Speaker #0Aujourd'hui, je voudrais partager avec vous sur deux piliers essentiels d'un leadership authentique pour moi, qui est l'empathie et la confiance en soi. Bonjour et bienvenue dans le podcast Entièrement Leader. Je suis Marie-Josée Cornay, psychosociologue, et je suis ravie de vous accompagner dans cette toute nouvelle aventure passionnante. En fait, je veux échanger avec vous sur le leadership, qui pour moi est un très grand privilège. mais qui représente aussi un très grand défi. J'aime penser que le leadership veut aussi dire présence inspirante, responsabilité partagée, transmission. Oui, la transmission de tout ce qu'on a appris sur le chemin pour bâtir soit une entreprise, être à la tête d'un organisme, diriger des équipes. Être un leader, pour moi, ça commence bien souvent à partir de la maison. Ça demande aussi d'être authentique. de montrer sa vulnérabilité et parfois de dépasser, pour ne pas dire très souvent, notre égo. Avec ce podcast, ce que je désire explorer avec vous, c'est l'ensemble des facettes essentielles qui peuvent façonner le véritable leadership d'aujourd'hui en cette ère mouvementée. Découvrir comment, en mettant l'humain au cœur de nos actions, nous pouvons devenir des leaders, des guides, des mentors. inspirant et impactant. Êtes-vous prêt à plonger dans cette réflexion avec moi ? Moi, je suis prêt. Parce que dans un monde dans lequel nous sommes, où les défis sont super constants, et qu'on cherche un sens à travailler en groupe et qu'on cherche une connexion, je pense sincèrement que l'empathie, c'est un levier qui est très, très puissant. Parce qu'elle nous permet de nous connecter aux autres. Puis je trouve que c'est ça qui crée un climat de collaboration et de respect à travers les membres de notre équipe, qu'on soit en organisation, dans notre propre entreprise privée ou dans les instances gouvernementales. Je pense très sincèrement que l'empathie, c'est quelque chose qui a besoin de s'exprimer pleinement, mais que pour être capable de le faire, il faut avoir une base très solide à l'intérieur de nous. par rapport à la confiance en soi. Alors, comment on peut développer et équilibrer ces deux qualités-là pour devenir un leader en fait plus humain et plus inspirant ? C'est ça que je veux voir avec vous. Moi, je vais vous partager ma réflexion, mes connaissances, mais surtout mes expériences de développement personnel à travers mon propre leadership. Puis vous allez voir à la fin de l'épisode, je vais vous inviter à une appel à l'action justement pour que vous... puissiez venir à votre tour échanger avec moi sur ce que représente pour vous l'empathie et la confiance en soi. Est-ce que vous trouvez que ce sont deux choses qui vont ensemble ? Moi, je pense que oui, parce que l'empathie, c'est quelque chose qui nous permet de nous connecter aux autres. Puis je trouve que la confiance en soi, c'est ça qui nous donne la force d'être d'être capable de guider un groupe. Mais voilà, je dis ça, je dis rien. on va continuer d'échanger ensemble, puis de faire avancer. Pourquoi pour moi c'est important l'empathie dans le leadership ? Parce que dans le monde du leadership, quand on parle de l'empathie, c'est assez sous-estimé. En tout cas, à date, moi ce que je vois, je sens que c'est un sujet qui est un peu sensible. On n'est pas très confortable de parler de ça parce que l'empathie, c'est au cœur des relations humaines. Puis là, souvent... En tout cas, moi, je vois souvent encore le réflexe que le leadership, c'est dans le pouvoir, c'est un peu rigide, on ne veut pas trop changer, on essaie de conserver le statu quo. Puis, si je vous parle d'empathie, je vous demande d'aller dans le contraire, je vous demande d'aller vers des relations humaines. Je me demande ça à moi aussi en partant. Ça fait que c'est sûr que je sens qu'il y a une résistance à ça, mais quand même, il y a une certaine forme d'ouverture aussi. Alors, être empathique. pour moi, ce n'est pas seulement de comprendre l'émotion des autres, mais c'est surtout d'être capable de se mettre à la place de l'autre et de ressentir ce qu'ils vivent pour être en mesure de répondre à leurs besoins du mieux possible au mieux de mes capacités, en fait. Alors, pourquoi je dis que c'est essentiel pour un leader de développer son empathie ? Parce que je crois sincèrement que c'est ça qui construit la confiance. La confiance au sein du groupe que nous guidons. Parce que quand on a de l'empathie, les gens se sentent écoutés, puis s'ils se sentent compris, ça renforce leur engagement. Envers le groupe, envers les projets qu'on a communs ensemble, envers les objectifs qu'ils ont à atteindre. Je trouve que c'est toute une synergie qui va ensemble. Puis naturellement, l'empathie, elle favorise automatiquement pour moi la résolution de conflits. Parce que je cherche à comprendre les différentes perspectives. Je pense que j'en ai déjà parlé dans d'autres épisodes d'Entièrement leader. On a le droit de penser différemment. les uns des autres. On n'est pas tous obligés de penser pareil. Puis je trouve qu'avant de prendre des décisions en gang envers nos projets, nos objectifs et tout ce que ça nous demande dans notre travail, je trouve que c'est important d'être capable de comprendre les opinions différentes des autres membres de l'équipe. Puis en même temps, l'empathie, ça l'inspire. Ça l'inspire, puis je trouve qu'un leader qui est dans son empathie, l'équipe est plus volontiers à le suivre parce qu'elle sait très bien que son leader, qui est nous, qui est moi, qui est vous, va les comprendre et les respecter. Puis là, j'aime ça prendre comme exemple un membre de l'équipe qui traverse une mauvaise période, par exemple. En tant que leader empathique, je vais plus m'intéresser à la personne que de penser au fait qu'il est en train de traverser une période difficile, je ne serai pas capable d'atteindre mes buts. Je ne sais pas si vous me suivez, mais c'est ça pour moi, un leader empathique. Un leader empathique, je vais plus m'intéresser à ce qu'il est en train de vivre, puis je vais tout faire pour lui poser des questions ouvertes qui vont lui permettre de sentir qu'il peut avoir tout mon soutien dans la période qu'il est en train de vivre, par exemple. Mais je veux porter une attention particulière au fait que je ne suis pas en train de dire que l'empathie, c'est d'accepter tout. et d'accepter l'inacceptable. C'est pour ça que je suis en train de dire. Puis même, je voudrais utiliser la phrase souvent qu'on entend, « je ne suis pas un tapis, tu ne peux pas me piler dessus » . L'empathie, ce n'est pas ça. Pour moi, c'est d'être en équilibre en quelque part, en prenant une prise de recul, mais tout en étant en relation avec l'autre pour vraiment comprendre ou saisir quelles sont les priorités. envers lesquels je dois répondre avec mon empathie, envers le membre de l'équipe qui est en train de traverser une situation très difficile. Et en quelque part, cette empathie-là, elle est pour moi-même aussi. Parce que si je ne suis pas empathique envers moi-même, ça sera bien difficile de l'être envers l'autre. Alors, comment ça se développe l'empathie ? Ou comment on peut faire pour développer l'empathie si on sent qu'on n'en a pas toujours, ou que c'est difficile pour nous d'être empathique ? parce que ce n'est pas quelque chose qu'on nous apprend. C'est quelque chose qu'on découvre sur le chemin de la vie, je trouve. Et pour moi, de développer l'empathie a commencé tout d'abord par être dans l'écoute active envers les autres. Alors, au lieu de, quand quelqu'un me parle, de penser à ce que je vais lui répondre, j'essaie le plus possible de taire cette voix-là et de me mettre juste à l'écoute et de me concentrer sur ce que la personne est en train de me dire. Ça, c'est très important pour moi maintenant. Puis, j'aime poser des questions ouvertes. Comment te sens-tu ? Comment est-ce que je peux te soutenir ? Qu'est-ce que je pourrais faire qui ferait en sorte que tu irais mieux ? Puis des fois, aussi, ce n'est pas tant dans le langage que ça va se passer, mais quand on est un leader empathique, on est capable de le voir dans le non-verbal de la personne. Vous savez, les gens agissent de telle façon quand ils sont de bonne humeur, en forme, joyeux, heureux. Puis quand ils traversent quelque chose, ça paraît dans le comportement. Alors quand on est conscient en tant que leader et empathique, on est capable de voir ça. Puis des fois, il n'y a pas grand-chose à dire à part peut-être d'aller porter une main sur l'épaule du monde ou juste lui dire « si tu as besoin de parler, je suis là » . Vous savez, des fois, juste d'entendre cette phrase-là, « Si t'as besoin, je suis là » , c'est très réconfortant. Des fois, on n'a pas le goût de parler de la période qu'on traverse dans le moment où on est en train de le traverser parce que ça vient juste d'arriver, parce qu'on est très secoué émotivement. Mais d'avoir une main réconfortante avec un cœur bienveillant, empathique, ça fait bien du bien à entendre. Puis pour avoir cette empathie-là, je vous en ai parlé de prime abord au début de l'épisode. c'est bien certain, l'empathie, elle est à côté, elle est à côté pour ne pas dire imbriquée sur la confiance en soi que moi j'ai en tant que leader et en tant que personne humaine tout d'abord. Je veux dire, ce n'est pas en tant que leader que j'ai de la confiance en moi, c'est même en tant que perso, personnellement, est-ce que j'ai confiance en moi ? L'empathie vraiment s'imbrique dans la confiance en soi. Parce qu'en fait... Si je doute de moi, je vais avoir bien de la misère à soutenir les autres et à être empathique. L'empathie s'entraîne aussi parce que j'ai confiance en moi. Puis, j'ai confiance en moi, je développe de l'empathie. C'est comme ça que ça va pour moi. C'est ça. Elle s'accote vraiment sur la confiance en soi. Je trouve que c'est comme deux sœurs. qui se tiennent main dans la main. Empathie, confiance en soi, ça va vraiment ensemble. C'est quoi la confiance en soi pour un leader ? Mais tu sais, en fait, je vous dis pour un leader, mais pour toute personne humaine. D'avoir confiance en soi, ce n'est pas d'être arrogant ou d'être dans la domination. Pas du tout. C'est d'avoir une assurance intérieure qui me permet d'être ancrée, toujours ancrée et très solide. même devant l'incertitude, même devant l'adversité. Ça me permet de croire en mes capacités. Ça, c'est la confiance en soi. Je crois en mes capacités, en mes valeurs, en mes décisions. J'ai confiance en ma vision aussi, puis je reste toujours ouvert à l'apprentissage. Puis comment cette confiance-là impacte mon leadership ? Bien, ma confiance, elle impacte mon leadership, tout d'abord en inspirant les autres. Une équipe qui est inspirée par son leader, c'est une équipe automatiquement qui devient très motivée. Ça va faciliter aussi quand j'ai confiance en moi, parce qu'en même temps, je vais faire une parenthèse là-dessus, confiance en soi, je trouve que c'est comme la démocratie. Je m'en vais loin peut-être, ou une jambe d'opposé, mais pas pour moi, ça va tout ensemble. Ce n'est pas un morceau de béton sur lequel ça s'est construit à l'intérieur de moi et que c'est toujours là. je trouve que c'est C'est très vivant. Moi, je suis très vivante. L'empathie, la confiance en soi, c'est un mouvement aussi. Il y a des journées où je suis beaucoup plus confiante en moi que d'autres journées. Mais quand j'ai confiance en moi, ça facilite mes prises de décisions. C'est vraiment parce que je suis alignée, je suis alignée sur ma vision, sur les projets qu'on se fixe, sur les objectifs qu'on se fixe. Puis là, si je deviens confiante... mais je suis alignée sur mes convictions, fait que c'est plus facile. Puis tout devient plus facile, même au niveau de l'empathie. Puis cette confiance-là en moi aussi, ce qu'elle fait, c'est qu'elle développe mon autonomie. Je suis devenue de plus en plus autonome, puis je le suis de plus en plus chaque jour, parce que, tu sais, pour moi, vous savez, toutes ces choses-là, l'empathie, la confiance en soi, dans d'autres épisodes, on a vu les gosses, c'est toutes des choses qui se travaillent quotidiennement. C'est pas... Je ne suis pas en train de vous dire, bien là, on fait ça, puis là, tout d'un coup, c'est compris, on fait check, on passe à un autre niveau. Ça ne fonctionne pas comme ça, tu sais. Quand je pense à mon autonomie, ça veut dire que je suis beaucoup plus confiante parce que je suis autonome. Puis si je suis plus autonome, bien, je n'ai pas peur. Je n'ai pas peur de déléguer. Je n'ai pas peur de faire confiance à mon équipe. Je suis beaucoup plus libre. Je suis pas mal plus libre, vraiment. Puis ça, ça me fait vraiment du bien. Comment j'ai appris à renforcer ma confiance en moi-même, premièrement, en prenant conscience des forces que j'ai qui m'habitent. Puis pour être capable de prendre conscience de ça, c'est bien de se faire une liste, une liste de nos forces qui nous ont permis par le passé de traverser toutes sortes de situations, toutes sortes d'événements. de prise de décision. C'est important de faire cette liste-là, puis même en quelque part de l'afficher, de la mettre sur notre frigo, dans un miroir, puis de temps en temps de passer devant puis de la relire. C'est pour ça que je vous dis que la confiance en soi, ce n'est pas un morceau de béton sur lequel on est assis, on a confiance en soi et c'est terminé, c'est pour la vie, c'est quelque chose qui bouge. Fait qu'on a besoin d'avoir des, j'appelle ça des post-it, pour se rappeler, premièrement, de nos forces. On doit aussi... En tout cas, en ce qui me concerne, accepter mes faiblesses. Je n'ai pas juste des forces, j'ai des faiblesses aussi. Puis le fait de reconnaître ça, ça fait que ça me rappelle juste que je suis humaine puis que je suis toujours disposée à être dans l'apprentissage. Et que d'avoir des intentions claires aussi à tous les jours, c'est bien aidant pour ma confiance en moi-même parce que ça me donne un indicateur de ce que j'ai à faire aujourd'hui. Alors, si je me pose comme question chaque jour, c'est quoi mon intention aujourd'hui ? Qu'est-ce que j'ai le goût d'incarner en tant que leader aujourd'hui au sein de l'équipe ou envers le projet qu'on a ou les objectifs qu'on a à atteindre ? Ça tourne un peu là-dedans pour garder... et motiver, en fait, ma confiance en moi-même. Puis, bien sûr, l'empathie est à côté là-dessus. Je le répète depuis le début de l'émission, parce que c'est une synergie pour moi. L'empathie, la confiance en moi, c'est une synergie qui est vraiment puissante. C'est deux qualités qui se combinent. Pourquoi ? Parce que, je pense que je l'ai dit au début de l'épisode, en tout cas, je vais le répéter, parce que je trouve que c'est comme un beau slogan. L'empathie, elle me permet de me connecter aux autres. Tandis que la confiance en moi, elle me donne la force de les guider. Ça, c'est primordial pour moi. Je veux juste vous le répéter, l'empathie pour moi, c'est ce qui me permet de me connecter aux autres. Puis, ma confiance en moi-même, c'est ce qui me donne la force de les guider. Mais comment je mets en pratique après ça ce leadership humain-là ? Parce qu'en fait, d'avoir de l'empathie et de la confiance en moi. puis que ça, ça se nourrit ensemble, ça fait de moi une leader qui est plus humaine. Je suis beaucoup plus dans mon humanité parce que je suis connectée aux autres. Alors, pour arriver à faire ça, à développer de l'empathie puis de la confiance en moi-même, j'ai dû commencer par me connaître par moi-même. Premièrement, en reconnaissant, comme je l'ai dit tantôt, mes forces puis mes faiblesses ou même ma vulnérabilité. et de reconnaître que ma vulnérabilité, c'est une force. On l'a vu ça dans un épisode justement sur la vulnérabilité. Je vous en ai parlé beaucoup avec Brené Brown, qui, mon Dieu, elle parle de cette vulnérabilité-là comme d'une très grande force. Quels sont les déclencheurs émotifs qui vont me permettre de mieux me connaître ? Ça, c'est bien important. Si je ne connais pas les déclencheurs, vous savez... J'en ai déjà parlé aussi dans un autre épisode. Je pense que c'était à travers l'ego de réagir au lieu d'agir. Si je ne suis pas capable de savoir d'avance dans ma vie, c'est parce que ça veut dire que je ne me connais pas bien, de connaître les déclencheurs émotifs qui vont me faire agir ou réagir, bien, ce serait peut-être important que je... Puis comment aussi je peux apporter à moi-même le soutien que j'apporte aux autres. Tantôt, j'en ai parlé aussi. Je dois avoir de l'empathie pour moi. Si je n'ai pas d'empathie pour moi, c'est difficile d'en avoir quand même pour les autres. Si je suis à l'écoute des autres, c'est parce que je suis de plus en plus à l'écoute de moi-même et vice-versa. Parce que pour moi, on est aussi des miroirs les uns à travers les autres. Je ne suis peut-être pas d'accord avec toute la théorie du miroir parce que je pense que les prises de conscience et la conscience, c'est primordial chez moi. Moi, j'adore ça. Je suis vraiment dans ce modus operandi, je dirais ça comme ça. Alors, comment est-ce que moi, je peux apporter à moi-même le soutien que je donne aux autres ? C'est toute cette introspection-là, en fait, qui nourrit à la fois mon empathie envers les autres et ma confiance en moi-même. C'est pour ça que je dis qu'elles sont imbriquées, l'empathie et la confiance en soi. Deuxièmement, qu'est-ce que j'aime faire de moi-même pour la confiance en soi ? J'aime beaucoup, au niveau de mon équipe, je m'en vais plus vers mon équipe. C'est de créer un climat de sécurité psychologique. Ça, ça veut dire que j'aime leur poser des questions dans ma réunion d'équipe du lundi matin. J'aime beaucoup savoir comment est-ce que je pourrais être utile pour eux autres dans tel ou tel dossier qu'ils sont en train de faire. Je veux connaître leurs idées, envers quoi ils font face, c'est quoi leur défi. Je suis très préoccupée par ça. Puis ça, ça me permet d'installer ce que j'appelle la sécurité psychologique du groupe. Puis en même temps, ça me permet de leur montrer mon ouverture envers eux et qu'ils ne me dérangent jamais, que je suis toujours disponible pour eux. Puis après ça, je retourne vers mon leadership, vers moi-même, dans le sens que c'est important aussi que malgré le fait que je veux être très empathique, pour nourrir ma confiance en moi-même, d'être sur des bonnes bases, je dois établir absolument des limites saines. Quand je parle de limites saines, c'est que je ne peux pas... Tout sacrifier puis tout accepter parce qu'il reste que je suis humaine. Puis dans mon humanité, j'ai des valeurs et j'ai une moralité. Il y a des choses pour moi qui sont inacceptables. C'est peut-être une croyance limitante, elle est là, je l'accepte, mais pour moi, c'est une limite, puis cette limite-là, elle doit être respectée. Ça se peut que demain, je la traverse, cette croyance limitante-là, puis qu'elle ne soit plus une valeur pour moi ou une moralité que je veux respecter envers moi-même, ça se peut. Mais qu'est-ce qui est là aujourd'hui doit être respecté. Quand je parle de respect, ça va même dans la façon que j'interpelle les autres à ce niveau-là. Ça veut dire que quelqu'un me demande quelque chose par rapport à la traversée difficile qu'il vit, puis que pour moi, je ne serais pas capable, je vous donne un exemple, de faire une avance, on va dire, de salaire de deux mois parce qu'il vit un problème financier extraordinaire, ou que c'est même menaçant dans sa vie de tous les jours. Oui, je suis un leader au niveau de cette équipe-là, mais ce n'est quand même pas moi, l'entreprise ou l'organisme ou dans l'instance gouvernementale. Alors, j'ai une limite. Puis en même temps, c'est un aspect financier que cette personne-là est en train de traverser, une crise financière. Ce n'est pas ma responsabilité. Alors, j'ai à expliquer ma limite, ma frontière qui pourrait aller comme ça. Je comprends que la demande est importante pour toi, mais voici. Pourquoi je ne pourrais pas le faire ? Mais si je peux faire autre chose pour te soutenir, ça va me faire plaisir. Tu sais, parce que je ne suis pas capable d'aller là, parce que ça dépasse toutes mes compétences, ou en même temps aussi parce que ça ne me regarde pas, c'est financier. Je trouve que ça, c'est ultra important de regarder attentivement ce qui est acceptable et ce qui n'est pas acceptable pour nous et d'en faire part toujours dans un climat. et dans un ton très respectueux envers la personne à qui on va s'adresser pour nommer nos limites. Par la suite, bien, naturellement, pratiquer la gratitude, pour moi, c'est un must. De montrer mon appréciation quotidiennement envers mon équipe, c'est primordial pour moi. Ça renforce leur sentiment à eux, puis leur valeur d'engagement envers qui nous sommes tous. La gratitude, pour moi... c'est de cultiver une perspective qui est positive à travers notre effort collectif qu'on fait à tous les jours ensemble. Puis la gratitude, bien, naturellement, elle n'est pas obligée d'être juste au niveau collectif du groupe. Elle peut l'être même juste personnellement, d'avoir le privilège justement d'être entourée d'une si belle équipe puis de faire de si beaux projets. Ça peut être aussi simple que ça. Mais la gratitude, pour moi, c'est très important. Comme vous pouvez le voir, l'empathie et la confiance en soi, ce ne sont pas des qualités qui sont opposées. Elle se complète pour venir nourrir un leadership humain, équilibré et inspirant. Je l'ai répété tout au long de l'épisode, pour moi, un leader qui est empathique, il touche des cœurs. Un leader qui est confiant, il motive sa troupe et il motive les esprits. Alors, en terminant... J'aimerais qu'on prenne un moment pour réfléchir à deux questions. Comment on peut développer davantage d'empathie dans nos relations professionnelles ? Sur quoi on peut s'appuyer pour renforcer la confiance en nous ? Comme j'aime le dire, le leadership, ce n'est pas une destination, mais c'est un chemin. Chaque jour, c'est une opportunité pour développer nos qualités. puis transformer la manière dont on veut inspirer et impacter les autres. Merci d'avoir écouté cet épisode. Et si elle vous a inspiré, si vous avez le goût de partager avec moi sur les questions que j'ai posées, sur les réflexions que j'ai eues, je vous invite à venir rejoindre le groupe Entièrement Leader sur LinkedIn. que vous pouvez retrouver le lien ici dans ce podcast, et venir partager avec moi vos propres réflexions, vos propres expériences, et ce qui vous motive à rester un leader conscient, empathique et rempli de confiance. Voilà. Je vous dis à très bientôt pour continuer ensemble ce voyage vers un leadership plus humain. plus conscient et imputable. Je vous dis à tout bientôt.