Speaker #0Tu sais, il y a des femmes comme Alice qui donnent tout pour être aimées, et d'autres comme Sarah qui ne se sentent même pas dignes d'être vues, alors encore moins aimées. Elles ont beau avoir avancé l'une comme l'autre, elles ont lu des livres, fait des stages, des thérapies, et elles sentent qu'il y a encore plus de choses à faire. un truc qui cloche parce que le résultat est là elles ne sont pas heureuses pas aimées ou leur couple est en train de s'arrêter et bien peut-être que comme elle ce que tu ressens vient d'un manque d'amour ancré profondément dans ton enfance et même au delà de ton enfance dans ton histoire familiale dans les générations qui t'ont précédé Et dans cet épisode, nous allons justement creuser ce sujet-là, cette blessure invisible mais puissante du manque d'amour. Je vais te raconter l'histoire d'Alice et Sarah, et peut-être que tu vas t'y reconnaître. Nous allons plonger ensemble dans les racines de leur blessure. pour te montrer qu'il y a toujours une solution, toujours quelque chose à comprendre, qui te permet de te libérer de la blessure que tu portes. Et j'en profite pour te dire que t'aimer, ce n'est pas être égoïste, ce n'est pas non plus superflu, pour moi c'est même vital. Comment ne pas aimer la personne avec qui tu vas vivre toute ta vie, c'est-à-dire toi ? Pourquoi tu ne pourrais pas t'aimer, dis-moi ? La première fois que je rencontre Alice, c'est une femme, une trentenaire pétillante, épanouie, qui a plein de loisirs. Elle fait de la course à pied, de l'escalade, elle adore aller au cinéma avec ses amis. Elle adore partir en week-end aussi. Elle a une vie bien remplie qui lui plaît. Elle vient sur cette première séance parce qu'elle aimerait travailler la relation avec sa sœur. Et quand je la revois à la séance d'après, finalement, c'est un tout autre sujet qu'elle souhaite explorer. Elle veut parler des peurs qu'elle ressent dans cette relation qu'elle débute, parce qu'elle vient de rencontrer un garçon dont elle est amoureuse. Et cette nouvelle histoire lui fait vivre plein de peurs de manière assez intense. Une notamment, c'est de revivre à nouveau un échec sentimental comme ses histoires précédentes. Donc on prend le temps de creuser ensemble toutes ces relations qu'elle a pu avoir, enfin je dis toutes, il n'y en a pas eu tant que ça, suffisamment pour qu'on puisse ensemble repérer un schéma répétitif qu'elle a mis en place. Elle donne tout à l'autre, c'est-à-dire que les besoins, les envies de l'autre sur les loisirs, sur les amis qu'on fréquente, passent avant ce qu'elle souhaite. Elle le fait, pense-t-elle, avec plaisir, parce que c'est naturel. Et quand je la pousse un petit peu, elle finit par me dire que c'est pas tellement que c'est naturel, c'est surtout que si elle ne le fait pas, elle ne sera pas aimée. Donc elle croit, c'est vraiment une croyance limitante, que si elle ne donne pas tout à l'autre, elle ne sera pas aimée. Comment construire un couple qui dure sur cette base-là ? Parce qu'il y a forcément un moment où elle va se sentir épuisée de tout donner. Et si en échange elle ne reçoit pas, c'est du sens unique, comment est-ce que la relation peut la nourrir et être satisfaisante ? C'est aussi pour ça que ces histoires s'arrêtent. Et aussi parce que pour l'autre, ça peut être étouffant d'avoir quelqu'un qui te donne tout, sans limite. Alice se rend compte que c'est plus fort qu'elle. Elle n'arrive pas à fonctionner autrement qu'en donnant tout. Parce que cette certitude qu'elle a de dire « si je ne donne pas tout, je ne serai pas aimée » lui génère énormément de peur. Quand nous parlons de sa famille, pour voir s'il y a déjà des personnes qui se conduisent comme ça, elle me parle spontanément de son père. Son père, c'est le voisin formidable. Il est toujours là pour chacun de ses voisins. Vous avez besoin qu'il réceptionne un colis pour vous, il sera là, il se débrouille. Vous avez un évier de boucher, pas de problème, même si dimanche il est là. Dès que vous avez besoin de quelque chose, son père est là. C'est formidable un voisin comme ça. Mais en tant qu'enfant, en le voyant se conduire comme ça, Sarah en a conclu que... Si on ne donne pas tout à l'autre, on n'a pas de considération, pas d'attention, pas d'amour. Et donc elle a intégré que c'était normal de tout donner à l'autre. Donc de voir son père courir après l'attention, l'affection des autres, des voisins, l'a déjà amené à penser que ce schéma était normal. En plus, son père n'est pas là pour elle ni pour ses sœurs parce qu'il est toujours occupé. à s'occuper des voisins. Il n'est pas là pour ses enfants et il ne leur montre pas d'attention, pas d'affection non plus, elle ne l'a jamais entendu dire je t'aime ou prendre du temps pour elle. Elle a grandi en fait sans l'amour de son père et en voyant son père courir après l'amour des autres. Comment avec un schéma pareil, elle pourrait, sans se défaire de schéma, vivre des relations amoureuses où elle ne cherche pas à tout donner ? Et en continuant à creuser, Nous découvrons en plus qu'elle a une forme de cercle vicieux, j'appelle vraiment ça comme ça. C'est-à-dire que non seulement elle se dit je dois tout donner pour être aimée, mais au bout d'un moment dans la relation, elle rajoute et si l'autre m'aime c'est parce que je donne tout. Et donc c'est vraiment un cercle vicieux où elle tourne en boucle. Je donne tout pour qu'on m'aime, mais si je donne tout, on m'aime pour ce que je fais et pas pour moi. Ça devient vraiment insoluble. Et en poursuivant le travail sur les mémoires transgénérationnelles, nous mettons en évidence toutes les deux avec Alice qu'elle porte une mémoire qui vient de la lignée maternelle. Où pour les femmes de sa famille, sur plusieurs générations, s'est transmise la croyance, la certitude. Qu'aimer, c'est souffrir. Et donc, si tu n'aimes pas, tu ne souffres pas. Elle comprend mieux pourquoi sa mère était aussi distante, effacée. Un pas affectueuse du tout. Elle ne peut pas dire qu'elle ne l'a pas aimée. Ce qu'elle dit, c'est qu'elle n'a pas senti d'amour de la part de sa mère. Donc forcément, avec cette mémoire transgénérationnelle, aimer c'est souffrir. Un père qui montre que pour avoir des miettes d'amour, et si c'est vraiment de l'amour, il faut tout donner. Elle ne pouvait pas fonctionner autrement. Et ça, c'est un aspect complexe avec les mémoires transgénérationnelles. C'est que quand tu emportes une qui est active, Elle te pousse à adopter un comportement qui n'est pas le tien, un comportement qui ne te va pas, mais tu n'arrives pas à faire autrement, c'est plus fort que toi. C'est le cas pour Alice qui n'arrive pas à faire autrement que de tout donner parce qu'elle porte à la fois le comportement de son père, mais aussi la souffrance de la lignée maternelle. Donc elle ne pouvait pas faire autrement que ça. que de tout donner pour être aimée en souffrant de tout donner pour être aimée. Comme ça, elle répond aux deux lignées. Et c'est en en prenant conscience qu'elle a pu s'en libérer et accepter de vivre cette nouvelle relation comme elle le voulait elle, en apprenant progressivement à exprimer ses besoins, ses envies, en existant dans le couple sans tout donner. Et toi, est-ce que tu fonctionnes comme Alice qui donne tout pour être aimée ou plutôt comme Sarah qui joue les grandes invisibles ? Parce qu'en effet, Sarah, c'est ça. C'est une femme d'une quarantaine d'années. Quand elle vient, elle est habillée toute en beige. Les cheveux châtains. Et elle passe presque inaperçue. Et c'est justement ça qui lui pose problème. Parce que quand elle vient, il y avait une grosse réunion quelques jours avant à son travail, où tout le monde était présent. Elle était là. Elle a souri à tout le monde, dit bonjour à tout le monde. Et pourtant, le lendemain, son chef lui dit « Au fait, Sarah, vous auriez pu prévenir que vous ne veniez pas. » Et là, elle est tombée des nues. Parce qu'elle était là, elle avait parlé à son patron comme à tous les autres. Et personne ne s'est souvenu d'elle. Et elle a réalisé que ça revenait tout le temps dans sa vie. Le fait est qu'on ne la remarque pas. Que dans un groupe, on ne fait pas attention à elle. C'est comme si elle n'était pas là. Souvent, ça l'arrange. Se rend-elle compte, au fil des séances, de jouer l'invisible ? Parce qu'on ne lui demande rien. Elle n'a pas besoin de s'engager, pas besoin de s'affirmer. Mais elle réalise aussi que dans sa vie sentimentale, elle est toujours celle qu'on ne choisit pas. Qu'à chaque fois, elle s'est retrouvée dans des situations où il y avait... Deux femmes et un homme, et que l'homme a toujours choisi l'autre. Ce n'est jamais elle qui est choisie, ce n'est jamais elle qui est aimée. Comme avec Alice, nous explorons d'abord la manière dont Sarah a vécu. À l'âge adulte, dans l'adolescence, dans l'enfance. Très vite, elle me décrit un père autoritaire et froid. Pas très sympathique et pas très engageant, pour être honnête. Et sa mère était quelqu'un de dur et sarcastique. Ce que faisait Sarah, c'était jamais assez bien. Et en même temps, des remarques toujours très acides, d'où le côté sarcastique, sur l'apparence de sa fille, à lui dire qu'elle a les cheveux filasses, qu'elle est moins bien habillée que la bonne. Toujours des remarques qui donnent envie à Sarah de ne pas être vue que sa mère ne la remarque pas. Qu'au moins si sa mère ne la voit pas, elle n'entendra pas de méchanceté. Et elle apprend en fait progressivement dans l'en face à jouer l'invisible. À se faire toute petite pour que sa mère ne la voit pas. Et en même temps elle se dit que si aucun de ses deux parents ne s'intéresse à elle, si aucun de ses deux parents ne la voit, c'est parce qu'elle ne doit pas être très intéressante. et qu'elle ne mérite pas d'être aimée. C'est la conclusion qu'elle en tire. Et cette posture de dire je ne suis pas intéressante, je ne mérite pas l'amour, est renforcée parce qu'en fait, dès sa conception, Sarah n'était pas désirée par ses parents. Il ne voulait pas d'enfant. Et sa mère, quand elle a découvert la grossesse, a tout fait pour qu'elle ne se voit pas. Et quand Sarah se fait confirmer ce qui est sorti en séance par sa tante, qui lui dit qu'effectivement, elle a appris la grossesse de sa sœur à plus de six mois, et que ça ne se voyait pas du tout, que sa mère avait le ventre quasiment plat. Sarah comprend à quel point avant même sa naissance elle a dû se faire toute petite. Elle a dû se rendre invisible et que c'était la condition pour exister. Dans ces cas-là, si ton programme avant même ta naissance, c'est de dire je ne dois pas être visible, je ne dois pas être vu. Et en même temps que tu ressens qu'on ne te désire pas, qu'on ne t'aime pas. Comment faire autrement que ce qu'a fait Sarah dans sa vie sentimentale ? Que d'attirer des hommes, inconsciemment bien sûr, qui ne la choisissent pas. Je fais une parenthèse, quand je dis attirer les hommes, elle ne le fait pas exprès, ce n'est pas un schéma volontaire. Simplement, pour t'expliquer, elle a comme une résonance à cause des mémoires qu'elle a. Et cette résonance est justement d'attirer des hommes. qui ne vont pas la choisir. Ce n'est pas ce qu'elle veut vivre, mais c'est ce qui se passe en écho à la blessure qu'elle porte. J'espère que c'est plus clair pour toi comme ça. Sinon, n'hésite pas à me le dire. Fais-moi un petit message et je te réexpliquerai les choses. Ce n'est pas toujours évident d'expliquer les choses simplement. Dans tous les cas, tu vois bien qu'elle vit des histoires qui sont directement en lien avec la blessure du manque d'amour qu'elles portent l'une et l'autre. Et c'est la même chose pour toi. Où est-ce que tu en es ? Est-ce que tu répètes la même chose dans ta vie sentimentale ? Ou en tout cas, est-ce que tu as une vie sentimentale qui ne te convient pas ? Parce que tu ne te sens pas digne d'être aimé ? Ou parce que tu crois que tu dois tout donner ? Est-ce que tu te positionnes plutôt comme Alice, plutôt comme Sarah ? Ou est-ce que tu as une autre modalité qui t'est propre ? Dans tous les cas, j'espère que cet épisode te permet vraiment de comprendre que la blessure du manque d'amour, quand tu la portes, Depuis l'enfance, elle a forcément un impact sur ta vie d'adulte. Tu n'es pas vraiment toi-même. Tu réagis par cette blessure. Parce que tu vas tout faire pour plaire. Ou pour être rassuré. Pour éviter d'être rejeté. Tu vas dire oui quand tu veux dire non. Tu peux avoir des moments de paix. une peur panique d'être abandonné qui fait que tu vas demander à l'autre de sécuriser énormément en n'étant jamais complètement sécurisé tout ça c'est des attitudes qui viennent d'une blessure de manque d'amour tu peux aussi fuir dès qu'une relation devient trop proche parce que tu as peur d'être aimé Parce que tu ne sais pas ce que c'est. Tu te dis que tu n'es pas vraiment aimable. Si tu te comportes comme ça ou si tu te reconnais comme ça, c'est que tu as vraiment cette blessure de manque d'amour qui est à vivre chez toi et que tu n'es pas obligé de continuer à porter. Cette blessure, tu peux choisir de l'arrêter, de la déposer et de choisir de t'aimer. Et quand je te dis ça, Pour moi, s'aimer, ce n'est pas tous les jours te dire que tu es magnifique, que tu es incroyable, formidable, tu peux, mais il y a des jours où tu ne le penseras pas et tu ne te le diras pas et c'est ok comme ça. Parce que ce n'est pas dire je m'aime en boucle, s'aimer pour moi, c'est être bien avec soi-même. C'est être consciente de qui on est dans nos qualités et dans nos défauts. Il y a des fois, c'est nos défauts qui nous rendent sympathiques et attachantes. Mais en tout cas, d'être honnête avec nous-mêmes sur qui on est, savoir ce qu'on veut et ce qu'on ne veut pas. Et ça, c'est extrêmement important. Et c'est quand tu es bien avec toi-même que tu es capable de faire ce tri, de choisir qui tu fais rentrer dans ta vie et qui tu ne fais pas rentrer, d'être au clair sur ce que tu attends d'une relation amoureuse et de ne plus te brader pour des miettes d'attention, parce que tu mérites carrément mieux que ça. Si tu prends le cas d'Alice, elle, elle a choisi d'arrêter de tout donner. Ça a été progressif, mais à chaque étape qu'elle a franchie, elle a senti qu'elle était plus sereine. Moins fatiguée. Qu'elle était mieux tout simplement. Sarah elle est encore en chemin parce que le travail est un peu plus long pour elle. Parce qu'elle doit apprendre à s'affirmer. A découvrir qui elle est parce qu'à force de jouer les invisibles elle ne sait plus vraiment qui elle est. Donc c'est un travail de reconstruction qui est plus long. Mais qui est tout à fait faisable. Et dans tous les cas cette vieille blessure du manque d'amour qui n'est même pas à toi. Qu'on t'a fait porter. Tu peux choisir de la déposer aujourd'hui au bord de la route et d'être prête à apprendre à t'aimer. Est-ce que ça te tente ? Si cet épisode a touché quelque chose en toi, si tu t'es reconnue dans Alice, dans Sarah, j'ai créé un carnet de travail pour t'aider à avancer. Un carnet où tu seras guidée pour comprendre où est ta blessure du manque d'amour ce qu'elle te fait croire sur toi et comment tu peux commencer pas à pas à t'en libérer pour apprendre à t'aimer enfin pour recevoir ce carnet c'est simple il te suffit de me contacter tu peux m'écrire directement par mail sur instagram en message privé tu as tous les liens dans la description du podcast choisi celui qui te va en tout cas ce carnet c'est un premier pas vers une vie où tu ne vas plus mendier l'amour, mais tu vas choisir d'apprendre à t'aimer et d'apprendre à te respecter. Aujourd'hui, dans cet épisode, nous avons parlé ensemble du manque d'amour. Je pense que tu as compris à quel point cette blessure invisible est puissante dans son impact sur ta vie. Tu as vu comment Alice donnait tout pour être aimée, en reproduisant un schéma familial malgré elle. Comment Sarah s'est forcée de ne pas déranger, croyant qu'elle n'avait pas de place et qu'elle ne méritait pas d'être aimée. Comment ces blessures d'enfance continuent à dicter tes choix, tes relations, tes silences. Et surtout, comment tu peux apprendre à t'aimer vraiment. Ce chemin, je l'ai moi-même traversé. Et c'est pour ça aussi que je sais bien repérer cette blessure du manque d'amour. Je peux t'aider à faire ce chemin, à t'offrir cette paix, à apprendre à être bien avec toi. Pour vivre les relations que tu veux, celles que tu choisis. Pour ne plus prendre des miettes, parce que tu mérites bien plus. En tout cas, je t'envoie tout mon soutien. Et si tu veux aller plus loin, je suis là. Et n'oublie pas que tu mérites de t'aimer et d'apprendre à t'aimer. Prends soin de toi.