Speaker #0Tu as tendance à te cacher, tu as l'impression de manquer d'audace, de ne pas oser. Et puis, tu te sens une femme dans la moyenne, comme les autres, banale, rien de plus. Et si tout ça, c'était juste la conséquence d'un autosabotage, et pas toi, pas ce qui te définit ? Eh bien, c'est ce que nous allons voir aujourd'hui dans ce nouvel épisode. Bienvenue dans « Et si tu t'écoutais autrement ? » , le podcast qui t'aide à faire… pose sur le chaos intérieur, à mettre des mots sur ce que tu ressens vraiment au fond de toi, et à retrouver une boussole quand tu te sens perdu. Ici, je te parle de toi, de ce qui t'encombre, de ce que tu caches derrière le fameux « ça va » et surtout de comment t'en libérer pour avancer plus légère. Parce que t'écouter, ce n'est pas égoïste, c'est vital. Je suis Aude Jeandrot, accompagnante depuis 2017. J'ai déjà guidé plus de 1000 femmes vers une meilleure écoute d'elle-même et une capacité à faire les choix qu'elle veut pour elle. Aujourd'hui, c'est à toi que je tends la main. Prête à t'écouter autrement ? C'est parti ! L'autosabotage ou l'art de mettre soi-même sa vie en l'air. C'est ça le thème que je te propose aujourd'hui pour ce douzième épisode de « Et si tu t'écoutais autrement ? » Et pour t'aider à comprendre ce que je veux dire, je te propose un exemple concret. Je vais te parler d'Anne. Anne, à l'école, c'était une élève moyenne. Elle n'était pas brillante, elle n'était pas nulle non plus. Dans la moyenne, juste effacée. Elle savait des choses, elle était capable de répondre, mais elle ne levait jamais la main. Les enseignants, c'était celles qu'ils ne voyaient pas, qu'ils n'interrogeaient pas. Il ne se souvenait même pas forcément de l'avoir eu si elle les recroisait quelques années plus tard. Elle avait intégré sans le savoir. Que faire trop bien, c'était dangereux, c'était dérangé dans sa famille, c'était voler quelque chose à quelqu'un. Elle ne s'en est pas rendue compte si elle a construit sa vie comme ça. Après, elle a trouvé un travail, pas celui qu'elle rêvait, mais un travail raisonnable. où elle s'est montrée sérieuse, investie, avec une conscience professionnelle. Elle s'appliquait, faisait de son mieux, rendait ses dossiers en temps et en heure avec un travail approfondi. Mais à chaque fois, le résultat était même, son chef s'appropriait son travail auprès de la hiérarchie. Et Anne se retrouvait toujours sans reconnaissance du travail fait, sans remerciement. Parce qu'il récupérait aussi bien ses idées que ses réussites. Mais elle, là-dedans, elle le laissait faire. C'était presque normal pour elle. Non pas qu'elle n'en souffrait pas, mais elle pensait que c'est comme ça que les choses devaient être faites. Et puis, au fond d'elle, elle réalise aujourd'hui qu'à ce moment-là, elle ne pensait pas mériter d'être reconnue. Elle pensait que c'était normal d'être traitée comme ça. Et puis, sur le plan sentimental, c'était la même chose, en fait. Elle a rencontré un homme gentil. En tout cas, en apparence, ça c'est ce qu'elle comprend aujourd'hui dans le travail que nous faisons. Parce qu'en fait, jamais de manière frontale, jamais de manière agressive ou ouverte, mais il la critique tout le temps. Des « bah tiens, tu mets ça, pourtant c'est parce qu'il te va le mieux » . « Hum, tu trouves pas que t'exagères un peu quand tu dis que ton chef s'approprie ton travail ? » « C'est normal aussi qu'il fasse ça, c'est le chef » . Ah mais cette tenue-là, franchement, t'es sûre, moi c'est pas ce que je te conseillerais. Mais tout est critiqué en fait. Son apparence est un sujet qui revient très fréquemment, mais tout ce qu'elle fait est objet de critique. Mettez en parallèle que, au travail, son chef s'approprie ses idées, et chez elle, son conjoint la fait douter et la critique, mais de manière très insidieuse, très souterraine. C'est jamais en public. Et il y a un moment qui est un point de bascule. Elle ne le réalise pas plus que ça quand ça arrive. C'est aujourd'hui qu'elle comprend l'importance de cet événement. Elle tombe enceinte. Et toute heureuse, elle l'annonce à sa mère, qui lui répond d'une manière très calme, très posée, et qui lui dit « Heureusement que ta sœur aînée est tombée enceinte avant toi. Tu n'avais pas le droit de lui voler la vedette, c'était à elle l'aînée de tomber enceinte d'abord. » Et là, en fait, ça crée comme une fissure à l'intérieur d'elle. Et quand elle vient me voir, c'est parce qu'elle se sent stressée et elle met en avant le côté professionnel. Ce chef qui s'approprie tout et elle en a assez. Je me souviens de ce premier rendez-vous, elle se sentait vraiment bloquée, elle n'arrivait même pas bien à comprendre ce qu'elle attendait. Elle savait juste que le côté professionnel avec ce chef, ça la fatiguait. Mais elle doutait toujours de tout. Elle doutait même du fait qu'elle avait raison d'être là. Elle recule en permanence, elle se cache et elle ne comprend pas pourquoi. Elle reste dans cette vie moyenne où tout est moyen. C'est vraiment le mot qu'elle utilise le plus. Moi, je dirais tout est gris, il n'y a pas de couleur, il n'y a pas de saveur. C'est une vie, pour elle, qui est morne. Et que finalement, ce n'est pas la vie qu'elle a envie d'avoir. Et on est parti de ce postulat-là. Donc au fil des séances, on a pu faire les liens, mettre en place tout ce que je t'ai raconté tout à l'heure sur son histoire familiale. On a aussi été plus loin, on a mis en évidence le fait que sa mère, en fait, ne voulait qu'un enfant, sa sœur aînée. et que Anne allait arriver parce qu'il fallait faire plaisir aux grands-parents qui voulaient deux petits-enfants. Sans qu'on lui dise vraiment clairement quand elle était enfant, ça n'a pas été formulé comme ça, mais elle a compris très tôt qu'elle n'était pas attendue, pas vraiment voulue, que ce n'était pas elle qu'on voulait voir. Sa sœur par contre, Anne avait une forme de jalousie du fait que pour elle, sa mère la préférait. Il y avait effectivement une notion. Un peu comme ça, puisque sa mère l'avait voulu, donc elle avait plus investi cette fille. Mais surtout, en fait, ce qu'Anne a compris dans le travail qu'on a fait ensemble, c'est que la place de sa sœur n'était pas forcément plus enviable que la sienne. Parce que la sœur portait tous les espoirs de la mère, toutes les attentes. Elle devait réussir là où la maman avait échoué et être la fierté de sa mère. Alors que bien sûr, elle n'avait pas de place. Elle était celle qu'on n'attendait pas. celle qu'il ne devait pas se montrer, celle qui ne devait pas briller. Donc elle a appris dès l'enfance, sans que ce soit formulé, c'était beaucoup de non-dit, mais elle s'est adaptée instinctivement à ce qu'on attendait d'elle. Et donc inconsciemment, elle s'est effacée pour ne pas déranger. Elle a choisi de se mettre dans l'ombre pour ne pas trahir le schéma familial et les attentes de sa mère. Et c'est comme ça qu'elle a mis en place un programme d'autosabotage. finalement par amour pour sa mère et sans même s'en rendre compte ce qu'elle a mis en place dans l'enfance c'était un peu un mécanisme de survie en fait soit elle rentrait en révolte permanente contre sa mère soit elle s'effacer comme ce qu'on attendait d'elle pour pouvoir avancer et le fait que anciens je lui dise mais en fait votre soeur elle porte toutes les attentes elle n'est pas libre ça lui a fait faire un bond parce qu'elle a compris finalement que celle des deux qui était la plus libre, c'était elle si elle sortait de son programme d'autosabotage. Et nous avons travaillé là-dessus, vraiment pour qu'elle comprenne que la place de sa sœur, eh bien elle n'était pas enviable. Et qu'elle, Anne, elle a le droit de briller, de s'autoriser à être elle-même et à sortir de ce schéma familial, puisque finalement sa mère, elle a des blessures qu'elle n'a pas réglées, qu'elle reporte. sur sa fille aînée et dans une autre mesure sur sa seconde fille. Mais ça, Anne, elle n'en est pas responsable. C'est à sa mère de le régler ou pas, ça lui appartient. Mais en tout cas, Anne, elle a le droit de dire je fais le choix pour moi de vivre la vie que je veux et je sors de ce schéma familial qui ne me fait pas de place et qui m'amène à m'auto-saboter pour finalement exister. C'est pas ça exister, c'est pas ça vivre. Je pense que tu comprends. Toi, si tu fais le point sur toi, qu'est-ce que tu mets en place comme autosabotage ? C'est pas forcément évident d'y répondre, prends le temps, tu te poses une fois que t'as fini d'écouter l'épisode, tu écris si tu as besoin, qu'est-ce que tu aimerais faire et que tu ne fais pas, et pourquoi tu ne le fais pas ? Parce que dans les excuses que tu te mets à toi-même pour ne pas le faire, c'est souvent là qu'on va identifier les clés de ton autosabotage. Parce que si tu écoutes l'épisode, je pense bien que ça te parle, l'autosabotage. Revenons donc à Anne, j'ai fait une petite parenthèse. Donc Anne, dans le travail qu'on a fait ensemble, elle comprend que la place de sa sœur n'est pas enviable, que sa mère a des blessures qu'elle n'a pas réglées et qu'elle, elle a le droit de faire autrement. C'est déjà une étape importante. Et c'est surtout, en fait, porter un regard d'adulte sur sa vie, aujourd'hui. Sur la façon dont sa famille fonctionne. Redonner à chacun sa responsabilité. Sa mère sait à elle de régler ses blessures. Et c'est pas le problème d'Anne. Sa sœur... Elle accepte ou pas de rester dans cette relation avec leur mère, c'est son problème en fait. Anne, sa responsabilité à elle, c'est de vivre la vie qu'elle veut. Et donc, s'en suit tout un travail, en séance, parce que c'est pas si évident que ça de définir la vie que tu veux quand tu t'es jamais autorisée à te poser la question. La première chose qu'elle a faite, c'est mettre un peu de distance. Elle leur a moins parlé le temps de pouvoir se créer son espace à elle. Et puis là, les choses ont commencé à s'ouvrir. Elle a commencé par demander un changement de service. Parce qu'elle s'est rendue compte que ça l'épuisait vraiment dans sa vie quotidienne d'avoir ce chef qui l'empêchait d'être elle-même. D'oser dire en fait je suis compétente, j'ai le droit de changer de service, tu te rends bien compte que dans le schéma d'autosabotage où elle n'avait pas le droit de briller, c'est énorme en fait. Et une fois cette étape faite, elle s'est posée dans ce nouveau service, elle y a pris. Elle a pris ses marques et elle a vu que là, ses collègues étaient contents de travailler avec elle, qu'on reconnaissait ses compétences. Et puis sur d'autres points où il avait besoin d'apprendre, on lui donnait les outils pour. Donc elle avait une vraie place de professionnelle dans cette équipe-là. Et ça, ça a été déterminant parce que comme elle doute tout le temps d'elle, ça a été une étape pour vraiment se dire, ben là en fait j'arrête de douter, je suis une professionnelle compétente et reconnue. Et de là... Elle s'est rendue compte que tous les propos de son conjoint au quotidien, c'était épuisant aussi. Mais le pro masquait ça en fait. C'était plus facile pour elle, et je pense peut-être pour toi aussi si tu es dans le même cas de figure, c'est plus facile de questionner la sphère professionnelle que la sphère personnelle qui relève de l'intime et qui va forcément avoir des enjeux beaucoup plus forts. Mais là du coup, ce questionnement... Il s'est joué différemment, elle n'est pas rentrée dans un doute d'elle-même. Le questionnement, il s'est fait de manière lucide, adulte, je dirais. À vraiment se demander, est-ce que je suis respectée dans ce couple ? Est-ce que je suis soutenue ? Et est-ce que c'est ça pour moi, être en couple ? Elle a aussi fait les liens dans le fonctionnement de son conjoint avec le fonctionnement de sa mère. Et de mettre en lumière les similitudes qu'il peut y avoir et aussi les différences entre les deux. Ça lui a permis vraiment de se poser, pour pouvoir savoir ce qu'elle veut pour elle, de faire des choix pour elle. Et ça, pour moi, c'est la clé. Une des clés de mon accompagnement, c'est quand tu es capable de faire des choix pour toi, qui ne sont plus dictés par des programmes d'autosabotage, par des blessures que tu portes et qui ne sont pas réglées. Vraiment des choix de manière sereine. Anne est encore en chemin. Elle a levé une grosse partie de son programme d'autosabotage. Là, il lui reste effectivement la sphère privée. Ça ne veut pas dire qu'elle va se séparer. Je ne suis pas Madame Irma, j'en sais rien. C'est elle qui prendra la décision. Mais dans tous les cas, elle sait qu'elle veut un couple équilibré et respectueux. Et c'est là-dessus qu'elle s'interroge en ce moment et qu'elle travaille pour voir ce qui relève d'elle et ce qui relève de son compagnon. Parce que maintenant qu'elle a fait ce travail avec sa mère et sa sœur, elle comprend qu'elle a le droit de le faire. Aussi, dans son couple. Est-ce que c'est plus clair pour toi maintenant ce que c'est qu'un programme d'autosabotage et comment il impacte ta vie ? Si tu as des questions, tu te souviens, je te le dis à chaque épisode ou presque, n'hésite pas à me contacter, je te lis et je te réponds toujours avec grand plaisir. Tu as les moyens de me contacter dans le descriptif de cet épisode, comme à chaque fois. En tout cas... Ce travail que j'ai fait avec Anne, je le propose à chaque femme qui veut travailler avec moi et que j'accompagne. Je n'ai pas une méthode toute faite, j'ai des outils, on va retrouver, parce qu'ils fonctionnent, et je les étoffe au fil des rendez-vous et de ce que je comprends et de comment j'évolue. Mais en tout cas, c'est un chemin sur mesure, personnalisé, pour vraiment répondre à tes problématiques et à tes questionnements. L'idée, c'est vraiment... de chercher toutes les deux ensemble. C'est un travail d'équipe. Ce qui bloque, ce qui t'empêche d'oser, de te choisir, de prendre ta place et d'être bien avec toi-même. Parce que je ne crois pas fondamentalement au mieux, c'est-à-dire être la meilleure version de soi-même. Pour moi, ça n'a pas de sens. Ça voudrait dire que tu n'es pas bien aujourd'hui tel que tu es et ça, je ne suis pas d'accord. Tu es déjà très bien. Tu es déjà une femme formidable. C'est juste lever ce qui te bloque. et ce qui te freine pour vraiment être toi, être libre d'être toi et fier de l'être. Et c'est là où, par exemple, mon accompagnement prend ta place. Va t'aider. C'est un ensemble de séances. T'as quatre séances longues et deux séances plus courtes, des carnets d'exercices que je personnalise en fonction de tes besoins, qui te permet de travailler sur deux, trois mois maximum. Pas plus parce que si t'espaces trop les séances, on va pas avoir la même efficacité de travail. Et cet accompagnement-là que je te propose, il va vraiment te permettre de lever ce qui te bloque. Tu n'as pas à continuer comme ça. Dans cette espèce de zone floue, de moyenne, de gris, tu mets le mot que tu veux. Tu n'es pas, comme on peut te le faire croire, trop sensible, pas assez forte, faible dans certains cas, j'ai déjà entendu ça. Tu as simplement appris à t'éteindre pour rester loyal à ta famille et au fonctionnement familial, à ce qu'on attendait de toi. Mais aujourd'hui, tu peux choisir autre chose, tu peux te choisir toi. et prendre le chemin que tu veux, pardon. Ce que je te propose, là aujourd'hui, on est le 9 juin. Je te propose entre le 9 et le 15 juin, tu me contactes, tu me fais un message en me disant que tu as écouté l'épisode et je t'offre un appel en visio, parce que j'aime bien voir les gens, je trouve ça plus sympa. Donc un appel en visio pour faire le point sur toi, sur les questionnements que tu as, et te donner... déjà des pistes, voire même un carnet d'exercice si c'est nécessaire pour toi. C'est sans engagement. Tu n'as pas besoin de prendre un autre rendez-vous après. C'est juste offrir ça pour te permettre déjà d'avancer et de faire le point sur toi. Voilà, j'espère que j'ai été claire sur l'autosabotage. Sinon, tu sais, tu m'écris. Tu prends soin de toi, tu passes une belle semaine. Et puis, nous, on se retrouve la semaine prochaine où on va parler du jugement sur soi-même. Donc, s'il y a des choses sur ce thème-là, que tu as envie de me partager pendant que je vais construire l'épisode dans la semaine, eh bien pareil, toujours le même fonctionnement sur le contact. Et ce sera un plaisir. À bientôt.