Speaker #0Bonjour, si je te demande comment ça va dans ta vie et que tu fais partie de ces personnes qui répondent ça va mais c'est dur, j'ai l'impression de toujours lutter, même quand les choses devraient être simples, elles finissent par être compliquées. Et parfois tu finis par croire que c'est normal, que la vie c'est lutter. Et si tu sortais de ce schéma ? Bienvenue dans Et si tu t'écoutais autrement, je suis Aude, praticienne en Shiatsu et mémoire du corps. Ici, je ne cherche pas à te dire que si tu as des pensées positives, ça suffira à changer ta vie. Je t'amène à comprendre ce qui se répète, les fonctionnements qui t'épuisent, à t'écouter autrement. Parce que ce qui t'épuise aujourd'hui a commencé il y a bien longtemps. Quand je pense à la vie qui est dure et qu'il faut toujours lutter, je pense à une femme. Quand elle est venue me voir, elle me disait « je suis fatiguée » . Tout est toujours dur, difficile. Sa vie en soi, ce n'était pas une catastrophe. Elle avait fait des études, elle travaillait. Elle tenait bon, mais tout lui demandait des efforts. Dans ses études universitaires, lors de ses premiers partiels, la note la plus importante, elle s'en souvient encore, elle a eu 2 sur 20. Et ce qui l'a surtout profondément marquée, c'est la notation de la professeure à côté. qui avait écrit en gros, en rouge, « Changer d'orientation, c'est urgent » . C'était ce qu'elle voulait faire, depuis toujours, ces études-là, et rien d'autre. Alors elle s'est accrochée, en se disant qu'elle allait faire plus d'efforts, remettre en question sa façon de travailler, et travailler plus. Elle a redoublé, et elle a travaillé encore plus. Elle s'est battue. Pendant toutes ses années universitaires, chaque année, elle s'est battue pour y arriver. Elle a déployé des efforts incroyables. Et elle a obtenu son diplôme. Puis elle a vu un emploi qui lui plaisait. Alors elle a postulé et elle a reçu un joli courrier lui disant « Félicitations, vous êtes deuxième pour le poste » . Elle a du coup accepté autre chose, un emploi qui lui plaisait moins. Et quand un poste similaire au premier s'est ouvert, forcément, elle s'est précipitée pour postuler. Et une semaine avant l'entretien, elle a eu un accident de voiture. Pas quelque chose de grave, mais elle avait des tensions cervicales et portait une minerve. Et elle avait des médicaments pour la douleur qui, ma foi, l'altéraient un peu par moment sa capacité à réfléchir. Elle est quand même allée à l'entretien. Parce qu'elle s'est dit que ce n'était pas grave, qu'elle était capable de surmonter ça, qu'elle avait fait pire et que c'était juste un effort supplémentaire à faire. L'entretien a été éprouvant parce que ça lui a demandé beaucoup de concentration et la douleur était vive vers la fin de l'entretien. Elle est sortie dépitée en se disant qu'elle était recalée et qu'elle avait perdu sa dernière chance. Pourtant, elle avait l'impression d'avoir tout donné de cette battue autant qu'elle le pouvait. Puis la personne qui avait été choisie pour le poste, parce qu'encore une fois, elle était deuxième, s'est désistée et c'est elle qui a été appelée. Mais tu vois, à chaque moment de sa vie, à chaque fois que c'était important pour elle, elle doit se battre, elle doit lutter, fournir des efforts. impressionnant pour y arriver. Et elle a appris, au fil des temps, que c'était normal de fonctionner comme ça. Financièrement, c'est pareil. Elle galère. Elle travaille beaucoup, énormément. Elle prend les heures supplémentaires quand il y en a. Les missions supplémentaires quand elles sont proposées. Elle fait tout de son mieux, mais elle se tient péniblement à flot, la tête hors de l'eau, mais toujours en luttant, toujours avec des efforts incroyables et une dépense d'énergie. Elle ne peut que être fatiguée, franchement. Et quand elle est arrivée, la première fois qu'on s'est parlé, elle ne parlait pas de loyauté. Elle me disait « je crois que je lutte pour tout, tout le temps » . C'est vrai, c'est tout à fait ce qu'elle faisait. Ce qu'elle n'avait pas vu, c'est qu'elle a commencé à lutter comme ça bien avant ses études. En fait, elle luttait déjà pour se faire une place dans sa famille, pour exister aux yeux de ses parents, qui elle était invisible. face à une grande sœur qui prenait tout l'espace, qui était présentée comme la plus belle, la plus intelligente, brillante, pour qui les études étaient faciles. Et en fait, il n'y avait pas vraiment de place pour elle. Elle n'était pas attendue, pas désirée, et du coup pas valorisée. Alors elle a appris très tôt que pour exister face à une sœur présentée comme aussi belle et brillante, il n'y a qu'une solution, c'est se battre, s'accrocher, tenir, lutter. Et c'est ce qu'elle a fait. Mais sauf que depuis... Elle est toujours dans ce système de lutte et de combat perpétuel. Elle se bat pour réussir. Elle se bat pour être reconnue, elle se bat pour être aimée. Et elle se bat même pour se reposer, parce qu'elle s'interdit de se reposer tout en en ayant besoin. Et à force, si tu fonctionnes comme elle, tu finis par croire que la vie c'est ça. Que si ce n'est pas difficile, ce n'est pas la vie. Que si ce n'est pas difficile, ce n'est pas sérieux. Et tu sais, si tu te dis que souvent c'est dur, qu'il faut que tu t'accroches, que tu n'auras rien si tu ne fais pas d'efforts. J'ai trois questions pour toi. Est-ce que tu stresses quand ça te paraît simple ? Est-ce que quand tout va bien, tu t'attends presque aux complications ? Et si la vie devenait plus simple, plus facile, est-ce que cela chez toi génère une peur, un stress, selon l'intensité ? Et ça c'est super intéressant que tu te poses ces questions-là, parce que c'est là que tu vas pouvoir mettre le doigt sur une partie du problème qui te concerne. Parce que je te parle de cette femme, C'est son histoire à elle. Il faut adapter avec la tienne et comprendre toi ce qui s'est joué. Ce n'est pas forcément dans le regard de tes parents. Donc aujourd'hui, tu as peur de quoi si la vie devient facile ? Est-ce que tu crois que si c'est trop facile, c'est que tu n'as pas de valeur ? Est-ce que tu crois que si c'est trop facile, tu vas trahir des gens de ta famille que tu as toujours vu lutter pour s'en sortir ? Est-ce que tu crois que si c'est facile, c'est que tu n'existes pas vraiment ? Le problème, ce n'est pas tellement que la vie est dure, c'est surtout que la lutte est devenue pour toi, dans ce cas de figure-là, un mode de fonctionnement. Parce que si tu as grandi, comme ma cliente, en ayant dû lutter pour exister, si tu as dû te battre pour prouver ta valeur, eh bien ton corps, lui, il reste en alerte. Ça ne s'arrête pas parce que tu es devenu adulte. Ton corps, il est toujours en tension, prêt à encaisser, prêt à réagir. Et ça, c'est épuisant, parce qu'en fait, il est en mode de vigilance. Et ça nécessite une énergie permanente. On n'a que lieu d'avoir 100% de ton énergie pour ta vie. Tu en as peut-être 80 ou 70%, le reste est mobilisé dans cette vigilance et cet état d'alerte pour préparer et pouvoir anticiper le problème qui ne va pas manquer d'arriver, t'en es sûr. Vraiment, c'est important que tu comprennes que, comme pour ma cliente, c'est pas un problème de chance. C'est en fait une façon de fonctionner, une fidélité à une stratégie que tu as dû mettre en place à un moment donné. Tu vois bien avec elle, quelque part elle n'a pas eu le choix pour survivre à cette famille sans amour pour qui elle n'existait pas, parce que c'est le constat. Eh bien, elle a dû se battre pour pouvoir survivre à ça, pour pouvoir grandir sans amour et sans soutien. Et sa lutte a été sa manière de se révolter et de tenir le coup. au moment où elle l'a mise en place, c'était la meilleure solution pour elle. Sauf qu'elle est restée dans ce schéma-là, parce que c'est hyper compliqué de prendre conscience de ça tout seul. Et c'est pour ça que, de prendre conscience de quoi tu as peur, pour identifier en fait à quel moment tu as mis cette stratégie en place, et que tu n'es plus obligé aujourd'hui d'être fidèle à cette stratégie. Tu as le droit d'adapter un fonctionnement nouveau calé sur ta vie d'aujourd'hui. Et tu ne vas pas sortir de cet état de lutte en lisant un livre ou en te répétant ça va aller ou d'autres phrases positives, ça ne suffira pas. Parce que ce schéma de fonctionnement, il s'est inscrit à un moment où tu devais survivre à quelque chose. C'est pour ça que la première chose que tu peux réellement faire pour toi, c'est te poser les questions que je t'ai posées tout à l'heure. Tu peux réécouter l'épisode pour les noter, sinon tu les as en description de l'épisode. Donc c'est te poser ces questions-là. pour vraiment comprendre sur quoi s'est posée cette stratégie de lutte. À quel moment dans ta vie tu as cru que c'était la seule solution ? Et quand tu remontes à cette origine, tu vas pouvoir commencer à avancer. Et c'est en faisant cette introspection que c'est possible. Et si c'est compliqué pour toi de le faire toute seule, c'est exactement ce que je travaille dans mon nouvel accompagnement, se libérer du poids du passé. Si tu veux plus d'infos, elles sont en description. Tu peux aussi réserver ta visio des clics pour qu'on se parle directement. C'est 30 minutes que je t'offre pour que tu m'expliques où tu en es. Ça ne t'engage à rien. Tu peux très bien t'arrêter là. Ce n'est pas un problème. Si je t'accompagne sur ces 30 minutes, c'est déjà un plaisir. Mais en tout cas, sache que si tu as cette sensation que ta vie est une lutte, c'est peut-être le moment de fonctionner autrement, de pouvoir faire les choses avec plus de fluidité et retrouver de l'énergie. Tu l'as mérité. J'espère que cet épisode a été clair. Si tu as des questions, je reste à ton écoute. Je te donne rendez-vous lundi prochain pour un nouvel épisode. Je te souhaite une belle semaine. Prends soin de toi.