Speaker #0Dans l'épisode précédent, j'ai déposé une idée simple sur la table, mais pas toujours si confortable que ça. Le temps n'est peut-être pas une ressource à gérer. Il peut être une relation. Et si c'est vrai, alors ça change quand même beaucoup de choses. Parce qu'une relation, ça ne se contrôle pas vraiment comme un agenda. Ça s'écoute, ça se ressent, ça se cultive et bien d'autres choses aussi. Alors aujourd'hui, j'aimerais vous proposer de faire un pas, un pas de plus. Pas pour comprendre avec absolument la tête, elle va être nécessaire quand même, mais pas vraiment là. Mais c'est pour regarder comment cette relation au temps, eh bien, elle se vit concrètement au quotidien. Alors, il y a dans vos décisions, pas forcément les grandes, mais aussi dans toute une série de petites phrases que vous avez tendance à dire ou dans des sensations, ou dans simplement les gestes de tous les jours. Alors on parle de tout ça dans quelques instants. Bonjour, je suis Jean-Claude, chronautier et artisan du temps. Ici, dans Entre-temps, je vous aide à transformer votre emploi du temps en allié, pas à pas, sans pression. Mon objectif ? Vous donner des clés simples mais puissantes pour plus de clarté, de sérénité et une vie alignée. avec ce qui compte vraiment pour vous. Bienvenue dans Entre-temps, le podcast pour reprendre la main sur votre temps et sur votre vie. On a souvent l'impression que notre problème avec le temps, il se joue dans l'organisation. Si je suis bien organisé, tout le reste de mon emploi du temps va bien se passer. Mais en fait, parfois, en réalité, c'est plutôt comment je vais traverser ma journée avec cette organisation. Et c'est là qu'en grande partie, ça se joue. Alors ça, tout le monde le vit, moi, vous, les autres, et ce n'est pas un défaut, nous sommes humains, c'est humain. Et on voit déjà qu'il y a deux composantes, moi et l'organisation que j'utilise. Et donc si on regarde une journée ordinaire, parfois le matin, le réveil sonne, et avant même de poser le pied au sol, Il y a une pensée qui arrive, soit c'est « Ouf, je suis déjà en retard » ou « La journée va être longue, j'ai pas vraiment beaucoup de temps aujourd'hui » . Il y a tant et beaucoup de choses à faire. Et à cet instant précis, à ce moment-là, le temps lui, il n'a encore rien fait. Il est là, il est disponible, il est quelque part neutre. Mais vous, vous êtes déjà en train de courir dedans. et que vous voyez qu'il est 14h30 à l'horloge, vous pourriez vous dire « Déjà, j'ai rien vu passer. » Ou seulement « Cette journée n'avance pas. » Et pourtant c'est la même heure, la même journée, mais pas le même vécu, pas le même ressenti. Vous voyez ce que je veux dire ? Ça vous parle ? Et on peut dire « Oups ! » Le temps de l'horloge, le temps vécu, le temps ressenti, ça commence à faire... beaucoup de temps tout ça. Alors tranquillement, on va clarifier tout ça avant de conclure cet épisode. Alors ça commence à devenir clair que c'est pas le temps qui change, c'est ma manière d'être dans le temps. Et quand je fais quelque chose par exemple à contre-coeur, Pour moi, le temps s'étire, ça devient très très long. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi c'est comme ça. Par contre, quand je suis présent, aligné, absorbé, je trouve que ça circule. Alors ce n'est pas magique, ce n'est pas non plus du spirituel, c'est simplement humain, c'est comme ça que nous fonctionnons. Alors notre relation au temps, elle est directement liée à ce qu'on vit à l'intérieur. Et à l'intérieur, qu'est-ce qu'on a ? On a notre énergie, on a notre état émotionnel. on a également ce que moi j'appelais notre état de présence. Et donc, parfois, on va accuser le temps alors que c'est plutôt notre relation à ce temps qui est tendu. Quand on dit « je manque de temps » , on manque parfois de clarté sur ce que l'on veut faire. On manque parfois de souffle, on est épuisé. On manque parfois de choix, on ne sait pas trop vers où on doit aller. Ou simplement, on se donne... pas la permission. La permission de ralentir, la permission de sentir ce que notre corps nous dit, la permission de ne pas absolument remplir notre agenda complètement. Alors maintenant, la vraie question devient simple. Si le temps est une relation, comment est-ce qu'on prend soin de ce temps au quotidien ? Et en fait, comment on prend soin de cette relation au quotidien ? Je vais vous proposer trois pistes comme j'ai l'habitude de vous les dire. Considérez ça un peu comme des petits outils faits maison tirés de idées à gauche et à droite. Donc ce n'est pas forcément de l'original complet. Vous allez sans doute retrouver ça quelque part d'autre. Mais je pense que moi, ça m'a aidé énormément et je vous les livre tout de suite. Alors la première piste, c'est moi, je l'appelais l'observation. c'est d'observer ce qui se passe avec notre temps et notamment de comment vous parlez de votre temps. Donc on commence simplement par observer, on ne va rien changer, on ne va rien essayer de corriger, on va simplement écouter ce que l'on dit pendant la journée. Est-ce qu'on dit je n'ai pas le temps, je suis en retard, il faut se dépêcher ? Ces phrases racontent toutes la même chose. Le temps est vécu, votre temps... est vécu comme quelque chose qui presse. Forcément, si vous êtes en retard, si vous n'avez pas le temps, s'il faut se dépêcher, c'est quelque chose qui vous presse et on est à une lettre ou deux de stress. Et donc, on pourrait essayer, je vous conseille, on peut voir ce que ça donne, quelques autres formulations. Quand je vous dis que vous pouvez l'essayer, c'est gratuit. Donc, ça ne coûte rien d'essayer. C'est en fait de dire « Je fais avec le temps que j'ai » . Je choisis de ne pas le faire maintenant. Ce n'est pas le bon moment et c'est ok. En fait, qu'est-ce qui se passe ? On est dans la même situation, on est dans le même agenda, mais, on donne l'impression à notre cerveau et à notre corps qu'on a plus de choix qui vient de l'intérieur. Donc, un petit geste facile, quand vous allez vouloir dire « je n'ai pas le temps » , essayez de le reformuler. même intérieurement, en disant « je choisis de ne pas le faire maintenant » . La deuxième piste, c'est un peu un exercice d'écoute, d'écoute personnelle, plutôt, je dirais, de ressenti. Alors, arrêtez-vous un certain moment dans la journée et demandez-vous simplement… Comment est mon énergie maintenant ? Est-ce qu'elle est légère ou c'est lourd ? Est-ce que je suis plutôt ouvert ou elle a plutôt tendance à être saturée ? Est-ce que mon esprit, parlant de l'énergie mentale, est-ce qu'elle est claire ou elle est dispersée ? Et donc pour l'instant il n'y a rien à corriger, c'est juste de constater ça. Et souvent, qu'est-ce qui se passe ? On continue à faire des choses alors que le corps en fait nous demande autre chose. Et comme on ne l'écoute pas, eh bien on continue. Et là, c'est là qu'on pense que le temps nous manque ou bien que le temps nous pèse. Et ça, c'est quelque chose qu'on peut simplement détecter et voir si on peut faire quelque chose pour corriger ça. Mais ça, on le verra plus tard dans les autres épisodes. Alors, le petit geste que vous pouvez faire, c'est également avant une action importante que vous devez prendre. Demandez-vous si vous avez vraiment la bonne énergie pour vous soutenir dans cette approche. dans ce que vous vous apprêtez à faire. Donc je vous donne un exemple, si par exemple je dois avoir un call avec un client qui m'a envoyé un mail et il n'était pas très très content, si je suis déjà fatigué, irrité, est-ce que c'est le bon moment pour l'appeler ? Même si c'est dans mon agenda, même si c'est normalement aujourd'hui, maintenant que je fais les appels clients. clarté mentale plus adéquate et peut-être une énergie également meilleure pour pouvoir traiter un problème délicat. La troisième piste, je l'ai appelée ralentir, mais ralentir sans culpabiliser, sans être frustré. Vous savez, il y a toujours un moment dans la journée, je ne sais pas si à vous ça vous arrive, mais à moi... où ça tire un peu, où je sens la fatigue qui est là. Et pourtant avant j'aurais continué. Et là je vous parle maintenant d'un ralentissement. Très simple. Deux minutes, par exemple. Sans objectif particulier, sans avoir à faire quoi que ce soit. Vous pouvez regarder dehors, vous pouvez boire un verre d'eau, vous pouvez simplement sentir les pieds au sol. Vous êtes simplement présent dans ce que vous faites. Moi, ce que je fais, eh bien, j'ai toujours un sofa qui est près de mon bureau où j'enregistre. Et si je sens que je suis fatigué, je vais simplement m'asseoir dans ce sofa deux ou trois minutes, pas plus. Et ça permet déjà de récupérer pas mal d'énergie. Parce que le temps, il n'est pas uniquement là pour être rempli avec des actions et des activités. Il est aussi là, vous le savez, vous commencez à le comprendre maintenant, à être habité. Et donc, lorsqu'on a besoin effectivement de se recharger un petit peu, simplement de faire une toute petite pause, c'est aussi intéressant de pouvoir le faire et d'utiliser du temps pour ça. Donc le petit geste, offrez-vous une pause. sans aucun but. Et vous observez ce que ça va changer dans votre manière de vivre la suite. Donc, vous faites une pause, sans un objectif particulier, vous restez pendant deux ou trois minutes à apprécier ce que vous êtes en train de faire, rien, mais c'est déjà beaucoup, et puis observez comment vont les choses que vous allez faire après cette pause. Et ça, ce sera intéressant de le voir. Si vous pouvez comparer ce que vous faisiez avant, comment vous le faisiez, et juste après, ça c'est vraiment aussi très intéressant de faire cette comparaison, et de voir quel est l'effet de cette micropause que vous venez de faire. Alors si vous deviez retenir une seule chose aujourd'hui, ça ne serait pas vraiment une technique je pense, mais enfin, qu'est-ce que ce serait pour vous ? Moi, ce que je retiendrais, c'est que le temps ne vous demande pas forcément d'aller plus vite, parce que lui, il va à son rythme. Il vous demande d'être un peu plus là, dedans, présent dans le temps. C'est de juste se laisser accompagner par cette idée que le temps, lui, ne nous demande pas d'aller plus vite. Alors, c'est qui qui nous le demande d'abord ? Alors, je vous accompagne avec... le mantra, et vous allez voir qu'il est dans la même veine, je vous le sers comme ça. Le temps ne me presse pas, il m'invite à être présent. Alors avant de nous quitter, je vous ai dit qu'on clarifierait quelques fameux temps, si je peux dire, un peu comme la valse à quatre temps. Eh bien on a parlé aujourd'hui et dans l'épisode précédent... en fait déjà de quatre temps que l'on traverse chaque jour. Donc avant de refermer cet épisode, j'aimerais vous partager une clé simple de compréhension parce qu'en réalité on ne vit pas un seul temps, on vit plusieurs temps et on les vit en même temps. Le tout premier, vous le connaissez, c'est le temps qu'on appelle aussi chronos, c'est le temps de l'horloge, c'est le temps que l'on met dans son agenda, ce sont les heures, les minutes. les heures de rendez-vous, l'heure du train, l'heure de la fin de l'école. Tout ça, il est mesurable ce temps. Et son objectif, il est très clair, c'est qu'il est identique pour tout le monde. Parce que comme on vit en société, on a besoin d'avoir une même référence et c'est une référence. Le temps chronos n'est que cela. C'est en plus une convention, mais c'est pour nous une référence. De telle sorte que si je vous dis Voilà, on se donne rendez-vous à 4 heures sur la place. Eh bien, votre 4 heures et mon 4 heures, ce seront les mêmes. Et bien sûr, vous vous entendez, il faut que nos horloges soient bien entendu synchronisées. Mais admettons, on sera là à la bonne heure, à quelques minutes près. Donc le temps chronos, eh bien c'est celui qui est mesurable. Ensuite, il y a ce qu'on appelle le temps vécu. Et le temps vécu, c'est justement ce dont on a parlé il y a quelques instants, c'est la présence dans le mantra. Vous vous souvenez ? C'est comment on est présent dans le temps qui passe. Est-ce que je suis là, dans mon temps, dans ce que je fais, ou est-ce que je traverse un peu ma journée en pilote automatique sans trop me rendre compte de ce qui se passe ? En fait, le temps vécu, c'est comment je vis le temps qui passe. Et deux personnes peuvent vivre la même heure mais pas du tout avec la même expérience. Il y a ensuite, c'est un peu plus subtil, le temps ressenti. Alors le temps ressenti, là, c'est le temps émotionnel. C'est celui qui passe vite quand on fait ce que l'on aime, quand on est aligné, quand on se sent bien là où on est. Souvent, le temps va nous donner l'impression de passer plus vite. Alors vous savez que chronos, une minute, c'est une minute. Et à l'opposé de ça, vous avez toujours ce temps ressenti qui peut s'étirer quand on est sous tension, quand on est fatigué. ou quand on fait quelque chose à contre-coeur, ou qu'on n'aime pas. Vous voyez ce que je veux dire ? Souvent j'avais pris cet exemple du temps ressenti énorme lorsqu'on est dans la salle d'attente du dentiste. Les 10 minutes vous paraissent interminables, parce que vous avez une rage dedans. Alors que c'est même 10 minutes sur une plage à Bali, en train de voir le coucher de soleil, et dans le bras votre chéri ou chérie, eh bien, vous voudriez que... Ce soleil met un peu plus de temps parce que ça passe trop vite. Eh bien ça, le temps ressenti, c'est le temps à l'intérieur. C'est mon état intérieur qui va me donner ce ressenti. Alors encore un peu plus loin, on a aussi ce qu'on appelle le temps mémorisé. Alors le temps mémorisé, vous vous en souvenez, j'en suis certain, c'est la trace qu'une journée laisse en nous. C'est ce qu'on va se souvenir... soit le soir quand la journée est passée, soit quelques semaines ou mois ou années après que l'événement s'est passé. Et ce qui reste dans la mémoire du cœur et du corps, c'est quelque chose qui n'a plus rien à voir avec la réalité du temps. Parfois une journée qui a été très courte, ou qui vous a paru très courte, vous a laissé une empreinte très forte. très fort. Et parfois, l'inverse, une journée qui a été bien utilisée, elle vous laisse un petit goût de presque rien à la fin de la journée. Eh bien, ça c'est la mémoire de comment le temps qui s'imprègne dans votre mémoire. L'exprimer ainsi, entre le temps vécu, le temps ressenti, et bien sûr, les talons qui est le chronos qui lui reste là. Peut-être un dernier exemple, je vais vous donner un de mes exemples. Mon service militaire, ça c'est une longue période, c'était 13 mois, c'était très très long à l'époque pour moi. Mais dans ma mémoire aujourd'hui du temps, j'ai un peu l'impression que ce n'a pas duré aussi longtemps et que c'était beaucoup plus rapide. Et pourquoi ? Parce que j'ai tendance bien entendu à glorifier ce moment-là, à lui donner une autre dimension parce que c'est quelque chose qui m'a aidé. du temps. Donc ce qui est important à comprendre, c'est que la plupart du temps, on essaye de réparer chronos parce qu'on n'est pas assez performant, parce que les choses vont pas assez vite. Donc on va travailler sur chronos alors que parfois il faudrait travailler sur le temps vécu et sur le temps ressenti. Le temps mémorisé c'est quelque chose qu'on peut travailler lorsque l'on va réellement planifier et ça on pourra en parler plus tard dans d'autres épisodes de la série. Donc, en fait, c'est parfois simplement un besoin de plus d'attention sur ce que l'on fait. C'est parfois un besoin de ralentir un petit peu. C'est d'être parfois à l'écoute simplement de son énergie. Et c'est aussi de choisir autrement. On ne change pas l'horloge. Ce n'est pas ça que l'on va faire. Mais on va changer son expérience du temps. Et c'est souvent là que la relation avec le temps commence vraiment à s'apaiser. Et là, vous ouvrez une autre dimension. C'est pas l'espace-temps, mais c'est vraiment une autre dimension. Allez, Captain Kirk, on y va ! Voilà, on arrive à la fin de cet épisode avec Scotty et le Captain Kirk et les aventures intergalactiques. C'est aussi quelque chose qui existe, on aura peut-être l'occasion d'en parler plus tard. Donc voilà, si vous sentez que cette relation au temps, elle vous touche... Parce que ce que je viens de vous raconter, vous l'avez déjà expérimenté. Sachez que je ne suis pas obligé d'explorer ça tout seul. J'ai créé des espaces où on peut en parler sans aucune pression. De ces espaces, je vous en parlerai plus en détail dans les épisodes suivants. Mais pour aujourd'hui, sachez simplement que tous les mercredis à 19h, heure de Belgique, Bruxelles, Paris, j'ouvre un espace temps avec le Capitaine Kirk. que j'ai appelé l'heure du temps. Et en fait, c'est simplement un espace où vous allez pouvoir, si vous le désirez, partager librement. sur le sujet de l'épisode ici par exemple, ou bien sur tout autre sujet qui vous intéresse en relation de près ou de loin avec le temps. Donc il n'y a pas besoin que je vous invite pour ça, vous êtes les bienvenus, vous venez quand vous voulez, à votre rythme, il n'y a rien à préparer, sinon simplement de vouloir échanger bien entendu. Le lien est sous l'épisode, ou alors vous pouvez le trouver via oruposa.com. Et comme vous le savez, on ne cherche pas à gagner du temps. On en a déjà suffisamment, mais on cherche surtout à mieux le vivre. Voilà, je suis Jean-Claude, je suis chronotier. Et dans le prochain épisode, on ira encore un peu plus loin avec une autre clé essentielle. Oui, est-ce qu'on peut distinguer l'essentiel de ce qu'on fait par réflexe ? C'est-à-dire d'utiliser notre temps pour ce qui est réellement essentiel pour nous. Voilà, prenez soin de vous, prenez soin de votre temps, parce que ce n'est rien d'autre en fait que votre vie. Allez, à très bientôt dans Entre-temps. Merci d'avoir pris ce moment Entre-temps avec moi. Si cet épisode a résonné en vous, je vous invite simplement à le partager avec quelqu'un qui pourrait en bénéficier, ou encore mieux, à me laisser un petit mot. Vos retours sont précieux et ils nourrissent en fait cette belle aventure du temps. Et si vous avez envie d'aller plus loin, vous pouvez retrouver tous les épisodes et des ressources complémentaires sur le site oruposa.com dans la rubrique podcast. Et surtout, prenez bien soin de votre temps car au fond, ce n'est rien d'autre que votre vie. A très bientôt dans Entre-temps !