Speaker #0Tu as un projet qui te tient à cœur, tu as envie d'avancer, et pourtant au moment de passer à l'action, à chaque fois quelque chose te bloque. Tu doutes, ou alors tu te disperses, tu pars à faire mille choses en même temps, ou tu remets à plus tard. Et au final, tu te dis, mais pourquoi j'ai encore pas avancé ? Pourquoi je m'empêche d'avancer ? Moi aujourd'hui, je te propose que nous regardions ce mécanisme autrement. Et si cet auto-sabotage n'était pas ton ennemi ? mais une part de toi qui essaie de te protéger. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de « Et si tu t'écoutais autrement ? » . Je suis vraiment heureuse de te retrouver aujourd'hui pour ce 45e épisode. Et si tu me suis depuis un moment, tu sais que je parle beaucoup du corps, des mémoires et des schémas inconscients. Et ce que j'observe encore et encore, c'est que ce n'est pas le manque de motivation qui nous freine, c'est ce qui se passe à l'intérieur de nous. Aujourd'hui, on va parler de ce mécanisme d'autosabotage et surtout, on va voir pourquoi il existe, à quoi il te sert en réalité et comment tu peux t'en libérer. L'autosabotage, souvent on en parle comme un défaut, un manque de volonté, un problème de discipline, le fameux si tu veux tu peux. Si tu n'arrives pas à faire ton projet, c'est que tu n'as pas assez de volonté, c'est que tu ne mets pas assez d'efforts. Donc si tu n'y arrives pas, c'est de ta faute. Comme ça, double peine, tu n'y arrives pas et en plus tu culpabilises. En réalité, l'autosabotage, quand tu repousses un projet, quand tu n'oses pas te montrer, quand tu doutes, quand tu te disperses, quand tu remets tout en question et parfois tout le temps et tu t'épuises à tout le temps douter de toi, à tout le temps remettre en question ce que tu fais, et bien cette réalité de l'autosabotage, c'est en résonance avec ton histoire. Je vais te donner un exemple d'une femme qui a fait une formation artistique. Mais à la sortie de ses études, elle n'a pas osé se lancer. Parce qu'elle avait peur de ne pas y arriver. Peur de ne pas avoir le talent nécessaire. Donc elle a pris un emploi. Qui paye, mais qui l'ennuie. Elle est malheureuse dans ce poste, c'est ce qu'elle dit elle-même. Mais en même temps, elle a une forme de sécurité financière. Donc elle se sent coincée quand elle vient me voir. Elle a une quarantaine d'années. Et elle est vraiment dans cet état de me dire « mais je suis malheureuse » . Et en même temps, quand je l'interroge sur ce qui l'a fait vibrer, ses yeux s'allument quand elle parle de l'art. Et bien, à chaque fois qu'elle a eu une occasion d'exposer, et elle en a eu, elle a toujours trouvé une raison de ne pas le faire. Ce n'est pas le moment. Elle n'avait pas assez de tableaux. Ils n'étaient pas au bon format. C'était trop loin. Toujours une raison. Et elle a plein de créations, plein de tableaux partout chez elle entassés, qu'elle ne montre à personne. Lors de la première séance, je lui ai demandé pourquoi. Au lieu de se concentrer sur ce qui ne va pas dans son travail, elle ne l'utiliserait pas comme un tremplin. C'est-à-dire que ce travail, oui, il ne lui plaît pas. Et au fond d'elle, elle n'a pas envie d'y rester. Mais au lieu de voir tout ce qui ne va pas, l'épuisement, le côté malheureux dans son poste, elle se disait en fait, la sécurité qu'il m'apporte, c'est une opportunité formidable pour moi de me laisser le temps de mûrir le projet que je veux vraiment et de le lancer dans les meilleures conditions pour moi. Donc au lieu... de s'apesantir sur la souffrance liée à ce travail, elle en retire ce qui est positif pour elle, pour pouvoir avancer. Et ensemble, nous avons exploré pas à pas ses peurs. Il y avait cette peur de ne pas avoir de talent, là où son père, lui qui était aussi un artiste, n'avait jamais osé lancer sa carrière. Il est mort sans l'avoir fait. Elle avait aussi la peur quelque part de faire mieux que lui, donc de trahir son père. La peur du jugement des autres, si je montre mes œuvres et que ça ne plaît pas. ou qu'on me dit que je n'ai pas de talent, que je ne suis pas légitime. Et nous avons beaucoup travaillé sur cette notion que l'art est quelque chose de très subjectif. Moi, ce qui va me toucher artistiquement, ce n'est pas forcément ce qui va me toucher artistiquement, parce que nous sommes différentes, parce que nos sensibilités sont différentes, et parce que ce qu'on peut attendre de l'art est différent. Il y a des gens qui vont chercher une reproduction, si on reste sur le côté pictural, une reproduction fidèle d'un paysage. Il y en a qui vont chercher une émotion, il y en a qui vont chercher les différentes façons de comprendre et d'interpréter. On n'a pas la même attente. Alors pourquoi croire que son art doit plaire à tout le monde ? Nous avons toutes les deux travaillé sur six séances. Le résultat, c'est qu'au bout de ces six séances, où on a démêlé toutes ses peurs, toutes les imbrications de son schéma d'autosabotage, elle a lancé sa première exposition. Et aujourd'hui ? Elle est en train de monter son plan pour se laisser un an pour quitter son emploi et réaliser son projet. Cet exemple te montre que l'autosabotage, ce n'est pas un manque de motivation, tu le vois bien chez elle, elle avait envie. C'est ce qui l'animait quand elle en parlait, ses étoiles dans les yeux, son visage qui s'illuminait quand elle parlait de son art. On voyait bien que c'était ce qui la faisait vibrer. C'était pas non plus de la paresse, elle peignait beaucoup, elle restait toujours à l'affût des expositions, mais elle s'empêchait de le faire pour rester en sécurité. Et avec un peu de travail, cette peur peut être... être transformée en moteur. C'est ce que j'ai fait avec elle. Si tu te dis tout le temps, je ne suis pas assez, pas assez constante, je ne suis pas assez persévérante, je n'ai pas assez de volonté. Si tu es tout le temps pas assez, eh bien moi je te propose que nous regardions les choses sous l'angle de la mémoire. Ton comportement, il a un sens, il a une raison d'être. Et au lieu de te condamner d'être dans ce comportement aujourd'hui, essaie de comprendre. ce qu'il vient te dire. Parce que quand tu veux évoluer, prendre ta place, t'exposer, si on reste sur cette notion artistique, mais tu peux t'exposer de plein de manières. Aujourd'hui, beaucoup s'exposent sur les réseaux sociaux, par exemple. Si tu veux t'engager autrement, si tu veux gagner plus et que tu bloques, c'est que ton corps a une mémoire qui lui fait analyser ton envie comme un danger potentiel. Le danger, il n'est pas forcément réel, il n'y a pas forcément un ancrage réel dans la vie d'aujourd'hui. Il va être plutôt émotionnel et en lien avec ton histoire. Résultat pour toi, c'est que réussir, c'est dangereux, donc tu t'empêches de réussir. Pourquoi ? Est-ce que dans ta famille, c'est pas bien vu de prendre sa place ? Il vaut mieux faire profil bas, rester discret et ne pas se faire remarquer, ne pas avoir un cheveu qui dépasse. Ou est-ce que réussir, c'est source de tension, par exemple dans la famille, et auquel cas, tu ne vas pas te permettre de réussir ? Est-ce qu'être visible, c'est dangereux parce que c'est être exposé à des critiques, ou potentiellement à des agressions ? Est-ce que vouloir être autonome, ça veut dire être seul ? Toi, c'est des exemples que je te donne. Mais toi, dans ton histoire à toi, comment ça résonne, ça ? Et la mémoire du corps, c'est vraiment cette compréhension autrement. du mécanisme d'autosabotage dans lequel tu es. C'est je reste où je suis parce que je suis en sécurité. Si je doute, je ne prends pas de risque. Si je me disperse, si j'avance sans avance, c'est-à-dire je fais un pas, mais je m'éparpille dans tous les sens et au final, je n'avance pas vraiment. J'évite le danger. Si tu fais le lien entre ton histoire, même partiellement, et ce qui te bloque aujourd'hui, si tu as envie d'aller plus loin et d'être accompagné, pour transformer cet autosabotage, cette peur en moteur. Donc je te propose la visio découverte, 30 minutes pour faire le point ensemble, voir où tu en es et si nous pouvons travailler toutes les deux. Et je te propose également de m'envoyer un mail à mieux-être@jeandrot.fr Tu le retrouveras dans la description, ne t'inquiète pas. Donc tu m'envoies un mail pour être informé du nouveau programme d'accompagnement qui sort en mars avec un prix de lancement particulier. Et je préviendrai en priorité les personnes inscrites quand il sera totalement finalisé. Je suis en train de le terminer. Et moi, je t'écrirai à ce moment-là. C'est sans engagement de ta part. Tu auras juste les infos et tu verras si ce programme est fait pour toi. La bonne nouvelle pour transformer ton autosabotage en allié, parce que c'est ça que je te propose, c'est que tu n'as pas besoin de t'épuiser à lutter contre toi. La première chose que tu peux faire, la première étape, c'est de t'observer. Quand tu... Déjà d'observer quand tu bloques. Est-ce que c'est sur des sujets particuliers ? Est-ce que c'est sur tout ? C'est-à-dire, est-ce que c'est plus, par exemple, sur le professionnel, sur le pro, sur des projets ? Quand tu bloques, donc sur quoi tu bloques ? Et de quoi tu cherches à te protéger ? De quoi tu as peur, en fait, dans ce projet, dans ce changement professionnel dont tu as envie ? L'idée, ce n'est pas de te dire qu'est-ce qui ne va pas chez moi, mais de quoi j'ai peur ? Quel est le risque si je me lance ? La deuxième étape, c'est que tu notes tout ça. les sujets sur lesquels tu bloques, ce qui te fait peur, le risque que tu penses avoir à vivre ce projet, et tu essaies de mettre ça en lien avec ton histoire familiale, la tienne comme celle de ta famille. C'est pour ça que je parle d'histoire familiale. Prends l'exemple de grands-parents qui avaient un commerce florissant, sauf que ce commerce qui fonctionnait très bien a attiré la jalousie de la famille de la grand-mère, qui leur ont tourné le dos. Et donc, pour ces gens-là, avoir ce commerce florissant, c'était... perdre la famille. Donc si je réussis, je perds les gens que j'aime. Comment tu veux que les générations suivantes, si elles ne déprogramment pas ça, s'autorisent à réussir ? Puisque ce qui est inscrit, pardon... Dans l'histoire familiale, dans la mémoire familiale, c'est ça. Réussir, c'est perdre les gens qu'on aime. Ça ne donne pas vraiment envie de réussir, tu ne trouves pas ? C'est pour ça que c'est vraiment important de comprendre ce mécanisme d'autosabotage dans la résonance familiale. Avant de se quitter, j'aimerais vraiment que tu retiennes trois choses. L'autosabotage, ce n'est ni un défaut, ni un manque de valeur, ni un manque de compétence. C'est une protection acquise. par ton histoire et ton histoire familiale. Et tu peux la transformer, tu n'es pas obligé de rester là. C'est toi qui décide. Et si tu veux être accompagné, tu peux m'envoyer un mail ou réserver ta visio des clics, on en a parlé tout à l'heure. Dans le prochain épisode, la semaine prochaine, je vais te proposer d'aborder un autre mécanisme que je rencontre souvent. Pourquoi tu anticipes tout ? Pourquoi tu as du mal à lâcher ? Et comment tu peux retrouver confiance en toi sans t'épuiser ? Je te souhaite une belle semaine. C'était un plaisir comme à chaque fois d'être là avec toi sur ce moment. Prends soin de toi. A bientôt.