Speaker #0# Entre-temps — Épisode : Le temps est aussi une relation
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Vous avez peut-être déjà vécu cela : une journée bien calée, un bon rythme, l'énergie qui suit bien. Et puis il y a quelque chose qui vient tout bousculer. Une demande que vous n'aviez pas prévue, une attente qu'on n'a pas vue venir, quelqu'un qui compte sur vous, le gamin qui entre dans le bureau et qui a besoin de vous parce que c'est comme s'il y avait le feu. Et tout ça, tout ça a besoin de vous, là, maintenant. Et à ce moment-là, tout change. Pas parce que votre organisation était mauvaise, bien au contraire, mais parce que votre temps, à ce moment précis, ne vous appartient plus complètement.
Et bien c'est de ça que nous allons parler aujourd'hui.
Bonjour, je suis Jean-Claude, Chronotier et artisan du temps. Ici, dans *Entre-temps*, je vous aide à transformer votre emploi du temps en allié, pas à pas, sans pression. Mon objectif ? Vous donner des clés simples mais puissantes pour plus de clarté, de sérénité et une vie alignée avec ce qui compte vraiment pour vous. Bienvenue dans *Entre-temps*, le podcast pour reprendre la main sur votre temps et sur votre vie.
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Bienvenue dans *Entre-temps*, le podcast où on n'apprend pas à remplir le temps, mais à mieux l'habiter. Je suis Jean-Claude, Chronotier, et c'est un plaisir de vous accueillir aujourd'hui.
Si vous me suivez depuis un moment, vous vous souvenez peut-être qu'on a commencé par parler du temps lui-même, comment l'habiter plutôt que de le subir. Ensuite, on a parlé des objectifs — pourquoi ils nous épuisent parfois, comment les rendre plus vivants, plus justes. Et ces dernières semaines, on a exploré l'énergie : comment la respecter, comment avancer sans s'épuiser inutilement. Et aujourd'hui, on entre dans une nouvelle dimension : celle des relations.
Mais revenons un moment sur ces dernières semaines. On a parlé d'énergie. Pourquoi on force parfois, même quand on est fatigué ? Comment faire la différence entre une vraie fatigue et une perte de sens ? Comment respecter ses rythmes sans culpabiliser ? Comment dire non — et ça, c'est la chose la plus difficile — sans se justifier indéfiniment ? Comment se recharger vraiment, pas juste s'échapper un moment, mais réellement se recharger ? Et comment avancer à son rythme, d'une façon qui va tenir dans la durée ?
Tout ça, c'est un travail sur soi. C'est ce qu'on a vu pendant ces quatre ou cinq semaines passées. Un travail sur sa propre relation au temps, et en particulier à l'énergie qui nous habite. Et ça, c'est essentiel, parce qu'en fait, sans énergie, on ne va pas savoir aller bien loin, on ne sait pas avancer.
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## Ce qu'on n'a pas encore touché : les autres
Mais il y a quelque chose qu'on n'a pas encore vraiment abordé dans toutes ces séries. Parce que dans la réalité, on n'est presque jamais seul — que ce soit dans notre temps collectif au bureau, en famille, ou dans nos activités sociales. Notre temps est traversé par les autres, par leurs attentes, par leur propre rythme, par ce qui est parfois pour eux des urgences, alors que pour nous, ça ne l'est pas du tout. Et c'est souvent là que tout se complique à nouveau. Parce que simplement, nous ne vivons pas seuls, et nous devons tenir compte des autres d'une manière ou d'une autre.
Aujourd'hui, j'aimerais qu'on ouvre simplement cette dimension ensemble — on va la parcourir, et ce sera une série qui débutera en septembre, à la rentrée, pour qu'on puisse réellement prendre soin de cette fameuse relation avec les autres. Parce qu'après une excellente saison estivale, que je vous souhaite bien entendu, on va revenir à la rentrée avec l'ensemble des contacts qu'on a d'habitude. Et ce serait bien de voir comment on peut traiter, comment on peut protéger parfois son propre temps, en tenant compte du fait qu'à un certain moment, ce temps ne nous appartient plus complètement — il est partagé.
Quand on est manager, entrepreneur ou simplement parent, notre temps est constamment traversé par les autres. J'aime bien ce terme, « traversé », parce qu'ils arrivent, ils nous bousculent, et ils ont besoin de nous. Ça peut être des clients, un collègue qui entre en trombe dans votre bureau, des proches qui vous rendent une visite inopinée, des enfants qui ont vraiment besoin de vous à ce moment-là parce que quelque chose compte pour eux. Ou simplement des personnes qui attendent, qui demandent, qui comptent sur vous.
Et c'est normal. C'est même souvent ce qui donne du sens à ce qu'on fait. Si on est entrepreneur et qu'on n'a pas de client, on ne va pas aller très loin. Donc quelque part, c'est normal que ces personnes aient besoin de nous. Le point, c'est que ce n'est pas toujours nous qui décidons quand elles ont besoin de nous. Et ça vient parfois, souvent, perturber notre organisation. C'est là que la tension revient — parce qu'on a tout bien organisé, et puis tout à coup, ce n'est pas notre organisation qui est à remettre en question, ce n'est pas notre énergie, mais le fait que nous ayons une relation avec d'autres personnes, et que nous avons des interactions.
On peut avoir fait un vrai travail sur soi, comme j'espère que vous l'avez fait au cours de ces différentes semaines. Vous avez appris à respecter votre rythme, vous savez mieux gérer votre énergie, vous savez avancer sans vous mettre une pression inutile. Et soudain, on se retrouve quand même débordé. Pourquoi ? Parce qu'une autre personne entre dans l'équation.
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## Seul, ça fonctionne. À deux, ça se complique.
Il y a un constat que j'ai fait pendant des années, et je le confirme : souvent, seul, ça fonctionne. Quand vous avez une bonne appréhension de votre emploi du temps, ça fonctionne quand on est seul. Mais à deux, ça se complique.
Si on quitte un peu le temps pour voir la relation entre deux êtres humains : quand vous êtes seul, célibataire, ça fonctionne bien, vous faites ce que vous voulez, quand vous voulez, comme vous le voulez. Mais à deux, en couple, vous ne pouvez plus faire exactement comme si vous étiez seul.
Avec le temps, c'est exactement la même chose. Seul, vous pouvez choisir vos priorités, respecter votre rythme, vous ajuster à votre énergie. Vous vous souvenez, on a parlé des blocs de temps mis en accord avec vos blocs d'énergie haute ou basse, en fonction des tâches à faire. Vous ajustez votre emploi du temps en fonction de comment vous vous sentez, au meilleur moment pour vous. Et tout ça est possible quand vous êtes maître complet de votre temps — si tant est qu'on puisse vraiment être maître de son temps. Bref, quand on est tout seul, il y a beaucoup plus de chances qu'on soit plus proche de la maîtrise que du chaos.
Mais — et c'est un vrai mais — dès qu'une autre personne entre dans cette équation complexe, quelque chose change. Il y a des attentes différentes. Vous êtes confronté à des personnes qui peuvent avoir un rythme différent, des urgences différentes. Tout est bouleversé simplement parce que la personne en face de vous a une approche qui peut être relativement différente de la vôtre.
Un exemple très concret : combien de fois ai-je assisté à des réunions positionnées tôt le matin, 8h, 8h30, parce qu'il fallait absolument avancer sur des sujets. Et c'était très bien pour les personnes qui organisaient ces réunions, qui avaient beaucoup d'énergie le matin. Pour elles, avoir des moments de réflexion, travailler sur des problèmes épineux, prendre des décisions, faire du brainstorming, c'était le moment adéquat. Mais j'avais des collègues qui, eux, étaient plutôt de l'après-midi, voire de fin de soirée. Leur chronotype, c'était le soir — ils étaient en bien meilleure énergie le soir que le matin. Oui, ça existe — je ne suis pas comme ça, mais ça existe, et je connais quelqu'un comme ça : une de mes filles a exactement ce chronotype, et c'est assez intéressant de pouvoir confronter ça.
Qu'est-ce qui se passe à ce moment-là ? La personne qui n'est pas dans son bon niveau d'énergie pour ce qu'on lui demande va avoir l'impression de ne pas être présente, de ne pas participer, de ne pas être intéressée. Mais ce n'est pas ça du tout — elle n'est simplement pas dans le bon niveau d'énergie pour faire ce qu'elle doit faire. Et ce n'est pas toujours simple à expliquer.
Quand on revient à l'individu, comme vous, comme moi, peu à peu, ce que vous aviez réussi à équilibrer peut se déséquilibrer à deux — sans que personne n'ait vraiment voulu ça. C'est simplement la réalité d'une relation à plus d'un. Vous n'êtes plus seul à disposer de votre temps, il va falloir le partager.
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## Le temps est aussi une relation
On parle souvent de gestion du temps. Moi, je préfère parler de gestion de son emploi du temps, c'est plus juste selon moi. Mais il y a une dimension qu'on oublie presque toujours : le temps est aussi une relation. Une relation avec les autres, avec leurs attentes, avec leur manière de fonctionner, avec leurs urgences, avec leur façon de communiquer.
Si cette relation n'est pas claire — surtout dans la communication, si on ne se dit jamais vraiment comment on fonctionne, ce qu'on peut faire, et que ça consomme une partie d'énergie importante pour nous — eh bien souvent, on va avoir des problèmes dans nos activités avec ces autres personnes. C'est pour ça qu'il est intéressant, quand on travaille en équipe, même à deux, de bien communiquer comment on voit le temps. J'ai réalisé un petit questionnaire — une série de petites questions qui permettent de clarifier sa relation au temps.
Je reprends l'exemple de ma fille, qui est beaucoup plus dynamique, beaucoup plus ouverte à des activités, même complexes, en soirée, que moi. Si je veux travailler sur un sujet qui demande beaucoup d'énergie, et que je dois le faire avec elle, je vais peut-être le positionner un peu plus tard dans la journée, plutôt qu'au moment le plus adéquat pour moi. Tout ça dépend bien sûr de qui doit faire l'effort. Mais à un certain moment, si on n'a pas le choix, il faut bien savoir que si la personne en face de moi n'est pas dans son bon niveau d'énergie, elle pourrait me donner l'impression — je dis bien l'impression — de ne pas être aussi engagée que je le voudrais. Et c'est important, parce que cette relation au temps a un impact sur notre relation avec les autres personnes — et vice-versa.
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## Trois prises de conscience simples
Alors, quand se présente cette entrée inopinée de personnes qui nous requièrent, qu'est-ce qu'on peut faire ? Voici trois pistes de prise de conscience, relativement simples.
**La première**, c'est que tout le monde n'a pas le même rapport au temps. Vous l'avez peut-être déjà observé dans vos contacts, en famille, avec vos proches, voire dans votre relation de couple. Certaines personnes ont besoin d'anticiper, d'autres préfèrent réagir. Certaines planifient la semaine, comme moi. D'autres fonctionnent à l'instant. Ce n'est pas une critique de ce qui est bien ou mal, c'est simplement notre réalité. Ce n'est pas un problème en soi, c'est juste une différence. Mais cette différence crée souvent des tensions invisibles, des malentendus qu'on n'arrive pas vraiment à nommer, parce qu'on ne les voit pas tout de suite — c'est invisible tant qu'on n'en parle pas. C'est simplement deux façons différentes de vivre le temps. Donc, c'est bien de pouvoir l'exprimer, de prendre un petit moment pour se poser quelques questions. Tiens, toi par exemple, est-ce que c'est important pour toi d'arriver à l'heure quelque part ? Il y en a qui n'en ont absolument rien à faire, ils arrivent quand ils arrivent. D'autres — et j'en fais partie — si je vous dis que j'arrive à 19h, je vais tout faire pour être là à 19h. C'est bon à savoir, sinon ça peut créer des frustrations.
**La deuxième**, c'est dire oui aux autres. Bien sûr, on peut le faire, mais il faut se rendre compte que dire oui a ce que j'appelle un coût réel. Chaque engagement relationnel va vous prendre deux choses : du temps, mais aussi de l'énergie — on l'a vu dans la série sur l'énergie. Un appel que vous acceptez, un rendez-vous que vous ajoutez dans un calendrier déjà bien étoffé, ça demande une prise en charge. Pris séparément, chacun semble anodin. Mais ce qu'on a vu en parlant de savoir dire non avec respect, sans se justifier indéfiniment, c'est que ces petits oui mis bout à bout, si on n'est pas conscient de leur impact, remplissent l'agenda sans qu'on l'ait vraiment décidé. Et on se retrouve en fin de journée à se demander où est passé ce temps, alors qu'on avait tout bien préparé, tout bien calé, tout bien organisé.
**La troisième**, c'est clarifier. Clarifier évite de porter seul ses attentes. J'ai rencontré beaucoup de gens, même très proches, qui portent des attentes mais ne les ont jamais vraiment clarifiées avec les autres. Pour eux, c'est comme ça que ça devrait fonctionner — mais ils ne l'ont dit à personne. Donc personne ne le sait. C'est un peu comme avec les cultures : on a parfois l'impression de projeter sur les autres nos propres attentes, de penser qu'ils fonctionnent comme nous. Mais ce n'est pas vrai, du moins pas dans tous les cas. Donc dire simplement : voilà ce que je veux faire, voilà quand c'est possible, voilà comment je fonctionne. Ça peut sembler difficile au début, ça peut sonner comme « je te donne mes règles de travail ». Mais non, ce n'est pas ça du tout. Ça simplifie énormément les relations, parce que ce qui est dit explicitement est beaucoup plus clair que ce qui est pensé mais jamais externalisé. Et ça réduit une tension qu'on pourrait croire inévitable. J'avais toujours les mêmes tensions avec mon patron. Mais une fois qu'on a eu cette conversation sur comment je gérais mes activités, et que j'étais prêt à les ajuster tout en lui faisant comprendre l'impact que ça avait sur ma façon d'être, on s'est mis d'accord sur la manière de faire — et ça a substantiellement réduit les petites tensions qu'on pouvait avoir l'un envers l'autre.
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Bien sûr, vous ne pourrez jamais contrôler toutes les interactions que vous avez avec les autres. Il y aura toujours des imprévus, des demandes urgentes, des moments où vous devez vous adapter parce qu'il n'y a vraiment pas le choix. C'est aussi quelque chose qu'on verra plus tard — le temps collectif par rapport au temps individuel. Mais ne brûlons pas les étapes, ce sera pour l'automne.
C'est normal, c'est la réalité du quotidien. Quand on a des responsabilités, et des gens qui comptent sur nous — nos enfants, par exemple, quand on est parent — c'est la norme que ces personnes viennent nous trouver à un certain moment. Mais la différence se fait ici : c'est de ne plus subir systématiquement. C'est de comprendre que le temps ne se vit pas seulement seul — il se négocie, il se clarifie, il se partage.
On verra ce que ça veut dire négocier son temps, mais on a déjà eu un petit aperçu de comment on peut clarifier son temps. Sauf si on est un ermite — et encore — le temps se partage avec nos relations. On a une relation avec le temps, mais ce temps se partage aussi avec nos relations. Et cette dimension mérite autant d'attention que l'organisation et l'énergie : comment vous allez réagir, comment vous allez vous comporter quand vous devrez partager votre temps avec quelqu'un d'autre, alors que ce n'était pas vraiment ce que vous aviez planifié.
Nous verrons tout ça en septembre. Ce sera une série particulière sur les relations à travers le temps, et sur notre relation au temps. Je n'ai pas encore tous les épisodes prêts, mais j'ai déjà les sujets que je voudrais développer avec vous, et ça risque d'être très intéressant — et parfois, je dirais, ça risque de bousculer un peu certaines pensées, certains mythes qu'on croyait acquis.
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## Cet été : pause et carnets de vacances
Puisque cette série débutera en septembre, on va interrompre un peu cette suite de séries — on en a déjà eu trois. Ce que je vous propose pendant la période estivale, c'est d'abord de se reposer. La semaine prochaine, je vous proposerai un épisode sur les vacances : qu'est-ce qu'on peut vraiment faire de ce temps béni, du point de vue du Chronotier.
Mais j'aimerais aussi vous proposer des **carnets**. Ce seront des épisodes qui contiendront deux à trois sujets traités petit à petit, un peu sous forme de mini-série. On va trouver un sujet et en parler pendant deux ou trois semaines, et chaque semaine vous aurez un petit morceau, complet par lui-même, mais qui s'ajoutera petit à petit à l'histoire complète du carnet — les Carnets de vacances du Chronotier.
Je peux déjà vous dire qu'on va parler de comment habiter son temps, d'un art japonais que, quelque part, j'ai un peu inventé, qui s'appelle le **ToKiMā**, et on aura l'occasion de le voir. On va aussi parler de ce que d'autres cultures ont comme relation au temps.
Je vous le donne en primeur : je partirai au Mexique pour pratiquement deux mois, du 8 juillet au 8 septembre. Le 8 juillet, qui est un mercredi, je vous parlerai des vacances, parce que je serai pratiquement sur le chemin du départ. Et ce ne sont pas vraiment des vacances — je pars là-bas pour plusieurs projets. J'aimerais quand même prendre un peu de repos ; je n'arrête pas de dire à tout le monde qu'il faut faire des pauses, ce serait dommage que je ne le fasse pas moi-même. Mais j'ai aussi quelques projets sur place que j'ai envie de mener avec d'autres personnes — relations avec d'autres personnes, relation au temps dans une autre culture, sur base de projets.
Je vous donnerai donc des petites informations, des petites expériences vécues pendant mon séjour. Et j'aimerais y ajouter une partie sur mon livre — pas pour vous parler du livre lui-même, mais pour vous donner un peu les coulisses : comment l'idée d'écrire un livre m'est venue alors que j'ai déjà un podcast, pourquoi un livre et pas un podcast, quelle est pour moi la différence, et pourquoi je suis bien placé pour parler de ce sujet. On ira voir un peu dans mon expérience passée ce qui m'a permis d'écrire ce livre, qui devrait sortir vers la fin de l'année.
Je vous donne aussi un petit scoop : ce ne sera pas simplement un livre à lire, mais aussi un livre à regarder. J'ai demandé à une de mes filles, qui fait du dessin et surtout de l'illustration, d'illustrer les différents chapitres. Je pense que ça va être un petit joyau, surtout par son intervention — et j'espère aussi par le texte que vous pourrez lire. Je vous en parlerai plus en détail pendant la période estivale.
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## Pour conclure
Habiter son temps, ce n'est pas seulement mieux s'organiser ou mieux gérer son énergie. C'est aussi apprendre à vivre avec les autres sans que cela nous fasse perdre notre propre équilibre, qui nous a tellement coûté à mettre en place. Et c'est souvent là que le vrai travail commence. Pas uniquement dans l'agenda ou dans une méthode, mais dans la façon dont on se positionne dans ses relations au quotidien.
Dans cette prochaine série qui débutera en septembre, on va explorer cette dimension ensemble. Nous verrons comment dire non sans casser le lien — on avait déjà vu les impacts de dire non, mais cette fois on verra comment reprendre un peu de contrôle face à une demande. Comment poser un cadre sans créer de tension — souvenez-vous de ce que j'ai fait avec mon patron. Comment déléguer, c'est-à-dire donner du travail à d'autres pour faciliter l'utilisation de notre temps, sans simplement se décharger — déléguer, ce n'est pas se décharger. Comment parler du temps avec les autres sans que ça devienne un sujet de conflit. Parce qu'en fait, le temps, dans beaucoup de situations, se vit aussi à deux, et pas simplement tout seul.
Pendant la période estivale de juillet et août, nous allons donc parler de sujets beaucoup plus variés. C'est ça aussi, faire une pause — et savoir que je serai dans un autre pays, donc il se peut, très probablement, que la qualité sonore s'en ressente. J'espère que non, j'ai amélioré mon studio mobile, on verra comment ça se passe. Je souris parce que l'année dernière, j'avais montré comment était mon studio mobile : mon PC sur les genoux et le micro posé sur un coussin. C'était assez marrant.
Voilà, il est temps de se dire au revoir. Vous savez qu'ici, dans *Entre-temps*, on ne cherche pas à remplir le temps, on apprend à l'habiter.
Je m'appelle Jean-Claude, surnom JC, et je suis Chronotier. Prenez soin de vous, prenez soin de votre temps, parce que ce n'est rien d'autre que votre vie.
À très bientôt dans *Entre-temps*.
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*Merci d'avoir pris ce moment Entre-temps avec moi. Si cet épisode a résonné en vous, je vous invite simplement à le partager avec quelqu'un qui pourrait en bénéficier — ou encore mieux, à me laisser un petit mot. Vos retours sont précieux et ils nourrissent cette belle aventure du temps. Tous les épisodes et des ressources complémentaires sont disponibles sur **oruposa.com**, rubrique podcast.*
*Et surtout, prenez bien soin de votre temps — car au fond, ce n'est rien d'autre que votre vie.*
*À très bientôt dans Entre-temps.*