Speaker #0Amour et atypie, ça fonctionne pareil qu'amour sans atypie ? Cette série, vous le savez si vous avez écouté le premier épisode, a failli s'appeler « Les conseils de couple qui ne marchent pas, à mon avis, dans un couple avec atypie » . Je suis Maya et dans ce podcast fait un effort les chroniques du TSA. On essaye de décoder le monde des atypiques à ceux qui ne le sont pas, et réciproquement. Si vous voulez être averti de la sortie des prochains épisodes, vous pouvez vous abonner à votre plateforme préférée. Vous êtes d'ailleurs bientôt... 500 abonnés sur Youtube, pas encore il en manque 35 à l'heure où j'enregistre ce podcast, je n'en reviens pas tout ça sans pub, sans communication, sans rien, merci de tout coeur, je lance un Discord, pour ceux de mon âge qui ne savent pas ce que c'est, Discord c'est une app, un réseau c'est un espace qui permet c'est une espèce de Facebook mais que les jeunes connaissent plus pour les jeux vidéo et en fait c'est pas mal parce que ça permet de se regrouper en sortant du réseau méta et tout en différenciant les thèmes, les discussions qui s'appellent dans ce réseau des salons. Donc on fera un salon pour les 18-30 ans, un autre pour les « vieux » dont je fais partie du coup, un sur le couple, un sur les émotions, enfin on verra. Vous me direz sur quoi vous voulez échanger ensemble et entre vous. Dans l'épisode précédent, on a commencé par trois conseils « classiques » qui ne sont pas adaptés pour les couples atypiques. On a continué sur quatre exemples de conditionnement d'un couple TSA, ensuite une longue partie sur la différence entre violence conjugale et crise conjugale, et on a terminé par des éléments concrets pour distinguer les faits de nos croyances et de nos émotions, et tenter de voir comment traiter chacun. Alors aujourd'hui, second épisode, dans la série sur le couple, on abordera la motivation, ensuite se croire amoureux, ou les raisons pour lesquelles on s'est mis en couple. On continue avec se croire malheureux à cause du couple. La généralisation de l'expérience, fusion ou distance, les profils en couple et comment s'aider. La motivation. Est-ce qu'on cherche des conseils pour que notre couple dure parce qu'on veut donner tort à nos proches qui ne croient pas en nous ? Parce qu'on veut être aimé ? Ou est-ce qu'on cherche des conseils pour avancer, ce qui n'implique pas automatiquement que notre couple dure, ni qu'on se sente aimé directement ? Alors, si c'est la première raison, au fond, on cherche à faire durer notre couple pour contredire les vilains qui se permettent de dire que notre couple ne tiendra pas. Eh bien, je ne sais pas trop quoi vous dire. Parce que parfois, nos proches voient des choses qu'on ne voit pas nous-mêmes et avons-nous, mais aussi... Parfois, on est simplement entouré de crétins ou de jaloux. Et il y a certainement beaucoup de nuances et d'autres possibilités entre tout ça. À présent, si on cherche des conseils pour que notre couple dure, parce qu'au fond, on a un immense besoin d'être aimé, on risque de suivre les conseils de coachs qui vont nous expliquer comment séduire. Comment moi, par exemple, qui suis une femme hétéro, je vais suivre les conseils pour retenir l'attention d'un homme, le rendre amoureux de moi. essayer de ne pas être trop chiante pour ne pas le faire fuir, adopter les attitudes qui vont faire que le couple fonctionne. Et si ça marche, est-ce que mon couple va fonctionner ? Peut-être, il faudrait déjà que ça marche pour les alistes, les non-autistes, je ne suis pas certaine. Mais pour les autistes, vous l'avez compris, je suis convaincue que pour les personnes atypiques, les mêmes conseils ne fonctionnent pas. Mais surtout, bon, admettons, comme dirait Bigard. Donc, Admettons que je mette en place tout ce qu'il faut pour séduire et garder l'homme qui m'intéresse. Je vois deux problèmes à ça. Le mec, il est heureux ou alors je l'ai coincé ? Allez, vous avez trois heures. Et si ça se trouve ? Le mec, il a fait la même chose avec moi d'ailleurs. Alors, est-ce que je suis heureuse avec lui ou est-ce qu'il m'a coincé ? En me disant ce que j'avais besoin d'entendre pour me sentir aimée et valorisée. Admettons que mon mec soit heureux dans la durée. J'ai des doutes, mais bon. Ça me permet d'aller plus loin dans le raisonnement. Donc globalement, on dirait que ça fonctionne et que mon couple tient. Mais il est basé sur quoi mon couple ? Sur des adaptations mises en place pour que ça ait l'air de marcher ? Combien de temps avant que j'explose ou implose parce que finalement je ne suis pas vraiment moi ? Je masque, je m'adapte, je joue un rôle, je fais ce que je pense qu'il est attendu de moi. Je me suradapte, je fais un maximum d'efforts pour donner à l'autre ce qu'il me demande ou ce que j'ai compris ou interprété qu'il a besoin pour être heureux. Et jusqu'où ? Les choses à l'envers. Au final, être soi, c'est prendre le risque d'être rejeté. Mais c'est aussi un gage, quand on est aimé, d'être aimé pour soi. Alors, pourquoi cacher sa lingerie trouée ou ses slips en coton super confortables si c'est votre truc ? Se faire les ongles ou juger un mec capable d'écouter des heures les états d'âme ? Arrêter de dégazer au réveil le matin et faire croire qu'on pète des paillettes ? Se priver de dessert alors qu'on adore la crème ? ou sembler s'intéresser au sport alors qu'on le préfère dans son canapé, la chute fera mal. Finalement, et humblement, parce que j'ai ni la science infuse, ni assez de recul ou d'expérience pour vous donner la moindre garantie, mais j'ai envie de dire que le meilleur conseil, c'est d'être bien avec soi et de s'ouvrir un petit peu aux autres, pour rencontrer le partenaire qui trouve, si c'est votre cas, vos slip-trous étouchants, qu'avec votre ventre rond, il a plus à aimer, qui fait des concours de paix au matin avec vous si c'est votre truc, et qui cuisine votre dessert à la crème préférée. Se croire amoureux ou les raisons, certaines raisons pour lesquelles certains se mettent en couple. Voici brièvement quelques exemples. Se croire amoureuse dès qu'une personne de son sexe d'attirance est stimulante sur ce qui nous plaît, sur nos intérêts spécifiques. Se sentir nourrie intellectuellement. La personne s'intéresse à notre travail, on a des échanges très intéressants, ça nous apporte beaucoup. Donc, se croire amoureux. Cette femme-là nous sourit beaucoup et est particulièrement sympathique. Alors en tomber amoureux. Ce partenaire s'occupe parfaitement de mes enfants. Il est donc la bonne personne. Au passage, et vous, qu'est-ce qui vous a fait tomber amoureux ? Vous pouvez me répondre en anonyme ou en message privé. C'est pour une autre chronique. On continue avec un autre exemple. Cette femme a besoin de moi, a besoin de ma protection, de mes bricolages. Je lui simplifie la vie, elle est reconnaissante. Je peux lui apporter quelque chose, je lui suis utile. Donc j'en tombe amoureux. Je plais à cet homme, il me trouve belle. Alors j'en tombe amoureuse. Je suis seule à 40 ans et je le vis mal. Je me mets en couple avec une personne qui s'intéresse à moi pour entrer dans une forme de normalité. Il y a des couples d'ailleurs qui fonctionnent sur des schémas où l'un s'occupe de l'autre et répond à ses attentes. Certaines personnes se sentent exister si elles sont dans le rôle du sauveur. Au final, avant de savoir comment vivre en couple, de savoir comment gérer sa vie de couple, de savoir comment le faire durer, ça vaut le coup d'être honnête avec soi et de voir les raisons pour lesquelles on s'est mis en couple. Et maintenant, se croire malheureux à cause du couple, en contradiction avec ce qui précède, où finalement on attend notre bonheur du couple sans réaliser qu'on n'est pas vraiment aimant ou aimé, eh bien, on peut se sentir mal, on peut penser que ça vient de notre couple, qui ne fonctionnerait pas, alors que ça vient de toute autre chose. On peut tout à fait aimer être avec une personne aimante et se sentir triste ou se penser malheureux. Parce que, par exemple, ce jour-là est un jour spécial, un anniversaire. une fête, une célébration, le jour de son mariage, un week-end en amoureux, des vacances. Et on a l'impression d'être triste parce que ça devrait être un jour heureux et on pense que c'est à cause du couple. On réalise ensuite qu'on a par exemple un TDAH et que notre cerveau s'ennuie parce qu'il est en vacances entre guillemets et ne peut pas à ces occasions-là être à 350 km heure comme d'habitude. Ou alors on réalise qu'on est autiste et que ce jour est une immense... perte de routine et qu'on est complètement déstabilisé. Ou encore, on est un autiste qui, sur le plan sensoriel ou émotionnel, voire les deux, est particulièrement sensible et affûté et ça fait un petit peu beaucoup de monde et beaucoup de choses à ressentir. Ou encore, on a un trouble anxieux et tous ces imprévus et le champ des possibilités de ce qui peut se passer, ça fait vraiment beaucoup à gérer. Ou encore... on est une personne sur qui beaucoup de monde s'appuie, on a une charge mentale de dingue et gérer tout ça en donnant le change pour se montrer détendue et contente d'être là, ça commence à faire beaucoup. Et encore, on est en pleine tempête émotionnelle parce qu'on va avoir ses règles ou qu'on est dans une période de vie avec des grands changements comme la ménopause et d'autres et on passe du rire aux larmes en quelques secondes. Ou encore un peu tout ça à la fois. Alors on se sent mal, pas aimé ou pas aimant, et on se dit que le souci c'est notre couple, qu'on n'aime pas vraiment, parce que ce jour-là devrait être un jour merveilleux, ou que l'autre ne nous aime pas, et on peut prendre un petit peu rapidement une décision sans prendre en compte tout ce qui se passe. en nous. Parlons maintenant de la généralisation de l'expérience. J'ai lu qu'une des caractéristiques de l'esprit autiste, c'est de généraliser une expérience, d'une chose qu'il a vécue, en faire une règle, une généralité, et du coup penser que ça s'applique tout le temps et pour tout le monde. Combien de conflits de couple sont liés à ça ? La personne TSA étant persuadée d'avoir raison parce que... elle s'appuie sur son expérience et en fait une norme qui lui paraît évidente et claire, laissant du coup vraiment peu de place à la nuance, au contexte, ou simplement à l'écoute active des sentiments, des émotions, des états intérieurs de l'autre, voire de sa santé mentale et de ce qu'il traverse. C'est comme ça qu'une personne autiste peut conclure que son conjoint ne l'aime pas ou ne l'aime plus parce qu'il n'a pas reçu la traditionnelle carte manuscrite pour son anniversaire. ou que la routine des retrouvailles n'a pas été respectée. Les conclusions peuvent être trop hâtives, trop rapides, et mener cette personne, certaine de sa lecture des événements ou conflits, voire la rupture. Ce qui va générer un stress particulièrement intense chez son partenaire, qui pourra avoir peur, en permanence, de faire quelque chose qu'il ne devrait pas, et se retrouver sur le fil à cause de ça. Il va avoir l'impression qu'il marche sur des œufs, et s'il s'en ouvre, à son entourage, qu'il en parle autour de lui. Si les autres sont peu avertis des caractéristiques de l'autisme, ils risquent fort de lui dire qu'il est peut-être en couple avec une personne toxique ou une personne manipulatrice ou qui simplement est vraiment trop contrôlante. Maintenant, parlons de la fusion ou la distance. Certains autistes peuvent être très fusionnels, attachés, excessifs. très très présents, très tactiles, voire perçus comme envahissants. Et en fait, c'est leur façon d'aimer, ce sont leurs codes. Une autre personne autiste peut aimer, et vraiment, très profondément, tout en ayant besoin de beaucoup de distance, de solitude, d'espace, d'avoir des contacts physiques qui sont un petit peu organisés, prévus, qui ne sont pas de l'ordre de la surprise, ni trop envahissants. Ce n'est pas du rejet, ce n'est pas de la manipulation. C'est de l'autisme. Avoir des sentiments qui peuvent être envahis par le trop plein d'émotions, par les surcharges sensorielles, par les crises autistiques. Avoir des sentiments, vouloir la relation avec l'autre, tout en ayant infiniment besoin d'espace, de solitude, de ne pas être collé au propre ou au figuré, à l'autre en permanence. C'est un mode de fonctionnement qui ne colle pas avec les schémas et les modèles que renvoie la société actuelle. Et qui fait que... un certain nombre de personnes autistes se sentent coupables, nulles, mauvais en amour, pas capables de vivre les attendus du couple. Et c'est dommage parce que de la même manière que chaque foyer a sa propre recette de sauce à salade, bien que culturellement le vinaigre c'est plutôt classique en France, la sauce avec yaourt ou maillot plutôt en Suisse, mais en réalité chaque foyer va faire sa sauce comme il l'aime. Et bien c'est pareil pour le couple. On passe au profil en couple. Ce n'est pas exhaustif, mais c'est une approche que je trouve intéressante. Je vais en genrer deux au masculin et deux au féminin pour illustrer les exemples, mais évidemment, vous genrez ça comme ça vous parle. Alors, on a le relax. Le relax, il se laisse porter. Tout lui va. Quel film ? Comme tu veux chéri, tout me va. Tu m'emmènes au resto ? Si tu veux mon ange. Le relax, il est très facile à vivre et facilitateur. Si vous êtes le relax du couple, Et même si dans la majorité des circonstances, tout vous va et que vous n'avez pas de préférence, vous pouvez quand même faire l'effort, oui je sais, faire un effort, faire l'effort donc de temps à autre de dire vos préférences, de faire un choix. C'est important pour vous parce qu'à la longue, vous pourriez vous coincer dans une relation où on ne vous demande au final plus votre avis. Et un jour où vous n'êtes pas d'accord, ça peut surprendre et provoquer une crise. Et c'est important pour votre partenaire aussi. D'abord pour une question d'équilibre, vous avez votre mot à dire, votre opinion compte. Mais aussi parce que votre partenaire aimera savoir de quel bois vous êtes fait. Vous connaître, connaître vos préférences. Aimerait aussi que parfois vous preniez des initiatives. Et si vous êtes autiste et que c'est vous le relax du couple, ça peut être aussi, pas nécessairement, mais ça peut l'être, parce que vous êtes un peu trop habitué à masquer. Et c'est pas bon. C'est important qu'il y ait des moments, des lieux, des circonstances où vous n'avez pas besoin de vous adapter. ou de vous suradapter. Le deuxième exemple de profil, c'est le performeur. Lui, il ne veut pas décevoir. Il s'implique un maximum. Il se met la barre très très haute. Mais à un moment donné, s'il se sent ou se pense ou se voit incompétent, il va procrastiner. Ou alors il va arrêter de faire. Il va arrêter de prendre les devants, il ne va pas répondre, il ne va plus proposer des choses tant qu'il n'est pas absolument certain de faire parfaitement. Du coup, il peut passer pour un relax alors qu'en réalité il se met une pression de dingue. Donc au final, il devient lent, il agit peu, il manifeste peu de choses en couple. Non pas par manque de sentiments, mais parce que son schéma, c'est de se croire nul, qu'il va de toute façon décevoir. Alors autant ne pas faire. C'est ce qui se dit parce qu'il a une auto-exigence de fou. Et il peut entrer en dépression. Ça peut aussi être le profil de l'ours, de celui qui va se réfugier dans sa grotte pour gérer ses soucis. Et il ne va surtout pas se confier, surtout pas en parler, encore moins à la personne qu'il aime. Et plus on va se présenter à sa porte, à la porte de sa grotte, pour lui dire « Mais parle-moi, ouvre-toi à moi, je suis là pour toi, fais-moi confiance, pourquoi tu ne me dis rien ? » Plus il va s'enfoncer, ou alors rugir, parce qu'il ne veut surtout pas apparaître comme faible devant la personne qu'il aime. Il vit quelque chose de difficile, mais il ne veut pas en parler à l'autre, il va se renfermer. Et donc s'enfermer dans sa grotte, voire devenir mutique, refuser ou fuir l'échange et l'intimité émotionnelle. On a aussi la rêveuse. Elle, elle a des idées très précises sur le couple. Elle connaît la mélodie du bonheur par cœur. Elle a vu les 19 saisons de Grey's Anatomy. Et elle pleure encore d'Eric et cet amour que rien ne saurait égaler. Et si vous n'êtes pas de la même génération que moi et que ce sont d'autres films ou séries qui vous ont, entre guillemets, appris ce que c'est l'amour, le grand, le vrai. Vous pleurez devant vos références, devant les comédies romantiques, et vous vivez un sérieux coup de mou à chaque fois que vous éteignez l'écran et que vous regardez votre conjoint. Sympa, il est attentionné, vous partagez des trucs chouettes, mais quand est-ce que vous vivrez l'intensité, la vraie intensité de l'amour ? Vous êtes dans l'émotionnel, vous voulez des choses intenses, qui vous transportent, qui ressemblent à ce qu'on voit à la télé. C'est caricatural, mais pas tant que ça. Des déclarations d'amour... tous les jours et qu'il sache exactement quoi faire quand vous avez un coup de blouse. Le problème, c'est que ces romances-là, elles sont basées justement sur la ficelle émotionnelle. Et elles zappent une bonne partie de la réalité, de la simplicité du quotidien. Du fait que le gentleman un peu bourru, mais au grand cœur, qui va dédier à sa chérie toute son attention, c'est quand même sacrément cliché. Sans compter que quand on colle à l'autre un rôle, on l'empêche. de nous montrer qui il est vraiment. Chez la personne autiste qui apprend en observant le monde, il me semble que certains apprennent ou ont l'impression d'apprendre les relations de couple justement dans les livres. Est-ce que vous faites partie de celles qui ont lu toutes les Sœurs Bronté ? Est-ce que c'est comme ça que vous imaginez la relation amoureuse ? Les films, les séries et évidemment l'environnement familial et proche, certains autistes en ont conçu une sorte de liste mentale. Mon conjoint devra avoir ces qualités-là. Ce n'est pas toujours conscient. Et alors s'il fait ceci, donc par exemple, il me donne la main dès qu'on est dehors, il regarde avec moi les commandis romantiques juste avant Noël, il vient se coucher en même temps que moi, il me prend dans ses bras, il m'apporte des croissants le dimanche, il m'écoute des heures raconter mes états d'âme, il me tient toujours la porte. Ce sont des exemples, évidemment, ajoutez ou supprimez ce que vous voulez. Mais il y a cette espèce, pour certains, de liste. « Euh, ça marche aussi sur les autres genres, c'est pas que féminin. Alors s'il fait tout ça, c'est qu'il m'aime et que notre relation est durable. Ah mais, il me donne pas la main. Il veut lire pendant que moi je regarde la série romantique, il veut pas la regarder avec moi. Il préfère jouer aux jeux vidéo. Il m'a jamais proposé un petit déjeuner au lit, c'est donc qu'il ne m'aime pas. Ne riez pas. Il y a des personnes qui fonctionnent des années comme ça avant de se rendre compte que ce sont simplement leurs propres certitudes. » Et que ça les empêche aussi de voir la réalité de l'amour et de la tendresse de leur conjoint qui s'exprime d'une autre façon. Et puis on termine avec la dame de fer. Elle contrôle tout, de la façon dont vous devez lui dire je t'aime, au rythme des soirées en couple, le jour mensuel au resto et la tenue que vous devez porter. Elle vous dit comment vous comporter. Vous devez filer à la lettre. Est-ce que j'ai vraiment besoin de développer en quoi ? ça peut poser un problème à la longue. On termine par comment s'aider, s'aider soi-même et aider l'autre. Ici, c'est un conseil que je trouve plutôt bien fichu. Il y en aura d'autres qui vont être distillées au fur et à mesure des autres épisodes de cette série de je ne sais pas combien d'épisodes sur le thème du couple. Et j'en profite pour vous rappeler que si vous voulez rejoindre cette mini communauté, ça débute. Donc, je ne sais pas, on sera peut-être trois pelées, deux tendues. Mais pour échanger sur différents sujets entre personnes qui écoutent le podcast, vous me contactez par mail, par les réseaux sociaux et puis je vous donnerai le lien. du serveur Discord. Alors comment s'aider ? En général, lorsque l'un des deux parle beaucoup et cherche à connaître vos sentiments, cherche à mettre les choses à plat, vous exprime ses attentes et ses besoins, c'est souvent que cette personne se sent en insécurité dans la relation, qu'elle perçoit que quelque chose ne va pas, qu'elle a peur. La plupart du temps, ce n'est pas pour vous embêter, ce n'est pas pour être chiant, encore moins pour vous dire que vous n'êtes pas à la hauteur. C'est qu'elle où lui, je dis elle, pour la personne, a besoin de comprendre et la plupart du temps aussi d'être rassuré. De l'autre côté, régulièrement, dans le couple, quand l'autre partenaire va mal ou perçoit un malaise dans la relation, on est confronté à nos propres peurs. Alors, avant de se sentir responsable lorsque l'autre va mal ou vient et cherche à mettre les choses à plat, ou a besoin de soutien et de réassurance. On peut respirer un bon coup, se rappeler qu'on n'est pas nécessairement la cause de tout ce que vit l'autre et on peut au calme, en amont, définir les choses à faire. En amont, avant ce moment délicat. Parce que certains, quand ça ne va pas, par exemple, auront besoin d'être pris dans les bras. D'autres, surtout pas. Mais eux, ils vont préférer qu'on leur apporte un chocolat chaud et une bouillotte. ça va leur faire du bien. On peut définir en amont, toujours, pas au moment de la crise, définir une sorte de mot de passe. Nous, en famille, quand l'un d'entre nous, par exemple, a fait une grosse insomnie, parce que ça marche sur d'autres domaines que le couple, il prévient les autres, et souvent c'est par un message, qu'il est en mode avion. Parce que parfois, on n'a même pas envie d'être en contact ou de parler aux autres, parce que vraiment, on est en mode survie. Alors, mot d'avion, mot de survie. Et donc on prévient, on envoie un message aujourd'hui au mode survie. Ça signifie que le strict nécessaire, ça fonctionne, la logistique, mais va rien falloir demander de plus. C'est pas le moment de planifier les vacances ou la venue de la grand-mère, c'est pas le moment du grand ménage de printemps. Réchauffer une pizza congelée, ça ira très bien, faire l'indispensable du jour, les lessives, la vaisselle, les projets, tout ça, ça attend le lendemain à minima, après une nuit correcte. Et au boulot, c'est pareil. J'ai mis en place un système où on peut mettre sur notre logiciel interne, sur le calendrier, qui s'ouvre à chaque fois qu'on ouvre notre programme de travail, un soleil, un nuage ou un orage. Il n'y a pas besoin d'explications en plus. On n'a pas besoin de justifier, de dire ce qui s'est passé. Et si j'ai un truc à dire à un salarié, je vais attendre qu'il se soit un jour où il n'y a pas de nuage ou d'orage. Et eux, ils savent que s'ils veulent me demander une augmentation, il vaut mieux... privilégier les jours de soleil, il y a plus de chances que je sois à l'écoute. Alors en couple, pourquoi pas s'envoyer un petit message qui signale, sans avoir là aussi ni à justifier, ni à expliquer, mais juste pour dire, c'est pas le moment. Et si vous êtes l'autre personne, et que vous avez défini le plan à l'avance, avec votre partenaire, vous saurez si vous devez lui ficher la paix dans ces moments-là, ne surtout pas le regarder, éviter de le croiser, ou si justement, vous pouvez le prendre dans les bras en silence et lui apporter sa couverture préférée sur le canapé voilà, on est à la page 24 de mon document de travail et à ce jour j'en ai 49 donc autant vous dire que j'ai encore des thèmes à travailler on n'a pas fini sur cette série j'espère que vous aimez ça Moi j'adore, je trouve ça tellement éclairant et apaisant de comprendre nos ressorts, ce qui nous meut, ce qui nous fait fonctionner, ce qui nous bloque. Le but étant toujours de décoder, de chercher à mieux comprendre, pour moins juger, se juger soi-même, juger notre partenaire, diminuer la violence, moins souffrir et pourquoi pas trouver la paix et faire vivre la tendresse. Aujourd'hui on a essayé de faire un point sur les raisons pour lesquelles on s'est mis en couple. Je ne pense pas que qui que ce soit puisse... juger qu'il y ait des bonnes ou des mauvaises raisons. Je crois vraiment que l'immense majorité d'entre nous fait du mieux qu'il peut. Et surtout fait avec. Avec son vécu, avec son passif, avec ses casseroles, avec son éducation, avec sa culture, avec son mode de vie. son lieu de vie, y compris quand on est célibataire. Donc nos motivations à être célibataire ou à être avec cette personne ne sont pas à juger. Mais en étant honnête avec nous-mêmes, on peut prendre de meilleures décisions et s'ouvrir à de jolies choses aussi. Finalement, au-delà de tout ça, j'ai envie de dire pour cette conclusion, j'ai envie de revenir sur la notion de mot de passe, de code, de ce mot d'avion, quand l'un des deux ne va pas bien. Ça permet de se donner du temps à soi, de donner du temps à l'autre, de ne pas prendre des décisions trop rapides, que ce soit décision de se mettre ensemble ou de se séparer. Et c'est pas mal, se donner du temps et de l'espace. Et se rappeler aussi que ce n'est pas une science exacte, qu'on apprend les choses en expérimentant, et que si on ne va évidemment pas courir après la crise ou la souhaiter, une crise, quand elle arrive et qu'elle est bien gérée, ça fait sacrément grandir. Chercher l'équilibre de surface sans toucher. aux choses qui parfois grattent. Sur le long terme, par contre, c'est plus risqué. Dans les prochains épisodes sur le couple, on parlera notamment de la théorie de l'attachement. On va la survoler. La douche écossaise. Les trois attitudes devant une situation de crise. En vrac, des conseils classiques. Vous l'attendez, celle-ci, depuis longtemps, je crois. Qui vraiment ne vont pas pour les couples atypiques. A l'inverse, des conseils plutôt bien vus. On va parler du cas de l'autiste qui se met en couple après une longue période de célibat. aussi quand le diagnostic arrive alors qu'on est déjà en couple. Mais avant ça, on va faire un nouvel internet qui pourra vous servir à Noël si tonton Jules est vraiment trop pénible, qui s'appellera « De l'art de l'insulte » .