Speaker #0Et si on parlait d'amour aujourd'hui ? Tu rencontres quelqu'un. Au début, tout te paraît simple. Mais rapidement, tu sens que cette personne traverse quelque chose. Une rupture précédente difficile. Une période de vie compliquée. Une blessure qu'il ou elle n'a pas vraiment réglée. Et sans te rendre compte, doucement, petit à petit, tu deviens celle qui écoute, celle qui soutient, celle qui comprend, celle qui aide l'autre à tenir. Certaines d'entre vous au cabinet me parlent de relations-pensements, et peut-être qu'en t'écoutant, tu te dis, c'est exactement ce qui m'arrive à cette relation-là ou à chaque relation. Alors aujourd'hui, je tiens à te parler d'un mécanisme très profond. Pourquoi toi, et tu n'es pas la seule, pourquoi certaines femmes attirent toujours des personnes à sauver. Bienvenue dans le podcast si tu t'écoutais autrement. Je suis Aude, praticienne en shiatsu. et mémoire du corps, et je t'accompagne pour comprendre et libérer les empreintes émotionnelles qui influencent profondément tes choix, tes relations amoureuses, tes réactions, sans que tu en aies forcément conscience. Dans ce podcast, on va regarder ensemble ce qui se joue derrière certains schémas de vie pour remettre de la conscience et surtout retrouver plus de liberté et de calme intérieur. Et aujourd'hui, je vais te parler d'un schéma relationnel que je rencontre très souvent dans les accompagnements. Cette fameuse relation pansement. Ou pourquoi certaines femmes attirent régulièrement des personnes, des partenaires, qui vont mal, qui ont besoin d'être soutenues, portées. Imagine par exemple ton conjoint. Il a précédemment vécu une rupture compliquée, qu'il l'a laissé KO. Ça arrive. Et tout votre début de relation et passer à dire je ne veux pas vivre ça avec toi parce que c'est ce que j'ai vécu avec elle. Et tout est fait en comparaison ou en tout cas, il y a une forme de référence claire ou implicite à chaque fois à cette relation précédente, à ce que cette rupture a impliqué. J'ai besoin de beaucoup de temps parce que tu comprends, c'est difficile de passer à autre chose, mais je t'aime et je tiens à rester avec toi. Voilà, toutes ces histoires de rupture compliquées qui impactent votre relation. Ça peut être aussi des blessures d'enfance qui ne sont pas réglées, qui sont très présentes, qui pèsent beaucoup dans la manière d'agir et de fonctionner. Par exemple, si ton conjoint n'a pas du tout, enfant, été accompagné dans l'identification de ses émotions et encore moins leur verbalisation, et qu'aujourd'hui dans votre vie de couple, il n'arrive pas à identifier, à nommer et à parler de ses émotions, ça peut créer quelque chose de compliqué que tu essaies de régler, de porter, d'accompagner au mieux. Ça peut être aussi quelqu'un qui a besoin d'être rassuré en permanence sur l'amour que tu lui portes parce que tu comprends, il a été trompé plusieurs fois, donc il ne faudrait pas que ça recommence. Au début, en fait, ce n'est pas forcément très visible. Mais peu à peu, votre relation, elle s'organise autour de cette fragilité. Elle s'organise autour de ce problème. qui finit par devenir centrale dans votre histoire de couple. Et tu deviens celle qui écoute pendant des heures, celle qui explique les choses, celle qui apaise, celle qui propose des solutions, celle qui essaie d'avancer. Et au bout d'un moment, tu te rends compte que tu portes énormément dans la relation, voire dans certains cas quasiment tout. Et ce qui est troublant, c'est que ce schéma, tu peux très bien le vivre plusieurs fois dans ta vie, dans tes relations amoureuses. Et parfois, tu peux le vivre dans tes relations amoureuses et dans tes relations amicales. Souvent, tu sais, au cabinet, ce que j'entends, c'est des femmes qui me disent « je ne comprends pas, j'attire toujours des hommes qui ont besoin d'aide » ou « j'attire toujours des hommes qui ont eu une rupture difficile avant la relation avec moi » . Et à chaque fois, en fait, le point commun entre toutes ces femmes que j'ai accompagnées, c'est qu'elles finissent par être le pilier émotionnel du coup. Donc au début, elle trouve ça normal d'écouter, d'aider. Mais avec le temps, elle s'épuise, elle se vide. Elles n'ont plus en fait d'espace pour prendre soin d'elle parce que tout est tourné autour du soutien à l'autre. Et du coup, la relation repose énormément sur elle, sur l'énergie qu'elles peuvent y mettre, sur les efforts qu'elles peuvent y consacrer. Et c'est là que la question devient vraiment intéressante. Pourquoi ce type de dynamique se met en place ? Parce que tu ne le fais pas parce que tu as envie de te faire mal, soyons clairs avec ça. Et souvent, ce fonctionnement ne commence pas dans ta vie amoureuse, mais dans ton enfance. Si, par exemple, enfant, tu as dû soutenir un parent fragile. Et quand je dis ça, ce n'est pas un jugement, c'est juste un constat de ce que tu as pu vivre. Donc, si tu devais être le soutien d'un parent, par exemple, en dépression ou malade. Ou si, enfant, tu as dû être raisonnable très tôt quand tu as appris que, par exemple, la vie coûte cher, il faut faire attention à tout, donc tu ne peux pas avoir tel jouet, tu ne peux pas avoir tel vêtement. et que tu dois toujours être raisonnable, alors que l'enfant, a priori, il n'a pas ces considérations-là. Le prix des choses, ce n'est pas la préoccupation d'un enfant. À 8 ans, à 9 ans, tu as plus besoin de jouer avec tes copains dans la cour que de t'occuper du prix du jouet. Ou si enfant aussi, c'est un troisième cas de figure, tu percevais beaucoup les émotions autour de toi, c'est-à-dire si tu avais une aptitude à décoder les émotions des autres et à t'y adapter. presque instinctivement sans réfléchir. Te dire, ah bah tiens, maman, elle a l'air fatiguée ou en colère, je vais me faire discrète parce qu'il ne faut pas que je la dérange. Et si c'est devenu un mécanisme, c'est ce que tu poursuis dans ta vie de couple aujourd'hui. Ou si, enfant, ton rôle était d'être le médiateur dans la famille pour apaiser les tensions familiales, finalement, tu as appris très tôt que ta place dans la relation, elle passe parce que tu apportes à l'autre et pas pour qui tu es. Donc plus tard, dans tes relations adultes, ce schéma continue à fonctionner et c'est ce que tu fais aujourd'hui, non ? Pour toi, la relation, c'est qu'est-ce que j'apporte à l'autre dans cette relation, comment je lui suis utile ? Et ce n'est pas un choix conscient, tu ne le fais pas exprès de te retrouver dans ces relations-là et ça c'est important. Je m'inscris vraiment là sur un point central pour moi. Quand on te dit tu es responsable de tout ce que tu vis, ok, mais quand tu as des schémas inconscients, Bah, tu n'es pas responsable. Ce qu'il faut, c'est comprendre que tu es dans une situation qui ne te convient pas et chercher des outils pour pouvoir changer. D'accord ? Et là, en fait, ce qui est intéressant dans ces postures-là, c'est ton corps. Parce que c'est lui qui peut être l'indicateur que quelque chose ne va pas. Parce que ton mental, lui, il a appris à fonctionner comme ça, il ne remet pas forcément ça en question. Ou en tout cas, il ne va peut-être pas chercher les réponses au bon endroit parce qu'il va peut-être te faire te questionner toi. au lieu de prendre du recul et de questionner globalement le schéma de fonctionnement dans lequel tu es. Ton corps, lui, il reconnaît que la relation, c'est quelque chose qu'il connaît, c'est familier pour lui d'être dans cette situation de soutien à l'autre. Donc quand tu rencontres quelqu'un qui a besoin d'aide, pour toi c'est normal, tu y vas. Et tu ne verras peut-être même pas les hommes qui n'ont pas besoin d'aide, parce qu'ils sont occultés par ce schéma de fonctionnement que tu as. Et donc tu vas très vite comprendre l'autre, tu vas ressentir ce qu'il traverse et naturellement tu te places en soutien, celle qui écoute et la relation se met en place comme ça. Mais ce n'est pas équilibré et c'est là où ton corps peut t'aider. Parce que quand tu t'épuises, c'est pas pour rien. Si tu te mets à avoir des douleurs au ventre, à mal dormir, c'est pas sans raison, ton corps te passe une information. L'information que... La relation, en fait, il y a quelque chose à rééquilibrer, que tu n'as pas d'espace pour toi. Donc, ce que tu peux ressentir dans ton corps est hyper intéressant. Et comprends bien que le problème, ce n'est pas d'être empathique. L'empathie n'est pas un problème, d'accord ? Et c'est même une très belle qualité. Le problème, c'est de se sentir responsable de l'autre, de porter la relation et de s'oublier. Une relation, ce n'est pas un projet de réparation. Une relation, c'est comment on est bien séparément, on est bien ensemble. Et quand on est ensemble, on continue à être deux personnes et à s'occuper des deux personnes. Alors parfois, ça peut être l'un plus que l'autre, mais ça doit tourner. Si c'est toujours le même, ça crée un déséquilibre. Si là, en écoutant tout ce que je te raconte, tu te reconnais dans ce schéma de fonctionnement, sache que ce schéma-là peut vraiment évoluer quand tu vas aller travailler à la racine. à l'origine de ce que tu as vécu qui a mis ça en place et parfois de ce que tu peux porter de l'héritage familial ou peut-être que ça fait plusieurs générations que les femmes de ta famille fonctionnent comme ça. Regarde comment fonctionnait par exemple ta mère, tes tantes, ta grand-mère pour voir s'il n'y a pas une récurrence. En tout cas, c'est justement ce que je te propose dans l'accompagnement se libérer du poids du passé où ensemble, on regarde ces dynamiques en profondeur et on va libérer les mémoires qui les entretiennent. Et comprendre ça, ça change énormément de choses pour toi et après dans tes relations, mais d'abord pour toi. Remets-toi au centre de ta vie. Beaucoup de femmes comprennent très bien ces mécanismes, et tu en fais peut-être partie intellectuellement, tu comprends tout ce que je te raconte. Mais malgré elles, elles continuent toujours à attirer ce type de relation. Il peut y avoir des différences, tu vois, il peut y avoir des subtilités dans le soutien que tu apportes, mais au final, c'est toujours une histoire où tu finis par t'épuiser pour porter l'autre. Parce que ces schémas, ils sont inscrits dans ton système de fonctionnement. Ils sont inscrits dans la mémoire de ton corps et dans ta tête. Donc le vrai changement ne consiste pas à se dire la prochaine fois je ferai autrement. Tu essaies de tirer les leçons de ce que tu as vécu, tu fais des changements, mais il y a toujours un fond qui reste. Et le vrai changement, c'est ça, c'est comprendre l'origine, te libérer de cette charge émotionnelle et retrouver ta juste place. Tu as le droit, j'insiste, tu as le droit. de vivre des relations équilibrées, où il y a une vraie place pour toi, où des fois tu aides l'autre et des fois c'est l'autre qui t'aide, c'est ça être ensemble, c'est la réciprocité. Et franchement, quand tu changes ça, tes relations, elles changent aussi et ça va te faire du bien, tu vas te foutre la paix. Si tu sens que ce sujet te parle profondément, je te propose, je t'en ai parlé un peu tout à l'heure, un accompagnement sur trois mois, se libérer du poids du passé. C'est un moment pour comprendre ces schémas relationnels et surtout les transformer en profondeur. Et si tu veux savoir si cet accompagnement est fait pour toi, tu peux commencer par réserver une visio déclic de 30 minutes, elle est offerte. Et nous verrons ensemble ce qui se joue dans ton histoire et si ce programme est adapté pour toi. N'oublie pas, on ne vient pas au monde pour porter les blessures des autres. On vient au monde pour pouvoir être en relation, pour pouvoir être en... bien avec soi et ne pas se perdre. Et la semaine prochaine, je vais te parler d'un sujet très présent dans la vie de beaucoup de femmes, en tout cas je trouve pour celle que j'accompagne, c'est la culpabilité. Cette impression d'avoir toujours fait quelque chose de travers, même quand objectivement ce n'est pas le cas. Et nous verrons ensemble pourquoi certaines personnes portent une culpabilité très ancienne qui ne leur appartient pas toujours complètement. D'ici là, je te souhaite une très belle semaine. Prends soin de toi, fais des choses qui te font du bien. Et je te donne rendez-vous la semaine prochaine. Au revoir.