Speaker #0Si tu te dis souvent « ça va, ce n'est pas si grave » alors que ton corps est fatigué, tendu ou à bout, t'en peux plus, eh bien viens parlons-en, parce que peut-être que ce n'est pas que tu vas mal, c'est peut-être tout simplement que tu es au bout de quelque chose qui n'est plus juste pour toi. Et je crois vraiment que ce début d'année, c'est le bon moment pour se poser ce genre de questions. Alors je t'emmène avec moi travailler sur ce sujet aujourd'hui. Bienvenue dans mon podcast de Si tu t'écoutais autrement. Je suis Aude Jeandrot, praticienne en mémoire du corps et shiatsu, en visio et au cabinet. Et je t'accompagne si tu as envie d'être mieux avec toi, d'être plus au calme à l'intérieur et de t'écouter vraiment. Beaucoup de femmes arrivent en séance à mon cabinet ou en visio en me disant « Je n'ai pas vraiment de raison d'aller mal et pourtant je suis là. Oh, il y a pire que moi ! » Je devrais m'estimer heureuse. Oui, mais pourtant, elles sont là. Et peut-être que leur corps dit autre chose que leur tête. Parce que leur corps, la plupart du temps, me montre des signes importants de fatigue persistante, de tension, que je vais le plus souvent retrouver dans le ventre ou au niveau de la nuque et de la tête. Ou alors elles sont en saturation, elles n'en peuvent plus, tout les agresse, tout les épuise, et elles ont l'impression de tout subir sans plus avoir le choix. Et c'est un vrai décalage, une vraie dissonance entre leur corps et leur tête. Et tu le sais si tu me suis ou si tu es déjà venu me voir, je te parle souvent de cette dissonance entre le corps et la tête, parce que c'est pour moi un vrai sujet, et que quand on le comprend, on peut enfin changer les choses. Parce que si ta tête dit « je n'ai pas de raison d'aller mal » , mais que ton corps lui n'en peut plus, c'est bien qu'ils ne sont pas d'accord et qu'ils ne te disent pas la même chose. Ta tête veut croire que tu vas bien parce que c'est rassurant. Mais ton corps, lui, te dit qu'il y a des choses à régler. Ce n'est pas forcément dramatique, mais c'est important de le faire. Tu ne peux pas ignorer la moitié de toi-même. Tu ne peux pas être que dans ta tête. De même que tu ne peux pas être que dans ton corps. Tu es les deux, un corps et une tête. Et moi, je t'invite à être à l'équilibre entre les deux. Et il faut bien comprendre que cette dissonance qui te pousse à croire que tu n'as pas vraiment de raison d'aller mal, qu'il y a pire ailleurs, Et bien cette dissonance-là, elle va surtout se percevoir chez des femmes qui sont solides, qui sont comme des rocs, qui tiennent coûte que coûte, sans s'écouter, qui vont gérer tout ce qu'il y a à gérer. Sauf elle. Celle qu'elle oublie, c'est elle et toi. Toi, tu en es où ? Est-ce que tu penses à toi ? Ou est-ce que tu t'oublies ? Est-ce que tu es dans cette dissonance de ta tête qui veut absolument te faire croire que ça va et que tu n'as pas matière à te plaindre ? Alors que ton corps lui crie qu'il ne va pas bien. Parce que ton corps te donne des signaux. Et tu es la mieux placée pour les écouter. Ce qu'il est important sur ce sujet des signaux du corps de comprendre, c'est que parfois les signaux sont anciens. Parce que tu peux porter des schémas depuis l'enfance, des schémas voire même dont tu as hérité qui ne te vont pas. Donc ils sont vieux, très vieux. Non pas que tu es vieille, soyons d'accord mais... vieux parce que tu les portes depuis tout le temps, que ce n'est pas des mécanismes que tu as mis en place l'année dernière. Et ces mécanismes, tu es peut-être arrivé au bout. Ils ne sont peut-être plus justes pour toi aujourd'hui. C'est-à-dire que si tu mets en place dans l'enfance un mécanisme pour survivre, par exemple, au fait que tu te sentes abandonné par tes proches, ils peuvent être là matériellement, mais ils ne sont pas là émotionnellement. Et cet abandon que tu ressens, qui est une véritable souffrance pour toi, il faut bien pouvoir y survivre. Donc tu mets en place une protection, une armure. Sauf que 20-30 ans plus tard, cette armure, tu l'as toujours, qu'elle est devenue trop lourde à porter et qu'elle te bloque dans ce que tu veux vivre aujourd'hui. Et c'est là que se joue la dissonance. C'est-à-dire que ta tête te dit, mais ok, tout va bien, regarde ta vie aujourd'hui. Mais ton corps, lui, te dit, ça ne va pas parce que tu portes un vieux schéma, parce que tu portes un vieux mécanisme qui t'épuise et qu'il est temps d'en changer. Et c'est pour ça que c'est important de te demander Ce que tu as appris dans ta famille, est-ce qu'on t'a appris à tenir, à ne pas déranger, à faire passer les autres avant toi ? C'est des fois des héritages, des transmissions conscientes et des fois c'est pas conscient parce que ta mère, ta grand-mère fonctionnait aussi comme ça. Et dans ces cas-là, tu as hérité de ces mécanismes et d'une loyauté qui t'impose de faire comme ta mère, comme ta grand-mère. C'est pour ça qu'aujourd'hui, j'aimerais vraiment que tu te demandes De quoi tu as hérité ? Quel est ce mode de fonctionnement que tu as aujourd'hui et qui n'est plus juste pour toi ? Parce que même si tu ne le perçois pas, il y a un sens à ce que tu vis aujourd'hui, il y a un sens à cette dissonance entre ton corps et ta tête. Concrètement, observe-toi dans ton quotidien. Est-ce que tu fonctionnes sans véritablement de joie ? Est-ce que tu remets à plus tard ce qui te concerne toi et uniquement ce qui te concerne ? Toi, et tu fais dans les temps tout ce qui est pour les autres. Est-ce que tu te sens vide, jamais complètement nourri ou en difficulté pour te nourrir ? Est-ce que tu soupires tout le temps ? Et tu ne t'en rends pas forcément compte, c'est des fois les autres qui te disent mais qu'est-ce que tu as à soupirer ? Est-ce que tu te sens fatigué tout en me disant je suis fatigué mais c'est normal, de toute façon je suis tout le temps fatigué. Et puis de toute façon je ne devrais même pas me plaindre d'abord. Si tu as une ou plusieurs... de ses façons de fonctionner. Ce n'est pas une faiblesse. Ce n'est pas que tu es bancale. Ce sont des signes que tu vis dans un schéma qui n'est plus juste pour toi aujourd'hui. Donc prends conscience à quel moment tu te forces à faire quelque chose qui ne te va pas. Qu'est-ce que tu tolères et qui en fait t'épuise ? Et tu peux commencer par les trois prochains jours ou sur la semaine si tu peux, ce serait l'idéal. Notez ! chaque jour, ce qui t'a mangé de l'énergie et ce qui t'a apporté de l'énergie. Et si tu fais ça, si tu fais ce simple exercice, mais note-le pour pouvoir le relire et faire le bilan, tu vas identifier des choses peut-être que tu vas pouvoir développer parce qu'elles te font du bien et des choses que tu vas pouvoir réduire ou modifier parce qu'elles te mangent de l'énergie. Ce que je te propose aussi, si tu as envie de pouvoir travailler un peu plus en profondeur sur le sujet, C'est de t'envoyer un carnet avec des exercices que tu pourras faire. C'est simple, tu me contactes par mail ou tu me fais un message sur Insta pour pouvoir le recevoir. C'est comme tu veux. Mon compte Insta, il est à mon nom, au genre de mot, c'est facile. Tu peux aussi réserver une visio découverte pour qu'on discute, que je puisse t'aider à faire le point. Cette visio découverte, c'est 30 minutes gratuites pour t'aider. Vraiment, c'est ça l'objectif de ce temps de découverte. C'est où est-ce que tu en es aujourd'hui ? Qu'est-ce que j'entends dans ce que tu dis, dans ce que tu ne dis pas ? Et quelles sont les pistes que tu peux mettre en place ? Et puis si tu as envie, tu peux réserver une séance en visio ou au cabinet, sachant que je suis en train de travailler sur une offre qui sera spécifique à la visio et qui va normalement sortir dans le courant du mois de janvier. Voilà, je referme cette parenthèse, mais tu as des outils, tu as des moyens de pouvoir sortir de là. Et si tu en es là aujourd'hui, Eh bien, je pense qu'il est temps de faire autrement et que ce début d'année, c'est le moment pour toi, si tu es en train de m'écouter, de t'autoriser à enfin faire ce qui est juste pour toi et pas forcément ce qui est juste pour les autres. Pour pouvoir avancer, donc je te l'ai dit dans cet épisode, mais je te le redis de manière plus claire, je t'invite à t'observer. Quand est-ce que tu te fais mal ? Quand est-ce que tu ne te respectes pas ? Quand est-ce que tu n'es pas juste avec toi ? Identifie ces moments-là. Est-ce que c'est des personnes qui font que tu sors de ce qui est juste pour toi ? Est-ce que c'est dans les choses à faire ? Par exemple, tu es épuisé mais tu ne peux pas t'empêcher de tout faire chez toi parce que ta maison doit absolument être clean. Pourquoi ? Si tu es fatigué, la priorité c'est le repos. Ce n'est pas que ta maison soit une maison témoin. Donc, identifie ça. À quel moment tu te fais mal et tu t'obliges ? Ensuite, Essaie tous les jours de te demander ce que tu ressens dans ton corps. Quels signaux est-ce qu'il t'envoie ? Est-ce qu'il t'envoie des signaux de fatigue ? Est-ce qu'il t'envoie des signaux de tension ? Ça peut être un peu partout dans le corps, ça peut être des zones localisées. Écoute ce que ton corps te raconte. Et puis, quand tu as identifié ce que ton corps te dit, pose-toi la question est-ce qu'il y a déjà des moments dans ta vie où tu as ressenti ça ? Si par exemple tu te rends compte que tu as des tensions dans le ventre, des douleurs un peu diffuses. Pose-toi la question dans les années précédentes, dans les décennies précédentes, est-ce que tu as déjà ressenti ces tensions diffuses dans le ventre ? Est-ce que tu as déjà ressenti ça, même plus léger ? Ça va t'aider aussi à cheminer et à comprendre des fois des liens entre ce que tu vis aujourd'hui et ce que tu as pu vivre dans le passé. Comprends bien que si tu as dans ton placard Une jupe à fleurs, que t'as doré les fleurs il y a dix ans, mais qu'aujourd'hui t'aimes les vêtements unis, et que tu veux t'obliger à la mettre. Tu ne vas pas être bien dans cette robe à fleurs. C'est pas qu'elle ne te va pas, c'est que t'es pas bien dedans. Eh bien, c'est la même chose si ce que tu vis aujourd'hui n'est plus ajusté à qui tu es, ne correspond plus à tes goûts, à tes besoins d'aujourd'hui, mais que tu t'obliges comment tu veux être bien. Et pourquoi tu continues comme ça ? C'est pour ça qu'il est temps de te demander « qu'est-ce que je ne veux plus cette année ? » Et tu écris tout ce que tu ne veux plus. Et après, tu verras ce que tu veux. Quelle est ta priorité là-dedans ? Qu'est-ce que tu mets en place en premier ? Quelles sont les étapes ? Mais avant d'en arriver à ça, il faut déjà commencer à te dire « qu'est-ce que je ne veux plus cette année ? » Je sais que ton mental peut s'emballer, que ton mental il veut déjà être à la ligne d'arrivée, mais il faut déjà prendre le départ. Et le départ c'est « je prends conscience que ce que je vis aujourd'hui n'est pas juste pour moi et je vais changer les choses étape par étape. » Tu ne vas pas mal, tu es peut-être simplement au bout de quelque chose qui n'est plus juste pour toi. Et t'écouter, écouter ce que dit ton corps, ce n'est ni de la faiblesse, ni de l'abandon, c'est commencer à te respecter. Et moi ce que je te souhaite pour cette nouvelle année, c'est pas de révolutionner ta vie, c'est d'être bien avec toi-même, de t'écouter et d'enfin faire les choix. Pour toi, pas dicté par des mécanismes de survie, pas dicté par des loyautés familiales, juste te foutre la paix et faire des choix pour toi. C'est ça que je te souhaite cette année. Et je me le souhaite aussi par la même occasion. Si cet épisode t'a parlé, tu n'hésites pas à le partager à une amie qui le peut aider aussi. Si tu veux le carnet, tu me fais ou un mail ou un message sur Insta. Et tu peux aussi réserver une visio, un rendez-vous. selon ce que tu as envie, tu vas sur mon site aujandro.fr Moi je te dis à lundi prochain et je te souhaite une très belle semaine. Écoute-toi, tu es une femme formidable. T'as juste besoin d'un coup de pouce pour crayonner en pouce. A bientôt !