Speaker #0Ta gorge ne se serre pas par hasard, elle étouffe ce que tu n'as pas osé dire. Ce n'est pas ta voix qui est fragile, c'est ton histoire qui pèse encore dessus. Tu vois, beaucoup de femmes que j'accompagne ont régulièrement la gorge serrée, la voix qui s'éraille, la gorge qui gratte. Mais la vérité, c'est que ta gorge ne bloque pas parce que tu es fragile, elle bloque parce qu'à l'intérieur, Il y a quelque chose que tu n'as pas dit, et parfois à toi-même. Ça peut être des phrases avalées pour éviter un conflit. Ça peut être des vérités que tu as retenues pour ne pas blesser. Des colères d'enfant que tu as tues parce que tu n'avais pas le droit de les exprimer. Ou des choses que tu ne veux pas te dire à toi-même. Alors ton corps prend le relais, il garde tout pour toi. Et tu ranges ça dans ta gorge, c'est un peu lourd. Alors ta voix s'éraille. Alors, t'as une boule dans la gorge ? Et aujourd'hui, je vais t'expliquer pourquoi ce ressenti n'est pas anodin et comment ta gorge peut révéler des loyautés, des non-dits familiaux que tu continues à porter, parfois même sans t'en rendre compte. Bienvenue dans cet épisode 24 de « Et si tu t'écoutais autrement ? » Ta gorge se serre. Ce n'est pas un hasard, c'est un non-dit. Bienvenue dans « Et si tu t'écoutais autrement ? » Le podcast qui t'aide à te retrouver, à te libérer de ce qui t'alourdit et remettre de la douceur et de la bienveillance là où ça coince. Je suis Aude Jeandrot et ici je te donne des clés pour t'écouter en profondeur et transformer ta vie de l'intérieur. C'est parti pour le nouvel épisode. Ta gorge, c'est la zone de communication entre le mental et le corps. C'est ce qui les relie tous les deux. C'est aussi le passage entre l'intérieur et l'extérieur. Avec l'air que tu respires et que tu expires. C'est là aussi que tes émotions vont se transformer en mots. Ce que tu ressens dans ton corps, tu le verbalises. Et quand tu retiens, ça peut aussi être là que ça bloque. Si par exemple tu veux dire non mais tu te tais. Ou que tu voudrais exprimer une colère et qu'au lieu de ça tu fais bonne figure et tu souris. Eh bien tu fais des nœuds dans ta gorge. Tu enfermes des choses dedans. Si tu aimerais dire j'ai besoin de toi. mais que c'est coincé et que tu ne le dis pas, à nouveau tu fais un nœud. Et ton corps, il va traduire ce ou ces nœuds que tu as faits. Ta gorge va se serrer, elle peut aussi se bloquer. Tu peux avoir une sensation un peu d'oppression thoracique. Comprends bien que si tu fonctionnes comme ça, c'est parce que tu ne peux pas exprimer ce que tu ressens au moment où tu le ressens. Ou alors parce que tu as besoin de te protéger de quelque chose. Ça peut être, par exemple, pour éviter de réveiller une peur que tu as déjà connue. La peur d'être rejetée, la peur d'être jugée, abandonnée si tu dis vraiment ce que tu penses. Et ton corps, eh bien, il traduit ça. Donc quand tu as une sensation dans la gorge, essaie de voir à quoi ça peut faire référence. Je me souviens d'une cliente comme ça qui était en séance. Elle m'expliquait un peu sa vie, pourquoi elle était là. Sa voix était normale. Et puis, à plusieurs moments, sa voix s'était raillée. Elle, elle ne l'a pas remarqué, elle a continué. Et moi, j'ai noté, une fois. Ok, ça peut arriver. Deux fois. Trois fois. Quatre fois. À la quatrième fois, je lui dis, est-ce que vous avez remarqué que votre voix s'était raillée ? Oui, c'est parce que j'ai dû prendre froid, ce n'est pas grave. Je lui dis, vous êtes sûr ? Vous n'avez pas remarqué que les quatre fois, vous avez parlé du même sujet ? Donc là, elle s'est arrêtée un peu, interloquée. Et je lui dis, les quatre fois, vous m'avez parlé de votre mari, quand votre voix s'était raillée. Donc je lui dis, vous n'êtes pas obligée de me répondre à moi, mais peut-être qu'il y a quelque chose que vous avez besoin de vous dire à vous-même, le concernant, et qui bloque. Et là, elle me dit, il m'a trompée, je n'arrive pas à lui pardonner. Et depuis qu'il a fait ça, je me sens moche, et je pense que c'est de ma faute. Sacré problème, non ? Et quand elle l'a dit, sa voix ne s'est pas éraillée. Elle avait libéré quelque chose de lourd. Et de là, on a vraiment pu travailler sur ces notions d'infidélité. Et ça, c'est propre à chacun, je ne juge pas. On peut avoir des raisons. Et ce qui importe, c'est ce qui regarde les deux partenaires. Donc dans son cas à elle, de voir comment elle vivait ça, pourquoi ça avait impacté autant la confiance en elle. Ça l'avait vraiment dévasté en fait et... Au final, ce n'est pas tellement à lui qu'elle en voulait, c'était à elle-même. De se dire qu'elle n'avait rien vu, qu'elle n'était pas assez bien pour le retenir. Et de cette croyance du pas assez bien, quand on a creusé ça, elle s'est mise à pleurer. Et sa voix s'est à nouveau éraillée. On a creusé encore un peu plus loin et on est tombé sur des mémoires transgénérationnelles de sa grand-mère et de son arrière-grand-mère, du côté de sa mère. Des femmes qui avaient été abandonnées par leur mari. Il y en a une, son mari était parti au STO, Service de Travail Obligatoire pendant la Deuxième Guerre Mondiale, et en fait, il n'avait pas voulu revenir à la fin de la guerre alors qu'il était vivant. Mais il n'avait pas souhaité revenir auprès d'elle. Et elle ne pouvait pas le dire, elle ne pouvait pas l'accepter. Donc elle n'a rien dit, aucun mot n'est sorti. Et sa mère avant elle avait aussi été abandonnée par un homme. Un peu l'histoire qu'on peut dire en rigolant, il est parti chercher du lait, il n'est jamais revenu, mais c'était ça. Et là, pareil, elle n'avait rien dit, c'était un secret, un tabou. Donc en creusant, en interrogeant d'autres personnes âgées de sa famille, elle a fini par avoir les informations et elle a compris que finalement, ce pas assez bien, eh bien ça ne venait pas que d'elle. Et elle a surtout compris comment libérer sa gorge de cette voix qui s'éraille et aussi... De la boule qu'elle pouvait ressentir par moments et qu'elle pensait être de la colère. Et en fait, ce n'était pas tellement de la colère par rapport à ce qu'elle avait vécu. C'était surtout tous ces non-dits qui pesaient très lourd. Je peux te donner un autre exemple pour te montrer comment ta gorge peut révéler des choses extrêmement intéressantes. Une autre cliente, elle avec une sensation de boule dans la gorge en permanence, comme une envie de pleurer qui ne sort pas. Elle me dit « Pourtant, je n'ai pas vécu de deuil, je n'ai pas de raison d'avoir cette tristesse que je ressens, mais j'ai vraiment cette boule-là qui me pèse, que je ne sens pas tous les jours, mais presque. » Donc pareil, médicalement, il n'y avait rien, elle a fait tous les examens nécessaires, ce qui est un préalable important pour aller creuser après autrement s'il n'y a rien. Dans son enfance, assez rapidement, on a identifié que chez elle, l'obligation était de se taire. Il n'y avait que les adultes qui avaient le droit de parler à table. Les enfants n'avaient pas le droit. Ils devaient manger, écouter les adultes, se débarrasser, sortir de table. Et aucun de ses deux parents n'exprimait d'émotions. Nite, elle n'a vu aucun de ses parents, ni père ni mère pleurer. Elle n'a pas de souvenir de les avoir vus être en colère. Ils n'exprimaient rien. Donc elle a appris à ne rien exprimer. Ça ne voulait pas dire qu'elle ne ressentait rien. Ça voulait dire que tout était bloqué. Au niveau de la gorge, les émotions n'étaient pas exprimées, n'étaient pas nommées. Et elle a appris à ne pas faire d'histoire, donc à ne pas dire, à ne pas se raconter elle. D'ailleurs, elle avait plutôt tendance à dire, dans ma vie, il n'y a rien d'extraordinaire, il n'y a rien à raconter. Ok, si, si, il y avait plein de choses à raconter en réalité. On a vraiment travaillé pour comprendre cette injonction au silence qu'il y avait dans sa famille. Cette injonction au silence sur les émotions, cette injonction au silence sur les enfants. Qu'est-ce que les enfants ne devaient pas dire ? Pourquoi est-ce qu'ils ne devaient pas parler ? Ce n'était pas qu'une question d'éducation dans sa famille, c'était beaucoup plus fort que ça. Ça a révélé que toutes les femmes de sa famille depuis des générations ont été réduites au silence, d'une manière ou d'une autre, avec la violence quand c'était nécessaire, mais elles ont été réduites au silence. Et elle portait ce blocage qui la réduisait elle aussi au silence. Sa gorge portait le poids de cette histoire familiale, le poids de cette loyauté. Tais-toi pour ne pas mettre les autres en danger. La femme doit être réduite au silence. Imagine à quel point comme c'est lourd à porter. Et ce travail qu'elle a fait, qu'elles ont fait toutes les deux, pour pouvoir comprendre ce que leur gorge enfermait, ce qu'il y avait besoin de libérer. Si toi aussi tu as ces ressentis-là, tu peux faire le même travail. Tu en es parfaitement capable. Il y a une solution. à ce que tu ressens il y a des choses à comprendre et des mots à poser alors la prochaine fois écoute bien quand ta gorge se sert c'est un signal ou un rappel en tout cas que tu retiens des choses chaque noeud dans ta gorge c'est un mot que tu n'as pas osé dire ou c'est t'es pas le moment de le dire ça peut être une vérité coincée ça peut être une émotion qui frappe à la porte et qui utilise ta gorge Et quand tu les continues à les retenir, ton corps continue à les porter, ta gorge continue à faire des nœuds, à faire des boules. Alors la prochaine fois que ta gorge te serre, je t'invite vraiment à te dire, non pas c'est rien, comme tu l'as déjà fait, ça ne marche pas, mais à te poser une vraie question. Je vais t'en proposer trois. Qu'est-ce que je retiens de dire ? Qu'est-ce que je m'empêche de dire ? Qu'est-ce que j'avale pour éviter un conflit ? Quel silence je porte qui ne sont peut-être pas les miens ? Parce que ton corps, je te le répète, Et c'est important parce que c'est vraiment une des choses primordiales pour moi. Ton corps n'est pas ton ennemi, il est ton allié. On a besoin d'être en équilibre entre notre corps et notre tête, on est les deux. On n'est pas qu'une tête et on n'est pas qu'un corps, on doit prendre soin des deux. Ton corps, il ne veut pas t'empêcher de parler. Il veut t'aider à prendre ta parole, à prendre ta voix et à la libérer. Alors si tu sens que ta gorge parle plus fort, qu'il y a des mots, des émotions à libérer, je peux t'accompagner pour dénouer ce langage du corps. Tu peux prendre un rendez-vous avec moi directement en mémoire du corps ou un pas vers toi si tu préfères qu'on échange d'abord pour voir si le courant passe entre nous et si on peut travailler ensemble. Mais souviens-toi que ta gorge ne bloque pas pour rien, elle attend que tu l'écoutes. Alors apprends à l'écouter. Si tu as des questions, je te réponds avec plaisir. Tu peux partager cet épisode à une amie. Tu peux t'abonner pour le recevoir chaque lundi dans ta boîte mail. Moi, je te souhaite une belle semaine. Tu prends soin de toi et je te donne rendez-vous lundi prochain. À bientôt.