- Speaker #0
Explorez les basculements d'une époque, sentir frémir des énergies, voir les ruralités se transformer avec celles et ceux qui les provoquent, les repensent, les bousculent. Finta, c'est le podcast qui nourrit des esprits, des envies d'agir et des espoirs très concrets à l'échelle locale. Finta donne à entendre l'Aveyron à travers celles et ceux qui ont choisi d'habiter, ici et maintenant, de s'engager. Aujourd'hui pour demain. Je suis Lola Cross et j'arpente ce bout de campagne depuis 10 ans comme journaliste. Avec Finta, je vous invite à croiser des regards, à Finter de plus près. Et ça commence tout de suite. C'est une filière qui accueille, en Aveyron comme ailleurs, entre 90 et 95% de filles. Le bac pro s'appâte, comme soin à la personne et animation du territoire. Ces jeunes femmes font partie de celles qui tiennent la campagne, si vous avez écouté l'épisode de Finta avec la sociologue Sophie Orange. Elles prennent à bras le corps des métiers bien peu valorisés qui font tenir le lien social en ruralité, que ce soit auprès des enfants, des personnes en situation de handicap ou des personnes âgées. Avec toutes leurs casquettes, plus ou moins bénévoles, ces jeunes femmes palient l'affaiblissement de services publics sur lesquels reposer, la solidarité et la sociabilité. Pour expérimenter des formats de finta plus collectifs, laissant la place à des sujets qui nous lient et des tranches de vie qui nous rassemblent, j'ai choisi de laisser traîner mes micros parmi les élèves de Terminal Sapate au lycée Beauregard de Villefranche de Rouergue. La première fois que je les ai rencontrés, dans le cadre d'un projet scolaire visant à animer le territoire, elles, puisque ce sont essentiellement des filles dans cette classe d'une dizaine d'élèves, avec une pensée pour Clément, le seul garçon, Elle s'apprêtait donc à accueillir l'un des photographes français les plus réputés au monde, Yann Arthus Bertrand, qu'elles ont convaincu de venir jusqu'en Aveyron pour photographier des villes frangois et des villes frangioises. Mais dans l'ombre de cet incroyable projet scolaire, ce sont leurs trajectoires à elles qui m'ont intéressée. Avec leurs doutes, leurs envies, leurs nœuds d'orientation, leurs questions, parfois existentielles, et leurs mots. Alors, plusieurs fois, je suis retournée les voir. Et voici leur histoire.
- Speaker #1
Sur côté, pour moi, c'est psychologue. Être bénévole dans un SPA, si je peux. À côté,
- Speaker #2
d'accord.
- Speaker #1
Service à la personne, pourquoi ce choix ?
- Speaker #2
Parce que, oui, parce que vraiment tout ce qui est proche des humains, etc., ça peut être un peu petit.
- Speaker #1
De prendre soin, c'est très présent, j'imagine, pour tout le monde. Très concrètement, là où on en a verrou, on va avoir besoin de vous, très clairement. Il y aura du métier pour tout le monde, du job pour tout le monde. Vous êtes en terminale. Terminale s'abattant aujourd'hui en studio pour parler du projet de Yann Arthus-Bertrand. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci.
- Speaker #3
Merci.
- Speaker #4
Merci. Merci.
- Speaker #3
Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci.
- Speaker #4
Merci. Ça sert aussi
- Speaker #5
à animer Villefranche parce que c'est pas tous les 4 matins qu'il y a un gros projet comme ça. qui a aussi de gros projets. Après, peut-être qu'il y en a de gros projets, mais réalisés par des lycéens, je ne pense pas. Et du coup, ça sert à l'animer, à le faire connaître comme zone chez les filles, à le dynamiser, etc.
- Speaker #6
Il n'y a pas beaucoup de jeunes. Il y a beaucoup de lycées, mais il n'y a pas beaucoup de jeunes dans la ville, je dirais.
- Speaker #4
En plus, la plupart, c'est tous des gens qui viennent d'autres villes. Donc, moi,
- Speaker #5
je... Parfois, ils ne viennent pas de Villefranche. Ils sont soit de Toulouse, soit au Désir. Nous, on est venus ici exprès pour la filière, le lycée. Et franchement, les mercredis après-midi, on a le choix de soit rester dans le lycée, donc on peut monter à l'internat, ou soit sortir. Et franchement, il y en a beaucoup qui restent à l'internat, qui sortent manger au McDo ou autre, et après qui reviennent au lycée. On reste tous ensemble. Et du coup ça veut dire que ce n'est pas une autorisation pour un groupe ? Par groupe,
- Speaker #7
c'est par personne.
- Speaker #5
C'est une par personne ? Oui,
- Speaker #7
comme l'aviron qui vous m'a dit.
- Speaker #4
Est-ce qu'on sait à peu près le nombre de personnes qu'on aura dans la journée ?
- Speaker #7
On peut te donner un maximum, sachant qu'il y a 40 groupes qui sont photographiés par jour, sachant qu'il y a 15 personnes maximum par groupe, tu peux te dire qu'il y a 600 personnes maximum.
- Speaker #2
Mais par goût ?
- Speaker #7
C'est un maximum. Il y a des groupes où il n'y a pas 15 personnes, mais il y a des groupes où il y a 15 personnes. Il y a des groupes où il y a plus.
- Speaker #2
Cool !
- Speaker #4
J'y compte mes mandataires.
- Speaker #2
Je ne comprends plus quoi te dire. D'accord ! Madame Amato va venir aussi.
- Speaker #7
Et il y a ma maman qui va venir aussi. Vous allez rencontrer toute ma famille.
- Speaker #3
Ah ouais ?
- Speaker #5
Je vais en avoir les papas de moi, trop bien ! Mes enfants,
- Speaker #7
mes beaux frères, mes soeurs...
- Speaker #5
Je ne sais pas si tu seras dit. Trop bien dit !
- Speaker #7
Ils ont plein de choses à apporter à ce territoire. Déjà, ces jeunes, ils ont la créativité, l'inventivité, la connexion avec le monde de demain. Donc oui, ils sont la force vive, présente et à venir. Donc bien entendu, il faut les faire rester. rester sur le territoire. Mais on ne peut pas les contraindre. Il faut leur donner une place. En fait, il faut qu'ils puissent se projeter dans ce territoire et se sentir partie prenante du devenir de de ces territoires. Et ça, c'est un enjeu majeur. Nous, en tant qu'enseignants, dans une filière telle que celle-ci, qui veut porter l'animation des territoires, on doit également oeuvrer pour que les territoires fassent une place à ces jeunes et leur permettre de pouvoir créer, inventer leur avenir. On peut le survendre et dire, voilà, il y a ça, ça à faire, mais il faut s'adapter aussi à leurs envies. On ne peut rien leur imposer. Et c'est là où OUAI ! il y a un enjeu, on va dire multiple, qui n'est pas si simple que ça à définir. Parce qu'en fait, il y a plein de choses qui passent en off dans les cours. Dans mon enseignement, en tout cas, on essaie de libérer une place importante à l'échange naturel avec les élèves. Et leur donner le sentiment qu'ils peuvent tout nous dire, leur peur, leur crainte, leur désir, et comment ils entreprennent peut-être leur avenir. C'est un travail de fourmi. Tous les jours, on reçoit des élèves qui viennent avec parfois des failles, des failles parfois béantes, énormes. Et j'ai l'impression qu'au-delà de la transmission de savoir, il y a d'abord... une grande part de construction d'ego, de leur dire, voilà, tu peux tout, mais il faut que tu aies d'abord confiance en toi et en tes capacités, tes capacités à apprendre, tes capacités à évoluer, tes capacités à rebondir. Et c'est chouette. Moi, je suis fier d'eux, en tout cas. Fier de pouvoir partager ça avec eux.
- Speaker #4
Souvent on a signé un peu le bac pro Ah oui Les gens sont bêtes Les gens sont bêtes et tout Et montrer que cette filière c'est pas forcément que du service Qu'il y a aussi du territoire derrière Et que c'est des petites classes Mais on se connait tous Je sais pas comment expliquer Des petites classes Des grands projets
- Speaker #5
Ce qui est déjà très bien moi je trouve Et même C'est que dans dans Avec le ministère de l'agriculture, c'est ça ? Du coup, déjà des lycées agricoles, il y en a, mais pas autant que des lycées avec l'Académie nationale. Et là, faire connaître la filière Zapad, ça peut permettre aux gens de découvrir le mélange de services, de territoires, et de faire connaître aussi qu'il y a une autre académie comme l'agriculture. et pas que l'éducation nationale, etc. C'est-à-dire que si on sort d'un bac pro, suivant ce qu'on veut faire, avec un bac pro, on est toujours un peu restreint à des métiers.
- Speaker #4
Ça dépend, mais quelqu'un qui veut faire un métier où il faut peut-être 5 ans, le bac pro est moins privilégié que si on a fait un bac général. Donc moi, je le vois sur le psycho-entricienne, je pense que ça va être un peu juste parce que je vais sortir d'un bac pro. J'ai même regardé les statistiques, je suis à 7% suivant si c'est Toulouse ou quoi. Donc on le voit vite quoi, le problème c'est que c'est bien les bacs pro et tout, parce qu'il y a beaucoup d'animation en fait. Mais le problème c'est que par derrière, on n'est pas assez formé pour faire des études plus élevées. C'est vraiment pour des trucs BTS deux ans ou trois ans après le bac. Enfin après c'est surtout que dans le social il y a beaucoup de demandes, ils demandent beaucoup que ce soit... Dans les éducatrices de jeunes enfants, tout ça, le social, c'est mal payé. aussi, pour le dire. Mais ouais, les socias, je pense que nous, on trouvera toujours. Parce que c'est vraiment énormément...
- Speaker #5
Surtout dans les petites villes comme ça, où il y a beaucoup de maisons de retraite, etc. C'est beaucoup demandé. Parfois, ils peuvent être un sous-effectif, etc. Et comme on nous a toujours répété depuis la seconde, ça pâte, ça ouvre beaucoup de portes et c'est les métiers de l'avenir. Du coup, moi, je suis Ibrahimi Nawel, j'ai 18 ans, je suis née en Aveyron, à Millau. J'ai grandi dans un milieu rural. Je passe le bac cette année. Alors j'ai trois soeurs et un frère, donc on est cinq au total. Qu'avec ma mère. Elle ne travaille pas parce qu'elle a un souci à l'épaule. Donc, elle empêche de travailler. Et de plus à côté, elle s'occupe beaucoup de mon petit frère qui est en situation de handicap. Alors, ma mère, elle étant plus jeune, elle avait un rêve, c'était d'être photographe. Mais ses parents lui avaient un peu empêché. Donc, elle n'a pas pu réaliser entre guillemets son rêve. Et donc, c'est pour cela que nous, elle nous pousse à aller faire un maximum d'études, tout ce qui nous plaît. Même que ce soit à l'étranger et pas nous voir pendant 10 ans. Ça ne la dérangerait pas tant qu'on réalise notre rêve. En fait, elle veut que nous, on fasse ce qu'on veut, comme elle, elle aurait voulu le faire plus jeune. Alors moi, mon orientation, j'avais fait une seconde générale. Je n'y arrivais vraiment pas du tout. C'était dur, on était 35 en classe. Je n'arrivais pas trop à suivre. Puis les profs aussi, on n'y arrive pas trop. C'est un peu chacun sa peau. Ensuite, je voulais aller en ST2S, c'est un bac technologique, mais je ne pouvais pas y aller parce que j'avais une moyenne trop basse. Ma CPE m'a montré cette filière, donc j'étais venue faire un stage de trois jours, ça m'avait énormément plu. Du coup, c'est comme ça que j'ai choisi de venir ici. Je ne regrette pas du tout. À partir de la seconde, quand je suis arrivée, je n'ai pas du tout regretté. Parce que franchement, c'est un bon lycée, une bonne formation. Et ça m'a appris énormément de choses. Du coup, en TP, on apprenait à changer les personnes qui sont dans des lits, enfin des adultes qui sont dans des lits, etc. À leur faire la douche au lit, les nettoyer, etc. Et on... En seconde, on apprenait plutôt à faire de la cuisine. Donc comment faire un plat, par exemple si la personne est diabétique, comment adapter le plat, etc. Faire des plats bases pour savoir un peu et tout si on va chez des gens travailler. Et après, cette année, on n'a plus de TP et on travaille beaucoup autour du monde du handicap. Donc on a une partie ça. Et l'autre partie qui est animation des territoires. qui est beaucoup reliée à des animations, des projets qu'on fait tout au long de l'année. Cette année aussi, pour clôturer tous les projets qu'on avait fait, on a fait un repas avec des adultes en situation de handicap qu'on avait invités. Donc on avait élaboré le menu, on l'avait fait. Après, on avait mis tout en place. On avait créé des animations au milieu de repas. Donc ça, c'était vraiment un très bon projet. Ensuite, on a fait beaucoup d'animations dans le lycée, comme la journée de cohésion, les journées laïcité. Et voilà. Des animations aussi dans le collège Carco, sur l'alimentation. Et on avait fait un repas aussi... Dans le café associatif Les Hauts Parleurs. Moi j'aime beaucoup parce que c'est des moments où on se retrouve vraiment entre nous, où on est vraiment soudés et notre entente, elle est juste merveilleuse, je dirais. Dans le lycée, je me suis présentée à plusieurs choses. Je ne suis pas dans des clubs ni des associations, mais je me suis présentée en tant que déléguée. En tant que déléguée de l'internat des filles, je me suis présentée l'année dernière et cette année aussi dans le conseil intérieur du lycée. Je m'étais présentée aussi... pour représenter les élèves lors des conseils de discipline. Et voilà, des petits trucs sympas. Et être impliquée, j'aime pas rester sans rien faire. Et du coup, être impliquée, ça m'a apporté quelque chose à faire. Donc j'aimais bien. Même si c'était deux réunions par an, je me suis bon, je suis utile. Et les conseils de discipline, parfois j'avais une journée entière de conseils de discipline à faire. Et du coup, je me disais, j'apporte quelque chose et puis je ne reste pas sans rien faire. J'aimerais bien être acceptée à l'IFSI d'Orodès. Au moins, je suis près de ma famille. Parce que trois ans à l'internat, c'était dur parfois. Et au moins, je suis près d'eux et je suis une formation qui me plaît. J'aimerais bien être infirmière. J'aimerais bien... Après, je n'ai pas envie de voir trop grand, mais j'aimerais bien soit dans l'anesthésie, donc être infirmière anesthésiste, ou soit être infirmière en bloc opératoire. C'est super intéressant. Parce que moi, pour moi, je voulais toujours m'occuper des personnes en situation de handicap. Mais après, il m'est venu l'idée d'être infirmière. J'ai regardé beaucoup de séries. autour de la médecine, etc. Et ça m'a donné beaucoup envie. Après, je me dis que les séries et la réalité, ce n'est pas trop pareil, mais toujours y croire. Et puis, je me suis dit qu'être infirmière et s'occuper des personnes en situation de handicap, ce serait l'idéal. Au moins, je fais deux choses que j'aime et que j'ai toujours voulu faire. Donc, trois, quatre, six ans. Ça fait six ans à peu près. Quatre, cinq, six ans, oui. Que j'ai cette idée, elle est venue du fait qu'au collège, en sport, quand on pratiquait le sport, il y avait un petit groupe d'adolescents de notre âge en situation de handicap qui pratiquaient avec nous. Et en fait, j'aimais trop ces moments-là. De base, je n'étais pas trop une sportive, mais de savoir qu'ils étaient là, ça me... Comment on dit ? Et j'étais trop contente et tout, et je les aidais. Je passais mes deux heures de sport à pratiquer avec eux. à les aider, à rigoler, à faire des matchs. Et au fur et à mesure, je me suis dit pourquoi pas. Ensuite est venu à la naissance de mon petit frère. Et après, on a appris qu'il était autiste. Et du coup, des fois, quand c'était les vacances et qu'il avait des rendez-vous au CAMS, par exemple, ici sur Odès ou quoi, je l'accompagnais. Et en fait, ce monde-là, il m'a beaucoup plu. J'ai décidé de faire un stage en première pour découvrir. Et là, mon choix s'est vraiment concrétisé. Pour moi, ce qui est important, c'est que je sois heureuse. Peu importe là où je travaille. Si, admettons, je n'ai pas réussi à faire ce que je voulais, que la vie a fait que je fasse un autre travail, l'essentiel, c'est que je sois heureuse. Que je sois auprès de ma famille et que j'arrive à rendre heureux mes proches. Ça, ça me rend heureuse. Et puis, de voir que j'apporte quelque chose aux gens, ça me rend heureuse aussi. Moi, j'aimerais bien. Moi, je suis encore une fois auprès de ma famille. Mais si je dois déménager ou quitter Rodez, je le ferai. Au moins, je découvrirai un nouveau environnement. Et puis, il y a toujours les transports pour les voir. Après, je ne suis pas dans le monde du travail maintenant, mais quand je vois que beaucoup de choses ont augmenté et que les gens ont du mal à... À subvenir à leurs besoins, etc., moi, ça m'inquiète un peu. Je me dis comment je vais faire plus tard. Donc, gagner un bon salaire, pour moi, c'est important. Au moins, je peux correctement subvenir à mes besoins et faire plaisir aux autres en offrant des cadeaux ou autre. Pas me limiter qu'à mes besoins. Parce que pour moi, c'est important de ne pas penser qu'à soi, de penser aux autres aussi. Quand je vois que, par exemple, je vais prendre le cas des aides-soignantes qui font énormément de toilettes dans une matinée, etc., qui font un travail remarquable que peu de gens pourraient faire parce que je suis en gédé protection au long de la journée. Ce n'est pas tout le monde qui pourrait le faire. Et qu'après, le salaire ne suit pas trop. Je trouve que ce n'est pas trop valorisant pour elle. Et je trouve ça dommage. Il faudrait valoriser par le salaire. Au moins, ça peut... Elles, après, elles peuvent se dire... Je ne sais pas comment dire. Je mérite, en gros, cet argent. Parce que, encore une fois, pas tout le monde pourrait changer des protections toute la journée. Et après, il n'y a pas que par le salaire qu'on peut être valorisé par plein d'autres choses. Mais je pense qu'il y a d'autres issues, mais je ne sais pas trop. Franchement, c'est un lycée où il n'y a que des bacs pro. Oui, il n'y a pas de technologie. Pour les gens, déjà c'est un lycée agricole, du coup ils pensent que dans le lycée il y a des vaches, etc. Non, pas du tout. Après, on est un peu... Et du coup, en fait... En additionnant plusieurs choses, pour les jeunes de Villefranche, ce lycée, c'est nul. C'est des grands gens, les de Villefranche. Moi, quand je suis arrivée... Ça nous regarde en mode... Beau regard ? Ah ouais, t'as un beau regard ! On dirait pas que t'es là-bas, Daniela. C'est nul. Alors que nous, on kiffe notre vie à Bourgogne-Franche. Surtout que le lycée,
- Speaker #4
pardon, il est petit. Du coup, on connaît tout le monde.
- Speaker #5
Ça, c'est trop bien. Ça,
- Speaker #4
c'est bien. Non, c'est bon, en fait, j'ai remarqué.
- Speaker #5
Les profs qu'on a depuis la seconde, c'est pratiquement les mêmes jusqu'à la terminale. Du coup, même avec les profs, on crée des liens où nos cours... Par exemple, moi, je suis allée en seconde générale, nos cours, c'était super strict. Il n'y avait zéro lien avec les profs, ça ne donnait même pas envie d'aller en cours. Alors que là, vu qu'on a ce lien avec les profs et qu'il n'y a pas beaucoup de profs et qu'on se connaît vraiment tous, ça crée un lien. et du coup pendant les cours On va faire les cours en rigolant, en faisant des animations. En fait, ils savent bien nous faire apprendre tout en animant le cours. Du coup, ça c'est super bien. Cette manière d'enseignement, elle est meilleure qu'en enseignant et en écrivant. Et c'est bon, le cours est fini.
- Speaker #4
Je pense que c'est bien. Parce que les profs, vu qu'on n'est pas beaucoup en classe, ils prennent vraiment le temps de nous expliquer chaque partie. Quand t'es en général, t'es 35, ils font leurs cours et j'ai envie de dire, basta.
- Speaker #6
On a un bon suivi.
- Speaker #5
Même pour les stages, c'est pareil. On n'a pas de stage, ils vont faire le maximum pour essayer d'appeler à notre place, etc. Franchement, ça, c'est super cool. Parce qu'ils prennent vraiment le temps pour nous, en fait.
- Speaker #2
C'est super bien,
- Speaker #5
franchement.
- Speaker #2
Je m'appelle Candice Donadieu. Je suis née à Montauban et j'habite à Akeus.
- Speaker #4
J'aimerais bien rentrer en école d'infirmière. Au début, j'avais comme idée de faire psychomotricienne, mais en étant en bac pro, je trouvais ça un peu compliqué de rentrer dans des études. J'ai vu que je pouvais faire trois ans d'infirmière, et après faire un an d'infirmière puricultrice. Après, je pourrais travailler avec des enfants qui ont des difficultés motrices. Parce que déjà, depuis là jusqu'à la terminale, je ne savais pas du tout quoi faire. Et c'est depuis que Parcoursup a ouvert, où je me suis intéressée à des filières, et c'est là où j'ai découvert du coin inférieur. Mais du collège à la terminale, je ne savais pas du tout quoi faire. J'avais des idées un peu comme diététicienne ou des trucs comme ça dans la nutrition, mais ça ne m'intéressait pas plus que ça en fait. Moi, je ne regarde pas forcément. Je vis surtout le moment, j'essaye de vivre le moment présent. Je n'arrive pas à me projeter. Je ne me vois pas à 20 ans. Donc, je verrai comment ça se passe sur le moment. Déjà, de savoir que j'ai une petite idée où je vais l'année prochaine. Je pense de savoir où je vais, de ne plus être perdue.
- Speaker #3
Moi, je m'appelle Eva Lamera. Je suis en classe de Terminal Zapad dans la dernière année. Je savais que je voulais travailler dans le social, et surtout vers la petite enfance. Parce qu'il y a des soeurs, des petites soeurs, parce que je suis la plus grande, j'ai toujours aimé m'en occuper, leur apporter du mieux-être.
- Speaker #4
Et j'avais la cousine de ma belle-mère, qui était éducatrice de l'enfant, et qui m'a dirigée vers ce métier, parce que je ne savais pas exactement quel métier j'aurais aimé faire dans le social.
- Speaker #3
Je m'appelle Emma Joaquin, je suis en terminale SAPA du coup et c'est Beauregard. En fait du coup en troisième moi je savais pas du tout ce que je voulais faire. Donc c'était soit le bac pro commerce, je me suis dit en vrai ça va ouvrir des portes pour la suite. Ou soit du coup bah ici en fait je voulais pas partir, je voulais pas être interne. Puisque vu que je savais pas quoi faire je me suis dit c'est pas la peine de partir. Autant rester ici et avoir des portes pour plus tard. Et quand j'ai fait les portes ouvertes du coup au lycée Savignac, Raymond Savignac et du coup lycée Beauregard, j'ai plus préféré lycée Beauregard. Puis je me suis dit, Zapata, ça va m'ouvrir des portes pour la suite, que ce soit dans le domaine médical, animation, territoire. Enfin voilà, du coup, je suis partie en Zapata. En seconde, je ne savais toujours pas ce que je voulais faire. C'est à partir de la première, quand on a commencé les TP sur les nourrissons, que j'ai découvert une passion pour ce métier-là, le métier d'auxiliaire de puériculture en maternité. J'ai toujours aimé le monde de la petite enfance, mais j'avais fait un premier stage en seconde dans une école. Ça ne m'avait pas du tout attirée. Les petits de 3 à 6 ans, ça bouge trop, je n'aime pas. Mes parents, quand j'ai vraiment commencé les TP, je me suis dit, mais pourquoi pas trouver un stage en maternité ou même en crèche. Et au final, j'ai eu la chance de faire un stage en maternité et c'est là où j'ai découvert que j'aimais ça. La formation, c'est sur un an, donc je me dis, même si je pars, même si c'est qu'un an, de toute façon, je veux partir d'ici là. Maintenant, c'est bon, j'ai passé le cap. Peu importe. Après, c'est sûr que je ne veux pas aller dans le nord, je préfère rester dans le sud, mais sinon, peu importe. Après, le salaire, ça reste quelque chose d'important pour bien vivre et tout ça. Mais après, je sais qu'en maternité, de toute façon, c'est un bon salaire pour le travail qu'on fournit. Après, ça dépend si on fait des nuits, si on fait des week-ends, tout dépend. Les jours fériés, ça peut monter jusqu'à 2000, voire un peu plus. Après, pour commencer, je travaille en crèche pour avoir plus tard des débouchés en maternité. Je le ferai et je m'enseignerai d'abord avant. Après, il y a des hôpitaux qui travaillent en journée de 12 heures. Donc ça reste quand même du 7h30, 19h30, voire un peu plus. Donc c'est compliqué, mais si le salaire suit derrière pour faire des nuits, ou même des week-ends ou des jours fériés, moi ça me convient. J'ai toujours été motivée. À vrai dire, avec le monde de travail que vit mon père, j'ai toujours eu l'habitude de travailler très tôt ou très tard. Donc ça ne me pose pas de problème. Ma mère travaille dans un commerce dans le Villefranche, à Carrefour City. Et mon père, il travaille dans un maraîcher, enfin pas maraîcher, avéron primaire, pardon. Donc il prépare les colis, les livres, et puis voilà. Il fait aussi les marchés le samedi matin à l'Albeng, du coup dans le Lot. Et après dans l'été, même maintenant plus sur l'année, il fait traiteur, du coup les repas un peu partout.
- Speaker #6
Je m'appelle Clément Colin, je suis élève en Terminal Zapate. Moi, je vais vous parler un peu de mes passions, je dirais. Moi, ce que j'aime bien faire, c'est tout ce qui est sport, sport de combat spécifiquement, comme la lutte, qui est très intéressante, très bien à exercer. En seconde, on était trois. Il y en a deux qui sont partis, du coup, je me suis retrouvé tout seul. Et puis, ils ne font pas trop la différence. Juste tout est au féminin du coup, on couvre et tout, tout est marqué au féminin mais sinon ça change pas. Alors, je ne comprends pas pourquoi exactement c'est féminin, mais je pense que c'est par rapport au fait que, c'est un peu bizarre, mais je pense que la femme est un peu plus dans le sentimental, ce qui fait que, par exemple, dans une EHPAD, il y aura beaucoup plus de sentimental, de relationnel. Donc, ça peut aider, par exemple, le personnage âgé de se livrer, de parler, de se laisser faire des soins, le fait que ce soit une femme plutôt que ce soit un homme. Et puis, voilà, je pense. Je pense qu'en seconde, que du coup, je suis arrivé au lycée, mes amis, ils ont dû se moquer de moi. Fille, filière de fille. Mais je pense que quand j'ai dit que j'allais en filière de soins, ils n'ont pas compris que c'était aide-soignant et tout. Je pense qu'ils n'ont pas compris ça. Après, moi, je leur ai toujours dit que je voulais faire l'armée. Du coup, on ne parle pas vraiment de ce que je fais au lycée, mais plutôt de ce qu'il y aura plus tard.
- Speaker #2
Du coup, je m'appelle Ambre, je suis en terminale Zapate. J'habite à Vigneuve d'Aveyron. Et ça fait 4 ans que je suis dans le lycée, dans le même lycée à Beauregard. C'est vrai qu'en fait, je ne m'attardais pas surtout sur ma personne à moi. Quand je regardais, quand j'avais des amis ou même ma famille, je me préoccupais plus des autres que moi. J'adorais prendre soin des autres. savoir s'ils sont toujours bien dans leur tête physiquement, etc. Donc c'est un peu le but de servir sa personne. Donc ça m'a donné un flash directement. Alors j'ai pas trop trop d'idées, mais je pense continuer sur un alternance. C'est être avec toujours les enfants. Comme ça, au moins, j'ai déjà la plupart des bases. Et après, sur le cours du temps, peut-être que psychologue, ça me teinterait. Et surtout, ça se rapproche quand même de la service à la personne. Puisque je voulais pas rester du tout ici, je voulais retourner dans l'endroit où j'ai vécu plus petite. Ah oui, c'est la campagne, mais l'école où je vais aller, c'est une grande ville quand même. Donc ça ne va pas forcément me changer, parce qu'avec ici, tout ce qui est rodès, montée au banc, etc., ça ne me stresse pas du tout. C'est Amia. Oui, je reste là-haut toute ma vie. Parce que c'est vraiment... En fait, parce que déjà, j'ai mes grands-parents, et je peux facilement trouver du travail, je ne serai jamais perdue. Ici, je n'ai plus personne, parce que mon père aussi a déménagé dans le Nord. Et que ma mère maintenant m'a dit, j'ai envie de déménager aussi dans le Nord, au final, ça va être parti. Normalement, fin bac, je peux y aller. Septembre, je fais ma rentrée. Oui, ma mère a un bac plus de 2, je crois. Et mon père, je ne sais pas du tout. Je crois qu'il n'a pas de diplôme, il a juste le brevet. L'exemple, je ne pourrais pas être prise en tant qu'ADSEM dans une école si je n'ai pas le bac. Je ne serais pas dans les premières. Et le salaire ne sera pas peut-être pareil aussi, je pense. Et c'est cool de dire plus tard, moi, à sa fille, j'ai eu mon bac, j'ai eu mon brevet, etc. Comme ça, elle sera motivée. Elle pourra prendre exemple sur sa mère. Avoir vraiment mon chez-moi, déjà. Me sentir que je suis bien autonome, que je suis bien financièrement quand même un minimum. Que j'ai un travail qui me plaît, où je me lève le matin, je me dis, go, je suis trop contente. Il n'y a pas de problème familial aussi, ça serait bien, parce que c'est ça qui pose problème souvent en ce moment. Plus tard, je me vois vivre là où je peux avoir une stabilité financière,
- Speaker #5
parce que les métiers que nous on veut faire plus tard, ils ne sont pas forcément payés à leur juste valeur. Et par exemple, quand on voit les pays voisins comme la Suisse, l'Allemagne, Luxembourg, etc., on avait fait quelques recherches sur ce qui gagne, et les métiers que nous on veut faire, ce qui gagne, et bien on voyait qu'il y avait une énorme différence. Du coup, moi personnellement, si j'ai l'opportunité d'aller travailler là-bas en gagnant mieux, je la saisis direct. On sort d'un bac, en plus on fait des études, etc. On se casse la tête pour vraiment avoir le plus de diplômes possible et de vraiment réussir et d'être performante dans notre métier futur. Pour qu'au final, on n'ait pas payé à notre juste valeur. En vrai, moi je trouve ça décevant. Parce qu'on se dit, tout ça pour ce salaire, alors qu'on se casse le dos. Par exemple, les aides-soignantes, etc. qui portent tous les jours des personnes âgées et tout. elles se font beaucoup mal au dos, aux jambes, etc. Et être payée pas à leur valeur, je trouve ça dommage. Donc moi, personnellement, si j'ai l'opportunité d'aller travailler dans une structure qui me paye bien à ma valeur, j'irais, sinon dans un autre pays, ça serait bien aussi. Au moins, ça me fera découvrir un autre paysage.
- Speaker #4
Oui, d'accord. Mais on reste quand même un peu dans le sud.
- Speaker #5
Quoi ? Moi un peu plus ville quand même, un peu plus grande que Rodez
- Speaker #4
Moi je sais que j'ai grandi que en campagne Donc quand je vais dans la ville, des fois je me dis Quand je vais dans Toulouse sur le périph' Je préfère être à la campagne que à Toulouse Mais c'est vrai que là comme ville franche Il n'y a pas grand chose à faire, souvent les après-midi Si on était dans une ville un peu plus grande C'est peut-être déjà mieux Mais franchement ça dépend aussi D'où tu as grandi
- Speaker #5
Allez, c'est le jour 1, finis ! Vas-y !
- Speaker #7
Tournage de la télé, allez,
- Speaker #4
c'est le jour 1,
- Speaker #7
finis ! On se retrouve en France,
- Speaker #4
on se retrouve le 2e. Bye bye ! On te dit merci Finta. Merci Finta ! Merci Finta !
- Speaker #0
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