Speaker #0Manager aujourd'hui, c'est naviguer dans un monde qui change vite, complexe, exigeant, parfois même déroutant. Ici, pas de recette miracle, parce qu'un bon manager ne cherche pas la perfection. Il apprend, il s'adapte et il ose. Je suis Magali Vanet, coach, consultante et formatrice en management. Entre nous, c'est le podcast des managers où on parle vrai, du terrain, des défis, des doutes et des réussites. Toujours avec une seule intention, partager avec vous des réflexions et des outils concrets issus de mes 20 ans de management et de ce que j'observe chaque jour avec mes clients. Parfois en solo, parfois avec des invités du terrain, mais toujours dans l'authenticité et le partage pour vous donner des clés utiles et actionnables. Alors, prêt à souffler un peu, à sortir la tête du guidon et avancer dans votre rôle ? C'est parti pour un nouvel épisode d'Entre nous. Alors entre nous, en management, on valorise très très souvent le rationnel, c'est-à-dire les chiffres, les faits, les indicateurs, les analyses, les tableaux de bord. Et c'est complètement normal que le rationnel représente quelque chose d'important en tant que manager. Parce qu'un manager, il doit être capable d'argumenter, d'expliquer, de structurer ses décisions et aussi de leur amener de la consistance. Par contre, on parle beaucoup, beaucoup moins de l'intuition. Et pourquoi on parle beaucoup moins de l'intuition dans le management ? Parce que quand on parle d'intuition, on a passablement d'idées reçues justement par rapport à la notion d'intuition. Déjà, une première chose, c'est qu'on considère souvent l'intuition comme irrationnelle. Et on l'oppose très directement finalement à notre rationnel. Donc ça, c'est vraiment déjà un premier point, parce qu'on voit vraiment l'intuition comme irrationnelle. Un deuxième aspect qui fait qu'on a de la peine à parler d'intuition en management, c'est parce qu'on a de la peine à expliquer l'intuition. Et je suis persuadée que vous avez déjà ressenti, en tant que manager, cette petite voix intérieure qui vous a fait prendre une décision plutôt dans cette direction que plutôt dans une autre direction. malgré tous les aspects rationnels que vous aviez sous les yeux, des chiffres, des faits, des indicateurs, vous aviez une petite voix intérieure qui vous a guidé quelque part dans votre prise de décision. Et c'est souvent cette petite voix intérieure qu'on a de la peine à expliquer. C'est quoi cette petite voix intérieure qui nous a fait plutôt aller dans cette direction, dans notre décision, que dans une autre direction ? Donc ça, c'est du moment où on a de la peine à l'expliquer, c'est aussi quelque chose dont on a de la peine à parler, à prendre en considération. Et puis, il y a aussi un autre élément qu'on met souvent, qu'on attache à l'intuition, c'est que l'intuition, elle est difficilement défendable. Alors, par rapport à ça, qu'est-ce que je veux dire ? C'est qu'en apparence, et je dis bien en apparence, on pense que c'est plus simple de défendre une décision en tant que manager si elle est basée uniquement sur des chiffres, sur des éléments très factuels, très rationnels. Et je dis bien que c'est plus simple en apparence, parce que finalement... Si vous regardez vraiment un petit peu de plus près votre mécanisme, votre manière de prendre une décision, et la part de rationnel et la part d'intuition, on le verra aussi par la suite, finalement, ce n'est pas si simple de faire passer une décision, même sur la base, que de chiffres ou que de faits. Mais souvent, on a cette impression que ce n'est pas du tout défendable, une décision prise sur la base, en tout cas d'une part d'intuition. Et puis, il y a aussi quelque chose qui m'a relativement surpris par rapport à l'intuition, c'est que j'ai plusieurs fois quand même entendu que des personnes, des managers, des dirigeants me dirent que l'intuition, elle pouvait être dangereuse. Sous-entendu que l'intuition, elle peut nous faire prendre des risques inconsidérés, alors que ce n'est pas du tout le cas. Une nouvelle fois, c'est un équilibre, et ça on va aussi y revenir, entre le rationnel et l'intuition qui est hyper important. Donc non, l'intuition n'est pas dangereuse. Et d'ailleurs, un petit peu pour illustrer ce que je viens de vous dire, j'ai trouvé une étude qui avait été publiée en 2011 dans la Harvard Business Review qui montre que 85% des dirigeants qui ont été interrogés dans cette étude y considèrent l'intuition comme le facteur déterminant de leur prise de décision. Par contre, et ça c'est aussi intéressant de le mentionner, c'est que seulement 50% de ces dirigeants, donc d'entre eux, qui ont été interrogés dans cette étude, ils sont prêts à l'admettre ouvertement. Ils le disent clairement, c'est vraiment un facteur déterminant dans la prise de décision, mais par contre, ils ont de la peine à l'assumer pleinement que l'intuition est un facteur essentiel dans la prise de décision. Et si cette notion d'intuition, elle reste quand même très taboue, c'est peut-être parce qu'on a... longtemps, longtemps de penser, mais c'est encore le cas aujourd'hui, on pense encore souvent que le management, on doit être dans quelque chose de maîtrisé, de contrôlé, de prévisible. Or, et vous le vivez au quotidien en tant que manager, en tant que dirigeant, aujourd'hui, on évolue dans un environnement qui est incertain, qui est complexe, qui bouge très, très vite, qui est extrêmement mouvant. Donc, les décisions se prennent avec des informations qui sont incomplètes. Les différents paramètres qui nous aident à prendre des décisions, ils changent très très rapidement. Et puis, les enjeux humains aussi sont multiples. Alors, quand on est dans ce type de contexte d'environnement dans lequel on est aujourd'hui, maintenant, l'analyse pure, donc le côté rationnel, ne suffit pas toujours, voire souvent pas. Et donc ce qui est essentiel, c'est de pouvoir déjà accepter sa part d'intuition qu'on a tous en nous et l'équilibrer avec notre part de rationnel. Et c'est vraiment ça que j'ai envie de faire passer comme message dans cet épisode de podcast aujourd'hui, c'est d'accepter notre part d'intuition et de trouver de la meilleure façon possible l'équilibre avec le rationnel. Qu'est-ce que c'est l'intuition, vraiment ? Moi, j'ai pris la définition simple dans le Larousse, c'est une connaissance immédiate. et direct, sans recours au raisonnement. Alors, dit comme ça, cette définition, elle peut sembler un petit peu brumeuse, mais l'intuition au management n'a rien de magique. L'intuition, elle se construit. Alors, comment l'intuition se construit ? L'intuition, elle se construit, cette connaissance qu'est l'intuition, à travers notre expérience, l'expérience qu'on accumule au fil de notre parcours, au fil du temps, au fil de toutes les expériences qu'on vit. Elle se construit aussi avec les situations de vie perso, pro, qu'on a déjà vécues. Elle se construit aussi avec les erreurs qu'on fait et qu'on a surtout acceptées et analysées. D'où pourquoi on parle souvent aussi des apprentissages qu'on fait à travers des situations de vie ou des échecs. L'intuition, elle se construit aussi avec les erreurs qu'on a décortiquées, qu'on a analysées. Elle se construit aussi avec les interactions répétées. jour après jour. Donc cette connaissance, elle se construit vraiment à travers ces différentes dimensions. Et notre cerveau, il va être capable de reconnaître très vite des schémas qu'il a déjà rencontrés. Un schéma, ça peut être une expérience qu'on a vécue précédemment et il va la reconnaître dans une situation qu'on est en train de vivre. Donc il va vraiment reconnaître très vite. Et c'est pour ça que dans cette définition du Larousse, on parle de immédiate et directe parce qu'il y a cette notion de connexion très rapide. de la connaissance et des expériences et des situations qui ont déjà été rencontrées. Alors parfois, on ne sait pas vraiment immédiatement comment expliquer ce qu'on ressent. C'est cette petite voix intérieure, et ça je suis persuadée que vous l'avez déjà rencontrée à maintes reprises, cette petite voix intérieure qui nous dit quelque chose, mais qu'on a de la peine à expliciter très clairement. C'est quoi ce quelque chose qu'elle nous dit ? Cette petite voix intérieure, elle nous donne... des signaux qu'on appelle des signaux faibles. Et ça, ça ne veut pas dire, ces signaux, que c'est irrationnel. L'intuition, c'est vraiment souvent de l'expérience qu'on a intégrée. Et plus, en tant que manager, on va développer sa capacité à réfléchir sur ce qu'on vit et sur ce qu'on ressent, donc ce n'est pas simplement ce qu'on vit, mais c'est aussi ce qu'on ressent à l'intérieur, plus on va pouvoir affiner notre... intuition. Alors pourquoi l'intuition aujourd'hui, elle est particulièrement précieuse dans un contexte incertain comme on le vit aujourd'hui ? C'est vrai que quand on est dans un environnement qui est stable, qui est structuré, qui est prévisible, alors ça fait longtemps qu'on n'y a pas été, mais quand on a pu être dans ce type d'environnement, le rationnel, la majorité du temps, il peut être suffisant. Parce qu'on a des données qui sont claires, on a des modèles qui fonctionnent, on a des processus qui sont bien établis. Par contre, quand on est dans un contexte comme celui qu'on vit clairement aujourd'hui, qui est incertain, qui est ambigu, qui est complexe, là, les données, elles ne deviennent plus que partielles. On a beaucoup de signaux contradictoires. Et on a des enjeux humains qui prennent très, très souvent le dessus. Alors, quand on est manager, dans un contexte comme celui qu'on vit maintenant, on ne peut clairement plus se reposer uniquement sur des modèles linéaires, sur des choses sur lesquelles on a l'impression de maîtriser, puisque ce n'est plus le cas et il faut l'accepter. Et donc, dans ce contexte-là dans lequel on est aujourd'hui, cette incertitude, cette complexité, l'intuition... on peut vraiment l'utiliser comme une boussole. Elle ne va pas nous donner toutes les réponses, mais elle va nous aider, nous aiguiller dans un contexte qui est extrêmement mouvant, extrêmement complexe et extrêmement incertain. Alors, en tant que manager, comment on peut développer son intuition ? On pourrait croire aussi, quand on parle de l'intuition, que c'est quelque chose qui est inné. Alors que pas du tout. L'intuition n'est pas réservée à ses... personnes ou ces profils qu'on peut dire qui sont intuitifs. Alors bien sûr qu'en fonction de notre personnalité, une nouvelle fois, on peut peut-être être un peu plus dans le rationnel ou un peu plus dans l'instinctif, mais l'intuition elle se développe. Même si on a un profil un peu plus rationnel, on peut et même maintenant on doit développer cette part d'intuition qu'on a en nous. Alors comment la développer ? Un premier, j'ai envie de dire, socle sur lequel on peut s'appuyer pour développer notre intuition, c'est l'expérience. Alors, l'expérience, c'est surtout la réflexion qu'on va avoir sur notre propre expérience et sur nous, une nouvelle fois. Pas simplement le cumul de l'expérience, mais la manière de réfléchir à notre expérience et qu'est-ce qu'elle a comme impact sur nous. Et pour développer cette part de l'expérience dans notre intuition, c'est de se poser régulièrement des questions. Alors, quel type de question vous pouvez vous poser ? C'est par exemple, qu'est-ce qui a fait que dans cette situation, j'ai pris cette décision ? Donc, c'est vraiment d'aller décortiquer, d'aller regarder un peu plus en profondeur sur quels socles, sur quels aspects vous avez décidé. Donc, c'est d'essayer de comprendre votre propre mécanisme de décision. Une autre question que vous pouvez vous poser, qui est vraiment très aidante pour développer cette part de l'intuition, c'est Qu'est-ce que j'ai ressenti à ce moment-là ? Une nouvelle fois, dans cette situation qui m'a fait décider ça, qu'est-ce que j'ai ressenti ? Et d'expliquer qu'est-ce que vous avez ressenti. Une autre question que vous pouvez vous poser, une troisième, c'est est-ce que j'ai, dans cette décision, ignoré quelque chose ? Est-ce que j'ai ignoré un signal ? Un signal faible à ce moment-là ? En tant que manager, je suis persuadée que vous avez déjà ressenti à un moment donné, vous avez pris une décision. Et quelques jours plus tard, vous vous êtes dit Merci. finalement, j'aurais peut-être dû écouter mon intuition. Donc, c'est aussi se dire, finalement, peut-être à ce moment-là, vous ne les avez pas écoutés pour des raisons X ou Y. Et c'est OK, une nouvelle fois, c'est normal. Mais c'est de revenir sur cette situation, essayer de les expliquer. Qu'est-ce qui vous a poussé plutôt à prendre cette décision plutôt qu'une autre ? Donc, quels étaient finalement les signaux faibles et forts sur lesquels je me suis reposée pour pouvoir décider ? Et plus on va analyser... ces décisions passées, plus on va affiner nos décisions du futur. Et c'est ça qui est intéressant dans l'intuition, c'est que vraiment, en allant décortiquer nos décisions qu'on a prises, on va pouvoir justement développer notre intuition pour maintenant et pour le futur. Un autre levier qui est très intéressant pour développer notre part d'intuition, c'est justement, et je reviens, à l'attention qu'on va porter aux signaux faibles. Et je vais peut-être... Pour illustrer ça, vous prendre un peu la métaphore ou l'image de l'iceberg. Souvent, dans l'iceberg, qu'est-ce qu'on voit ? C'est la part, la pointe émergée de l'iceberg. Ça, c'est les signaux forts. C'est la part rationnelle, les faits, des chiffres, des indicateurs qui sont clairs. Et l'intuition, elle, elle va aller chercher les aspects qui sont immergés. La part... immergé de l'iceberg. Et très très souvent, il y a beaucoup d'éléments, beaucoup d'aspects qu'on va retrouver qui sont invisibles. Et c'est tous ces signaux faibles. Donc l'importance quand on est manager pour développer son intuition, c'est vraiment d'aller chercher tout ce qui se trouve, tous ces signaux qui se trouvent dans la partie immergée de l'iceberg. Et pour l'illustrer à travers un exemple, et ça, vous le vivez aussi au quotidien, c'est vraiment, par exemple, dans votre équipe, dans une équipe, c'est souvent des micro-changements, une nouvelle fois, qui ne sont pas visibles à l'œil nu, mais qui sont dans cette partie de l'iceberg, la grande partie immergée. Par exemple, vous avez un collaborateur qui parle moins, qui est plus en retrait, où vous sentez qu'il y a une énergie. Une nouvelle fois, l'énergie, c'est difficilement... palpable, mais vous sentez que l'énergie dans votre équipe, elle baisse ou qu'il y a une posture ou une autre posture de quelqu'un d'autre qui change un petit peu, ou il y a le climat de travail qui est différent, qui évolue un petit peu subtilement. Vous sentez qu'il y a quelque chose qui est peut-être, une nouvelle fois, c'est difficile à dire quoi concrètement, mais vous percevez ces signaux faibles. Et là aussi, je vous invite vraiment à les noter dans telle situation. Voilà quel type de signaux je perçois. Ça aide grandement aussi à prendre conscience des signaux faibles et à ensuite développer cette part de l'intuition. Et un troisième socle qui est aussi extrêmement important pour développer l'intuition en tant que manager, c'est bien évidemment la confiance en soi. C'est clair que si en tant que manager, je doute en permanence de ma capacité à juger une situation, je vais avoir tendance à étouffer mon intuition. Et je vais me raccrocher uniquement à des aspects beaucoup plus factuels, à des aspects rationnels, qui vont aussi me rassurer à un certain moment. Et pour développer cette confiance, ce qui est important, c'est d'accepter aussi que la décision parfaite, elle n'existe pas. C'est aussi quelque chose que j'entends souvent, et moi-même en tant que manager, je me suis souvent, en prenant mes décisions, dit « mais c'est quoi ? Quelle est la bonne décision à prendre ? » dans c'est quoi la bonne décision, c'est clair qu'on va se cristalliser, on va s'enfermer. Et aujourd'hui, dans un contexte dans lequel on est, dans un évolu très incertain, où plus rien n'est vraiment clair, on ne peut pas se raccrocher à ces éléments. Donc, si on part du principe qu'on doit prendre une décision parfaite, qu'on estime être la bonne décision, on ne va jamais avancer. Par contre, en développant la confiance en soi, en développant son intuition, vraiment, on va pouvoir faire émerger des choses qui sont extrêmement puissantes et qui vont nous aider clairement à prendre des décisions les plus éclairées et les plus équilibrées possibles une nouvelle fois entre le rationnel et notre intuition. Mon message dans cet épisode de podcast, il est extrêmement clair. L'enjeu principal en tant que manager, c'est de trouver l'équilibre entre notre part d'intuition et notre part de rationnel. Le vrai danger n'est pas d'écouter son intuition, le danger c'est d'utiliser uniquement l'un ou l'autre. Donc uniquement l'intuition ou uniquement le rationnel. Parce que si, par exemple, on se base uniquement sur le rationnel, ça peut conduire à suranalyser les choses. Ça peut amener aussi de la rigidité, des décisions qui sont logiques du point de vue rationnel, mais complètement déconnectées du terrain humain. ou justement à ne pas prendre de décision parce qu'on n'a pas tous les éléments en main. Donc ça, c'est extrêmement dangereux de faire du 100% rationnel. Et si on fait du 100% intuition, ça peut conduire aussi à des risques importants, comme des biais qu'on va avoir, comme des projections, ou des décisions qui vont être difficiles à expliquer. Alors, toute décision est difficile à expliquer, mais si on part sur du 100% intuition, c'est clair que ça sera encore plus difficile. Donc la maturité managériale, ce n'est pas de choisir l'un ou l'autre, de choisir un peu son camp, c'est vraiment de faire dialoguer les deux. Donc entre nous, en management, on a besoin de chiffres, on a besoin d'analyse, mais on a aussi grandement besoin de notre petite voix intérieure. Surtout dans un contexte dans lequel on évolue aujourd'hui, dans un contexte flou. quand aussi on est dans quelque chose où tout ne peut pas être mesuré, et quand il faut décider malgré l'incertitude. Donc notre intuition, elle ne va pas remplacer le rationnel, il se complète les deux. Et donc c'est vraiment important d'apprendre à faire une place à l'intuition sans la laisser tout diriger. Et ça, c'est vraiment une compétence qui se développe. De pouvoir faire cohabiter l'intuition et le rationnel, c'est une compétence essentielle pour un manager aujourd'hui. Alors peut-être que la prochaine fois que vous ressentirez cette petite voix intérieure ou un petit signal intérieur, au lieu de le botter en touche ou de le balayer, vous prendrez simplement le temps de l'explorer. Si cet épisode vous a été utile, pensez à laisser 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute. Et si vous voulez que j'aborde un sujet en particulier dans ce podcast, écrivez-moi à magali-vanet-impact-sens.ch ou également rendez-vous sur LinkedIn. À bientôt pour un nouvel épisode !