Speaker #0# Entre-temps — Carnets d'été #4 : On ne cherche pas à changer, on cherche à ne plus pouvoir faire autrement
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Est-ce que vous avez déjà noté la différence entre faire quelque chose parce qu'on y est obligé et le faire parce qu'on ne pourrait plus faire autrement ? La première, c'est du changement. La deuxième, c'est ce que moi j'appelle la transformation. Et entre les deux, il y a souvent une question d'énergie. Dans le changement, cette énergie vient de l'extérieur — elle nous pousse à faire quelque chose, à changer. Alors que dans l'autre, l'énergie vient plutôt de l'intérieur, et on peut dire qu'elle nous invite presque à nous transformer. La deuxième est souvent plus durable que la première — mais très souvent, elle est aussi plus inconfortable dans les premiers moments.
Bonjour, je suis Jean-Claude, Chronotier et artisan du temps. Ici, dans *Entre-temps*, je vous aide à transformer votre emploi du temps en allié, pas à pas, sans pression. Mon objectif ? Vous donner des clés simples mais puissantes pour plus de clarté, de sérénité et une vie alignée avec ce qui compte vraiment pour vous. Bienvenue dans *Entre-temps*, le podcast pour reprendre la main sur votre temps et sur votre vie.
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Bienvenue dans *Entre-temps*, je suis Jean-Claude, Chronotier. Et c'est déjà la quatrième semaine des Carnets d'été. Aujourd'hui, on arrive à un moment très particulier. ToKiMā va se refermer sur une synthèse — on va rassembler tout ce qu'on a vu sur cette philosophie. Le livre, on va entrer dans son cœur. Et Liu, ma chatte, va nous offrir encore quelques petites leçons.
Dans les coulisses du livre, on va parler de ce que j'ai mentionné en introduction : quelle est la différence entre un changement et une transformation ? On utilise souvent les deux termes de manière presque identique, mais il y a pour moi une distinction réelle — on va en parler.
Dans le carnet ToKiMā, on arrive tout doucement à la synthèse, puisqu'on a vu les trois éléments jusqu'à présent — *Toki*, *Ki* et *Mā*. On va voir maintenant ce qu'ils créent ensemble, une fois réunis, alors que chacun, séparément, a déjà fait son petit travail.
Et il y aura également un petit coucou à Liu. Elle va nous rappeler qu'aujourd'hui, on peut encore jouer sans but. C'est ce qu'elle fait souvent, et c'est peut-être quelque chose qu'on pourrait faire nous aussi dans une journée.
Et à la fin de cet épisode, un petit bonus — puisque vous savez que je suis au Mexique — je vais vous donner quelques saveurs sonores de cet endroit magnifique et de quelques expériences que j'ai pu faire ici.
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Avant d'entrer dans les carnets de cette semaine, je vous rappelle que chaque mercredi à 19h, heure belge, je vous propose l'Heure du Temps. C'est une rencontre — digitale, ouverte, gratuite, sans engagement. Je suis encore au Mexique, mais je suis là quand même, chaque mercredi, pour échanger avec vous. Venez avec ce qui vous traverse la tête en ce moment, une question sur ce qu'on explore dans les carnets, ou simplement une envie d'échanger sur votre rapport au temps. Vous trouverez les liens et toutes les informations sur le site oruposa.com.
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## Carnet 1 — Les coulisses du livre : changement ou transformation ?
L'idée du livre, on en a parlé. On a parlé de la légitimité. On a parlé de pourquoi un livre plutôt qu'un podcast. Et aujourd'hui, on va vraiment entrer dans le cœur du sujet : la différence entre le changement et la transformation.
Le changement, la plupart du temps, naît d'une pression extérieure. Un contexte qui évolue, une concurrence qui n'existait pas auparavant, une contrainte qui s'impose — une nouvelle législation, par exemple. Ou alors une situation qui nous force un peu la main.
Le Covid en est l'exemple le plus flagrant. J'étais dans un environnement assez campagnard et j'avais l'habitude, bien avant le Covid, d'aller me balader régulièrement dans un petit sentier où je ne voyais personne. Et puis le confinement est arrivé, avec l'autorisation de sortir uniquement pour faire du sport, et seul. Subitement, j'ai vu énormément de personnes dans ce chemin — des joggers, des vélos. C'était une pression extérieure qui les poussait à sortir, à bouger.
Mais qu'est-ce qui s'est passé quand cette pression a disparu ? Quand le Covid a été « maîtrisé » et que le confinement a été levé ? Petit à petit, j'ai vu disparaître ces joggers et ces vélos. J'ai même vu sur des sites de seconde main des vélos en vente en masse juste après le Covid.
C'est là la meilleure image que je puisse donner du changement. Il y a une pression extérieure qui fait qu'on modifie ses habitudes — et quand on retire cette pression, on a tendance à revenir à la normale. Un peu comme un bambou : dès que le vent arrête de souffler, il reprend sa position normale. Ou comme un élastique qu'on relâche.
La transformation, c'est autre chose. C'est le moment où cette pression extérieure n'est plus nécessaire. Quelque chose a bougé en profondeur. J'ai vu des personnes qui ont continué à courir et à faire du vélo bien après la fin du confinement. Ces personnes s'étaient rendu compte que d'aller marcher dans la nature, ou faire quelques minutes de vélo, c'était bon pour elles. Et elles se sont approprié cette habitude. À partir de ce moment-là, il n'y avait plus besoin de pression extérieure pour continuer.
Elles avaient compris, sans toujours s'en rendre compte, que ça leur faisait du bien — et c'était devenu leur propre énergie pour le faire. C'est ça, la transformation. C'est la distinction que j'ai observée pendant des années dans les organisations que j'accompagnais. Et c'est celle qui est au cœur du livre.
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## Carnet 2 — ToKiMā : la synthèse
Voici donc le quatrième et dernier volet de ToKiMā.
On a parlé de *Toki* — le moment précis dans lequel on se trouve, et l'art d'y être vraiment. L'instant présent. *Je suis ici, maintenant.* On a parlé de *Ki* — l'énergie vitale qu'on y apporte. Et on a parlé de *Mā* — l'espace vivant entre les choses.
Aujourd'hui, on voit comment ces trois éléments se réunissent.
Imaginez une conversation avec quelqu'un qui compte pour vous — une bonne connaissance, un ami, un partenaire. *Toki*, ce serait le fait d'être là, dans ce moment précis, sans avoir la tête ailleurs. Complètement investi dans ce qui se passe. *Ki*, c'est ce que vous apportez à cette conversation — votre présence, votre vraie écoute. Cette énergie qui vit avec vous, en vous, et qui s'adresse à quelqu'un qui est aussi vivant. Et *Mā*, c'est l'espace que vous laissez entre ce que cette personne vous dit et ce que vous répondez. Ces silences qui permettent à une conversation d'avoir un rythme, d'exister — et qui transforment deux monologues en un vrai dialogue, une conversation à cœur ouvert.
Séparément, chacun de ces trois éléments change déjà quelque chose. Mais quand on les réunit, ils créent quelque chose encore de plus grand : une façon d'habiter le temps plutôt que de simplement le traverser.
ToKiMā, ce n'est pas une méthode, ce n'est pas une technique de gestion du temps. C'est une posture. Une façon de se tenir dans ce qu'on fait, avec qui on est, en laissant de l'espace à tout ça pour que ça respire. J'ai observé des personnes qui habitaient leur temps vraiment — et elles ne faisaient pas forcément moins de choses. Elles les faisaient en étant très présentes, en apportant quelque chose de réel, et en laissant des moments particuliers entre elles et les autres.
*Toki*, *Ki*, *Mā* — ToKiMā pourrait devenir votre philosophie aussi.
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## Carnet 3 — Une vie de chat : jouer
Liu nous a dit qu'on pouvait dormir sans culpabilité, même pendant la journée. Qu'on pouvait nourrir ce qui compte vraiment pour nous. Et que se dégourdir de temps en temps, ça permettait de retrouver son rythme intérieur. Aujourd'hui, elle nous parle de ce qu'elle aime encore faire, malgré son âge respectable de 12 ans — soit presque 70 ans en âge humain. Elle nous parle de jouer.
Ce que j'observe chez elle, c'est qu'elle ne vous prévient pas. À un certain moment, elle bondit — parce qu'il y a eu un bruit, une ombre, une feuille qui vole, un mouvement. Hop, elle saute, elle court, elle poursuit quelque chose qu'elle n'attrape parfois jamais. Vous avez déjà fait ça avec un chat et un petit laser ? Elle le suit absolument, essaie de l'attraper. Et ce n'est pas grave si elle ne l'attrape pas, parce que le jeu, pour elle, n'a pas besoin de résultat. Elle joue pour sentir qu'elle est encore vivante. Pour tester. Pour rester agile.
En la regardant, je me suis dit : moi, je n'ai plus tellement l'impression de jouer comme ça. Bien sûr, je ne vais pas courir après un laser. Mais j'aimerais bien recommencer à jouer, d'une certaine façon. Ça peut être de laisser son esprit aller là où il veut, cinq ou dix minutes, sans objectif précis. Ou écrire des choses qui viennent comme ça, sans but particulier. Ce que j'aime le plus faire, moi, et là je m'amuse vraiment, c'est souvent ce que je fais le vendredi soir — me cuisiner un plat, juste pour le plaisir de sentir les arômes et de le déguster. Pas forcément parce que j'ai faim, mais pour le plaisir.
Ce sont des petits gestes qui ne vont pas dans l'agenda, mais qui remettent un peu de légèreté là où il en manque. Et si tout ça se passe avec une petite note de musique et un petit pas de danse pour se dégourdir les jambes — pourquoi pas.
Le jeu, ça permet de se détendre, de se divertir, d'apprendre parfois, et surtout de revenir à soi. Et quand elle joue, Liu est présente dans ce qu'elle fait — elle n'est pas en train de penser à ce qu'elle va manger tout à l'heure. C'est encore une pierre à l'édifice : arrêter de traverser sa journée en pilote automatique, et essayer vraiment de l'habiter.
La prochaine fois, Liu nous parlera de sa cinquième et dernière clé : découvrir, ou rester curieux du monde autour de soi.
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## Carnet bonus — Sonorités du Mexique
Je vous avais parlé d'un petit bonus en fin d'épisode — le voilà. Ce sont des sons, des ambiances que j'ai captés avec mon téléphone portable sur le moment, donc ce n'est pas très pro, mais je trouve que c'est ce qui les rend vrais.
Le premier son, ce sont des musiciens — mais pas dans la rue. Ce sont deux guitaristes chanteurs qui montent dans le bus. À un arrêt, ils montent, et pendant deux ou trois arrêts, pendant quelques minutes, ils vous jouent la sérénade. Vous n'avez rien demandé. Et puis ils passent pour une petite pièce.
Le deuxième extrait, c'est lorsque je suis arrivé à Naolinco. La plupart des petits villages ou bourgades au Mexique ont chacun une place — souvent arborée, avec un kiosque où il se passe des activités. Un endroit à mi-chemin entre la place publique et le parc. Assis sur un banc, on entend les voitures, les motos, les oiseaux dans les arbres, et ces petits marchands qui passent avec leur charrette en vous annonçant leurs prix — sucreries, petites choses à manger, boissons. C'est assez savoureux.
Et le dernier extrait, c'est un moment dans un restaurant. La musique est omniprésente là-bas — soit le patron la passe, soit des musiciens viennent vous faire la sérénade pendant que vous mangez. C'est plus animé que nos restaurants européens, un peu plus dans l'esprit brasserie, et c'est tout à fait normal. On est là pour discuter, pour rire, pour écouter de la musique, et pour manger. La seule chose, c'est que le Mexicain vient au restaurant soit pour fêter quelque chose en famille, soit simplement pour s'alimenter rapidement. Quand je dis qu'on reste deux heures à table en Belgique, on ne me comprend pas vraiment ici.
La relation au temps, la relation à l'espace — c'est vraiment très différent d'une culture à l'autre.
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## Le mantra de cet épisode
*On ne cherche pas à changer. On cherche à ne plus pouvoir faire autrement.*
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C'est ça la transformation dont je parle — quand elle est faite, elle devient quelque chose qu'on porte en soi et qu'on ne voudrait plus quitter. Mais ce passage n'est pas facile, et c'est ce que j'explique dans mon livre, qui sortira en fin d'année.
Une transformation qui vient de l'intérieur, qui va durer, ce n'est pas quelque chose qu'on décide un matin en ouvrant son agenda. C'est plutôt un chemin à suivre. Parce que ça arrive souvent après une période de résistance — de doutes, de blocages — qui nous épuise. Et on finit par se dire : je remettrai ça à demain, ce n'est pas pour moi.
On ne choisit pas toujours le moment où les choses basculent. Mais on peut créer les conditions pour que cette transformation soit possible. Et c'est déjà énormément que de prendre conscience que les choses doivent changer. Être clair de ce qu'on ne veut plus — même si on ne sait pas encore exactement ce qu'on veut. C'est pour ça que ToKiMā, c'est un peu l'une de ces conditions. Être dans le bon moment, y apporter quelque chose de vivant, et laisser de l'espace pour respirer.
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## Pour conclure
Aujourd'hui, on a bouclé quelque chose. On a terminé ToKiMā — *Toki*, *Ki*, *Mā* — et la façon dont ces trois éléments peuvent vivre ensemble. On a vu que la vraie transformation ne vient pas uniquement de l'extérieur, mais de quelque chose qui bascule en dedans, comme un interrupteur intérieur. Et avec Liu, on s'est rappelé que jouer sans but, faire des choses sans résultat attendu, c'est parfois aussi ce qui nous ramène le plus à nous-mêmes.
La semaine prochaine, on continue depuis le Mexique. Dans les coulisses du livre, j'aimerais aborder une question assez intéressante : est-ce que ce livre parle du temps ? Pas tout à fait — et pourtant, le temps en fait partie. Dans un nouveau carnet, on explorera la notion de temps individuel — ce rythme qui vous appartient et qu'on n'écoute pas toujours assez. Et Liu vous offrira sa cinquième et dernière clé : découvrir, ou rester curieux du monde autour de soi.
Si vous avez envie d'échanger sur tout ce qu'on a exploré ces dernières semaines, n'oubliez pas l'Heure du Temps, chaque mercredi à 19h heure belge. Et si vous sentez que vous aimeriez un nouveau départ avec vos objectifs, j'ouvre les portes du cercle HeHo en septembre pour les quatre derniers mois de l'année — un cercle d'entrepreneurs qui travaillent sur leurs objectifs avec régularité et sans pression inutile. Et le *Souffle du Temps* reprend également fin septembre — une retraite professionnelle en petit groupe, un week-end pour se poser, revenir à l'essentiel et clarifier ce qu'on veut vraiment, dans un environnement qui prête à cela. Toutes les informations sur oruposa.com.
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Ici, dans *Entre-temps*, on ne cherche pas à remplir le temps, on apprend à l'habiter.
Je suis Jean-Claude, Chronotier. Prenez soin de vous, et prenez soin de votre temps, parce que ce n'est rien d'autre que votre vie.
À très bientôt dans *Entre-temps*.
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*Merci d'avoir pris ce moment Entre-temps avec moi. Si cet épisode a résonné en vous, je vous invite simplement à le partager avec quelqu'un qui pourrait en bénéficier — ou encore mieux, à me laisser un petit mot. Vos retours sont précieux et ils nourrissent cette belle aventure du temps. Tous les épisodes et des ressources complémentaires sont disponibles sur **oruposa.com**, rubrique podcast.*
*Et surtout, prenez bien soin de votre temps — car au fond, ce n'est rien d'autre que votre vie.*
*À très bientôt dans Entre-temps.*