcast. Merci d'avoir donné cette opportunité de raconter ça. C'est vrai que je ne te raconte pas souvent. Et tes questions, elles étaient puissantes, profondes. Ça a permis que je me sois livré aussi. Pour conclure, c'est qu'en fait, vous avez une place à prendre dans ce monde-là. Quelle est-elle, on ne sait pas, mais prenez votre place. Et chaque moment de votre vie, c'est une opportunité, un chemin d'aller beaucoup plus loin.
- Speaker #1
Je suis profondément émue, Steve. Merci infiniment. Je suis sûre que les auditeurs vont vraiment ressentir toute la puissance de cet échange que j'ai eu avec toi. Merci infiniment, Steve.
- Speaker #0
Merci à toi pour ton invitation, Emmanue.
- Speaker #1
Tout ce que j'espère, c'est que tu aies trouvé un peu, sinon beaucoup, d'inspiration dans l'Académie des Visibles. Serais-tu d'accord pour me partager ton retour et tes commentaires ? Toi ? Oui, toi, qui m'écoutes et que je ne vois pas, j'aimerais beaucoup te reconnaître. Fais-moi signe sur Instagram. A très vite. Je t'attends.