Speaker #0Ton agenda est plein, plein de rendez-vous, il n'y a pas d'espace, pas de blanc. Et tu fais ça tout le temps, tu le remplis à chaque fois. Ou alors, tu manges trop. C'est plus fort que toi, tu ne peux pas t'arrêter, il faut que tu manges. Et bien que ce soit l'un ou l'autre de ces comportements que tu remplisses ton agenda ou que tu manges trop, la réponse peut être la même dans les deux cas. Si tu remplis ta vie, si tu remplis ton corps, C'est sans doute que tu cherches à étouffer un vide, un manque, que tu ressens au fond de toi, qui te dérange profondément, mais qui te fait peur aussi. Alors ta réponse, c'est de l'étouffer, par trop d'activité, par trop de nourriture. Et moi aujourd'hui dans cet épisode, je t'invite à voir les choses autrement. Tu sais bien que c'est comme ça que je fonctionne. Autrement parce que pour moi, ce vide, tu n'as pas à en avoir peur, c'est un message. C'est ce que nous allons voir aujourd'hui, ce vide intérieur que tu remplis sans cesse et qui pourtant est toujours là. Bienvenue dans « Et si tu t'écoutais autrement » , le podcast qui t'aide à te retrouver, à te libérer de ce qui t'alourdit et remettre de la douceur et de la bienveillance là où ça coince. Je suis Aude Jeandrot et ici je te donne des clés pour t'écouter en profondeur et transformer ta vie de l'intérieur. C'est parti pour le nouvel épisode. Ce vide intérieur, c'est une sensation de manque que souvent tu trouves indéfinie. Tu ne sais pas dire ce qui te manque, tu ne sais pas dire pourquoi tu ressens ça, mais c'est là au fond de toi. C'est fréquent, tu sais. Moi, dans mon cas, j'ai mis des années avant de comprendre que ce n'était pas quelque chose à faire, quelque chose à manger, qui allait combler ce vide. Parce que ce vide, comme je te l'ai dit tout à l'heure, c'est un message. Selon ce que tu as vécu, selon ton histoire, ce message ça peut être « je ne me sens pas en sécurité » et je remplis mon agenda pour contrôler ce que je peux. Ou « je mange trop parce que ça étouffe cette sensation d'insécurité » . Ou bien ce vide ça peut être aussi « je ne sais pas ce qui est bon pour moi » ou « je n'ai pas appris à m'écouter, je ne sais pas faire ce qui est bon pour moi » . C'est normal d'en être là, d'avoir ce vide à l'intérieur de toi, si tu n'as pas eu les bons repères dans l'enfance. Quand je dis ça, ce n'est pas pour condamner tes parents, ils ont très certainement fait ce qu'ils pouvaient. C'est plutôt pour que tu comprennes le poids des injonctions que tu as pu avoir, des injonctions à être cette petite fille modèle, cette petite fille sage qui doit avoir des bonnes notes, ne pas se faire remarquer, ne pas rire trop fort, ne pas faire de colère, ne pas pleurer. etc. etc. Tu déclines en fait ça comme tu veux et regarde, toi, ce que tu as vécu dans ton enfance pour voir à quoi ça correspond aujourd'hui. Si on t'a demandé de te taire, comment tu veux t'écouter aujourd'hui ? Si on t'a demandé, consciemment ou inconsciemment, de sourire alors que tu n'allais pas bien, parce qu'il fallait faire bonne figure, montrer aux voisins que tout allait bien, alors que c'était le cas où chez toi. Eh bien, tu ne peux pas faire autrement que d'avoir ce vide adulte. Et si en plus tu rajoutes un poids transgénérationnel, pardon, tu comprends bien que c'est un peu inéluctable d'en être là, adulte, où tu fonctionnes. Ouais, tu fais ce qu'il y a à faire, tu coches les cases, mais tu ne ressens pas comment tu vas, tu ne t'écoutes pas. Et ce vide, eh bien c'est ce message, ce signal qui t'indique que tu manques de sécurité intérieure. Ou bien que tu as une absence de permission d'être toi, tu ne t'autorises pas à être toi, à t'écouter et tu oublies tes besoins, tu oublies d'y répondre, tu réponds à ceux des autres, tu fais tout pour les autres, tu fonctionnes. pour leur faire plaisir, pour faire ce qui doit être fait. Mais celle que tu n'écoutes pas, c'est toi. Alors comment ne pas avoir ce vide si tu ne t'écoutes pas toi, si tu ne vis pas ta vie à toi ? Je vais te donner un exemple parce que je trouve que c'est souvent plus parlant avec un exemple. J'ai une cliente qui était la fille aînée. Elle a eu un petit frère après elle qui est né handicapé. Quand son frère a eu deux ans, son père n'a pas supporté le poids du handicap et il est parti. Sa mère s'est retrouvée toute seule, avec un fils lourdement handicapé qui ne pouvait pas être scolarisé, et un mari qui est parti. Alors elle a fait ce qu'elle pouvait, elle s'est centrée sur son fils aîné pour trouver des solutions, pour l'accompagner au mieux, pour qu'il ait une vie où il puisse être heureux quand même. Et elle a négligé sa fille aînée, parce qu'elle n'avait pas le temps, pas l'énergie. Et ma cliente, elle a fait bonne figure devant sa mère. Elle souriait, elle faisait croire que c'était ok pour elle, qu'on n'ait pas de temps à lui consacrer, qu'on n'ait pas d'attention pour elle. Elle a même tué à sa mère le harcèlement dont elle était victime à l'école, quand les autres l'appelaient débile, débile comme ton frère. Elle s'étue, elle a souri et elle a avancé comme elle pouvait. Elle a fait ça toute sa scolarité, elle a fait des études raisonnables pour avoir un métier raisonnable, qui ne fasse pas de vagues, où sa mère puisse être rassurée et toujours se concentrer sur son frère, qui même adulte avait toujours besoin d'elle. Et elle ressent ce vide, elle remplit son agenda dans tous les sens. Il faut que tu imagines que quand elle est venue la première fois, son agenda était rempli. Il y avait tous ses rendez-vous professionnels, bien sûr, mais ses soirées étaient prévues, ses week-ends étaient prévus. Elle planifiait ses sorties avec ses amis, elle planifiait ses sorties au cinéma même toute seule, les expositions qu'elle allait voir, les visites de musées. Tout était prévu, même ses tournées de linge, même son temps de ménage ou de course. Tout était rempli, le seul vide, c'était le moment où elle dormait. Et elle est venue me voir parce qu'elle se sentait stressée. Pas très bien, mais sans comprendre pourquoi et en culpabilisant presque de ne pas se sentir bien. Parce qu'elle m'a expliqué qu'elle n'avait pas le droit de ne pas aller bien, parce qu'il n'y avait pas la place pour ça, qu'il ne fallait pas qu'elle dérange ni sa mère ni ses amis. Imagine le vide qu'elle ressentait, cette solitude en fait, parce qu'elle-même s'abandonnait. Quand on a commencé à travailler ensemble, elle a compris assez rapidement qu'en fait, elle ne s'était jamais vraiment écoutée et qu'elle ne savait pas ce qu'elle, elle voulait. Et en plus, on a mis à jour un poitre en générationnel, où depuis plusieurs générations, dans sa famille, la fille aînée portait tout. Ça a commencé avec son arrière-arrière-grand-mère, dont la maman est décédée alors qu'elle était l'aînée, 13 ans, et une fratrie de quatre frères et sœurs derrière elle, qu'elle a dû porter, elle a dû jouer la maman de substitution. Et depuis, cet ancêtre-là, eh bien, ça se reproduisait à chaque génération. Alors comment ne pas avoir un poids énorme, un vide énorme en fait, en devant faire ce qui doit être fait, sans s'écouter elle-même ? Et si ce vide que tu ressens toi aussi, ce n'était pas une faille, ce n'était pas quelque chose que tu dois combler à tout prix et dont tu dois avoir peur, mais si tu voyais ce vide comme une trace, comme des traces de chaque fois. où tu n'as pas été entendu où tu n'as pas été écouté où tu as dû tenir bon quel qu'en soit le prix pour toi si ce vide c'était la trace de chaque fois où tu ne t'es pas écouté, où tu ne t'es pas respecté. Alors tu comprends que si c'est ça, tu n'as pas à avoir peur de ce vide. Tu n'as pas à avoir peur de t'écouter autrement. Vois ce vide, en tout cas je t'y invite comme une boussole, qui te dit à quel moment tu ne vas pas dans le bon sens, à quel moment tu t'oublies. Et quand tu ressens moins ce vide, eh bien c'est que tu arrives à mieux t'écouter, à mieux te respecter. Alors aujourd'hui si tu peux, fais une pause, arrête-toi. Écoute comment tu te sens dans ton corps. qu'il te dit si c'est compliqué pour toi d'écouter ton corps parce que tu ne sais pas le faire parce que tu n'as pas appris comme bon nombre d'entre nous et bien regarde ton histoire et regarde à quel moment tu ne t'es pas écouté où tu n'as pas été écouté. De quoi tu as besoin aujourd'hui ? De quoi tu as envie ? Est-ce que tu peux répondre à cette question ? Là, tout de suite. De quoi tu as besoin ? Dis-moi, de quoi tu as envie ? Et c'est exactement ce que j'ai aidé ma cliente à faire, à pouvoir répondre à ces questions. à comprendre que ce travail raisonnable, elle était en train d'y mourir à petit feu. Parce qu'elle, elle avait besoin d'un travail où elle s'amuse. où elle puisse vraiment être elle-même. Elle a entamé un bilan de compétences pour pouvoir trouver sa place vraiment, écouter ce qu'elle a envie. Elle a fait le choix de ne rien dire à sa mère dans cette phase de bilan pour ne pas l'inquiéter, parce que ça, ça restait important pour elle de préserver sa mère. Par contre, quand sa décision a été prise, que sa démission a été posée, que sa reconversion était en cours, là, elle lui a annoncé. Sa mère a été profondément surprise. Un peu apeurée, mais ma cliente lui a expliqué que maintenant, elle avait envie de faire ce qui était bon pour elle, et ce qu'elle avait envie, et d'être capable d'affirmer ça, ça lui a fait un bien fou, elle s'est vraiment libérée. Et je suis heureuse de l'avoir accompagnée sur ce chemin parce que c'est exactement ça mon travail. T'aider à mieux t'écouter. À être mieux avec toi pour pouvoir vivre ce que tu as envie de vivre toi. Pas... En étant en réponse à ton histoire familiale, à ton histoire sur les générations précédentes, de vraiment vivre ce que toi tu veux, être bien avec toi, sans avoir ce vide qui t'angoisse. Si tu as envie de creuser ça, moi je te propose deux choses. Un carnet dont on reparlera à la fin, ou bien un appel découverte gratuit. Tu auras le lien dans la description. C'est un moment où on peut faire le point ensemble pour voir de quoi tu as besoin. Et si je suis la bonne personne pour t'accompagner. Ça ne t'engage à rien, parce que la réponse peut être aussi bien que je suis la bonne personne que je ne le suis pas. c'est vraiment de t'écouter toi et de commencer à poser ce que tu as envie poser pour ta vie à toi, pour répondre à tes besoins à toi. En attendant, je te propose un exercice. Chaque jour, pendant une semaine, je vais te demander deux choses. Le matin, tu réponds à cette question par écrit. De quoi j'ai envie aujourd'hui ? Ça ne te prend pas longtemps, tu peux le faire en prenant ton café le matin ou ton thé comme tu veux. De quoi j'ai envie pour cette journée ? Et le soir, tu reprends un moment. Tu repars de cette question de la réponse que tu as faite le matin. Et tu te dis, est-ce que j'ai pu répondre à ce besoin aujourd'hui ? Est-ce que j'ai pu m'écouter ? Si c'est oui, c'est cool. Mais si c'est non, c'est aussi intéressant. Donc ne culpabilise pas si tu n'as pas pu. C'est plutôt de comprendre pourquoi. Qu'est-ce qui t'a empêché ? Quels ont été les freins ? Est-ce que ce vide s'est manifesté et t'as angoissé ? Est-ce que tu es allé répondre aux besoins des autres au lieu de répondre au tien ? Les freins qui apparaissent sont des pistes pour pouvoir comprendre ce qui te bloque et le changer. Donc si tu t'es loupé, c'est pas grave, au contraire, c'est intéressant. Et si tu veux me faire un retour sur ce que tu observes dans cette semaine, eh bien c'est avec plaisir que je te lis et que je te réponds. Donc n'hésite pas. Vraiment, je veux que cet épisode te permette de comprendre que ce vide que tu ressens n'est pas une fatalité, mais c'est une alerte. Une alerte que tu as une porte à ouvrir pour vraiment t'écouter et être bien avec toi. Et tu n'es pas seul, je suis là pour t'accompagner sur ce chemin. Si cet épisode t'a parlé, je t'invite à le partager à une amie à qui il peut être utile aussi. Et en plus, vous pourrez vous aider sur ce chemin. Si vous faites le voyage à deux en même temps. Et ce carnet dont je te parlais tout à l'heure, ce carnet pour mieux t'écouter, pour t'aider à te reconnecter à toi. Ces douze pages d'exercices que tu fais à ton rythme, c'est pas parce que tu le reçois que tu dois tout faire d'un coup. Il y a des exercices qui vont te demander plus de temps, qui vont te demander d'être refait plusieurs fois. Ce carnet, si tu le souhaites, il est gratuit et t'engage absolument à rien. Tu me fais un mail, Pareil, tu auras mon adresse dans la description, tu me fais un mail pour le recevoir. Et si tu as besoin d'échanger autour de ce carnet, c'est pareil, je te réponds avec plaisir. Parce qu'apprendre à s'écouter quand on n'a pas appris à le faire avant, ça peut être un peu déroutant, ce n'est pas forcément simple, mais je t'assure que c'est le meilleur chemin pour être bien avec toi. Tu n'as pas besoin de changer, tu n'as pas besoin de devenir la meilleure version de toi-même. Je ne crois pas à ça. Par contre, tu as besoin de voir que tu es déjà cette femme formidable et tu as juste besoin de t'écouter autrement pour le voir. J'espère que c'est clair. N'hésite pas à me faire un retour. Et la semaine prochaine, lundi, je te propose, comme thème, comment revenir à soi quand on s'est oublié trop longtemps. Passe une belle semaine et apprends à t'écouter à ton rythme. À bientôt !