Speaker #0# Entre-temps — Carnets d'été #8 : Le bon moment, c'est maintenant, avec ce qu'on a, comme on est
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On arrive toujours à la fin de quelque chose. Et ici, c'est la fin d'un été que j'ai passé au Mexique, et également la fin de ces carnets, ces Carnets d'été. Quelque chose s'est passé, quelque chose a sans doute changé, mais on ne sait pas toujours le dire directement, ni quoi, ni comment.
Ces huit semaines ont été un peu ça pour moi. À la fois un jardinier mexicain qui fait des choses avec un seul outil, une chatte qui dort pratiquement sans culpabilité, et un livre qui s'écrit tout doucement. Avec cette image d'une chrysalide qui s'ouvre souvent au bon moment. Et c'est au milieu de tout ça qu'est née, qu'a été développée avec vous, une idée simple qui revient un peu comme un fil conducteur. Le bon moment, c'est maintenant. Et oui, avec ce qu'on a, comme on est — et c'est aussi ça, habiter son temps.
Bonjour, je suis Jean-Claude, Chronotier et artisan du temps. Ici, dans *Entre-temps*, je vous aide à transformer votre emploi du temps en allié, pas à pas, sans pression. Mon objectif ? Vous donner des clés simples mais puissantes pour plus de clarté, de sérénité et une vie alignée avec ce qui compte vraiment pour vous. Bienvenue dans *Entre-temps*, le podcast pour reprendre la main sur votre temps et sur votre vie.
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Bienvenue dans *Entre-temps*, je suis Jean-Claude, Chronotier. Et aujourd'hui, comme je vous l'ai annoncé, c'est le dernier épisode des Carnets d'été. C'était une expérience tout à fait particulière, c'est la première fois que je le faisais avec vous. C'était huit semaines, huit semaines où on a parcouru trois fils. Et cet épisode final va refermer un peu tout ça avec soin, pour qu'on puisse garder quelque chose tout au long de l'année.
Dans les coulisses du livre, comme on l'a vu pendant toute cette période, je vous partagerai ce que ces huit semaines m'ont apporté à l'écriture et à moi-même. Dans le carnet ToKiMā, on refermera cette exploration de cette approche — j'ai presque envie de dire de cette philosophie — avec une question qui synthétise tout : comment habiter son temps dans un monde qui a son propre temps collectif ? Et ça, c'est parfois un vrai défi.
Depuis le Mexique, je vous partagerai le bilan d'un séjour qui se termine. Je rentre la semaine prochaine, et donc mercredi prochain, quand vous écouterez l'épisode — qui sera en fait, je vous l'annonce déjà, le trailer de la saison 5 — je serai en vol pour la Belgique.
Et pour finir, je réserve une petite surprise : un petit carnet de clôture avec les huit leçons de cet été. Non pas un résumé, mais les pépites que j'aimerais, si c'était quelqu'un d'autre, emporter pour la rentrée.
Voilà, on parle de tout ça tout de suite.
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Avant d'entrer dans la matière, un petit rappel que je vous glisse dans l'oreille. Chaque mercredi à 19h, heure belge, je vous propose l'Heure du Temps. C'est une rencontre digitale, j'ouvre une session Zoom. C'est gratuit — j'aime bien utiliser le terme offert, parce que gratuit, vous allez quand même investir votre temps, donc ce n'est pas tout à fait gratuit. Mais moi, je vous offre le mien. Il n'y a pas d'agenda.
Je rentre du Mexique dans quelques jours. La semaine prochaine, je serai en voyage, dans les airs, au-dessus de l'Atlantique vraisemblablement, donc il n'y aura pas d'Heure du Temps le mercredi suivant. Mais ce mercredi-ci, oui, je serai là. Et ce sera la dernière fois depuis le Mexique. Si ça vous tente, ce sera avec grand plaisir qu'on pourra partager tout ce qu'on a vu pendant ces huit semaines, parler de la rentrée, ou de n'importe quel autre sujet sur le temps qui vous chatouille un petit peu. Voilà, sans pression, simplement parce qu'on a envie de parler ensemble. Les informations sont sur le site oruposa.com, dans l'onglet podcast, vous aurez le lien pour me rejoindre à l'heure dite.
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## Carnet 1 — Les coulisses du livre : le voyage comme transformation
C'est déjà le dernier carnet consacré aux coulisses du livre. Et je réalise, en arrivant au terme de ces huit épisodes où je vous ai parlé de ce qui se passait à travers le livre que je suis en train de terminer, que simplement le fait de vous en parler m'a apporté pas mal de choses. Parce que quand on parle de quelque chose qu'on a intériorisé, qu'on aime, qu'on a à cœur, il y a parfois des choses qui sortent qu'on n'avait pas forcément anticipées.
En vous racontant d'où venait l'idée, pourquoi c'était moi qui devais écrire ce livre, pourquoi un livre plutôt qu'un podcast, quelle est la différence entre un changement et une transformation, et bien entendu que le temps est une condition de tout changement durable, je me suis rendu compte que j'avais moi-même parcouru un chemin. J'avais relevé pas mal de défis. Vous vous souvenez, je vous avais parlé il y a quelques temps de cette croyance que ce que je racontais ou écrivais n'intéressait pas tellement de personnes. Et je vous avais même dit que c'était quand même un fameux handicap pour quelqu'un qui veut faire un podcast. Mais j'ai dû surmonter ça. Cette petite voix intérieure qui me disait : *tu n'es pas légitime pour ça, ce n'est pas toi qui dois faire ça, tu n'es pas prêt, il faudrait attendre encore un peu, tu n'as pas assez d'expérience.*
Et j'ai réalisé, en revoyant tout ça, quelque chose que je n'avais pas vu clairement pendant ces huit semaines : écrire ce livre a été pour moi, moi-même, une transformation. Non pas seulement le sujet du livre — c'est le processus lui-même, ce voyage que j'ai traversé. Et je l'ai traversé plusieurs fois, j'ai eu plusieurs transformations. Et le voyage au Mexique en a été une aussi. Cette fameuse métaphore que j'utilise dans le livre — je ne l'aurais jamais imaginée il y a quelques mois.
Si vous m'aviez dit il y a cinq ans que je serais ici au Mexique en train d'enregistrer cet épisode, je ne vous aurais pas cru. Non pas parce que je manquais à l'époque de la capacité de voyager — je voyageais énormément — mais parce que je n'étais peut-être pas prêt pour le voir, pour me rendre compte que c'était possible aussi pour moi.
Un livre, comme une transformation, prend du temps. Je ne sais pas qui a été le premier : le livre m'a transformé, ou mes transformations m'ont permis d'écrire ce livre sans rien forcer. Je pense que chacun est venu au bon moment. Et parfois j'aurais bien voulu que ça se passe un peu avant, mais peut-être que je n'étais pas prêt. Peut-être que ce n'était pas non plus le bon moment.
On peut parfois juste créer les bonnes conditions pour avancer vers ce que l'on veut, et surtout se faire confiance. Tout changement demande un processus. Faire confiance à ce processus — c'est peut-être là, pour moi, la leçon la plus profonde de cet été, en relation avec le livre.
Il paraîtra fin 2026. Moi je suis prêt, lui pas encore tout à fait. Et j'espère avoir l'occasion de vous en parler lorsqu'il paraîtra — peut-être fin novembre, début décembre, pour les fêtes. Pourquoi pas.
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## Carnet 2 — ToKiMā : habiter son temps dans le collectif
Pour ce carnet ToKiMā, cette philosophie d'habiter son temps, j'aimerais terminer cette exploration que nous avons faite depuis juillet avec une réflexion un peu plus collective.
Vous savez qu'on a parlé de *Toki*, le moment dans lequel on se trouve, de *Ki*, l'énergie vitale qu'on y apporte, et de *Mā*, l'espace vivant entre les choses. On a aussi exploré le temps individuel, ce rythme qui est à l'intérieur de nous, qui nous appartient. Et on a vu que deux temps individuels peuvent parfois entrer en collision — ceux qui vivent en couple ou qui ont des partenaires de travail savent que ça existe.
Aujourd'hui, j'aimerais aborder la question qui vous permet peut-être d'apporter une réponse à : comment habiter son temps à soi dans un monde qui a son propre temps collectif ?
Il y a beaucoup de choses qui sont organisées, réglées par des temps collectifs. Les bus, les avions, les horaires d'école. Si vous avez des enfants, l'école commence à une certaine heure — point. C'est ça, le temps collectif : un temps partagé par beaucoup plus de personnes que soi.
Et je pense en particulier, pour nous, entrepreneurs et managers, à ces réunions d'équipe. Chacun y arrive avec son propre rythme, son propre temps individuel, ses propres priorités, sa propre relation au temps. Vous vous souvenez peut-être de ces différents types de personnes : celui qui arrive encore dans la réunion précédente, celui qui prépare déjà la suivante, et celui qui est absolument là, prêt, avec une énergie bien à lui. Ces trois personnes sont toutes dans la même réunion, avec des modes qui peuvent être assez différents. Et pourtant, ils vont devoir avancer ensemble et trouver un rythme commun sans perdre le leur.
J'en ai fait énormément de ces réunions. Pendant plusieurs années, je trouvais que c'était à moi d'imposer un rythme, comme un chef d'orchestre. Pas tout à fait faux. Mais c'était une erreur de vouloir dissoudre ce rythme collectif, parce que c'est parfois ce qui fait la richesse d'une équipe : ces différences au niveau de l'énergie.
Ce qui aurait été plus adéquat, je pense, c'était de trouver cet espace *Mā* — celui de ToKiMā — entre les deux. Cet interstice où on peut rester soi-même, tout en étant avec les autres, et présent dans le moment qu'on partage, sans perdre son identité ni son rythme. C'est-à-dire intervenir quand on sent qu'on veut intervenir. Se réserver un moment de réflexion — parce que c'est comme ça que moi je fonctionne — alors que d'autres personnes, pour réfléchir, ont besoin de parler à voix haute et de s'écouter. Ce n'est pas forcément de l'ego, c'est une façon de faire. Et si on ne la comprend pas, on peut complètement mal interpréter ce qui se passe.
*Toki* dans le collectif, c'est être vraiment là, dans le moment qu'on partage — pas à moitié, pas dans la réunion précédente — dans cette réunion-ci, avec son propre rythme, sa propre énergie.
*Ki* dans le collectif, c'est d'apporter quelque chose de vivant, ce qu'on a en nous, et de le mettre au service du collectif. Pas juste occuper une chaise autour de la table.
Et *Mā* dans le collectif, c'est de préserver cet espace intérieur, même quand il y a du bruit et des personnes qui parlent fort parce que c'est leur façon de réfléchir. C'est ce moment de calme, ancré, qui importe pour la personne qui le vit.
Habiter son temps dans le collectif, ça ne doit pas être une performance individuelle. La performance va venir par le collectif — un peu comme dans une équipe de football. Si vous avez regardé le Mondial, l'équipe qui a gagné était celle qui faisait fonctionner son collectif. C'est une pratique, pas uniquement pendant le Mondial, mais au quotidien.
Et ça ne doit pas être parfait — on en a assez du parfait. Mais ça demande d'en être conscient. Et quelque chose encore de parfois beaucoup plus difficile : de la patience. De la patience envers soi-même et envers les autres. Dans ce monde qui veut toujours aller très vite, avoir de la patience, c'est presque un sport extrême.
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## Depuis le Mexique : ce que ce séjour m'a appris
Dans quelques jours, je rentrerai. Avant de refermer ce carnet du Mexique, j'aimerais vous partager ce que ce séjour m'a apporté — et parfois pris.
Je vous avais parlé de ce jardinier qui travaillait avec un seul outil, et qui faisait nettement mieux que certains autres avec une boîte entière d'outils à leur disposition. J'ai eu l'occasion aussi d'observer des communautés dans la montagne — on est à Coatepec, à 1 200 mètres d'altitude, là où on fait le café d'altitude — qui vivent avec ce qui est essentiel pour elles, et où ce qui est normal pour nous ne l'est pas forcément ici.
L'eau courante, chez nous, c'est tout à fait normal. Là-bas, parfois il faut faire plusieurs centaines de mètres pour aller chercher de l'eau à une pompe publique. Et cette pompe ne débite pas de l'eau potable — il faut la traiter. L'électricité, on a tendance à la considérer comme acquise. Ici, parfois il y en a, parfois il n'y en a pas.
J'ai compris ce que ça veut dire de faire avec ce qu'on a maintenant, sans attendre mieux, et de s'adapter. J'ai réalisé aussi que cette façon d'être n'est pas toujours une contrainte pour eux — ils ont adapté leur manière de faire avec ce qu'ils avaient à disposition. Parfois sans se plaindre, mais en étant conscients de comment ça fonctionnait. Et c'est pour moi une pointe de sagesse que j'ai reconnue chez beaucoup de ces personnes que j'ai eu l'occasion de rencontrer.
Mais la leçon qui m'a touché le plus, c'est peut-être celle-ci : aujourd'hui est le bon moment.
On passe souvent beaucoup de temps à regarder en arrière, à porter le poids de décisions passées dont on ne veut pas se séparer. Et on passe aussi beaucoup de temps à dire : ça, je vais le faire la semaine prochaine, l'année prochaine, quand je serai à la retraite. Et pendant tout ce temps, il y a simplement quelque chose qui se passe, maintenant. Dans cet instant précis, le temps file entre vos doigts et il va continuer à filer, il ne va pas vous attendre.
Bien sûr, on peut planifier — et on doit même planifier. Il y a une différence entre planifier le futur et vivre réellement dans le futur. On peut aussi apprendre du passé. Mais ce n'est pas de vivre dans le passé, c'est de vivre aujourd'hui, maintenant.
Et pour moi, c'est ça la pépite. C'est l'endroit où tout se passe vraiment — c'est maintenant. C'est maintenant que j'enregistre. Ce sont les mots qui sortent maintenant de ma bouche que vous allez entendre. Bien sûr, ce sera un peu dans le futur, mais je n'ai pas attendu le futur pour les dire. Je les dis maintenant parce que je les ressens maintenant. Et c'est ça, *Toki*. Le Mexique me l'a confirmé à sa façon, chaque jour.
Donc je rentre différent. Il n'y a rien de spectaculaire là-dedans, mais c'est quelque chose qui s'est installé en moi. Une façon de faire avec ce que j'ai, comme j'ai, et d'accepter que pour le moment, je n'ai pas plus. Je suis comme ça, et voilà. Et tout ça, je l'emporte avec moi.
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## Le petit carnet de clôture : huit pépites pour la rentrée
On a eu plusieurs semaines, plusieurs fils entrelacés qui ont tissé quelque chose — un peu comme on tisse un vêtement. J'aimerais vous laisser ces huit éléments dans un petit carnet, dans lequel vous pourrez éventuellement revenir piocher, si ça vous dit.
**La première, c'est le repos.** Le repos n'est pas ce qu'on quitte, c'est ce qu'on décide de garder. Et se reposer, ce n'est pas toujours attendre les vacances — c'est choisir un moment, chaque jour, de se préserver. Un petit moment, un petit quelque chose qui va vous nourrir, vous faire du bien. On a un corps, mais on a aussi un mental et une intelligence émotionnelle qu'il faut reposer de temps en temps. Le repos ne devrait pas être un luxe, mais quelque chose qu'on pratique très régulièrement, quotidiennement.
**La deuxième, c'est ToKiMā.** Être dans le moment précis dans lequel on se trouve, y apporter quelque chose de vivant — c'est notre énergie — et pouvoir laisser un espace pour que tout ça respire. Ces trois mots qui n'en forment qu'un, *Toki*, *Ki* et *Mā*, et en japonais c'est une manière entière d'habiter son temps. J'en ai fait une philosophie que j'ai appelée ToKiMā.
**La troisième, c'est qu'on ne manque pas de temps.** On manque parfois de paix, de calme, de sérénité — mais du temps, on en a. Et cette paix, cette sérénité, elle ne se voit pas dans notre agenda. Et pourtant on pourrait faire en sorte qu'elle s'y retrouve. Elle va venir du rapport qu'on va entretenir avec ce qu'on fait pendant que le temps s'écoule, mais également avec soi-même. On parle souvent de gestion du temps — vous savez ce que j'en pense. Mais je trouve qu'on devrait aussi parler de gestion de soi-même, d'être conscient de ce que l'on fait et de ce qui se passe à l'intérieur quand le temps s'écoule.
**La quatrième, c'est que si on veut faire un changement qui dure, il doit venir de l'intérieur.** Un changement durable, c'est quelque chose qu'on porte à l'intérieur de soi. Parfois, il y a des pressions extérieures, mais c'est surtout ce qui va venir de l'intérieur qui va faire que ce changement va perdurer. Sinon, il s'efface quand la pression disparaît. La transformation, elle, reste. C'est ce changement qui a pu être initié avec une pression extérieure, mais qui a été intériorisé, accepté, approprié. Et aujourd'hui, cette transformation nous nourrit.
**La cinquième, c'est de faire maintenant, avec ce qu'on a, sans attendre.** Les conditions parfaites existent rarement. Et c'est ça que j'ai appris de ce jardinier mexicain avec son seul outil, qui me l'a montré mieux que n'importe quelle méthode.
**La sixième, c'est qu'on ne voit pas toujours la cohérence d'un cycle quand on est dedans.** On doit regarder en arrière, voir la progression, voir si c'est cohérent. Mais on ne le voit que si on prend un moment de pause — comme une retraite. On se pose pendant quelques heures, une journée ou deux, dans une abbaye, et on regarde un peu en arrière. Et on est à ce moment-là beaucoup mieux équipé pour commencer un nouveau cycle ou simplement continuer le cycle dans lequel on est, avec une confiance retrouvée que ce qui est devant, même si on ne le voit pas, c'est la bonne route.
**La septième, c'est de respecter son rythme individuel** plutôt que d'essayer de vivre le rythme de quelqu'un d'autre. Je sais, je l'ai fait. Aller à la salle de gym le soir après le travail, ce n'est pas pour moi. Le soir, c'est le temps de rentrer, de me poser, de me restaurer. Mais le matin, si. Et lorsque j'ai changé ça — j'ai essayé d'y aller avant mon travail — ça a vraiment changé quelque chose, parce que c'était le moment où j'avais besoin de cette énergie. Respecter son rythme individuel, pas essayer de copier celui d'un autre.
**La huitième et dernière, c'est qu'on n'avance pas mieux en forçant son rythme.** On avance mieux quand on est aligné avec lui — avec ses propres tâches, avec celles des autres et avec soi-même. S'aligner, c'est ce qui est le plus important. Et pour être aligné, il faut de la clarté. Être clair avec ce qu'on veut vraiment, prendre le temps de clarifier — ça change complètement la donne.
Voilà. Une seule invitation : prenez celle qui vous touche le plus, et faites-en quelque chose de concret dès maintenant ou dès demain, en fonction du moment où vous m'écoutez.
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## Le mantra de cet épisode
*Le bon moment, c'est maintenant, avec ce qu'on a, comme on est.*
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Une petite dernière chose avant de refermer ces carnets.
Ces leçons que je vous ai partagées, honnêtement, je ne les applique pas toujours, je ne les applique pas toutes, tout le temps. Et surtout, je ne les applique pas parfaitement. Parce qu'il y a des jours où je n'ai pas envie de forcer et des jours où je dois encore forcer un peu. Je me soigne — c'est quelque chose de continu, de quotidien. Il y a des jours où je vis dans le passé. J'ai parlé de ma chatte — vous savez qu'elle n'est plus de ce monde, et pourtant elle est toujours très présente, donc c'est bien la preuve que je vis encore quelque part dans le passé avec son souvenir. Mais j'en ai pris des leçons que j'applique maintenant. Je ne vis pas uniquement dans la nostalgie.
Et bien sûr que je me retrouve aussi dans le futur — j'ai toute une série de choses à organiser, vous le savez peut-être, je vais organiser une masterclass sur le temps, je vous y invite d'ailleurs. Vous trouverez les informations sur le site oruposa.com dans l'onglet contact.
Mais voilà : ce n'est pas parce qu'on n'applique pas parfaitement qu'on a échoué. C'est la réalité de quelqu'un comme vous, comme moi, qui est encore en chemin. On marche. Habiter son temps, ça n'est pas un état qu'on atteint une fois pour toutes — c'est une pratique quotidienne, et elle peut être imparfaite, et on fera mieux demain. Parce que c'est vivant, et parce que nous sommes humains.
Je ne sais pas si vous le savez, j'ai appris ça quand j'ai fait du judo, plus jeune. En Europe, on a des couleurs de ceinture. Mais au Japon, il y a deux couleurs : la ceinture blanche du débutant, et lorsqu'on a atteint un certain niveau de maîtrise, la ceinture noire. Ensuite, on continue à évoluer, on ajoute ce qu'on appelle des dans — jusqu'à douze dans. Et lorsqu'on est maître, qu'on a acquis ces douze dans, on reçoit une nouvelle ceinture. Et vous savez de quelle couleur est cette ceinture ? Elle est blanche. Deux fois plus large que celle du débutant, mais blanche. Parce qu'elle donne un message très clair : on est toujours en train d'apprendre. On n'a jamais terminé.
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Voilà, huit semaines qui viennent de se terminer. On a parlé du livre, du Mexique, et surtout on a tissé quelque chose autour d'habiter son temps — toute une série de petites choses qui peuvent sembler abstraites mais qui sont concrètes et qui permettent de progresser dans la vie, dans votre temps.
Je reviens avec de l'énergie et je me suis bien préparé pour mettre des choses à votre service à la rentrée.
Il y a trois espaces qui nous attendent.
**HeHo** a déjà redémarré ce lundi 31, un peu en avance. C'est un cercle d'entrepreneurs — un espace pour clarifier ce qui compte vraiment, planifier avec intention, définir ses objectifs annuels, limiter la pression tout en ayant une certaine régularité et le soutien du groupe. C'est humain, bienveillant, et on avance tous dans la même direction : réaliser ses objectifs en fin d'année et pouvoir les célébrer. Il est encore possible de vous inscrire si vous le désirez.
**Le Souffle du Temps**, c'est une retraite professionnelle en petit groupe — maximum huit personnes. Pour ceux qui ont besoin d'un espace, d'un moment *Mā*, de clarté. On va dans une abbaye, loin du bruit, pour se poser, retrouver le fil, voir où on en est dans le cycle, et repartir avec quelque chose de concret. Je vous offre un carnet — le carnet du pèlerin du temps — mais ce n'est pas un carnet pré-rempli, c'est celui que vous allez remplir pendant cette retraite, pour repartir avec des choses qui vous ressemblent.
Et j'ai décidé de lancer **TimeWAY**. TimeWAY, c'est une approche progressive pour passer d'un temps qu'on considère comme complètement subi à un temps qu'on habite beaucoup mieux. Ce n'est pas être télétransporté — ça avance étape par étape, dimension par dimension. Si vous voulez en savoir plus, allez sur oruposa.com, dans l'onglet TimeWAY. Chacun d'entre nous est à un moment différent dans sa relation au temps, et chacun a besoin de choses différentes — TimeWAY vous l'offre, depuis les bases avec TimeBASE jusqu'à TimeCORP ou TimeSENSE qui va parler de vos émotions et de votre cerveau.
Tout ça est sur le site oruposa.com.
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Comme vous le savez, ici dans *Entre-temps*, on ne cherche pas à remplir le temps. On apprend tout doucement à l'habiter.
Je suis Jean-Claude, Chronotier. Les Carnets d'été se referment aujourd'hui. On se retrouve très bientôt pour une nouvelle saison — et la semaine prochaine, vous aurez le trailer. Un rappel : mercredi prochain, il n'y aura pas d'Heure du Temps, je serai en vol.
Prenez soin de votre temps. Prenez soin de lui, parce que ce n'est rien d'autre que votre vie.
À très bientôt dans *Entre-temps*.
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*Merci d'avoir pris ce moment Entre-temps avec moi. Si cet épisode a résonné en vous, je vous invite simplement à le partager avec quelqu'un qui pourrait en bénéficier — ou encore mieux, à me laisser un petit mot. Vos retours sont précieux et ils nourrissent cette belle aventure du temps. Tous les épisodes et des ressources complémentaires sont disponibles sur **oruposa.com**, rubrique podcast.*
*Et surtout, prenez bien soin de votre temps — car au fond, ce n'est rien d'autre que votre vie.*
*À très bientôt dans Entre-temps.*