Speaker #0Tu sais ce que tu veux, mais tu repousses constamment ou très souvent. Tu réfléchis beaucoup, mais tu n'avances pas. Tu contrôles, tu anticipes et tu te fatigues. Tu te dis souvent que c'est un manque de motivation, un manque de confiance, que tu pourrais faire un effort. En réalité, en séance, moi j'observe autre chose. Quand tu n'avances pas comme tu le veux, quand tu réfléchis trop et que ça te bloque, c'est plus Un manque de sécurité qu'un problème de motivation ou de confiance. Dans cet épisode, je te montre comment l'insécurité s'exprime concrètement dans ta vie quotidienne et pourquoi, tant que ton corps est en alerte, comprendre ne suffit pas. Bienvenue dans « Et si tu t'écoutais autrement ? » , mon podcast. Je suis Aude Jeandrot, spécialiste en shiatsu et en mémoire du corps. J'aide les femmes qui veulent se libérer des schémas qui leur pèsent et les empêchent d'être elles-mêmes et bien avec elles-mêmes. La première chose que j'aimerais te partager sur cette notion d'insécurité ou de manque de sécurité, c'est qu'il y a une différence importante entre l'insécurité ponctuelle et l'insécurité forte. D'abord, bien sûr, il y a une notion de temporalité. L'insécurité ponctuelle, tu as un événement précis que tu peux rattacher. à ce ressenti. Tu as un début et une fin. Et quand la situation change, ton niveau d'insécurité se réduit. Alors qu'une insécurité de fond, elle est là souvent depuis longtemps, parfois depuis toujours, c'est-à-dire depuis que tu es né. Tout dépend du climat dans lequel tu arrives, de la famille dans laquelle tu viens au monde. Et cette insécurité dans ces cas-là, quand tu es sur une insécurité de fond, elle s'active même quand tout va bien à l'instant présent. Parce que ce n'est pas ce qui se passe aujourd'hui qui crée l'insécurité dans ce cas-là, c'est ce que ton corps a mémorisé avant. Ensuite, tu as un lien à la réalité, on vient de l'évoquer rapidement, c'est-à-dire que dans l'insécurité ponctuelle, tu as quelque chose de concret qui crée cette insécurité, et ton sentiment est proportionnel à ce que tu vis, et ton corps est capable de revenir au calme. Alors que quand tu es dans une insécurité de fond, Ton corps réagit à un danger constant. Ton corps est en permanence en décalage entre ce que tu vis dans ton présent et le niveau d'insécurité qu'il génère. Parce que ton corps anticipe un danger possible, même probable selon lui. Ce n'est pas quelque chose d'hypothétique, il se sent réellement en danger et pour lui le danger va arriver. Ensuite, l'insécurité ponctuelle impacte peu ton énergie. Parce que ça l'impacte un temps, mais ton énergie revient rapidement. Alors que dans une insécurité de fond, ton énergie est tout le temps sollicitée. Imagine, tu as comme une barre de téléphone d'énergie, tu sais, les barres de batterie. C'est ton niveau d'énergie. Quand tu es sur une insécurité ponctuelle, tu peux la vider, mais tu es capable de la recharger. Quand tu es dans une insécurité de fond, tu as 50% en permanence de ta charge de batterie. qui est utilisé pour te protéger. Donc ça veut dire qu'en permanence, tu tournes sur 50% de ton énergie. Comment ne pas être fatigué ? Et tout va te demander un effort important. Tout ce que je te dis là, ce sont des stratégies. Et dans ce cas de l'insécurité de fond, tu vas mettre des stratégies en place pour pouvoir t'en sortir, pour pouvoir survivre à cette insécurité et au danger. Les stratégies en général, c'est l'hypervigilance, le figement, le contrôle plus ou moins permanent et important, et la difficulté à se projeter. Donc tout d'abord l'hypervigilance. L'hypervigilance c'est cet état d'alerte permanent, même sans danger réel. Ton corps en fait va scanner en permanence ton environnement, tes relations, il va en permanence chercher à analyser d'où va arriver le danger. Il ne se dit pas que le danger est possible, il se dit que le danger est réel et qu'il va arriver. Donc dans ce cas de l'hypervigilance permanente, tu vas ressentir une fatigue chronique. Reprends ce que je te disais tout à l'heure sur cette histoire de batterie, de téléphone et que ton énergie est sur le même principe. Ton corps du coup va se tendre parce qu'il attend un danger en permanence, il doit te protéger. Tu vas retrouver plus souvent, en tout cas c'est ce que j'observe en séance, des tensions au niveau de la nuque, des mâchoires et du ventre. Nuc mâchoire parce que C'est là que tu vas bloquer ton stress et tu vas serrer les dents pour tenir le coup et ton ventre parce que c'est ton cerveau émotionnel. Et tu vas avoir dans ces cas-là d'hypervigilance une vraie difficulté à te poser et à te débrancher. C'est hyper compliqué puisque tu es en vigilance. Comment tu veux te débrancher si tu dois réagir au danger qui va arriver ? Et ton mental dans ces cas-là est hyperactif parce qu'il va chercher à tout anticiper pour essayer de prévenir le danger et d'identifier par où il va arriver. La deuxième stratégie que je t'ai évoquée, c'est le figement. Le figement, en fait, pour te le dire autrement, c'est que ton corps, il considère qu'il ne peut pas fuir et qu'il ne peut pas lutter. Donc il se bloque, il s'arrête à l'instant T, il se met en pause. Et du coup, il fiche ton énergie, il se bloque. Dans ta vie, quand tu es dans cette posture de survie, tu vas avoir la sensation d'être bloqué, voire paralysé, sur des moments importants de ta vie ou dans des gestes quotidiens qui sont compliqués. Tu vas avoir une difficulté à passer à l'action. Tu peux aussi avoir une forme de procrastination que tu vis mal, qui peut même générer de la honte et une impuissance à vivre la vie que tu veux avec cette impression d'être éteinte. C'est ça le figement. La troisième stratégie que je t'ai évoquée, c'est le besoin de contrôle. Ça, en général, il est assez simple à comprendre. En tout cas, mes clientes, quand je leur en parle, elles le perçoivent bien. Ce besoin de contrôle, c'est vraiment quand ta sécurité intérieure n'est pas satisfaite, que tu es en insécurité, et du coup ton mental va tout contrôler, tout anticiper pour éviter le danger. Ça va se traduire dans ta vie quotidienne, quand tu es dans ce besoin de contrôle, par une réelle difficulté à lâcher prise. Comment tu veux lâcher prise si tu dois contrôler pour te protéger ? Ce n'est pas possible en fait. Un besoin de tout comprendre, parce que si tu comprends tout, Tu peux anticiper, tu peux satisfaire le mental qui veut absolument être assuré. Il peut y avoir aussi une forme de rigidité et ou de perfectionnisme. Ce n'est pas que ce sont des défauts, c'est que si tu es rigide, en fait c'est une stratégie pour te protéger. Si tu es perfectionniste, c'est la même chose. Et si je fais tout bien, je vais éviter ou réduire le danger. Et enfin, un inconfort face à l'imprévu. Comment accepter avec ? souplesse l'imprévu, quand toi tu as peur du danger et que tu as mis en place une stratégie de contrôle puisque l'imprévu tu ne le contrôles pas. Donc ça vient taper dans tes peurs. Et enfin, la quatrième stratégie, c'est une difficulté à se projeter. Ça veut dire que tu perçois dans ces cas-là l'avenir comme un lieu d'angoisse et de danger potentiel. Donc comment te projeter dans quelque chose qui pour toi est source d'angoisse ? C'est pas que tu dysfonctionnes. C'est que cette difficulté à se projeter, elle va s'exprimer par une incapacité à te représenter un futur clair. Si on te demande où tu en es dans un an, dans cinq ans, tu ne sais pas. Tu peux aussi avoir des projets qui n'aboutissent pas ou au prix d'efforts et d'énergie démesurés. Tu vas avoir tendance à reporter tes choix parce que choisir, c'est avancer vers l'avenir, donc vers le danger potentiel. Et tu peux ressentir une sensation de vide puisqu'il te manque toute cette... Cette capacité à te projeter et à projeter la vie que tu veux. Tout ce que je viens de te lister sur ces stratégies et comment elles se traduisent dans ta vie quotidienne, ce ne sont pas des défauts, mais des réponses de ton corps, de ton mental, des réponses que tu as mises en place face à une insécurité profonde. Le but n'est pas de travailler sur ces mécanismes, mais de trouver l'origine et d'installer la sécurité aujourd'hui, de l'expérimenter. pour créer un nouveau mécanisme de fonctionnement, une nouvelle stratégie. Si tu te reconnais dans certains de ces ressentis, ou que tu as envie d'avancer, je t'offre une visio 30 minutes pour pouvoir échanger, comprendre où tu en es et ce qu'on peut mettre en place ensemble et voir si tu te sens en confiance pour travailler avec moi. Parce qu'un sujet comme ça ne se travaille pas si tu n'es pas en sécurité. En fait, Quand tu actives ces stratégies de survie pour te protéger, c'est efficace à court terme. C'est pour ça que tu les as mises en place. Ce n'est pas pour te faire du mal, c'est parce que c'était le moyen de survivre à l'insécurité ressentie. Mais à long terme, ces stratégies, je pense que tu l'as compris dans ce que je viens de te dire, elles sont bloquantes parce que ton corps reste en alerte, parce que tu te bloques dans des stratégies qui t'épuisent et qui t'empêchent de faire des choix librement pour toi. Donc de comprendre que tu es dans ce schéma-là, selon les stratégies que tu as entendues tout à l'heure, voilà celles qui te parlent, dans lesquelles tu te reconnais. Et ensuite, comprendre pourquoi tu bloques, pourquoi tu as mis en place cette stratégie, c'est un premier pas. Et ensuite, apprendre à fonctionner autrement, c'est important. Parce qu'il y a un véritable impact dans ta vie. La fatigue, les blocages malgré ta motivation, la frustration, la culpabilisation, culpabilité de ne pas pouvoir avancer. Des projets qui se tagnent ou qui se concrétisent difficilement. Tout ça, ce n'est pas plaisant, ce n'est pas ce que tu as envie de vivre. Et ce n'est pas parce que tu es nul, c'est parce que tu portes une stratégie de survie qui t'épuise. Ton corps te protège de ce qu'il perçoit comme un risque, un danger. Et moi, le travail que je te propose, c'est de trouver l'origine de cette insécurité pour ensuite aider ton corps à vivre autre chose, à créer un soutien, une sécurité que tu pourras expérimenter pas à pas à ton rythme Pour ensuite... remplacer cette vieille stratégie d'insécurité par ta capacité toi-même à te sécuriser, à te soutenir toi-même. Parce que ces mécanismes de protection, ils restent actifs tant qu'on ne va pas les défaire. Mais ce n'est pas eux qu'il faut aller travailler. J'espère que tu comprends, c'est l'origine de ces mécanismes. Et en même temps, travailler un nouveau schéma de fonctionnement aujourd'hui. Et c'est pour ça qu'un accompagnement, peut réellement faire la différence sur ce type d'insécurité de fond. Donc aujourd'hui, pour reprendre tout ce qu'on a pu se dire parce que c'est un sujet dense, il y a une vraie différence entre l'insécurité ponctuelle et l'insécurité de fond et comment elle se traduit et impacte ta vie quotidienne. Comprendre, c'est un premier pas, mais ça ne suffit pas. Tant que ton corps reste en alerte, les blocages persistent. Ces stratégies, elles ont été utiles pour survivre. Mais elle te limite aujourd'hui pour faire tes choix, pour créer et vivre ce que tu as réellement envie au fond de toi et pas ce que tu crois pouvoir vivre parce que tu as peur en permanence. C'est pour cela qu'un accompagnement ciblé peut vraiment faire la différence en t'offrant l'expérience de la sécurité, comment te sécuriser par toi-même. Et j'ajouterai que ton corps n'est pas ton ennemi, il cherche juste à te protéger et apprendre à l'écouter autrement. C'est te permettre de vivre ta vie et de faire tes choix sereinement plutôt que de te freiner. Pour aller plus loin, tu peux réserver ta visio 30 minutes, je t'en ai parlé tout à l'heure, je te l'offre, ou rejoindre directement le programme Libérez tes chemins. Tu retrouves toutes les infos sur mon site internet audjandro.fr. En tout cas, je te remercie d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. C'est un plaisir de t'accompagner chaque semaine et je te donne rendez-vous lundi prochain. Pour un nouvel épisode, passe une belle semaine et prends soin de toi.