- Speaker #0
Très heureuse de vous retrouver aujourd'hui. J'ai quelques émissions avec lesquelles je reçois des invités spéciaux, dont des leaders. Et puis aujourd'hui, je suis vraiment très heureuse qu'elle ait accepté mon invitation. C'est une femme d'affaires, que j'aimerais dire comme ça, pour le monde des affaires. Mais c'est surtout une coach d'impact. Elle s'appelle Nathalie Lussier. Bonjour et bienvenue dans le podcast Entièrement leader. Je suis Marie-Josée Cornay, psychosociologue, et je suis ravie de vous accompagner dans cette toute nouvelle aventure passionnante. En fait, je veux échanger avec vous sur le leadership, qui pour moi est un très grand privilège, mais qui représente aussi un très grand défi. J'aime penser que le leadership veut aussi dire présence inspirante, responsabilité partagée, transmission. Oui, la transmission de tout. tout ce qu'on a appris sur le chemin pour bâtir soit une entreprise, être à la tête d'un organisme, diriger des équipes. Être un leader, pour moi, ça commence bien souvent à partir de la maison. Ça demande aussi d'être authentique, de montrer sa vulnérabilité et parfois de dépasser, pour pas dire très souvent, notre égo. Avec ce podcast, ce que je désire explorer avec vous C'est l'ensemble des facettes essentielles qui peuvent façonner le véritable leadership d'aujourd'hui en cet ère mouvementé. Découvrir comment, en mettant l'humain au cœur de nos actions, nous pouvons devenir des leaders, des guides, des mentors, inspirants et impactants. Êtes-vous prêt à plonger dans cette réflexion avec moi ? Moi, je suis prêt. Et son rôle dans la vie, c'est d'amener des entrepreneurs dans les petites et moyennes entreprises, je dirais ça comme ça, elle vous en dira plus, à vraiment atteindre les objectifs qu'ils se fixent en tant que leader, ces entrepreneurs-là. Alors, c'est sa force. Ce que j'aimerais vous dire d'elle aussi, c'est qu'elle est aussi une maman, une maman de deux beaux garçons. Elle est une épouse de plusieurs années avec le même conjoint. Elle forme une équipe avec son conjoint. Elle est vraiment inspirante. C'est de ça aussi qu'on va parler durant ce podcast. Alors, voilà, je vous présente Nathalie Lussier. Bon matin, Nathalie.
- Speaker #1
Bonjour, Marie-Josée. Merci de me recevoir sur ton podcast.
- Speaker #0
Ça me fait vraiment plaisir que tu aies accepté mon invitation. Même, je suis touchée, touchée, parce que nous, on travaille un peu ensemble aussi, même très souvent. Donc, je sais de quoi tu es capable. Mais d'entrée de jeu, ce qui m'intéresse... Aujourd'hui avec toi, Nathalie, c'est de parler du leadership d'inspiration. Parce que toi, tu as toute une définition là-dessus, parce que des fois, ça me fait penser aux gens, quand on parle de vulnérabilité, ils se disent « Ah, ça c'est poche » . L'inspiration, ça peut être aussi poche quand on en parle juste comme ça, parce que souvent c'est galvaudé de toutes sortes de façons. Mais toi, t'as emmené le mot « inspiration » dans le monde du leadership d'une façon très particulière. J'aimerais ça que tu m'en parles.
- Speaker #1
Mais certainement. Puis je pense que pour faire le pont avec ça, je dois vous raconter peut-être un petit bout de mon histoire pour que ça fasse du sens aussi. Moi, j'ai travaillé longtemps dans les grandes corporations ici au Québec, mais des corporations justement qui étaient de niveau international. Donc, j'ai dirigé des équipes d'amélioration continue. Mon background, moi, je suis une ceinture noire qu'on appelle, n'inquiétez-vous pas, je ne fais pas de karaté ici. Ça n'a rien à voir avec le karaté, mais c'est un terme qu'on donne aux gens qui sont spécialisés dans l'amélioration continue des processus. Donc, c'était ça mon expertise. C'est ça que j'avais à emmener à ces grandes corporations-là. Et bien, je dirigeais des équipes d'amélioration continue qu'on appelle. Mais je n'étais pas en supervision immédiate de ces gens-là. Ces gens-là avaient des patrons, avaient des boss, avaient des superviseurs. Et puis, bien moi, je devais quand même influencer ces gens-là à vouloir améliorer des processus, à vouloir faire des changements. Puis on sait dans les entreprises, la gestion de changement, c'est quand même quelque chose. Surtout quand on est des employés qui sont dans des entreprises depuis plusieurs années, ça peut être un peu intimidant. Puis même, on est bien dans nos pantoufles, comme on dit. Ça peut sembler pas être intéressant de vouloir faire du changement. Donc, j'avais à appliquer un leadership plutôt inspirationnel, d'influence, si on peut dire, parce que je n'avais pas le statut de superviseur ou de boss ou de patron de ces gens-là. Donc, c'était seulement mon influence. tellement servi Marie-Josée parce que justement parce que je n'avais pas l'étiquette de patron, je n'avais pas cette carte-là que je pouvais jouer moi. que souvent, souvent, on voit, puis là, on recule quand même d'une dizaine d'années, où ce que le leadership était encore moins, je dirais, c'est plus leadership-pouvoir, on peut-tu dire ça comme ça ? Oui, tout à fait.
- Speaker #0
C'est un bon mot, c'est un bon mot. Ça s'applique encore aujourd'hui, d'ailleurs.
- Speaker #1
Ah oui, bon, c'est ça. Donc, on essaie justement de faire disparaître ça, mais c'était plutôt comme ça dans le temps. Donc, j'ai appris dans cette école-là, ces grandes écoles-là, à pouvoir justement inspirer des gens à vouloir changer et non pas d'imposer du changement. Les emmener réellement à ce que c'est eux qui prennent les décisions pour un meilleur avenir pour eux. Donc, je devais vraiment travailler avec l'humain, d'aller chercher qu'est-ce que l'humain est recherché, pourquoi il veut être dans cette position-là, de faire ce travail-là, pourquoi il voudrait du changement, pourquoi il voudrait améliorer des choses pour que ça vienne d'eux. On sait la gestion de changement, il faut que ça vienne. Donc, je devais impliquer réellement beaucoup, beaucoup, beaucoup d'empathie, de la compassion, même si on pourrait aller jusque-là, et d'être à l'écoute des gens parce que je devais comprendre ce qu'ils vivaient pour être capable de reformuler, de renommer et de proposer des choses qui faisaient comme, bien, ça a donc bien du sens, bien oui, go, on y va. Au lieu de dire, bien là, on va aller faire ça et on va aller imposer un changement. Tout ça, je te dirais, toutes ces années-là, ça m'a servi. Faire ce que je fais aujourd'hui, c'est-à-dire dans mon entreprise, Nathalie-Lucie Impact, tu l'as bien nommé tantôt, où est-ce que je coach justement des gens qui veulent démarrer leur entreprise ou qui sont déjà démarrés, mais ils plafonnent, ils ne sont pas où ils voudraient être. Donc, je peux aussi utiliser ce leadership-là et l'enseigner. Parce que quand on travaille avec des gens, quand on a des clients, c'est un autre type de leadership aussi, je trouve. Le leadership, à la base, oui, va se ressembler dans les façons auxquelles on a à le faire vivre, ce leadership-là. Mais dépendamment qui est devant nous, il y a une certaine petite adaptation, moi, que j'aimerais bien dire. D'influencer, c'est ce qui est de plus beau au monde, je trouve, parce que l'influence, ça veut dire que tu n'as rien poussé dans la gorge des gens. Tu n'as pas dit aux gens, fais-ci, fais-ça. Tu as réussi à semer quelque chose dans ces personnes-là, dans une idée, une envie, un désir en quelque chose qui au début peut-être, mais que ça a grandi, puis que maintenant ils disent « Ah oui, c'est ça que je veux. » « Oh oui, aujourd'hui c'est difficile, je n'y arrive pas, mais je vais y arriver. » C'est de voir, puis je dis tout le temps ça à la blague, si vous m'écoutez, c'est pour ceux qui me suivent, ils vont aussi reconnaître. Je dis toujours que pour moi, le coaching d'affaires, c'est un peu une façade, parce que derrière ça, ce qui me nourrit, c'est la transformation humaine. Marie-Josée, ce que tu apportes dans ton podcast avec le leadership, c'est exactement ça. Enfin, quelqu'un qui va parler du vrai leadership. Bravo pour ton podcast en passant. Bravo, vraiment. Je suis très contente.
- Speaker #0
C'est ça. Puis moi, je suis contente parce que, tu sais, à mon micro, c'est ça. C'est pour ça que je voulais t'avoir parce que tu fais quand même une forme de leadership qui est pour moi quand même assez nouveau. Dans le sens que tu travailles, toi, tu ne rentres pas dans des entreprises pour changer les grandes entreprises. Ce sont les entrepreneurs qui démarrent quelque chose parce qu'ils ont un rêve, parce qu'ils veulent faire quelque chose de différent. Donc, ils sont en affaires, mais ils ne savent pas trop comment être en affaires. Et là, ils vont vers toi. Et j'aimerais ça t'entendre, Nathalie, sur qu'est-ce que tu rencontres sur le chemin de ces individus-là qui ont le goût, en quelque part, bien là, je vais utiliser un mot, un terme que tu enseignes beaucoup parce que je te connais, donc qui est au service des autres, d'être au service des autres. Ces entrepreneurs-là, quand ils viennent vers toi, quand même, c'est des petites et moyennes entreprises, beaucoup qui viennent vers toi. Qu'est-ce qu'ils ont en commun, ces chefs de file-là ? Parce que je vais les appeler des chefs de file parce que c'est comme des chefs de file pour moi. Il n'y a pas de grandeur dans les chefs de file, il y a juste ce qu'on apporte aux autres qui est important. Alors, qu'est-ce que tu trouves qu'ils ont en commun, ces gens-là ?
- Speaker #1
En fait, ils ont un désir profond qui vient des tripes, que je dirais, qui les démarque réellement. C'est que quand tu es rendu à bâtir, à vouloir démarrer ou bâtir une entreprise en tant qu'entrepreneur de petite ou moyenne entreprise, ce n'est pas une idée sur le flanc de dire « Ah, ça, ça a l'air de marcher, je vais aller faire ça » . C'est des gens qui, à l'intérieur d'eux, ont un désir de changement positif dans notre monde qui est très, très, très puissant. Et c'est ça qui fait que moi, je travaille avec ces gens-là. C'est exactement pour ça, parce qu'on se rejoint, on vibre ça ensemble. Pour faire du pouce un petit peu sur ce que tu as dit, la petite et moyenne entreprise, oui, ce sont des chefs de file parce que, pourquoi je dirais ça, c'est qu'il ne faut pas oublier, et au Québec entre autres, c'est sûrement comme ça aussi dans plusieurs autres provinces et même dans d'autres pays, je dirais, mais la PME qu'on appelle, elle est à la base d'une grande, grande, grande portion de l'économie. de la province de Québec, les PME, c'est un grand, grand joueur. Fait qu'il ne faut pas les négliger, ces PME-là. On devrait même plus en prendre soin parce que c'est tellement important. Et ils ont, pour revenir à ce qu'ils ont, c'est qu'ils ont cette passion-là. Ils ont un feu dans les tripes, là, qui veulent changer les gens. Puis moi, bien, c'est ma force parce que c'est ma grande mission. C'est ce que je veux faire. Moi, je veux aider à bâtir, en fait, des entreprises qui sont au service des gens, qui sont au service de créer quelque chose de meilleur pour nous tous. Parce que c'est Tout ce qu'on veut, en fin de compte. On veut juste que tout aille bien. On veut juste que ça soit tout super intéressant dans ce qu'on vit, dans ce qu'on fait. Donc, si je suis capable de semer du positivisme, d'être au service des gens pour qu'ils se sentent mieux, pour que ça aille mieux, pour faciliter des choses, pour solutionner un paquet de problèmes que les gens peuvent avoir, bien, c'est merveilleux. C'est ça qu'on veut. C'est ça que l'humanité a besoin, en fait. Ce sont des sommeurs de positivisme. Ce sont des sommeurs de jours meilleurs, je dirais.
- Speaker #0
C'est très beau ça. Wow. OK. Maintenant, à ce temps qu'on connaît leur fibre, le feu qui les habite, bien sûr, Nathalie, tu ne pourrais pas être là s'il n'y avait pas d'enjeu. C'est sûr que ces gens-là, ils ont des enjeux qui se présentent sur leur chemin ou qu'eux autres même se créent, peu importe c'est quoi, je vais te laisser parler de ça. J'aimerais ça que tu m'en parles. Qu'est-ce que tu vois, un enjeu qui te fait sourire ? Ça doit être un enjeu qui est commun à presque tous les chefs de file de petites et moyennes entreprises. Après nous avoir dit quel est cet enjeu-là majeur que tu vois presque partout, avec quoi tu travailles et comment tu les aides pour traverser cet enjeu-là ?
- Speaker #1
Mais en fait, tu l'abordes dans tes épisodes de podcast, Marie-Josée, et c'est tellement le fun parce que justement, ce message-là doit vraiment se propulser et se propager, j'aimerais plutôt dire. c'est de développer sa confiance en soi, c'est de mettre l'ego au service de l'être. Parce que notre ego nous joue beaucoup, beaucoup, beaucoup de tours. Moi, je te dirais que pour l'ensemble de mes clients, c'est le plus grand obstacle, c'est leur propre ego qu'ils ont. Ce qui fait en sorte que la confiance n'est pas tout à fait là, qui fait en sorte qu'il y ait un paquet de doutes. c'est la base de ce qui les empêche réellement de dormir, qui est les revenus. Les entrepreneurs qui se partent en affaires, eux autres, c'est ce qu'ils veulent. Je vais-tu avoir des clients ? Si je lâche un emploi, peut-être, comme moi j'ai fait dans le temps, parce que je suis un rémunéré dans les chiffres, je me dis OK, moi je me pars en affaires. Personne ne me demande demain matin, ça va quand même prendre quelque chose sur la table. Il faut quand même manger, il faut continuer à vivre. Est-ce que je vais avoir, moi, je n'ai jamais vendu de ma vie, est-ce que je vais être capable de vendre quelque chose à quelqu'un ? Donc, tout le monde a ça. Et là, ceux qui sont démarrés, puis que l'ego est encore très, très, très présent, bien souvent, c'est encore ça qu'ils ont. C'est la difficulté d'avoir des revenus stables. Mais avant d'avoir ça, il faut passer à travers certaines étapes qui est justement de se dire, OK, c'est quoi la confiance que j'ai en moi ? Puis si je n'ai pas cette confiance-là, Comment je peux la développer ? Puis c'est quoi qui est dans le chemin ? Et très, très, très souvent, ce qui est dans le chemin, c'est notre égo qui se déguise. Moi, je dis que c'est le plus grand costumier au monde, l'égo. Il y a toutes sortes de costumes. Puis je pense que tu peux aller dans ce sujet-là toi aussi parce que tu sais c'est quoi, tu en parles tellement bien. C'est vraiment ça qui est le point pivot, je te dirais, d'un entrepreneur entre l'entrepreneur qui survit et l'entrepreneur qui a du succès puis qui a une entreprise qui est vraiment là. le vent dans les voiles, puis qu'il va être quelque chose qui va être en croissance.
- Speaker #0
Ça veut dire qu'il y en a un qui arrive à traverser cet égo-là, de le mettre à son service, en fait. Il s'en sert parce qu'il est utile, l'égo, quand même. Il n'est pas à abattre.
- Speaker #1
Tout à fait. Non, c'est ça, exactement. Il n'est pas à abattre, mais il est à apprivoiser, j'aime bien dire. Il est à apprivoiser. Parce que des fois, il y a un petit côté nerveux. Des fois, il y a un petit côté non, je ne veux pas. Des fois, il y a terrible twos. Il se déguise de toutes sortes de façons, l'ego. Oui, il est là parce que des fois, il y a des dangers. Des fois, il y a des choses. Puis c'est bon qu'il soit là parce qu'il nous remet en question. Mais il mine beaucoup la confiance des gens. Puis là, parfois, les premières étapes, c'est drôle. Moi, j'adore ça. Écoute, j'en parle, j'ai des gros frissons. J'adore ça parce que souvent, je vais voir ces entrepreneurs-là que j'accompagne. Je vais voir que là, ils disent, OK, là, ils ont traversé un certain niveau. Fait que là, ils ont dit, j'ai de la confiance. Mais là, c'est au niveau cérébral. C'est pas descendu. C'est pas descendu dans toutes les parts de la peau. Fait que là, ils disent, bien là, j'ai confiance en moi, mais comment ça qu'il y a un petit quelque chose qui fait que ça marche pas encore ? Mais oui, parce que là, c'est cérébral. Là, t'as comme compris quelque chose, mais tu ne l'as pas assimilé, tu ne l'as pas intégré. Maintenant, on va aller l'intégrer, cette confiance-là, réellement, dans toutes les cellules de ton corps. Parce que c'est elle qui fait en sorte que quand tu parles à des gens, que quand tu racontes ta mission, quand tu as envie d'aller parce qu'il faut que tu parles de ce que tu fais en tant qu'entrepreneur, mais c'est là qu'il va y avoir une résonance. C'est là que la magie commence à opérer. C'est là que ça se joue réellement. ou est-ce que les gens vont faire comme, là, je ne comprends pas, mais là, ça marche. Bien oui, c'est sûr, parce que là, tu as intégré. Donc, quand tu intègres, tout devient tellement plus facile. Mais je te dirais que c'est la plus grosse chose. Bien entendu qu'on va travailler d'autres choses, mais c'est la base. Et c'est cette même base-là, pour revenir à ce que je disais au début, d'être capable d'influencer les gens à comprendre ça, à comprendre cette, j'aime pas dire la problématique parce que c'est pas une problématique, mais de comprendre ce qu'on vit, qui on est, ce qu'on vit, l'importance de cette... ego-là qui se déguise de toutes sortes de manières et de vouloir justement bien s'en servir.
- Speaker #0
Oui, c'est bien dit. Tout à fait. Wow. Puis Nathalie, j'aimerais ça que tu me parles de quelque chose en particulier, parce que moi, je t'entends souvent dire, puis ça, ça m'interpelle parce que je me dis, tu sais, les leaders, est-ce qu'ils sont prêts à entendre ça ou est-ce qu'ils sont conscients que leur trajectoire de vie dans le monde du leadership, peu importe à quelle sphère, qui sont toujours là-dedans. Toi, tu dis tout le temps, dans plusieurs coachings que j'ai pu assister et tout, tu vas dire, bien, un leader, il est constamment en développement personnel. C'est ça qu'il fait. Ça, c'est son sport préféré. Tout au long de la journée, il est là-dedans. Il passe son temps là-dedans. Puis moi, au début, quand tu disais ça, je me disais, mais voyons, on n'est pas toujours là-dedans. Mais avec le temps, je me dis, bien oui, c'est vrai. En tout cas, on est une grande partie de notre semaine dans ce développement personnel-là. J'aimerais que tu parles de ta vision de ça, parce que c'est comme une citation de toi.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Le parcours d'entrepreneur, c'est le plus grand programme de développement personnel au monde. C'est ça que je dis exactement tout le temps, tout le temps, tout le temps. Parce que c'est une montagne russe d'émotions, l'entrepreneuriat. On vit tellement de choses, d'émotions. Parce que là, entre travailler pour... quelqu'un d'autre, moi j'appelle ça bâtir le rêve de quelqu'un d'autre plutôt que le sien, je peux me cacher en arrière de l'autre entreprise, je peux me cacher en arrière du branding de l'autre, je peux me cacher en arrière de mon poste. Oui, je vais agir, je vais être un bon employé, puis je vais avoir les compétences, puis tout ça, mais quand c'est mon entreprise, que ça m'appartient, que c'est à moi, ce sont tous, je ne me cache plus derrière, je suis à nu, je suis vraiment à nu. Alors, c'est toute une autre expérience. Et c'est pour ça qu'à tous les jours, ça nous fait travailler quelque chose qui touche le développement personnel. Parce qu'une journée, ça va être de dire, « Oh, j'avais la chance peut-être d'avoir un contrat avec un client, puis je ne l'ai pas eu. Qu'est-ce qui a fait en sorte que je ne l'ai pas eu ? » Justement, on parlait de confiance tantôt. Je te disais, c'est confiance. J'ai dit, c'est à l'écoute des besoins. J'ai dit, quand tu es agent en emploi, tu n'as pas ça. Je ne gère pas ça. Tu fais ton travail, tu prends tes mandats, oui, mais tu n'as pas à gérer ça. Tu t'en vas devant la caméra, on le sait aujourd'hui, pour être un entrepreneur, surtout dans le type, moi j'accompagne beaucoup les entrepreneurs dans le service, bien on se doit d'être devant la caméra, on en parlait tantôt Marie-Josée, toi et moi ensemble avant qu'on débute l'enregistrement, bien c'est pas évident d'aller devant la caméra, on se trouve pas bon, on se trouve que bon ça on aimerait ça que ce soit comme ça, puis ça ce soit comme ça, puis que tu sais, là il faut se ramener au message, il faut se ramener au message, donc il faut se ramener à dire non, non, l'important c'est ce que j'ai à partager, c'est ma grande vision, c'est ma mission. Mais ça prend une dose de courage pour être capable de faire ça. Ça prend une dose de vouloir justement passer par-dessus ces choses-là. Puis là, je nomme des choses qui sont quand même assez anodines qu'on va penser. Mais non, non, parce que ce sont des grandes peurs que les gens ont quand ils arrivent devant la caméra. Je vais-tu être intéressante ? Je vais-tu être ci ? Je vais-tu être ça ? Tu sais, c'est beaucoup, beaucoup, beaucoup de travailler sur soi-même, toujours, toujours, toujours, de travailler son mindset, Marie-Josée, son état d'esprit. C'est 80 % de la job. du succès d'un entrepreneur, ça se passe entre les deux oreilles. Puis il faut que ça descende dans le cœur. Mais c'est là que ça va se passer. Les stratégies de tout ça, ça se « google » tout, comme j'aime souvent dire. Oui, c'est important, les stratégies, mais c'est 80 % d'importance sur ton « mindset » . C'est les phrases que tu dis, c'est ce que tu te répètes. Tu le dis souvent, Marie-Josée, dans un de tes podcasts, tu disais justement, d'entièrement leader, tu disais « on a 60 000 pensées par jour et qui sont la plupart tous négatives » . Donc, c'est normal qu'on ait des résultats qui sont parfois souvent négatifs parce qu'on a ces pensées-là. Donc, c'est tout de renverser ça qui est un travail de tous les jours. C'est un client qui n'a pas payé sa facture. Dans la grande entreprise, à moins que tu sois sur le département de finances et de collecte, ce n'est pas toi qui vas gérer ça. Mais quand tu es un petit entrepreneur, c'est toi qui dois aller. Comment je suis confortable de dire à juste, je t'ai rendu un service, mais là, je n'ai pas été. Il y a plein, plein, plein de situations, Marie-Josée, qui font en sorte que c'est l'être qui est devant. Et c'est de se connaître, d'apprendre à se connaître à tous les jours. C'est tellement, tellement important. Mais la beauté dans tout ça, c'est justement, c'est qu'on arrive. en tant qu'entrepreneur, je pense, à pouvoir aller enlever des pelures de fausses croyances, des pelures de peur, justement, de toutes sortes de choses qui sont là, parce que je pense qu'en entrepreneuriat, très, très souvent, pour ne pas donner de chiffres, je trouve, personnellement, qu'on devient de meilleurs humains.
- Speaker #0
Wow, merci de leur dire. Merci. Oui, puis tu sais, tantôt... J'ai beaucoup aimé ça, Nathalie, quand tu as spécifié. Puis je te remercie parce que ça, c'est de la conscience, puis c'est de l'ouverture, puis c'est de la vision de dire, bien, les PME au Québec, là, comme probablement dans toutes les autres provinces ou dans certains pays du monde, bien, au niveau économique, c'est un moteur très, très important. Puis j'aime beaucoup, moi, rajouter, comme les OBNL. Puis on les oublie. On n'est pas là. On pense qu'il y a du leadership, puis du grand... c'est pour ça que je dis ça, moi, entièrement leader, tout le monde est leader en quelque part, ne serait-ce qu'à partir d'un parent. Un parent, c'est un leader. Il est en avant de la troupe des enfants, puis on veut l'imiter, puis on veut le suivre. On a une responsabilité très grande, puis en même temps, c'est un privilège. Parce que quand on est en avant, on sait qu'on a besoin des autres pour aller vers le rêve qu'on pense que ce soit mieux, en fait. Je dirais ça comme ça. Fait que je te remercie d'avoir juste souligné ça, puis ça me tournait, puis je me disais, c'est tellement bien. Puis, bien, Nathalie, j'aimerais ça qu'on termine en parlant de comment tu vois l'avenir de ces entrepreneurs-là, du monde du leadership. Comment tu vois, parce qu'on est en train d'évoluer, puis on est en train de voir que, je pense qu'on est en train d'enseigner, prendre des formations. Je pense que les gens sont de plus en plus conscients. Moi, j'aime bien avoir cette positivité-là. Ce n'est pas vrai qu'on est encore tout négatif. Ça, ce n'est pas vrai. Je pense qu'on veut le mieux être. On veut un bien-être aussi. Mais est-ce que tu aurais, je ne sais pas, une méthode ou une façon de faire ? Dans le sens que ce que je me pose aussi comme question, c'est que c'est difficile de dégangréner, je dirais ça comme ça, ou décoroser le leadership qu'on a toujours vu qui était à la pointe d'un triangle et que c'était le pouvoir et qu'il y a raison. et qu'il ne peut pas se tromper. Nous, si je te prends toi, si je me prends moi, moi, je dis non, c'est le contraire. J'ai besoin des autres. Moi, j'ai peut-être une force ou un don de transporter un message plus haut à la personne qui est en haut de moi par rapport au groupe, mais j'ai besoin du groupe pour transporter le message. Qu'est-ce que tu vois pour l'avenir ? Est-ce que tu vois qu'il y a de l'amélioration ? Est-ce que tu vois que le terrain est de plus en plus positif ? Je ne sais pas. J'aimerais ça t'entendre là-dessus.
- Speaker #1
C'est une question super intéressante, Marie-Josée, et tellement importante, je dirais, parce que, justement, moi, je pense que dans n'importe quel... Tu sais, des fois, j'entends ma mère, des fois, qui parle en arrière. Malheureusement, ma maman est décédée, mais elle vivait des choses. Je vais dire, moi, là, tellement contente. Je ne sais pas, dans 30 ans, 40 ans, on a toutes nos époques. On va tous vivre nos époques et on va tous passer à travers ce qui a passé dans ces époques-là. Mais je sens que chez la majorité des gens que je côtoie, les gens veulent de plus en plus être intègres, authentiques, qui est un mot gavaudé, mais quand même authentiques, et être au service des autres, justement. 100 % des gens, c'est un autre, quand tu me posais la question, qu'est-ce qu'ils ont en commun, un autre point en commun qu'ils ont, les gens qui viennent vers moi, c'est qu'ils veulent rendre service aux autres. Ils veulent aider leurs prochains. Ils veulent aider quelqu'un qui a une problématique. On a ça en tant qu'être humain qui est de beau et qui est, je pense, pratiquement intouchable selon moi. Cette espèce de flamme-là qui dit, je veux être au service de l'autre. Souvent dans mes coachés, ils le savent. Moi, je leur dis le matin, quand tu as ouvert ta porte de garde-robe, est-ce que tu as choisi ton habit de serviteur aujourd'hui ? Parce que c'est ça qu'on fait en tant qu'entrepreneur. On va au service des autres. Et ça, c'est toute la différence. Et je pense que de plus en plus, c'est là. De plus en plus, il y a des gens qui veulent s'approprier ce style-là de leadership, ce style d'entrepreneuriat-là aussi, je dirais. C'est rempli de positifs parce que les gens sont de plus en plus informés, sont de plus en plus éduqués aussi par rapport à ce sujet-là, que ce soit dans ce qu'on fait, dans ce que tu fais, Marie-Josée. Mais aussi, ils ont beaucoup moins peur qu'avant de nommer les choses. Donc moi, je dis toujours qu'on peut nommer. Bien oui, je dis tout le temps, ce qu'on peut nommer, on peut le gérer. Ce qui n'est pas nommé, on ne peut pas le gérer. C'est difficile. Les gens nomment plus les choses. Les gens qui sont à la tête de grandes entreprises, ou de PME, surtout de PME, je dirais, ont cette conscience-là d'être plus à l'écoute, justement, puis d'être plus à l'arrière qu'à l'avant. Oui, certains entrepreneurs se doivent d'être en avant que je coach parce qu'ils sont leur marque, ils sont leur produit, ils sont leur marque, mais en même temps, ils sont en arrière de leur équipe. Ils ne sont pas en avant, ils laissent de la place aux autres. Ils sont conscients que l'autre à côté, ce n'est pas nécessairement un compétiteur à détruire, mais peut-être un collaborateur. Et ça, je le vois de plus en plus, mais vraiment de plus en plus, surtout dans le monde des femmes où c'était très compétitif il y a plusieurs années, où est-ce que là, il se forme une espèce de plus de réseautage collaboratif, je dirais, où est-ce qu'on s'entraide plutôt qu'on essaye de se détruire ensemble. Moi, je trouve que ça, c'est très, très, très positif aussi. Je vois l'avenir de façon positive. Je vois que les gens, avec ce qu'on a comme... technologies aussi de nos jours peuvent réaliser tellement de choses qu'ils veulent, mais encore une fois, ça va revenir à gérer ce qui se passe entre nos deux oreilles, d'avoir du leadership d'influence. Et ce leadership d'influence-là, vous allez pouvoir l'appliquer, on va tous pouvoir l'appliquer, je devrais dire, plus qu'on a confiance en ce qu'on fait, plus qu'on a confiance en nous, bien plus que ça, ça va devenir naturel ce leadership d'influence-là. Parce que c'est la confiance qui est à la base. Et la confiance, ça se développe comment ? Par l'expérience. Il faut vivre des expériences. Il faut aller au-devant. Il ne faut pas avoir peur de. Puis il ne faut pas s'auto-flageller non plus quand il y a quelque chose qui a peut-être été un peu moins bien. Ça se dit non, non, j'ai appris. J'ai appris. J'ai appris quelque chose. Peu importe ce qui se passe dans notre vie, on a appris quelque chose. Donc, en terminant, osez. Osez si vous avez envie de devenir un entrepreneur. Osez si présentement vous gérez des équipes puis vous voyez que vous êtes peut-être dans une entreprise qui est plus… au niveau de traits directifs, oser aller semer un peu plus de collaboratifs, d'influence à travers ça, parce que vous pouvez changer des choses beaucoup plus que ce que vous le pensez. Wow !
- Speaker #0
T'es vraiment inspirante, Nathalie, vraiment. Alors voilà, on pourrait passer des heures, mais c'est sûr qu'en podcast, il faut épargner les oreilles des gens, j'aime ça dire ça. Joke, j'aime ça les faire rire aussi. Alors voilà, merci beaucoup Nathalie d'avoir été avec nous aujourd'hui à Entièrement Leader. Au sein de cet épisode-là, comment on peut te rejoindre va être sous le descriptif du podcast. De toute façon, ton site web, ta page Facebook, comment on peut te rejoindre, prendre un appel, un appel découvert. Tu sais, moi, je trouve ça déjà, juste en partant, quelqu'un qui écoute aujourd'hui et qui est un peu mêlé, il pourrait faire ça, te faire un appel. puis juste voir comment tu pourrais l'aligner très rapidement.
- Speaker #1
Oui, parce que c'est souvent la clarté qui est très nécessaire, surtout au début. Puis même des fois, quand on a avancé, il y a tellement de choses qui se sont mises sur notre chemin que là, il y a du brouillard qui s'est installé. Fait que juste aller chercher un peu de clarté, ça peut faire toute la différence, effectivement.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Fait que merci beaucoup, Nathalie, Lussier, Impact. Et puis, voilà, chers auditoires, je vous remercie de votre écoute et je vous dis à la prochaine pour un autre épisode d'Entièrement leader.