Speaker #0Je suis nulle, je suis moins bien que ma copine, que ma collègue. Tu sais ces petites phrases de dévalorisation silencieuse, celles que tu ne prononces pas forcément à voix haute, mais que tu penses presque tout le temps. Eh bien c'est souvent une habitude ancienne qui t'a permis de rester aimé, accepté, en sécurité. Aujourd'hui, je ne vais pas te dire de les arrêter, je vais t'aider à comprendre, à repérer les automatismes et comprendre pourquoi ils se mettent en place. Bienvenue dans « Et si tu t'écoutais autrement ? » Mon podcast, je suis Aude Jeandrot, spécialiste en shiatsu et en mémoire du corps. Donc ce réflexe, presque instinctif, spontané en tout cas, parce que tu ne le réfléchis pas, ça se fait tout seul, cette petite phrase assassina, qui vient te dire que tu n'es pas à ta place, tu n'es pas la meilleure, que tu ne dois pas déranger, tu ne dois surtout pas te mettre en avant, qu'à l'idée saugrenue. Eh bien, c'est un héritage. Souvent, soit de ce que tu as vécu dans ton enfance, soit une répétition d'un fonctionnement de ton père, de ta mère. Moi aujourd'hui, je t'invite à écouter cet épisode en entier et à le réécouter ensuite si tu as besoin de prendre des notes. Mais écoute-le d'abord une première fois parce qu'on va voir ensemble dix façons de te dévaloriser en silence et d'où elles viennent. Donc écoute pour ressentir avant de partir avec ta tête et de noter. vraiment ressent. D'abord, si tu minimises ce que tu fais, que tu te dis que ce n'est pas si bien que ça, que tu aurais pu faire mieux, que ce n'est pas si important ce que tu viens de réaliser, eh bien rends-toi compte que tu te rends petite pour éviter les tensions, pour éviter, dans l'enfance, d'être trop visible. Si tu mets un bémol immédiat à ce qui va bien dans ta vie, par exemple, Ça va bien au boulot, ça va bien dans ta vie de couple, mais tu te justifies. Oui, mais ça ne va pas durer. Ou tu mets une limite. Oui, mais on sait bien que tout ne peut pas aller bien tout le temps. Il y a forcément un moment où ça ne va pas aller. Eh bien là, c'est comme si exister pleinement, être sans nuance dans le bonheur, c'est un risque. Donc, il faut absolument que tu mettes ce bémol pour éviter ce risque. Cette façon de mettre un bémol immédiat à ce qui va bien, c'est une façon de te protéger, d'éviter le danger. Tu doutes même quand ce que tu fais ou ce que tu dis est juste. Tu sais très bien que ce que tu as fait, par exemple au travail, c'est bien fait. Mais tu vas aller demander une validation extérieure. Tu peux aussi le décliner dans ta vie personnelle. Tu dois ou tu as envie de déménager. Tu ne vas pas le faire sans en avoir parlé à plusieurs personnes qui vont te donner leur avis, comme si tu ne pouvais pas toute seule prendre cette décision, comme si tu devais forcément douter de ce qui émane de toi. Et bien dans ces cas-là, ton corps, il a vraiment une mémoire qui n'est pas la recherche de la vérité, qui est la recherche de la sécurité. Je me sécurise en demandant l'avis des autres tout le temps, pour tout. Tu te compares systématiquement. Ah, c'est assez fréquent, je le vois souvent avec les femmes que j'accompagne. Cette comparaison qui t'amène à dire que ta sœur, ton amie, ta collègue a fait mieux, a fait les choses plus vite, qu'elle a été plus loin que toi, que sa réussite est plus brillante, qu'elle au moins, elle a réussi son mariage, sa vie de famille et sa vie professionnelle alors que toi non. Eh bien, cette comparaison quasi permanente, épuisante en plus, C'est une manière de ne pas prendre ta place, comme si tu avais une injonction qui t'interdisait de prendre cette place, comme si tu n'avais pas le droit d'être toi tout simplement. Tu t'excuses d'exister, ça aussi c'est fréquent. Tu t'excuses de prendre la parole. Tu t'excuses de donner ton avis les jours où tu oses le plus. Tu t'excuses de demander quelque chose, de ressentir, d'être en retard, même pour deux minutes. tu t'excuses tout le temps, eh bien, souvent derrière ça, c'est une façon d'anticiper le rejet avant qu'il arrive. C'est-à-dire que si je m'excuse avant que l'autre me rejette, peut-être qu'il ne me rejettera pas. Donc tu vois bien encore que c'est un mécanisme de protection que tu mets en place. Comprends bien que, écouter ton corps, ça commence par ressentir et pas par penser. Ressens tout ce que je te dis, et j'en ai encore. 5 autres à te proposer, d'accord ? Des façons de te dévaloriser et des origines. Donc si tu sens... que ça te parle, que ça résonne en toi, eh bien c'est peut-être le bon moment de te libérer de tout ça. Et moi, je te propose un accompagnement sur tes mémoires du corps en visio. Un suivi complet sur 5 séances. Toutes les infos sont dans la description de l'épisode, on ne va pas en parler maintenant, d'accord ? Mais c'est vraiment un suivi complet. Et si tu doutes, si tu as des questions, si tu as besoin qu'on fasse connaissance avant, tu utilises la visio des clics 30 minutes offertes pour faire connaissance. Mais reprenons le fil de ce podcast et des façons de te dévaloriser. Tu fais passer ton besoin avant celui des autres de manière systématique, c'est tout le temps. Même si tu sens que ce n'est pas en accord à l'intérieur de toi, que tu n'as pas envie de ça, tu le fais quand même. Eh bien, c'est parce que te choisir, c'est risquer de perdre le lien. Si tu te fais passer avant, est-ce qu'on te considérera encore ? perdre le lien avec l'autre, tu vas systématiquement, comme un automatisme qui n'est pas réfléchi, qui n'est pas pensé, tu vas te faire passer après. Et franchement, est-ce que ça te fait du bien ? Tu mets ton ressenti en doute. C'est un peu différent de ce qu'on a pu déjà évoquer parce que dans ce cas-là, tu vas dire je dramatise. Si par exemple, tu te sens blessée par une amie, tu vas te dire je dramatise, j'exagère, c'est moi qui amplifie les choses, c'est pas si grave ce qu'elle a fait. Cette manière de toujours mettre un doute sur ton ressenti, c'est quelque chose que tu as appris très tôt, que ton ressenti n'avait pas d'importance, que ce que tu ressentais n'avait pas de vraie valeur, c'est ce que ressent l'autre qui est prioritaire. Tu vois bien quel schéma familial se met en place sur ce genre de choses. Ça peut même être hérité, c'est-à-dire que tes parents pouvaient eux-mêmes fonctionner comme ça. Ça peut remonter à plusieurs générations ce genre de choses. Donc prends le temps de réfléchir à comment fonctionnent tes deux parents. Ça peut être un des deux, parfois ça peut être les deux. Et de voir à combien de générations remonte ce schéma. Attendre d'être parfaite pour te montrer, c'est le huitième point dans cette dévalorisation silencieuse. C'est-à-dire que tu considères que celle que tu es aujourd'hui n'est pas parfaite, n'est pas aboutie. Tu mets les mots que tu veux et que tu pourras vraiment te montrer quand ce sera parfait. Par exemple, mon corps n'est pas celui que je veux. J'ai 4 kilos à perdre, j'ai 10 kilos à perdre. Je me mettrais en maillot de bain ou j'irais à la piscine quand je pourrais avoir perdu du poids. Bah oui, quelle idée de te montrer comme ça imparfaite. Quel risque ça te fait courir de te montrer imparfaite ? Parce que c'est bien ça la question. Tu te protèges en fait de l'exposition. Tu te protèges du regard, du retour des autres, d'un rejet. de ne pas être aimé, de ne pas être accepté comme tu es. Attendre d'être parfaite, c'est une illusion, mais ça te protège. Ne pas reconnaître ce que tu traverses, c'est le neuvième point de cette dévalorisation silencieuse. Ne pas reconnaître ce que tu traverses, c'est souvent cette posture de tu tiens, tu dis que ça va, tu souris même, alors qu'intérieurement ça ne va pas, tu peux même être détruite intérieurement. Mais surtout ne pas le montrer, ne pas le faire voir. garder ce masque, ce sourire, ce « ça va ? » « Oui, ça va. Vous êtes nombreuses à faire ça. Je sais bien, je vous entends. » Et comprends que cette posture de « ça va » alors que ça ne va pas, c'est une façon d'anesthésier ce que tu ressens. C'est une façon de faire taire la souffrance que tu peux ressentir. Et tu peux faire ça depuis longtemps, depuis très longtemps. Dans certains cas, des décennies. Dans d'autres cas, depuis l'enfance. Ça peut être un réflexe. très vieux, qui te protège en fait de ce que tu ressens et de l'intensité de ton ressenti, de tes émotions. Ça peut faire taire ta colère ou ta peur. Le dixième et dernier point qu'on va aborder aujourd'hui sur cette dévalorisation silencieuse, c'est le fameux « je dois y arriver seul » . Eh ben oui, quelle idée saugrenue de demander de l'aide, quelle idée saugrenue de dire à quelqu'un que tu as besoin d'un coup de main. Ce serait montrer une faiblesse, ce serait te montrer vulnérable. Donc ce serait prendre un risque de montrer cette faille en toi. Comprends bien que la dévalorisation, si tu la mets en place, si tu l'as mise en place même depuis longtemps, c'est parce que tu te protèges. Ce n'est pas forcément un manque de confiance. Ce n'est pas tellement que tu te crois nul, c'est que tu te protèges. Et quand tu comprends que cette protection n'a plus forcément lieu d'être aujourd'hui, quand tu arrives à libérer ça en séance, Tu vas te sentir plus calme. Tu vas pouvoir arrêter de lutter contre toi-même. Tu vas pouvoir faire des choix plus simples parce qu'ils seront plus en accord avec toi et plus en réponse à un schéma de protection. Si tu te reconnais dans un ou plusieurs de ces points, tu n'as pas à te corriger. Tu n'as pas à arrêter ce schéma. Tu dois en fait aller libérer ce dont tu te protèges si c'est de croire que tu dois te comporter comme ça pour rester en lien. Parce que c'est la seule manière d'être en sécurité. C'est ça la problématique à aller travailler. C'est ça que tu as à libérer. C'est ce qui est derrière ce fonctionnement de dévalorisation. Écouter ton corps, ce n'est pas comprendre avec ta tête. C'est ressentir ce que tu as mémorisé pour commencer à t'en libérer. J'espère que cet épisode t'a parlé. Que tu as pu mieux comprendre, mieux ressentir ton schéma de fonctionnement. N'hésite pas à le partager à une amie si tu as besoin. Tu n'oublies pas que tu peux aussi réserver ta visio des clics pour qu'on puisse faire connaissance et voir comment je peux t'accompagner. Moi, je te donne rendez-vous lundi prochain pour un nouvel épisode. Et d'ici là, passe une belle semaine. Prends soin de toi.