- Speaker #0
Clémentine est sous la douche, un moment banal, quotidien. Elle s'autopalpe, un geste simple, presque automatique pour elle. Et ce jour-là, son doigt s'arrête sur une petite boule d'à peine un centimètre. Et dans son corps, tout hurle déjà. À partir de ce moment, tout s'enchaîne. Généraliste, échographie, mammographie, IRM, puis la biopsie. Une aiguille énorme, un geste qu'elle vit comme invasif. et des larmes qui sortent sans qu'elle puisse les retenir. Deux semaines d'attente, le ventre noué, jusqu'au fameux coup de fil tant attendu. Vous l'aurez compris, les résultats ne sont pas bons. Clémentine devra rapidement s'entretenir avec le médecin. Ce rendez-vous, elle ne l'oubliera jamais. Les mots tombent. Carcinome, cancer, agressif, chimiothérapie. Le monde se met sur pause. Clémentine n'est plus vraiment là. Elle est dans une bulle. à regarder sa mère pleurer à côté d'elle, pendant qu'une seule phrase s'accroche à son cœur. « Je vais guérir. » Ce n'est pas négociable. Vous êtes sur Etat d'âme, le podcast au cœur de votre santé. Excellente écoute.
- Speaker #1
Tout commence le 5 avril 2025, le jour de mon anniversaire. J'étais sous la douche et j'avais, moi, pour habitude, d'effectuer l'autopalpation sur moi, car mon gynécologue m'avait dit que c'était toujours bien de le faire. Et étant donné que j'ai une petite poitrine, j'ai donc senti directement cette petite boule que je n'avais jamais sentie auparavant. J'ai demandé à mon compagnon de toucher pour voir s'il lui aussi la sentait. Il m'a dit que oui. Ça m'a quand même travaillé parce qu'on entend quand même beaucoup parler du cancer du sein, tout ça, de jeunes femmes qui sont touchées par ce cancer. Et donc, moi, ça m'a inquiétée tout de suite. C'était un samedi et donc le lundi, je décide d'aller voir mon généraliste qui confirme que j'ai bien une petite boule d'environ un centimètre et qui m'a prescrit donc une échographie et une mammographie. Donc, la semaine d'après, j'ai fait ma mammo et mon échographie. À la mammographie, on ne voyait quasi rien, mais parce que j'ai une petite poitrine et que la boule était vraiment toute petite. À l'échographie, ils ont trouvé que les contours de la boule étaient un petit peu irréguliers. Donc ils ont décidé de me faire passer un IRM. Donc quelques jours après, j'ai passé l'IRM. De là, ce n'était pas encore assez clair pour eux. Donc le radiologue m'a dit, écoutez, on ne va pas prendre de risques. Je vois beaucoup de cancers chez les jeunes femmes. de plus en plus en tout cas, et donc je ne veux pas passer à côté de quelque chose de grave. Donc il m'a dit, lui n'était pas inquiet, mais il m'a dit, voilà, je ne veux pas passer à côté de quelque chose, donc on va effectuer une biopsie.
- Speaker #0
Évidemment, j'étais hyper, hyper stressée, j'étais angoissée, mais bon, j'essayais d'être quand même forte et de relativiser en me disant qu'à mon âge,
- Speaker #1
ce n'était pas possible d'avoir un cancer. et donc nous avons fait... la biopsie. Pour ma part, j'ai trouvé ça très impressionnant comme geste, parce que c'est quand même une très grosse aiguille, on vous enfonce une énorme aiguille dans le sein. C'est vrai que même si on est anesthésié, c'est quand même très invasif, je trouve, comme examen. Et donc, moi, j'ai pleuré. J'ai pleuré après cet examen, mais parce que j'étais aussi très, très angoissée. Et donc, voilà, vient l'attente de ces deux semaines, l'attente des résultats, jusqu'au jour où mon gynécologue m'appelle et me dit « j'ai reçu vos résultats, ils ne sont pas bons, est-ce que vous pouvez venir me voir tout de suite ? » Et donc, j'ai immédiatement compris qu'il allait m'annoncer quelque chose de grave, donc j'ai directement appelé ma maman, je lui ai demandé de venir avec moi. tout ça en pleurant j'étais complètement effondré. Donc avec ma maman, nous sommes allés à la rencontre de mon gynécologue, qui nous a donc reçu. Donc à sa tête, je voyais déjà qu'il y avait quelque chose qui était grave. Il m'a donc dit que c'était un carcinome, ce qui veut dire cancer, et que de plus il était triple négatif. Donc c'était un cancer agressif qui se développait très vite. et qu'il allait falloir se battre. Donc nous voilà dans le bureau de mon gynéco. J'essaye de rester assez forte émotionnellement jusqu'au moment où il m'annonce que c'est un carcinome, donc un cancer et tout. Et donc là, je suis complètement... À partir du moment où il m'a dit cancer, chimiothérapie, cancer agressif, tout ça, j'étais complètement dans une bulle. c'était très bizarre comme sensation j'avais l'impression de de ne pas être dans mon corps. Je crois que je n'ai plus rien écouté après. C'était hyper compliqué de me concentrer. J'ai eu envie de pleurer très fort d'un coup, de crier très fort. Et je regardais ma mère pleurer à côté de moi. Et honnêtement, je me suis effondrée l'espace d'un instant. Puis je me suis vite reprise et j'ai continué d'écouter parce que ça fait énormément d'informations d'un coup. Donc voilà, il m'a expliqué que j'allais être prise en charge rapidement. Il faut savoir que j'ai été prise en charge en fait par la femme de mon gynécologue, qui est très réputée en cancer du sein, des ovaires et du col de l'utérus sur Marseille. Donc voilà, il m'a dit, vous allez voir ma femme après-demain, c'est elle qui va s'occuper de vous et faites-lui confiance, les yeux fermés. Donc c'est ce que j'ai fait. Donc, il me donne tous les rendez-vous parce que j'avais besoin, étant donné que c'était un cancer agressif, j'avais besoin d'une prise en charge assez rapide. Donc, il faut savoir que pendant deux semaines, j'enchaîne les rendez-vous à Marseille. Pourquoi ? Pour repasser des échographies, mammographie, encore une biopsie. Il fallait que je passe ce fameux TEP scan. aussi pour savoir jusqu'où la maladie était étendue, savoir s'il y avait des métastases, savoir si c'était localisé. Pour ma part, c'était localisé. Ça, c'était, on va dire, dans mon malheur, la bonne nouvelle. C'est que la maladie ne s'était pas étendue. On m'a fait une biopsie également d'un ganglion sous le bras qui est revenu négatif. Ça veut dire que la maladie n'avait pas touché mes ganglions non plus. Il y a eu aussi la petite opération, la pause du DVI. Il faut savoir que ma chirurgienne était sur Marseille. J'ai passé tous les examens sur Marseille. Par contre, pour effectuer ma chimio, étant donné que j'habite dans le golfe de Saint-Tropez, il fallait que je puisse m'y rendre et que ce soit le moins loin possible pour moi. Ma chirurgienne m'a trouvé un oncologue sur Toulon, à l'hôpital militaire. Un confrère à elle. Je suis allée à Toulon me faire poser le petit cathéter pour injecter la chimio. Ça aussi, on n'en parle pas. C'est assez impressionnant comme geste et j'ai trouvé ça un peu dommage qu'on ne soit pas entièrement endormi pour ça. Parce qu'on voit du sang, que le chirurgien appuie vraiment pour faire rentrer le boîtier. Moi, pour ma part, je l'ai eu dans le bras. Normalement, il y en a qui l'ont sous la clavicule. m'en l'a mis dans le bras et j'ai trouvé enfin Je suis sortie encore de cet examen en pleurant. Jusqu'à cet examen, chaque examen que je passais, je pleurais. Je pleurais tous les soirs dans mon lit. Je pleurais, c'était très dur, très compliqué. Il a fallu quand même l'annoncer à mon fils. J'ai essayé de lui annoncer avec des mots d'enfant. Je lui ai dit écoute... Après, il a vite compris parce qu'un jour, avec tous ces examens que je faisais, Après les biopsies, on a un gros pansement sur le sein. Je lui disais attention de ne pas me mettre un coup. Une fois, je lui ai dit que j'avais quelque chose à te dire. Il m'a dit que j'avais un cancer du sein. Je lui ai dit que j'avais une vilaine boule dans le sein. J'ai dit qu'on allait me mettre une boîte à médicaments pour m'injecter des médicaments pour me soigner. Donc, je lui ai expliqué les choses très simplement. Je lui ai dit, écoute, par contre, avec cette maladie, on est obligé de se raser la tête. Il m'a dit, pourquoi ? J'ai dit, parce que ces médicaments, ils abîment beaucoup, beaucoup, beaucoup les cheveux. Donc, on est obligé de se raser la tête et après, ça repoussera. Il m'a dit, ok, voilà. Donc, j'ai essayé de lui expliquer avec des mots très simples. Je n'ai pas pleuré, je suis restée forte devant lui. Après, évidemment, j'avais ce sentiment de culpabilité, que j'allais devoir faire vivre tout ça à mon fils. Et évidemment, on m'a bien dit que ce n'était pas de ma faute, que tout ce que je devais faire, c'était me battre. Et donc, pareil, à partir du moment où j'ai su qu'il n'y avait qu'une tumeur et que c'était vraiment localisé dans le sein, que la maladie n'était pas... répandu, je me suis forgé un mental de guerrière. Je me suis dit, voilà, on va sur une guérison. Et d'ailleurs, c'est ce que m'a dit mon oncologue. Il m'a dit, la première bonne nouvelle, c'est que la maladie est localisée. Donc, on va plus sur une guérison. Voilà, le fait qu'il n'y ait pas de métastase ni rien, on ne va pas dire que ça facilite un peu le processus,
- Speaker #0
mais disons que c'est plutôt une bonne nouvelle. dans ce malheur.
- Speaker #1
Et donc là, je me suis dit, je vais guérir, c'est pas négociable, c'est comme ça, j'ai mon enfant, j'ai toute la vie devant moi encore. Et donc, je me suis dit, à partir de ce jour-là, tu vas apprendre les choses étape par étape. Voilà. Première étape, c'est la chimio. La chimio, pourquoi ? Parce qu'il fallait stopper net l'évolution de la maladie, à savoir que le cancer triple négatif se répand très vite et que les... La tumeur grossissait vite aussi parce qu'entre le moment où je l'ai découverte, où elle faisait un centimètre, donc c'était en avril, et le moment où j'ai commencé la chimio, donc ma première chimio était le 23 juin, la tumeur avait déjà pris deux centimètres. Donc quand j'ai attaqué la chimio, elle était déjà à trois centimètres. Donc à partir de ce moment-là, je me suis dit tu vas prendre les choses étape par étape. Je Ausha un peu les cases dans ma tête en me disant « pose du DVI, ok, ça c'est fait » . Après, première chimio et je Ausha à chaque fois première, deuxième chimio. Il faut savoir que pour les chimios, je faisais mes chimios à l'hôpital militaire à Saint-Anne, à Toulon. On n'a pas le droit d'avoir d'accompagnateur pendant les chimios. Il faut savoir que j'étais dans une chambre double. On est dans une chambre avec juste une autre personne. J'ai appelé pour demander si, pour la première chimio, je pouvais avoir quelqu'un pour m'accompagner. Parce qu'on met le pied dans quelque chose d'inconnu. On va vers cette première chimiothérapie. C'est quelque chose qui me faisait assez peur. Parce que le mot chimio, en soi, fait peur. Et donc, ma sœur a décidé de m'accompagner à cette première chimio. On m'a dit qu'il n'y avait pas de problème pour la première, que je pouvais être accompagnée. On a pris la chose en rigolant. On s'est dit, voilà, on va essayer de tourner ça en déconnant, en rigolant, en se faisant des blagues. Il se trouve que l'équipe médicale était aussi formidable, que les infirmières étaient très souriantes, très positives. Voilà. Et la première fois, lors de ma première chimio, je suis tombée sur une dame qui est avec moi dans la chambre, donc avec ma sœur et moi. Et cette dame m'a dit « Mais vous savez, moi j'en suis à mon dixième cancer. » Elle me dit « À chaque fois que j'ai une contrariété, j'ai un cancer. » Et cette dame s'en est sortie à chaque fois. Et donc là, je me suis dit « Ok. » Donc elle m'a donné, enfin cette dame, en parlant avec elle, elle m'a donné plein de force aussi. Et je me suis dit, OK,
- Speaker #0
go. De toute façon, on n'a pas le choix. On doit se battre et c'est comme ça.
- Speaker #1
Après, il faut savoir que moi aussi, j'étais quand même rassurée d'être prise en charge assez vite. Et c'est vrai que quand j'ai commencé la première chimio, on se dit, c'est là qu'on commence à être soigné. Donc, quelque part aussi, c'est rassurant. Donc, après la première chimio, il y a eu aussi l'étape des cheveux. Parce qu'il faut savoir que moi, j'avais un protocole de 16 chimiothérapies. Donc, j'en avais 12 de deux médicaments et 4 d'un autre médicament. Et donc, mon oncologue m'avait bien prévenu qu'à partir de la quatrième chimio, j'allais commencer à perdre mes cheveux. Or, après la troisième, je crois... J'ai commencé à voir que ça tombait, que ça venait un petit peu tout seul. Ce n'était pas encore des grosses touffes, loin de là, je n'avais pas de trous, rien du tout. Mais je voulais m'épargner ça aussi parce que je trouvais que c'était trop traumatisant à vivre. Donc j'ai décidé de me raser la tête et le fait que ce soit moi qui ai pris la décision de le faire et d'anticiper, ça n'a pas du tout été traumatisant. Au contraire, on a appris ça pareil. C'est le père de mon fils, en fait, qui m'a rasé la tête. Et lui s'est rasé la tête en même temps que moi. Et voilà. Et sous les yeux de notre fils, on lui a dit... Enfin, voilà, il lui a dit, papa, fais ça pour soutenir maman. Et mon fils a trouvé ça plutôt rigolo parce que je n'ai pas pleuré du tout à ce moment-là, bizarrement. Ça tombait en plein été, donc... Donc au début, je me suis dit, ouf, ça fait du bien, j'ai moins chaud. Enfin bon, voilà, on a essayé de tourner ça un petit peu comme on le pouvait, avec un peu de joie, on va dire. Et le fait que ce soit moi qui ai décidé de me raser la teine, du coup, ça n'a pas été traumatisant du tout. Et puis dans ma tête, je m'étais dit, de toute façon, tout ça est temporaire. En fait, c'est ce que je me suis dit. Je me suis dit, tout est temporaire. Tout repoussera et ce n'est qu'un mauvais passage de ma vie. Ça ne durera pas. Donc voilà, j'ai fait mes douze premières chimiothérapies. C'était une fois toutes les semaines, tous les lundis. J'allais à Toulon faire ma chimio. Je les ai à peu près bien vécues. Je n'ai jamais vomi, j'ai réussi à me nourrir. Étant donné que c'était l'été, il faisait très chaud, que je n'avais pas le droit au soleil, etc. J'allais souvent me promener le soir ou nager un petit peu le soir. Mais mon fils ne m'a pas vue du tout malade ni quoi que ce soit. J'arrivais quand même à m'occuper de ma maison, à m'occuper de mon fils. Pour ça, il n'y avait pas de soucis. Après, on a commencé les chimios assez fortes, les quatre dernières. Et donc, il faut savoir que la chimiothérapie, ça affecte beaucoup ton système immunitaire. Donc, c'est pour ça que d'ailleurs, on fait des prises de sang avant chaque chimio, parce qu'avant chaque chimio, on voit le médecin qui regarde les prises de sang et qui valide ou non la chimio du jour. Donc, moi, il faut savoir que là, j'ai eu pas mal d'hospitalisations sur les dernières chimios, mais parce que c'est mon système immunitaire, donc... qui m'a un petit peu lâchée, qui était très affaiblie. Donc j'ai été hospitalisée en chambre stérile. J'ai eu transfusion de sang, de plaquettes, parce que j'étais en aplasie en fait. Donc ça pareil, mon fils ne venait pas à l'hôpital lors de mes hospitalisations. On l'a tenu complètement à l'écart de tout ça, parce que déjà ce n'est pas sa place, ce n'est pas la place d'un enfant. Et qu'ensuite, ce n'était pas la peine pour lui qu'il me voit comme ça. Et donc, de toute manière, il était chez lui, bien entouré. Son papa s'occupait de lui. Il avait ses grands-parents, donc ses tatis. Et au final, j'ai eu les examens. Donc, les examens d'après Chignot. Donc, sur Marseille, j'ai su retourner voir ma radiologue, tout ça. Et donc, là, on a confirmé. que la tumeur avait totalement disparu et qu'on ne sentait plus rien et qu'à l'échographie, on ne voyait plus rien non plus. Donc, du coup, on a pu prévoir une opération, donc une chirurgie conservatrice, chose qui n'aurait pas pu avoir lieu si j'avais commencé par l'opération. On aurait dû faire une ablation directement du sein. Voilà. Et en fait, vu qu'on a commencé par la chimio, a permis la régression complète de la tumeur. Et donc, ça a permis de conserver mon sein et d'effectuer une zonectomie. Voilà, donc à l'heure actuelle, je n'ai qu'une petite cicatrice à côté du téton. Ils m'ont quand même enlevé un ganglion. Donc, j'ai une petite cicatrice sous le bras aussi. Ils me l'ont enlevé par précaution, sachant que mes ganglions, encore une fois, n'étaient pas touchés. Et donc, moi, si je pouvais transmettre un message à toutes les jeunes femmes, parce que c'est vrai que nous, Les jeunes femmes, nous n'avons pas déjà tous ces examens mammographie, échographie, ni rien. Et c'est vrai que comme m'a dit mon gynécologue, quand j'ai fait mon check-up trois mois auparavant, parce qu'il faut savoir qu'on fait minimum quand même un check-up par an chez le gynécologue, donc un frottis, et là il vérifie aussi nos seins, et moi j'en faisais déjà deux par an. Et il faut savoir que trois mois auparavant, il n'y avait strictement rien. Donc c'est ce qu'il m'a dit mon gynécologue. Ne vous dites pas que si on avait pu savoir avant, il me dit qu'on n'aurait pas pu savoir avant parce que trois mois avant, il n'y avait rien. Il me dit que quand je vous ai vu la dernière fois, il n'y avait strictement rien. Donc, ce n'était pas palpable, en tout cas. Donc, si j'avais un message à faire passer, c'est l'autopalpation. L'autopalpation, parce que déjà, ça permet de connaître son corps. Et donc, quand on connaît son corps, on sait reconnaître quand il y a une anomalie. Moi, j'avais l'habitude de m'autopalper les seins, et c'est ce qui a permis que je puisse reconnaître cette toute petite boule, parce que comme elle me disait la radiologue, elle me dit « mais vous avez senti ça toute seule » . Parce que c'est tellement subtil, elle me dit comment vous avez fait ? J'ai fait parce que je pratique et que je connais mon corps. Donc voilà. Et pareil, si on a le moindre doute, il faut aller voir le médecin. Rien que le généraliste. Après le généraliste, il vous prescrit les examens qu'il faut. Et surtout, il faut insister quand on sent que c'est quelque chose d'anormal. Il faut insister parce que je sais que... Il y a certaines filles, j'ai lu leur témoignage, elles ne sont pas du tout prises au sérieux. Et on leur dit, non, pas à votre âge, c'est sûrement un kiss, tout ça. Mais non, si vous, ça vous inquiète, il faut aller jusqu'au bout des examens pour être sûr que ce ne soit rien. Et pourtant, moi, j'avais une bonne hygiène de vie. Voilà, pas d'anlexie, rien du tout. Donc, ça arrive vraiment à... C'est vraiment la loterie, en fait. Et ça arrive vraiment à... Ça peut arriver. à tout le monde. L'autopalpation, c'est vraiment important parce qu'il faut connaître son corps et c'est ce qui permet de reconnaître une anomalie, si anomalie il y a.