Speaker #0Tu connais ce moment où ton ventre se serre d'un coup, une boule, une oppression, parfois même la sensation d'un parpaing dans l'estomac, comme si ça l'ait empêché de respirer. Tu te dis que c'est du stress, que ça passera, mais ça revient. Et si ton ventre essayait de te parler ? Aujourd'hui, je t'emmène explorer ce que ton corps garde en mémoire. Nous allons parler ensemble de ce ventre qui dit tout haut. ce que tu ne veux pas entendre ou ce que tu ne veux pas dire. Bienvenue dans ce 23e épisode de « Et si tu t'écoutais autrement ? » Quand ton ventre serre, ce n'est pas du stress. Bienvenue dans « Et si tu t'écoutais autrement ? » , le podcast qui t'aide à te retrouver, à te libérer de ce qui t'alourdit et remettre de la douceur et de la bienveillance là où ça coince. Je suis Aude Jeandrot et ici je te donne des clés pour t'écouter en profondeur et transformer ta vie de l'intérieur. C'est parti pour le nouvel épisode. C'est bien plus qu'un truc moche qui t'encombre que tu vas trouver trop gros, trop mou, trop flasque, avec des vergetures. C'est bien plus que ça ton ventre en fait. C'est ton cerveau émotionnel. Ou en tout cas c'est un véritable baromètre émotionnel. Parce que très souvent... les boules au ventre que tu ressens, les crampes, les oppressions, même des fois les phases que tu peux avoir de constipation, de choses que tu retiens. Raconte une histoire, ton histoire. Et souvent tu sais, ce ne sont pas les pâtes de la veille un peu lourdes à digérer ou même le café un peu trop amer qui serrent ton ventre. C'est des émotions, des mémoires. que tu n'as pas pu exprimer, que tu n'as pas pu accueillir. Et quand je dis ça, il n'y a pas de culpabilité à avoir. Quand on ne peut pas accueillir les émotions, c'est parce que ce n'est pas le bon moment, parce qu'on n'est pas prête pour ça. Et on a tendance à les enfermer dans le ventre, sans même s'en rendre compte. Sauf qu'à un moment donné, il faut bien venir les déverrouiller. Parce que, une peur, une colère, une inquiétude, quelque chose que tu n'as pas accepté. Eh bien, ça reste mémorisé dans ton corps. Lui, il fait son travail. Il garde bien au chaud quand toi, tu ne peux pas regarder les choses en face. Donc, tu peux passer ta vie à faire ce millefeuille, à empiler les couches de tout ce que tu ne peux pas traiter et à les laisser comme ça. Ou tu peux te dire qu'il est temps de fonctionner autrement et d'écouter ce que ton corps, ton ventre notamment, a à dire. Tu me connais maintenant, je pense. Je vais te donner un exemple parce que c'est toujours beaucoup plus parlant et plus facile de comprendre ce que je peux te raconter avec un exemple. J'ai une femme qui est venue avec un bon cadeau. Elle ne serait pas venue d'elle-même parce que pour elle, ça n'en valait pas la peine. Mais là, par égard pour la personne qui lui a fait le bon, elle est venue. Elle était persuadée qu'il n'y avait rien à faire et rien à travailler. Elle m'a juste dit, c'est comme ça, j'ai le ventre très dur. Je ne sais même plus depuis quand il est comme ça. Et puis ce n'est pas grave, c'est du stress. Ça me fait mal, mais de toute façon, il n'y a rien médicalement, donc il n'y a rien à faire. Alors on a commencé par une séance de Shiatsu pour qu'elle puisse sentir quand même que c'était plus que tendu. C'était un coffre-fort ce ventre. Tout était verrouillé. Elle a pris conscience de ça sur cette première séance. Et deux jours après, elle m'appelle et elle me dit... est-ce que je peux revenir la semaine prochaine parce que là, je voudrais voir la mémoire du corps, ce que ça peut me raconter sur mon ventre. Donc, elle est revenue. Enfin, tu t'en doutes d'ailleurs si je t'en parle, sinon il n'y aurait pas grand chose à dire. En fait, petit à petit, au fil des séances et du travail sur les mémoires, elle a réalisé que ses douleurs au ventre, les toutes premières, eh bien, ça faisait plus de 30 ans qu'elles avaient commencé. Et quand je lui ai demandé ce qui s'était passé dans sa vie exactement 32 ans plus tôt, elle m'a dit « Mais en fait, j'ai mis au monde mon fils. » Ah, donc forcément, comment se passe la grossesse ? Si c'est à ce moment-là qu'elle commence à avoir mal au ventre. Et là, elle m'explique que le père, qui avant la grossesse, était un homme qu'elle trouvait gentil, aimant. a dévoilé un autre visage où il a eu une forme d'obsession de les emmener, elle et leur fils, qui n'étaient pas encore nés à l'étranger. Et c'était une obsession, il en parlait tous les jours. Et quand elle disait, oui, mais peut-être qu'on va attendre, il n'y a pas d'urgence. Elle a senti qu'elle n'était pas entendue. Et il a commencé à avoir des paroles très dures, qui ont tourné à la violence verbale. Et puis à des violences psychologiques. Il n'est jamais allé à la violence physique. Mais si tu connais ce sujet-là, tu sais que les violences verbales et psychologiques... sont tout aussi destructrices. Et son ventre, en fait, s'est contracté pour protéger son bébé. Et c'est devenu quelque chose de viscéral. C'est, voilà, amplifié par le fait que c'est son enfant. Et cette tension ne l'a jamais lâchée. Elle s'est même amplifiée, en fait. Parce qu'elle a dû protéger son enfant jusqu'à l'adolescence, par rapport au père. Et puis à l'adolescence... Les choses ont été réglées avec le père. Elle s'est dit, je vais pouvoir souffler, sauf que là, son enfant, son fils s'est mis à sortir. Et là, peur. Peur qu'il ait un accident. Peur qu'il ne rentre pas. Et alors, quand il s'est mis à conduire, ça a été encore plus fort. Elle allait jusqu'à lui préparer des itinéraires pour trouver l'itinéraire qui présentait le moins de routes, potentiellement à risque, où il y avait eu le moins d'accidents. Elle se prenait vraiment la tête, elle se faisait mal au ventre. de chacun des trajets qu'il pouvait faire. Et quand il a commencé à travailler, c'était pareil. Est-ce qu'il allait bien ? Est-ce qu'il mangeait bien ? Est-ce que le logement où il était était salubre ? Tout était source de stress et d'angoisse pour elle. Comme si elle vivait chaque instant en danger et en angoisse pour son enfant. Et ce qui est apparu, au-delà de ce qu'elle a vécu elle par rapport au père de son enfant, C'est une empreinte plus ancienne encore. Dans sa famille, il y avait eu des morts prématurées de jeunes adultes. De jeunes parties bien trop tôt. Et sans le savoir, puisque ça remontait à plusieurs générations, elle portait ce poids. Son ventre hurlait qu'il fallait protéger coûte que coûte. Donc ce ventre coffre-fort, il cherchait à la protéger elle et à protéger son enfant. Et elle se retrouvait dans cette situation paradoxale où elle, quand son enfant était jeune, elle avait envie de lui permettre d'être autonome pour qu'il puisse adulte se débrouiller. Donc à la fois, elle essayait de le pousser à l'autonomie, mais en même temps, elle avait ce côté intrusif de faire des choses à sa place dont il n'avait pas besoin, comme d'aller chercher l'itinéraire adulte quand il était adulte pour son trajet en voiture. Il était capable de le faire. Lui percevait ça d'ailleurs comme un manque de confiance en lui, alors qu'en fait elle, elle réagissait à cette mémoire. Et ce paradoxe en fait, il se déclinait un peu partout dans sa vie, entre ce besoin d'autonomie et cette peur de perdre. Elle le retrouvait dans ses relations amoureuses, elle le retrouvait aussi dans sa manière de vivre, où elle avait à la fois toujours envie d'aller découvrir des lieux, de voyager, de découvrir des gens. Et puis à la fois, peur du risque que cela pouvait représenter. Et en fait, son ventre, c'est ça qui lui mettait en avant. C'était à la fois cette peur viscérale de perdre et cette mémoire qui l'a bloqué. Et toi, qu'est-ce que tu ressens dans ton ventre ? Comment ça se passe ? Parce que c'est souvent une zone très révélatrice. Là, je te parle de cet exemple, mais je pourrais t'en donner plein d'autres. Parce que des histoires de ventre. De ventre qui vient de raconter des choses, c'est très fréquent. Quand ton ventre se serre, n'oublie pas, ce n'est pas que du stress, ça peut l'être un peu, mais c'est souvent beaucoup plus que ça, surtout quand c'est régulier. C'est une émotion non digérée, alors elle peut être récente, auquel cas tu vas facilement la trouver, mais parfois elle est bien plus ancienne, voire familiale, transgénérationnelle, transmise sans mots, parce que des fois les gens n'ont même pas vu l'impact des événements. Ou c'est des événements qui sont tus parce que trop douloureux par la génération qui la vit. Et du coup, ça ne se transmet pas comme ça. Il faut creuser pour la trouver. En tout cas, comprends bien qu'écouter ton ventre, c'est te permettre de vivre avec plus de légèreté, sans porter des choses trop lourdes pour toi. Écouter ton ventre, c'est ouvrir une porte vers toi et vers plus de légèreté. Parce que quand tu fuis, Quand tu mets la tête dans le trou, quand tu mets tout dans ton ventre, tu utilises les mots que tu veux. Et que tu te dis que c'est du stress, que ça va passer, eh bien ton corps, lui, il continue de crier. Et tant que tu ne l'entends pas, eh bien, il crie un peu plus fort et encore un peu plus fort. Et pour la cliente dont je t'ai parlé, c'était ça. C'est que les premières années, son ventre lui faisait mal, pas tout le temps, par moment. Et puis, c'est devenu plus fort et puis c'est devenu chronique. Il y a eu des paliers. Si tu peux, ne pas attendre d'en être là, c'est chouette. Et si tu en es déjà là, il existe des solutions. Tu peux faire autrement. Tu peux t'alléger et te libérer. C'est à toi de faire le premier pas pour toi. Alors la prochaine fois que ton ventre se fait sentir, qu'il se contracte ou qu'il te fait mal, au lieu de subir cette tension, cette douleur, pose-toi une question simple. Qu'est-ce que je n'ai pas digéré et que mon corps garde pour moi ? Et si tu as envie de découvrir ce que ton corps te raconte vraiment, Je peux t'accompagner pas à pas pour dénouer ces nœuds. Tu peux prendre ton rendez-vous premier pas. C'est un appel découverte. Le lien est dans la description. C'est gratuit, ça nous permet de faire connaissance, que tu m'exposes comment tu vas, quelle est ta problématique et qu'on voit ensemble. Si je suis la bonne personne pour t'accompagner parce que libérer ce qu'il y a dans ton ventre, il faut le faire en confiance. Il faut le faire à ton rythme. Tu ne peux pas libérer ça n'importe comment. Donc c'est important. de faire connaissance ensemble pour voir si ça marche et si on peut travailler toutes les deux. En tout cas, ton corps a un langage. Il te raconte des choses. Et je t'invite vraiment à t'écouter. Parce que t'écouter autrement, c'est être mieux, sans jugement et plus légère avec toi. Donc je te donne rendez-vous lundi prochain, où on va parler de ta gorge. Parce que quand ta gorge se serre, c'est parce que souvent ce que tu n'as pas dit est coincé. et comment le décoincer. Je te souhaite en tout cas une belle semaine et je te dis à lundi prochain. Pense-toi en toi.