Speaker #0ça vous aidera à arriver de regarder en fait ce que font les autres appareils en paquet le rythme avance comment ils organisent leur journée et moi ça m'était arrivé de laisser parfois de les imiter un peu de faire comme eux je trouvais que c'était la bonne façon de faire comme si c'était la bonne façon de vivre son temps et que je devais la copier mais en fait Je me suis rendu compte assez rapidement que mon rapport au temps était juste simplement différent et que ce n'était pas forcément mon rythme qui était mauvais, mais c'était l'idée que je m'en faisais. Et en fait, j'ai trouvé mon propre rythme, ma propre façon de gérer, si je peux dire, mon emploi du temps. Et je vous raconte ça tout de suite. Bonjour, je suis Jean-Claude, chronotier et artisan du temps. Ici, dans « Entre-temps » , je vous aide à transformer votre emploi du temps en allié, pas à pas, sans pression. Mon objectif ? Vous donner des clés simples mais puissantes pour plus de clarté, de sérénité et une vie alignée avec ce qui compte vraiment pour vous. Bienvenue dans Entre-temps, le podcast pour reprendre la main sur votre temps et sur votre vie. Alors de quoi allons-nous parler aujourd'hui ? On va parler de... du livre, des coulisses du livre, et je vais vous parler peut-être de quelqu'un qui m'avait dit un petit malentendu, ce livre ne parle pas du temps, et pourtant, le temps y est présent pratiquement à chaque page. Alors dans le carnet Tokima, on explore aujourd'hui, non plus la définition de Tokima, mais ce qu'est le temps individuel. C'est un rythme intérieur qui nous appartient, c'est le nôtre. Et on passe souvent beaucoup de temps à l'ignorer. Et on en vit parfois au rythme de quelqu'un d'autre. Et notre petit moment avec Ausha nous offrira sa dernière clé, la cinquième, c'est de découvrir. Ou l'art en fait de rester curieux, comme quand on était jeune, qu'on voulait découvrir le tout. Je vous rappelle que Ausha avait presque 12 ans, donc elle n'était pas tout à fait jeune. Mais par contre, elle agissait comme si elle était encore... Un petit bébé chat. Avant d'entrer dans le vif du sujet, je voulais vous dire encore une fois que si vous le désirez, chaque mercredi à 19h, heure belge, ou de Paris, mais je vous propose l'heure du temps. C'est une rencontre digitale, j'ouvre un Zoom pendant une demi-heure, c'est complètement gratuit, il n'y a aucune obligation d'y participer bien entendu, et je ne vais pas vous parler de quoi que ce soit sur le marketing de mes activités, c'est simplement un moment pour être ensemble. Bien sûr, je suis toujours au Mexique, mais je serai là ce mercredi également pour échanger avec vous si vous le désirez. Et ça peut être sur le sujet de la semaine en particulier, si vous avez une question, par exemple, en individuel, qui vous touche sur le temps, sur ce qui est habité son temps. Et voilà, si vous sentez que peut-être le rythme n'est pas adéquat pour vous, mais on en parle, on peut aller un peu plus en profondeur. Et surtout, ce qu'on peut faire, c'est de se voir, de se rencontrer et d'avoir un échange en live. C'est pas préparé, c'est pas un replay, c'est pas une masterclass. C'est simplement un moment entre nous, comme si on prenait un café et qu'on discutait à la terrasse d'un petit bistrot comme ça. Voilà, vous trouverez toutes les informations pour vous connecter sur le site oruposa.com Alors, les coulisses du livre. Un livre écrit par un chronotier... Qui ne parle pas uniquement du temps ? C'est un peu bizarre. Eh bien non, pas tout à fait, parce que je voulais que ce livre parle en fait de la transformation, du changement durable, et donc le temps n'est pas le sujet principal. Le sujet principal, c'est la transformation. Mais, comme vous le savez, un changement, une transformation, eh bien oui, ça prend du temps. Donc voilà, c'est une précision que je voulais faire, parce que tout au début, quand j'ai... donné mon livre à relire à certaines personnes, il y a un de mes lecteurs qui m'a dit je suis un peu surpris parce que je pensais que ton livre allait parler du temps. Et voilà, il parle d'autre chose. Je ne veux pas dire que j'ai ressenti un peu une petite déception, mais voilà, c'était ainsi, le sujet, c'était la partie changement que je voulais. Donc, vous n'allez pas trouver quelque chose sur la gestion pure du temps et puis bon. Vous savez qu'on ne sait pas gérer le temps, on peut gérer ce que l'on fait pendant que le temps s'écoule. Mais ce n'est pas le fait de vous parler d'un emploi du temps qui sera optimisé, ou des techniques pour en faire moins à l'heure. Ce n'est pas le sujet du tout du livre, vous l'avez compris. Et pourtant, c'est quand on commence à parler de transformation que quelque part, le temps, il n'entre pas dans la pièce. Par la fenêtre ou par la porte, en dessous de la porte, bien sûr, une transformation, ça prend du temps, je ne vais pas vous dire le contraire. Et quelque part, c'est aussi un temps lent, ça doit macérer, ça doit infuser, parce qu'en fait, c'est ça la nature. Et simplement, regardez au printemps, par exemple, les fleurs. sur un arbre, elles n'apparaissent pas comme ça du jour au lendemain. Ça prend du temps. Au fil des jours, vous allez voir, l'arbre changé, il va fleurir, il va prendre ses couleurs. Et puis la même chose, les feuilles vont arriver. Et puis après, on aura sans doute les fruits. Mais le fruit ne va pas être une pomme prête à manger comme ça du jour au lendemain. Non, ça prend du temps, sa transformation, dans la nature, quelle qu'elle soit. Ça va demander un peu de temps. Eh bien, il en est de même pour nos transformations, nos changements durables. C'est exactement la même chose. Alors, la nature a un avantage sur nous, c'est qu'elle n'a pas besoin d'écrire, par exemple, son plan d'action ou les étapes qui vont s'enchaîner, ou qu'est-ce qui doit s'ajuster en cours de route pour pouvoir arriver à cette transformation. C'est écrit dans ses gènes, c'est écrit dans... Je veux dire, presque dans son ADN d'arbre ou bien de plante, elle sait ce qu'elle doit faire, c'est inscrit. Nous, lorsqu'on décide de faire une transformation, un changement durable pour nous, on va d'abord définir ce que l'on veut réellement réaliser et pourquoi ce que l'on veut changer nous crée tant de problèmes que l'on ne peut plus continuer à vivre avec cela et que l'on a pris conscience qu'on devait changer. on va devoir prendre également un peu de temps pour... penser au plan d'action que l'on va mettre en place, quelles sont les étapes que l'on va avoir et tout ça, ça prend aussi un petit peu de temps. Alors le livre ne parle pas du temps comme un territoire qu'on va devoir gérer, mais il parle en fait du temps comme une des conditions nécessaires, pas toujours suffisantes, mais nécessaires pour qu'une transformation puisse se réaliser, c'est-à-dire il faut lui donner ce temps, il faut aussi investir du temps. C'est un peu comme une matière première pour la transformation. C'est comme une ressource, si je peux le dire, dans ce cadre-là, bien entendu. On ne peut pas se transformer en dehors du temps. On se transforme dedans. On se transforme avec lui. Et parfois, oui, un peu malgré lui aussi. On est un peu pris par le temps, parfois. Donc voilà, c'est un peu un lien qui n'est pas tout à fait visible dans le livre. en tant que mon travail de chronotier au jour le jour, on parle réellement de quelque chose d'autre, mais il s'invite malgré tout dedans. Le temps pourrait être habité plutôt que subi, et bien il a besoin aussi qu'on se transforme, et ce sera aussi par exemple le sujet de la masterclass que je vais vous offrir les 15 et 17 septembre. On va parler de comment habiter son temps. Quels sont les trois éléments qui pourraient être un bon départ pour habiter son temps plutôt que de le subir ? Le livre parle de comment on peut se transformer pour faire ça. Et la Masterclass vous parlera un peu des éléments qui vont vous permettre de pouvoir gérer cette transformation le plus sereinement possible. Le carnet Tokima, si vous vous souvenez, nous avons refermé la définition de ce qu'était Tokima la semaine passée avec la synthèse et aujourd'hui j'aimerais que l'on explore un petit moment ce que moi j'ai appelé le temps individuel. Et donc par exemple, pour clarifier ça, imaginez deux personnes, elles sont dans la même réunion, une réunion de travail, peu importe, le sujet. Et il y en a une qui regarde, ça montre toutes les cinq minutes, et l'autre qui n'a pas vu le temps passer. Et en fait, la durée de cette réunion est exactement la même pour les deux personnes. Et pourtant, elles ont l'air de ne pas avoir vécu cette réunion de la même façon. Il y en a une qui a montré, quelque part, un peu soit de son impatience ou son inconfort d'être dans cette réunion. Peut-être qu'il n'y avait pas beaucoup d'intérêt, et à le regarder continuellement, ça montre pour voir si l'heure avançait, si le temps passait. Et c'est ça, c'est cette relation que nous avons au temps, qui est ce que moi j'ai appelé, je ne pense pas que je suis le seul, mais que j'ai appelé le temps intérieur. Et c'est le temps intérieur qui parle. Le temps extérieur, bien entendu, ce sont les minutes et les secondes qui s'égrenent petit à petit, c'est le temps chronos. Mais le temps intérieur, lui, c'est le temps plutôt kairos, c'est comment nous vivrons le temps qui passe. Alors il y a, quand je vous disais que je n'étais pas le seul, forcément je ne suis pas le seul, il y a un philosophe français qui s'appelle Bergson. qui a parlé de ça aussi, et il appelait ça en fait la durée. Le temps vécu, c'est celui qui va soit s'étirer beaucoup plus que la minute, ou bien qui va se compresser. Et tout ça dépend, selon Bergson, de ce que l'on y met dedans, de l'état dans lequel on se sent, dans lequel on se trouve. au moment où le temps passe. Et donc, selon ce qui nous habite, en fait, à ce moment précis, ce qui est à l'intérieur de nous, voilà, c'est le terme, habiter, nous sommes à l'intérieur de nous, on s'habite soi-même, voilà, et bien, c'est ce qui va nous faire que ce temps universel, en fait, il se transforme, il se transforme en temps personnel. En fait, le... Le temps universel, c'est celui qu'on a dans une partie que nous connaissons le mieux, c'est celui qu'on a régulé, qu'on a dit, voilà, ça c'est une heure, une heure c'est 60 minutes, une minute c'est 60 secondes, et voilà comment elle passe. Ça c'est un peu le temps, c'est pas tout à fait le temps universel complet, mais c'est le temps que nous utilisons sur Terre pour nous synchroniser. Eh bien... Il y a également un temps qui n'a strictement rien à voir avec ça, qui est un temps personnel. Et lui, il est beaucoup plus élastique, comme je l'ai dit. Il peut à un certain moment soit s'étirer, soit se compresser. Et c'est l'état dans lequel nous nous trouvons qui va nous faire ressentir cela. Et donc parfois, c'est ça qui crée un écart entre le temps qui s'écoule selon Kronos, selon notre horloge, selon votre montre, et le temps Kairos. qui est celui que l'on ressent, parfois celui que l'on subit. Maintenant que l'on sait ça, on voit directement où peuvent venir des contractions, des moments de tension entre le temps rythmé qui est extérieur à nous et notre propre temps, notre propre manière de vivre. Et ça, le temps extérieur, c'est l'agenda. C'est des délais, c'est ce que les autres attendent de nous, et qui ignorent complètement quel est votre temps personnel à vous, comment vous vous sentez à ce moment-là. Et donc on pense que parfois, vite, on peut penser très vite, on peut décider lentement. Ce sont des choses qui sont très personnelles. Moi j'ai besoin de réflexion pour pouvoir décider. J'ai besoin de collecter toute une série d'informations qui vont... à conforter peut-être ce que je ressens comme décision. Oui, je dis bien je ressens. On ressent une décision. Vous ne l'avez jamais fait ? C'est assez incroyable. On peut ressentir une décision. Et voilà, certains peuvent prendre une décision comme ça, dans un claquement de doigts, et d'autres ont besoin de plus de temps. Et c'est un temps intérieur, bien entendu. D'autres, par exemple, ils sont au meilleur... Demain, le matin, ça c'est moi, j'ai beaucoup d'énergie le matin, ça c'est mon rythme intérieur, c'est la manière dont je vais être en relation avec le temps le matin, pour moi c'est le moment idéal pour être créatif, pour faire des choses, pour enregistrer mon podcast par exemple, ce que je suis en train de faire maintenant, c'est un matin. Mais il y en a d'autres, c'est plutôt tard le soir, ma fille par exemple, ma grande fille, elle, le soir... Elle retrouve toute une série d'énergies que moi j'ai complètement perdues. Voilà, donc c'est ça aussi son temps individuel, son temps personnel. Et ce temps, il est influencé par nous, par ce qui se passe à l'intérieur de nous. Et c'est ce que je traite également dans Timeway, qui est la manière, le chemin pour pouvoir avancer à travers son temps, c'est quel est l'impact de nos émotions. sur notre temps individuel, et notre temps individuel, je viens de vous le montrer, a un impact également sur comment on se comporte par rapport au temps extérieur. Et donc, quand je vous disais que parfois je regardais ce que les autres faisaient, j'avais envie de faire la même chose parce que je trouvais que ça fonctionnait pour eux, eh bien je faisais une grosse erreur. J'essayais simplement de mettre mon temps personnel, mon temps individuel, au diapason d'un autre temps individuel. Non, ça ne fonctionne pas. Ça ne fonctionne pas parce que nous sommes différents à ce niveau-là et nous devons trouver notre propre rythme, celui qui va faire que nous allons... mieux vivre notre temps, que nous allons habiter notre temps, nous allons arrêter de le subir, et que nous allons de plus en plus être en ligne avec ce qui se passe à l'extérieur et ce qui se passe à l'intérieur. Bon, ce n'est pas toujours aussi simple à faire que ça, parce que nous avons des contraintes. Ça, nous aurons l'occasion d'en reparler. Donc voilà, dans l'approche Tokima, le... Le qui, qui est le temps, qui est le moment, l'instant présent, c'est de dire que cet instant présent va être différent pour deux personnes. Pourquoi ? Parce que le qui, qui est notre énergie, qui est ce que nous apportons à ce moment-là, peut être à ce moment-là différent. C'est quelque chose de vivant, ce n'est pas quelque chose de mort. Et le ma, qui est là, c'est comment nous, D'une autre façon, avons besoin d'espace entre deux choses. Je vous ai parlé de décision. Entre le moment où j'ai l'information et le moment où je peux prendre une décision, il y a un instant qui m'est nécessaire et dans lequel je vais y déverser mon ki, mon énergie, pour pouvoir prendre cette décision. Et je le prends dans mon toki, c'est-à-dire dans le moment qui est le plus adapté pour moi. pour prendre cette décision. Bon, j'espère que j'ai été clair, sinon on en parle dès ce mercredi dans l'heure du temps. Voilà, c'est en fait ce qui va émerger, vous vous souvenez, on en a parlé, quand on va mettre ensemble le toki, le ki et le ma, et bien voilà, c'était un peu théorique la fois passée, ici je vous ai donné un exemple très concret de quelque chose que moi j'ai besoin, mais vous avez exactement la même approche, je pense. Et donc, c'est un rapport au temps, je dirais, c'est une relation même. J'aime mieux le terme relation que rapport, mais les deux sont le même, j'utilise l'un ou l'autre. C'est une relation qui nous appartient à nous, qui nous ressemble à nous. Ce n'est pas celle du voisin, et on ne veut pas non plus ressembler au voisin. On veut surtout... Être nous. Voilà. Alors peut-être une question que vous pouvez vous poser cette semaine, c'est à quel moment de la journée vous êtes vraiment vous-même ? Vous sentez que... Il y a ça. Même si parfois votre agenda vous demande de faire autre chose. Mais là, quel est le moment dans la journée où vous vous sentez le mieux adapté pour faire quelque chose ? Ça peut être par exemple pour écrire, pour écrire un rapport, ou bien pour avoir une conversation difficile. c'est quel moment. Et là, vous commencez à associer ce que vous faites, le quoi, à quand vous le faites, parce que vous avez la bonne énergie. Dans le carnet du chat, de ma chatte Liu, je voulais vous parler de découvrir. du fait de découvrir. Donc, si vous vous souvenez, on a parlé de dormir, de manger, de se découvrir, de jouer. Et aujourd'hui, j'aimerais vous parler de découvrir. Pourquoi ? Parce que ce que j'ai observé chez elle... Alors, je vous rappelle que ma chatte avait plus de 12 ans. Donc, ce n'était pas quand même un chaton. C'était quand même une belle chatte. Si on compare ça à peu près à l'âge humain, on devait être dans les 70 ans, quelque chose comme ça. Mais elle habitait depuis plus d'un an avec moi dans notre nouvel appartement. Donc elle avait eu bien entendu l'occasion déjà de voir les pièces, les endroits où elle allait vivre. C'était quand même un changement par rapport à la maison où on habitait auparavant. Et même elle allait dans le jardin. Et pourtant, c'était quelque chose qui moi m'émerveillait. C'est que chaque jour, mais vraiment chaque jour, elle trouvait quelque chose de nouveau. elle s'amusait ça c'est ce que je veux dire mais elle trouvait quelque chose un endroit qu'elle n'avait peut-être pas encore vu ou peut-être qu'elle avait vu et qu'elle revisitait ça pouvait être parfois une odeur de quelque chose que j'avais eu elle sentait quelque chose ou le soleil entrait dans la maison d'une autre manière par la fenêtre et voilà elle se mettait dans Dans un coin, elle prenait un peu le soleil à l'intérieur plutôt que de le faire à l'extérieur. Et c'est un peu comme si elle n'avait pas remarqué ça la veille. Pourtant la maison n'a pas changé, je vous promets, je ne change pas les meubles et je ne réorganise pas la maison tous les jours. Mais pour elle, ça semblait d'être une redécouverte. Et donc, vous avez peut-être déjà vu quand un chat veut découvrir quelque chose, à Idaou. Elle avance tout doucement, lentement, un peu comme s'il allait à la chasse. Et la tête un peu basse comme ça, et vraiment très concentrée sur ce qu'ils sont en train de faire. Et vous sentez que tout le corps est là. On va découvrir quelque chose. Je peux vous dire ce qu'elle adore, mais je lui mettais quand même un halte là. Ce qu'elle adore découvrir, c'est quand je l'essaie. d'une manière non voulue, la porte de ma penderie légèrement ouverte. Oh, alors là, elle y allait pour aller pouvoir se mettre sur les vêtements et découvrir cet espace comme si elle n'avait jamais fait. J'aime pas trop, donc je la prenais gentiment, je disais non, il y a un autre endroit pour toi. Je t'avais laissé découvrir un petit peu, mais tu ne vas pas passer ta journée là-bas. Et donc, en fait, ce qu'il... Ce qu'elle faisait, c'était simplement, enfin moi je l'ai interprété comme ça bien entendu, avec mes yeux d'humain, c'est qu'elle cherchait à voir autrement, d'une autre manière, ce qui était déjà là la veille. Et ça, je pense que c'est quelque chose que j'ai compris aussi en l'observant, et que souvent on ne fait plus, on voit les choses, on ne les voit peut-être même plus, elles sont là depuis tellement de temps, et que ce soit dans notre travail par exemple. On fait quelque chose d'une manière un peu mécanique, un peu automatique, sans trop y prendre conscience, alors que si on pouvait avoir un autre regard sur ce que l'on fait, à ce moment-là, on pourrait se rendre compte que peut-être on va découvrir quelque chose d'autre, et ce quelque chose d'autre, c'est peut-être que, parce que nous faisons d'une manière automatique, n'a peut-être plus aucun sens à exister aujourd'hui. Et quand on élargit un peu ça, on se rend compte que souvent, ça a été mon cas, je vous l'ai dit, tous mes matins se rassemblaient énormément, j'avais fait des routines absolument hors normes, je vais dire, pour pouvoir justement être le plus rapide possible dans mon temps, pour que je puisse partir travailler à l'heure, parce que je devais être à un certain moment sur un ring autoroutier qui était complètement... embouteillé si j'allais à partir d'une certaine heure le matin. Et donc pour moi, c'était important que le petit déjeuner, par exemple, se passe d'une manière rapide. Rapide dans le sens, rapide pour préparer, mais pas forcément pour engurgiter ce que j'avais à manger, mais simplement pour ne pas encore me lever plus tôt. Je me levais déjà à 5h30 le matin, je trouvais que c'était déjà suffisant. Lorsque j'ai commencé à regarder ce matin d'une manière un peu différente, ça ne veut pas dire que j'ai changé toutes mes routines, mais je les ai vécues différemment. Et ces routines, je ne les subissais plus, je les appréciais. Par exemple, j'avais une routine pour mettre le café dans la cafetière et puis basta, je passais à autre chose. Ce que j'ai commencé à faire, c'est simplement être conscient de l'odeur du café quand je le mettais dans le filtre. Alors, vous pouvez dire, qu'est-ce que c'est que ça ? Ce n'est pas grand-chose, Jean-Claude. Non, ce n'est pas grand-chose, vous avez tout à fait raison. Mais ça vous donne autre chose que d'être dans la mécanique. Parce que vous allez, à un certain moment, faire une action de sentir, d'apprécier, même si ça ne dure que quelques secondes. Je vous assure, je n'étais pas en train de... de sentir ce café pendant des heures dont je n'avais pas le temps, mais ça a changé énormément, de passer à une routine qui était purement mécanique à quelque chose où j'appréciais ce qui se passait. Et je devais manger aussi, je ne vais pas dire rapidement, mais je n'avais pas non plus deux heures pour prendre mon petit déjeuner, mais simplement, au lieu d'ingurgiter le terme que j'utilisais tout à l'heure, mais simplement de manger, de déguster, de me rendre compte de la saveur du pain ou de ce que j'avais mis sur ce pain. Eh bien, ça changeait le moment présent, le toki, ça changeait ce que j'y mettais dedans, et la routine n'a pas changé. Ça n'a pas été plus vite, mais simplement ce qui a changé, c'est qu'au lieu de, quelque part, subir ce temps, eh bien je l'habitais un peu plus. Petit morceau par petit morceau, j'appréciais ce petit déjeuner. Et ce qui s'est passé, c'est que cette routine, ce rituel que j'avais le matin est devenu de... plus en plus agréable, et il se passait dans le même temps chronos. C'était à peu près 25 minutes chrono. Ça se passait dans le même temps extérieur, mais mon temps intérieur, lui, avait complètement changé. Et donc voilà ce que j'aimais vous partager, c'était un peu cette... Une réflexion que je me suis faite, c'est que peut-être le vrai luxe pour moi, ce n'était pas d'avoir subitement une heure pour pouvoir prendre mon petit déjeuner, mais c'était plutôt, au lieu de le traverser comme ça, c'était de pouvoir le découvrir à nouveau par des tout petits gestes, par des toutes petites actions qui faisaient que ce temps était complètement différent. Aujourd'hui, je voudrais vous offrir ce mantra qui, je pense, traduit bien le fil rouge de cet épisode. Alors, le voici, je vous le dépose gentiment au creux de votre oreille. « Mon rythme n'est pas un problème à corriger, c'est une vérité à écouter. » Bien sûr, je vais vous dire quelque chose qui peut aller de soi, mais respecter son temps individuel, c'est-à-dire vivre avec son propre rythme, écouter ce qui est réellement à l'intérieur, ce qui nous appartient vraiment, c'est une expression que j'aime bien dire, c'est plus facile à dire qu'à faire, dans un monde où... Tout est réglé par des horaires, des délais, des attentes. Et la plupart, on ne les a pas toujours choisis. C'est l'horaire de départ, par exemple. de votre activité à votre travail, quel qu'il soit, ce n'est pas toujours vous qui l'avez choisi. Même quand on est entrepreneur, on ne choisit pas toujours le moment à laquelle... Il y a des moments où l'horaire du bus, ce n'est pas vous qui le choisissez. Donc on est dans un monde où il y a quand même pas mal de contraintes qui sont liées au temps. Et donc... Dire que je vais subitement vivre à mon propre rythme, bien, c'est possible, c'est possible, je le fais, je l'ai fait, j'ai vécu les deux situations. Je ne vais pas vous dire que je vous mentirais, je ne vais pas vous dire que je suis capable de vivre toute ma journée à mon propre rythme, c'est faux, ce n'est pas comme ça que ça se passe, mais de plus en plus, j'essaie de faire un peu comme je vous ai dit lors de mon petit déjeuner, alors que je ne maîtrise pas Enfin, je ne m'utilise pas. C'est-à-dire que l'heure du petit déjeuner quand je travaillais, il était plus ou moins fixé. Si je voulais être à temps pour être en dehors du trafic, c'est clair que je devais prendre cette action à ce moment-là. Mais la manière dont je traversais était différente. Donc, on ne peut pas toujours réorganiser tout autour de son rythme intérieur. Et surtout, on ne sait pas le faire toujours au lendemain. Souvenez-vous, le fruit ne se transforme pas en une belle pomme à croquer du jour au lendemain. Donc ça, ce n'est pas une illusion que je voudrais vous donner ni vous faire croire. C'est faux. Les personnes qui vous le disent, que vous pouvez vous transformer, vous pouvez gagner 7 heures, 10 heures, 15 heures du jour au lendemain, c'est un argument marketing. Je ne dis pas que c'est faux, mais c'est quelque chose pour attirer votre attention. Ça, moi, je ne veux pas le faire. Donc, On peut commencer, bien entendu, par quelque chose, par quelque chose de simple. On peut apprendre, tout d'abord, bien entendu, à reconnaître son propre rythme, avant de chercher de le changer. Parce que si vous changez quelque chose qui n'est pas en lien avec votre rythme, ça ne va pas tenir. C'est pour ça qu'il y a des choses qui ne tiennent pas. Je vous donne encore un exemple. On a parlé beaucoup du « miracle morning » , les matins miracles. Ça marche pour toute une série de personnes, mais ceux qui sont, comme ma fille par exemple, du soir, Miracle Morning, non, ça ne marche pas pour eux, c'est plutôt un cauchemar, morning, si je peux dire. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc, c'est important d'abord de se connaître et de savoir quand on est au meilleur de soi-même. Et de là, on va pouvoir faire quelque chose. De là, on va pouvoir, à un certain moment, y mettre les bonnes activités. et de sentir quand on a réellement la bêtise. bonne énergie quand elle monte cette énergie, parce qu'elle n'arrive pas non plus d'une minute à l'autre. Donc quand l'énergie monte, ou bien dans l'autre cas quand elle redescend. Et si on ne fait pas ça, on ne le comprend pas. Donc voilà, cette connaissance, on peut commencer juste par ça, qu'on comprenne ces rythmes d'énergie. Une fois qu'on les comprend, ça commence déjà à changer les choses. Ça ne veut pas dire qu'on va tout maîtriser. Mais on peut déjà, à un certain moment, mieux négocier, parce que c'est une négociation, avec soi-même, comment on va activer ou pas telle et telle tâche à tel moment, à chaque fois qu'on peut. Mais bon, nous verrons la semaine prochaine que nous sommes également en contact avec des autres. Et donc... avec d'autres temps individuels et personnels. Et quand on doit travailler avec d'autres personnes, on arrive dans une combinaison de temps personnels et individuels qui doivent s'adapter, et également d'un temps collectif. Mais ça, ce sera le sujet de la semaine prochaine. Alors aujourd'hui on a refermé le carnet de Ausha sur la cinquième et dernière clé. Je vous les rappelle encore une fois, c'était dormir, manger, se dégourdir, jouer et aujourd'hui découvrir. Et en fait, ce qu'elle nous a appris, ce qu'elle m'a appris et que j'ai voulu vous partager, c'est cinq façons de vivre le temps d'une manière ou autre, peut-être sans agenda, parce qu'elle n'en avait pas, elle n'a pas de culpabilité non plus, Elle n'a pas essayé d'en faire partie. plus, elle a fait ce qu'il fallait. Et voilà, c'est quelque chose de nouveau aujourd'hui. On a également, dans le cadre de Tokima, on a un peu exploré le temps individuel. C'est un rythme qui nous appartient vraiment et que malheureusement, parfois, on n'écoute presque plus ou jamais. Donc la semaine prochaine, on va continuer bien entendu dans les coulisses du livre. J'aimerais aborder avec vous une question qui me touche beaucoup. dans le changement durable. On va également parler du temps collectif et qu'est-ce qui se passe quand deux temps individuels se rencontrent. Comment ça fait parfois des étincelles. Et dans Tokima, on explorera ce que veut dire effectivement ce temps collectif en le regardant d'une autre manière. Et parfois, ça entre en collision avec le nôtre, ça c'est correct. Avant de terminer, vous savez que je suis au Mexique ici, et il y a quelque chose qui m'a choqué. Vous savez que je suis, enfin j'accompagne, c'est mieux dit, j'accompagne une personne ici, qui est à la fois une maestra dans un collège, et qui est également, je l'espère de tout mon cœur, la future directrice de notre école de support aux enfants, et notamment support en langue. anglaise, parce que c'est assez important ici au Mexique. Je viens d'apprendre ce matin, je vous ai dit que j'étais en train d'enregistrer cet épisode ce matin, pour une raison de transport public, c'est-à-dire le taxi collectif n'est pas passé à temps, elle est arrivée au collège avec, écoutez bien, 5 minutes de retard. Je répète, 5 minutes de retard. Et vous savez quelle est la sanction du collège ? Eh bien sa journée ne sera pas payée. Oui, oui, sa journée n'est pas payée pour 5 minutes de retard. Vous imaginez quel est le respect que ces personnes ont vis-à-vis de leur employé ? C'est... J'ai pas de mots, je comprends pas. Qu'on vous retire peut-être l'heure... Oui, mais une journée complète non payée. Attendez, vous savez que ces gens gagnent 500 euros par mois pour 160 heures de travail. Vous imaginez ? Alors quand on vous retire une journée complète de salaire... C'est énorme, vous voyez ? Et donc c'est un respect du temps qui est là, complètement absent. Mais pas seulement du temps, de la personne. Il n'y a pas d'empathie, et on vous en demande plus. Et parfois, je regarde ce qui se passe en Europe et je me dis, ô combien on est parfois chanceux. d'avoir toute une série de législations qui sont parfois contraignantes, mais qui nous permettent quand même d'avoir des garde-fous, et de pouvoir avoir à un certain moment un recours. Ici, il n'y a pas de recours. Le patron, c'est une école privée, donc le patron a décidé que si vous arrivez 5 minutes en retard, vous ne serez pas payé la journée. J'avais envie de lui crier, eh bien, t'es pas payé, tu travailles pas, c'est tout. Mais ça va pas comme ça, parce qu'on peut perdre aussi son emploi, du jour au lendemain, comme ça. Donc je trouve qu'il y a un peu une exploitation qui n'est pas très reluisante. Mais je voulais partager quelque chose que j'avais sur le cœur. Donc merci beaucoup de m'écouter. Mais c'est pas comme ça pour tous, pour toutes les entreprises mexicaines, bien loin de là. Parfois, on retrouve exactement les mêmes choses chez nous. Je regardais encore récemment sur LinkedIn un reportage sur les sous-traitants GLS pour les grandes sociétés comme Amazon et d'autres, pour la livraison à domicile. Ils sont traités aussi un peu de la même façon. Si ce n'est pas fait, ce n'est pas fait, vous n'êtes pas payé. Je trouve qu'il y a quelque chose de non-respect du temps. Je parle aussi du temps. On investit parfois énormément de temps. de temps pour pouvoir faire un travail et on ne reconnaît pas ça. Et les employeurs et les entrepreneurs que nous sommes aussi, forcément, on ne reconnaît pas forcément l'effort qui est mis. On va aller voir le résultat, on va aller voir ce qui a été fourni. C'est tout à fait normal. Mais quelque part, on pourrait avoir aussi un peu d'empathie pour les personnes qui y mettent énormément d'efforts pour arriver à un certain résultat. Et ça, Ça, c'est une mission que moi j'ai, je vous l'ai déjà dit à travers tous mes épisodes, c'est-à-dire comment vous pouvez faire ce que vous avez à faire, ce qui compte réellement pour vous, en utilisant le moins de ressources temps possible, bien que ce ne soit pas une ressource, mais le moins de temps possible chronos, de telle sorte que vous puissiez profiter de ces moments de temps pour faire réellement ce qui est important pour vous. Voilà. Ici, d'entretemps, vous savez qu'on ne cherche pas à remplir le temps, on apprend à... l'habiter. Du moins, j'essaye de vous partager tout ce que j'ai découvert pendant ces nombreuses années où j'ai été moi-même à la recherche de ça. Je suis Jean-Claude, je suis chronotier. Prenez soin de votre temps parce que ce n'est rien d'autre que votre vie. Allez, à très bientôt d'Entretemps. Merci d'avoir pris ce moment d'Entretemps avec moi. Si cet épisode a résonné en vous, Je vous invite simplement à le partager avec quelqu'un qui pourrait en bénéficier ou encore mieux à me laisser un petit mot. Vos retours sont précieux et ils nourrissent en fait cette belle aventure du temps. Et si vous avez envie d'aller plus loin, vous pouvez retrouver tous les épisodes et des ressources complémentaires sur le site oruposa.com dans la rubrique podcast. Et surtout, surtout prenez bien soin de votre temps car au fond, ce n'est rien d'autre que votre vie. A très bientôt dans Entretemps.