- Speaker #0
Après quatre ans de patience, Aurélie et Mélanie ont le bonheur d'apprendre qu'elles seront enfin mamans. La grossesse se déroule à merveille jusqu'à un rendez-vous de suivi pendant lequel la sage-femme constate que la hauteur utérine est basse. S'ensuit une échographie de contrôle pendant laquelle des erreurs monumentales sont faites dans l'estimation du poids du bébé. À partir de ce moment, Aurélie et Mélanie sont aspirées dans le tourbillon de la cascade d'intervention. Aujourd'hui, elles nous racontent leur histoire dans l'espoir que cela puisse tout siller s'il fallait que tu rencontres une situation semblable. Juste pour m'assurer que ton écoute soit la plus zen possible, je te le dis tout de suite, leur fils est né en parfaite santé, avec un poids de naissance dans la moyenne.
- Speaker #1
Bienvenue dans le podcast de Annie Béreer. Passionnée de grossesse et d'accouchement, Annie est accompagnante à la naissance depuis plusieurs décennies. Elle est également ostéopathe spécialisée en périnatalité et formatrice à l'international. À ce jour, elle a aidé des milliers de femmes, de couples et de familles à se préparer pour vivre une expérience de naissance la plus alignée possible à leur désir. Voici ! Tadoulaostéo, Annie, Pérez.
- Speaker #0
Aurélie et Mélanie, merci d'avoir accepté mon invitation pour partager votre histoire, votre tranche d'intimité.
- Speaker #2
Merci Annie.
- Speaker #0
Alors, vous avez eu la chance d'accueillir dans vos vies un petit garçon adorable qui maintenant met beaucoup de vie dans vos journées et dans vos nuits. La grossesse s'est très bien déroulée jusqu'à ce qu'on arrive aux entours de 28-30 semaines où là vous avez vécu un événement qui vous a fait dévier de votre route. J'aimerais que vous nous racontiez comment ça s'est passé et voir comment, avec le recul, maintenant vous voyez tout ça.
- Speaker #3
En fait, on était suivis par des sages-femmes dans une maison de naissance. Et donc, autour de la 28e, 30e semaine, j'avais un rendez-vous de suivi classique. Et ce n'était pas ma sage-femme, puisque dans mon duo de sages-femmes, il y en avait une en vacances, et celle qui était de garde avait la COVID. Donc je vais à la maison de naissance et je rencontre une autre sage-femme qui va juste faire le suivi. Et le suivi étant en gros, monitorer le cœur du bébé rapidement et puis mesurer ma hauteur utérine classique. Et là en fait, elle me dit, je ne sais pas si tu le sais, mais tu as une hauteur utérine assez basse. Et c'est la première fois qu'on me le dit. Pourtant, c'est depuis le début de ta grossesse que tu as cette hauteur utérine basse. Donc là, je tombe de haut parce que je ne sais pas ce que ça veut dire. je ne sais pas à quel point elle est basse, c'est quoi la moyenne, qu'est-ce que ça engendre comme conséquence, quels sont les risques et tout ça. Et effectivement, jusqu'à maintenant, ma grossesse avait été vraiment assez parfaite. Je n'avais eu aucun symptôme de grossesse. Tout était assez tranquille. Donc, je la vivais extrêmement bien et extrêmement sereinement. Et là, effectivement, tout d'un coup, il y a un petit grain de sable. Et moralement, ça a été un coup dur. Et à ce moment-là, Mélanie était en France.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #3
Donc ça a été un petit gouffre qui s'est ouvert.
- Speaker #0
Et à ce moment-là, est-ce que tu as eu peur pour toi ou pour ton bébé ?
- Speaker #3
Plus pour le bébé. Je me demandais quelles étaient les conséquences pour un bébé. C'est-à-dire qu'est-ce que ça veut dire au niveau lui de son confort dans le ventre, de sa croissance. Et à 28 semaines, 30 semaines, on est avancé, mais loin quand même. Ce moment un peu crucial où tout va bien, on a bien avancé dans la grossesse et tout ça, mais il ne faut pas qu'il se passe quelque chose à ce moment-là. parce que là, on est loin, mais on est trop tôt pour provoquer un accouchement ou quelque chose comme ça. Donc, oui, ça a été une angoisse.
- Speaker #0
Mélanie, donc, est en Europe à ce moment-là. Est-ce que tu appelles Mélanie directement à la maison de naissance ?
- Speaker #3
En fait, non. Je rentre à la maison, je suis un peu assommée, en fait. Il y a un moment de... Comme quand on reçoit une mauvaise nouvelle, je pense que tout le monde a pu vivre ça à un moment donné. On est un peu sonné, notre cerveau met du temps à processer l'information. Donc, je suis dans cet état-là quand je rentre en métro. C'est comme un peu un zombie. Il vient vraiment de me tomber un truc sur le coin de la figure. Et je l'appelle quand j'arrive à la maison. Je lui raconte et je pense, elle va mieux le dire que moi, mais que pour elle aussi, c'est difficile parce qu'à distance, il y a un enjeu de compréhension qui est encore plus difficile. Moi,
- Speaker #2
ça, je pense que je ne m'inquiète pas tout de suite. Et puis à ce moment-là, moi, je suis en France, chez ma meilleure amie qui a eu un bébé deux mois et demi, trois mois plus tôt. Donc ambiance complètement différente, je suis à Paris, j'adore cette ville, et puis je suis avec ma meilleure amie, on ne se voit quand même pas souvent, le bébé est super, on rigole, et puis j'apprends ça, et puis en même temps... J'apprends aussi que depuis le début, on sait que tu as une hauteur utérine et pourtant tout va bien. Donc, je n'arrive pas à me souvenir vraiment de... Parce que pour moi, le point de rupture, il n'arrive pas là. Il arrive un peu plus tard. Je ne me rappelle plus de ce coup de fil, pour être complètement honnête. Qu'est-ce qu'on s'est dit ?
- Speaker #3
Moi non plus, je ne me souviens pas du contenu de la conversation, mais je pense que tu m'as rassurée du fait qu'effectivement, il n'y avait pas de... que jusqu'à maintenant tout se passait bien, qu'on pouvait aussi se fier à ce qu'on sentait. Et je pense que tu as dû me dire d'appeler Annie.
- Speaker #2
Aussi, il faut savoir qu'on faisait beaucoup d'autonomie grâce à toi. Mais en fait, il est en forme, le petit, parce qu'il vient nous voir, il toque à la porte, il nous répond quand on lui parle. Donc, s'il n'y avait pas eu aussi ce rapport-là instauré avec le bébé, je pense qu'on aurait peut-être eu plus d'inquiétude à ce moment-là. Mais tu as sûrement appelé Annie parce qu'on t'a appelé une paire de fois pendant la grossesse, ce qui nous a beaucoup aidé.
- Speaker #3
Annie, je t'ai eu au téléphone dans la même après-midi, un peu en panique. Ça veut dire quoi ? Qu'est-ce que je fais avec ça ? Qu'est-ce qu'on peut faire ? C'est là où c'est intéressant comment le cerveau se met rapidement en mode action. Parce que je me souviens qu'après quelques heures d'être un peu assommée... L'idée, c'est qu'est-ce que je peux faire pour changer cette situation-là, en fait, de cette hauteur utérine qui est basse ? Je me souviens que ta réponse, cela dit, avait été bon, ça arrive Il y a des hauteurs utérines basses, ça dépend des physionomies de la maman, ça dépend de la physionomie du bébé, ça dépend de plein de choses, donc il n'y a pas forcément à s'alarmer. Puis c'est quelque chose que tu nous dis souvent aussi pendant l'accompagnement de la grossesse et qui est très important, je pense, c'est faire attention aux normes. Elles sont là pour… que le système médical observe, ça lui facilite la vie, on le comprend, le système médical, mais après nous, quand on le reçoit, il faut y faire attention parce qu'on sort souvent des normes et ça ne veut pas dire qu'il y a un problème, ça veut juste dire qu'on n'est pas dans la norme. Donc, on s'est mis en action quand même rapidement après, par rapport à ça.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui s'est passé justement dans cette mise en action-là ? Qu'est-ce que vous avez fait ?
- Speaker #3
Moi, j'ai pris des rendez-vous partout. J'ai pris des rendez-vous en ostéo, en acupuncture, pour essayer de voir si on peut faire quelque chose physiquement sur cette histoire de hauteur utérine. Mais bon, après, ce qui a été intéressant, c'est que ça n'a rien changé. Non, bien sûr. Évidemment. Mais ce qui est drôle, c'est que quand on fait ça... et qu'on parle, parce que souvent ce sont des femmes, les ostéopathes, acupunctrices, et qu'on parle, elle m'en a accès à des témoignages de Ah, mais oui, je connais quelqu'un qui a eu le même problème. Et donc, ça apaise. Peut-être que le soin en lui-même n'a pas d'action directe sur la physiologie, mais il joue un rôle quand même psychologique. On se sent entouré. Et là, à ce moment-là, il y a vraiment ça qui s'est joué, je trouve, dans la grossesse. C'est vrai qu'il y a eu un switch d'une grossesse qui se passe super bien à Ah, tout d'un coup, finalement, ça peut mal se passer. Mais... C'est surtout que le switch a été... On est très entourés. Et ça, on le savait, mais c'était quasiment acquis parce que ça se passait bien, donc on le vivait naturellement. Mais là, tout d'un coup, c'était évident qu'on était très bien entourés par des personnes très bienveillantes et on savait qu'on pouvait s'appuyer sur elles.
- Speaker #2
C'est beau.
- Speaker #0
Oui, c'est très beau. Là, vous êtes dans un moment où vous cherchez à aider la situation et aussi à retrouver votre confiance. Mais là, on est dans une zone où on n'a pas la confirmation encore à savoir est-ce qu'il y a vraiment un problème, est-ce qu'il n'y en a pas. Il y a juste un gros nuage, un gros doute qui vient s'installer.
- Speaker #2
Oui, tout à fait. Puis, on avait cette fameuse échographie des 32 semaines qui était planifiée, qu'on avait envie de faire. Donc là, j'imagine qu'elle faisait encore plus de sens, c'est d'aller vraiment vérifier quelque part si le bébé grandissait assez. Et ça ne s'est pas super bien passé. On se retrouve à l'hôpital, à Sacré-Cœur. On tombe sur un radiologue, pas très fin psychologue non plus. Et puis ça, on fait les mesures. Nous, on est plutôt assez excités quand même de voir Elias. Une dernière fois, avant de le voir en vrai, pour nous c'est un peu ça aussi, cette échographie-là, il va nous annoncer assez brutalement, assez crûment finalement, qu'il y a un problème de taille qui a l'air important, qu'il faut qu'on prenne rendez-vous d'urgence avec notre sage-femme. Là, moi j'ai mes jambes qui lâchent, je suis dans un état un peu de vertige, je me demande ce qui se passe, si tu veux compléter peut-être.
- Speaker #3
Non mais c'est ça effectivement, ça a été assez brutal parce que... C'est pas parce qu'on avait eu la nouvelle de la hauteur utérine basse qu'on s'attendait pour autant à ce résultat d'échographie assez violent. En fait, c'est une technicienne qui fait comme toujours, qui fait les mesures et tout ça. Puis lui, le radiologue, rentre, ne nous dit pas bonjour ni rien. Il dit Bon ben voilà, vous êtes au sixième percentile. Mais sur un ton vraiment comme si, quasiment comme si c'était notre faute. C'était vraiment violent.
- Speaker #2
Moi, je demande C'est quoi percentile ? Je dis Ben... Qu'est-ce qu'il m'a répondu ?
- Speaker #3
C'était un percentile.
- Speaker #2
C'était un percentile. Puis sixième percentile. Puis, tu sais, moi, je n'avais pas du tout réfléchi en ces termes-là. On avait dit hauteur éthérine basse, OK, mais on ne m'a jamais parlé de percentile. Moi, je ne sais pas ça veut dire quoi, sixième. C'est plus tard qu'on apprend que sixième percentile, c'est vraiment très grave. Et c'est là qu'on commence vraiment à capoter, pour savoir que c'est un vendredi, juste avant un long week-end. On n'arrive pas à avoir un rendez-vous tout de suite pour vérifier cette information. Donc on repart de là, on va voir notre sage-femme, qui cela étant nous rassure quand même, mais qui ne voit pas que dans les mesures, il y a des choses complètement... Enfin, il y avait quand même des mesures qui se contredisaient quelque part, qui n'allaient pas ensemble. Mais pour revenir à l'hôpital, c'est ça, il n'y a pas de... Il n'y a pas d'explication. Lui, je pense qu'il n'a rien le droit de nous dire, dans ce que je comprends. Donc, il nous jette ça un peu comme ça, mais il ne peut pas poursuivre. Donc, il dit sixième percentile, ben sixième percentile, et puis en même temps pas très sympathique, pas très empathique. Donc, c'était dur. Je pense à Ché qui est vraiment à l'intérieur de nos corps.
- Speaker #0
Évite les si j'avais su en connaissant à l'avance toutes les étapes importantes jusqu'à la fin de ta grossesse. Rendez-vous dans la description pour télécharger dès maintenant ton calendrier pour une grossesse facilitée et bien organisée.
- Speaker #3
Il y a deux choses en fait, c'est qu'il y a le choc de la nouvelle. Il y a l'incompréhension totale de ce que ça veut dire. Et ça, c'est le pire, en fait, parce qu'on lui demande, on lui dit, mais ça veut dire quoi, sixième percentile ? C'est là qu'il répond, un sixième percentile, c'est un sixième percentile. Donc, on comprend le concept du percentile, on comprend que six, ce n'est pas cinquante. Donc, on n'est quand même pas bête, mais ça veut dire quoi, six par rapport à cinquante ? C'est ça qu'on veut comprendre et qu'il ne nous dit pas. Et qu'il nous dit, allez voir votre sage-femme, allez voir votre sage-femme. ce qu'on va faire. Puis elle, elle ne nous dira pas beaucoup plus, honnêtement. Donc là-dessus, elle nous rassure, mais il ne s'avance pas du tout sur... Parce qu'en fait, dans les faits, un sixième percentile, ce n'est pas des bonnes nouvelles. Vraiment pas. On le saura après. Puis effectivement, comme disait Mélanie, ce qui a été troublant, c'est qu'on le saura plus tard, mais les mesures étaient complètement fausses de A à Z. C'est-à-dire que la tête avait une taille normale, le thorax était minuscule. et l'autre mesure, je ne sais plus le bassin, je pense, je ne sais plus quelle est la troisième, était quasiment dans la normale aussi. Donc c'est impossible en fait. Parce qu'en plus, il le voit visuellement, le bébé à ce moment-là, et on voit qu'il n'a pas ces malformations-là. Donc il y a vraiment une erreur de mesure, d'interprétation. Et ce qu'on saura aussi après, que nous on n'a pas mesuré parce que tout va très vite, c'est qu'en fait l'échographe n'a pas revérifié les mesures de la technicienne. Il s'est basé sur son calcul et il n'a pas cherché à comprendre. Donc même lui, il ne le voit pas. cette erreur-là. Notre sage-femme ne la voit pas non plus. Donc effectivement, après, ça prend des jours parce que ce qui se passe après, c'est qu'on est basculé dans ce qu'ils appellent les cliniques-gare pour les grossesses à risque. À l'hôpital, le suivi sage-femme s'arrête, évidemment, puisqu'on est une grossesse à risque. Donc on est basculé dans ce service-là à l'hôpital Sacré-Cœur. Et là, ça va prendre quasiment une semaine avant d'avoir un rendez-vous pour une échographie de contrôle.
- Speaker #2
Pendant ces six jours d'attente, Déjà, on t'a appelé. Tu nous as dit un truc qui a... Je pense que ça a vraiment changé la saveur de notre week-end aussi, puis de cette attente. C'était de garder le fil avec nos bébés. En fait, j'imaginais que c'était fini, que la grossesse allait s'interrompre, que c'était fini. Quand tu as dit ça, on a reconnecté à notre bébé, on a continué l'apto. Nous, c'était un bébé qui bougeait beaucoup dans ton ventre. On faisait quand même l'apto, on l'a fait tous les soirs. À partir du moment où on avait commencé avec toi, on ne ratait pas un soir. Déjà, c'était un super moment. Après, on chantait des chansons. Après, on faisait des petits jeux. Et puis, ça se passait hyper bien parce qu'il venait faire toc-toc. Moi, je ne sais pas si j'aurais été capable de continuer peut-être l'apto à ce moment-là. Parce qu'il y a un réflexe de protection. qui fait qu'en tout cas chez moi il était vraiment fort de complètement de retrait quoi mais heureusement qu'on t'a parlé parce que ça permet de raccrocher les wagons tout de suite et de dire ok non non mais il est là, il est là, ça va aller on va être tous les trois ensemble tout le week-end et en fait le week-end là je pense que on a jamais fait autant de trucs pour le bébé que cette fin de semaine. On a repeint la chambre. On avait, depuis des mois, on se disait, ce serait cool quand même, quand on voudrait faire les couches lavables, d'avoir une corde à linge. Quand on avait engagé quelqu'un pour nous remettre la corde à linge. Je ne sais plus ce qu'on avait fait d'autre, mais peut-être des trucs pour sa chambre. Et ça, ça avait permis, en plus de l'autonomie, de garder vraiment le fil de la grossesse, le contact. de préparer son arrivée, ça nous a aidé aussi à tenir l'attente, parce que moi je ne comprends pas pourquoi... Ce mec qui n'est pas obstétricien, qui n'est pas gynécologue, nous fait une mesure qui est complètement ubuesque et qui ne nous envoie pas directement au quatrième étage pour vérifier ça tout de suite. Parce qu'il y a sixième percentile, on parle de vie et de mort du bébé. Tu fais quoi ? Tu nous laisses repartir ? Allez voir votre sage-femme. Elle va faire quoi, ma sage-femme ? Elle n'a pas le matériel. Elle peut écouter le cœur. Le cœur, bah, pour combien de temps ? Donc, fais-nous monter. vérifient ça d'urgence, c'est aussi leur protocole qui va pas. Et c'est pour ça qu'on a eu le courage de déposer une plainte à l'hôpital pour que ça cesse, et que les femmes soient mieux prises en charge. Parce que là, t'es un peu... En plus, t'es à attendre six jours dans ces conditions. Si t'as pas une Annie Bérère qui te dit Viens me prendre tu le perds.
- Speaker #0
C'est vraiment un réflexe qu'on a de se retirer face au bébé quand on sent qu'il y a un danger ou qu'il y a quelque chose. C'est vrai que c'est hyper important de se le rappeler, de garder le contact. Et contrairement à ce qu'on pense, ça aide. Parce que quand je me retire dans ce genre de situation-là, j'ai l'impression que ça va me faire du bien, que ça va être mieux pour moi, mais c'est tout à fait le contraire. Oui, c'est pire.
- Speaker #3
Oui, et je pense que ce que tu nous as rappelé aussi, c'est que le bébé ressent. nos émotions, nos angoisses, notre stress. Et donc, il faut quand même aussi être responsable de ça et se dire, OK, j'ai le droit quand même de vivre du stress. Je veux dire, on n'est pas des machines, mais j'ai aussi la responsabilité de faire comprendre à mon bébé que je suis là, ça va aller. on va gérer ça. d'avoir ce contact-là aussi pour que lui ne se demande pas, en fait, qu'est-ce qui est en train de se passer, pourquoi il y a...
- Speaker #2
Je ne joue plus tous les soirs avec mes mamans et... Non, c'est vrai.
- Speaker #3
Pourquoi c'est tendu, pourquoi... Donc, c'était important, cette reprise de contact. Ça a complètement remis, en fait, cette douceur aussi. C'était dur, en fait, ce rapport avec le... le radiologue, c'est violent à prendre, puis on le sait, le système médical peut être très violent dans ces moments-là, il nous sort complètement de notre humanité. Et là, il fallait la récupérer, cette humanité, puis aller la rechercher. Et puis, quelque chose que je pense que tu nous as dite et qui sert beaucoup, je trouve, autant pendant la grossesse qu'une fois que le bébé est né, c'est d'avoir confiance en lui. Et ça, c'est fondamental. Ça nous aide encore et je pense que ça va nous aider tout le long de sa vie. Il faut lui faire confiance à lui. C'est à nous aussi dans ce qu'on sent, mais à lui dans sa capacité, sa résilience, sa propre résilience. Je pense que c'est ça aussi, ce qu'on a tout remisé sur lui. On a confiance en toi, tu vas bien, on le sait, on le sent. puis on va voir ce qui se passe on va essayer de comprendre mais on a confiance que ça va aller, c'est vrai que ce week-end là c'était ça et effectivement comme le disait Mélanie ça a été d'agir en fait et je pense que c'est un meilleur système de protection que de se retirer, autant faire des choses sur lesquelles on a du contrôle parce que c'est ça qui se passait en fait ce qui se passait dans le ventre, on avait l'impression tout d'un coup d'une perte de contrôle énorme alors que peindre une chambre, ça on a du contrôle on peut le faire on peut choisir la couleur, on peut enlever les petites trace. Donc ça, c'était... Et c'est ça qui a changé, en fait. C'est qu'on a repris le contrôle sur des choses très, très basiques. Ce qui a aidé ce côté j'ai besoin d'avoir du contrôle sur les choses et récupérer quelque chose de plus sensoriel dans le lien au bébé, en fait.
- Speaker #0
C'est vraiment beau. Et là, vous arrivez au rendez-vous avec la gynécologue pour la deuxième échographie.
- Speaker #3
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Est-ce que l'accueil est différent, déjà ?
- Speaker #3
Ah oui, oui. Ah oui, oui, complètement. C'est déjà les infirmières. Parce qu'on est dans une clinique qui a l'habitude de prendre en charge des grossesses à risque, donc il y a complètement un autre savoir-faire dans l'accueil des femmes et des parents en général. Donc on le sent qu'il y a un vrai savoir-faire de prise en charge. Avant de faire l'échographie de contrôle, ils vont nous faire ce qu'ils appellent un monitoring long, donc 30 minutes de monitoring du bébé. Et là, ils me mettent toute seule dans la salle de monitoring. qui par ailleurs c'est l'ancienne parce que maintenant l'hôpital Sacré-Cœur, la maternité est dans la nouvelle aile, toute belle, toute propre mais là on était encore dans l'ancienne donc c'est tout petit cet endroit-là et c'est aussi là que les infirmières reçoivent toutes les femmes qui sont suivies à Clinique Gare, donc il y a du passage, on entend tout sur tous les dossiers de tout le monde l'intimité c'est zéro et je reste là 30 minutes et personne ne me parle c'est-à-dire que je ne sais pas si le monitoring est en train de bien se passer ou pas, alors au bout de 10 minutes elles seraient capables de me dire ça va en fait le cœur bien, en bon rythme, il n'y a pas d'anormalité, tout ça. Personne ne me dit rien. 30 minutes, je suis tétanisée à attendre qu'on me dise si ça va ou si ça ne va pas. À la fin du monitoring, je finis par demander et puis elles me disent que ça va. Donc là, déjà, il y a comme une couche de bonnes nouvelles qui se placent. Et puis après, on va faire l'échographie de contrôle avec une gynécologue obstétricienne. Et ça, ça va faire une grosse différence pour la suite. Elle regarde, elle non plus, je pense que le premier regard, elle ne voit pas les mesures, elle passe tout de suite à l'échographie. Et là, elle nous dit, oh là là, mais non, moi, je n'ai pas du tout les mêmes mesures. J'ai votre bébé au 56e percentile. Mais là, elle a vraiment un moment d'arrêt. Et elle refait, et elle refait, et elle refait. Elle dit non, j'ai 56e percentile.
- Speaker #2
Mais c'est marrant parce que je trouve les gens très intelligents, ont cette capacité à douter d'eux-mêmes. Et elle, elle doute de ces mesures. Elle dit mais ce n'est pas possible que j'ai une différence aussi énorme avec ce qui a été pris. Donc, il faudrait que vous alliez voir encore notre collègue pour refaire ces mesures. Nous, on est déjà quand même soulagés parce qu'elle dit, mais un fémur, voyons, c'est un fémur, c'est le truc le plus facile à mesurer parce que tu vois le début, tu vois la fin, tu traces une ligne avec ton logiciel et ça te donne les centimètres. Comment lui s'était trompé de genre 3 cm sur le fémur ?
- Speaker #3
C'était énorme.
- Speaker #2
Donc elle a quand même de la surprise, mais elle se dit, ça se trouve, même si je refais les mesures 4 fois, je peux me tromper aussi. Elle a cette humilité que les radiologues n'ont pas eue et qu'ils auraient peut-être gagné à avoir. Il y a une partie du stress qui est évacuée à ce moment-là. Sa teinte quand même, c'est sûr que depuis qu'on t'a mesuré à hauteur utérine un peu basse. On a changé un peu de système quand même, on sent à la fois hospitalier et d'entourage, mais nous aussi, il y a un truc qui s'est brisé, entre guillemets, c'est un petit trop les grands mots, mais il y a quand même une autre ambiance qui s'est installée. Mais on reste proche du bébé, puis on est soulagé par ça, puis on va faire cette prochaine échographie. Je la spoil, ça se passe bien. mais elle mesure un peu en dessous quand même. Mais on était loin du sixième percentile. On était autour du quarantième, mettons. Et après, quand tu cherches sur Internet ou quand tu parles à des gens, tu te rends compte que ce n'est pas une science exacte de mesurer les bébés à ce moment-là. Puis moi, je n'ai pas énormément de gens dans mon entourage qui ont des enfants et tout ça. Je pense que j'en parle à deux personnes qui me disent qu'ils ont vécu la même chose. et que ça a fini par des beaux bébés. Même la dernière personne à qui j'en ai parlé, c'était son troisième enfant, elle me dit que c'était le plus gros de nos trois enfants, qui était genre énorme à la naissance. Donc là, c'était vraiment des erreurs monumentales, des écarts. au gros pour... Donc ça, ça rassurait en même temps, mais on n'était toujours pas sûrs. Donc là, elle nous dit, tout va bien. Donc en gros, on peut retourner. Non, on suivit sage-femme.
- Speaker #3
On reprend le suivi sage-femme. Puis là, elle nous dit, c'est comme vous voulez, on peut refaire une échographie dans deux semaines si vous avez besoin d'être rassuré. Mais de mon point de vue, ce n'est pas une obligation. Il n'y a pas de suivi. En clinique-gare, on peut s'arrêter. Mais là, nous, on va dire oui. Parce qu'en fait le choc a été tellement grand. que le besoin de continuer à être rassuré et de s'assurer qu'il n'y a pas encore d'erreur, il y a un truc un peu irrationnel à ce moment-là, de se dire peut-être qu'ils se sont encore trompés, peut-être qu'il y a un truc qui n'a pas été trouvé, on a besoin en fait, donc on va dire oui, on apprend l'échographie, mais on fait les échographies à l'hôpital Sacré-Cœur, évidemment en clinique-gare, mais on garde le suivissage femme. On rentre dans un truc un peu binôme en fait, entre l'hôpital et le suivissage femme. Ce que je voulais dire par rapport à ce que Mélanie vient de dire, qui est important, c'est qu'effectivement, après on va se renseigner, on va parler avec des gens, et c'est important de savoir qu'ils se trompent énormément sur cette échographie-là. Il y a énormément d'erreurs de mesure de bébé à cette échographie des 32 semaines. Et c'est pour ça que c'est important de bien se poser la question, est-ce qu'on la veut ou est-ce qu'on ne la veut pas, cette échographie ? Parce que si on a une grossesse qui se passe très bien, aucun signal de quoi que ce soit, nous ce qui n'était pas notre cas, cela dit finalement, on avait une hauteur utérine basse, donc elle était nécessaire. Mais si on n'avait pas eu cette mesure-là de la hauteur utérine, il faut se poser la question, parce qu'ils font beaucoup d'erreurs, ils ne sont pas très bien outillés pour gérer ces erreurs-là, donc on peut être pris dans un engrenage malgré nous. qui est plus dommageable que de ne pas voir son bébé à cette grandeur-là dans le ventre. C'est vraiment important de savoir qu'il y a beaucoup d'erreurs. Soit de le savoir avant d'y aller, si on se fait dire qu'il y a un petit bébé, qu'il y a des problèmes, de tout de suite exiger une échographie de contrôle extrêmement rapidement, de ne pas repartir avec ça. Ou alors de se dire, je ne la fais pas cette échographie parce que... je sens que mon bébé va bien, a priori, toutes les mesures sont bonnes. C'est important, je pense, de se poser la question. Elle est risquée, en fait, d'un point de vue psychologique, cette échographie.
- Speaker #2
Dans notre cas, j'ai l'impression que non seulement ça teinte la fin de la grossesse, mais ça va nous emmener vers un accouchement qu'au départ on n'avait pas désiré. On n'a aucun regret parce qu'on ne sait pas si ça n'aurait pas été finalement pire si on avait été ailleurs. On a vraiment fait la paix avec tout ça. Au final, la maman et le bébé vont très bien. Elias est né, il faisait 51 centimètres, 3,55 kilos. je veux dire, tu l'as senti passer, je pense. Parce que quand il a une percentile, je ne sais pas si tu as senti passer comme ça. Donc, moi, j'ai senti que tu l'avais senti passer. Mais c'est ça. Donc, c'est l'idéal, c'était qu'Aurélie accouche en maison de naissance, qu'on puisse être dans un bain, que je lui fasse les points de pression, qu'on chante avec nos voix graves. Puis, il y a cette rupture-là a enchaîné une suite d'événements, parce que tu vois cette dernière échographie où on va dire oui.
- Speaker #0
alors qu'on n'en avait pas vraiment besoin, mais sur le coup, on n'est pas du tout rationnel. C'est à ce moment-là où ils disent Oh, il y aurait peut-être un manque de liquide amniotique. Donc, tu sais, là, on est autour de 35, 36. on fait comme ok, il se passe autre chose et puis est-ce que c'est bien ou pas bien qu'on ait vu ça est-ce que c'était une manipulation de leur part pour induire l'accouchement c'est difficile à savoir mais c'est ça ce qu'il faut savoir c'est que la
- Speaker #1
raison pour laquelle ils vont être sensibles à me déclencher c'est parce qu'au moment de ma grossesse j'ai 40 ans et c'est une fécondation in vitro. Pour eux, c'est deux gros signaux, genre je ne la laisse pas dépasser les 39 semaines. ils ne me laissent même pas aller à 40. Et donc, on les voit un peu arriver de loin quand même. La 37-38 a commencé à parler d'induction, déclenchement, tout ça. Puis bon, liquide amniotique sûrement. Mais on sent qu'ils sont dans un processus de on va les amener tranquillement Puis comme ça, dans deux, trois semaines, ils ne pourront plus nous dire non. Et c'est un peu ce qui s'est passé finalement. Et c'est vrai que c'est la... En fait, tout ça a été vraiment provoqué par la hauteur utérine basse, cette échographie, qui fait qu'on est resté dans le giron de l'hôpital Sacré-Cœur. On n'en est jamais vraiment sorti. Donc eux, ils ont eu cette emprise, c'est un grand mot, mais cette emprise sur nous de nous hospitaliser ça un peu, de nous rendre ça très médical. Et même quand on est des personnes avec des ressources, on est capable de se renseigner, on était entouré par toi. Il y avait tout ça, mais quand même, quand le milieu hospitalier parle, il y a une espèce d'aura qu'on leur laisse. Heureusement aussi, ils ont souvent raison quand même. Donc, c'est ça. Ça a généré un accouchement finalement qui n'était pas celui qu'on aurait souhaité au départ.
- Speaker #2
Avec le recul, est-ce que vous vous dites Ah, on aurait pu faire les choses autrement parce que vous avez quand même déjà mis en place beaucoup de choses, entre autres garder le contact avec le bébé, bien vous entourer. Est-ce qu'il y a des chances que vous auriez... pu faire en plus avec le recul ou pas ?
- Speaker #1
Avec les connaissances qu'on a aujourd'hui, la seule chose que moi j'aurais fait différemment, c'est que je ne serais pas repartie de l'hôpital Sacré-Cœur sans avoir vu quelqu'un du quatrième... On dit quatrième étage parce que c'est l'étage où il y avait la maternité. Mais sans avoir vu quelqu'un de la clinique-gare, je ne serais pas repartie. J'aurais exigé de voir une gynécologue tout de suite. Sachant qu'il y avait un long week-end non plus. Et qu'on était un vendredi. Je ne serais pas repartie... J'aurais exigé de voir quelqu'un. Mais après, nous, dans notre vécu, non.
- Speaker #0
Je pense, c'est même avec l'accouchement qui a duré un peu longtemps. Je pense que dans les minutes ou l'heure qui a suivi l'arrivée d'Elias, on avait déjà quasiment fait la paix avec tout ça parce qu'on s'est dit qu'on n'aurait rien changé, parce qu'on n'avait pas la capacité. Même en sortant du rendez-vous avec le radiologue, on a les jambes sciées. Quand tu as les jambes sciées, tu ne vas pas exiger qu'on te remesure le fémur de ton bébé. On a été voir une psychologue spécialisée dans la maternité, les couples et tout ça, quelques mois après l'accouchement. C'est juste pour refaire un petit paquet de tout ce qu'on avait vécu, remettre les responsabilités acquises de droit. Et il y en avait plusieurs et on a pu se libérer de certains poids pour vraiment finaliser le processus parce qu'on a été un peu shaké par tout ça à partir du moment où on mesure ta hauteur utérine basse.
- Speaker #1
C'est ça en fait, c'est que quand on parle du fait que ça a fait switcher un peu la grossesse, puis l'expérience, c'est vraiment ça, c'est qu'en fait il y a vraiment un processus psychologique de l'alerte. qui est lancé, c'est-à-dire que même une fois qu'on est rassuré, même une fois qu'on sait que non, non, ça va, en fait, il est dans les bons percents, tout va bien, le cœur va tout à fait normalement, il bouge. Mais c'est impossible de revenir à l'état initial de la sérénité totale quand même il s'est passé cette chose-là. Et c'est ça qui est grave, en fait, et qu'on ne peut pas récupérer, en fait. Et même si on va mieux et si la grossesse va se finir quand même assez tranquillement, sans heurts, sans rien, mais il y a ce côté et si Et si il se passait quelque chose ? Parce que ça devient... très plausible tout d'un coup, ce qui jusqu'à maintenant ne l'était pas, parce qu'il n'y avait jamais rien eu de concret dans la grossesse qui nous mettait en danger, ni Elias, ni moi. Alors que là, oui, tout d'un coup. Et ça, c'est vraiment une empreinte psychologique profonde qui se place au-delà de... Ce n'est pas juste ce qui nous est arrivé, mais c'est l'empreinte psychologique de ça et qui va nous suivre aussi pendant l'accouchement, finalement. Parce que pendant l'accouchement, c'est un déclenchement, donc on sait que c'est long, c'est compliqué, etc. Et en Et cette empreinte, elle est là. Donc là, l'angoisse, elle vient plus rapidement, du coup. Donc c'est ça aussi qu'il faut mesurer, je pense, puis que l'hôpital devrait mesurer quand ils donnent des nouvelles comme ça. Ils ne prennent pas assez la mesure, je pense, de l'impact que ça a sur les femmes et sur les parents. ce genre de nouvelles-là et le fait que ça peut changer complètement l'expérience, mais profondément. Je pense même pour des grossesses suivantes. C'est-à-dire que là, c'est ancré ce risque-là. On peut vivre ça, on peut vivre le drame potentiel à 32 semaines. Mélanie l'a mentionné, mais effectivement, on a fait le choix de porter plainte auprès de l'hôpital Sacré-Cœur, pas tant pour viser la personne que pour soulever quand même une très grosse erreur. que nous ont qualifié d'erreurs médicales, qu'eux n'ont pas souhaité qualifier comme ça. Mais ça a été très intéressant, ce processus-là, parce qu'ils ont pris ça quand même très au sérieux. Et en fait, on dépose plainte, puis on reçoit ensuite l'appel de ce qu'ils appellent un médecin enquêteur. Donc, en l'occurrence, la personne que nous, on a eu au téléphone, c'était un ancien gynécologue à la retraite qui, pendant sa retraite, s'occupait à enquêter sur des plaintes liées au service de gynécologie des hôpitaux de Montréal en général. Et ce monsieur était très intéressant, très empathique. Il était profondément désolé de ce qui nous était arrivé. Il nous l'a dit plusieurs fois. Il nous a plusieurs fois mentionné que ce n'était pas normal. Ça, ça fait du bien parce que ça arrive de l'institution hospitalière. Parce que jusqu'à maintenant, personne ne s'est excusé derrière. Il ne s'est rien passé. Et lui, vraiment, il est désolé. Il comprend ce côté psychologique dont on vient de parler. Il le comprend très bien. Il dit que ça change complètement une expérience de grossesse. Vous n'auriez pas dû avoir à vivre ça et tout ça. Donc ça, il y a déjà ce côté-là d'empathie pour lequel je trouve que c'est vraiment... Quand on les remercie de ça, c'est déjà ça de pris dans l'expérience.
- Speaker #0
En fait, des fois, tu penses que tu n'as pas assez d'énergie pour porter plainte, pour faire une réclamation. Puis en fait, l'énergie qui nous est revenue... Elle était dix fois plus forte que l'énergie qu'on a mise à remplir deux formulaires et demi. Même ça nous replonge dans le truc. Mais c'est vrai que lui, moi je l'ai eu au téléphone aussi, sa voix était hyper rassurante. Et puis il t'a parlé, vous avez parlé hyper longtemps au téléphone.
- Speaker #1
Il a écouté, il a vraiment écouté. Et puis ce qu'il faut savoir aussi, c'est qu'une des raisons pour lesquelles on a décidé de porter plainte, c'est que quand on était à la clinique-gare, parce qu'on y a passé du temps finalement, On a vu aussi que c'était, en fait, l'hôpital Sacré-Cœur, c'est aussi l'hôpital de, je ne sais pas comment on dit, de circonscription de territoire de Montréal-Nord. Donc il y a énormément de femmes avec très peu de ressources, très peu de moyens qui sont suivies dans cet hôpital et qui donc pourraient avoir affaire à ce radiologue-là. Et là, pour moi, ça a été insupportable. Parce que je me suis dit, mais moi, j'ai des ressources, je parle bien français, je suis capable de m'exprimer correctement, on m'écoute, je suis quelqu'un avec des privilèges, je suis blanche, je viens de France. Enfin, je veux dire, clairement, je suis privilégiée, donc on va plus m'écouter. Et je me suis dit, non, c'est pas possible, on peut pas laisser continuer ça. Il y a des femmes qui vont se retrouver dans des difficultés énormes, il va passer à côté de trucs, enfin, je sais pas. Donc, c'est pour ça aussi qu'on a voulu le soulever. Et en fait ce qui est intéressant avec ce médecin enquêteur, c'est qu'il a fait l'enquête, donc la façon dont ça se passe c'est qu'il a commencé par interroger le radiologue pour avoir sa vision des choses, comment ça s'est passé, tout ça. Et il s'avère que notre fameux radiologue désagréable a tout à fait reconnu que ça se passait très mal. et que lui, il ne veut pas faire ses échographies, et qu'on l'oblige par manque de ressources humaines, mais que selon lui, c'est une erreur énorme que des radiologues, qui ne sont pas gynécologues, fassent les échographies de fin de grossesse. Ce n'est pas normal, parce qu'ils ne sont pas assez formés, ils n'ont pas les compétences, notamment pour les mesures, parce que c'est compliqué de trouver le bébé sous le bon angle pour bien faire les mesures et tout ça. Et donc lui, il ne veut pas les faire, mais il n'a pas le choix que de les faire. Et... Maintenant, à son dossier, c'est marqué qu'il ne les fera plus parce que lui refuse et qu'il a fait des erreurs. Il n'a pas eu de blâme ou de choses comme ça. Ça s'est réglé plus dans la gestion de son travail. Mais déjà, ça, c'est important. La deuxième chose importante qu'ils ont notée, c'est le problème dans ce qu'ils appellent la suite de soins. Qu'est-ce qui se passe une fois qu'on a ce diagnostic-là ? Effectivement, le médecin enquêteur disait que c'est absolument anormal de vous laisser repartir chez vous. On ne peut pas imaginer ça. Il faut tout de suite monter à l'étage où vous allez pouvoir avoir un suivi gynécologique immédiat. il lui mentionnait que, évidemment, on n'était pas les premières à déposer des plaintes pour une échographie de fin de grossesse où il y a eu une erreur, loin de là, dans tous les hôpitaux de Montréal, et que donc il y avait vraiment des changements à faire dans les suites de soins pour l'ensemble des hôpitaux, en fait même certainement au Québec, les suites de soins sont assez standardisées. Donc ça, c'était intéressant, je trouve, d'avoir ce retour-là, puis de se dire, bon, peut-être qu'à notre petite échelle, on a eu un mini-impact sur le fait qu'on ait... une de plus et une de plus à dire non, non, ça ne peut pas se passer comme ça, c'est très problématique pour la suite d'une grossesse et puis l'accouchement et tout ça. Et lui reconnaissait aussi que notre accouchement était une conséquence de tout ça. Il avait tout à fait cette vision-là, dire l'accouchement que vous avez vécu est très en lien avec cette échographie qui se passe mal.
- Speaker #0
C'est notre histoire.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et vivre des choses difficiles, ça fait partie aussi de... C'est des expériences du couple et puis de notre histoire de famille. Je pense que ça a été important d'en parler, de faire cette démarche, d'aller voir une psychologue. Avec qui on était, ce qu'on était, ce qu'on retentait, à chaque moment, on a pris les bonnes décisions. On ne pouvait pas faire autre chose. Puis, on a été bien aidés. Encore merci, Annie, parce qu'il y a quand même des moments où on avait des doutes, puis ça a servi à... mieux appréhender les choses ou à demander des choses différentes. Et puis quelque part, le fait que les cours prénataux couvrent aussi toute cette partie hospitalière qu'on avait suivie, on a été mieux armés pour affronter ça. Il faut savoir que l'accouchement, c'est une suite de trucs. Moi, j'arrive à l'hôpital, je ne sais pas encore, mais j'ai la Covid. Donc, on se retrouve dans une chambre Covid où chaque personne qui rentre doit s'habiller de tête aux pieds. Sa tête était un avantage pour avoir moins de soins parce qu'il savait qu'il devait vraiment s'habiller. Mais malgré tout ça, je faisais des poussées de fièvre pendant qu'elle faisait ses contractions. On était, je pense, en transpiration les deux. Dans 15 ans, je pense qu'on va bien rire. On en rit déjà quand même. Et puis voilà. On racontera ça à Elia. Ça sera son histoire. Il faut savoir qu'on a un bébé qui est en super bonne santé. La maman va très bien. Même si on ne dort pas encore des nuits complètes, mais c'est un petit garçon qui est en pleine forme, qui rigole. Moi, je trouve qu'il a un humour fou, une énergie folle. Donc... Ça va bien.
- Speaker #2
Votre histoire me fait penser à quel point ça peut vraiment être important de se faire accompagner. Vous avez fait des cours prénataux avec moi, avec Opaleo. Puis, il y a des cours prénataux qui existent où on va aller faire une journée, deux journées, trois journées avec quelqu'un. Puis après, c'est terminé. Alors que quand on vit des expériences comme vous avez vécu, c'est vraiment intéressant, je pense, d'avoir comme un fil conducteur dans le suivi. Comment vous avez vécu ça, justement, le fait d'être accompagné tout au long ? par une personne qui était là de façon constante plutôt que d'avoir choisi. Parce que je ne sais pas pourquoi vous avez choisi de faire les cours prénataux avec moi. Je ne me souviens plus. Qu'est-ce qui a fait que vous êtes arrivée vers moi ? Je ne me souviens Oui,
- Speaker #0
tu te souviens ? Je me souviens très bien parce qu'en fait, nous, on ne cherchait pas de cours prénataux forcément parce qu'on savait qu'il y avait les cours prénataux de la maison de naissance. Au passage, heureusement qu'on avait les tiens. Mais tout ça pour dire que moi je t'ai appelée parce que je voulais absolument de l'autonomie. Je voulais absolument rencontrer mon bébé avant de le rencontrer quelque part. Et je voulais qu'on crée une proximité, qu'on fasse déjà famille finalement, dès qu'Aurélie tombait enceinte. A savoir que nous, en tant que couple homosexuel, on passe par de la procréation médicalement assistée. Ça a mis du temps, ça a mis 4 ans. Avant qu'Elias s'installe dans le ventre d'Aurélie, on l'attendait vraiment fort. C'était ça au début, on veut faire de l'autonomie, il y a des copains qui nous ont dit que c'était génial, que vraiment tu crées un lien avec ton bébé, tu apprenais à le sécuriser aussi, il n'y avait vraiment que des avantages à cette pratique. Donc là, on réfléchit, on regarde ton site, on se dit, vous ne connaissez pas, et puis on se dit... Ok, essayons ça. Et donc, c'est vrai que c'est plus que des cours prénataux. Je ne suis pas payée pour dire ça, j'en profite là quand même. Mais c'est ça, c'est vraiment, on a pu t'appeler quand même. Si je dis ça, tout le monde va t'appeler, ton téléphone va vraiment beaucoup sonner. Mais en vrai, c'est vrai, c'est au partexte. Écoute Annie, là, ils nous ont dit ça, les docteurs, puis ça nous paraît quand même un peu intense. Puis là, tu nous as souvent aiguillés, et c'était tout le temps super juste. Et sentir cette présence-là. tu n'étais pas la seule aussi. Il y a nos sages-femmes qui étaient aussi disponibles, mais c'était quand même un autre rapport. On sentait qu'on était en confiance et qu'on était bien conseillés.
- Speaker #1
En tout cas, je pense que si on en faisait un deuxième, on recommencera exactement pareil. Mais c'est tellement un univers nouveau, évidemment. Tellement d'informations qui arrivent. On le sait, pendant la grossesse et encore plus une fois que l'enfant est né, toutes les informations se contredisent. Il faut toujours se faire une idée, soit avoir de l'intuition. Et ça, c'est marrant parce qu'on nous dit toujours Fiez-vous à votre intuition puis au début, on se sent sans intuition. Je n'en ai pas, je ne sais pas, je n'ai jamais été parent, je ne peux pas avoir de l'intuition. En fait, bien sûr qu'on en a, mais il faut aller la chercher. Et je pense que l'accompagnement, il aide à ça aussi. Il aide à construire petit à petit la confiance. en nous, en le bébé, comme on disait tout à l'heure, et qu'on construit cette intuition, on finit par être autonome. Et ça, c'était un gros plus dans l'accompagnement, c'est de nous rendre autonomes dans certains aspects de la vie d'Elias, dans notre vie de parents, de tout ça.
- Speaker #0
C'est un phare dans la nuit.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
C'est-à-dire que Google te rend complètement fou à dire... Alors, il y en a qui disent la suce, il ne faut vraiment pas, le pouce, il faut. Par contre, il y en a qui disent vraiment le pouce, il faut éviter, mais il faut prendre la suce. Tu deviens chèvre. Et bien, c'est vrai, il y a un truc... Ok, il y a quelqu'un qui a plein d'expérience.
- Speaker #1
Il y a Annie, quelque part. On peut appeler Annie. On peut écrire à Annie. Et souvent, encore aujourd'hui, évidemment, on se dit mais qu'est-ce qu'elle dirait Annie ? Des fois, on voit du matériel de psychomoteur, on se dit, oula, ça Annie... Non, ça, je dirais non.
- Speaker #2
Merci tellement à vous deux d'être venus nous partager votre histoire.
- Speaker #0
Merci, merci à toi. Parce que, même en reparler un an après, ça fait du bien aussi.
- Speaker #2
Après avoir écouté le message, je me suis rendu compte que, effectivement, c'était très intéressant comme information. Et pourquoi pas, je te propose d'écouter dès maintenant le message qu'elle m'a laissé sur mon répondeur.
- Speaker #3
Allô Annie, c'est Aurélie. J'espère que tu vas bien. En fait, je t'appelle... Après l'enregistrement du podcast l'autre jour, je pensais à quelque chose et je me suis dit que ça allait peut-être s'intéresser. En fait, juste avant de tomber enceinte au début de ma trachée, je me souviens plus, j'avais entendu une émission de radio qui parlait précisément de la place des échographies dans les grossesses, en fait, et notamment dans les suivis de grossesses. il ne peut pas faire un peu d'historique de la place des échographies, et il portait un peu un regard sociologique, si on veut, sur la place des échographies dans les grossesses. Et déjà, moi, j'avais appris à ce moment-là que les premières échographies et la systématisation de l'échographie dans les grossesses date des années 80, ce qui n'est pas si vieux, en fait, et ça m'avait quand même interpellée. Et l'autre chose que je trouvais vraiment intéressante, c'est qu'il y avait un échographe, notamment, qui évoquait quelque chose de super fort, c'est que pour lui, en fait, il y a eu un enjeu à partir du moment où la technologie s'est améliorée. Et cet enjeu-là, c'est que l'imagerie médicale est tellement performante maintenant, ça donne l'impression aux parents et aux familles que tout va pouvoir être décelé et vu à l'échographie, et que donc faire des échographies, ça lui met les risques ou en tout cas les mauvaises surprises ou des choses comme ça. Et lui dit que c'est un faux semblant parce que finalement il décèle. beaucoup de choses, mais pas tout. Aux échographies, des maladies, des malformations, des choses comme ça, il passe à côté de plein de choses. Et il y a énormément d'erreurs d'analyse dans les échographies de grossesse. Et il le verbalisait comme ça. Et ça m'avait interpellée. Ça nous a forcé de le vivre et d'être quand même surprise. La deuxième chose qu'il disait, et que je trouvais vraiment intéressante, c'est que... Le fait que les échographies sont devenues des choses évidentes, que bien sûr que dans une grossesse c'était trois échographies, alors que ce n'est pas du tout obligatoire, cette systématisation-là amène aussi à un gros malentendu. entre les attentes des parents et les besoins du milieu médical. Ce qu'ils disaient, c'est qu'en fait, les parents vont faire des échographies pour voir leur bébé, connaître le sexe du bébé, donc des choses plutôt affectives, plutôt positives, etc. Donc on n'est pas pour ça. Alors que le milieu médical, lui, c'est des échographies pour déceler des problèmes. et notamment il parlait de l'échographie du deuxième semestre, qui est très importante pour les milieux médicaux, parce que c'est la première fois qu'ils ont un emblion, en fait un bébé grand, pour voir vraiment s'il y a des enjeux de malformation, de maladie, donc elle est cruciale pour cette échographie-là, et elle est fortement joyeuse, alors que les parents viennent pour cette échographie pour connaître le sexe de leur enfant. Donc il y a un class énorme qui donne lieu à des situations très douloureuses, très difficiles, et finalement un socle psychologique parfois plus grand quand il y a une mauvaise nouvelle, parce qu'on y va pour quelque chose de souhait, de détendu, on va voir le texte de notre bébé. Et en fait, je trouve que même dans notre histoire à nous, à Mélanie et moi et Elias, il y a un peu de ça parce qu'en fait cette dernière échographie on l'a fait un peu pour voir le bébé il faut être honnête dans un truc on va le voir une dernière fois avant d'accepter et en fait ça va tenir lieu à ce qu'on a raconté dans le podcast et je pense que le choc et le musique est encore plus grand parce qu'on ne s'en met pas à ça et qu'on n'est pas préparé à se dire non c'est un acte métier et on peut déceler des choses évidemment donc voilà, tous les buts je vous en prie, parce que ça peut t'intéresser je pense que c'est important pour les parents de de de ce différent-là entre le vécu parental et le vécu médical voilà, je t'embrasse, bye
- Speaker #2
Alors, c'est un épisode qui est hyper intéressant. J'espère qu'il va contribuer à enrichir tes réflexions pour savoir dans quelle direction tu as envie d'aller lorsqu'une intervention et en particulier lorsqu'une échographie t'est proposée. De toujours, toujours réfléchir. Il y a toujours deux côtés à la médaille. D'ailleurs, je t'invite, si tu ne l'as pas encore écouté, à écouter l'épisode numéro 1 de Enfanter librement sans se faire accoucher Je parle en long et en large de cette idée qui est qu'il faut réfléchir avant d'accepter des interventions parce qu'effectivement, il y a souvent un autre côté à la médaille, puis que si on se laisse aller dans le flot des propositions sans y réfléchir, il se peut qu'on se retrouve à un moment donné coincé dans une situation qui est moins confortable. L'autre chose qui est très intéressante, c'est l'idée de la garantie suprême des échographies. Vous êtes nombreux à me dire Ah, j'ai tellement hâte que mon bébé soit né. Quand il va être né, on va savoir que tout est parfait, qu'il est en santé et compagnie. Le problème, c'est que ça ne fonctionne pas comme ça. C'est-à-dire que quand ton bébé va être né, tu vas continuer pour l'éternité à t'inquiéter, à espérer que tout va se passer le mieux possible pour ton enfant, pour ton adolescent et pour ton adulte. Même comme moi, quand tu vas te retrouver avec des enfants qui sont adultes, à chaque jour tu vas penser à eux, tu vas espérer que le meilleur leur arrive et tes boyaux vont se tordre à l'idée qu'il puisse y arriver quelque chose. Donc, lorsqu'un bébé est né, il n'y a pas de garantie. Il n'y a pas personne qui va aller mettre un seau de garantie sur ton bébé en te disant, écoute, on t'assure que tout est parfait et tout le restera. Donc, cet inconfort-là avec l'idée qu'arrive quelque chose à mon bébé, qu'arrive quelque chose avec mon enfant, c'est quelque chose avec lequel je dois apprendre à vivre. C'est quelque chose avec lequel je dois apprendre à respirer dedans parce que ça ne quittera pas, ça va rester là. Et donc, ça c'est vraiment important parce que plus rapidement tu vas réaliser ça, plus rapidement tu vas apprendre à respirer dedans. Voilà. Moins tu vas être dans l'attente que quelqu'un te donne un saut de confirmation qui est impossible à avoir finalement. Un autre élément hyper important de cet épisode, c'est le lien avec ton bébé. Je t'invite vraiment à le garder, à le nourrir dans l'affectif le plus possible. Et ça ne veut pas dire avoir une vie parfaite. Parfois, les femmes sont dans mon bureau, elles pleurent et elles me disent qu'elles se sentent coupables d'avoir des émotions moins agréables ou de vivre du stress. Alors, sache que c'est important que ton bébé puisse apprivoiser la réalité humaine. Et la réalité humaine, ce ne sont pas des journées où les émotions sont plus agréables. Les émotions sont toujours au beau fixe, ce ne sont pas non plus des journées où on est toujours au pays des bisounours avec du bonheur à revendre. Il y a des journées qui sont plus difficiles que d'autres. Ça, tu ne pourras pas épargner cette réalité-là à ton bébé. Donc, c'est important que pendant la grossesse, il puisse aussi être en contact avec ces nombreuses réalités émotionnelles-là. Imagine. Si tu pouvais mettre ton bébé dans une petite tour d'ivoire, dans une petite bulle de verre d'amour, et que jamais pendant toute la grossesse il était confronté à la vraie réalité, ce serait extrêmement difficile pour lui après l'accouchement de s'adapter. Bon, on va se le dire, c'est déjà difficile pour un bébé nouveau-né de s'adapter à sa nouvelle vie terrestre, ça le serait encore plus. Alors donc... C'est important que tu puisses rester en contact avec cette réalité-là et que tu accompagnes simplement ton bébé. C'est-à-dire que oui, il y a des journées qui vont être moins évidentes, il y aura peut-être des stress en lien avec la grossesse, mais malgré toutes ces émotions-là qui se chamboulent et qui parfois ne sont pas intéressantes, essaie le plus possible de garder le lien. Parce que le lien affectif comme être humain, c'est ce qui nous sécurise. Donc, la sécurité de base, c'est ce qu'on va tenter de préserver le plus possible chez ton bébé. Et la préparation affective à la naissance, l'autonomie, c'est à ça que ça sert. C'est également l'objectif que je me donne avec le programme post-natal d'Opaleo, c'est d'outiller les parents pour pouvoir accompagner les bébés de façon à ce que l'affectif fasse partie le plus possible de leur accompagnement. Évidemment, on n'oublie pas les aspects psychomoteurs, les jeux à privilégier, ceux à jeter à la poubelle et compagnie, mais le lien affectif sera toujours celui qui sera le plus prédominant dans la première année de vie et évidemment après aussi. Un autre élément sur lequel j'avais envie de rebondir, c'est le fait qu'effectivement, en milieu hospitalier pour les femmes de 40 ans et plus, c'est très compliqué d'éviter le déclenchement actuellement. En maison de naissance, souvent on a un petit peu plus de latitude, mais en milieu hospitalier, c'est compliqué. Il y a un document extraordinaire qui permet de faire un choix éclairé, qui donne des informations, non pas qui sont simplement axées sur la peur, mais des informations vraiment pertinentes, qui te permettent de réfléchir à ce que tu veux, à ce que tu ne veux pas. C'est un document merveilleux qui a été fait par les Sages-Femmes de l'Ontario. Alors, je vais te mettre le lien vers ce document-là dans la page dédiée à l'épisode. Si tu as envie de vivre l'expérience Opaleo VIP, c'est-à-dire la formule que Aurélie et Mélanie ont choisie, je t'invite aussi à me rejoindre sur opaleo.com. C'est un accompagnement qui est proximal dès le début de la grossesse jusqu'aux 18 mois de ton bébé. Une préparation à l'accouchement, un empuissancement, des outils pour vivre une naissance physiologique, un filet de sécurité au cas où des événements imprévus arriveraient, par exemple avec des vidéos qui sont dédiées aux interventions médicales. et un accompagnement post-natal d'une richesse infinie. Et pendant tout ce temps-là, je suis là, je suis en contact avec toi de façon à pouvoir t'accompagner dans la situation unique, dans l'expérience unique que tu traverses. Si tu as envie de découvrir mon accompagnement, je t'invite à écouter les 11 clés pour une naissance facilitée. C'est une préparation virtuelle qui est disponible dès maintenant. En mode gratuit. Je t'invite à venir dans la description de l'épisode, à cliquer sur le lien, à t'y inscrire et à commencer ton écoute dès maintenant. Je te souhaite une magnifique journée. J'espère que dans le ici et maintenant, tu te sens sur ton X. J'espère que tu te sens bien accompagné et je te donne rendez-vous dans le prochain épisode.