Speaker #0Depuis des mois, je me sens prise dans un tourbillon, un tourbillon d'insécurité. Je n'arrive pas à en sortir et j'ai du mal à trouver des ressources pour me sentir sereine. Ces mots d'une de mes clientes lors de son premier rendez-vous sont très révélateurs, c'est pour ça que je te les partage. Parce que ce tourbillon, on l'en a toutes vécu un au moins une fois. Pour elle, c'est l'insécurité. Pour d'autres, ça va être le tourbillon de toutes les choses à faire, de cette surcharge mentale épuisante. Pour d'autres, ça va être un tourbillon de pensées sans fin, tout le temps, comme des bulles qui s'allument dans tous les sens, partout, tout le temps, sans pause. Quel que soit le contenu de ton tourbillon, le résultat est identique pour chacune, un épuisement assuré. Et cette envie, cette envie d'être au calme, sereine à l'intérieur, légère, sortie de ce tourbillon qui t'embarque et qui t'empêche de te poser, de penser sereinement et de faire ce que tu as réellement envie de faire et pas ce que tu es obligé de faire prise dans ce tourbillon et ce flot. Et si je te disais que tu peux sortir de ce tourbillon et que ce n'est pas en tournant plus vite, que ce n'est pas en faisant plus que tu vas en sortir. Je m'appelle Aude Jeandrot. Je suis spécialiste en Shiatsu et en mémoire du corps. Et mon podcast, et si tu t'écoutais autrement, est là pour t'apporter des pistes, des idées, des choses que tu peux mettre en place facilement pour pouvoir te sentir mieux. Parce que ce tourbillon dans lequel tu es, il a un coût. Il a un coût, je te l'ai dit tout à l'heure, celui de la fatigue bien sûr. Mais pas que. Quand tu es prise dans ce tourbillon, où tu as l'impression de ne jamais pouvoir te poser, de ne pas pouvoir prendre du recul, de ne pas pouvoir vraiment construire ce que tu veux, et bien souvent, tu ne te sens pas non plus vraiment heureuse. Non pas que tu sois malheureuse, tu es à la frontière, ni heureuse, ni malheureuse, dans cette espèce de zone un peu floue, un peu grise, qui n'est pas là où tu as envie d'être en fait. Et c'est lourd, c'est pesant, parce que tu sais que tu as envie d'autre chose et tu sais que tu es capable d'autre chose. Et c'est à ça qu'on va s'intéresser aujourd'hui. Parce que chaque semaine passée dans ce tourbillon, c'est une semaine de moins où tu vis ce que tu as envie de vivre, où tu as la légèreté et la liberté de faire ce que tu veux. Et moi, c'est bien ça qui m'intéresse. C'est pour ça que cet épisode, c'est comme une bouffée d'air. Pour te montrer qu'il existe des chemins, pour aller là où tu as envie d'aller. Et à chacune son objectif. Là où tu veux aller, c'est pas forcément là où ton ami veut aller. Donc, toi, qu'est-ce qui te manque pour te dire... « Je suis heureuse et je suis bien » , c'est ça ton objectif. Pour être heureuse, j'ai besoin d'être en paix, de ne plus avoir toutes ces pensées tout le temps. Ok, très bien. Eh bien, allons-y. Parce que la première chose à comprendre, c'est que ces pensées qui fussent tout le temps, si on reste sur cet exemple-là dans tous les sens, où tu penses à ce que tu dois faire, à ce que tu n'as pas fait, à ce qu'il faut que tu notes pour penser à le faire, ou à qui il faut que tu rappelles de faire. Et tu y arrives. Parce que t'es une femme formidable, donc tu y arrives. Tout est géré. organisé. Mais c'est toi qui en payes le prix, par exemple ce dîner où tu souris alors que tu te sens très loin de ce dîner, très loin de tout ce qui est raconté parce que tu es en train de penser à tout. Tout ce qu'il y aura à faire demain, tout ce qu'il faudra penser à faire ce week-end. Ta tête est pleine, ton ventre est noué, tendu. Tu peux parfois sentir un petit... comme un petit poids sur la poitrine. Et puis de la fatigue, parce que penser tout le temps c'est épuisant. Et ça, c'est ce que je vois chaque semaine, sous mes mains, dans mes séances au cabinet. Ces corps tendus, qui sont dans ce tourbillon. Ces femmes qui viennent parce qu'elles ont envie d'arriver là où elles veulent. Elles ont envie d'être justes, elles, sereines, posées. De profiter du bonheur. Parce que le bonheur, je ne crois pas que ce soit un grand idéal, une grande quête. Pour moi, le bonheur, c'est quand tu peux voir chaque jour ce qui est une trace du bonheur. Et c'est tous ces petits éléments qui te font te sentir bien. Mais quand t'es dans le tourbillon, tu peux plus les voir. Tu peux plus apprécier ce petit café posé au soleil. Tu peux plus apprécier le sourire de cet inconnu dans la rue, juste parce que vos regards se sont croisés. Dans le tourbillon, t'arrives plus à apprécier tout ça. Donc t'es déconnecté de ce bonheur. Alors qu'il est à portée de main, il est à portée de ta main. Et si t'en es là, si t'en es dans ce tourbillon qui t'empêche de te poser, Eh bien, j'ai envie vraiment que tu entendes quelque chose aujourd'hui dans cet épisode. Que si t'es enfermé dans ce tourbillon, eh bien c'est parce que tu regardes toujours au même endroit. Quand je te dis ça, c'est pas du tout pour te culpabiliser, je fonctionne pas comme ça. C'est plutôt un constat, c'est comme si tu avais ces lunettes déformantes sur le nez qui t'empêchent de voir sur les côtés et tu vois que droit devant. Et donc toutes les solutions qui sont sur les côtés, tu les vois pas. Donc il t'en manque un bout ? T'es bien d'accord avec moi ? C'est comme si tu tournes en rond, tu marches sur un pied tout le temps. Encore et encore et... En fait, des fois, le piège du tourbillon, c'est que tu as l'impression d'avancer, parce que le tourbillon, c'est du mouvement. Mais en fait, c'est un mouvement qui te fait faire du surplace. Tu tournes en rond, tu t'agites, tu perds de l'énergie et tu n'avances pas dans la direction où tu veux. Et la bonne nouvelle là-dedans, c'est que si tu enlèves ces lunettes déformantes, si tu regardes les choses sous un autre angle, tu vas trouver la solution qui te convient à toi. Parce que ça peut te paraître une montagne, mais ça ne l'est pas. Tu vas voir que ce n'est pas si compliqué que ça. Déjà, c'est de comprendre que tu n'as pas à faire plus. Tu n'as pas à faire mieux. Tu as besoin de regarder la situation autrement. Ça veut dire concrètement que tu n'as pas besoin de comprendre avec ta tête. Tu as besoin de ressentir dans ton corps. C'est souvent ça l'info qui te manque. Prends l'exemple, si tes pensées tournent en boucle tout le temps, que tu es épuisé. T'es tout le temps dans ton mental. Eh bien, pose-toi et demande-toi, là, maintenant, tout de suite, pas demain, pas hier, là, tout de suite, maintenant, qu'est-ce que je ressens dans mon corps ? Vas-y, essaye, où que tu sois, que tu marches, que tu sois assise, c'est OK. Qu'est-ce que tu ressens dans ton corps ? Là, tu vois, moi, par exemple, je prends conscience que je n'ai pas mes pieds posés au sol. Eh bien, je vais le faire. Pourquoi ? Parce que quand j'ai les deux pieds posés au sol, je me sens tout de suite plus posée, plus sereine. Ton corps, en fait, il a plein d'infos à te donner qui vont te permettre de regarder les choses autrement. Si on reprend l'exemple de l'insécurité, concrètement, à quel moment tu te sens en sécurité ou un peu moins en insécurité, selon l'intensité de ce que tu vis ? Et dans ce moment où tu te sens en sécurité, pose-toi. Ton corps, il est comment ? Qu'est-ce que tu ressens dedans ? Prends conscience de ça. Est-ce que tu sens... que ton ventre est détendu, que ta respiration est posée. Prends conscience de la zone de ton corps qui te répond. Et ça, c'est la sensation que tu vas cultiver. Tous les jours, tu vas prendre une minute, deux minutes, pour te dire, ok, donc si la zone clé chez moi, c'est mon ventre, eh bien, je pose mes mains dessus, je peux le masser si j'ai envie, juste en posant les mains et en tournant, et je sens que ça fait du bien et je sens que ça m'apaise. Utilise. La zone de ton corps qui est une zone clé chez toi pour te détendre, pour d'autres ce sera la tête. Bah tu te masses la tête. Des gestes simples, tu n'as pas besoin d'aller chercher des tutos compliqués qui vont te prendre la tête, surtout pas. Juste, le premier geste basique, je pose mes mains sur cette partie de mon corps et je masse comme j'en ai envie et dans le sens dont j'ai envie. Parce que c'est ça qui te fait du bien à toi. C'est pas les recettes toutes faites qu'on vend à tout le monde. Tu es unique. Ton corps est unique. écoute ce qu'il a à te dire, vraiment. Et quand je te dis de regarder autrement, eh bien je te demande de regarder les choses du point de vue de ton corps et de ce que tu ressens. C'est là la clé, pour moi je trouve vraiment. Et dans ma pratique, je le constate aussi, c'est pas que mon ressenti personnel. C'est quand je vois ces femmes que je peux recevoir qui sont dans ce tourbillon. Si on reprend celle du tout début sur l'insécurité, on a passé plusieurs séances parce que... c'était compliqué pour elle de le faire toute seule. Donc je l'ai accompagnée. Et on a passé plusieurs séances à développer cette sensation de sécurité dans son corps, à identifier ce qu'elle ressent quand elle se sent en sécurité, et du coup, à lui apprendre à recréer elle-même, d'abord en séance, puis petit à petit chez elle. Ça a mis un peu de temps parce qu'elle partait de loin, et c'était son histoire, c'était ok comme ça. Mais l'important, ce n'est pas d'où elle venait, c'est où elle est arrivée. Et elle est arrivée à ce moment où elle s'est sentie... sereine et où elle a réussi à recréer cette sérénité toute seule. Elle sait qu'il y aura encore des moments d'insécurité parce que ça fait aussi partie de la vie. On ne va pas croire qu'une fois que tu as travaillé sur toi, tout va être facile. Ce serait une illusion, ce ne serait pas vrai. Par contre, elle sait, grâce au travail qu'elle a fait, aux outils qu'elle a testés, elle a vu ce qui fonctionnait sur elle et de là, elle sait maintenant qu'elle a sa boîte à outils et que la prochaine fois qu'il y aura une insécurité, elle sera capable de la gérer toute seule et autrement. pour revenir plus vite au calme. Et c'est bien ça qui est important, finalement. C'est que quand tu apprends, à t'écouter, eh bien tu apprends aussi à devenir plus légère et plus calme. Vraiment cette sérénité intérieure. Et si tu veux faire ce premier pas aujourd'hui pour toi, voilà ce que je te propose. La prochaine fois que tu sens ce tourbillon s'enclencher, eh bien pose-toi la question qu'est-ce que je ressens dans mon corps. Et si tu te rates parce que le tourbillon il était trop fort, il t'a embarqué trop vite, c'est pas grave, tu recommences la fois d'après. Tu vas pas changer un schéma du jour au lendemain. Tu vas tester, tu vas recommencer, des fois tu vas y arriver et des fois non. Peu importe, c'est le résultat qui compte. Chaque pas fait, tu avances. Et c'est bien ça la priorité. Et parfois c'est compliqué de faire ce chemin-là toute seule. Parfois, on a besoin d'un coup de main pour déposer ce qu'on porte, pour pouvoir prendre du recul. Eh bien si c'est ton cas, la visio des clics, elle est là pour ça. C'est 30 minutes que je t'offre, où tu déposes ce qui te pèse et on voit ensemble. Comment prendre du recul avec ça, ce que tu peux mettre en place ? C'est un moment pour toi, une bouffée d'air, pour te permettre d'aller là où tu veux, parce que c'est ça qui est important. C'est pas tellement où tu en es aujourd'hui, c'est là où tu veux aller demain. Et je t'assure que tu en es capable de te libérer. Tu es capable d'arriver à plus de légèreté, plus de calme intérieur. C'est pas que pour les autres, c'est aussi pour toi. Et ça peut commencer dès maintenant, si tu le choisis et si tu le décides. Alors prends soin de toi et je te donne rendez-vous lundi prochain pour un nouvel épisode. A bientôt !