Speaker #0Peut-être que toi aussi, tu as appris à faire. Tu sais, à avancer, même quand tu trouves que c'est lourd ou pesant, tu continues. Parce que c'est ce que tu as appris à faire. Tu as appris à écouter ta tête, à comprendre, à expliquer. Et ton corps, tu l'as un peu mis de côté. Pas parce que tu ne l'aimes pas, mais parce que tu as besoin de tenir. Il faut que tu tiennes. Et pourtant, ton corps, c'est toi. Et lui, il se souvient de tout. Bienvenue dans « Et si tu t'écoutais autrement ? » mon podcast, je suis Aude Jeandrot, spécialiste en Shiatsu et en mémoire du corps, et je t'aide à comprendre ce qui te bloque, ce qui crée cette dissonance en toi. Tu sais, aujourd'hui, si tu te sens fatigué, tendu, parfois en décalage, ce n'est pas un échec, c'est pas que quelque chose est cassé, c'est que tu as fait comme tu as pu, avec ce que tu avais au point de départ, tu t'es adapté. Tu t'es protégé, tu as trouvé des stratégies et tu as avancé avec ce que tu avais, avec ce que tu pouvais faire. Et peut-être même que tu as beaucoup travaillé sur toi avec ta tête. Tu as compris ton histoire, tu as mis des mots, donné du sens, bravo, tu peux être fier de toi. Et malgré tout, tu sens qu'il reste quelque chose, une sensation que ce n'est pas complètement intégrée, comme si tout ce que ta tête avait compris n'était pas descendu jusque dans ton corps. Comme s'il y avait cette dissonance entre le corps et la tête. Parce que la tête, parfois, elle a compris, mais le corps n'a pas suivi. Ils ne sont pas au même tempo. Il y a vraiment... C'est ce mot que j'aime, cette dissonance entre les deux. Ça ne veut pas dire que le dialogue est complètement rompu. Ça veut dire qu'ils ne sont pas sur la même mélodie, l'un et l'autre. Tu sais pourquoi tu réagis comme ça, tu sais d'où ça vient. Et pourtant, ton corps continue de se tendre. Tu sais que tu es en sécurité, mais tu ne te sens pas vraiment apaisé. Ton corps reste en vigilance. Tu réagis au moindre bruit, par exemple. Tu sursautes quand il y a des voix fortes, alors que ta tête te dit que tout va bien. Mais ton corps, lui, n'est pas d'accord. C'est ce genre de dissonances, qui ne sont pas forcément dramatiques, mais qui te polluent et qui te mangent de l'énergie. Parce que tu as le droit de ralentir. de te poser, mais quelque chose t'en empêche. Et c'est ce décalage, vraiment, que je veux que tu arrives à sentir, à comprendre. Cette dissonance entre ton corps et ta tête, elle est fréquente. Tu n'es pas la seule à la porter. Et ce n'est pas, tu n'as pas assez travaillé, parce que c'est ce que j'entends souvent, encore samedi, dans un rendez-vous, où elle me disait, mais je ne comprends pas, pourtant j'ai travaillé sur moi pendant des années, et je sens qu'il y a encore quelque chose qui bloque. Mais oui, c'est simplement que ça... tête et son corps n'étaient pas sur cette même mélodie, que sa tête avait compris des choses que son corps continuait à porter parce qu'il avait encore besoin de libérer certaines mémoires, certaines émotions verrouillées à l'intérieur de son ventre et de sa gorge. C'est que ton corps a besoin d'être entendu, c'est pour ça que tu peux avoir cette dissonance entre les deux. Je sais que c'est pas toujours quelque chose d'évident à percevoir, à comprendre, donc si tu as des questions, n'hésite pas. à me contacter, je te réponds avec plaisir. Parce que tu sais, ton corps porte bien plus que ce dont ta tête se souvient. Ton corps, lui, il a gardé la mémoire de tout ce que tu as vécu. Pas seulement les événements marquants, tu les connais, mais aussi il a gardé la mémoire des émotions que tu as retenues, des moments où tu as dû t'adapter, voire te suradapter alors que tu avais envie de te reposer, des fois où tu as fait passer les autres avant toi. Et cette mémoire commence très tôt en fait. Elle commence dès ta conception, dès la grossesse, parce que s'il y a une émotion forte qui est vécue par ton entourage, tu la captes in utero et elle peut te marquer, et elle peut te faire naître avec une émotion qui en fait ne t'appartient pas et qui peut t'encombrer au cours de ta vie. Et tes premières relations des fois vont être en résonance avec cette émotion mémorisée. Et puis parfois même, La mémoire que porte ton corps n'est pas la tienne. Ce sont des schémas familiaux, des injonctions. Chez les femmes, je retrouve très souvent des injonctions à se sacrifier pour l'autre, à répondre aux besoins de l'autre et des injonctions transmises depuis des générations de femmes. Et ce n'est pas pour ça qu'il faut continuer à les porter. Tu as le droit de les défaire, de les dénouer ces injonctions. Tu as le droit de te foutre la paix. Des fois aussi, ce qui est transmis, c'est des silences. On est obligé de se taire, de ne pas dire les choses, des tabous. Tu peux être obligé de tenir, quoi qu'il en coûte, quels que soient les sacrifices. Tu peux aussi avoir une mémoire de ne pas déranger, parce que la femme ne doit pas déranger, elle doit se faire discrète. Et ton corps, il n'a pas inventé tout ça, il l'a hérité, il l'a mémorisé. Et c'est ça qui peut te polluer, t'amener à des schémas répétitifs. Tu comprends bien que si l'injonction familiale depuis des générations, c'est la femme doit se taire, tu comprends bien l'incidence que ça a sur ta vie. Donc ton corps, lui, il n'a pas inventé tout ça. Il porte des choses et il s'est organisé pour que tu puisses continuer malgré ses mémoires. Et donc il a mis en place des stratégies, des systèmes de survie pour pouvoir fonctionner malgré ça. Mais ça crée ce décalage, cette dissonance entre ta tête et ton corps, entre ce que dit ta tête et ce que dit ton corps. Et le rythme auquel tu vis aujourd'hui, ce n'est peut-être pas ton vrai tempo à toi. C'est celui que tu as appris. adaptée, pour être forte, pour rester debout, pour avancer, malgré ces mémoires qui t'encombrent. Et ce tempo t'a aidé à un moment donné, il était nécessaire pour que tu puisses avancer. Mais aujourd'hui, si tu écoutes ce podcast, c'est parce que ce tempo, eh bien il te pollue. Que ce soit dans la fatigue, ce soit parce qu'il te ralentit, parce que tu ne te reconnais pas vraiment, parce que tu vis encore des schémas répétitifs que pourtant tu as compris avec ta tête et pourtant tu les refais. C'est la manière qu'a ton corps de te dire qu'il n'en peut plus, qu'il veut fonctionner autrement. Il ne veut pas fonctionner contre toi, il veut fonctionner avec toi. C'est pour ça que c'est important de prendre conscience de cette dissonance entre ton corps et ta tête, de comprendre que tu peux mettre les deux d'accord parce que tu es les deux un corps et une tête, et que revenir à ton vrai tempo, à cette harmonie entre le corps et la tête, ça ne va pas changer qui tu es. Tu ne vas pas avoir peur de ça. Tu vas juste retrouver toi et faire la paix avec toi. C'est autorisé à faire ce premier pas pour renouer vraiment le dialogue avec toi-même. Et pour ça, franchement, d'expérience, le corps a besoin de sécurité, de régularité, d'un espace où il n'a pas besoin de se défendre. Parce que si ton corps porte des schémas qui l'encombrent, il doit très certainement aussi avoir une notion plus ou moins aiguë d'insécurité. Donc il ne peut pas se poser et lâcher ça n'importe quand, n'importe comment. Il ne suffit pas à ta tête de dire « allez, vas-y, lâche le corps » . Ça ne marche pas. Il faut accepter d'enlever les couches étape par étape, à ton rythme à toi. Il n'y a pas deux rythmes identiques. C'est pour ça qu'il n'y a pas non plus une manière de travailler unique. Il faut que le travail, chaque séance, se cale sur toi, sur tes besoins, pour pouvoir libérer tes mémoires en douceur. Parce que tu n'es pas la même personne que ta voisine, tu n'es pas la même personne que ta sœur. Si tu en as une, et votre vécu, et vos mémoires ne sont pas les mêmes, même s'il peut y avoir des choses communes. Donc c'est pour ça que ton suivi doit être individuel absolument. Et moi ce que je vois, quand on laisse de la place à ton corps, pour qu'il puisse exprimer tout ce qu'il a mémorisé, séance après séance, c'est qu'il commence à lâcher. Et pas en force, parce qu'il n'a pas besoin d'aller en force. Il lâche parce qu'il se sent écouté, respecté. et qu'il peut enfin se libérer. Et c'est exactement dans cet état d'esprit-là que j'ai créé Libre d'être moi. C'est un accompagnement, en plusieurs séances, en visio, en mémoire du corps, pour laisser le temps à ton corps de déposer les mémoires qu'il a, à son rythme, ce qu'il porte parfois depuis longtemps. Tu comprends bien que quand ça remonte à plusieurs générations, ton corps ne peut pas lâcher ça d'un claquement de doigts. Il a besoin de se sentir écouté et sécurisé. Si tout ce que je te raconte là, tu sens que ça fait une résonance en toi, ou que ça génère déjà une forme de détente, de dire « je comprends mieux pourquoi je sens cet espace de décalage que je n'arrivais pas à nommer » , eh bien fais-toi confiance. Dans ces cas-là, tu peux aller lire la description de l'épisode, tu verras, je te mets toutes les informations sur Libre d'être moi. Et tu prends le temps dont tu as besoin. Parce qu'écouter ton corps, ça commence par ressentir. Ressentir ce qui est juste pour toi. ressentir ce dont tu as besoin. Si tu as des questions, je te réponds avec plaisir. Tu peux réserver la visio des clics, elle est là pour ça aussi. C'est 30 minutes pour faire connaissance, pour que tu puisses me poser tes questions et qu'on puisse voir ensemble sur quoi on peut travailler. Donc n'hésite pas à commencer par cette étape-là qui te permettra de voir si le courant passe entre nous, si tu te sens en confiance. Et c'est primordial pour le travail que tu as à faire. Donc j'espère que cet épisode t'a parlé. N'hésite pas à le partager à quelqu'un. À qui tu as pu penser en écoutant cet épisode, en te disant que ça pourrait lui servir ? Et en attendant qu'on puisse discuter toutes les deux, je te souhaite une belle semaine et je te donne rendez-vous lundi prochain. Prends soin de toi.