Speaker #0Habilité sociale ou assertivité ? Comment être plus à l'aise dans nos relations avec les autres ? Aujourd'hui, je vais survoler ce sujet d'une façon atypique, c'est-à-dire, pour moi, plus rapide que d'habitude sur ce podcast. Bonjour, je suis Maya, ou Yaël dans le civil. Père aidante familiale en santé mentale, je fais de l'accompagnement des familles d'autistes sans déficience intellectuelle et des personnes concernées elles-mêmes, notamment par la guidance parentale, pour les parents, et la psychoéducation. Et depuis deux ans et près de 100 000 écoutes ici, d'ailleurs merci beaucoup, beaucoup d'être là, d'écouter, de suivre, de partager ce podcast, de le transmettre. Ça compte beaucoup pour moi et ça me soutient dans ce travail, puisque ce que j'essaye c'est de tenter de traduire des choses de ce monde pour les autistes et réciproquement, dans l'objectif d'en baver un petit peu moins pour tout le monde si possible. Alors aujourd'hui on va parler outils de discernement sur notre société et outils pour se respecter soi. et être respecté. En premier lieu, si vous voulez les entraîner, ces fameuses habiletés sociales, on en reparlera tout à l'heure, donc si vous voulez les entraîner en rencontrant des gens intéressants, intelligents, curieux, j'ai une proposition à vous faire. On peut se retrouver aux prochaines rencontres de l'esprit critique à Toulouse, le week-end du 25 et du 26 avril prochain. Les REC, les rencontres de l'esprit critique, c'est un pari fou, celui de faire un festival gratuit, accessible à tous. Un festival européen dédié à la pensée critique. Pourquoi critique ? Pas pour se critiquer les uns les autres, c'est pas bien tout ça. Non, non, on parle d'autre chose. Parce que dans un monde envahi d'informations fausses, d'opinions posées en avis scientifique, de pseudo-experts, de dysrégulation émotionnelle, qui voudraient faire loi sur les réseaux, et bien... pouvoir s'outiller et faire des choix éclairés et nuancés, ça semble très important et une compétence très utile. En page d'accueil du site d'EREC, on y lit « Festival populaire et en présentiel, il permet au public d'acquérir presque sans y penser des réflexes de discernement. En voyant des intervenants questionner leur certitude, mettre à l'épreuve les outils rationnels, se tromper, rectifier, l'envie vient naturellement d'appliquer ces réflexes au quotidien. » Ce sont donc deux jours à Toulouse, c'est gratuit, c'est ouvert à toute la famille avec des activités y compris pour les enfants et les jeunes. On y parle science, technologie mais aussi art, santé, santé mentale, philosophie, éducation, histoire, dérive, société, croyance. Les organisateurs veillent à limiter l'empreinte carbone, à tout mettre en œuvre pour l'accessibilité et la prise en charge y compris des besoins spécifiques. Et aussi axer les conférences sur le dialogue. La pédagogie, l'échange respectueux, le questionnement, le non-jugement, il veille à la parité et tout ça de façon indépendante de tout parti politique, religieux, courant de pensée ou groupe de pression. Et non, je n'ai aucune action au REC et je n'ai pas été sponsorisée pour cet épisode. Par contre, j'ai le plaisir d'intervenir, de donner une conférence avec Maëlie Onfray qui est spécialiste du trouble dissociatif de l'identité et du psychotraumatisme. On va toutes les deux, en partageant des tranches de témoignages de vie, évoquer les dérives en soins et en thérapie, couples, familles, entreprises, communautés, religions et croyances. Et puis c'est un partage, on va essayer de faire un partage honnête et franc de ce qui peut conduire à se retrouver dans ces dérives, sous contrôle coercitif ou sous emprise, et surtout donner des clés de lecture, des critères de discernement, des repères pour... comprendre ce qu'on vit, que ce soit en couple, au travail, dans une communauté, dans une croyance, pour pouvoir un petit peu repérer où on en est et être outillé. Je vais vous mettre le programme d'EREC en description, évidemment. Donc, je vous l'ai dit, ce festival est gratuit, mais les places dans les salles sont limitées. Donc, il faut réserver vos billets en amont sur le site d'EREC. Et c'est un festival qui fonctionne sur le financement participatif auquel... vous pouvez évidemment participer si le cœur vous en dit et que votre porte-monnaie est d'accord. Ajoutez aussi que les lieux comportent des espaces pour s'isoler. On peut manger seul, entrer, sortir, se poser. Donc ça permet aussi au niveau sensoriel de pouvoir se réguler, garder le confort. Les gens qui ont un casque sur les oreilles, ça ne pose aucun problème à personne. Il y a aussi des stands pour s'informer. Il y a plein de choses, je vous dis santé mentale. croyances, mais aussi technologie, il y a scientifique, technique, il y a vraiment plein de choses, c'est très intéressant. J'en arrive à ce thème, habileté sociale ou assertivité, mais juste avant, je voulais vous dire que pour le podcast, je travaille depuis un moment, je crois que je vous l'ai déjà dit, sur l'anxiété. C'est un sujet qui est très riche, vaste. J'ai très envie de faire les choses à fond, je continue de creuser parce que... Le sujet est vraiment vaste et important. J'apprends aussi en formation, en supervision. Je travaille en parallèle aussi sur l'identité autistique. Là aussi, c'est un joli et vaste sujet, mais ce n'est pas le sujet du jour. Donc, concernant nos relations avec le genre humain, est-ce que vous êtes plutôt pour ou contre les groupes d'habileté sociale ? Bon, en fait, ce n'est pas la question, parce qu'on va parler d'assertivité, mais vous allez voir que je vais en reparler de ces groupes d'habileté sociale. Vous le savez peut-être déjà, je mets en œuvre un programme de psychoéducation. La psychoéducation, qu'est-ce que c'est ? Historiquement, ça concerne la maladie somatique, les maladies du corps. Ça permettait, et ça permet toujours d'ailleurs, c'est encore très très appliqué, très utilisé. Ça permet de comprendre, par exemple, quand on souffre de diabète, comprendre le diabète, ce qui peut aider ou aggraver la situation, connaître les symptômes, comment les gérer, mieux comprendre le diagnostic. Comment parler de ma maladie à mes proches, vivre avec ma maladie, etc. Là, aujourd'hui, je vous parle de psychoéducation en santé mentale. Donc l'objectif, ça va être le rétablissement. Mais comprendre aussi, comprendre son trouble, comprendre comment on fonctionne. Je vais y revenir. Le rétablissement, qu'est-ce que c'est ? C'est un chemin, un processus pour accepter ce qu'on a, ce qu'on est, vivre avec. notre trouble, notre autisme, notre TDAH, l'anxiété ou ce qu'on a, de vivre avec ce qu'on a d'une façon qui nous convient. Le rétablissement, on dit qu'il a quatre dimensions, l'espoir, le respect de soi, la reconnaissance de nos forces et de nos faiblesses et le pouvoir d'agir. Alors cette psychoéducation qui vise donc le rétablissement, qu'est-ce que c'est en santé mentale ? c'est le processus permettant à une personne d'acquérir les informations et la compréhension sur son trouble psychique ou le trouble de son proche, puisque la psychoéducation peut être pour soi ou pour les proches, à travers un apprentissage qui est susceptible de modifier certains comportements, certaines représentations de comment on est, ce qu'on vit, ce qu'on porte. Alors j'en arrive au programme sur lequel je travaille. En vrai, je travaille sur plusieurs, un pour les proches, un autre pour les jeunes, un autre autour du sommeil, tout ça dans le domaine de l'autisme. Mais là, je vais vous parler de celui qui voit le jour début avril. Il s'appelle Assertive, point, point final. Dans un premier temps, pardon messieurs, il est destiné aux femmes autistes sans déficience intellectuelle. Celles qui ont en plus un TDAH sont aussi les bienvenues. Et si vous êtes une personne non genrée, vous pouvez me contacter. L'assertivité, c'est quoi ? Basiquement, c'est savoir poser une limite, dire stop, pouvoir demander, le tout en se respectant, en étant respecté et en respectant les autres. Dans nos relations, on est souvent le bon, la brute ou le truand. Le bon, il est très gentil et il est souvent perdant parce qu'il n'ose pas demander ou il a du mal à dire non. La brute, elle n'a aucun problème à dire non ou à exiger, mais en face, c'est plutôt l'autre, il se sent perdant ou agressé. Et puis le truand, il fait langui, il filoute. Il fait croire qu'il est d'accord, mais il n'en pense pas moins. Il use de stratégie pour arriver à ses fins. Par exemple, qu'on lui fiche la paix au bureau, qu'on arrête d'insister avec ce truc qu'on veut lui vendre. Et avec le truand, personne n'est gagnant. Et l'assertif, ça serait la quatrième posture. Celle où on pose nos limites en se respectant soi-même, sans agresser l'autre et en étant écouté. L'assertivité, ça vient du mot anglais « assertiveness » . Et du latin, je ne sais pas ce qui est pire, mon accent anglais ou mon accent latin, vous pourrez me dire, régalez-vous. Du latin, ad serere, affirmer. Ça désigne la capacité à s'affirmer et à défendre ses droits sans agresser ni soumettre. Ça a été développé dans les années 40 par le psychologue Andrew Salter. Et comme le disait Igor Thiriez, le psychiatre, à la base, c'est un outil qui a été vachement utilisé. par les minorités aux Etats-Unis. L'assertivité, c'est une posture relationnelle. C'est un apprentissage. Ce n'est pas une qualité innée. Donc ça s'apprend. Et ça consiste à exprimer ses émotions et ses opinions, ses attentes, ses limites, de manière directe, honnête et non violente, en respectant notre point de vue et celui de l'autre. Et justement, j'ai le plaisir de travailler sur ce projet de programme de psychoéducation avec le docteur Igor Thiriez qui est le médecin référent du programme et puis une super équipe composée de personnes concernées, de psychiatres, pérédents, pédopsychiatres, infirmières en psychiatrie, professionnels de l'assertivité en entreprise, enseignants-chercheurs en sciences cognitives. Et cette belle équipe prépare donc ce programme. dont l'objectif est d'outiller les femmes autistes ou sans TDAH pour acquérir ou maintenir des compétences utiles pour poser les limites, pour dire stop, pour savoir demander en étant respectée, dans le respect de l'autre et dans le respect d'elle-même. D'une façon générale, ce qu'on attend de ce programme, c'est l'amélioration de la qualité de vie, tant qu'à faire, en particulier sur le fait de mieux se connaître, d'anticiper nos effondrements, de poser les limites avant de s'effondrer. Ça travaille aussi sur la prévention du burnout autistique et du burnout du TDAH. Il s'agit aussi de repérer les situations de « triche » , avoir des outils pour faire la différence entre ce qui est une gêne, ce qui est un abus, ce qui est un conflit, ou ce qui est de l'ordre de la violence psychologique. La violence physique, en général, est plus facile à identifier. Il s'agit aussi de valider le vécu, de valider les émotions, les états, la temporalité du chemin, de légitimer. nos besoins, de s'équiper en stratégie d'auto-soins, de régulation et aussi de gestion de nos limites et de tisser du lien avec des pairs, d'être moins isolés, de partager un vécu, de normaliser les expériences pour, si on peut, retrouver de la confiance en soi et du pouvoir d'agir. L'équipe et moi, on trouve ça plus utile que les groupes d'habileté sociale parce que dans les groupes d'habileté sociale, on a souvent... beaucoup d'infos, on doit apprendre à décoder toutes les fioritures d'un langage qui n'est pas forcément celui des autistes, les nuances, pour au final, encore et encore, finalement, s'adapter, beaucoup s'adapter. Est-ce que ce n'est pas mieux de faire valoir ses droits que de souffrir en essayant de s'adapter à tout prix ? Je pose la question, mais en réalité, c'est une affirmation du psychiatre référent de ce programme. Dans les formations pour les professionnels qui travaillent avec les autistes et leurs familles, on nous explique qu'il faut apprendre aux jeunes autistes à décoder les codes sociaux, à comprendre, à s'adapter, à savoir draguer, à décoder les codes de la drague. Et bien ce programme, il ne fait pas ça. Ce programme, il vise à apprendre à se connaître soi, à pouvoir dire non, à arriver à demander, à arriver à faire clarifier les situations. Au lieu d'essayer d'apprendre à décoder les codes sociaux, à bas. Il m'a regardé comme ça, elle m'a fait tel signe, elle m'a dit ça, son message c'était plutôt ci, donc ça voudrait dire que, et bien non, je trouve que c'est terriblement compliqué tout ça. Mais plutôt que de savoir demander, de savoir clarifier, mais quand tu dis ça, est-ce que ça sous-entend ça ou ça, est-ce que ça sous-entend quelque chose, voilà. Ou simplement dire, ben moi ça, ça m'intéresse et ça, ça ne m'intéresse pas. Qu'est-ce qui est, et toi, voilà, qu'est-ce que tu en penses ? Parce que ça paraît plus simple, plus sain et beaucoup moins énergivore. Ça devrait permettre de réduire le masking, le camouflage. Parce que dans le camouflage, on fait des efforts pour se fondre dans la masse, pour se protéger, pour s'adapter, pour se cacher derrière ce que les gens voient ou bien pour compenser en analysant ce qui est attendu, pour correspondre à ce qui est attendu de nous, pour ne pas souffrir, pour ne pas être rejeté. Et puis on développe aussi des scripts pour faire comme les autres. pour paraître, encore une fois, adapté, intégré et ne pas être rejeté. Ça épuise, c'est stressant, ça demande beaucoup de préparation, ça demande aussi un temps de récupération. Et finalement, est-ce que ce n'est pas une façon de se nier soi-même, d'avoir à constamment gommer des parties de soi ou adapter ou masquer, camoufler pour être « acceptable » ou encore « validé » par les autres ? L'assertivité, ce n'est pas ça. C'est apprendre. à se connaître soi-même, ses limites, ses besoins, et les poser. Ou demander de préciser les choses, ou pouvoir dire non, ou refuser, en fonction de soi, tout en respectant l'autre. Et ça se teste, ça s'expérimente, ça se pratique. C'est encore une fois pas une caractéristique, c'est pas un trait de caractère, c'est pas inné. Ça se pratique. Au début on est maladroit, et on est maladroit comme une nouvelle langue qu'on apprend. Et pour pouvoir être à l'aise et pratiquer, on le fait en petits groupes fermés. Un groupe fermé, ça veut dire qu'il n'y a pas de nouveau qui rentre au milieu des sessions. C'est beaucoup mieux pour la confiance, l'aisance, pour tisser du lien. Ces groupes, ce sont des espaces de jeu, des espaces d'expérimentation. Dans nos vies, en fait, on a très peu l'occasion de tester des choses, le droit de se tromper, de vraiment faire des essais-erreurs et puis des essais qui n'ont aucun enjeu, aucun impact. Quand est-ce qu'on peut tester des trucs, se tromper, en rire ensemble ? Rarement, finalement. Eh bien, pour le coup, là, oui, on va créer des espaces de ce type-là. Dans nos vies, on est... presque tout le temps dans des espaces de performance. Il faut réussir ce test, cet entretien, il faut réussir cet examen, il faut réussir à parler au médecin, il faut réussir à parler à la boulangère, à communiquer avec nos proches. Quand on est enfant, il faut réussir cette épreuve, avoir de bonnes notes, ne pas être le dernier en sport. Il faut réussir à ne pas renverser l'eau, il ne faut pas se tâcher, il faut arriver à s'inhiber et ne pas couper la parole. Quand est-ce qu'on a des espaces pour tester, pour échouer, pour exprimer, pour tenter sans danger ? et sans risque. C'est super important d'avoir des espaces comme ça. Notre cerveau apprend plus en testant et en expérimentant qu'en essayant de performer. Or, on est très très très souvent en train d'essayer de performer parce que notre monde fonctionne comme ça, notre société fonctionne comme ça. Et quand on a ces espaces de jeux, de tests, d'apprentissage, d'expérimentation, Notre cerveau, en fait, il apprend super bien. Et puis en atelier, on va apprendre en jouant, sans risque d'abîmer la relation, de commettre un impair, sans risque qu'on se moque de nous, qu'on nous rejette, parce qu'on s'est trompé, sans risque d'avoir honte de soi. Et ça, c'est comme un muscle qu'on entraîne petit à petit. Ce muscle va devenir plus à l'aise pour... reproduire, pour pratiquer, ça va devenir c'est un petit peu comme apprendre à conduire au début on est souvent maladroit moi c'était très dur pour moi d'apprendre à faire plein de gestes en même temps, et puis après on n'y pense plus, on arrive à coordonner tout ça, et bien l'assertivité l'apprentissage de l'assertivité comme l'apprentissage d'un sport et de plein de techniques, l'apprentissage d'une langue étrangère c'est ça aussi, au début ça demande du travail un petit peu d'énergie donc Il vaut mieux le faire dans un espace, dans un groupe fermé, dans un espace de confiance où on peut rire ensemble, tester, jouer, pour pouvoir petit à petit devenir plus habile et pratiquer. Alors ces ateliers s'appuient sur justement ces deux pédagogies, un espace de jeu, d'expérimentation sans danger et le fait de pratiquer pour s'entraîner. Pratiquer sur des situations concrètes du quotidien, des situations où on... On amène chacun des choses. Là, je voudrais poser une limite. Là, je voudrais dire stop. Là, j'ai un besoin. Il n'est pas respecté. Je voudrais voir comment je peux le formuler à mes proches. Faire une demande, demander de l'aide, demander du soutien, demander qu'on nous amène à tel endroit, qu'on nous aide pour déplacer le canapé, pour un déménagement, etc. On a aussi prévu des ateliers complémentaires qui peuvent se faire avant ou après, pour aller plus loin ou pour renforcer les compétences. ou pour travailler sur certaines choses en amont. Ces ateliers complémentaires, c'est le fait de repérer nos besoins et nos limites, faire la différence entre un conflit, un abus et la violence, légitimer nos besoins et nos limites, l'effondrement, voir les signes de l'effondrement, de la crise autistique, du burn-out autistique, du meltdown, du shutdown, faire la différence encore. Entre une critique constructive et une attaque, concrètement, comment ça se définit ? C'est quoi une critique constructive ? Quels critères on a pour savoir ce que c'est ? On va parler aussi du masquage, du rétablissement. Il y aura la possibilité de faire des séances personnalisées avec un plan de crise conjoint, avec une évaluation sensorielle et fonctionnelle. Une séance personnalisée aussi sur les déclencheurs. Qu'est-ce qui nous déclenche ? Qu'est-ce qui nous fait sortir de la zone où on se sent à peu près ? en sécurité, où on peut être en relation avec les autres, où on peut à peu près gérer le stress. Et puis, la prise en charge du psychotrauma aussi, si besoin. Ce programme, donc, il se fait dans un groupe, vous l'avez compris. Je vous l'ai dit aussi, uniquement pour les femmes, pour l'instant. On va le constituer, ce groupe, et avec les personnes qui seront intéressées, on va définir les horaires. Concrètement, hors les ateliers complémentaires dont je viens de vous parler, Le programme se fait sur 7 structures, un entretien individuel structuré avec des questionnaires spécifiques pour évaluer où vous en êtes, vos attentes, vos valeurs, vos priorités, voir si le programme peut vous correspondre. C'est un entretien d'une heure à une heure et demie. 5 ateliers de 2 heures en groupe. On fait une petite pause au milieu des deux heures. L'idée des deux heures, c'est aussi pour avoir vraiment le temps de jouer, d'explorer les situations, de travailler en groupe. Ce n'est pas un enseignement descendant ou un podcast que vous écoutez, ou une conférence que vous écoutez. C'est vraiment un travail qu'on fait ensemble. Ces cinq ateliers, ils contiennent le socle de l'assertivité, faire une demande, poser une limite, dire non. Ensuite, on termine avec un entretien structuré final pour évaluer ce qui a marché. pour vous, où vous en êtes, comment vous avez vécu les choses. Donc au final, ça fait 13 heures réparties en deux entretiens, un au début, un à la fin, et puis cinq heures d'atelier de deux heures. Le tarif varie en fonction de votre situation. Il y a un tarif normal qu'on a calculé, un tarif étudiant ou personne en difficulté financière, et puis un tarif pour les professionnels ou entreprises qui vont pouvoir déduire ce tarif de leur charge. On arrive à la fin, c'était plus court aujourd'hui, et pour une fois, ça vous fera de l'avance sur tous les podcasts que vous avez à écouter. Et puis c'est le podcaston, donc justement, vous avez sûrement plein d'autres super contenus à écouter. D'ailleurs, si vous êtes sur YouTube, vous pouvez commenter, en recommandant les podcasts que vous aimez, ça peut être super de partager ça. Moi, je vais vous en citer trois. Il y a Ok Parlons-en, un podcast Octopus avec Magali Laviel-Guida. orthophoniste et docteur en psychologie. Il y a aussi l'excellent podcast Les mots bleus, podcast en santé mentale de Michael Worms-Herminger, enseignant-chercheur. Et puis le fameux Dingue, le podcast suisse par Adrien Zerbini, journaliste en santé mentale. Concernant les groupes d'habileté sociale et puis l'assertivité, évidemment vous retrouverez plein de choses sur le web sur ces deux sujets-là. N'hésitez pas à me dire aussi, à commenter ce que vous pensez des groupes d'habileté sociale, si ça vous a aidé. Ça m'intéresse beaucoup parce que j'ai peut-être un avis un peu fermé là-dessus. Et donc, je suis très, très curieuse de savoir, d'avoir l'opinion d'autres personnes aussi, les expériences, les retours d'expérience. Donc, l'assertivité, je vous l'ai dit, vous aurez aussi plein d'informations. Si le programme de psychoéducation dont je vous ai parlé vous intéresse, Vous pouvez m'envoyer un mail sur... hello-mayael.org ou un WhatsApp au 06 31 80 24 39. Uniquement WhatsApp parce que c'est mon téléphone pro et le micro ne marche pas. Donc je ne réponds pas aux appels, mais je peux écouter des messages ou lire les WhatsApp. Et comme ça, je vous enverrai des informations si vous le souhaitez. Et si vous, vos enfants, vos proches font partie d'un groupe d'habileté sociale, pourquoi pas, si ce n'est pas déjà le cas, proposer l'assertivité à l'intérieur du groupe, puisque, pour citer le docteur Igor Thiriez, c'est quand même mieux de faire valoir ses droits en étant assertif que de souffrir en essayant de s'adapter à tout prix.