- Speaker #0
Bienvenue sur Feedback, le podcast autour du management et du leadership. Je suis Élodie, manager depuis 14 ans, et ma mission, c'est d'aider les salariés et entrepreneurs à prendre confiance en elles pour manager sereinement leur équipe. Alors si toi aussi tu es convaincu qu'on peut avoir un management bienveillant et un leadership affirmé sans écraser les autres, abonne-toi ! Tu trouveras ici tous mes conseils et retours d'expérience pour t'aider à devenir une des leaders de demain. Je te souhaite une agréable écoute. Bonjour Audrey, moi je suis ravie de t'accueillir aujourd'hui dans le podcast Feedback. Et en plus, on va parler d'un sujet, là je sais que ça va parler à une très très très très très très très grande majorité des personnes qui nous écoutent. On va parler du syndrome de la bonne élève. J'en parle un petit peu moi de mon côté, mais je ne suis pas une spécialiste. Donc c'est pas plus mal que ce soit toi qui viennes en parler. C'est un de tes sujets de prédilection. Donc, on va pouvoir aller décortiquer un petit peu ce syndrome de la bonne élève. Et je sais qu'il y a beaucoup de managers qui sont concernés par ça. Avant qu'on rentre dans le vif du sujet, est-ce que tu peux nous faire une rapide présentation pour les personnes qui ne te connaîtraient pas ? Expliquer très rapidement ton parcours, ce que tu fais aujourd'hui et pourquoi tu t'es intéressée à ça aussi.
- Speaker #1
Merci, Lodi, déjà de m'avoir invitée. Et bonjour à toutes et à tous. Moi, je suis Audrey Bussot, je suis coach confiance en soi et leadership au féminin. J'accompagne des femmes depuis maintenant six ans à se remettre au cœur de leur vie et de leur temps. Et ce qui m'a amenée là, c'est le bullet journal, où j'ai découvert un outil d'organisation magique et magnifique, mais qui m'a permis de comprendre qu'un problème d'organisation était rarement un problème d'organisation. Il y avait quelque chose de beaucoup plus profond. Je prends souvent l'image d'un iceberg. Il y a la surface et nous, dans nos métiers, on aime bien les décortiquer ce qui se passe en dessous. Et de là, j'ai découvert tout un champ des possibles qui est lié aux émotions, à la confiance, à l'estime de soi et le syndrome de la bonne élève. Quand j'ai un peu décortiqué, je me suis dit « Ah mais quand même, t'étais une sacrément bonne élève sur ton lieu de travail » . Je me suis revue, j'ai décortiqué beaucoup de choses me concernant pour avancer au mieux accompagné. On a besoin quand même de travailler sur soi et c'est là où j'ai découvert ce principe du syndrome de la bonne élève. Moi, j'employais souvent la femme-enfant parce que je me trouvais femme-enfant. Mais en fait, non, ce n'est pas femme-enfant, c'est vraiment ce sentiment de devoir être la bonne élève, qui réussit, qui dit oui, qui passe partout, etc. Et de fil en aiguille, aujourd'hui, j'accompagne des femmes qui me ressemblent ou qui ressemblent à la femme que j'étais il y a une dizaine d'années à sortir de ce rôle modèle pour s'assumer telles qu'elles sont dans toutes les sphères de leur vie.
- Speaker #0
C'est parfait, on va pouvoir analyser tout ça et en plus on a bien fité toutes les deux quand on s'est rencontrées, on a un peu la même vision des choses et du leadership féminin, donc ça tombe très bien. Pour celles qui ne connaîtraient pas exactement le syndrome de la bonne élève, je pense que c'est intéressant que tu remettes peut-être tes mots à toi dessus pour le définir, pour qu'on soit bien tout au clair de ce qu'on va parler aujourd'hui et qu'on ne le mélange pas peut-être aussi avec le syndrome de l'imposteur par exemple, ou comme tu dis le côté femme-enfant. Quels sont les mots que tu mets sur le syndrome de la bonne élève ?
- Speaker #1
Je me revois dans ma classe, tout devant, toujours prête à répondre, toujours fiable, toujours sérieuse, irréprochable, la tenue, pas de tâche, toujours impeccable, qui ne fait pas de vagues. Cet enfant qui était là pour être aimé et apprécié, qui faisait tout bien comme il faut, du mieux possible, que ça rentre bien dans la demande. qui attendait l'approbation, la confirmation qu'elle était bonne, qu'elle était bien. Et ça, ça se transforme à l'âge adulte, tout simplement, en un mode de fonctionnement où on est dans la recherche toujours de cette approbation. On cherche vraiment ce côté de ne pas décevoir, de ne pas décevoir les autres, d'être à la hauteur, d'être bonne, bien, presque parfaite. donc on cherche cette perfection même si on ne se le dit pas même si on n'est pas vraiment à la recherche d'une vie parfaite, on cherche soit à être parfaite dans toutes les sphères de notre vie pour correspondre un peu aux attentes des uns et des autres et pour qu'on nous apprécie, on nous remarque comme ça.
- Speaker #0
Moi forcément ça me parle, je suis à fond dedans ça se soigne heureusement, mais ça y est moi j'arrive à aller au-delà de ça, mais clairement je me reconnais clairement dans mes premières années de manager notamment C'est lié à l'école ? C'est lié à l'éducation ? Est-ce que ça touche d'ailleurs plus particulièrement les femmes que les hommes ?
- Speaker #1
C'est vrai que moi, je parle beaucoup aux femmes. Donc, j'ai envie de te dire oui, mais je n'ai pas de statistiques à te donner là. J'ai lu des articles sur le syndrome bon élève et pas bon élève. Il y a aussi des hommes, je pense, qui sont impactés. Ça dépend. Il y a plusieurs facteurs. Bien évidemment, notre éducation, mais notre éducation, ce n'est pas uniquement qu'au sein de notre famille. C'est aussi la société, notre environnement, l'école, les copains, les copines, les oncles, les tantes. Tout cet environnement qui fait qu'on se construit sur cette image de « je dois réussir à l'école pour être aimé » . je dois être bien habillée, je ne dois pas faire de vagues, je ne dois pas écraser l'eau, je dois respecter, je dois, Et tout ça, c'est tout notre environnement enfant qui nous construit comme ça et qui nous fait après évoluer parce que le collège ou le lycée, on est toujours... C'est pour ça aujourd'hui aussi que beaucoup d'écoles, beaucoup de collèges et de lycées ne sont plus dans la notation du 20 sur 10, des choses comme ça. On est dans le genre de couleurs où... Ma fille, elle a des tampons à l'école, acquis, pas acquis, ou des choses comme ça. Pour moi, avoir cette sensation de je suis la meilleure, je suis la meilleure élève, je suis dans le top 3 et je me bats pour être sur le podium de l'école. Donc, ce n'est pas que nos parents, c'est tout un système qui nous amène à ça.
- Speaker #0
Et une fois qu'on arrive dans le monde du travail, puisque moi, je raconte souvent dans des épisodes de podcast ou dans les lives que je fais, c'est que... J'ai été un peu désorientée quand je suis arrivée sur le monde du travail, puisqu'il n'y avait pas moyen d'obtenir beaucoup d'approbations. Suivant les managers que tu as en face de toi, tu n'arrives pas à savoir si tu fais du bon boulot ou pas. On est tellement en quête d'approbations. Comment ça se matérialise ? Comment ça se passe pour quelqu'un qui a le syndrome de la bonne élève ? Une fois qu'elle arrive dans le monde du travail, est-ce que ça joue aussi sur son manque de confiance, sur sa légitimité ? Est-ce qu'il y a des liens entre le syndrome de la bonne élève, légitimité, confiance, etc. ?
- Speaker #1
Quelqu'un qui a ce syndrome de la bonne élève va être toujours dans le faire bien, faire mieux, faire plus. Et s'il y a ce manque de reconnaissance, je vais encore en faire plus parce que ça signifie que je n'en fais pas assez. Donc on a quand même cette recherche de bien faire. La personne en face de moi ne me dit pas que j'ai bien fait, donc qu'est-ce que je n'ai pas bien fait, etc. Ça joue sur notre légitimité, ce sentiment d'être légitime ou pas. à l'inverse du syndrome de l'imposteur le syndrome de l'imposteur on a vraiment l'impression de de tromper son monde. Dans le syndrome de la bonne élève, on n'a pas forcément l'impression de tromper son monde, mais on peut avoir l'impression de ne pas en faire assez. On est toujours à la recherche du plus, du mieux, du mieux, surtout quand on manque ça. C'est aussi cette difficulté parfois, je vois des managers que j'accompagne, la peur du conflit, la peur de poser un cadre à son équipe en disant, là, non. Parce que du coup, les autres, ils ne vont plus m'apprécier, ils ne vont plus m'aimer. Peur de prendre la parole en réunion, parce que si je ne dis pas assez bien, si je dis une bêtise, c'est comme une petite fille à l'école qui se retrouve face à un tableau, qui joue un peu sur ses deux pieds, qui ne tient pas en place. C'est tout ça qu'on emmène sur notre lieu de travail, tout ce problème dans notre posture. Parce qu'en tant que manager, on a un cadre à poser, on a une équipe à manager, mais on a parfois des réunions à mener. Et ce n'est pas prendre le rôle de la maîtresse ou du prof, mais on est de l'autre côté. Et c'est une posture qui peut être très, très délicate à prendre pour des personnes comme ça. Moi, je me revois en mode, je suis froid, j'ai chaud. Voilà, ça ne va pas aller. Que ce soit... Pourtant, j'étais considérée comme une experte. On est souvent, dans le syndrome, on est très compétents dans ce que l'on fait. On est des experts. On est reconnus comme tels. Mais nous, on a du mal à le voir et à le valider. Parce qu'il n'y a pas de notes. Il n'y a pas un 20 sur 20 quand on va finaliser un projet. C'est bon, il est... Mais nous, on voit toujours ce qu'il n'a pas été pour être toujours... Ce qui manque. Exactement, ce qui manque. Et puis, cette posture de manager qu'on peut avoir du mal à prendre aussi. Parce qu'on peut être tendance à être un peu la bonne copine.
- Speaker #0
Vas-y, est-ce que tu peux dire... Enfin, je pense que c'est lié aussi à la peur du conflit, au fait de vouloir être gentille et tout, mais c'est intéressant ce que tu dis de relier ça au syndrome de la bonne élève, parce que moi, je n'avais pas forcément fait le lien.
- Speaker #1
La bonne élève, elle vit quand même une difficulté quand elle est à l'école. C'est ce côté... Je suis première de la classe, mais du coup, les copains, les copines, ils me montrent du doigt. C'est la première de la classe, etc. Il y a une petite difficulté à... à s'intégrer parfois dans un cadre. Et quand on devient responsable ou manager, il y a ce côté OK. J'ai encore envie, je ne veux pas être rejetée. Puis, j'ai envie de m'intégrer. Donc, comment je m'intègre ? Je les aide, je les accompagne, je suis sympa.
- Speaker #0
Je ne les suis pas de travail ou de mission à côté, surtout pas.
- Speaker #1
Et puis, surtout pas que la bonne élève, elle a du mal à déléguer. Elle a beaucoup de mal à déléguer, elle prend beaucoup sur elle parce que sa façon de faire, elle sait que ce sera... Alors, je mets des guillemets, mais bien fait, parce que ce sera fait à sa façon et que comme c'est elle qui rend des comptes, elle préfère que ce soit elle qui fasse. Et puis l'équipe, on ne va pas trop les charger, etc. C'est l'enveloppement. Je suis une bonne élève, je prends bien. Tu peux avoir aussi ce côté bonne élève qui est hyper perfectionniste, mais à l'opposé, qui va être hyper exigeante avec ses équipes.
- Speaker #0
Parce qu'on l'est déjà avec soi-même. Donc forcément, ça rebondit aussi sur le reste.
- Speaker #1
Parce qu'elle l'est déjà avec elle-même. Et du coup, à l'inverse, qui va être... hyper intelligente parce qu'il faut que cette équipe soit la numéro un, parce qu'il faut que cette équipe soit de bons élèves et qu'on ait de bons résultats pour amener un satisfaire et est-ce qu'elles l'obtiennent ? C'est un reconnaissance de manager qu'elle soit emmenée son équipe au bon endroit.
- Speaker #0
Et souvent aussi, ce que je dis qui est difficile dans le monde du management, c'est que quand on est expert, souvent on a des projets à rendre, de l'opérationnel à faire, sur lequel on arrive à avoir une évaluation à peu près du travail qu'on fait. Mais c'est vrai que quand on est manager, c'est moins palpable, c'est moins concret tous les résultats qu'on peut amener. Parce que si on a évité un conflit dans une équipe, va expliquer ça à ta hiérarchie, c'est beaucoup plus difficile à démontrer. Donc c'est vrai que ce rapport d'évaluation avec lequel on a l'habitude de fonctionner vole en éclat quand on devient manager, parce qu'on a souvent peu de retours sur notre façon de manager de la part de notre hiérarchie. Ou alors, c'est souvent le « tu devrais taper un peu plus du poing sur la table » . Tu devrais avoir un peu plus de posture. Mais qu'est-ce que ça veut dire tout ça ? Qu'est-ce qu'on met dedans ? Et c'est vrai que oui, quand on a le syndrome de la bonne élève, je trouve que c'est encore plus difficile quand on ne tombe pas ce manager parce que là où on arrivait à peu près à se situer en tant qu'experte, ça devient plus difficile quand on a des responsabilités derrière.
- Speaker #1
Ça devient difficile parce qu'on se met en danger, parce qu'il y a des personnes qui dépendent de nous, qui sont rattachées un peu à notre qualité et à notre valeur de leader. Ça nous met dans un inconforme. Est-ce que je vais savoir faire ? Est-ce que je vais savoir bien faire ? Est-ce que je vais être assez bonne ? Et on est encore en cette recherche de, pas de soi, mais de qu'est-ce que je dois faire pour répondre aux attentes d'en haut, mais en même temps répondre aux attentes d'en bas, etc. Sans se demander soi, qui est-ce qu'on a envie d'être comme leader ? Ce n'est pas la question qu'on se pose, c'est plutôt comment je réponds aux attentes d'en haut, puis en même temps que je me satisfais en bas. Et c'est là où il y a une dissonance bien souvent, parce que ça ne correspond pas.
- Speaker #0
Et même, tu vois, je dirais, au-delà même de l'attente, j'utiliserais même le terme de... On veut correspondre à l'image qu'on attend de nous. Ce n'est pas seulement des attentes de dossiers de performance, c'est quelle est l'image du manager que se fait ma direction, mon N plus 1 ou ma N plus 1, et je dois y répondre. Et pareil pour mon équipe, quelle est l'image de la manager qu'ils ont en tête et je dois rentrer dans ce moule-là. J'irais même plus loin que la notion d'attente, c'est carrément l'image que les autres se font.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Pour répondre à nos bonnes élèves qui nous écoutent aujourd'hui, si tu devais résumer les 4-5 signes qui font qu'il y a de fortes chances qu'on soit dans ce syndrome de la bonne élève, ça serait quoi ? Pour résumer un peu tout ce que tu as dit, c'est quoi les signaux qui nous feraient dire qu'on est encore sous l'emprise de ce syndrome de la bonne élève ?
- Speaker #1
Un exemple qui me vient en tête et qui me fait sourire, c'est je relis cinq fois un email pour être sûre que la virgule est à la bonne place. Déjà, là, on a une recherche vraiment de perfection, plus que d'efficacité au final, de perte de temps. Un deuxième élément, ce serait peut-être peur d'être en rentrée, en conflit, d'avoir cette difficulté à poser un cadre, que ce soit avec sa hiérarchie ou avec son équipe. ça c'est d'être dans la peur vraiment c'est pas je cherche mes mots parce que j'aimerais pouvoir leur faire entendre et leur faire comprendre telle et telle chose, ce sont des comportements qui sont normaux mais si ça commence à me bloquer si ça commence vraiment à m'empêcher de dormir l'anis, c'est que j'ai une problématique qui n'est pas naturelle de manière générale c'est l'ultra perfectionnisme parce que le perfectionnisme c'est pas forcément quelque chose de négatif pour moi Mais quand on est dans l'ultra perfectionniste, on a toujours à chercher le petit état. Je parlais du mail, mais c'est la présentation, c'est la virgule, c'est le dossier, etc.
- Speaker #0
La taille de police, l'alignement des... Oui, oui, c'est tout ça.
- Speaker #1
Le grand 1, petit a, petit 1, petit a. Voilà, bref, on connaît tout ce truc très scolaire où je l'imagine. Ou d'ailleurs, cette chose très scolaire, si les gens me disent, t'as un peu trop scolaire, t'es un peu trop carré, il faut un peu lâcher du lest. Lâcher un peu de la bride, ça peut être ces pistes-là. Qu'est-ce que j'ai d'autre récemment ? Des personnes qui prennent peu de pauses, souvent. Des personnes qui ne prennent pas de temps de récupération, puisque pour moi, et je pense que tu seras d'accord avec moi, un temps de pause, c'est un temps de récupération, ce qui nous permet d'être plus productifs derrière. Et souvent, ce sont des personnes, tu ne les croises pas beaucoup à la machine à café parce que ce n'est pas bien.
- Speaker #0
Il faut être efficace, il faut être productif. On est payé pour être productif, pas pour être à la machine à café. Pendant un quart d'heure, parce que... Qu'est-ce qu'on va dire de moi ?
- Speaker #1
C'est ça. Et puis, ce n'est pas forcément les personnes qui vont dire qu'est-ce qu'on va dire de moi, mais ça ne leur vient pas à l'esprit, en fait. Parce qu'elles sont là pour travailler, pour bosser, pour rendre des comptes, et pour faire. Et moi, je me revois mes collègues à l'époque, je partais toujours de pause avant elles, je parlais peu de ma vie privée, on me l'a reproché. et... toutes ces personnes qui s'assoient, c'est carré, c'est clair, le bureau est bien rangé, nickel, il n'y a rien qui dépasse. On peut, et on va aller chercher ça. Mais des personnes qui ne prennent pas ou peu de pause, ça peut aussi être un élément qui dit...
- Speaker #0
On peut tellement répondre... Enfin, ne pas être prise à défaut que, effectivement, ça passe par les temps de repos, ça passe par les dossiers à rendre, etc. C'était pour résumer, pour donner quelques exemples. de la vie quotidienne qui peuvent parler à certaines personnes. Alors, c'est cool, c'est bien de se rendre compte qu'on a le syndrome de la bonne élève. Ça permet de faire déjà un premier pas, d'en prendre conscience. Mais ça ne nous aide pas forcément à nous en défaire. Parce que, comme tu as dit, il y a plein de peurs derrière. La peur du conflit, de ne pas être à la hauteur, de ne pas répondre aux attentes, etc. Et du coup, quels sont les conseils ou qu'est-ce que tu dirais à une manager qui aurait... peur de lâcher prise, j'ai envie de dire, par rapport à tout ça. Parce que peut-être qu'on se dit, enfin, c'est pas peut-être qu'on se dit, moi, je sais que c'était ce que je me disais, je ne vais pas avoir le respect de mon équipe, je ne vais pas répondre aux attentes de ma hiérarchie, je ne suis pas du coup dans la posture de manager si tout n'est pas carré, si tout n'est pas dans l'ordre, dans la performance, etc. Qu'est-ce que tu dirais, qu'est-ce que tu conseillerais à une personne, maintenant qu'elle a pris conscience qu'elle a ce syndrome de la bonne élève, mais quels sont les premiers pas qu'on peut faire ? pour arriver à son effort ?
- Speaker #1
Déjà, je l'inviterais à s'interroger. Parce que si on parle d'une manager, est-ce que l'équipe la respecte parce qu'elle est parfaite, etc. ? Ou est-ce que c'est quelqu'un de fiable, clair, juste, qui a une image d'une personne qui est... Pour moi, un des éléments importants pour manager, c'est quelqu'un qui est fiable, quelqu'un qui s'est posé, quelqu'un qui a une posture, on sent qu'elle se sent en sécurité. Quelqu'un qui est dans le syndrome de la bonne élève, elle ne se sent pas forcément en sécurité avec elle-même. Donc, elle va être toujours dans cette recherche de parfaite. Et donc, il faut déjà se questionner. Est-ce que j'attends de mon équipe qu'elle soit parfaite ? Oui ou pas ? Et qu'est-ce que j'aimerais que cette équipe attende de moi ? Donc, c'est questionner ce syndrome, questionner où est-ce qu'il se trouve, à quel endroit dans ma posture de manager il vient s'inviter, parce que ce n'est pas forcément partout. Il y a peut-être des moments où... Surtout le côté technique, expert. On sait, mais quand on devient manager, on s'éloigne de l'expertise, on s'éloigne de la technique. Ce n'est plus notre job à nous. Et dans ce cas-là, c'est à quel moment ce syndrome vient me tréguer ? À quel moment ce syndrome vient choisir et décider à ma place ? Essayer de décortiquer un peu tout ça pour mieux comprendre comment il est présent dans notre quotidien de manager pour ensuite aider à le détricoter parce qu'il n'est pas ancré au fer. rouge, mais presque. C'est là, c'est nous.
- Speaker #0
On a grandi avec.
- Speaker #1
On a grandi avec. Donc, lâcher prise, le retirer, c'est impossible, parce que c'est retirer une partie de son identité. Si tu dis à quelqu'un de maintenant, c'est bon, t'es plus une bonne personne, mais je suis qui ? Et ça devient questionner des choses très profondes. Donc, on a besoin déjà d'aller en surface, de voir à quel moment il intervient, et petit à petit d'analyser qu'est-ce que ça vient chercher en moi vraiment profondément. si ça ne se passe pas comme ça, et gratter au fur et à mesure, couche par couche. Je prends souvent l'exemple d'un oignon, c'est une peau après l'autre. C'est impossible de lâcher prise comme ça du jour au lendemain. On peut vous dire ce que vous voulez.
- Speaker #0
Les réflexes sont là, ils sont ancrés. C'est presque des réflexes de survie, j'ai presque envie de dire. Tout à fait. On s'est construit avec, on a grandi avec pour répondre à notre environnement notamment. Et moi, j'aime bien utiliser le mot de réflexe. C'est que c'est limite automatique. On ne peut pas s'en empêcher. Donc effectivement, on ne peut pas le balayer du revers de la main du jour au lendemain. Mais on peut quand même mener quelques actions dessus. Et comme on l'a dit, la prise de conscience, c'est une première étape. Après, c'est prendre peut-être ce pas de recul, cette position un peu méta pour s'auto-observer. Comme tu dis, quand est-ce qu'il arrive, quand est-ce qu'il intervient ? Et peut-être se prendre un carnet pour noter ça, le soir ou à l'instant où ça arrive. Et effectivement, comme tu dis, c'est une identité avec laquelle on s'est construit. Et donc, ça nous met aussi face à qui on est, qui on a envie d'être. et ça nous fait sortir du coup de notre zone de confort on n'a pas forcément envie d'y aller non tu parlais du carnet,
- Speaker #1
moi je suis une grande grande femme de journaling donc j'adore j'ai bullet journal et journaling qui sont toujours à côté, il y a une question que j'aimais beaucoup me poser un moment le matin c'est quelle femme j'ai envie d'être aujourd'hui ? une maman bienveillante, une manager agile une femme inspirante et et que ça drive un peu mon énergie de la journée. Et une fois par semaine, c'est OK. Quels ont été les moments cette semaine où j'ai été dans l'inconfort ? Qu'est-ce qui a déclenché cet inconfort ? Et souvent, quand on a le syndrome de la bonne élève, ça revient de là. Et extérioriser un maximum, c'est-à-dire écrire. On me dit souvent, à quelles questions je dois répondre ? Quel exercice de journalisme je dois faire ? Comment je me sens ? C'est un exercice de journalisme. Comment je me sens ? À quel moment cette semaine, j'ai été dans l'inconfort ? Merci. Je ne parle pas d'émotions parce que souvent, mes clientes au début, elles ont des émotions. Je ne sais pas trop, etc. L'inconfort, ça vous a fait un truc pas agréable dans le corps. Écrivez là-dessus tout ce qui vous vient. Et souvent, on découvre des choses juste... C'est un petit truc comme ça qui déclenche une vague de souvenirs. Je parle d'héritage familial. On n'en parle pas assez, mais l'enfant intérieur, qui dit syndrome de la bonne élève, dit que cette bonne élève, elle vit toujours en nous. Cet enfant intérieur est là et qu'elle... C'est pas qu'elle crie, mais qu'elle cherche à se faire entendre. Donc, écoutez-la. Apprenez à écouter cet enfant qui est en vous et qui n'a peut-être pas su s'exprimer enfant, qui a peut-être pris un chemin parce qu'elle n'avait pas trop le choix enfant. On parle souvent, quand on veut, on peut... Je parlais dernièrement, moi, de la responsabilité, mais l'enfant, est-ce qu'elle a une responsabilité ? Je ne crois pas. Par contre, la femme adulte que l'on est devenue,
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Oui. Qu'est-ce que je choisis ? Je décide de dire à cet enfant aujourd'hui, en tant que femme qui a 40, 50 ans, qu'est-ce que je veux lui faire comprendre de la femme que je suis devenue ? Ça, c'est un travail aussi un petit peu plus délicat. On touche des choses beaucoup plus sensibles, mais qui peut être intéressant d'aller gratter sur cet enfant qui est en nous et qui demande à prendre la parole.
- Speaker #0
Oui, parce qu'il ne l'a pas forcément eu plus tôt. Et le but, c'était d'être en silence et de faire ce qu'on attendait de nous, du coup. Oui, oui.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Mais j'aime bien parce que tu es allée aussi dans l'aspect plus développement personnel, réflexion, comme tu dis, tout ce qui était lié à l'enfance, aux mécanismes qu'il y a dans notre cerveau qu'on ne prend pas forcément le temps d'aller chercher. Et je rebondis sur ce que tu as dit avant, c'est important quand on est manager, quand on est femme ou humain, simple, j'ai envie de dire, mais encore plus quand on est manager, de prendre ses temps de recul. Moi, je dis souvent que vous ne pouvez pas driver une équipe si vous-même, vous êtes fatigué, épuisé, perdu. C'est important de savoir qui on est, de se reconnecter à soi, de connaître nos zones de confort, d'inconfort, nos peurs, nos réflexes. On ne peut pas tout gérer en même temps, ce n'est pas grave. Mais le tout, c'est de les connaître, de les savoir et d'avancer petit à petit par rapport à ça. Mais si on est épuisé, qu'on est dans la course tout le temps, la roue de hamster n'a jamais se posé, on ne servira jamais notre équipe. Et normalement, quand on est syndrome de la bonne élève, le bien-être de notre équipe est... quand même essentiel. Limite, les besoins de notre équipe passent avant les nôtres. C'est important de prendre du temps pour nous, du temps de repos et de réflexion et de prise de recul sur les décisions qu'on prend, les réactions qu'on a, les émotions qu'on ressent, parce que c'est ça aussi qui nous permet de grandir, d'avancer, d'évoluer et notre équipe en a besoin. Ils ont besoin d'avoir une manager beaucoup plus apaisée, sereine et en tout cas au clair avec la personne qu'elle est. J'ai bien aimé le fait que tu ailles par là, parce que ce n'était pas forcément prévu, mais en tout cas, on se rejoint par rapport à ça. Est-ce que tu as vu des personnes se libérer de ce syndrome de la bonne élève ? Peut-être pas totalement. Je pense qu'on l'a.
- Speaker #1
Voilà. C'est ça. Je peux parler, moi, d'expérience. Aujourd'hui, quand j'étais employée, donc j'étais considérée comme une experte, on m'avait proposé un poste de manager ou fonction support. J'ai choisi la fonction support parce que la fonction de manager me faisait trop peur. Ça me mettait dans une insécurité. Tandis que fonction support, je restais dans mon expertise, j'étais très bien. Aujourd'hui, j'irais dans une fonction de manager sans aucun problème. Parce que j'ai appris. Toi, je l'ai dit, tu viens de le redire, j'ai appris qui je suis. derrière ce rôle, derrière ce masque, vous appelez ça comme vous voulez, cette casquette, et j'ai appris aussi à m'aimer telle que je me suis réellement. Oui, on parle de développement personnel, mais ça va pour moi au-delà de ce qu'on entend par développement personnel, confiance en soi. On a vraiment un travail propre envers qui je suis, quelle est ma valeur personnelle que moi je donne et comment je me sens en sécurité avec moi-même. Parce que pour l'idée accompagnée au quotidien d'autres hommes, d'autres femmes, à avancer, à évoluer professionnellement, à aller au bout de leurs tâches, etc. Je suis en sécurité avec moi-même. Sinon, je me mets constamment en danger. Oui, on peut évoluer. Après, il reste des réflexes, il reste des automatismes, il reste des moments où le oui vient plus vite que le non. Il reste des moments où le sourire est là, est présent. Je parle beaucoup du happy face. Une bonne élève, elle sourit. Une bonne élève, elle est toujours évoluante.
- Speaker #0
Tout va bien.
- Speaker #1
Tout va bien. Ça va ? alors qu'il peut s'être passé quelque chose d'horrible mais bien sûr que ça va, toujours donc on a quand même parfois ces réflexes qui reviennent parce qu'ils sont des automatismes tu as parlé du mode survie, c'est notre système nerveux qui s'est mis comme ça, en mode survie je suis dans la manière d'être pour être aimé ma manière d'exister donc si je retire ça, j'existe comment ? donc c'est difficile mais c'est possible et au fur et à mesure on arrive à avancer avec plus d'assurance d'être plus... posée, d'être plus confiante en ses choix, en sa posture, dans la direction que l'on donne, parce que parfois, oui, notre direction nous indique quelque chose, on n'est pas d'accord. On peut savoir le dire sans être dans le conflit, simplement exprimer un besoin, exprimer une idée, exprimer une demande. Et idem, dans l'autre sens, vis-à-vis de son équipe, savoir exprimer un désaccord à quelqu'un, savoir recadrer quelqu'un aussi. ce n'est pas les moments qu'on préfère, parce qu'on a su se trouver soi derrière cette bonne élève et ne plus être dans la recherche toujours de l'accréditation.
- Speaker #0
Oui, de l'approbation des autres. Mais c'est le travail qu'on fait dans Manager 360. On commence par travailler le mindset, comme je dis, où on va chercher tous les réflexes, les peurs qu'il y a. Et c'est vrai, dans Manager 360, on commence à aller voir l'humaine qu'il y a et on va travailler ses valeurs. quel manager on a envie d'être, etc. pour pouvoir mettre en place le reste, l'organisation, la communication, etc. Il y a une question que je voulais te poser parce qu'on ne voit pas forcément ce côté-là. En fait, dès qu'on parle du syndrome de l'imposteur, du syndrome de la bonne élève, et j'ai un peu tendance aussi à aller là-dedans, c'est que ça serait bien d'arriver à le gommer. Mais il y a aussi des avantages à avoir ces syndromes-là, de l'imposteur, de la bonne élève, de l'experte, etc. Quels sont selon toi les avantages ? de ce syndrome de la bonne élève.
- Speaker #1
C'est vrai que lorsque j'ai fait une masterclass, il n'y a pas de transition sur le syndrome de l'imposteur, mais justement, je parlais que ce n'était pas quelque chose à... Moi, je l'ai aussi. Je pense que quand on est visible comme on peut l'être, ça vient trier un peu plus la légitimité, mais ça nous permet de ne remettre qu'en question. Et cette remise en question, elle est bénéfique tant qu'elle ne nous bloque pas. Savoir s'améliorer, savoir dire qu'on a fait des erreurs, savoir en apprendre, Je vous dis qu'à... hyper bénéfique parce qu'on n'est pas là. Il y a des personnes qui ont, alors je mets des guillemets, trop de confiance, qui vont foncer tête baissée, qui ne vont pas réfléchir, qui ne vont pas regarder ce qu'ils ont fait et qui vont renouveler ses erreurs. Quand on est dans la bonne élève ou dans l'imposteur, on va avoir tendance à observer toujours, à réfléchir. Et je trouve que c'est intéressant et important, plus dans les métiers que l'on fait, même quand on manage, cet entretien, il ne s'est pas bien passé. Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui a déclenché ça ? On se remet soi en question, on essaye d'améliorer. Peut-être que j'ai dit là, j'ai dit tu, j'aurais peut-être dû former autrement, j'aurais peut-être dû employer. Et je trouve que c'est positif, parce qu'en tant que manager, on n'est pas figé, on évolue, on apprend, on progresse. Et cette progression continue montre à notre équipe qu'il est possible aussi de grandir encore, d'essayer de grandir ensemble. Moi, je pense que ça a du positif. Tant qu'on n'est pas dans des extrêmes, donc je vais tout droit, je fonce, je ne réfléchis pas, ou à l'inverse, ça me bloque. C'est vraiment le syndrome. à bloquer la personne, généralement, elle aura du mal à évoluer déjà en tant que manager. Elle n'en sera pas là. Normalement, si elle est manager, déjà, elle a...
- Speaker #0
votre direction ne vous laisse pas toujours le choix. Mais il y en a quand même ce côté de remise en question d'évolution personnelle et de savoir regarder et de se confronter à ses propres échecs pour en faire des apprentissages.
- Speaker #1
Moi, je rajouterais aussi un des atouts, un des aspects du syndrome de la bonne élève qui peut nous servir dans nos métiers, c'est le fait qu'on est, comme tu disais au début, on est fiables, on est des personnes sur qui on peut compter. Et ça, en entreprise, c'est quand même important. Et c'est une valeur à mettre en avant. Enfin, pas une valeur, mais en tout cas, un comportement à mettre en avant. Et souvent aussi, si on a été nommé manager, c'est parce que ce côté fiabilité a été perçu. Et souvent, on est des personnes sur qui on peut compter quand on a le syndrome de la bonne élève. Et c'est important dans les postes de direction, d'encadrement. Donc, il ne faut pas l'oublier aussi. C'est pour ça qu'il ne faut pas chercher à le gommer à 100%. Et que c'est intéressant aussi de voir les aspects positifs qu'il peut y avoir là-dedans. Mais comme tu dis, il ne faut pas que ça nous bloque, que ça nous tétanise. face à certaines choses, mais il y a des éléments importants à garder par rapport à ce syndrome-là. Et enfin, j'ai une dernière question avant les trucs habituels de fin d'épisode. Si tu devais donner un conseil un peu contre-intuitif à quelqu'un sur le syndrome de la bonne élève, sur tout ce qu'on s'est dit aujourd'hui, ça serait lequel ? Un truc qui sort un peu des sentiers battus.
- Speaker #0
Je vais aller dans la suite de ce que tu viens de dire, de ce qu'on vient de partager. J'avais envie de dire, n'essaie pas de ne plus être cette bonne élève. Ça fait partie de soi, au final. C'est une partie de nous qui nous aide ou pas, qui nous bloque ou pas. Donc, c'est à quel moment ça me bloque, à quel moment ça ne me bloque pas. Et surtout, ne pas devenir une bonne élève du développement personnel. Ça, je le vois. On a presque ce transfert. Alors, vas-y,
- Speaker #1
si tu peux développer. Vas-y.
- Speaker #0
Ce transfert de je recherche, donc je dois bien apprendre, je dois lire tel livre, je dois lire X livres. Je dois écouter tel podcast, je dois faire telle formation, dans tel ordre, je vais faire un plan d'action détaillé. Toujours, alors je déteste ces mots, devenir la meilleure version de moi-même. Depuis quand ? On l'est chaque jour pour moi, cette meilleure version de nous-mêmes. On apprend chaque jour. Et à l'inverse, quand on découvre un peu nos problématiques, il faut que j'apprenne, il faut que je lise, il faut que je recherche, Mais déjà soi, déjà soi avec soi. Moi, quel impact ça a ? Parce que si ça se trouve, au final, tu n'as pas tant d'impact que ça dans votre vie. Peut-être que vous êtes au pied avec l'impact que ça a dans votre vie. Arrêtez de toujours courir après le mieux, être la meilleure personne de vous-même. Ou pareil, ma mission de vie, non, on a plusieurs missions. Et ça, il y a certains groupes du développement personnel qui vont vous amener à ça, toujours dans la recherche du mieux, du plus, d'apprendre plus. Non. Toutes les réponses, elles sont en vous.
- Speaker #1
Et le tout, c'est d'aller les chercher.
- Speaker #0
Aller les chercher. Seul ou accompagné. Notre rôle, notre job à nous, c'est d'aller vous aider à aller à la racine de l'iceberg, parce que souvent, quand vous le faites, vous restez en surface, parce que c'est très difficile de lutter contre soi-même.
- Speaker #1
Et c'est très inconfortable aussi.
- Speaker #0
J'ai envie de dire, notre cerveau est hyper bien fait. Notre cerveau est génial. Il nous protège. Et là, si vous lui demandez d'aller... un peu creuser une part qu'il juge être votre identité, on va être rejeté, les gens ne vont plus nous aimer, on va être viré, j'en sais rien, tout ça, on va me rejeter. Donc votre cerveau, il se met tout de suite en mode survie, en mode protection, et il va vous trouver toutes les bonnes vespises du monde.
- Speaker #1
Pour ne pas s'en occuper.
- Speaker #0
Pour ne pas s'en occuper. Nos rôles, à nous, c'est ça, c'est de vous aider, de vous guider, mais surtout, ne tombez pas dans ce travers de tout ou rien. votre syndrome, il vous a emmené là où vous êtes aujourd'hui. Il a fait de vous la femme que vous êtes aujourd'hui. Dans ça, qu'est-ce que je souhaite garder ? Qu'est-ce que je ne souhaite pas garder ? Et plutôt essayer de trier que de vouloir passer du noir au blanc. Il y a 50 nuances entre les deux, donc on évolue avec ces nuances-là.
- Speaker #1
Oui, je suis complètement d'accord avec toi. On arrive à la fin de notre interview. Pour celles qui aimeraient te retrouver, parce que je suis sûre qu'il y en a plusieurs qui ont dû... aimer ce que tu as partagé, se reconnaître, être assez raccord avec ta vision des choses. Moi, j'avoue que j'ai un peu bu tes paroles aussi. Où est-ce qu'on peut te retrouver ? Est-ce que tu as des ressources aussi à nous conseiller ?
- Speaker #0
On peut me retrouver sur le podcast Le Bonheur Me Va Si Bien, sur toutes les plateformes d'écoute et sur YouTube, sur Instagram, Ma Cohérence, et j'aime beaucoup, j'ai un quiz pour découvrir son profil émotionnel. Son profil émotionnel, ça vous permet de découvrir un peu où vous en êtes par rapport aux émotions, à l'intelligence émotionnelle, et je trouve qu'en tant que... que managers, c'est un sujet qu'on aborde un peu, trop peu. Nos émotions, c'est la relation à l'autre, c'est nous avec nous, mais c'est aussi les émotions de l'autre, qu'est-ce que j'en fais, comment je les drive, comment je les gère, comment je les accueille, comment je les identifie. Quand je suis en entretien, c'est notre métier, donc on voit les émotions qui traversent, on sait quand quelqu'un prend une posture qui se recule, on dit, ah, là, il y a quelque chose qui... Ou quand la personne va de l'avant, on le voit. Et puis, il y a toutes ces émotions qu'on voit sur le visage qui passent, agréables, désagréables, qui nous permettent parfois d'orienter un entretien d'une manière ou d'une autre. Donc, toutes ces émotions, pour moi, elles sont capitales pour te connaître toi et pour pouvoir évoluer et grandir avec son équipe. Donc, le quiz profil émotionnel, je donnerai le lien à Elodie pour que vous puissiez mieux vous découvrir.
- Speaker #1
Il est dans la description de cet épisode que vous écoutez. En podcast ou sur YouTube, vous cliquez sur la description et il sera disponible directement au début de la description. Merci beaucoup, Audrey. Je te remercie d'être passée sur le podcast pour parler de ce sujet-là parce que je sais que ça résonne forcément avec énormément de personnes d'auditrices, peut-être d'auditeurs aussi. Je sais qu'il y a des hommes qui nous écoutent, donc peut-être qu'ils sont reconnus aussi. Merci à toi pour tout ce que tu as partagé et n'hésitez pas à aller suivre Audrey, ses conseils, etc. Et si vous avez aimé cette interview et que vous êtes encore dans le laps de septembre-octobre 2026, vous pourrez nous retrouver lors du sommet qui est organisé par Audrey. Mais ça, pareil, on vous en dira un petit peu plus plus tard et vous aurez les informations aussi dans la description de l'épisode, si jamais c'est dans la fenêtre de tiers de l'événement qui est organisé par Audrey. Merci beaucoup, je vous souhaite en tout cas une très bonne fin de semaine et je vous dis à la semaine prochaine.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Je te remercie d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si tu l'as apprécié, je t'invite à t'abonner sur ta plateforme préférée et à me laisser un commentaire 5 étoiles. On se retrouve au prochain épisode pour parler management et leadership.