- Speaker #0
Aujourd'hui, Valérie et Mickaël nous racontent leur histoire, une naissance souveraine et spirituelle pendant laquelle Valérie a eu plusieurs visions qu'elle a accepté de nous partager. Ils ont vécu une expérience extraordinaire, même s'ils ont eu énormément de pression de la part du système médical, parce qu'imagine, leur fils a choisi de naître. À 42 semaines et deux jours de grossesse. Et en passant, il est possible que tu connaisses déjà Valérie Couture-Phelps, puisqu'elle accompagne les femmes dans leur transformation depuis déjà plusieurs années avec son entreprise Moments sacrés.
- Speaker #1
Bienvenue dans le podcast de Annie Perreur.
- Speaker #2
Passionnée de grossesse et d'accouchement,
- Speaker #1
Annie est accompagnante à la naissance depuis plusieurs décennies. Elle est également ostéopathe spécialisée en périnatalité et formatrice à l'international.
- Speaker #2
À ce jour,
- Speaker #1
elle a aidé des milliers de femmes, de couples et de familles à se préparer pour vivre une expérience de naissance la plus alignée possible à leurs désirs.
- Speaker #2
Voici ! Tadoula Osteo,
- Speaker #1
Annie Pérez.
- Speaker #0
Alors, je vous remercie beaucoup tous les deux d'avoir accepté mon invitation. On va discuter ensemble d'accouchement, d'empuissancement, de spiritualité, d'amour, de connexion. Est-ce qu'on est pas mal dans le même mood ?
- Speaker #2
Complètement, complètement.
- Speaker #0
J'ai envie de commencer avec votre rencontre, parce qu'avant de faire des bébés, il y a eu comme une première fois.
- Speaker #2
C'est surtout pas notre première fois, c'est plutôt notre première grande discussion sur les grandes choses de la vie, tu sais. Je pense que c'est à ce moment-là qu'on a vraiment connecté, puis on s'est rendu compte qu'on pouvait se rejoindre dans une dimension plus profonde de l'être. Puis c'est vraiment à ce moment-là, je pense, qu'il y a eu une belle connexion sincère. C'est très symbolique pour moi parce que, bon, à mon avortement, parce que j'ai vécu un avortement avant d'avoir mes deux enfants, j'ai eu plein, plein, plein de messages de la vie qui m'ont fait découvrir Orion. Et c'était très, très, très symbolique pour moi parce que lors d'une séance d'hypnose, mon enfant que je portais à ce moment-là, que j'ai fait avec une interruption de grossesse, dans cette hypnose-là, me pointait ses étoiles pour me dire qu'on venait de là. Et donc, je ne savais pas c'était quoi. Et quand je suis sortie d'une séance de yoga prénatale que je donnais, D'un coup, il y avait un chanteur dans la rue qui chantait une chanson qui était vraiment significative pour moi. Je me suis arrêtée, je me suis assise, j'ai contemplé le moment. Puis j'ai levé les yeux, puis j'ai regardé dans le ciel et j'ai vu ces fameuses étoiles. Là, j'avais une application sur mon téléphone. Je me disais, mais c'est quoi ces étoiles-là ? Parce que bon, dans l'hypnose, je vois les étoiles, mais je ne peux pas... Elle ne m'a pas dit c'était quoi, c'est comme très symbolique. Et là, j'utilise l'application, puis j'ai vu effectivement que c'était Orion. Alors là, j'ai trouvé ça vraiment magnifique, vraiment romantique et très, très spirituel aussi d'une certaine manière. Et donc, pour moi, c'était très symbolique. Et puis, pour Mickaël... Orion, c'était, si tu veux le mentionner, peut-être que ça va faire la liaison dans cette connexion-là qu'on a eue.
- Speaker #1
Orion, pour moi, depuis que je suis jeune, je voyage beaucoup. Ma situation familiale a fait en sorte que je me baladais sur plusieurs continents. J'ai toujours remarqué cette constellation-là. C'était le fun, quand je revenais à Montréal, j'étais comme, elle est rendue où dans le ciel ? Depuis que je suis petit, je la regarde, c'est toujours celle-là, parce qu'elle est facile à voir aussi. C'est peut-être ça, je ne sais pas. Mais les trois plus les deux autres, ça fait comme un losange. Une des dernières fois avant de rencontrer Valérie Roux, je l'avais remarqué, c'était dans le désert, c'était dans le sud de l'Algérie, puis là je l'avais vu. Puis j'étais revenu à Montréal, puis je l'avais revu, puis tu sais, le ciel nordique, c'est un peu différent. Puis la première fois qu'on est sortis prendre un verre, disons, ben à ce moment-là, je suis sorti dehors fumer une cigarette, puis là Valérie est venue me rejoindre. Puis là je regardais le ciel, puis je l'ai vu, elle était là. Puis là ça m'a remis là-dedans, fait que j'étais un peu émotif, je checkais ça, tu sais. J'ai commencé à lui expliquer un peu d'où ça venait, puis là elle, elle s'est mise à pleurer. Elle me disait Mais voyons-t-on, tu regardes Orion, t'es qui toi ? Ça fait que c'est un peu devenu notre constellation de couple. Finalement, j'ai eu une des Saint-Valentin, par exemple, je lui avais offert une constellation de le ciel, il était comment le jour où on s'est rencontrés, avec un petit poème et tout. On a failli appeler notre fils Orion, d'ailleurs. C'était comme dans le top 3 des nombres, on s'est dit Ouais, c'est peut-être un peu intense, mais c'est ça. Ça fait qu'Orion a toujours fait partie du truc, depuis le début.
- Speaker #2
C'est comme une constellation qui veille sur nous dans tous ces moments-là, dont le cadre que tu m'as offert avec un beau poème qui dit justement Corion nous éclaire du premier au dernier baiser sur cette terre
- Speaker #0
Wow ! Et ce côté spirituel-là, cette grande connexion entre vous deux et face aussi à l'univers, parce que c'est quelque chose de grand, de grandiose, est-ce que ça vous a suivi jusqu'à votre désir d'enfant ?
- Speaker #1
Ben moi je pense pas que c'est la première fois qu'on se soit rencontrés, si tu veux qu'on soit tout à fait honnêtes. Moi, je pense qu'on traîne ça depuis un bout. Tu sais, ça fait avant qu'on sorte ensemble, disons, ça faisait déjà 10-12 ans que Valérie gravitait autour de moi par des cercles d'amis, par des connaissances communes, etc. Donc, c'était juste le temps à ce moment-là. Puis on a chacun fait notre bout de chemin, chacun notre côté, puis à un moment donné, pouf, les mains sont croisées. Puis moi, je lui ai dit carrément, cette première soirée, j'étais dans la voiture, puis je lui ai dit, écoute, moi, je ne suis pas ici pour être ton ami. Je ne sais pas ce que toi tu veux, mais moi c'est ça. Je sais que tu es la femme de ma vie. Pour moi, ce n'était ni du hasard, ni c'était la destinée. J'y crois encore aujourd'hui, cinq ans plus tard. Ce qui m'a amené à faire un enfant, moi aussi j'ai vécu un avortement, mon ancienne partenaire, pas moi. Je suis passé par cette épreuve-là, dont on parle peu d'ailleurs, du côté des hommes. Je savais que ce n'était peut-être pas l'appartenant qu'il me fallait à ce moment-là. puis finalement, j'ai bien fait. Donc, l'idée, c'était juste de dire que ce qui est arrivé devait arriver et on était prêts les deux à ce moment-là. Voilà.
- Speaker #2
Oui, puis effectivement, toute cette espèce d'aura-là nous a suivis aussi pendant Noé, parce qu'on a ressenti sa venue. Quelques mois avant, on a vraiment eu des signes qui nous amenaient à croire, premièrement, que j'étais enceinte. Après, finalement, ce n'était pas ça, mais on a compris, en fait, suite à... plein de synchronicité et d'événements.
- Speaker #1
On a eu des visites, mettons.
- Speaker #2
Oui, c'est ça. On a eu des visites dans des raves ou des trucs comme ça où on a vraiment ressenti la présence d'un être qui voulait arriver. Et donc, ça, ça nous a vraiment suivis jusqu'à justement s'interroger sur le prénom. Tout ça nous a vraiment amenés vers une piste. Ça a été des étapes, une à la suite de l'autre, un peu synchronistiques, où est-ce qu'on... On s'est retrouvés finalement à choisir le prénom du bébé et tout ce qui entoure Noé, tout ce qui entoure son histoire aussi a été pour nous une grande connexion à la foi surtout. Ce qui est un mot que je trouve un peu tabou dans notre société, mais moi je la trouve, je trouve que c'est... C'est un concept qui est très important et qui devrait revenir au centre de notre vie. Je trouve que mon expérience face à notre enfant, notre histoire depuis au moment où on a ressenti sa présence, mais qui n'était pas encore là, le mot qui en ressort pour moi le plus, c'est la foi. Fait que oui, ça nous a suivis. Il y a vraiment eu un aura. Dans nos vies, c'est encore le cas. Mais si on met l'accent et on met la loupe sur cette histoire-là dans notre vie, c'est encore teinté de tout ça, complètement.
- Speaker #1
Ça fait penser à la comète aussi, chérie. Le jour où tu as su que tu étais enceinte, j'ai demandé à ce qu'on aille chercher le test de grossesse dans la même pharmacie où ma mère a fait son test de grossesse pour moi. Fait qu'on s'est ramassé sur Mont-Royal, devant le métro Mont-Royal, il y a un Jean Coutu là. Ma mère, c'est le cas qu'elle avait fait il y a 35 ans, finalement. Puis là, on a été acheter ça, tout ça, puis là, on ne peut pas le faire tout de suite, il faut attendre les premiers pipis du matin, puis tout ce bordel-là, je ne sais pas comment ça marche. Puis elle me dit, non, on va faire ça demain matin, puis comme parfait, puis c'était pendant le COVID. Bref, pendant qu'on était tous emprisonnés à la maison et qu'on pouvait pas voir personne, les bands étaient rendus dans les ruelles, dans les rues, il y avait de la musique, il y en a qui se baladaient de même parce que les salles de spectacle étaient fermées, puis là, on rentre vers la maison parce qu'on prend les ruelles dans la vie, on aime bien. Pis là, il y a une fanfare. Il y a une fanfare de comme 70 musiciens. Pis là, on se dit, voyons donc, cet être-là va être accueilli avec une fanfare, on capotait. Fait que là, on passe là, je connais plusieurs musiciens là-dedans, j'ai baigné dans le milieu plus jeune, pis ils me disaient, Hey, salut Mickaël, nanana. Pis je dis comme, Écoute, tu devineras pas d'où on revient, on a un test de grossesse dans les mains. Pis là, on est juste deux weirdos dans les ruelles avec un test de grossesse dans les mains, il y a des trombones, ça tape des mains, ça crie, ça chante, on commence à danser dans les ruelles. Ensuite, elle fait le test le lendemain. Elle est enceinte. On est super contents. Puis j'étais content d'être content aussi, parce que je ne savais pas trop comment j'allais réagir finalement. Tu sais, c'est comme, c'est tout le temps hypothétique un peu, tu sais, d'un point de vue homme. Tu sais, quand elle était enceinte, pour moi, je n'avais pas d'enfant, mais pour elle, elle avait déjà un enfant, tu sais. Fait que moi, c'est comme, je suis devenu père quand il a commencé à donner des coups de pied, puis toute la quitte, là, tu sais. Avant, c'était comme, c'est loin de moi un peu, tu sais. Puis ce soir-là, je regarde le ciel, puis là, je vois une comète qui passe par là. Puis là, je me suis dit, voyons donc, c'est quoi cette comète-là ? Je m'en vais sur Google chercher la comète. Puis là je la trouve, c'est la comète Néo-Wise. Elle s'appelle de même Néo. Ça me faisait penser à la matrice, j'étais comme Ah Néo, ça peut être cool comme nom Néo Puis là finalement Néo c'est un peu trop intense, un peu comme Orion. Néo quoi, Néo classique, jusqu'où ça peut aller, je me suis dit il va se faire niaiser à l'école, on oublie ça. Néo est devenu Noé, on a inversé la lettre puis c'est resté.
- Speaker #2
Oui, mais en fait, ce que je voulais dire aussi, c'est qu'on n'avait pas fait le test, mais quand on a vu l'orchestre dans la ruelle, on s'est regardés tous les deux, on s'est dit Je suis enceinte, c'est sûr. Ça peut s'orchestrer comme ça, puis que ça soit négatif, cette histoire.
- Speaker #1
En effet, en fait, j'aurais été déçu, je pense, que tu ne sois pas enceinte après.
- Speaker #2
Après avoir vécu tout ça.
- Speaker #1
Bien oui, c'est ça, là. Rien de moins, ma chérie.
- Speaker #0
Évite les si j'avais su en connaissant à l'avance toutes les étapes importantes jusqu'à la fin de ta grossesse. Rendez-vous dans la description pour télécharger dès maintenant ton calendrier pour une grossesse facilitée et bien organisée. Et là, à partir de là, la grossesse avance, votre bébé grandit. Et c'est quoi votre idée de la naissance et de l'accouchement ? Est-ce que vous avez peur ? Est-ce que vous êtes dans la confiance ? Où vous étiez par rapport à cette expérience-là qui se rapprochait ?
- Speaker #2
Il faut expliquer que je suis douleur depuis presque dix ans. J'ai aussi une petite fille avec un autre homme. Donc j'ai traversé plusieurs expériences qui m'ont amenée à, premièrement, ne pas vouloir porter le chapeau de doula. Donc ça, c'était vraiment important pour moi d'en parler avec Mickaël et de trouver une ressource externe. Quoique pour moi, je n'avais pas besoin d'avoir des cours, mais j'avais besoin d'avoir un accompagnement pour ouvrir des discussions avec lui, pour que lui puisse aussi recevoir et que je n'ai pas cette charge-là à porter sur mes épaules, en plus de tout ce que ça compose. De porter la vie en couple aussi, tous les défis qui... qui sont là, je trouvais que c'était vraiment de trop. Puis c'était vraiment avec humilité que je le faisais aussi. Fait que non, je n'avais pas peur pour ma part. Pas du tout, en fait. J'étais en pleine confiance de mes capacités. mais il y a tout un parcours avant qui m'amène à me sentir en confiance par rapport à ça. Mais je te dirais que le contexte de pandémie a beaucoup allumé de lumière puis m'a amenée à réfléchir à des choses que je n'avais pas nécessairement réfléchies avant ou que je n'aurais pas réfléchies dans un autre contexte. Donc, j'ai eu certaines inquiétudes dues au contexte pandémique, puis de voir les impositions qui se passaient dans les centres hospitaliers, de voir des événements qui sortaient vraiment du cadre de ce qu'on amène depuis plusieurs années aussi dans l'humanisation des naissances, reculé énormément. Ça m'a beaucoup touchée. J'avais comme le chapeau de doula puis de travail que je fais dans la vie. qui me faisait voir un monde, puis j'avais tellement de peine pour toutes les femmes qui étaient en train, ou les couples qui étaient en train de vivre cette situation-là. D'une part aussi, moi, je vivais des insécurités, beaucoup de questionnements sur comment j'allais être prise en charge. mon conjoint allait pouvoir aller jusqu'où. Moi, c'était certain que je voulais une naissance la plus physiologique et naturelle possible parce que c'est ce que j'ai vécu avec ma fille et pour moi, c'est une conviction. Il fallait vraiment qu'il se passe de quoi au niveau de ma santé, au niveau du bébé qui allait me convaincre que j'allais utiliser le système de santé au niveau du centre hospitalier. Dans tous les cas... Ça n'allait pas me faire bouger. Donc, moi, je voulais donner naissance à la maison parce que je l'avais fait avec ma fille et que j'avais aimé l'expérience. Mais le contexte pandémique, à un moment donné, nous a amené, les H-Femmes nous ont annoncé que ce n'était plus possible de le faire à la maison. Et à ce moment-là, ça l'a vraiment détruit comme une partie de ma vision, de mon idéal. Mais c'est vraiment à ces moments-là qu'il a commencé à y avoir plus d'incertitudes, d'insécurité. beaucoup de questionnements face à comment j'allais pouvoir vivre ça, pas en mes capacités, mais plus comment on allait pouvoir vivre cette expérience-là ensemble, comment est-ce qu'on allait accueillir notre enfant, dans quelles conditions. Je pense que, pour passer la balle à Mickaël, je pense qu'il était en confiance en mes connaissances, en mes capacités. Aussi, on avait suivi plusieurs cours, comme je disais, parce que c'était important pour moi de ne pas porter ce chapeau-là. Je pense qu'on a eu beaucoup de discussions sur la naissance physiologique, comment ça se passe, qu'est-ce qu'on veut, l'idéal, comment on le voit. Mais là, on a été confrontés à une situation qui est hors un peu de la normalité, un contexte pandémique. Je pense que là, ça a commencé à mousser un peu les insécurités. Puis là, c'est là où je te passe la balle un peu, Michael, si tu veux qu'on en parle un peu de ton point de vue.
- Speaker #1
Ben oui, c'est sûr qu'à la base tu m'intimidais, clairement, parce que, tu sais, elle ne l'a pas dit parce que ma femme est humble, mais elle a aussi travaillé en centre de procréation assistée comme infirmière pendant 5 ans, elle est prof de yoga, elle est doula, elle a vu des dizaines d'accouchements, elle a participé à tout ça, elle a accompagné des couples, mon maman sacrée roule depuis 7 ans, c'est autre chose, mais ça reste que c'est quand même dans le féminin, etc. Donc évidemment, moi, je n'ai pas de trompe de falope, je ne comprends pas. tout ce qui se passe biologiquement, hormonalement. Je n'étais pas prêt à ce niveau-là du tout. Là, on s'est dit, c'est bien le fun, tu es enceinte, qu'est-ce qu'on fait ? Au début, les trois, quatre premiers mois, je suis moins stressé, comme j'expliquais tout à l'heure. C'est comme plus tard. Moi, c'est loin dans ma tête. Je pense que je ne suis pas le seul à passer un peu par là. À un moment donné, elle, c'est comme, let's go, la chambre, la peinture, il faut tout préparer. Let's go, il manque du stock. Je me ramassais vite dans un rôle de chasseur-cueilleur. Puis à un moment donné, on a fait les cours ensemble. Puis ça, c'est vrai que c'était une bonne idée. C'était important de le faire ensemble et non pas qu'elle soit dans une position d'autorité face à ça parce qu'évidemment, on serait pogné pour des niaiseries. Ça, je le pense. Ça fait que c'est bien qu'il y ait une tierce personne qui vienne puis qui nous accompagne ensemble, plutôt que s'accompagner nous-mêmes. Je pense que ça a été vraiment un bon move. Les vidéos, toutes les capsules qu'on a vues qui ont engendré des discussions, c'était super cool. J'ai appris plein de choses. Une fois que tu te rends là, t'es prêt. Tu te dis, OK, on a eu toutes ces discussions-là, on est capable de se projeter, on a une vision. C'est quoi mon rôle ? C'est quoi ton rôle ? Comment qu'on fait ça ? OK. Au début, je voulais pas nécessairement faire ça à la maison non plus. Parce que la vision qu'on véhicule souvent, c'est ça fait mal, c'est à l'hôpital, il faut un docteur, si ça va ir mal, etc. À force de discussions. J'ai fait mes recherches. Je me suis fait la conclusion qu'on paniquait plus qu'on devrait. J'ai lu des études, j'ai checké tout ça de mon côté, puis à un moment donné, je me suis fait ok, cool, on le fait Puis là, à ce moment-là, paf, COVID monte d'une coche, le gouvernement vire zélé. Première échographie, j'ai pu être là la deuxième au moment où j'ai empêché l'accès. Puis c'est là que je me suis fâché. C'est là où la grossesse est devenue une révolution pour moi, parce que me faire passer d'un processus qui me concerne. Puis me faire reléguer au deuxième rôle m'a vraiment insulté. Puis là, je suis tombé un peu en guerre contre le chum, parce que là, évidemment, il y a les sages-femmes et tout, mais il y a des machines qui n'ont pas, pour les échographies, souvent, ils vont t'envoyer à l'hôpital. Puis là, je n'avais pas pu rentrer. Masque, pas masque, n'importe quoi, je ne pouvais pas être là. Fait que j'ai dit, bon, bien, on va le faire par FaceTime. Fait que là, j'avais ouvert ma caméra, j'étais devant l'hôpital, elle était là, j'ai essayé de me pogner avec le garde de sécurité, toute la patente pour finalement qu'ils me laissent rentrer. À force de gossage. Mais tout pour dire que là, nos sages-femmes nous disent Ben on peut pas faire l'accouchement à la maison finalement, c'est trop risqué, il y a des risques de contamination, toute l'équipe. J'suis comme Ben ouais, mais t'sais, qu'y a de tous d'enfants à sa maison, qu'y a de tous d'enfants à l'hôpital, ça revient au même dans ma tête. Fait que, là, Valérie a été très intelligente et c'est là où son expérience a vraiment shinin' » là. Elle l'a regardée pis elle a dit Ouais, mais... t'sais, c'est-tu une urgence ? Pis là, ils s'orgent là, on fait quoi ? hypothétiquement. Puis là, elle dit, bien là, c'est une urgence, on n'a pas le choix de venir.
- Speaker #2
Oui, il y a eu ce moment-là où j'ai posé la question, si c'est une naissance spontanée, qu'est-ce que vous faites ? Est-ce que vous nous obligez à enlever bien entre les deux jambes à partir ? Ou vous n'avez pas le choix et vous avez votre procédure pour venir à la maison ? À ce moment-là, on m'a répondu ça. C'est comme sous-entendu, finalement. Mais ça, ça nous a suivis aussi, justement, Par le retard, entre guillemets, la date d'expiration du bébé, ça, ça nous veut suivi par la suite.
- Speaker #1
C'est ça, le retard, je pense qu'au Canada, c'est 40 semaines, si je ne me trompe pas.
- Speaker #0
40 semaines, c'est à terme, puis ils nous laissent aller jusqu'à maximum 42.
- Speaker #1
Exact, on est à 42.2. Il est sorti à 42,2. Puis là, en France, c'est différent. Puis dans plein d'autres pays, c'est différent. Parce que moi, je lisais là-dessus, je suis intéressé. Mon petit côté, Télo est allé regarder tout ça. Puis j'étais comme, voyons donc, on est tous humains. C'est quoi cette affaire-là ? Comment ils calculent ça ? C'est quoi ce bordel-là ? Il y a un gay sous rush. Pourquoi là, il te ruit de rush ? Là, il te rush moins. Les taux ne changent pas. Je ne comprenais pas. Là, je checkais les naissances par césarienne. On est rendu à 50% aux États-Unis. Tu sais, genre des chiffres de débiles. Puis c'est là où ça m'amène à la troisième fois où on a été au CHUM pour la... pour l'échographie de retard, si on veut, pour s'assurer que le bébé va bien, qu'il y a assez de liquide, etc. Puis là, on se pointe là, Valérie est là, puis la docteure, elle place tous ses bidules, elle check ça, puis là, elle dit, bien, il y a assez de liquide, puis il va bien, puis ça fait une demi-heure qu'on est là, puis elle cherche, là, tu sais, elle cherche la bébé jusqu'à moi, mais est-ce qu'il est correct ? Est-ce que... Non, elle dit, non, tout va bien, mais laissez-moi regarder encore, encore, pour finir par nous faire dire, bien, écoutez, j'ai un trou dans mon horaire aujourd'hui. Si ça vous tente, je peux vous prendre une césarienne tout de suite, ça va prendre quelques heures et c'est fait. Là, je la regarde, je dis Ouais, mais attends une minute. Là, je commence à m'énerver parce que là, j'étais comme, tu viens de me dire que tout va bien, tu viens de me dire que c'est liquide, tu viens de me dire qu'il n'y a pas de problème, mais là, tu veux pousser la césarienne, c'est quoi, tu es payé à l'acte ? Comment ça marche ici ? As-tu un bonus, Chris ? Fait que là, moi, j'étais comme un peu outré qu'on en soit là de façon... Moi, mentalement, je ne suis pas prêt. Puis elle non plus. Ça m'a un peu insulté de ce docteur-là.
- Speaker #2
Là où il y a le plus de crunchies dans toute notre histoire, c'est pas mal là que ça s'est passé, je te dirais. Ce que je voulais souligner, c'est qu'elle jouait beaucoup sur le fait que j'étais vraiment limite. Puis que si on ne faisait rien, de tous les cas, ça allait se passer parce que l'attache-femme allait devoir passer le dossier au centre hospitalier parce qu'elles ne peuvent plus, à un certain moment, s'occuper de moi et du bébé. Je jouais un peu là-dessus pour me dire, au final, ça va se passer. C'était comme elle prédisait déjà que ça allait te provoquer.
- Speaker #1
Tant qu'à le faire dans deux jours, faisons-le tout de suite. On était comme, attends une minute, tu enlèves tout le libre-arbitre au bébé aussi. Parce qu'il y a aussi ce concept-là que les gens oublient. Le bébé a un droit de parole, à mon sens. À notre sens, c'est une question, c'est grâce à Valérie que j'en suis venu aussi à ça. Le bébé, lui, il sort quand il est prêt. C'est quoi cette affaire-là ? Puis là, combien de personnes on a opérées ? parce qu'il est à 41 semaines, puis dans le fond, t'aurais attendu trois jours, puis il serait sorti, tu sais. Le rapport à la performance, à la rapidité, au go-go-go, tout ça, là, qui est amené au moment le plus crucial d'un humain, qui est sa naissance, tu sais. T'arrives sur Terre, là, t'es là, là, tu viens d'arriver, puis là, c'est qu'on te sort. Tu sais, je comprends qu'il y a des cas de figure où c'est nécessaire, mais je pense que ça a aucun sens qu'on en soit là aujourd'hui. En fait, à la maison de naissance, ils nous ont dit carrément, si vous attendez trop, on ne pourra plus s'occuper de vous. L'idée d'accoucher en maison de naissance, déjà à la maison, ça ne marchait plus, théoriquement. Puis là, en maison de naissance, ça ne marchera plus non plus, parce que là, on a un risque associé au retard. Et là, il faut mettre ça dans les mains des hôpitaux. Donc là, c'est soit on le fait libre, c'est-à-dire pas de docteur, personne, ou on va à l'hôpital. Mais, tu sais, notre vision était détruite à ce moment-là, parce que là, on se disait, ben là, voyons donc. Puis c'est là qu'on est sortis, qu'on a été au lave-auto, chérie, tu te rappelles ? Puis que là, tu m'as regardé et t'as dit, ça, c'est pas mon livre. Dans mon livre à moi, c'est pas mon chapitre, ça, c'est pas mon histoire à moi, là. Tu te rappelles, là, ça ? Ouais. Tu m'as regardé dans les yeux. Moi, j'étais là comme un con, à essayer d'enlever la boîte pour laver la voiture. Je sais pas pourquoi je voulais laver l'auto ce jour-là, là. Puis là, elle me regarde et elle me dit, ça, c'est pas mon livre, moi, j'achète pas ça. pis elle a refusé catégoriquement ce cas de figure-là, mais de façon c'est non. Pis là je lui ai dit chérie, si c'est non, c'est non. On est rentrés à la maison. On a commencé à faire des petits exercices, on a été courir dans la ruelle, je faisais des passes de soccer, pis j'ai dit saute, saute, saute, saute partout, paf, faut qu'il sorte On est rendu là, on parlait à notre enfant aussi, on lui disait qu'il était... On s'en vient dans le troupe tranquillement, la pression commençait à monter de tous les côtés, on recevait des appels des secrétaires de l'hôpital, plein d'enfants qui sont arrivés.
- Speaker #2
Ah oui, oui, justement on en a eu, même si on faisait ce qu'il fallait pour s'assurer que... qu'il soit bien, mon fils, s'il va bien, puis il y a assez de liquide, pourquoi est-ce qu'on capote avec ça ? Fait qu'il y a une marge de manœuvre aussi, c'est pas fiable à 100%, la datation non plus. Fait que ça, ça se joue. Puis moi, j'ai toujours remis en question, parce que je connaissais mon cycle, puis je le suivais beaucoup, cette date-là, parce qu'il me semblait que, avec la connaissance de mon cycle, puis la date de la conception, il y avait comme un gap de une à deux semaines, si je me rappelle bien. Fait que j'avais toujours ça dans la tête. Je me disais, si c'est vraiment ça, si c'est vraiment vrai que j'ai raison finalement, peut-être qu'on est en train de mal lire tout ça et que mon fils n'est juste pas prêt. On ne sait pas vraiment ce qui c'est, pourquoi. Mais clairement, ce moment-là nous a testés quand je parle de foi. on n'avait plus rien sur quoi s'accrocher. Il n'y avait plus rien qui pouvait nous dire ce qui allait se passer, comment ça allait se passer. La seule chose qui était claire, c'est ce moment-là où j'ai dit que ce n'était pas mon histoire, je ne pouvais pas croire que c'est ça que je vais vivre, je n'achète pas ce livre-là. Il y a un moment de l'heure, je ne peux pas imaginer tout ça. Ce moment où tu reprends sur toi, c'est vraiment la foi. C'est comme ce peu de peau. t'appuyer sur rien d'autre à l'extérieur de toi que juste cette conviction-là intérieure que ça va bien aller. Pour moi, ça se traduit comme ça, puis c'est ce qui s'est passé. C'est vraiment le moment marquant parce que c'est comme s'il manquait nickel dans l'équation. Pour ma perception à moi, c'est qu'il n'était pas prêt à faire ça à la maison. Il ne se sentait pas nécessairement 100 confortable, tandis que moi, c'était à l'inverse. Et puis là, tout ce qui s'est passé, ça a fait qu'à un moment donné, il m'a regardée et il m'a dit Ok, qu'est-ce que ça te prend pour qu'on fasse ça à la maison ? On va le faire. qu'est-ce que t'as besoin, qu'est-ce qui manque, c'est quoi l'élément manquant pour te laisser aller dans ton expérience. Puis là, j'ai dit, il me manque juste un tissu de suspension, j'ai besoin d'avoir quelque chose pour me tirer, finalement, ça a été le truc qui m'a le plus aidée, de toute façon, je m'en doutais, mais je dis, il me manque juste ça, c'est ce qui est fait.
- Speaker #1
J'ai été chercher ma drille, puis j'ai posé un anneau, puis on a passé le tissu, puis on a mis le ballon, le ballon d'exercice pour qu'elle soit dessus. qu'elle fasse ses étirements, tout. Fait que c'est la dernière chose que j'ai faite, c'est la dernière chose qui m'a grotté. Puis je me rappelle m'être dit, ça va bien aller. Mais là, c'était écrit dans toutes les fenêtres de toutes les maisons, partout, là. Fait que j'étais comme, ah, ça va bien aller, OK, OK, fine, ça va bien aller, tu sais. Fait que j'étais comme, peut-être que ça a juste servi à cette histoire-là de ça va bien aller. C'est qu'on se dit, ça va bien aller, puis que Noé, il sort, tu sais.
- Speaker #0
Et là, à ce moment-là, est-ce que les sages-femmes ont retiré leur soutien ? Est-ce que vous êtes rendu tout seul dans l'expérience ?
- Speaker #2
Pas encore. On est à... quelques heures que ça se passe.
- Speaker #0
Donc, on est à 42 semaines à peu près.
- Speaker #1
42-1.
- Speaker #2
42-1. Puis, on me disait qu'ils ont négocié et qu'ils ont fait tout ce qu'ils pouvaient en leur possible pour nous garder, mais que là, si le lendemain matin, ça ne se passe pas, il va falloir qu'ils transfèrent le dossier à l'hôpital.
- Speaker #0
Et pendant la nuit suivante, c'est le calme plat. Et au petit matin, vous vous réveillez.
- Speaker #1
42-2, on est un dimanche matin, le dimanche de peur. Et donc, 42-2, c'est ça. Puis c'est là que Noé a décidé d'arriver. Très tôt le matin, en fait, j'ai crevé mes os. Et puis, j'ai réveillé Mickaël. Puis je lui ai dit, ça y est, il s'en vient. À une heure, on était foutus, mon gars. C'est là que tu décides que ça se passe,
- Speaker #2
toi. Je me rappelle que tu m'as réveillé en pleine nuit. Il y avait de l'eau partout. Enfin, de l'eau, je ne sais pas, du liquide dans le lit et tout. Puis là, tu m'as dit, non, non, c'est correct, tu peux te rendormir. Ça n'a pas commencé là. Tu prends tes forces, puis moi aussi, parce que je ne suis pas tombé dans le mode normal. Ah, t'as perdu les os, toute la quête. Là, ce n'était pas ça. C'était comme, bon, le lit est mouillé, ce n'est pas grave. Je sais que ça s'en vient. Je fais conférence à ma blonde. Ma blonde me dit que j'ai une couple d'heures. Je me suis rendormi, puis j'ai dormi comme deux heures. Elle était relaxe à côté, elle écoutait de la musique, tranquille.
- Speaker #3
À partir du moment où tes membranes n'ont plus, dans quel état tu étais, est-ce que tu as réussi à être complètement alignée intérieurement ? Est-ce que la peur qu'on avait essayé de t'inculquer, qui t'a poussé dans la gorge bien creux, est-ce qu'elle était encore là ? Comment tu as vécu ? les heures de début de travail, puis le reste aussi.
- Speaker #1
C'était une grande confiance. C'est comme tout ce que j'espérais de passer là. Pourquoi je douterais encore ? Toute l'expérience de la naissance en soi, je n'en avais pas peur déjà. Donc, une fois que ça allait partir, moi, c'était ça que je redoutais. J'étais comme, est-ce que ça va partir ? Est-ce que vraiment je vais avoir besoin de... de quelqu'un, d'une assistance pour que ça se passe ou ça va se passer. Puis au moment où c'est arrivé, bien, c'était clair que ça allait s'en suivre. Je n'avais plus à m'inquiéter de rien. Donc, pour moi, c'était comme je disais à mon conjoint, écoute, je suis capable de tolérer en ce moment, ça va bien, je n'ai pas besoin de soutien d'une manière ou d'une autre. Je me sens confortable et en confiance. Dors un peu parce que tantôt, je risque d'avoir besoin de toi. Et vraiment de manière active. Donc, je préfère que tu reprennes des forces. J'ai mis de la musique. Je me suis mise dans le salon. J'ai même appelé ma mère. Ma mère ne comprenait pas. J'avais des contractions. Elle m'a dit, tu me parles comme si tu étais sur le bord de la plage. Elle m'a dit, je ne comprends pas. Tu es sûre de toi que ça se passe ? J'ai dit, oui, oui, tout va vraiment bien. Puis là, j'étais tellement remplie d'hormones. Parce que je venais de cacher toutes les étapes, la symbolique. tout ce qu'on venait de vivre, l'espèce de force qui m'habitait. Puis là, je faisais juste surfer l'extase. Je faisais juste surfer le wow, ça se passe, c'est magique Donc, c'est comme si ça avait amplifié, pas comme si ça l'a donné une dose, un cocktail hormonal qui a cliqué. Je n'ai pas senti ça à ma première. Puis là, j'étais déjà vraiment en transe, dès les premiers moments. Je me sentais comme une déesse du début à la fin. Ça a pris même pas cinq heures que ça s'est passé, mais en douceur. Quand même, je considère que ça s'est passé quand même en douceur. Aussi, j'ai fait face à beaucoup de choses avant les contractions, avant la rupture des membranes, parce que ma vision de la naissance du côté de la maman, Souvent, les contractions, pour moi, ont été associées à des choses que je redoutais dans mon subconscience, souvent des peurs, des croyances. Comme par exemple, je me demandais comment est-ce que j'allais vivre avec un deuxième enfant, est-ce que ma fille allait perdre sa place ? Tu sais, plein de choses comme ça qui sont là dans notre vie, qui sont un peu en arrière-scène, qui font du bruit, mais pas trop. Puis quand on approche de plus en plus, justement, de la naissance, c'est comme ça vient. Toutes ces petites choses-là deviennent amplifiées. Ça, ça a été mon expérience à moi. Et puis, j'ai fait face à plein d'affaires comme ça. Puis, je me suis permise de nommer le plus possible ce qui était dans le chemin, surtout avec Mickiel, pour qu'on puisse défaire ensemble des croyances que je pouvais avoir ou des perceptions que je pouvais avoir pour m'aider à me laisser aller pleinement au moment venu. Fait que je pense que pour la plupart, j'ai tassé les choses du chemin. Ça fait que j'ai pu vraiment m'abandonner à l'expérience sans avoir de quoi en arrière de la tête. Puis quand ça revenait, je me rappelais d'une discussion qu'on avait eue. Puis là, je venais le calmer, je venais le rassurer. Ça faisait que la contraction, elle n'avait pas la même force. Ce n'était pas au même endroit, je n'avais pas les mêmes perceptions face à la douleur. Ça a été un travail très psychologique, je te dirais, dans ce que moi j'ai vécu. Ça a été beaucoup ça.
- Speaker #3
Tu as souvent été dans ta vie un canal, tu as reçu des messages, tu as eu des visions, tu as fait un pèlerinage, tu es quelqu'un de très engagé au niveau spirituel. Est-ce que tu considères que de donner naissance, c'est un acte qu'on peut qualifier de spirituel ?
- Speaker #1
Complètement. C'est un voyage spirituel au fond de notre être en tant que femmes. Je pense vraiment qu'on arrive d'un côté d'une transe où est-ce qu'on a accès à des choses qu'on n'a pas ou peu accès quand on n'est pas dans cet état-là. Moi, je pense vraiment que c'est une expérience spirituelle et profonde. Et c'est peut-être ça aussi qui fait peur et qui rend la chose un peu plus difficile à accepter parce qu'on est un peu désacralisé en ce moment dans notre humanité. Je pense que si ça aussi, ça revenait au même titre que la foi, puis on réinvitait ça au centre, je pense qu'on pourrait voir d'un regard différent cette expérience-là de la maternité, surtout de la naissance.
- Speaker #3
Justement, pendant l'accouchement, est-ce que tu as reçu des messages ? Est-ce que tu as eu des visions ? Est-ce qu'il y a des choses qui se sont passées ?
- Speaker #1
C'est une bonne question. Effectivement, je n'en ai pas parlé beaucoup. Je commence tout juste à ouvrir encore plus en ce sens parce que c'est vraiment une partie de moi qui… qui m'habite au quotidien, alors c'est comme, il faut que je lui laisse de la place. Donc oui, effectivement, j'ai reçu beaucoup de messages, dont les symboliques par rapport à Pâques, le week-end de Pâques, toute la symbolique autour de Jésus et tout ça, qui ça m'a accompagnée et ça m'a guidée dans mon processus. Puis, il y a un moment donné où ça s'intensifiait énormément, les contractions, puis j'ai choisi d'aller dans le bain pour aller calmer ça avec la chaleur et tout, ça allait vraiment m'aider, je sais que l'eau, c'est... C'est un conducteur pour moi, c'est un vecteur aussi. Je le sais que je me sens vraiment en sécurité. Ça m'arrive quand je vis des choses difficiles, d'aller pleurer dans ma douche, parce que c'est là où je me laisse vraiment aller. Donc, je savais que ça allait être un élément important quand je ne saurais plus quoi faire, vraiment avec les contractions. Alors, je me suis rendue dans le bain. Mickaël était là à côté de moi, il m'arrosait. J'avais même une doudou par-dessus moi pour être sûre. Attends,
- Speaker #2
je l'arrosais. C'est littéralement ça qui s'est passé. Elle me regarde et elle me dit, il faut que j'aille prendre un bain. Et je dis, qu'est-ce que... Ok, fait que je colle le bain, tout ça rentre dedans, pis là je vois qu'elle a comme froid, parce que là à un moment donné, elle est à la moitié pis là elle bouge plus, elle s'est fait comme ça. Elle se met sous le bas, allongée dans le bain pis elle bouge pas pendant comme une heure, un truc super long, même moi j'aurais pas été capable, voyons donc, tu bouges pas. Fait que quand je dis elle va avoir froid j'étais à genoux à côté du bain, pis là je prends je sais pas quoi, une petite spatule ou je sais plus trop, des jouets d'enfants ou whatever de bain pis là je l'arrose. Est-ce que je l'arrose pendant une heure, puis à un moment donné, elle ouvre les yeux, puis qu'est-ce que tu dis ?
- Speaker #1
Mais en fait, juste avant ça, c'est que toi, premièrement, tu me dis que tu as eu des visions pendant que tu m'arrosais de l'Égypte.
- Speaker #2
Oui, oui, oui.
- Speaker #1
Et vu comme si on avait déjà fait ça, tu me dis que c'était vraiment spécial.
- Speaker #2
Je pensais au Nil, en fait. Oui,
- Speaker #1
tu as eu vraiment une mémoire de quelque chose à ce moment-là. Et non seulement ça, c'est que comme j'avais les yeux fermés pas mal tout le long que j'étais dans cette phase-là, tu te demandais si j'allais bien. Premièrement, je t'ai rassurée. Je t'ai dit que tout allait bien, que j'allais le chercher, que j'allais chercher mon enfant. Et puis, c'est là où ça se joue parce que les dernières contractions avant que je sorte du bain, là, je ne suis plus là. Je fais un rêve éveillé. Et puis, c'est Jésus qui est devant moi. Tu sais qu'on parle de symbolique et il me tient les genoux. Et puis là... Il me parle comme si c'était Noé qui me parlait, en fait. Je ne dis pas que mon fils, c'est Jésus. Bon, OK, on se comprend. Mais c'est comme, à ce moment-là, dans l'image, dans l'histoire qu'il m'a racontée, c'est vraiment comme si c'était mon fils qui me parlait à travers le corps physique de Jésus qui me tient les genoux et qui me dit Chaque contraction symbolise quelque chose que vous allez traverser, vous, comme famille. Et est-ce que tu es prête à accepter ça dans ta vie ? Je suis vraiment émotive parce que c'était vraiment profond. Chacune de ces contractions-là, les dernières, il y en a une que je me rappelle le thème précisément. Ça m'avait vraiment marquée et j'avais de la difficulté à dire oui à ce que ça arrive dans notre vie. J'avais de la difficulté à accepter ce défi-là au niveau de notre famille. À un moment donné, j'ai juste fait c'est quoi de toute façon, ça va se passer Fait que, que je dise oui ou que je dise non, fait que let's go. Je me suis laissée aller, la contraction a tellement changé à ce moment-là, c'est comme, il me dit parfait, c'est la dernière. Puis là, il a disparu, je suis montée dans les astres, j'ai vu genre un peuple, tu sais, c'était pas humain. Puis ils m'ont regardée en me disant, bienvenue, ça fait longtemps qu'on t'a pas vue, on te remet ton bébé. Puis là, j'ai pris mon enfant, puis j'ai ouvert les yeux. Là, je lui dis, ça y est, c'est là, c'est maintenant que ça se passe.
- Speaker #2
Avant d'aller dans l'eau, t'as dit, je m'en vais le chercher. Puis quand t'as ouvert les yeux, t'as dit, je l'ai. Puis là, tu me dis, prends tous les coussins de la maison, puis fais une pyramide dans le lit. Puis là, je vais être OK. J'ai pris tous les coussins de la maison, puis j'ai mis une pyramide dans le lit. Puis là, elle est sortie, on lui a mis les serviettes, puis elle est allée dans le lit. Puis là, elle s'est mise à quatre. Pat comme une louve, la tête dans les oreillers. 45 minutes, pis je push.
- Speaker #1
Pis je push.
- Speaker #2
Pis je push. Bing, boom. Pis ce que je trouve fou là-dedans, c'est que, tu sais, deux ans plus tard, quand tu comptes ça, ça a l'air complètement zinzin, là. Jésus, les contractions, la patente, l'anil. Mais ça, elle me l'a dit le jour même, là. Sauf que nous, on n'avait pas fait attention, pis on était dans un autre truc. Fait que, tu sais, on n'en avait jamais reparlé, en fait, de ça. Mais elle m'a dit ça le jour où c'est arrivé, là. Tu sais, le jour de la naissance de Noé. Pis c'est spécial d'y repenser aujourd'hui. une autre perspective. Quand tu parles de contraction sur les difficultés familiales, whatever, puis tu es comme, deux ans et demi plus tard, on a d'autres défis, puis tu te dis, ouais, c'est vrai.
- Speaker #3
Et finalement, avec le recul, tout de suite après l'accouchement, tu ne te souvenais plus déjà, dans le fond, exactement des défis en tant que tel. C'est bien ça ?
- Speaker #1
Exact. Il y en a un que je me rappelle précisément. C'est celui-là où j'ai le plus accroché à laisser aller, à accepter dans ma vie. Oui.
- Speaker #3
Tu me fais réaliser que c'est quelque chose que j'ai souvent observé quand tu es en trans. Par exemple, j'ai souvent eu des voyages de trans dans des expériences chamaniques. C'est vrai que quand tu es directement dans ton expérience, tout est très clair et limpide. Mais quand tu reviens dans le monde ordinaire... C'est bizarre, c'est comme si parfois il nous manquait des morceaux, même si c'était hyper clair 15 minutes plus tôt.
- Speaker #1
T'as raison complètement. Je pense que c'est un des plus grands défis quand on vit ce genre de voyage-là, c'est d'être capable de ramener ça dans la matière. Il y a vraiment eu un élément marquant que je me rappelle. Puis il y a plein de choses qui sont encore floues de ce moment-là. Je sais que c'était profond. Il y a des images comme Jésus avec la main sur mes genoux. Je le revois quand j'en parle. Le peuple dont je parle, que j'ai vu, que je ne pourrais pas nécessairement décrire encore aujourd'hui, mais j'ai juste l'énergie, je me rappelle de la sensation que j'avais quand j'ai vu ça. Mais je ne peux pas tout décrire complètement. Oui, il y a plein de choses que j'ai échappées, mais il y a encore des choses qui sont là, qui ont été vraiment marquantes. Et puis, ça m'a fait voir la naissance tellement d'une autre manière. C'est déjà que je savais que c'était quelque chose de puissant, que c'était quelque chose de transcendant. J'ai ouvert mes yeux sur cette expérience-là avec encore plus de profondeur.
- Speaker #3
Et pendant cette période-là, est-ce qu'il y a un moment donné où vous appelez les sages-femmes ?
- Speaker #1
Oui, effectivement. Dans le fond, la sage-femme m'a appelée parce qu'elle voulait savoir qu'est-ce qui se passait, parce qu'elle allait transférer le dossier. Et puis, à ce moment-là, moi, j'étais déjà en travail, mais je n'étais pas à un point où le bébé était entre mes jambes. OK, on se comprend que je pouvais, j'aurais pu me déplacer, entre guillemets, quoique ce n'est pas souhaitable parce que ça aurait pu complètement interrompre mon travail. Puis, avec tout ce qu'on avait traversé, je n'avais pas envie du tout de mettre ça en péril. Donc, j'ai un peu extrapolé mes contractions, j'ai verbalisé, j'ai fait des centres pour convaincre la sage-femme de se déplacer finalement. Fait qu'ils sont venus à la maison vers la fin.
- Speaker #2
Attends, attends une minute. Tant qu'il a en parlé publiquement, là, attends. Moi, je pensais pas qu'on s'en allait là, mais si on s'en va là, on s'en va là. J'ai appelé, puis j'ai dit, Bon, c'est une naissance, c'est urgent, go, j'appelle les sages-femmes. Ils sont comme Oui, bon, ben venez, on vous attend. Je suis comme Non, non, non, tu ne comprends pas. Puis là, Val est à côté de moi. Elle est justement sur le foulard qui est sur l'anneau, qui est sur le ballon, toute la quête. Puis là, elle me dit Passe-moi le téléphone. Je connais les sons parce qu'elle a tellement fait d'accouchement que c'est à peu près la tonalité à avoir. Et là, je passe le téléphone. Elle fait le bon son. Clic, clac. Elles sont là 10 minutes plus tard. Mais finalement, ils sont là. Ils restent dans le bureau. Puis ils réalisent que bon, c'est peut-être pas pour tout de suite. Mais honnêtement, ça a été vite quand même. Tout ça, après ça, il y a eu le bain. Pendant qu'elle était dans le bain, eux, ils attendaient. Puis là, quand j'ai mis les coussins sur le lit, j'ai été les chercher. Parce que j'ai fait, bon, je pense que ça sort là. Fait qu'il faudrait que j'ai un petit coup de main. Ouais, c'est ça. Puis après ça, honnêtement, Valérie t'a pas déchiré. Ça, il faut le nommer, je pense que c'est important. Je sais que c'est ton deuxième enfant et tout, mais ça reste qu'à 42-2, le bébé, c'était un big boy. Elle n'a pas déchiré, elle a bien respiré, elle a fait ça à la maison. On avait de la musique, on était bien. C'était ça le livre qu'on voulait depuis le début. Puis on l'a eu. Puis je pense que c'est un cas vraiment, un bon cas de visualisation, quand tu lâches pas le morceau. On avait tout le Québec contre nous. Il faut aussi le dire, c'était pas juste Valérie et Mickaël. C'était Valérie et Mickaël contre tout un système. Un ministre de la Santé, des hôpitaux, des façons de procéder qui sont là depuis des dizaines d'années. Puis au final, Noé est sorti en santé. On l'a laissé attaché au placenta pendant deux jours. On a fait une naissance là-dessus. Fait qu'il est né, le placenta est sorti, j'ai mis ça dans un cul-de-poule avec du sel pis des petites arômes, là. Pis après ça, on se baladait avec bébé pis le cul-de-poule pendant deux jours, jusqu'à temps que le cordon sèche tout seul, pis tombe tout seul, t'sais. Fait qu'il a eu tous ses anticorps, cet enfant-là, il a eu... T'sais, il a manqué de rien. Ça a bien été... Il a jamais été voir un docteur, cet enfant-là, pis il a presque trois ans, là. Pis je veux pas dire que c'est à cause de ça, mais je pense qu'on a respecté son rythme. au maximum de nos capacités, puis on a été le plus loin qu'on pouvait pour protéger l'intégrité de cet homme-là, tu sais. Puis on a bien fait, chérie, puis bravo à toi.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #3
C'est vrai que c'est pas évident de suivre notre instinct, parce que ton instinct était très, très fort. Ça demande pas juste de l'instinct, ça demande aussi du courage, ça demande de l'enracinement, ça demande de la force pour être capable de suivre notre chemin quand, justement, tout le monde nous tire dessus pour faire dévier notre route.
- Speaker #1
Oui, effectivement. Puis aussi, tu sais, d'être bien entourée, d'avoir des connaissances aussi, ça vient rassurer, appuyer des choses qui, après ça, te permettent de te faire encore plus confiance. Je pense que tout ça, ça a été des éléments qui ont fait une recette gagnante par rapport à ce qu'on a vécu. Puis après, il y a des choses qu'on ne peut pas expliquer, tu sais, pourquoi ça s'est passé comme ça exactement. Bon, on peut y penser, on peut mesurer, on peut... Mettre toutes les choses en place, on a mis toutes les chances de notre côté pour que ça fonctionne, puis après, il y a quelque chose d'autre qui intervient, qui est là, puis c'est une partie aussi qui ne s'explique pas tout le temps.
- Speaker #3
Mais c'est extraordinaire parce qu'on est toutes les deux d'où là, donc peut-être que pour Mickaël, c'est moins clair, mais nous, on sait toutes les deux à quel point, si tu t'étais laissée aspirer par le désir des autres, à quel point l'histoire de Noé aurait été, et la tienne et la vôtre, aurait été complètement différente.
- Speaker #1
complètement et à plusieurs reprises,
- Speaker #2
ça aurait pu basculer. Ah, plein de fois ! On aurait pu basculer de l'intérieur aussi. Les doutes, ça pèse. Moi, j'ai eu besoin d'appeler des amis, j'ai eu besoin de support moral à gauche à droite pour réussir à garder la ligne directrice et être capable de passer à travers les turbulences. On a eu des zones de turbulences en masse.
- Speaker #3
Ce qui est impressionnant dans votre histoire, c'est que malgré ça, vous êtes restés unis tous les deux parce qu'à un moment donné, ça aurait pu créer une cisanie entre vous aussi. Vous êtes resté une équipe forte et vous continuez à l'être.
- Speaker #1
Complètement, oui. Effectivement.
- Speaker #2
Moi, j'ai un conseil à donner aux hommes. Pendant neuf mois, je me demandais c'est quoi qu'il fallait que je fasse dans cette histoire-là. Évidemment, ça a suscité beaucoup de réflexions et de discussions avec Valérie. Le jour où j'ai vraiment catché, c'est quand on a parlé de drogue. Je sais que ça a peut-être l'air flyé, mais de ma compréhension et ce qui a fait que j'ai vraiment compris où je devais me placer. C'est imaginer que votre femme est sur un trip de drogue quelconque, ça peut être humain joint ou whatever. Il y a toujours une ligne entre un bon trip et un bad trip. Puis avec la shot d'hormones qu'ils reçoivent, puis tout le bordel qui vient avec, ben, voyez-vous comme un support qui va l'amener du côté du bon trip, puis qui va pas la laisser tomber dans le bad trip. Ça veut dire que quand on parle de musique, quand on parle de l'environnement, c'est super important pour les femmes généralement et pour tout le monde, bon, I guess. Comme s'occuper du set-up, amener un sentiment de confort et de sécurité, puis rassurer. Puis tout ça, ça a l'air minime, mais au final, si tu le fais pas comme il faut, ben ta blonde, elle peut paniquer, puis ça peut vite mal aller de partout, dans tous les sens. Fait que c'est à ce moment-là, quand j'ai fait ce lien-là dans ma tête, j'ai fait OK, parfait, je comprends. Je comprends la mission. Je l'accepte pour ce qui est de l'accouchement, pas la paternité, mais vraiment de l'accouchement. C'est pas que je fais plein de drogue dans la vie, c'était pas ça l'idée du truc.
- Speaker #3
Non, mais quand t'es en train de te coucher, on est pété solide dans les hormones. Ben,
- Speaker #2
c'est clair. Valérie dans le bain, c'était...
- Speaker #1
Oui, oui, non, non. C'est pété solide.
- Speaker #2
Il n'y avait pas de s'il vous plaît, puis il n'y avait pas de s'il te plaît mon amour, puis tu mets des coussins. C'était pas ça. C'était prends les coussins, puis mets-les sur le lit. Il y en a qui n'ont pas fait.
- Speaker #3
Oui, c'est magnifique.
- Speaker #2
Tu ne commences pas à te stigner, puis mets ton égo de côté pendant cette 24 heures-là, parce que sinon, tu vas manger une claque d'orgueil.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #3
et puis c'est comme ça que tu facilites le processus autant pour ton amoureuse que pour ton bébé. Exact.
- Speaker #2
C'est pas le temps de t'obtenir.
- Speaker #3
Exactement. Je vais vous donner les liens pour pouvoir suivre Valérie sur ses réseaux sociaux en fin d'épisode. Valérie, tu as un compte Instagram extraordinaire, vraiment. J'ai entendu un petit oiseau qui m'a dit que tu allais bientôt publier un livre qui est peut-être disponible actuellement au moment où tu écoutes le podcast. Raconte-moi. Quel sera ce petit bijou ? Est-ce qu'on peut savoir ?
- Speaker #1
Oui, vous pouvez savoir. En fait, c'est un livre sur lequel je travaille depuis longtemps. Grâce à toutes les femmes que j'ai rencontrées, grâce à mon expertise, tout mon cheminement personnel m'a amenée à écrire ce livre. Ça s'adresse aux femmes. C'est comment honorer son corps et sa féminité. C'est un livre-guide. C'est une expérience que je vous propose de transformation entre... La perception que vous avez de vous, de votre féminité, de votre corps, et comment est-ce qu'on peut traverser ensemble quelque chose qui va nous amener à le voir d'une autre manière, à se réconcilier avec des parties de soi oubliées à travers le temps et les générations. Et ça nous permet justement plus d'aisance dans notre vie, dans notre quotidien, dans nos familles, en tant que femmes, en tant que femmes qui œuvrent dans le monde. Pour moi, c'est une émergence, c'est une renaissance de notre nous-mêmes en tant que femmes. Alors, je parle de l'héritage féminin, je parle de plein de symboliques aussi, du cycle, plein de choses intéressantes. Je propose à chaque chapitre des rituels pour aller intégrer les passages, toutes les propositions, les réflexions que j'ai amenées dans ce livre-là, parce que j'ai conscience que certains concepts que j'amène peuvent ébranler. Et donc, pour moi, c'était de prendre soin de ça. en proposant des rituels à la fin de chacun des chapitres. Donc, c'est un livre-guide selon moi, selon ma vision des choses. Et voilà.
- Speaker #3
C'est magnifique et c'est vrai que ça peut ébranler parce que moi, pour avoir scruté ton Instagram, avoir lu tes publications, premièrement, pour moi, ça a été une découverte extraordinaire. Je suis encore très touchée par ce que tu amènes, mais c'est vrai que tu nous invites à sortir des sentiers battus, beaucoup. À repenser ce qu'on nous a enseigné, à repenser ce qu'on a cru jusqu'à maintenant. Tu vois, je t'en parle, puis je deviens hyper émotive. J'aimerais que tu nous parles de Marie-Madeleine en terminant, si t'es d'accord.
- Speaker #1
Oui. Bien, Marie-Madeleine, pour moi, c'est une source d'inspiration profonde. Dans tout ce qu'elle a laissé derrière elle, elle m'a appris énormément sur moi en tant que femme, sur ma place dans le monde, sur comment j'avais envie de tenir justement mes convictions. que de marcher un chemin dans lequel on a notre cœur en avant, ça va être dérangé, ça va ébranler, on va se poser des questions. Ce n'est pas un statu quo ici. L'énergie de Marie-Madeleine, pour moi, c'est ça. C'est qu'elle vient nous faire plonger dans des vérités profondes. C'est comme des ténèbres jaillissent la lumière, jaillissent tout ça. Je sais que c'est un peu profond, mais écoute, c'est ça que je suis. Et donc, c'est vraiment une source d'inspiration à chaque jour parce que, justement, je me branche à cette énergie-là de Marie-Madeleine qui, pour moi, est comme une icône féministe qui est plus d'un futur que d'un passé. Pourquoi je dis ça ? C'est qu'on l'a énormément bafouée et illégitimisée dans le judéo-christianisme. Et ça a fait qu'on a eu juste une image de elle pendant 2000 ans qui était complètement à côté de la traque, si je peux me permettre. Et donc, tout d'un coup, ça commence à ressurgir, à émerger. Qu'est-ce que ça aurait pu être sa vie ? Il y a des manuscrits, il y a plein de choses qui sont sorties. Et là, tout d'un coup, ça nous fait voir autre chose de son histoire. Et donc, c'est pour ça que je dis que ça appartient peut-être plus au futur qu'au passé. Et je pense qu'elle a toute sa place dans un mouvement, justement, où la femme veut reprendre sa juste place. Et voilà.
- Speaker #3
Dans le fond, son histoire a probablement été fort transformée justement pour pouvoir mieux contrôler les femmes et mieux contrôler notre pouvoir et compagnie. Que toi, ce que tu fais, c'est que tu remets en lumière son histoire en enlevant tous ces bâtons dans les roues-là qu'on nous a mis,
- Speaker #0
puis ça fait vraiment beaucoup de bien.
- Speaker #1
Exactement. Merci, Annie. Je suis vraiment touchée de cette fin d'entrevue. Je ne m'attendais pas à ça. C'est une belle cerise sur le visage.
- Speaker #3
C'est magnifique. Je vous remercie vraiment tous les deux pour votre confiance et votre partage extraordinaire.
- Speaker #2
Merci à toi, Annie, de nous avoir accueillis.
- Speaker #0
Au moment où j'ai fait le montage de l'épisode, j'ai réalisé que j'avais oublié de poser une question hyper importante à Valérie et à Mickaël, à savoir si Noé, finalement, présentait des signes de post-maturité. Parce qu'il faut que tu saches que lors d'une naissance, lorsqu'un bébé a dépassé de façon importante sa date probable d'accouchement et que celle-ci est correcte, on voit toujours des signes qui nous confirment qu'effectivement, le bébé était tout à fait très, très prêt à sortir. Parmi ces signes-là, on peut voir par exemple la peau qui est un peu flippée et qui est souvent plus sèche. Il y a aussi les ongles qui sont particulièrement longs, par exemple. Donc, il y a certains signes qui sont faciles à objectiver et qui nous permettent de confirmer qu'on avait raison sur la date. Alors, tadam ! Quelle est la réponse à Valérie et à Mickaël par rapport à ça ? Alors, aucun signe de post-maturité pour Noé. Aucun. Rien. Alors, qu'est-ce que ça nous dit ? Ça nous dit que Valérie avait raison. et que la date de 42 semaines et 2 jours était probablement incorrecte, c'est-à-dire que Noé était probablement moins avancé dans sa grossesse qu'on le pensait. C'est donc extraordinaire que ses parents aient eu le courage de suivre leur instinct, parce que finalement, on aurait donné naissance, on aurait poussé dehors un petit bébé. qui n'était peut-être même pas complètement mature. Donc, tu vois comment parfois suivre son instinct, finalement, après coup, on se rend compte qu'on avait tout à fait raison, même si on a eu beaucoup de pression à travers l'expérience. J'avais envie également d'en profiter pour te parler de perméabilité ou de transparence psychique. C'est un phénomène que l'on observe pendant la grossesse. Pendant l'accouchement et également en post-natal. Quand tu vis ta vie de tous les jours, il y a ton cerveau, ta partie inconsciente et ta partie consciente qui travaillent en équipe. Et ton cerveau inconscient... Faire émerger certaines informations, mais de façon minimale, c'est-à-dire qu'en fonction de ce que tu fais, en fonction de ton état de ressources et compagnie, il y a certaines petites informations qui vont émerger. Cette cloison-là entre l'inconscient et le conscient est affinée et beaucoup plus transparente lorsqu'on entre dans le processus de la grossesse. Et c'est un phénomène qui explique, peut-être l'as-tu déjà observé, pourquoi tu as autant de rêves enceintes et des rêves qui sont compliqués. As-tu déjà observé ? On a des rêves où je me souviens, dans mes rêves, quand j'étais enceinte, il y avait du monde. Des fois, les gens se comptaient par dizaines, c'était compliqué. C'était des rêves qui étaient très longs, très chargés. Alors, tout ça est dû à la perméabilité psychique. Et cette perméabilité psychique-là, donc, n'a pas été beaucoup étudiée, mais on pense qu'elle est présente de façon, entre autres, à pouvoir te permettre de mieux communiquer avec ton bébé, de façon à mieux reconnaître, par exemple, ses besoins, même s'il n'est pas en mesure de les nommer, évidemment, avec des mots, avant très longtemps, on va se le dire. C'est sûr qu'il n'y a pas que des avantages, parce que ça fait que nous sommes plus sensibles aussi à tout ce qui se passe, et ça fait aussi qu'on a beaucoup de choses à gérer au niveau de tout ce qui émerge au niveau de l'inconscient. Tout ça pour dire que la grossesse, l'accouchement et le post-natal sont des périodes de ta vie où tu as plus de chances de vivre des expériences mythiques. à cause de cette transparence psychique-là que tu as de façon tout à fait physiologique. On s'entend qu'à l'extérieur de la grossesse, ce serait moins standard, mais pendant la grossesse, pendant l'accouchement en post-natal, c'est quelque chose qui est présent pour chacune d'entre nous. Donc, nombreux sont les femmes qui vont vivre pour la première fois des expériences de connexion justement dans ces périodes-là de leur vie. Concernant Valérie, cette boîte était déjà ouverte avant même qu'elle devienne enceinte de son garçon, mais peut-être que pour toi, ce sera une opportunité de commencer à expérimenter ce type d'expérience-là lorsque tu seras enceinte ou lorsque tu donneras naissance. Et personnellement, je trouve que ce sont des expériences qui sont extrêmement enrichissantes d'un point de vue humain, personnel. Parce qu'elle nous donne accès à des éléments auxquels on n'aurait pas eu nécessairement accès. Et là, je te donne un exemple. Lorsque j'étais enceinte de mon deuxième bébé, on ne connaissait pas le sexe de mon garçon, parce que finalement, c'était un garçon. Et à un moment donné, pendant une nuit, je me suis fait réveiller par quelqu'un, et là, j'ai pensé que c'était mon bébé, qui m'a crié très, très fort dans les oreilles. Au point de me réveiller le prénom qu'il voulait avoir. C'était un prénom que nous n'avions aucunement sur notre liste des prénoms. Même jamais j'aurais pensé le mettre. Et finalement, donc, mon fils, on l'a appelé Abraham parce que c'est le nom. qui m'a été, j'allais dire soufflé, mais non, c'est crié par la tête. Et là, c'est très drôle parce que pendant la nuit, moi, je me réveille en sursaut et là, je me mets à réveiller mon conjoint en lui disant, écoute, je viens de percevoir de façon très claire quel est le prénom que notre bébé veut porter. Et là, il me dit, OK, c'est quoi ? Et là, je lui dis, bien, c'est Abraham. Et là, le papa de mon garçon me dit, mon Dieu, OK, j'espère que ça va être un garçon. Et là, oui, finalement, c'était un garçon. Donc, tout ça pour dire que tu peux avoir accès à des informations qui sont plus facilement accessibles dans ce genre de situation-là. Si tu as envie d'avoir accès plus facilement à cette partie sacrée de toi, si tu as envie d'être accompagné sur ce chemin, je t'invite à aller voir le compte Instagram Moments Sacrés. De Valérie. Évidemment, je te mets tous les liens dans la page de l'épisode, donc pas de casse-tête. Je vais également te mettre son lien, évidemment, vers son site web. Ce sont des univers qui sont très, très inspirants. Je te propose de t'y plonger pour découvrir cette femme extraordinaire qui, j'en suis certaine, va savoir t'inspirer. Si tu as envie que je t'accompagne sur le chemin de ta préparation à l'accouchement, je t'invite à joindre ma préparation. Au Palais aux naissances, tu offres plusieurs avenues, plusieurs accès. Il y a évidemment la préparation virtuelle, il y a les cours en mini-groupe que nous faisons ensemble pour parler des sujets qui te préoccupent. Entre autres, péridural ou pas, la protection du périnée, la pratique des outils qui aident au mieux pour jongler avec la douleur et compagnie. Si tu as envie de découvrir mon accompagnement, je t'invite à venir me rejoindre sur opaleo.com dans les outils gratuits et de t'inscrire dès maintenant aux 11 clés pour une naissance facilitée. Aussitôt que ton inscription sera faite, tu auras accès directement à la formation. Si tu as un tout petit bébé dans les bras ou s'il s'en vient assez rapidement, je t'invite à me rejoindre dans l'atelier Les super pouvoirs de ton bébé, un atelier en mode gratuit dans lequel nous discutons des sujets les plus importants. Motricité libre, plagiocéphalie, c'est-à-dire la petite tête plate, les jeux sur le ventre, tout ce dont tu as besoin pour pouvoir bien accompagner ton bébé dans les premiers mois de sa vie. Tu aimes le podcast Enfanté librement sans se faire accoucher et là on va se le dire, on était dans le thème aujourd'hui 100%. Je t'invite à faire une capture d'écran de ton épisode préféré et à le diffuser par exemple en reel ou en story. Tu peux également aller sur ta plateforme d'écoute. Préférez Spotify, Apple Podcasts par exemple pour mettre un beau 5 étoiles au podcast. Je te souhaite une magnifique journée. J'espère qu'elle sera douce et bonne pour toi et j'ai déjà hâte de te retrouver pour le prochain épisode.