undefined cover
undefined cover
Ingrid, coach : Comment l'hypersensibilité influence notre bien-être et nos relations ? cover
Ingrid, coach : Comment l'hypersensibilité influence notre bien-être et nos relations ? cover
Flammes des années 80. Le podcast qui allume la femme.

Ingrid, coach : Comment l'hypersensibilité influence notre bien-être et nos relations ?

Ingrid, coach : Comment l'hypersensibilité influence notre bien-être et nos relations ?

46min |23/03/2025
Play
undefined cover
undefined cover
Ingrid, coach : Comment l'hypersensibilité influence notre bien-être et nos relations ? cover
Ingrid, coach : Comment l'hypersensibilité influence notre bien-être et nos relations ? cover
Flammes des années 80. Le podcast qui allume la femme.

Ingrid, coach : Comment l'hypersensibilité influence notre bien-être et nos relations ?

Ingrid, coach : Comment l'hypersensibilité influence notre bien-être et nos relations ?

46min |23/03/2025
Play

Description

La Flamme de l'hypersensibilité.

Et si votre hypersensibilité était le feu sacré de votre transformation ?

Dans ce nouvel épisode de Flammes des années 80, le podcast féminin qui allume la femme. Sara accueille Ingrid, coach de vie spécialisée en régulation du système nerveux, pour une conversation profonde, douce et essentielle autour du système nerveux, des émotions, et de ce que signifie vraiment vivre en étant hypersensible dans un monde qui va trop vite.

Parce qu’être hypersensible, ce n’est pas être trop fragile ou trop émotive. C’est percevoir le monde avec une acuité particulière, ressentir profondément, capter l’invisible. C’est aussi parfois lutter pour trouver sa place, rester en sécurité intérieurement, et ne pas se perdre dans le tumulte extérieur.

« L’hypersensibilité n’est pas une faiblesse, mais une force si nous savons comment la gérer. » Ingrid nous offre une exploration fascinante de notre système nerveux, de ses mécanismes de défense et de survie, et de la manière dont nos réactions – comme la fuite, le figement, l’agression ou l’oubli de soi – peuvent être comprises, accueillies et transformées.

Au fil de l’épisode, vous découvrirez des outils concrets pour revenir à un état de sécurité intérieure :

• La méditation pour apaiser le mental

• Le yoga pour reconnecter au corps

• L’écriture pour libérer les émotions

• Et surtout, l’écoute bienveillante de vos besoins profonds

« Les personnes hypersensibles traitent les informations plus profondément. C’est un super pouvoir, à condition d’apprendre à le canaliser. » Cet épisode est une véritable invitation à oser être soi, à s’accepter pleinement, et à transformer cette sensibilité en boussole pour un épanouissement personnel durable.

On parle aussi de résilience, de psychologie, d’introspection, de spiritualité et de connaissance de soi. Ingrid et Sara abordent la beauté de se révéler à soi-même à travers ses émotions, sans masque ni compromis.

« Comprendre nos réactions de stress est crucial pour mieux interagir avec notre entourage. » Ce podcast est aussi une passerelle vers l’autre, un espace pour réconcilier la profondeur de notre monde intérieur avec la réalité du quotidien.

« Quand on est hypersensible, il est vital de reconnaître ses besoins et de ne plus s’abandonner. » Trop souvent, les femmes hypersensibles mettent leur énergie au service des autres, jusqu’à s’oublier elles-mêmes. Ce témoignage invite à reprendre son pouvoir, à oser changer, et à prendre sa place avec confiance et amour.

« Nous avons toutes des histoires à raconter. Et chacune mérite d’être entendue. »

Ce nouvel épisode de Flammes des années 80 est un baume, un miroir, un déclic pour toutes celles qui veulent se reconnecter à leur flamme intérieure. « Oser être soi-même est le premier pas vers la liberté. » Alors, prête à plonger dans votre monde intérieur avec bienveillance ? À écouter absolument si vous êtes en quête de motivation, de soutien émotionnel, de transformation et d’éveil personnel.

📲 Rejoignez-nous sur Instagram pour suivre les coulisses du podcast et ne rien manquer des prochains épisodes.

🎧 Retrouvez-nous sur toutes vos plateformes d’écoute préférées.

🔥 D’une petite flamme peut naître un grand feu… Pour faire grandir le feu. Abonnez-vous ! 🔥


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Flamme des années 80.

  • Speaker #1

    Le podcast qui allume la femme.

  • Speaker #0

    Bonjour, alors on est heureuse aujourd'hui de recevoir Ingrid une nouvelle fois parce qu'on t'a déjà invité avec Elisa, donc sur... qu'on a eu dernièrement sur l'émission sur la manifestation. Et c'est vrai que en parlant avec Elisa en faisant l'émission, on a parlé du système nerveux, on a parlé de plein de choses et je me suis dit, ah là, si j'appelais Ingrid pour faire un petit complément à ce que disait Elisa. Donc, merci d'être venue.

  • Speaker #1

    Merci à toi. Merci beaucoup de m'inviter ici. Je suis trop, trop, trop contente de revenir, de repartager, d'échanger, tout simplement.

  • Speaker #0

    Est-ce que tu veux te présenter, du coup ?

  • Speaker #1

    Je me représente, du coup.

  • Speaker #0

    Parce que la dernière fois, tu étais venue pour parler de human design.

  • Speaker #1

    Exactement. Je m'appelle Ingrid et j'ai développé mon activité de coaching qui s'appelle le Cocon Coaching depuis officiellement, sérieusement. depuis début 2024, fin 2023, officieusement un peu avant. Et effectivement, je propose des lectures de human design. Donc j'adore parler de human design, d'ésotérisme, tout ça. Ce dont on avait parlé la dernière fois.

  • Speaker #0

    Je fais une petite parenthèse parce que j'ai eu la chance d'avoir une lecture d'human design il y a quelques jours. Et franchement, c'est génial. En fait, moi, ce que j'en retire, c'est que ça m'a permis de savoir si j'étais alignée avec qui j'étais ou pas et de voir l'évolution. par rapport à, par exemple, il y a dix ans, où je n'étais pas du tout alignée avec qui j'étais aujourd'hui, et de voir vraiment qu'en fait, aujourd'hui, je suis dans le vrai, j'ai l'impression.

  • Speaker #1

    Oui, exactement. Ce que je trouve fantastique avec cet outil, c'est que ça permet de découvrir, je l'explique comme ça, mais son fonctionnement singulier. Il y a plein, plein de détails dans le human design, donc c'est quelque chose qu'on peut geeker pendant des heures si on a envie. Mais ça donne donc son fonctionnement singulier, c'est-à-dire son fonctionnement inné, celui... qu'on a avant que des couches d'éducation, de conformité avec la société ou d'apprentissage tout simplement dans notre vie viennent un peu nous brider. Donc l'idée c'est d'aller découvrir ce fonctionnement, notre façon de prendre des décisions, la meilleure posture pour avancer avec alignement, fluidité dans sa vie, ses potentiels, comment gérer son énergie et tout ça. Et voir du coup est-ce qu'aujourd'hui on est aligné ou pas avec ça. Et du coup, juste voir ça avec curiosité, si jamais ce n'est pas le cas, et se demander, tester au quotidien et voir si ça améliore les choses ou pas.

  • Speaker #0

    Parce que c'est vrai que si j'avais fait cette lecture-là il y a dix ans, je t'aurais dit, mais c'est mort. J'ai eu une espèce... Bon, je ne vous raconte pas ma vie privée, mais j'ai eu la carte de l'ermite, qui est une personne qui... Enfin, ce n'est pas une carte, en fait, mais ça ressemble à la carte du tarot de l'ermite. Exactement. Dans un des types, c'est ça. Et moi, je n'étais pas du tout... La dix ans, je n'étais pas du tout quelqu'un qui pouvait rester chez elle pendant des jours sans sortir, quoi. Ouais. Aujourd'hui. Beaucoup plus, donc c'est vachement intéressant. Des fois, ça peut être surprenant, parce que ça ne peut pas du tout être ce qu'on croit. On peut avoir des surprises. Oui,

  • Speaker #1

    exactement.

  • Speaker #0

    Si on n'est pas aligné, on peut se dire « Non, ce n'est pas du tout moi. »

  • Speaker #1

    Surtout quand on est plus jeune, on peut avoir tendance à moins s'écouter ou à moins savoir qui on est, tout simplement. Donc, il peut y avoir des gros décalages.

  • Speaker #0

    En tout cas, on vous invite à aller écouter cette émission si vous voulez en savoir plus sur l'human design ou alors de te rencontrer ou de proposer une séance. Comme ça, vous aurez tout votre human design. Aujourd'hui, si je t'ai demandé de venir, ce n'est pas pour parler de l'human design, mais c'est pour parler d'hypersensibilité, de système nerveux. Qu'est-ce que tu peux nous dire là-dessus ? Parce que c'est un petit peu ta spécialité. Tu t'es spécialisée là-dedans un peu malgré toi, j'ai envie de dire.

  • Speaker #1

    Oui, exactement. Si on m'avait dit ça il y a quelques années, j'aurais dit « Ouh là là, non, jamais » . Et en fait, c'est effectivement des sujets maintenant qui font partie de mes spécialités. Et puis… sur lesquelles j'accompagne la plupart de mes clients, on s'est challenge là, tout simplement. Et en fait, les deux sont très liés, c'est-à-dire que si on est assez sensible ou hypersensible ou hautement sensible, on peut l'appeler comme on veut, par définition, on a un système nerveux qui est plus sensible, on traite les choses plus en profondeur et donc on a aussi beaucoup plus de stress, on peut facilement se sentir dépassé, avoir du mal à se sentir en sécurité. Et il y a aussi... plein de très belles qualités, d'empathie, de créativité qui peuvent en découler. Et ce que je constate, c'est quand même que j'ai beaucoup de profils entrepreneuriaux, indépendants, créatifs qui viennent me voir, et la plupart sont quand même assez sensibles, qu'ils veuillent l'admettre ou qu'ils en aient l'impression ou pas. J'ai quand même cette impression que quand on n'est pas... j'allais dire conforme, comme on ne s'épanouit pas dans les cases un peu plus normées, dans ces délits, voilà. on n'avance pas de manière, on va dire, un peu plus conforme à la société et qu'on se lance dans la grande aventure de l'entrepreneuriat et toutes ces montagnes russes.

  • Speaker #0

    C'est quand on prend des risques, en fait. Exactement. Quand on sort de sa zone de confort. Tout à fait. Qui n'est pas forcément confortable à la base, on ne va pas se mentir, mais ça fait peur. Et surtout si on est hypersensible, parce qu'une hypersensibilité, qu'est-ce que ça veut dire pour toi ? On en entend beaucoup parler, mais c'est quoi un peu la définition ? Comment est-ce qu'on pourrait se définir hypersensible ?

  • Speaker #1

    En fait, il y a... Il y a une psychologue qui en parle très bien qui s'appelle Hélène Aron qui fait aussi un test d'hypersensibilité par exemple sur son site internet, c'est une américaine. Mais en gros l'hypersensibilité, il y a plein de sous-catégories différentes mais l'idée c'est ce que je disais avant, c'est-à-dire qu'on a un système nerveux qui est plus sensible que la moyenne, qui traite les informations avec plus de profondeur donc qui peut être surchargé aussi plus facilement. Donc ça peut être une hypersensibilité sensorielle, au bruit, à la chaleur, aux étiquettes de vêtements, des choses très physiques. Mais ça peut être aussi une hypersensibilité émotionnelle, une hyper-empathie. Certaines personnes distinguent. On peut se sentir très affecté par les émotions des autres ou juste avoir vraiment une intelligence, une finesse d'intelligence par rapport à ça. Après, il y a d'autres psychologues qui parlent de haut potentiel. émotionnel qui distingue de l'hypersensibilité. Moi, je ne fais pas de diagnostic, je ne rentre pas dans toutes ces catégories-là spécialement, mais beaucoup de neuroatypiques, par exemple, quand on est au potentiel intellectuel, ont des caractéristiques d'hypersensibilité. Donc en fait, cette hypersensibilité, elle se retrouve chez beaucoup de gens. Et ce que je voulais dire tout à l'heure, c'est qu'elle se retrouve chez beaucoup d'entrepreneurs ou des gens qui ont des TDAH ou des choses comme ça. Et comment est-ce qu'on pourrait la décrire d'autre ? Il peut y avoir une hypersensibilité esthétique, donc au beau, on peut aimer des beaux environnements, des gens qui sont très sensibles à l'énergie des lieux, par exemple. Il y a une hypersensibilité qui peut être aussi spirituelle. En fait, il y a plein, plein, plein de facettes différentes à cette hypersensibilité-là. Il y a les bruits aussi. Oui, les bruits, exactement.

  • Speaker #0

    Les bruits qui peuvent être dérangeants, même les odeurs ou des choses. C'est en un des sens qui est un peu trop en éveil, entre guillemets, par rapport à la population. Des fois, je sais que le bruit, ça peut être un peu compliqué, alors que pour d'autres personnes, ça l'est beaucoup moins. Ou les odeurs. Moi, je sais que j'ai un super odorat. Et du coup, déjà, je suis là, ça sent quelque chose. Et puis les gens, ils me disent, non, je ne sens rien. Et tu es là, ben si. Donc ça, c'est aussi des petits indices. Si vous vous demandez si vous êtes hypersensible, voyez par rapport à vos sens.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    À un moment donné, vous vous sentez un peu différent, entre guillemets, de la moyenne. Et là, peut-être que vous avez une forme d'hypersensibilité.

  • Speaker #1

    Exactement. Et en fait, c'est exactement ce que tu dis. C'est-à-dire que... Et souvent, pour un peu se rendre compte si on est hypersensible ou pas, souvent on a un sentiment de décalage avec les autres, qui peut être lié aussi à d'autres choses, mais qui est souvent aussi lié à une forme d'hypersensibilité et donc une façon de processer les choses un peu différentes.

  • Speaker #0

    Ça, on peut le voir dans l'human design aussi.

  • Speaker #1

    Et on peut le voir aussi un peu dans l'human design, exactement. Tout à fait. Et ce qui est intéressant là-dedans, ce n'est pas du tout d'aller s'enfermer dans des cases ou de se dire voilà, c'est parce que je suis hypersensible que je n'arrive pas à faire ça. mais plus d'aller comprendre, comme pour le human design, son fonctionnement, pour pouvoir aussi l'accepter, pour pouvoir respecter ses besoins. Parce que quand on est hypersensible, on a des besoins qui peuvent être un peu différents des autres. Et c'est OK, on peut avoir besoin de dormir plus, on peut avoir besoin de plus de temps calme, on peut avoir besoin de plus d'activités créatives pour se ressourcer. Et c'est OK, il y a plein de choses. Oui,

  • Speaker #0

    c'est de trouver ce qui peut se ressourcer à un moment. Et tester des nouvelles choses parce que chacun est différent. Ce qui va me ressourcer, moi, ça ne va pas être la même chose qui te ressourcera toi ou quelqu'un d'autre. Donc vraiment s'écouter et comprendre.

  • Speaker #1

    Exactement. Et réussir à gérer, bien se connaître pour bien préserver et régénérer son énergie. Parce que pareil, on peut se sentir un peu... Drainé. Drainé, oui, c'est ça. Exactement.

  • Speaker #0

    Mais c'est intéressant ce que tu disais sur le fait de ne pas se cacher derrière. Ah, mais c'est parce que je suis hypersensible. C'est ça. c'est parce que je suis HPI, c'est parce que je suis ça. En fait, toutes ces étiquettes, c'est intéressant, ça existe, c'est super. Mais c'est vrai qu'on a un peu une tendance après à dire, ah, ça c'est à la mode. Alors qu'en fait, non, c'est comment je me ressens, c'est comment je suis. Mais l'assumer aussi, c'est ça qui est intéressant.

  • Speaker #1

    Totalement. Moi, ça m'a aidée, mais énormément aidée. J'ai lu plein de bouquins sur l'hypersensibilité. Vraiment, ça m'a aidée à prendre confiance en moi, à me dire, OK, à conceptualiser certaines choses, à me dire, OK, en fait, j'ai besoin de ça. J'aime. J'ai besoin peut-être de faire plus de yoga, de plus d'activités qui régénèrent mon système nerveux dans la semaine pour me sentir bien et c'est OK. Et donc, me dire... Peut-être plus besoin de soi que d'aller boire des coups dans un bar. Ou peut-être que boire moins d'alcool, moi, ça me fait du bien. Parce qu'en fait, quand on est hypersensible, souvent, on peut avoir un rapport différent à l'alcool, par exemple. Ça peut être un peu plus dépressant. Il y a plein de choses sur ce sujet-là. Mais du coup, moi, ça m'a permis vraiment de prendre confiance et puis de mieux le communiquer aux autres, tout simplement. Mieux communiquer mon fonctionnement.

  • Speaker #0

    Et du coup, cette hypersensibilité... Comme tu l'as dit, comment est-ce qu'on peut réguler aussi son système nerveux ? Déjà, avoir conscience qu'on est hypersensible, c'est peut-être la première marche, on va dire. Et une fois qu'on le sait, qu'est-ce qu'on en fait en fait ?

  • Speaker #1

    En fait, c'est une très bonne question. Parce que l'hypersensibilité, ce que je voulais ajouter, c'est qu'il peut y avoir différentes causes. Ça peut être caricaturellement... ... On est comme ça de manière innée, entre guillemets, ou découlée d'expériences qu'on a eues dans notre vie, de traumas et tout ça. Il y a des gens qui ont des hypersensibilités, mais qui sont plus réactionnels aussi. Donc, c'est intéressant d'aller creuser et de comprendre, en fait, est-ce que c'est notre fonctionnement ou est-ce que c'est une réaction à quelque chose qui est à régler ? Donc ça, c'est assez intéressant. Et donc, du coup, du point de vue du système nerveux, comme je disais tout à l'heure... Quand on est très sensible, on processe les choses de manière plus intense, plus profonde. Et c'est hyper important d'aller bien réguler son système nerveux, c'est-à-dire revenir à un état de sécurité. Parce que notre système est plus de protection. Le système nerveux, c'est un système de protection, un système de survie qui est très animal. Et donc du coup, quand on va avoir beaucoup de déclencheurs autour de nous, Ça peut être un mail qui nous stresse, par exemple. Si on est sensible, on peut être vraiment déclenché par beaucoup de choses. On peut avoir une réaction de survie qui se déclenche par plein de petites choses. Quand on habite en ville, par exemple, on peut très vite, si on a des sens assez exacerbés, se sentir agressé, en fait. Enfin, en tout cas stressé par, je ne sais pas, le bruit, les sirènes de pompiers qui passent, tout ça. Et donc, du coup... L'enjeu avec le système nerveux, c'est de réussir à identifier quand on est en état de survie, donc stressé, qu'il y a eu un déclencheur, de quand on est dans un état de sécurité. Qui est l'état ? En anglais, on dit rest and digest, mais qui est l'état de repos, l'état où notre corps se régénère. Souvent, par exemple, quand on est quelqu'un de stressé chroniquement, on peut avoir des problèmes de digestion ou des tensions dans le dos, des choses comme ça. Souvent, les problèmes digestifs, il y a beaucoup de stress liés. parce que quand on est en état de survie, quand on est déclenché par un stress, notre énergie va dans nos muscles pour nous faire prendre la fuite, pour nous préparer à une réponse de combat. Et en fait, l'énergie part de notre système digestif. Ça, c'est une explication parmi tant d'autres.

  • Speaker #0

    Du coup, tu nous as donné des petits indices. On peut avoir des problèmes digestifs. J'imagine des problèmes de sommeil.

  • Speaker #1

    Oui, des problèmes de sommeil. Il y a plein, plein de choses. Problèmes de sommeil. Ça, c'est très fréquent. Problèmes digestifs, problèmes de dos, problèmes de peau, des tensions dans le cou ou dans le dos, chroniques. J'ai l'impression que là,

  • Speaker #0

    ça va conserver 14 ans de la population qui écoute ce podcast. Vous n'êtes pas seule.

  • Speaker #1

    Exactement. Mais tu sais pourquoi ? Parce qu'il y a des études récentes qui ont été faites à Harvard. Je n'ai plus le nom de la personne qui l'a fait, mais pour ça, je peux le retrouver. sur le stress chronique. Le stress chronique, c'est vraiment quand on est coincé en état de survie, qu'on n'arrive pas à revenir à cet état de sécurité. Parce que le stress, de manière générale, ce n'est pas un problème. Ça peut même être génial. Le problème, c'est qu'on n'arrive pas à revenir à un état de sécurité, tout simplement. Donc souvent, on fait un raccourci en parlant de stress, mais le problème, c'est le stress chronique qui peut à peu près donner de l'anxiété, tout ça. Et en gros, cette étude dit que 4 personnes sur 5, 4 adultes sur 5, donc 80% des gens sont stressés chroniquement.

  • Speaker #0

    Ah bah tu vois, j'ai pas fait que ça, mais...

  • Speaker #1

    Exactement ! Je l'ai senti ! Ce sujet est effectivement assez universel. Et tellement universel que du coup, on ne s'en rend pas compte.

  • Speaker #0

    C'est ce que j'allais dire, c'est marrant, parce que je pense qu'à un moment donné, on ne se rend pas compte, parce qu'en fait, c'est aussi ce qu'on disait, même dans l'émission avec Elisa, c'est-à-dire qu'avec Gaïa aussi, l'émission qu'on a faite il n'y a pas longtemps, on est dans ce truc de... on ne sait même plus... si c'est la façon de vivre ou pas.

  • Speaker #1

    Exactement, oui.

  • Speaker #0

    Et on nous demande d'être comme ça, en fait. On nous demande un rythme fou. On nous demande tellement de choses que c'est compliqué, en fait, de se dire « Ah, ben en fait, je suis stressée chroniquement et je ne m'en rends pas compte, en fait. »

  • Speaker #1

    Oui, parce que nous, par exemple, quand on vit en ville, À Paris, un rythme quand même assez effréné, on est déconnecté de la nature, qui est aussi quelque chose qui aide à réguler notre système nerveux, qui régule notre biologie, qui a un rythme aussi différent, où les choses en fait prennent leur temps, d'une certaine manière. Et pour ceux qui sont salariés, qui travaillent dans des entreprises, les environnements souvent c'est... Il y a beaucoup d'urgence, beaucoup de stress... Et tout le monde est à ce rythme-là. Et c'est évidemment très, très dur. Là, mon propos, ce n'est pas du tout de culpabiliser les gens parce que c'est hyper dur. Du coup, déjà, de se rendre compte qu'on rentre dans ce cas-là parce que quand on imagine quelqu'un de stressé, on imagine quelqu'un qui a fait un burn-out, quelqu'un qui est tout le temps en train d'hurler, mais en fait, non, il n'y a pas du tout que ça.

  • Speaker #0

    On n'a pas besoin d'en arriver là.

  • Speaker #1

    Voilà,

  • Speaker #0

    exactement. Régler les choses avant d'arriver au burn-out, ce serait pas mal.

  • Speaker #1

    Exactement, c'est ça. Et du coup, on évolue assez souvent dans des environnements où... le stress chronique prédomine,

  • Speaker #0

    tout simplement. Alors, comment on s'en sort de ça ? Il y a des petites piques, il y a des choses. Déjà, en prenant conscience, c'est un premier pas.

  • Speaker #1

    C'est ça. Et ça, c'est le premier pas. Et moi, ce sujet, il m'est tombé dessus, entre guillemets. La première fois que j'ai été suivie par une nana qui était à la fois psy et coach en 2017. J'ai fait des études de droit au départ, j'aimais pas ça, je suis partie en voyage trois mois seule en Nouvelle-Zélande, c'était merveilleux. Je me suis reconnectée à moi, à la nature et tout ça, je suis rentrée, je savais pas ce que je voulais faire. Donc j'ai décidé de voir quelqu'un pour m'aider dans cette orientation professionnelle. Et évidemment, on a parlé de beaucoup de choses et assez peu de professionnels finalement. Et un truc hyper marquant et qui a un peu débuté ce cheminement, c'est qu'elle m'a fait une méditation. de l'hypnose, de la méditation hypnotique, puisqu'elle faisait aussi de l'hypnose. Et pour visualiser ma safe space, donc visualiser un endroit où je me sentais en sécurité. Et en fait, j'ai ressenti un état de sécurité, de plénitude, de soulagement incroyable. Et je me suis rendue compte que je ne le ressentais jamais dans ma vie. Et en fait, moi, je passe beaucoup par les ressentis. Mais ça, ça a été vraiment ma première expérience hyper marquante. Et en fait, je me suis dit, c'est pas possible. Il faut que petit à petit, j'apprenne à mettre plus de ça dans ma vie, en fait. Et c'est comme ça que ça va aller, tout simplement. Et que je vais peut-être réussir à explorer, voir ce que j'ai envie de faire de ma vie qui m'anime. Parce que j'ai des très bonnes notes, parce que ça se passait très bien dans mes expériences professionnelles. C'est juste que moi, je voyais bien que... Si je continuais là-dedans, je me forçais tellement que j'allais pour le coup faire un burn-out dans un an ou deux ans. C'est vraiment ce que je me disais. Donc je me suis dit, c'est pas possible, je peux pas commencer ma vie professionnelle comme ça. Enfin, et du coup, ça a vraiment été cette prise de conscience-là au départ qui m'a fait un effet de fou. Et j'en parlais récemment avec un ami, par exemple, qui lui me disait qu'il avait eu cette prise de conscience-là en prenant de l'huile de CBD, qui est quelque chose qui relaxe. pas mal le corps, le système nerveux, et qui s'était rendu compte qu'il pouvait être relaxé dans son corps. Et en fait, il me disait, je ne connaissais pas vraiment cette sensation-là avant.

  • Speaker #0

    C'est dangereux ce que tu dis, parce que ça me fait penser, c'est exactement l'émission qu'on avait faite sur le trauma aussi, c'est qu'à un moment donné, les gens vont prendre de la drogue, vont boire de l'alcool, pour arriver à ce sentiment, en guillemets, où en se disant, là, si j'ai ça, c'est le seul moment où je me sens...

  • Speaker #1

    C'est souvent une... Une raison en partie, après les addictions, c'est encore un autre sujet, mais pour lequel les gens, par exemple, boivent beaucoup d'alcool. C'est que ça permet de se déconnecter un peu des sensations. On n'a pas vraiment un sentiment de sécurité, mais en tout cas, on se déconnecte.

  • Speaker #0

    Oui, de ce qui fait mal.

  • Speaker #1

    Oui, de l'anesthésie.

  • Speaker #0

    C'est intéressant.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Donc, on ne vous conseille pas d'aller à l'hôpital. Non,

  • Speaker #1

    mais le CBD, de toute façon, il n'y a rien d'addictif dedans.

  • Speaker #0

    C'est intéressant, l'expérience, du coup, de vous dire, de prendre du CBD, c'est peut-être un moment, c'est peut-être une passerelle, entre guillemets, plus simple. Parce que la méditation...

  • Speaker #1

    C'est couvrir ce ressenti.

  • Speaker #0

    Voilà, parce que la méditation, c'est là où on y arrive, mais ça prend du temps aussi avant d'arriver à se ressentir en méditation. Il va falloir enlever des petites couches, et puis il va falloir avoir une régularité, avant d'être complètement, de le ressentir tout de suite.

  • Speaker #1

    Oui, bien sûr.

  • Speaker #0

    Donc, si vous prenez du CBD, dites-vous que si vous arrivez à un moment donné à vous relaxer tout seul, vous n'aurez plus besoin de CBD et vous arriverez tranquillement en faisant une méditation. Ça va très vite après quand on connaît le chemin.

  • Speaker #1

    Exactement, c'est ça. La première étape, c'est cette prise de conscience, c'est déjà d'expérimenter cet état-là pour pouvoir... après, petit à petit, retrouver le chemin, comme tu dis. Ça peut être aussi avec un cours de yoga, le Shavasana à la fin, la relaxation finale, où on se sent hyper bien. On n'est pas obligé non plus de partir dans des expériences trop extrêmes. Mais en fait, vraiment se reconnecter à ce ressenti-là, en tout cas, un endroit où on se sent en sécurité. Et maintenant, c'est une visualisation que je propose beaucoup avec mes clients. Alors, je l'appelle la séisme. space de CEO, je vais réussir à le dire, bref, pour les entrepreneurs, mais en fait, de se reconnecter à ce sentiment de sécurité et d'aller apprendre à reconnecter au corps et pas juste rester dans le mental parce que le stress, le système nerveux, toutes ces réactions-là, elles sont dans le corps, donc vous ne les résoudrez jamais qu'au niveau du mental ou qu'avec la thérapie par la parole. Il faut passer dans le corps, réunir en tout cas le corps et le mental.

  • Speaker #0

    C'est hyper intéressant de faire du yoga. Oui,

  • Speaker #1

    le yoga,

  • Speaker #0

    c'est génial pour ça. Lire un livre, est-ce que ça peut marcher pour se sentir en sécurité ?

  • Speaker #1

    En fait, lire un livre, ça va être une activité qui peut être repesante, surtout pour le cerveau, quand on passe beaucoup de temps sur les écrans. Donc ça, c'est génial quand même avant de se coucher. Aussi, une activité créative, ce n'est pas forcément le truc qui va permettre, enfin le truc le plus évident. Mais c'est plus une activité qui entretient, qui peut être nourrissante parce que c'est une activité créative. Je ne sais pas trop comment le dire d'autre.

  • Speaker #0

    Et la semaine dernière, on a fait une émission justement sur l'écriture et la créativité. Et c'est une super forme justement pour pouvoir se recentrer et pour pouvoir aller à ce sentiment de sécurité. On en a beaucoup parlé la semaine dernière. Donc c'est marrant, tout est un petit peu lié avec les dernières émissions. C'est ça qui est intéressant.

  • Speaker #1

    Oui. Moi, je conseille à tous mes clients de se mettre à l'écriture, de faire du journaling, de l'écriture intuitive, ou sinon je leur donne des promptes, des questions. Mais d'adopter ça, de se familiariser avec ça, moi, c'est un truc que je l'ai boudé pendant des années et des années en disant « c'est un peu nul, journaling, écrire et tout » . Puis le jour où je m'y suis mise, j'ai fait « ah ouais, en fait, c'est assez fou » . Pour plein de... Vous allez faire un épisode dessus, mais pour plein de sujets, ça peut être... pour aller chercher ce qui se passe au niveau des peurs, aller creuser ce qui se passe derrière. Il y a un exercice que j'adore, c'est la poubelle à problèmes, c'est-à-dire quand ça ne va pas, que ça me prend trop la tête, je mets un chrono de cinq minutes, un papier, un crayon, et j'écris tout ce qui me passe par la tête sans me dire que je vais le relire. Et puis bizarrement, après, souvent ça va mieux. Souvent, je trouve des solutions à mes problèmes juste en sortant les choses et en les écrivant.

  • Speaker #0

    On vous invite à faire l'exercice de la poubelle.

  • Speaker #1

    La poubelle, un problème.

  • Speaker #0

    La poubelle, un problème. Mais on a tous des problèmes, donc je pense qu'on peut tous le faire tous les jours. C'est un bon tip. Et tu as d'autres tips comme ça que tu peux nous partager ? L'exercice, j'aime bien, mais l'exercice rigolo.

  • Speaker #1

    J'adore la poubelle, un problème. Après, moi, j'aime bien les exercices de gratitude. Bon, ça, c'est très classique, mais voilà, lister trois choses avant de se coucher, par exemple, ça, c'est très bien. Et ressentir, pas oublier de... ressentir quand même la satisfaction dans le corps à ce moment-là. Pour des peurs, quand il y a un truc qui vous fait peur, écrire ce qui vous fait peur, et vous demander, mais pourquoi ça me fait peur ? Qu'est-ce qui va se passer ? Alors souvent, on ne le fait pas parce que justement, on a peur et on n'a pas envie d'aller regarder ce qui se passe. Mais en fait, quand on le fait 4-5 fois, on arrive à identifier ce qui se cache vraiment derrière. De un, ça nous fait moins peur parce qu'on peut vraiment mettre le doigt dessus, parce que souvent, on a peur de quelque chose qui... qu'on n'arrive pas vraiment à nommer. Et la plupart de nos peurs, d'ailleurs, ne sont pas du tout rationnelles. Je crois que c'est plus de 85% qui ont pas vraiment de chance d'arriver de toute façon. Donc, c'est pas mal d'essayer de les dégager. Et sinon, encore une fois, poser les choses sur papier, ça permet de passer en mode solution, d'analyser, de vraiment prouver des débuts de réponse, en tous les cas. Parce qu'un des gros pièges, c'est souvent qu'on a nos pensées qui tournent en boucle dans la tête, là. On rumine. Surtout quand on est stressé, on peut être coincé dans le mental, ruminer encore plus, c'est-à-dire les mêmes pensées qui tournent en boucle, et en fait on pense qu'on réfléchit à un problème et qu'on est en train de trouver des solutions. Alors qu'en fait, non, c'est la même chose qui tourne en boucle. Alors que l'écrire, ça permet de sortir de ce mécanisme de rumination et de couper cette espèce de cercle vicieux. Mais franchement, je vous invite tous à essayer de trouver un exemple et voir si vraiment... Vous trouvez des solutions quand vous êtes juste en train de ruminer le problème dans la tête. Souvent, c'est juste que ça tourne en boucle.

  • Speaker #0

    Non, et puis souvent, quand ça tourne en boucle, on a l'impression qu'on n'arrivera jamais à sortir de notre boucle.

  • Speaker #1

    Et en plus, oui, tout à fait.

  • Speaker #0

    Moi, j'ai l'impression que des fois, je me dis, mais en fait, j'ai l'impression de faire le petit vélo. Exactement,

  • Speaker #1

    le petit vélo,

  • Speaker #0

    c'est ça. Quand est-ce qu'il va s'arrêter ? Mais même sans un inconscient, c'est très dur. C'est hyper dur. Moi, je fais ça, je prends un papier, un stylo et j'essaye de sortir, de sortir. Et puis des fois, il y a des crises, des fois, entre guillemets, des crises. On peut appeler ça comme ça, mais qui sont peut-être plus fortes que d'autres. Et puis, d'être gentil avec soi, parce que ça nous arrive à tous, en fait. Et souvent, on a l'impression qu'on est toujours seul au monde à vivre tout ça et que tout le monde y arrive mieux et que les gens, ils sont trop forts. Et que toi, tu es là avec un bouc sur des conneries, toujours les mêmes, parce que c'est souvent les mêmes qui reviennent. J'aime bien ton exercice de la peur d'écrire parce qu'en fait, en gros, si je comprends bien, tu écris des problématiques une fois et en fait, tu le fais pourquoi ? Et tu te poses quatre fois la question. En fait, tu as chaque réponse du pourquoi,

  • Speaker #1

    du pourquoi, du pourquoi.

  • Speaker #0

    Un peu comme quand on est petit. Moi, j'aimais trop faire ça. Et pourquoi ?

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Et pourquoi ? Ça, c'est un exercice de coaching qui marche très bien.

  • Speaker #1

    Ah oui, ça marche très bien en coaching.

  • Speaker #0

    Mais de le faire de soi à soi, ça peut être intéressant de toujours aller chercher le pourquoi, du pourquoi. Est-ce que j'ai peur de pourquoi ? Et vraiment, franchir tout seul ces barrières.

  • Speaker #1

    Exactement. En fait, tout ça, ça permet d'être un peu plus autonome et déjà d'avancer pas mal tout seul. Puis évidemment, on a tous des angles morts et c'est le moment où c'est intéressant de se faire accompagner par un thérapeute, un coach ou de faire appel à quelqu'un pour aussi réussir à aller voir ses angles morts. Mais il y a quand même pas mal de choses qu'on peut faire seul quand on a commencé un peu à défricher et qu'on a quelques outils.

  • Speaker #0

    Et du coup, si on revient au système nerveux, est-ce que tu peux nous expliquer d'une façon plus, j'allais dire, pragmatique, qu'est-ce qui se passe en fait dans le système nerveux ?

  • Speaker #1

    Quand on parle du système nerveux, encore une fois, c'est un raccourci, on parle du système nerveux autonome, SNA, qui est du coup automatique. Pourquoi c'est intéressant de le préciser ? C'est-à-dire qu'encore une fois, ce n'est pas notre mental qui le dirige. Donc, on peut penser ce qu'on veut, on n'a pas vraiment beaucoup d'influence dessus. Souvent, quand on se dit « j'arrête de stresser, j'arrête de stresser » , ça ne nous aide pas vraiment à nous arrêter de stresser. Ça nous fait très stresser en plus. Peut-être c'est encore plus. Exactement. Donc, c'est une réponse totalement automatique du corps pour assurer notre survie. Donc, c'est quelque chose qu'on a hérité de la préhistoire. Mais c'était plus utile quand on risquait de se faire chasser par un mammouth que quand on a l'impression qu'on va mourir parce qu'on est en train de lire un email stressant. Le problème, c'est que c'est le même mécanisme qui se passe dans le corps. Cette énergie un peu qui est mise pour la survie, il faut aller la libérer. L'idée, c'est de ne pas rester coincé en mode survie, dans ce mode de stress-là, et de savoir repasser à... comme je disais tout à l'heure, un mode de sécurité. Parce que si on ne le fait pas, là, on a de l'énergie de stress qui reste coincée dans l'organisme et qui n'est pas évacuée. Et il y a trois, quatre plutôt, on va dire langage de stress dominant, c'est-à-dire c'est la façon de réagir et un peu de communiquer quand on est stressé. Donc ça, ça permet d'identifier, par exemple, de manière assez facile, quand on est stressé, qui sont en fait basées sur les réactions qu'on peut avoir avec la théorie polyvagale, mais je ne vais pas trop rentrer dans les détails techniques.

  • Speaker #0

    Moi, je voulais connaître ces quatre.

  • Speaker #1

    Ah, tu veux ?

  • Speaker #0

    Ah ouais,

  • Speaker #1

    je voulais connaître les quatre langages. Alors, le premier, ça va être tout ce qui est réaction d'agression, colère. Donc, c'est agressif. Donc, ça, c'est une réponse de stress classique, qui est en fait le système nerveux sympathique. qui s'activent pour, en fait, nous aider à combattre. Donc, c'est le combat. Donc, il y a des gens, quand ils sont stressés, ils vont commencer à gueuler, à s'énerver sur tout le monde, tout ça, typiquement. Ou à être dans un... Voilà, je ne vais pas me laisser faire, tu vois.

  • Speaker #0

    Là, vous pouvez lui dire, excuse-moi, là, je pense que tu es dans ton système. Oui, le système nerveux ne va pas mal. C'est ça,

  • Speaker #1

    exactement.

  • Speaker #0

    C'est le moment de le dire.

  • Speaker #1

    C'est ça. Oui, en général, malheureusement, la personne, quand elle ne redescend pas, c'est... Quand elle ne revient pas en état de sécurité.

  • Speaker #0

    Ça ne va pas l'aider.

  • Speaker #1

    Ça ne va pas l'aider. Et donc, dans la communication, il y a des gens qui vont être coincés un peu dans leur façon de penser et ils vont vouloir absolument avoir raison. Prouver qu'ils ont raison. Typiquement, ça se voit comme ça. Dans la façon de communiquer. Le deuxième langage, ça va être celui de la fuite. Donc, la deuxième réaction, en fait. On est stressé. Parce qu'il y a une réaction pareille. Il y a un primaire animal de fuir.

  • Speaker #0

    Et donc, ça peut être fuir très physiquement, se barrer ou changer de job constamment ou toujours partir en voyage, mais pas spécialement pour l'expérience du voyage, pour aussi un peu échapper à la réalité. Ça peut être fuir en testant un milliard de trucs de dev perso, mais jamais sans les appliquer, par exemple. Il y a plein de manières de fuir les choses ou fuir une conversation, l'éviter, l'évitement. Et... Et donc, du coup, dans la communication, ça, on le voit assez rapidement. C'est quelqu'un qui veut éviter le conflit, qui ne veut pas rentrer dans la discussion, justement. Mais ça, il n'y a aucun souci pour dire, ce n'est pas le moment d'en parler, mais il faut y revenir. Pas la fuir. Donc, la fuite, on imagine bien. Donc,

  • Speaker #1

    la colère, la fuite.

  • Speaker #0

    Exactement. Et le troisième, en anglais, on appelle ça faune. C'est l'oubli de soi. C'est un peu une forme de fuite, en fait. Mais c'est cette caractéristique de faire passer les autres avant soi, sans même se demander si nos besoins sont comblés ou si c'est OK pour nous, mais comme stratégie pour éviter justement ce coup de stress.

  • Speaker #1

    Éviter d'aller regarder et du coup, on va s'occuper des autres, c'est quand même beaucoup plus simple. que de regarder l'intérieur.

  • Speaker #0

    Pour éviter le déclencheur, la situation qui nous stresse, on va dire, ok, non, non, pas de souci, vas-y, j'y vais, j'y vais, j'y vais. Mais à répétition. Et ça, ça peut être un gros problème. Pareil, ça déséquilibre les relations. Un gros problème pour soi aussi, évidemment. Mais ça, c'est une réponse typique de quelqu'un qui ne se sent pas en sécurité, qui est stressé. Et ce n'est pas que une histoire, c'est lié à de la confiance en soi, mais en fait, ce n'est pas que une histoire de confiance en soi. C'est vraiment une stratégie de survie automatique du corps. Et le dernier, c'est plus le système nerveux parasympathique dorsal, pour ceux qui veulent les termes techniques, qui est une réponse de figement. Donc, c'est le freeze en anglais. Donc, c'est quand on est paralysé par la peur. Comme une proie qui se paralyse avec l'agresseur qui arrive.

  • Speaker #1

    On avait parlé dans l'émission justement de l'AMDR et de la gastralthérapie, du petit lapin qui est resté bloqué.

  • Speaker #0

    Exactement, c'est le lapin dans les phares.

  • Speaker #1

    C'est toi qui l'avais dit, je ne sais pas.

  • Speaker #0

    Non, non, ce n'est pas moi.

  • Speaker #1

    C'est pas toi. Et c'était hyper intéressant. Il ne bougeait plus. Il n'était pas attaqué parce qu'il pensait qu'il était mort. C'est une technique qui marche pour les lapins, mais pour nous,

  • Speaker #0

    ça ne marche pas. Nous, on peut avoir ces réactions de figement. C'est le moment où on n'est motivé à rien. On procrastine, mais à outrance, pas une petite procrastination. On sait qu'on doit faire des trucs urgents. On est collé sur le canapé à scroller, par exemple, sur le portable. Mais en fait, on est vraiment figé. On est un peu replié sur soi comme ça et on ne se rend même pas compte que c'est vraiment une réaction. On essaie de se sécuriser, de se ressentir en sécurité. Il y a plein de manières dont ça peut se matérialiser, mais c'est quelqu'un dans une discussion typiquement qui d'un coup va avoir un coup de stress et ne va pas réussir à répondre. On va dire, je ne sais pas, qui va être paralysé.

  • Speaker #1

    Ça fait beau. Les quatre, on se dit, c'est vraiment... 90%

  • Speaker #0

    de la population. En fait, on a souvent un ou deux langages dominants. Ou des langages qui se manifestent en fonction des situations. Par exemple, dans les relations ou au boulot. Ou des degrés de stress aussi.

  • Speaker #1

    Oui, c'est pas les mêmes langages. Au travail, on va peut-être plus se figer et puis on pourra peut-être plus se mettre à gueuler. Voilà,

  • Speaker #0

    tout à fait. C'est ça. Ça peut être ça. Ça peut être ça, totalement.

  • Speaker #1

    Et donc ça, ce qu'on disait tout à l'heure, ça, on... On prend conscience déjà de comment on fonctionne. Donc, si jamais ce soir, vous êtes en gombe, il ne vous faut pas une manière de fonctionner, vous pouvez vous dire, j'ai peut-être un petit problème avec mon système nerveux.

  • Speaker #0

    Peut-être qu'en fait, il y a quelque chose qui m'a stressée aujourd'hui ou qui me... En fait, un autre sujet de fond qui vient taper sur le système entre guillemets et qui vient me stresser. J'ai peut-être pas besoin d'aller le décharger sur la personne qui est en face de moi ou c'est un problème relationnel. Allez voir. En fait, c'est une manifestation vraiment de cet état de stress.

  • Speaker #1

    Donc, c'est génial parce que là, on a justement quatre réactions qui peuvent être par rapport au stress. Donc, ça nous donne des clés encore pour réussir à conscientiser un peu plus quels sont, parce qu'on a tous des fonctionnements différents, donc quels sont nos fonctionnements à nous. Tu nous as donné des tips aussi pour pouvoir réussir à calmer ce système nerveux et tout. Et est-ce qu'il y a quelque chose qui peut englober encore tout ça, si on veut vraiment... Ça, c'est une première étape, j'ai l'impression. Et c'est quoi après l'essuie-pied ?

  • Speaker #0

    En fait, effectivement, tout ce qui est gestion du stress, ou en tout cas se sentir en sécurité, en confiance face à l'incertitude, c'est un gros, gros bloc. Mais pour avoir des bases solides et donc vraiment développer sa gestion du stress, il y a cette première compétence qui est d'identifier quand on est stressé. comprendre ses langages de stress, comprendre comment réguler son système nerveux. Et ça, ça va passer par des pratiques corporelles, parce que ça relie le mental et le corps. Et il y a différents types de pratiques, en fonction de quel type de langage de stress on peut avoir. Donc ça, c'est bien d'aller affiner, d'aller un peu identifier ce qui marche pour soi. Ça peut être aussi une exploration personnelle. Par exemple, savoir que quand on va à un cours de yoga, ça nous fait du bien dans telle situation, et du coup l'adopter. Mais en fait... Ce n'est pas le yoga qui va régler les problèmes, mais le yoga va être un outil au service de la régulation du système nerveux. Et pour vraiment avoir des bases solides, il faut quand même, à un moment ou à un autre, aller éliminer les causes profondes du stress. Et ça, c'est vraiment un travail, comme son nom l'indique, qui est plus profond. Il peut y avoir des traumatismes qui viennent activer notre système nerveux et le rendre beaucoup plus profond. plus sujet à ces états de réactivité, en fait, de survie, parce qu'il y a cette énergie qui est logée dans le corps, énergie de survie, le processus n'est pas allé jusqu'au bout, donc il y a besoin d'aller l'évacuer, en fait, d'une certaine manière. Les traumatismes, encore une fois, c'est pas forcément la gravité de la situation qui s'est passée, mais le fait que notre système n'a pas pu processer la situation et aller jusqu'au bout et revenir à un état de sécurité. Il peut y avoir... des fardeaux émotionnels transgénérationnels. On peut aller aussi voir ça du côté... Enfin, c'est de l'énergie éthique, par exemple. On peut aller voir, creuser des blessures émotionnelles profondes qu'on peut avoir, si vous connaissez les travaux de Lise Bourbeau, par exemple, qui a beaucoup, beaucoup parlé de ça et qui est assez connu avec les cinq blessures qui empêchent d'être soi-même. Je crois que c'est ça, le nom de son livre. Et après, dans les causes profondes, il peut aussi y avoir le fait de ne pas du tout être aligné dans sa vie avec son fonctionnement. On reboucle un peu avec le début. Et qui va faire qu'en fait, on va avoir une façon de travailler, de fonctionner qui n'est pas respectueuse de notre énergie ou de notre sensibilité ou qui ne régénère pas notre énergie, qui ne nous épanouit pas. Donc ça, ça peut créer du stress dessus. Et la dernière étape, c'est plus, une fois qu'on a un peu fait tout ce travail-là et qu'on sait où on va, même si c'est un travail qui n'est jamais fini, mais du coup qu'on a quand même des bases solides, c'est de sécuriser tout ça, ou en tout cas s'entraîner un peu tous les jours avec des pratiques. Sa boîte à outils qu'on s'est créée justement, donc soit des pratiques somatiques qui aident à réguler le système nerveux, ou des pratiques comme la visualisation. La méditation, la visualisation, par exemple, moi j'adore ça, mais il y a plein d'autres choses que vous pouvez faire, ça c'est très personnel, pour visualiser au quotidien qu'on se sent en sécurité, qu'on a confiance, ou visualiser ses priorités de la journée et se visualiser en train de les accomplir facilement, parce que le cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est réel et ce qui est imaginé. Et typiquement, ça va être des outils qui vont vachement aider à avoir un quotidien plus fluide, à accomplir des objectifs et tout ça.

  • Speaker #1

    Ce que tu me disais aussi, par exemple, moi, je sais que j'ai un système de satisfaction. Il y en a pas mal aussi qui ont ce système-là de satisfaction. Et c'est vrai que moi, le petit exercice que je fais tous les soirs, c'est aussi de noter, ce n'est pas un truc de gratitude, mais de noter dans la journée tout ce que j'ai réussi à faire ou d'avoir une conscience, en fait, de ce que j'ai fait dans la journée qui était chouette. Mais moi, des fois, je donne des trucs débiles. Genre j'ai fait mes machines, j'ai réussi à faire ce rendez-vous, j'ai fait ça, j'ai rangé ma maison, j'ai fait mes courses, je me suis fait un bon repas. Je suis contente parce que des fois c'est exceptionnel. Genre j'ai fait une super émission de podcast aujourd'hui, je suis hyper contente. Je ne sais pas, j'ai rencontré cette personne qui me plaît énormément, avec qui je vais pouvoir revoir. C'est hyper important de s'être satisfait de ce qu'on a fait à la fois d'un point de vue personnel et d'un point de vue professionnel.

  • Speaker #0

    Oui, carrément. En fait… Ça, c'est important. Alors oui, toi, avec ton human design, encore plus, évidemment. D'autant plus parce que la satisfaction, c'est quelque chose qui te nourrit en human design. Mais c'est important pour tout le monde. Pourquoi ? Parce que notre cerveau, encore une fois, c'est un mécanisme de survie. Il est fait biologiquement pour accorder plus d'importance aux faits négatifs, pour qu'on en prenne conscience et pour justement assurer notre survie, nous faire réagir. Donc en gros, de base, la balance... Elle n'est pas du tout équilibrée entre ce qui nous arrive de bien dans la journée et ce qui nous arrive de mal ou ce qu'on interprète mal. Donc on a ce biais où peut-être que dans la balance, un événement négatif va peser 20 alors qu'un événement positif va peser 2. Donc en fait, aller faire des exercices comme ça tous les jours, ça muscle notre mental et ça vient contrebalancer ce biais-là. Et ça le muscle à vraiment se focaliser aussi, reconnaître les choses qui sont bien, avoir de la satisfaction pour ça, activer le système réticulaire activateur dont les gens parlent beaucoup en manifestation, qui est une explication un peu scientifique. Attends,

  • Speaker #1

    tu m'attends.

  • Speaker #0

    Pardon ! Tu peux le réexpliquer.

  • Speaker #1

    Il y a trop de choses. C'est quoi le système rectilien ?

  • Speaker #0

    Ah, réticulé activateur. C'est une explication, en fait. Alors, attends, je peux le réexpliquer de manière… Je suis partie trop…

  • Speaker #1

    Non, mais parce que je ne connais pas. Du coup, ça m'intéresse vachement. C'est…

  • Speaker #0

    Qu'est-ce que c'est ? En fait, c'est le nom pompeux et biologique du filtre qu'on peut avoir entre notre partie consciente et inconsciente. En gros, c'est le nom du filtre mental qu'on a. système réticulaire activateur qui va choisir entre cette information, elle vient à ta conscience, et cette information, non, non, ça c'est automatique, et donc c'est du subconscient, et c'est traité, tu vois, il y a plein de choses, tu réagis dans la journée sans même y penser, de manière automatique. Et en gros, tu peux faire en sorte que des choses qui sont subconscientes viennent dans ton filtre. Enfin, tu passes le filtre et donc viennent à ta conscience. Par exemple, si le matin, tu te dis que tu habites en ville, surtout, ça marche bien, et tu réfléchis et tu te dis, tiens, aujourd'hui, je vais voir des voitures rouges. D'un coup, tu vas avoir l'impression qu'il n'y a que des voitures rouges dans la ville ou que tu en as vu 20 dans la journée. Si tu te dis, si tu parles d'une destination, souvent quand tu parles d'une destination de vacances ou d'un endroit où tu as envie d'aller, d'un coup, dans le mois qui arrive, tu as l'impression que tout le monde va là où tu vas. Alors, de temps en temps, il y a des tendances, mais en fait, c'est surtout que tu as entraîné ton cerveau à porter son attention sur un élément. Et donc, du coup, toutes les opportunités ou ce qui parle de cet élément vient à ta conscience, là où avant c'était traité de manière automatique et tu ne t'en rendais pas forcément compte.

  • Speaker #1

    Là maintenant, le madame ne veut voir que des beaux mecs toute la journée.

  • Speaker #0

    C'est ça, tu peux faire ça. Mais donc, du coup, c'est une explication d'une partie du processus de manifestation de pourquoi quand tu poses des intentions, tu vois, t'attires beaucoup. beaucoup plus facilement, c'est très limitatoire. Mais en fait, tu vois beaucoup plus les opportunités. Avant, tu avais des œillères et tu passais à côté, tu vois. Parce que tu ne peux pas... Ton mental, il n'est pas du tout assez performant pour que tu aies tout ce qui se passe autour de toi et en toi tous les jours dans ta conscience, tu vois.

  • Speaker #1

    J'adore, c'est trop marrant. Trop bien, moi aussi. On va faire ça demain matin.

  • Speaker #0

    Mais c'est en fait vraiment l'explication biologique qui fait que c'est hyper important d'avoir... des intentions, des objectifs et que ça fait vraiment la différence. Si vous n'êtes pas trop dans le délire de la manifestation, voilà, juste des objectifs, ça parle à tout le monde, très pragmatique, ça fait la différence.

  • Speaker #1

    C'est passionnant, on arrive presque à la fin. Est-ce que tu veux dire un petit mot pour la fin ?

  • Speaker #0

    Je pense que le premier truc, quand on parle du système nerveux, de stress, d'anxiété, en fait, aussi, parce que j'ai peu utilisé ce mot, mais c'est une des réactions. C'est vraiment d'aller identifier ces réactions de stress, identifier quand on est stressé, pas stressé, et d'aller découvrir ce que c'est de se sentir en sécurité pour petit à petit l'amener dans sa vie. Après, chacun choisit ses outils, ses pratiques sportives, ses trucs qu'on aime bien. Mais si on n'a pas cette base-là, c'est pas possible, très compliqué, de faire évoluer son état. Et... Alors là, on va partir un peu plus dans le deep, mais quand je parlais des causes profondes du stress, beaucoup de psychologues, psychiatres qui approfondissent vraiment le sujet de l'anxiété disent que cet état où on n'est pas en sécurité vient aussi du coup de notre attachement à la naissance, notre attachement avec nos parents, par exemple, ou les personnes qui s'occupaient de nous. Et qu'en fait, c'est une forme de déconnexion, parce qu'on n'était pas sécurisé, et donc une forme de manque d'amour. Mais pas parce que les gens qui s'occupaient de nous, ne nous aimaient pas, mais parce que c'est comme ça que le système l'a interprété. Donc là, on part dans quelque chose d'un peu plus conceptuel. Mais en gros, le remède au stress et à cette anxiété, c'est de, petit à petit... apprendre à se donner beaucoup d'amour, se reconnecter avec de l'amour, ressentir ça dans sa vie. Et ça, ça a guéri beaucoup.

  • Speaker #1

    C'est mignon. Moi, j'adore. Moi, j'aime trop. Ça donne trop envie de se donner de l'amour, de se faire des...

  • Speaker #0

    C'est ce que tu disais tout à l'heure quand on disait se parler correctement. Je dis toujours aux gens, arrêtez d'être votre tyran interne. Il faut commencer à conscientiser comment on se parle. Il faut commencer à se parler encore mieux que quand on parle à ses amis, d'ailleurs. Déjà,

  • Speaker #1

    si on sait parler comme on parle à ses amis...

  • Speaker #0

    Bien sûr, mais il faudrait qu'on soit la personne la plus importante de notre vie. Pas pour un égotrip, juste parce que si on ne peut pas remplir notre vase, en fait, c'est difficile d'aller remplir le vase des autres.

  • Speaker #1

    On le remplit mal, quoi. On le remplit mal. Et c'est vrai que de se... De se choyer, en fait. Et puis, des fois, moi, je suis très indulgente aussi avec les gens qui font des erreurs ou des choses comme ça. Et de plus en plus, je me dis, ah ben voilà, c'est pas grave, t'as fait du mieux que t'as pu. Et d'essayer de se parler bien, gentiment, de faire un peu le coco-coaching.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Et de se mettre dans un cocon. En tout cas, moi, j'avais lancé la zone d'un petit cocon avec toi. C'était super sympa. Ça m'a fait beaucoup de bien, cette émission. Ça m'a donné encore envie de m'occuper de moi, justement. Merci. tu reviendras peut-être pour nous parler on ne sait pas,

  • Speaker #0

    une prochaine fois grand plaisir, tellement de choses je suis comme vous avez vu je suis très passionnée donc je peux partir dans des détails j'adore ça,

  • Speaker #1

    merci beaucoup à toi de m'avoir accueillie c'était super et puis moi je vous dis à la semaine prochaine pour une nouvelle émission qui sera aussi passionnante que celle-là j'espère et voilà, à la semaine prochaine et portez-vous bien, prenez soin de vous on va dire ça comme ça Flamme des années 80.

  • Speaker #0

    Le podcast qui allume la femme.

Chapters

  • Introduction et Présentation d'Ingrid

    00:10

  • Hypersensibilité et Système Nerveux

    03:32

  • Définition de l'Hypersensibilité

    05:30

  • Gérer son Système Nerveux

    10:38

  • Pratiques pour Réguler le Stress

    19:57

  • Conclusion et Réflexions Finales

    42:43

Description

La Flamme de l'hypersensibilité.

Et si votre hypersensibilité était le feu sacré de votre transformation ?

Dans ce nouvel épisode de Flammes des années 80, le podcast féminin qui allume la femme. Sara accueille Ingrid, coach de vie spécialisée en régulation du système nerveux, pour une conversation profonde, douce et essentielle autour du système nerveux, des émotions, et de ce que signifie vraiment vivre en étant hypersensible dans un monde qui va trop vite.

Parce qu’être hypersensible, ce n’est pas être trop fragile ou trop émotive. C’est percevoir le monde avec une acuité particulière, ressentir profondément, capter l’invisible. C’est aussi parfois lutter pour trouver sa place, rester en sécurité intérieurement, et ne pas se perdre dans le tumulte extérieur.

« L’hypersensibilité n’est pas une faiblesse, mais une force si nous savons comment la gérer. » Ingrid nous offre une exploration fascinante de notre système nerveux, de ses mécanismes de défense et de survie, et de la manière dont nos réactions – comme la fuite, le figement, l’agression ou l’oubli de soi – peuvent être comprises, accueillies et transformées.

Au fil de l’épisode, vous découvrirez des outils concrets pour revenir à un état de sécurité intérieure :

• La méditation pour apaiser le mental

• Le yoga pour reconnecter au corps

• L’écriture pour libérer les émotions

• Et surtout, l’écoute bienveillante de vos besoins profonds

« Les personnes hypersensibles traitent les informations plus profondément. C’est un super pouvoir, à condition d’apprendre à le canaliser. » Cet épisode est une véritable invitation à oser être soi, à s’accepter pleinement, et à transformer cette sensibilité en boussole pour un épanouissement personnel durable.

On parle aussi de résilience, de psychologie, d’introspection, de spiritualité et de connaissance de soi. Ingrid et Sara abordent la beauté de se révéler à soi-même à travers ses émotions, sans masque ni compromis.

« Comprendre nos réactions de stress est crucial pour mieux interagir avec notre entourage. » Ce podcast est aussi une passerelle vers l’autre, un espace pour réconcilier la profondeur de notre monde intérieur avec la réalité du quotidien.

« Quand on est hypersensible, il est vital de reconnaître ses besoins et de ne plus s’abandonner. » Trop souvent, les femmes hypersensibles mettent leur énergie au service des autres, jusqu’à s’oublier elles-mêmes. Ce témoignage invite à reprendre son pouvoir, à oser changer, et à prendre sa place avec confiance et amour.

« Nous avons toutes des histoires à raconter. Et chacune mérite d’être entendue. »

Ce nouvel épisode de Flammes des années 80 est un baume, un miroir, un déclic pour toutes celles qui veulent se reconnecter à leur flamme intérieure. « Oser être soi-même est le premier pas vers la liberté. » Alors, prête à plonger dans votre monde intérieur avec bienveillance ? À écouter absolument si vous êtes en quête de motivation, de soutien émotionnel, de transformation et d’éveil personnel.

📲 Rejoignez-nous sur Instagram pour suivre les coulisses du podcast et ne rien manquer des prochains épisodes.

🎧 Retrouvez-nous sur toutes vos plateformes d’écoute préférées.

🔥 D’une petite flamme peut naître un grand feu… Pour faire grandir le feu. Abonnez-vous ! 🔥


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Flamme des années 80.

  • Speaker #1

    Le podcast qui allume la femme.

  • Speaker #0

    Bonjour, alors on est heureuse aujourd'hui de recevoir Ingrid une nouvelle fois parce qu'on t'a déjà invité avec Elisa, donc sur... qu'on a eu dernièrement sur l'émission sur la manifestation. Et c'est vrai que en parlant avec Elisa en faisant l'émission, on a parlé du système nerveux, on a parlé de plein de choses et je me suis dit, ah là, si j'appelais Ingrid pour faire un petit complément à ce que disait Elisa. Donc, merci d'être venue.

  • Speaker #1

    Merci à toi. Merci beaucoup de m'inviter ici. Je suis trop, trop, trop contente de revenir, de repartager, d'échanger, tout simplement.

  • Speaker #0

    Est-ce que tu veux te présenter, du coup ?

  • Speaker #1

    Je me représente, du coup.

  • Speaker #0

    Parce que la dernière fois, tu étais venue pour parler de human design.

  • Speaker #1

    Exactement. Je m'appelle Ingrid et j'ai développé mon activité de coaching qui s'appelle le Cocon Coaching depuis officiellement, sérieusement. depuis début 2024, fin 2023, officieusement un peu avant. Et effectivement, je propose des lectures de human design. Donc j'adore parler de human design, d'ésotérisme, tout ça. Ce dont on avait parlé la dernière fois.

  • Speaker #0

    Je fais une petite parenthèse parce que j'ai eu la chance d'avoir une lecture d'human design il y a quelques jours. Et franchement, c'est génial. En fait, moi, ce que j'en retire, c'est que ça m'a permis de savoir si j'étais alignée avec qui j'étais ou pas et de voir l'évolution. par rapport à, par exemple, il y a dix ans, où je n'étais pas du tout alignée avec qui j'étais aujourd'hui, et de voir vraiment qu'en fait, aujourd'hui, je suis dans le vrai, j'ai l'impression.

  • Speaker #1

    Oui, exactement. Ce que je trouve fantastique avec cet outil, c'est que ça permet de découvrir, je l'explique comme ça, mais son fonctionnement singulier. Il y a plein, plein de détails dans le human design, donc c'est quelque chose qu'on peut geeker pendant des heures si on a envie. Mais ça donne donc son fonctionnement singulier, c'est-à-dire son fonctionnement inné, celui... qu'on a avant que des couches d'éducation, de conformité avec la société ou d'apprentissage tout simplement dans notre vie viennent un peu nous brider. Donc l'idée c'est d'aller découvrir ce fonctionnement, notre façon de prendre des décisions, la meilleure posture pour avancer avec alignement, fluidité dans sa vie, ses potentiels, comment gérer son énergie et tout ça. Et voir du coup est-ce qu'aujourd'hui on est aligné ou pas avec ça. Et du coup, juste voir ça avec curiosité, si jamais ce n'est pas le cas, et se demander, tester au quotidien et voir si ça améliore les choses ou pas.

  • Speaker #0

    Parce que c'est vrai que si j'avais fait cette lecture-là il y a dix ans, je t'aurais dit, mais c'est mort. J'ai eu une espèce... Bon, je ne vous raconte pas ma vie privée, mais j'ai eu la carte de l'ermite, qui est une personne qui... Enfin, ce n'est pas une carte, en fait, mais ça ressemble à la carte du tarot de l'ermite. Exactement. Dans un des types, c'est ça. Et moi, je n'étais pas du tout... La dix ans, je n'étais pas du tout quelqu'un qui pouvait rester chez elle pendant des jours sans sortir, quoi. Ouais. Aujourd'hui. Beaucoup plus, donc c'est vachement intéressant. Des fois, ça peut être surprenant, parce que ça ne peut pas du tout être ce qu'on croit. On peut avoir des surprises. Oui,

  • Speaker #1

    exactement.

  • Speaker #0

    Si on n'est pas aligné, on peut se dire « Non, ce n'est pas du tout moi. »

  • Speaker #1

    Surtout quand on est plus jeune, on peut avoir tendance à moins s'écouter ou à moins savoir qui on est, tout simplement. Donc, il peut y avoir des gros décalages.

  • Speaker #0

    En tout cas, on vous invite à aller écouter cette émission si vous voulez en savoir plus sur l'human design ou alors de te rencontrer ou de proposer une séance. Comme ça, vous aurez tout votre human design. Aujourd'hui, si je t'ai demandé de venir, ce n'est pas pour parler de l'human design, mais c'est pour parler d'hypersensibilité, de système nerveux. Qu'est-ce que tu peux nous dire là-dessus ? Parce que c'est un petit peu ta spécialité. Tu t'es spécialisée là-dedans un peu malgré toi, j'ai envie de dire.

  • Speaker #1

    Oui, exactement. Si on m'avait dit ça il y a quelques années, j'aurais dit « Ouh là là, non, jamais » . Et en fait, c'est effectivement des sujets maintenant qui font partie de mes spécialités. Et puis… sur lesquelles j'accompagne la plupart de mes clients, on s'est challenge là, tout simplement. Et en fait, les deux sont très liés, c'est-à-dire que si on est assez sensible ou hypersensible ou hautement sensible, on peut l'appeler comme on veut, par définition, on a un système nerveux qui est plus sensible, on traite les choses plus en profondeur et donc on a aussi beaucoup plus de stress, on peut facilement se sentir dépassé, avoir du mal à se sentir en sécurité. Et il y a aussi... plein de très belles qualités, d'empathie, de créativité qui peuvent en découler. Et ce que je constate, c'est quand même que j'ai beaucoup de profils entrepreneuriaux, indépendants, créatifs qui viennent me voir, et la plupart sont quand même assez sensibles, qu'ils veuillent l'admettre ou qu'ils en aient l'impression ou pas. J'ai quand même cette impression que quand on n'est pas... j'allais dire conforme, comme on ne s'épanouit pas dans les cases un peu plus normées, dans ces délits, voilà. on n'avance pas de manière, on va dire, un peu plus conforme à la société et qu'on se lance dans la grande aventure de l'entrepreneuriat et toutes ces montagnes russes.

  • Speaker #0

    C'est quand on prend des risques, en fait. Exactement. Quand on sort de sa zone de confort. Tout à fait. Qui n'est pas forcément confortable à la base, on ne va pas se mentir, mais ça fait peur. Et surtout si on est hypersensible, parce qu'une hypersensibilité, qu'est-ce que ça veut dire pour toi ? On en entend beaucoup parler, mais c'est quoi un peu la définition ? Comment est-ce qu'on pourrait se définir hypersensible ?

  • Speaker #1

    En fait, il y a... Il y a une psychologue qui en parle très bien qui s'appelle Hélène Aron qui fait aussi un test d'hypersensibilité par exemple sur son site internet, c'est une américaine. Mais en gros l'hypersensibilité, il y a plein de sous-catégories différentes mais l'idée c'est ce que je disais avant, c'est-à-dire qu'on a un système nerveux qui est plus sensible que la moyenne, qui traite les informations avec plus de profondeur donc qui peut être surchargé aussi plus facilement. Donc ça peut être une hypersensibilité sensorielle, au bruit, à la chaleur, aux étiquettes de vêtements, des choses très physiques. Mais ça peut être aussi une hypersensibilité émotionnelle, une hyper-empathie. Certaines personnes distinguent. On peut se sentir très affecté par les émotions des autres ou juste avoir vraiment une intelligence, une finesse d'intelligence par rapport à ça. Après, il y a d'autres psychologues qui parlent de haut potentiel. émotionnel qui distingue de l'hypersensibilité. Moi, je ne fais pas de diagnostic, je ne rentre pas dans toutes ces catégories-là spécialement, mais beaucoup de neuroatypiques, par exemple, quand on est au potentiel intellectuel, ont des caractéristiques d'hypersensibilité. Donc en fait, cette hypersensibilité, elle se retrouve chez beaucoup de gens. Et ce que je voulais dire tout à l'heure, c'est qu'elle se retrouve chez beaucoup d'entrepreneurs ou des gens qui ont des TDAH ou des choses comme ça. Et comment est-ce qu'on pourrait la décrire d'autre ? Il peut y avoir une hypersensibilité esthétique, donc au beau, on peut aimer des beaux environnements, des gens qui sont très sensibles à l'énergie des lieux, par exemple. Il y a une hypersensibilité qui peut être aussi spirituelle. En fait, il y a plein, plein, plein de facettes différentes à cette hypersensibilité-là. Il y a les bruits aussi. Oui, les bruits, exactement.

  • Speaker #0

    Les bruits qui peuvent être dérangeants, même les odeurs ou des choses. C'est en un des sens qui est un peu trop en éveil, entre guillemets, par rapport à la population. Des fois, je sais que le bruit, ça peut être un peu compliqué, alors que pour d'autres personnes, ça l'est beaucoup moins. Ou les odeurs. Moi, je sais que j'ai un super odorat. Et du coup, déjà, je suis là, ça sent quelque chose. Et puis les gens, ils me disent, non, je ne sens rien. Et tu es là, ben si. Donc ça, c'est aussi des petits indices. Si vous vous demandez si vous êtes hypersensible, voyez par rapport à vos sens.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    À un moment donné, vous vous sentez un peu différent, entre guillemets, de la moyenne. Et là, peut-être que vous avez une forme d'hypersensibilité.

  • Speaker #1

    Exactement. Et en fait, c'est exactement ce que tu dis. C'est-à-dire que... Et souvent, pour un peu se rendre compte si on est hypersensible ou pas, souvent on a un sentiment de décalage avec les autres, qui peut être lié aussi à d'autres choses, mais qui est souvent aussi lié à une forme d'hypersensibilité et donc une façon de processer les choses un peu différentes.

  • Speaker #0

    Ça, on peut le voir dans l'human design aussi.

  • Speaker #1

    Et on peut le voir aussi un peu dans l'human design, exactement. Tout à fait. Et ce qui est intéressant là-dedans, ce n'est pas du tout d'aller s'enfermer dans des cases ou de se dire voilà, c'est parce que je suis hypersensible que je n'arrive pas à faire ça. mais plus d'aller comprendre, comme pour le human design, son fonctionnement, pour pouvoir aussi l'accepter, pour pouvoir respecter ses besoins. Parce que quand on est hypersensible, on a des besoins qui peuvent être un peu différents des autres. Et c'est OK, on peut avoir besoin de dormir plus, on peut avoir besoin de plus de temps calme, on peut avoir besoin de plus d'activités créatives pour se ressourcer. Et c'est OK, il y a plein de choses. Oui,

  • Speaker #0

    c'est de trouver ce qui peut se ressourcer à un moment. Et tester des nouvelles choses parce que chacun est différent. Ce qui va me ressourcer, moi, ça ne va pas être la même chose qui te ressourcera toi ou quelqu'un d'autre. Donc vraiment s'écouter et comprendre.

  • Speaker #1

    Exactement. Et réussir à gérer, bien se connaître pour bien préserver et régénérer son énergie. Parce que pareil, on peut se sentir un peu... Drainé. Drainé, oui, c'est ça. Exactement.

  • Speaker #0

    Mais c'est intéressant ce que tu disais sur le fait de ne pas se cacher derrière. Ah, mais c'est parce que je suis hypersensible. C'est ça. c'est parce que je suis HPI, c'est parce que je suis ça. En fait, toutes ces étiquettes, c'est intéressant, ça existe, c'est super. Mais c'est vrai qu'on a un peu une tendance après à dire, ah, ça c'est à la mode. Alors qu'en fait, non, c'est comment je me ressens, c'est comment je suis. Mais l'assumer aussi, c'est ça qui est intéressant.

  • Speaker #1

    Totalement. Moi, ça m'a aidée, mais énormément aidée. J'ai lu plein de bouquins sur l'hypersensibilité. Vraiment, ça m'a aidée à prendre confiance en moi, à me dire, OK, à conceptualiser certaines choses, à me dire, OK, en fait, j'ai besoin de ça. J'aime. J'ai besoin peut-être de faire plus de yoga, de plus d'activités qui régénèrent mon système nerveux dans la semaine pour me sentir bien et c'est OK. Et donc, me dire... Peut-être plus besoin de soi que d'aller boire des coups dans un bar. Ou peut-être que boire moins d'alcool, moi, ça me fait du bien. Parce qu'en fait, quand on est hypersensible, souvent, on peut avoir un rapport différent à l'alcool, par exemple. Ça peut être un peu plus dépressant. Il y a plein de choses sur ce sujet-là. Mais du coup, moi, ça m'a permis vraiment de prendre confiance et puis de mieux le communiquer aux autres, tout simplement. Mieux communiquer mon fonctionnement.

  • Speaker #0

    Et du coup, cette hypersensibilité... Comme tu l'as dit, comment est-ce qu'on peut réguler aussi son système nerveux ? Déjà, avoir conscience qu'on est hypersensible, c'est peut-être la première marche, on va dire. Et une fois qu'on le sait, qu'est-ce qu'on en fait en fait ?

  • Speaker #1

    En fait, c'est une très bonne question. Parce que l'hypersensibilité, ce que je voulais ajouter, c'est qu'il peut y avoir différentes causes. Ça peut être caricaturellement... ... On est comme ça de manière innée, entre guillemets, ou découlée d'expériences qu'on a eues dans notre vie, de traumas et tout ça. Il y a des gens qui ont des hypersensibilités, mais qui sont plus réactionnels aussi. Donc, c'est intéressant d'aller creuser et de comprendre, en fait, est-ce que c'est notre fonctionnement ou est-ce que c'est une réaction à quelque chose qui est à régler ? Donc ça, c'est assez intéressant. Et donc, du coup, du point de vue du système nerveux, comme je disais tout à l'heure... Quand on est très sensible, on processe les choses de manière plus intense, plus profonde. Et c'est hyper important d'aller bien réguler son système nerveux, c'est-à-dire revenir à un état de sécurité. Parce que notre système est plus de protection. Le système nerveux, c'est un système de protection, un système de survie qui est très animal. Et donc du coup, quand on va avoir beaucoup de déclencheurs autour de nous, Ça peut être un mail qui nous stresse, par exemple. Si on est sensible, on peut être vraiment déclenché par beaucoup de choses. On peut avoir une réaction de survie qui se déclenche par plein de petites choses. Quand on habite en ville, par exemple, on peut très vite, si on a des sens assez exacerbés, se sentir agressé, en fait. Enfin, en tout cas stressé par, je ne sais pas, le bruit, les sirènes de pompiers qui passent, tout ça. Et donc, du coup... L'enjeu avec le système nerveux, c'est de réussir à identifier quand on est en état de survie, donc stressé, qu'il y a eu un déclencheur, de quand on est dans un état de sécurité. Qui est l'état ? En anglais, on dit rest and digest, mais qui est l'état de repos, l'état où notre corps se régénère. Souvent, par exemple, quand on est quelqu'un de stressé chroniquement, on peut avoir des problèmes de digestion ou des tensions dans le dos, des choses comme ça. Souvent, les problèmes digestifs, il y a beaucoup de stress liés. parce que quand on est en état de survie, quand on est déclenché par un stress, notre énergie va dans nos muscles pour nous faire prendre la fuite, pour nous préparer à une réponse de combat. Et en fait, l'énergie part de notre système digestif. Ça, c'est une explication parmi tant d'autres.

  • Speaker #0

    Du coup, tu nous as donné des petits indices. On peut avoir des problèmes digestifs. J'imagine des problèmes de sommeil.

  • Speaker #1

    Oui, des problèmes de sommeil. Il y a plein, plein de choses. Problèmes de sommeil. Ça, c'est très fréquent. Problèmes digestifs, problèmes de dos, problèmes de peau, des tensions dans le cou ou dans le dos, chroniques. J'ai l'impression que là,

  • Speaker #0

    ça va conserver 14 ans de la population qui écoute ce podcast. Vous n'êtes pas seule.

  • Speaker #1

    Exactement. Mais tu sais pourquoi ? Parce qu'il y a des études récentes qui ont été faites à Harvard. Je n'ai plus le nom de la personne qui l'a fait, mais pour ça, je peux le retrouver. sur le stress chronique. Le stress chronique, c'est vraiment quand on est coincé en état de survie, qu'on n'arrive pas à revenir à cet état de sécurité. Parce que le stress, de manière générale, ce n'est pas un problème. Ça peut même être génial. Le problème, c'est qu'on n'arrive pas à revenir à un état de sécurité, tout simplement. Donc souvent, on fait un raccourci en parlant de stress, mais le problème, c'est le stress chronique qui peut à peu près donner de l'anxiété, tout ça. Et en gros, cette étude dit que 4 personnes sur 5, 4 adultes sur 5, donc 80% des gens sont stressés chroniquement.

  • Speaker #0

    Ah bah tu vois, j'ai pas fait que ça, mais...

  • Speaker #1

    Exactement ! Je l'ai senti ! Ce sujet est effectivement assez universel. Et tellement universel que du coup, on ne s'en rend pas compte.

  • Speaker #0

    C'est ce que j'allais dire, c'est marrant, parce que je pense qu'à un moment donné, on ne se rend pas compte, parce qu'en fait, c'est aussi ce qu'on disait, même dans l'émission avec Elisa, c'est-à-dire qu'avec Gaïa aussi, l'émission qu'on a faite il n'y a pas longtemps, on est dans ce truc de... on ne sait même plus... si c'est la façon de vivre ou pas.

  • Speaker #1

    Exactement, oui.

  • Speaker #0

    Et on nous demande d'être comme ça, en fait. On nous demande un rythme fou. On nous demande tellement de choses que c'est compliqué, en fait, de se dire « Ah, ben en fait, je suis stressée chroniquement et je ne m'en rends pas compte, en fait. »

  • Speaker #1

    Oui, parce que nous, par exemple, quand on vit en ville, À Paris, un rythme quand même assez effréné, on est déconnecté de la nature, qui est aussi quelque chose qui aide à réguler notre système nerveux, qui régule notre biologie, qui a un rythme aussi différent, où les choses en fait prennent leur temps, d'une certaine manière. Et pour ceux qui sont salariés, qui travaillent dans des entreprises, les environnements souvent c'est... Il y a beaucoup d'urgence, beaucoup de stress... Et tout le monde est à ce rythme-là. Et c'est évidemment très, très dur. Là, mon propos, ce n'est pas du tout de culpabiliser les gens parce que c'est hyper dur. Du coup, déjà, de se rendre compte qu'on rentre dans ce cas-là parce que quand on imagine quelqu'un de stressé, on imagine quelqu'un qui a fait un burn-out, quelqu'un qui est tout le temps en train d'hurler, mais en fait, non, il n'y a pas du tout que ça.

  • Speaker #0

    On n'a pas besoin d'en arriver là.

  • Speaker #1

    Voilà,

  • Speaker #0

    exactement. Régler les choses avant d'arriver au burn-out, ce serait pas mal.

  • Speaker #1

    Exactement, c'est ça. Et du coup, on évolue assez souvent dans des environnements où... le stress chronique prédomine,

  • Speaker #0

    tout simplement. Alors, comment on s'en sort de ça ? Il y a des petites piques, il y a des choses. Déjà, en prenant conscience, c'est un premier pas.

  • Speaker #1

    C'est ça. Et ça, c'est le premier pas. Et moi, ce sujet, il m'est tombé dessus, entre guillemets. La première fois que j'ai été suivie par une nana qui était à la fois psy et coach en 2017. J'ai fait des études de droit au départ, j'aimais pas ça, je suis partie en voyage trois mois seule en Nouvelle-Zélande, c'était merveilleux. Je me suis reconnectée à moi, à la nature et tout ça, je suis rentrée, je savais pas ce que je voulais faire. Donc j'ai décidé de voir quelqu'un pour m'aider dans cette orientation professionnelle. Et évidemment, on a parlé de beaucoup de choses et assez peu de professionnels finalement. Et un truc hyper marquant et qui a un peu débuté ce cheminement, c'est qu'elle m'a fait une méditation. de l'hypnose, de la méditation hypnotique, puisqu'elle faisait aussi de l'hypnose. Et pour visualiser ma safe space, donc visualiser un endroit où je me sentais en sécurité. Et en fait, j'ai ressenti un état de sécurité, de plénitude, de soulagement incroyable. Et je me suis rendue compte que je ne le ressentais jamais dans ma vie. Et en fait, moi, je passe beaucoup par les ressentis. Mais ça, ça a été vraiment ma première expérience hyper marquante. Et en fait, je me suis dit, c'est pas possible. Il faut que petit à petit, j'apprenne à mettre plus de ça dans ma vie, en fait. Et c'est comme ça que ça va aller, tout simplement. Et que je vais peut-être réussir à explorer, voir ce que j'ai envie de faire de ma vie qui m'anime. Parce que j'ai des très bonnes notes, parce que ça se passait très bien dans mes expériences professionnelles. C'est juste que moi, je voyais bien que... Si je continuais là-dedans, je me forçais tellement que j'allais pour le coup faire un burn-out dans un an ou deux ans. C'est vraiment ce que je me disais. Donc je me suis dit, c'est pas possible, je peux pas commencer ma vie professionnelle comme ça. Enfin, et du coup, ça a vraiment été cette prise de conscience-là au départ qui m'a fait un effet de fou. Et j'en parlais récemment avec un ami, par exemple, qui lui me disait qu'il avait eu cette prise de conscience-là en prenant de l'huile de CBD, qui est quelque chose qui relaxe. pas mal le corps, le système nerveux, et qui s'était rendu compte qu'il pouvait être relaxé dans son corps. Et en fait, il me disait, je ne connaissais pas vraiment cette sensation-là avant.

  • Speaker #0

    C'est dangereux ce que tu dis, parce que ça me fait penser, c'est exactement l'émission qu'on avait faite sur le trauma aussi, c'est qu'à un moment donné, les gens vont prendre de la drogue, vont boire de l'alcool, pour arriver à ce sentiment, en guillemets, où en se disant, là, si j'ai ça, c'est le seul moment où je me sens...

  • Speaker #1

    C'est souvent une... Une raison en partie, après les addictions, c'est encore un autre sujet, mais pour lequel les gens, par exemple, boivent beaucoup d'alcool. C'est que ça permet de se déconnecter un peu des sensations. On n'a pas vraiment un sentiment de sécurité, mais en tout cas, on se déconnecte.

  • Speaker #0

    Oui, de ce qui fait mal.

  • Speaker #1

    Oui, de l'anesthésie.

  • Speaker #0

    C'est intéressant.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Donc, on ne vous conseille pas d'aller à l'hôpital. Non,

  • Speaker #1

    mais le CBD, de toute façon, il n'y a rien d'addictif dedans.

  • Speaker #0

    C'est intéressant, l'expérience, du coup, de vous dire, de prendre du CBD, c'est peut-être un moment, c'est peut-être une passerelle, entre guillemets, plus simple. Parce que la méditation...

  • Speaker #1

    C'est couvrir ce ressenti.

  • Speaker #0

    Voilà, parce que la méditation, c'est là où on y arrive, mais ça prend du temps aussi avant d'arriver à se ressentir en méditation. Il va falloir enlever des petites couches, et puis il va falloir avoir une régularité, avant d'être complètement, de le ressentir tout de suite.

  • Speaker #1

    Oui, bien sûr.

  • Speaker #0

    Donc, si vous prenez du CBD, dites-vous que si vous arrivez à un moment donné à vous relaxer tout seul, vous n'aurez plus besoin de CBD et vous arriverez tranquillement en faisant une méditation. Ça va très vite après quand on connaît le chemin.

  • Speaker #1

    Exactement, c'est ça. La première étape, c'est cette prise de conscience, c'est déjà d'expérimenter cet état-là pour pouvoir... après, petit à petit, retrouver le chemin, comme tu dis. Ça peut être aussi avec un cours de yoga, le Shavasana à la fin, la relaxation finale, où on se sent hyper bien. On n'est pas obligé non plus de partir dans des expériences trop extrêmes. Mais en fait, vraiment se reconnecter à ce ressenti-là, en tout cas, un endroit où on se sent en sécurité. Et maintenant, c'est une visualisation que je propose beaucoup avec mes clients. Alors, je l'appelle la séisme. space de CEO, je vais réussir à le dire, bref, pour les entrepreneurs, mais en fait, de se reconnecter à ce sentiment de sécurité et d'aller apprendre à reconnecter au corps et pas juste rester dans le mental parce que le stress, le système nerveux, toutes ces réactions-là, elles sont dans le corps, donc vous ne les résoudrez jamais qu'au niveau du mental ou qu'avec la thérapie par la parole. Il faut passer dans le corps, réunir en tout cas le corps et le mental.

  • Speaker #0

    C'est hyper intéressant de faire du yoga. Oui,

  • Speaker #1

    le yoga,

  • Speaker #0

    c'est génial pour ça. Lire un livre, est-ce que ça peut marcher pour se sentir en sécurité ?

  • Speaker #1

    En fait, lire un livre, ça va être une activité qui peut être repesante, surtout pour le cerveau, quand on passe beaucoup de temps sur les écrans. Donc ça, c'est génial quand même avant de se coucher. Aussi, une activité créative, ce n'est pas forcément le truc qui va permettre, enfin le truc le plus évident. Mais c'est plus une activité qui entretient, qui peut être nourrissante parce que c'est une activité créative. Je ne sais pas trop comment le dire d'autre.

  • Speaker #0

    Et la semaine dernière, on a fait une émission justement sur l'écriture et la créativité. Et c'est une super forme justement pour pouvoir se recentrer et pour pouvoir aller à ce sentiment de sécurité. On en a beaucoup parlé la semaine dernière. Donc c'est marrant, tout est un petit peu lié avec les dernières émissions. C'est ça qui est intéressant.

  • Speaker #1

    Oui. Moi, je conseille à tous mes clients de se mettre à l'écriture, de faire du journaling, de l'écriture intuitive, ou sinon je leur donne des promptes, des questions. Mais d'adopter ça, de se familiariser avec ça, moi, c'est un truc que je l'ai boudé pendant des années et des années en disant « c'est un peu nul, journaling, écrire et tout » . Puis le jour où je m'y suis mise, j'ai fait « ah ouais, en fait, c'est assez fou » . Pour plein de... Vous allez faire un épisode dessus, mais pour plein de sujets, ça peut être... pour aller chercher ce qui se passe au niveau des peurs, aller creuser ce qui se passe derrière. Il y a un exercice que j'adore, c'est la poubelle à problèmes, c'est-à-dire quand ça ne va pas, que ça me prend trop la tête, je mets un chrono de cinq minutes, un papier, un crayon, et j'écris tout ce qui me passe par la tête sans me dire que je vais le relire. Et puis bizarrement, après, souvent ça va mieux. Souvent, je trouve des solutions à mes problèmes juste en sortant les choses et en les écrivant.

  • Speaker #0

    On vous invite à faire l'exercice de la poubelle.

  • Speaker #1

    La poubelle, un problème.

  • Speaker #0

    La poubelle, un problème. Mais on a tous des problèmes, donc je pense qu'on peut tous le faire tous les jours. C'est un bon tip. Et tu as d'autres tips comme ça que tu peux nous partager ? L'exercice, j'aime bien, mais l'exercice rigolo.

  • Speaker #1

    J'adore la poubelle, un problème. Après, moi, j'aime bien les exercices de gratitude. Bon, ça, c'est très classique, mais voilà, lister trois choses avant de se coucher, par exemple, ça, c'est très bien. Et ressentir, pas oublier de... ressentir quand même la satisfaction dans le corps à ce moment-là. Pour des peurs, quand il y a un truc qui vous fait peur, écrire ce qui vous fait peur, et vous demander, mais pourquoi ça me fait peur ? Qu'est-ce qui va se passer ? Alors souvent, on ne le fait pas parce que justement, on a peur et on n'a pas envie d'aller regarder ce qui se passe. Mais en fait, quand on le fait 4-5 fois, on arrive à identifier ce qui se cache vraiment derrière. De un, ça nous fait moins peur parce qu'on peut vraiment mettre le doigt dessus, parce que souvent, on a peur de quelque chose qui... qu'on n'arrive pas vraiment à nommer. Et la plupart de nos peurs, d'ailleurs, ne sont pas du tout rationnelles. Je crois que c'est plus de 85% qui ont pas vraiment de chance d'arriver de toute façon. Donc, c'est pas mal d'essayer de les dégager. Et sinon, encore une fois, poser les choses sur papier, ça permet de passer en mode solution, d'analyser, de vraiment prouver des débuts de réponse, en tous les cas. Parce qu'un des gros pièges, c'est souvent qu'on a nos pensées qui tournent en boucle dans la tête, là. On rumine. Surtout quand on est stressé, on peut être coincé dans le mental, ruminer encore plus, c'est-à-dire les mêmes pensées qui tournent en boucle, et en fait on pense qu'on réfléchit à un problème et qu'on est en train de trouver des solutions. Alors qu'en fait, non, c'est la même chose qui tourne en boucle. Alors que l'écrire, ça permet de sortir de ce mécanisme de rumination et de couper cette espèce de cercle vicieux. Mais franchement, je vous invite tous à essayer de trouver un exemple et voir si vraiment... Vous trouvez des solutions quand vous êtes juste en train de ruminer le problème dans la tête. Souvent, c'est juste que ça tourne en boucle.

  • Speaker #0

    Non, et puis souvent, quand ça tourne en boucle, on a l'impression qu'on n'arrivera jamais à sortir de notre boucle.

  • Speaker #1

    Et en plus, oui, tout à fait.

  • Speaker #0

    Moi, j'ai l'impression que des fois, je me dis, mais en fait, j'ai l'impression de faire le petit vélo. Exactement,

  • Speaker #1

    le petit vélo,

  • Speaker #0

    c'est ça. Quand est-ce qu'il va s'arrêter ? Mais même sans un inconscient, c'est très dur. C'est hyper dur. Moi, je fais ça, je prends un papier, un stylo et j'essaye de sortir, de sortir. Et puis des fois, il y a des crises, des fois, entre guillemets, des crises. On peut appeler ça comme ça, mais qui sont peut-être plus fortes que d'autres. Et puis, d'être gentil avec soi, parce que ça nous arrive à tous, en fait. Et souvent, on a l'impression qu'on est toujours seul au monde à vivre tout ça et que tout le monde y arrive mieux et que les gens, ils sont trop forts. Et que toi, tu es là avec un bouc sur des conneries, toujours les mêmes, parce que c'est souvent les mêmes qui reviennent. J'aime bien ton exercice de la peur d'écrire parce qu'en fait, en gros, si je comprends bien, tu écris des problématiques une fois et en fait, tu le fais pourquoi ? Et tu te poses quatre fois la question. En fait, tu as chaque réponse du pourquoi,

  • Speaker #1

    du pourquoi, du pourquoi.

  • Speaker #0

    Un peu comme quand on est petit. Moi, j'aimais trop faire ça. Et pourquoi ?

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Et pourquoi ? Ça, c'est un exercice de coaching qui marche très bien.

  • Speaker #1

    Ah oui, ça marche très bien en coaching.

  • Speaker #0

    Mais de le faire de soi à soi, ça peut être intéressant de toujours aller chercher le pourquoi, du pourquoi. Est-ce que j'ai peur de pourquoi ? Et vraiment, franchir tout seul ces barrières.

  • Speaker #1

    Exactement. En fait, tout ça, ça permet d'être un peu plus autonome et déjà d'avancer pas mal tout seul. Puis évidemment, on a tous des angles morts et c'est le moment où c'est intéressant de se faire accompagner par un thérapeute, un coach ou de faire appel à quelqu'un pour aussi réussir à aller voir ses angles morts. Mais il y a quand même pas mal de choses qu'on peut faire seul quand on a commencé un peu à défricher et qu'on a quelques outils.

  • Speaker #0

    Et du coup, si on revient au système nerveux, est-ce que tu peux nous expliquer d'une façon plus, j'allais dire, pragmatique, qu'est-ce qui se passe en fait dans le système nerveux ?

  • Speaker #1

    Quand on parle du système nerveux, encore une fois, c'est un raccourci, on parle du système nerveux autonome, SNA, qui est du coup automatique. Pourquoi c'est intéressant de le préciser ? C'est-à-dire qu'encore une fois, ce n'est pas notre mental qui le dirige. Donc, on peut penser ce qu'on veut, on n'a pas vraiment beaucoup d'influence dessus. Souvent, quand on se dit « j'arrête de stresser, j'arrête de stresser » , ça ne nous aide pas vraiment à nous arrêter de stresser. Ça nous fait très stresser en plus. Peut-être c'est encore plus. Exactement. Donc, c'est une réponse totalement automatique du corps pour assurer notre survie. Donc, c'est quelque chose qu'on a hérité de la préhistoire. Mais c'était plus utile quand on risquait de se faire chasser par un mammouth que quand on a l'impression qu'on va mourir parce qu'on est en train de lire un email stressant. Le problème, c'est que c'est le même mécanisme qui se passe dans le corps. Cette énergie un peu qui est mise pour la survie, il faut aller la libérer. L'idée, c'est de ne pas rester coincé en mode survie, dans ce mode de stress-là, et de savoir repasser à... comme je disais tout à l'heure, un mode de sécurité. Parce que si on ne le fait pas, là, on a de l'énergie de stress qui reste coincée dans l'organisme et qui n'est pas évacuée. Et il y a trois, quatre plutôt, on va dire langage de stress dominant, c'est-à-dire c'est la façon de réagir et un peu de communiquer quand on est stressé. Donc ça, ça permet d'identifier, par exemple, de manière assez facile, quand on est stressé, qui sont en fait basées sur les réactions qu'on peut avoir avec la théorie polyvagale, mais je ne vais pas trop rentrer dans les détails techniques.

  • Speaker #0

    Moi, je voulais connaître ces quatre.

  • Speaker #1

    Ah, tu veux ?

  • Speaker #0

    Ah ouais,

  • Speaker #1

    je voulais connaître les quatre langages. Alors, le premier, ça va être tout ce qui est réaction d'agression, colère. Donc, c'est agressif. Donc, ça, c'est une réponse de stress classique, qui est en fait le système nerveux sympathique. qui s'activent pour, en fait, nous aider à combattre. Donc, c'est le combat. Donc, il y a des gens, quand ils sont stressés, ils vont commencer à gueuler, à s'énerver sur tout le monde, tout ça, typiquement. Ou à être dans un... Voilà, je ne vais pas me laisser faire, tu vois.

  • Speaker #0

    Là, vous pouvez lui dire, excuse-moi, là, je pense que tu es dans ton système. Oui, le système nerveux ne va pas mal. C'est ça,

  • Speaker #1

    exactement.

  • Speaker #0

    C'est le moment de le dire.

  • Speaker #1

    C'est ça. Oui, en général, malheureusement, la personne, quand elle ne redescend pas, c'est... Quand elle ne revient pas en état de sécurité.

  • Speaker #0

    Ça ne va pas l'aider.

  • Speaker #1

    Ça ne va pas l'aider. Et donc, dans la communication, il y a des gens qui vont être coincés un peu dans leur façon de penser et ils vont vouloir absolument avoir raison. Prouver qu'ils ont raison. Typiquement, ça se voit comme ça. Dans la façon de communiquer. Le deuxième langage, ça va être celui de la fuite. Donc, la deuxième réaction, en fait. On est stressé. Parce qu'il y a une réaction pareille. Il y a un primaire animal de fuir.

  • Speaker #0

    Et donc, ça peut être fuir très physiquement, se barrer ou changer de job constamment ou toujours partir en voyage, mais pas spécialement pour l'expérience du voyage, pour aussi un peu échapper à la réalité. Ça peut être fuir en testant un milliard de trucs de dev perso, mais jamais sans les appliquer, par exemple. Il y a plein de manières de fuir les choses ou fuir une conversation, l'éviter, l'évitement. Et... Et donc, du coup, dans la communication, ça, on le voit assez rapidement. C'est quelqu'un qui veut éviter le conflit, qui ne veut pas rentrer dans la discussion, justement. Mais ça, il n'y a aucun souci pour dire, ce n'est pas le moment d'en parler, mais il faut y revenir. Pas la fuir. Donc, la fuite, on imagine bien. Donc,

  • Speaker #1

    la colère, la fuite.

  • Speaker #0

    Exactement. Et le troisième, en anglais, on appelle ça faune. C'est l'oubli de soi. C'est un peu une forme de fuite, en fait. Mais c'est cette caractéristique de faire passer les autres avant soi, sans même se demander si nos besoins sont comblés ou si c'est OK pour nous, mais comme stratégie pour éviter justement ce coup de stress.

  • Speaker #1

    Éviter d'aller regarder et du coup, on va s'occuper des autres, c'est quand même beaucoup plus simple. que de regarder l'intérieur.

  • Speaker #0

    Pour éviter le déclencheur, la situation qui nous stresse, on va dire, ok, non, non, pas de souci, vas-y, j'y vais, j'y vais, j'y vais. Mais à répétition. Et ça, ça peut être un gros problème. Pareil, ça déséquilibre les relations. Un gros problème pour soi aussi, évidemment. Mais ça, c'est une réponse typique de quelqu'un qui ne se sent pas en sécurité, qui est stressé. Et ce n'est pas que une histoire, c'est lié à de la confiance en soi, mais en fait, ce n'est pas que une histoire de confiance en soi. C'est vraiment une stratégie de survie automatique du corps. Et le dernier, c'est plus le système nerveux parasympathique dorsal, pour ceux qui veulent les termes techniques, qui est une réponse de figement. Donc, c'est le freeze en anglais. Donc, c'est quand on est paralysé par la peur. Comme une proie qui se paralyse avec l'agresseur qui arrive.

  • Speaker #1

    On avait parlé dans l'émission justement de l'AMDR et de la gastralthérapie, du petit lapin qui est resté bloqué.

  • Speaker #0

    Exactement, c'est le lapin dans les phares.

  • Speaker #1

    C'est toi qui l'avais dit, je ne sais pas.

  • Speaker #0

    Non, non, ce n'est pas moi.

  • Speaker #1

    C'est pas toi. Et c'était hyper intéressant. Il ne bougeait plus. Il n'était pas attaqué parce qu'il pensait qu'il était mort. C'est une technique qui marche pour les lapins, mais pour nous,

  • Speaker #0

    ça ne marche pas. Nous, on peut avoir ces réactions de figement. C'est le moment où on n'est motivé à rien. On procrastine, mais à outrance, pas une petite procrastination. On sait qu'on doit faire des trucs urgents. On est collé sur le canapé à scroller, par exemple, sur le portable. Mais en fait, on est vraiment figé. On est un peu replié sur soi comme ça et on ne se rend même pas compte que c'est vraiment une réaction. On essaie de se sécuriser, de se ressentir en sécurité. Il y a plein de manières dont ça peut se matérialiser, mais c'est quelqu'un dans une discussion typiquement qui d'un coup va avoir un coup de stress et ne va pas réussir à répondre. On va dire, je ne sais pas, qui va être paralysé.

  • Speaker #1

    Ça fait beau. Les quatre, on se dit, c'est vraiment... 90%

  • Speaker #0

    de la population. En fait, on a souvent un ou deux langages dominants. Ou des langages qui se manifestent en fonction des situations. Par exemple, dans les relations ou au boulot. Ou des degrés de stress aussi.

  • Speaker #1

    Oui, c'est pas les mêmes langages. Au travail, on va peut-être plus se figer et puis on pourra peut-être plus se mettre à gueuler. Voilà,

  • Speaker #0

    tout à fait. C'est ça. Ça peut être ça. Ça peut être ça, totalement.

  • Speaker #1

    Et donc ça, ce qu'on disait tout à l'heure, ça, on... On prend conscience déjà de comment on fonctionne. Donc, si jamais ce soir, vous êtes en gombe, il ne vous faut pas une manière de fonctionner, vous pouvez vous dire, j'ai peut-être un petit problème avec mon système nerveux.

  • Speaker #0

    Peut-être qu'en fait, il y a quelque chose qui m'a stressée aujourd'hui ou qui me... En fait, un autre sujet de fond qui vient taper sur le système entre guillemets et qui vient me stresser. J'ai peut-être pas besoin d'aller le décharger sur la personne qui est en face de moi ou c'est un problème relationnel. Allez voir. En fait, c'est une manifestation vraiment de cet état de stress.

  • Speaker #1

    Donc, c'est génial parce que là, on a justement quatre réactions qui peuvent être par rapport au stress. Donc, ça nous donne des clés encore pour réussir à conscientiser un peu plus quels sont, parce qu'on a tous des fonctionnements différents, donc quels sont nos fonctionnements à nous. Tu nous as donné des tips aussi pour pouvoir réussir à calmer ce système nerveux et tout. Et est-ce qu'il y a quelque chose qui peut englober encore tout ça, si on veut vraiment... Ça, c'est une première étape, j'ai l'impression. Et c'est quoi après l'essuie-pied ?

  • Speaker #0

    En fait, effectivement, tout ce qui est gestion du stress, ou en tout cas se sentir en sécurité, en confiance face à l'incertitude, c'est un gros, gros bloc. Mais pour avoir des bases solides et donc vraiment développer sa gestion du stress, il y a cette première compétence qui est d'identifier quand on est stressé. comprendre ses langages de stress, comprendre comment réguler son système nerveux. Et ça, ça va passer par des pratiques corporelles, parce que ça relie le mental et le corps. Et il y a différents types de pratiques, en fonction de quel type de langage de stress on peut avoir. Donc ça, c'est bien d'aller affiner, d'aller un peu identifier ce qui marche pour soi. Ça peut être aussi une exploration personnelle. Par exemple, savoir que quand on va à un cours de yoga, ça nous fait du bien dans telle situation, et du coup l'adopter. Mais en fait... Ce n'est pas le yoga qui va régler les problèmes, mais le yoga va être un outil au service de la régulation du système nerveux. Et pour vraiment avoir des bases solides, il faut quand même, à un moment ou à un autre, aller éliminer les causes profondes du stress. Et ça, c'est vraiment un travail, comme son nom l'indique, qui est plus profond. Il peut y avoir des traumatismes qui viennent activer notre système nerveux et le rendre beaucoup plus profond. plus sujet à ces états de réactivité, en fait, de survie, parce qu'il y a cette énergie qui est logée dans le corps, énergie de survie, le processus n'est pas allé jusqu'au bout, donc il y a besoin d'aller l'évacuer, en fait, d'une certaine manière. Les traumatismes, encore une fois, c'est pas forcément la gravité de la situation qui s'est passée, mais le fait que notre système n'a pas pu processer la situation et aller jusqu'au bout et revenir à un état de sécurité. Il peut y avoir... des fardeaux émotionnels transgénérationnels. On peut aller aussi voir ça du côté... Enfin, c'est de l'énergie éthique, par exemple. On peut aller voir, creuser des blessures émotionnelles profondes qu'on peut avoir, si vous connaissez les travaux de Lise Bourbeau, par exemple, qui a beaucoup, beaucoup parlé de ça et qui est assez connu avec les cinq blessures qui empêchent d'être soi-même. Je crois que c'est ça, le nom de son livre. Et après, dans les causes profondes, il peut aussi y avoir le fait de ne pas du tout être aligné dans sa vie avec son fonctionnement. On reboucle un peu avec le début. Et qui va faire qu'en fait, on va avoir une façon de travailler, de fonctionner qui n'est pas respectueuse de notre énergie ou de notre sensibilité ou qui ne régénère pas notre énergie, qui ne nous épanouit pas. Donc ça, ça peut créer du stress dessus. Et la dernière étape, c'est plus, une fois qu'on a un peu fait tout ce travail-là et qu'on sait où on va, même si c'est un travail qui n'est jamais fini, mais du coup qu'on a quand même des bases solides, c'est de sécuriser tout ça, ou en tout cas s'entraîner un peu tous les jours avec des pratiques. Sa boîte à outils qu'on s'est créée justement, donc soit des pratiques somatiques qui aident à réguler le système nerveux, ou des pratiques comme la visualisation. La méditation, la visualisation, par exemple, moi j'adore ça, mais il y a plein d'autres choses que vous pouvez faire, ça c'est très personnel, pour visualiser au quotidien qu'on se sent en sécurité, qu'on a confiance, ou visualiser ses priorités de la journée et se visualiser en train de les accomplir facilement, parce que le cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est réel et ce qui est imaginé. Et typiquement, ça va être des outils qui vont vachement aider à avoir un quotidien plus fluide, à accomplir des objectifs et tout ça.

  • Speaker #1

    Ce que tu me disais aussi, par exemple, moi, je sais que j'ai un système de satisfaction. Il y en a pas mal aussi qui ont ce système-là de satisfaction. Et c'est vrai que moi, le petit exercice que je fais tous les soirs, c'est aussi de noter, ce n'est pas un truc de gratitude, mais de noter dans la journée tout ce que j'ai réussi à faire ou d'avoir une conscience, en fait, de ce que j'ai fait dans la journée qui était chouette. Mais moi, des fois, je donne des trucs débiles. Genre j'ai fait mes machines, j'ai réussi à faire ce rendez-vous, j'ai fait ça, j'ai rangé ma maison, j'ai fait mes courses, je me suis fait un bon repas. Je suis contente parce que des fois c'est exceptionnel. Genre j'ai fait une super émission de podcast aujourd'hui, je suis hyper contente. Je ne sais pas, j'ai rencontré cette personne qui me plaît énormément, avec qui je vais pouvoir revoir. C'est hyper important de s'être satisfait de ce qu'on a fait à la fois d'un point de vue personnel et d'un point de vue professionnel.

  • Speaker #0

    Oui, carrément. En fait… Ça, c'est important. Alors oui, toi, avec ton human design, encore plus, évidemment. D'autant plus parce que la satisfaction, c'est quelque chose qui te nourrit en human design. Mais c'est important pour tout le monde. Pourquoi ? Parce que notre cerveau, encore une fois, c'est un mécanisme de survie. Il est fait biologiquement pour accorder plus d'importance aux faits négatifs, pour qu'on en prenne conscience et pour justement assurer notre survie, nous faire réagir. Donc en gros, de base, la balance... Elle n'est pas du tout équilibrée entre ce qui nous arrive de bien dans la journée et ce qui nous arrive de mal ou ce qu'on interprète mal. Donc on a ce biais où peut-être que dans la balance, un événement négatif va peser 20 alors qu'un événement positif va peser 2. Donc en fait, aller faire des exercices comme ça tous les jours, ça muscle notre mental et ça vient contrebalancer ce biais-là. Et ça le muscle à vraiment se focaliser aussi, reconnaître les choses qui sont bien, avoir de la satisfaction pour ça, activer le système réticulaire activateur dont les gens parlent beaucoup en manifestation, qui est une explication un peu scientifique. Attends,

  • Speaker #1

    tu m'attends.

  • Speaker #0

    Pardon ! Tu peux le réexpliquer.

  • Speaker #1

    Il y a trop de choses. C'est quoi le système rectilien ?

  • Speaker #0

    Ah, réticulé activateur. C'est une explication, en fait. Alors, attends, je peux le réexpliquer de manière… Je suis partie trop…

  • Speaker #1

    Non, mais parce que je ne connais pas. Du coup, ça m'intéresse vachement. C'est…

  • Speaker #0

    Qu'est-ce que c'est ? En fait, c'est le nom pompeux et biologique du filtre qu'on peut avoir entre notre partie consciente et inconsciente. En gros, c'est le nom du filtre mental qu'on a. système réticulaire activateur qui va choisir entre cette information, elle vient à ta conscience, et cette information, non, non, ça c'est automatique, et donc c'est du subconscient, et c'est traité, tu vois, il y a plein de choses, tu réagis dans la journée sans même y penser, de manière automatique. Et en gros, tu peux faire en sorte que des choses qui sont subconscientes viennent dans ton filtre. Enfin, tu passes le filtre et donc viennent à ta conscience. Par exemple, si le matin, tu te dis que tu habites en ville, surtout, ça marche bien, et tu réfléchis et tu te dis, tiens, aujourd'hui, je vais voir des voitures rouges. D'un coup, tu vas avoir l'impression qu'il n'y a que des voitures rouges dans la ville ou que tu en as vu 20 dans la journée. Si tu te dis, si tu parles d'une destination, souvent quand tu parles d'une destination de vacances ou d'un endroit où tu as envie d'aller, d'un coup, dans le mois qui arrive, tu as l'impression que tout le monde va là où tu vas. Alors, de temps en temps, il y a des tendances, mais en fait, c'est surtout que tu as entraîné ton cerveau à porter son attention sur un élément. Et donc, du coup, toutes les opportunités ou ce qui parle de cet élément vient à ta conscience, là où avant c'était traité de manière automatique et tu ne t'en rendais pas forcément compte.

  • Speaker #1

    Là maintenant, le madame ne veut voir que des beaux mecs toute la journée.

  • Speaker #0

    C'est ça, tu peux faire ça. Mais donc, du coup, c'est une explication d'une partie du processus de manifestation de pourquoi quand tu poses des intentions, tu vois, t'attires beaucoup. beaucoup plus facilement, c'est très limitatoire. Mais en fait, tu vois beaucoup plus les opportunités. Avant, tu avais des œillères et tu passais à côté, tu vois. Parce que tu ne peux pas... Ton mental, il n'est pas du tout assez performant pour que tu aies tout ce qui se passe autour de toi et en toi tous les jours dans ta conscience, tu vois.

  • Speaker #1

    J'adore, c'est trop marrant. Trop bien, moi aussi. On va faire ça demain matin.

  • Speaker #0

    Mais c'est en fait vraiment l'explication biologique qui fait que c'est hyper important d'avoir... des intentions, des objectifs et que ça fait vraiment la différence. Si vous n'êtes pas trop dans le délire de la manifestation, voilà, juste des objectifs, ça parle à tout le monde, très pragmatique, ça fait la différence.

  • Speaker #1

    C'est passionnant, on arrive presque à la fin. Est-ce que tu veux dire un petit mot pour la fin ?

  • Speaker #0

    Je pense que le premier truc, quand on parle du système nerveux, de stress, d'anxiété, en fait, aussi, parce que j'ai peu utilisé ce mot, mais c'est une des réactions. C'est vraiment d'aller identifier ces réactions de stress, identifier quand on est stressé, pas stressé, et d'aller découvrir ce que c'est de se sentir en sécurité pour petit à petit l'amener dans sa vie. Après, chacun choisit ses outils, ses pratiques sportives, ses trucs qu'on aime bien. Mais si on n'a pas cette base-là, c'est pas possible, très compliqué, de faire évoluer son état. Et... Alors là, on va partir un peu plus dans le deep, mais quand je parlais des causes profondes du stress, beaucoup de psychologues, psychiatres qui approfondissent vraiment le sujet de l'anxiété disent que cet état où on n'est pas en sécurité vient aussi du coup de notre attachement à la naissance, notre attachement avec nos parents, par exemple, ou les personnes qui s'occupaient de nous. Et qu'en fait, c'est une forme de déconnexion, parce qu'on n'était pas sécurisé, et donc une forme de manque d'amour. Mais pas parce que les gens qui s'occupaient de nous, ne nous aimaient pas, mais parce que c'est comme ça que le système l'a interprété. Donc là, on part dans quelque chose d'un peu plus conceptuel. Mais en gros, le remède au stress et à cette anxiété, c'est de, petit à petit... apprendre à se donner beaucoup d'amour, se reconnecter avec de l'amour, ressentir ça dans sa vie. Et ça, ça a guéri beaucoup.

  • Speaker #1

    C'est mignon. Moi, j'adore. Moi, j'aime trop. Ça donne trop envie de se donner de l'amour, de se faire des...

  • Speaker #0

    C'est ce que tu disais tout à l'heure quand on disait se parler correctement. Je dis toujours aux gens, arrêtez d'être votre tyran interne. Il faut commencer à conscientiser comment on se parle. Il faut commencer à se parler encore mieux que quand on parle à ses amis, d'ailleurs. Déjà,

  • Speaker #1

    si on sait parler comme on parle à ses amis...

  • Speaker #0

    Bien sûr, mais il faudrait qu'on soit la personne la plus importante de notre vie. Pas pour un égotrip, juste parce que si on ne peut pas remplir notre vase, en fait, c'est difficile d'aller remplir le vase des autres.

  • Speaker #1

    On le remplit mal, quoi. On le remplit mal. Et c'est vrai que de se... De se choyer, en fait. Et puis, des fois, moi, je suis très indulgente aussi avec les gens qui font des erreurs ou des choses comme ça. Et de plus en plus, je me dis, ah ben voilà, c'est pas grave, t'as fait du mieux que t'as pu. Et d'essayer de se parler bien, gentiment, de faire un peu le coco-coaching.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Et de se mettre dans un cocon. En tout cas, moi, j'avais lancé la zone d'un petit cocon avec toi. C'était super sympa. Ça m'a fait beaucoup de bien, cette émission. Ça m'a donné encore envie de m'occuper de moi, justement. Merci. tu reviendras peut-être pour nous parler on ne sait pas,

  • Speaker #0

    une prochaine fois grand plaisir, tellement de choses je suis comme vous avez vu je suis très passionnée donc je peux partir dans des détails j'adore ça,

  • Speaker #1

    merci beaucoup à toi de m'avoir accueillie c'était super et puis moi je vous dis à la semaine prochaine pour une nouvelle émission qui sera aussi passionnante que celle-là j'espère et voilà, à la semaine prochaine et portez-vous bien, prenez soin de vous on va dire ça comme ça Flamme des années 80.

  • Speaker #0

    Le podcast qui allume la femme.

Chapters

  • Introduction et Présentation d'Ingrid

    00:10

  • Hypersensibilité et Système Nerveux

    03:32

  • Définition de l'Hypersensibilité

    05:30

  • Gérer son Système Nerveux

    10:38

  • Pratiques pour Réguler le Stress

    19:57

  • Conclusion et Réflexions Finales

    42:43

Share

Embed

You may also like

Description

La Flamme de l'hypersensibilité.

Et si votre hypersensibilité était le feu sacré de votre transformation ?

Dans ce nouvel épisode de Flammes des années 80, le podcast féminin qui allume la femme. Sara accueille Ingrid, coach de vie spécialisée en régulation du système nerveux, pour une conversation profonde, douce et essentielle autour du système nerveux, des émotions, et de ce que signifie vraiment vivre en étant hypersensible dans un monde qui va trop vite.

Parce qu’être hypersensible, ce n’est pas être trop fragile ou trop émotive. C’est percevoir le monde avec une acuité particulière, ressentir profondément, capter l’invisible. C’est aussi parfois lutter pour trouver sa place, rester en sécurité intérieurement, et ne pas se perdre dans le tumulte extérieur.

« L’hypersensibilité n’est pas une faiblesse, mais une force si nous savons comment la gérer. » Ingrid nous offre une exploration fascinante de notre système nerveux, de ses mécanismes de défense et de survie, et de la manière dont nos réactions – comme la fuite, le figement, l’agression ou l’oubli de soi – peuvent être comprises, accueillies et transformées.

Au fil de l’épisode, vous découvrirez des outils concrets pour revenir à un état de sécurité intérieure :

• La méditation pour apaiser le mental

• Le yoga pour reconnecter au corps

• L’écriture pour libérer les émotions

• Et surtout, l’écoute bienveillante de vos besoins profonds

« Les personnes hypersensibles traitent les informations plus profondément. C’est un super pouvoir, à condition d’apprendre à le canaliser. » Cet épisode est une véritable invitation à oser être soi, à s’accepter pleinement, et à transformer cette sensibilité en boussole pour un épanouissement personnel durable.

On parle aussi de résilience, de psychologie, d’introspection, de spiritualité et de connaissance de soi. Ingrid et Sara abordent la beauté de se révéler à soi-même à travers ses émotions, sans masque ni compromis.

« Comprendre nos réactions de stress est crucial pour mieux interagir avec notre entourage. » Ce podcast est aussi une passerelle vers l’autre, un espace pour réconcilier la profondeur de notre monde intérieur avec la réalité du quotidien.

« Quand on est hypersensible, il est vital de reconnaître ses besoins et de ne plus s’abandonner. » Trop souvent, les femmes hypersensibles mettent leur énergie au service des autres, jusqu’à s’oublier elles-mêmes. Ce témoignage invite à reprendre son pouvoir, à oser changer, et à prendre sa place avec confiance et amour.

« Nous avons toutes des histoires à raconter. Et chacune mérite d’être entendue. »

Ce nouvel épisode de Flammes des années 80 est un baume, un miroir, un déclic pour toutes celles qui veulent se reconnecter à leur flamme intérieure. « Oser être soi-même est le premier pas vers la liberté. » Alors, prête à plonger dans votre monde intérieur avec bienveillance ? À écouter absolument si vous êtes en quête de motivation, de soutien émotionnel, de transformation et d’éveil personnel.

📲 Rejoignez-nous sur Instagram pour suivre les coulisses du podcast et ne rien manquer des prochains épisodes.

🎧 Retrouvez-nous sur toutes vos plateformes d’écoute préférées.

🔥 D’une petite flamme peut naître un grand feu… Pour faire grandir le feu. Abonnez-vous ! 🔥


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Flamme des années 80.

  • Speaker #1

    Le podcast qui allume la femme.

  • Speaker #0

    Bonjour, alors on est heureuse aujourd'hui de recevoir Ingrid une nouvelle fois parce qu'on t'a déjà invité avec Elisa, donc sur... qu'on a eu dernièrement sur l'émission sur la manifestation. Et c'est vrai que en parlant avec Elisa en faisant l'émission, on a parlé du système nerveux, on a parlé de plein de choses et je me suis dit, ah là, si j'appelais Ingrid pour faire un petit complément à ce que disait Elisa. Donc, merci d'être venue.

  • Speaker #1

    Merci à toi. Merci beaucoup de m'inviter ici. Je suis trop, trop, trop contente de revenir, de repartager, d'échanger, tout simplement.

  • Speaker #0

    Est-ce que tu veux te présenter, du coup ?

  • Speaker #1

    Je me représente, du coup.

  • Speaker #0

    Parce que la dernière fois, tu étais venue pour parler de human design.

  • Speaker #1

    Exactement. Je m'appelle Ingrid et j'ai développé mon activité de coaching qui s'appelle le Cocon Coaching depuis officiellement, sérieusement. depuis début 2024, fin 2023, officieusement un peu avant. Et effectivement, je propose des lectures de human design. Donc j'adore parler de human design, d'ésotérisme, tout ça. Ce dont on avait parlé la dernière fois.

  • Speaker #0

    Je fais une petite parenthèse parce que j'ai eu la chance d'avoir une lecture d'human design il y a quelques jours. Et franchement, c'est génial. En fait, moi, ce que j'en retire, c'est que ça m'a permis de savoir si j'étais alignée avec qui j'étais ou pas et de voir l'évolution. par rapport à, par exemple, il y a dix ans, où je n'étais pas du tout alignée avec qui j'étais aujourd'hui, et de voir vraiment qu'en fait, aujourd'hui, je suis dans le vrai, j'ai l'impression.

  • Speaker #1

    Oui, exactement. Ce que je trouve fantastique avec cet outil, c'est que ça permet de découvrir, je l'explique comme ça, mais son fonctionnement singulier. Il y a plein, plein de détails dans le human design, donc c'est quelque chose qu'on peut geeker pendant des heures si on a envie. Mais ça donne donc son fonctionnement singulier, c'est-à-dire son fonctionnement inné, celui... qu'on a avant que des couches d'éducation, de conformité avec la société ou d'apprentissage tout simplement dans notre vie viennent un peu nous brider. Donc l'idée c'est d'aller découvrir ce fonctionnement, notre façon de prendre des décisions, la meilleure posture pour avancer avec alignement, fluidité dans sa vie, ses potentiels, comment gérer son énergie et tout ça. Et voir du coup est-ce qu'aujourd'hui on est aligné ou pas avec ça. Et du coup, juste voir ça avec curiosité, si jamais ce n'est pas le cas, et se demander, tester au quotidien et voir si ça améliore les choses ou pas.

  • Speaker #0

    Parce que c'est vrai que si j'avais fait cette lecture-là il y a dix ans, je t'aurais dit, mais c'est mort. J'ai eu une espèce... Bon, je ne vous raconte pas ma vie privée, mais j'ai eu la carte de l'ermite, qui est une personne qui... Enfin, ce n'est pas une carte, en fait, mais ça ressemble à la carte du tarot de l'ermite. Exactement. Dans un des types, c'est ça. Et moi, je n'étais pas du tout... La dix ans, je n'étais pas du tout quelqu'un qui pouvait rester chez elle pendant des jours sans sortir, quoi. Ouais. Aujourd'hui. Beaucoup plus, donc c'est vachement intéressant. Des fois, ça peut être surprenant, parce que ça ne peut pas du tout être ce qu'on croit. On peut avoir des surprises. Oui,

  • Speaker #1

    exactement.

  • Speaker #0

    Si on n'est pas aligné, on peut se dire « Non, ce n'est pas du tout moi. »

  • Speaker #1

    Surtout quand on est plus jeune, on peut avoir tendance à moins s'écouter ou à moins savoir qui on est, tout simplement. Donc, il peut y avoir des gros décalages.

  • Speaker #0

    En tout cas, on vous invite à aller écouter cette émission si vous voulez en savoir plus sur l'human design ou alors de te rencontrer ou de proposer une séance. Comme ça, vous aurez tout votre human design. Aujourd'hui, si je t'ai demandé de venir, ce n'est pas pour parler de l'human design, mais c'est pour parler d'hypersensibilité, de système nerveux. Qu'est-ce que tu peux nous dire là-dessus ? Parce que c'est un petit peu ta spécialité. Tu t'es spécialisée là-dedans un peu malgré toi, j'ai envie de dire.

  • Speaker #1

    Oui, exactement. Si on m'avait dit ça il y a quelques années, j'aurais dit « Ouh là là, non, jamais » . Et en fait, c'est effectivement des sujets maintenant qui font partie de mes spécialités. Et puis… sur lesquelles j'accompagne la plupart de mes clients, on s'est challenge là, tout simplement. Et en fait, les deux sont très liés, c'est-à-dire que si on est assez sensible ou hypersensible ou hautement sensible, on peut l'appeler comme on veut, par définition, on a un système nerveux qui est plus sensible, on traite les choses plus en profondeur et donc on a aussi beaucoup plus de stress, on peut facilement se sentir dépassé, avoir du mal à se sentir en sécurité. Et il y a aussi... plein de très belles qualités, d'empathie, de créativité qui peuvent en découler. Et ce que je constate, c'est quand même que j'ai beaucoup de profils entrepreneuriaux, indépendants, créatifs qui viennent me voir, et la plupart sont quand même assez sensibles, qu'ils veuillent l'admettre ou qu'ils en aient l'impression ou pas. J'ai quand même cette impression que quand on n'est pas... j'allais dire conforme, comme on ne s'épanouit pas dans les cases un peu plus normées, dans ces délits, voilà. on n'avance pas de manière, on va dire, un peu plus conforme à la société et qu'on se lance dans la grande aventure de l'entrepreneuriat et toutes ces montagnes russes.

  • Speaker #0

    C'est quand on prend des risques, en fait. Exactement. Quand on sort de sa zone de confort. Tout à fait. Qui n'est pas forcément confortable à la base, on ne va pas se mentir, mais ça fait peur. Et surtout si on est hypersensible, parce qu'une hypersensibilité, qu'est-ce que ça veut dire pour toi ? On en entend beaucoup parler, mais c'est quoi un peu la définition ? Comment est-ce qu'on pourrait se définir hypersensible ?

  • Speaker #1

    En fait, il y a... Il y a une psychologue qui en parle très bien qui s'appelle Hélène Aron qui fait aussi un test d'hypersensibilité par exemple sur son site internet, c'est une américaine. Mais en gros l'hypersensibilité, il y a plein de sous-catégories différentes mais l'idée c'est ce que je disais avant, c'est-à-dire qu'on a un système nerveux qui est plus sensible que la moyenne, qui traite les informations avec plus de profondeur donc qui peut être surchargé aussi plus facilement. Donc ça peut être une hypersensibilité sensorielle, au bruit, à la chaleur, aux étiquettes de vêtements, des choses très physiques. Mais ça peut être aussi une hypersensibilité émotionnelle, une hyper-empathie. Certaines personnes distinguent. On peut se sentir très affecté par les émotions des autres ou juste avoir vraiment une intelligence, une finesse d'intelligence par rapport à ça. Après, il y a d'autres psychologues qui parlent de haut potentiel. émotionnel qui distingue de l'hypersensibilité. Moi, je ne fais pas de diagnostic, je ne rentre pas dans toutes ces catégories-là spécialement, mais beaucoup de neuroatypiques, par exemple, quand on est au potentiel intellectuel, ont des caractéristiques d'hypersensibilité. Donc en fait, cette hypersensibilité, elle se retrouve chez beaucoup de gens. Et ce que je voulais dire tout à l'heure, c'est qu'elle se retrouve chez beaucoup d'entrepreneurs ou des gens qui ont des TDAH ou des choses comme ça. Et comment est-ce qu'on pourrait la décrire d'autre ? Il peut y avoir une hypersensibilité esthétique, donc au beau, on peut aimer des beaux environnements, des gens qui sont très sensibles à l'énergie des lieux, par exemple. Il y a une hypersensibilité qui peut être aussi spirituelle. En fait, il y a plein, plein, plein de facettes différentes à cette hypersensibilité-là. Il y a les bruits aussi. Oui, les bruits, exactement.

  • Speaker #0

    Les bruits qui peuvent être dérangeants, même les odeurs ou des choses. C'est en un des sens qui est un peu trop en éveil, entre guillemets, par rapport à la population. Des fois, je sais que le bruit, ça peut être un peu compliqué, alors que pour d'autres personnes, ça l'est beaucoup moins. Ou les odeurs. Moi, je sais que j'ai un super odorat. Et du coup, déjà, je suis là, ça sent quelque chose. Et puis les gens, ils me disent, non, je ne sens rien. Et tu es là, ben si. Donc ça, c'est aussi des petits indices. Si vous vous demandez si vous êtes hypersensible, voyez par rapport à vos sens.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    À un moment donné, vous vous sentez un peu différent, entre guillemets, de la moyenne. Et là, peut-être que vous avez une forme d'hypersensibilité.

  • Speaker #1

    Exactement. Et en fait, c'est exactement ce que tu dis. C'est-à-dire que... Et souvent, pour un peu se rendre compte si on est hypersensible ou pas, souvent on a un sentiment de décalage avec les autres, qui peut être lié aussi à d'autres choses, mais qui est souvent aussi lié à une forme d'hypersensibilité et donc une façon de processer les choses un peu différentes.

  • Speaker #0

    Ça, on peut le voir dans l'human design aussi.

  • Speaker #1

    Et on peut le voir aussi un peu dans l'human design, exactement. Tout à fait. Et ce qui est intéressant là-dedans, ce n'est pas du tout d'aller s'enfermer dans des cases ou de se dire voilà, c'est parce que je suis hypersensible que je n'arrive pas à faire ça. mais plus d'aller comprendre, comme pour le human design, son fonctionnement, pour pouvoir aussi l'accepter, pour pouvoir respecter ses besoins. Parce que quand on est hypersensible, on a des besoins qui peuvent être un peu différents des autres. Et c'est OK, on peut avoir besoin de dormir plus, on peut avoir besoin de plus de temps calme, on peut avoir besoin de plus d'activités créatives pour se ressourcer. Et c'est OK, il y a plein de choses. Oui,

  • Speaker #0

    c'est de trouver ce qui peut se ressourcer à un moment. Et tester des nouvelles choses parce que chacun est différent. Ce qui va me ressourcer, moi, ça ne va pas être la même chose qui te ressourcera toi ou quelqu'un d'autre. Donc vraiment s'écouter et comprendre.

  • Speaker #1

    Exactement. Et réussir à gérer, bien se connaître pour bien préserver et régénérer son énergie. Parce que pareil, on peut se sentir un peu... Drainé. Drainé, oui, c'est ça. Exactement.

  • Speaker #0

    Mais c'est intéressant ce que tu disais sur le fait de ne pas se cacher derrière. Ah, mais c'est parce que je suis hypersensible. C'est ça. c'est parce que je suis HPI, c'est parce que je suis ça. En fait, toutes ces étiquettes, c'est intéressant, ça existe, c'est super. Mais c'est vrai qu'on a un peu une tendance après à dire, ah, ça c'est à la mode. Alors qu'en fait, non, c'est comment je me ressens, c'est comment je suis. Mais l'assumer aussi, c'est ça qui est intéressant.

  • Speaker #1

    Totalement. Moi, ça m'a aidée, mais énormément aidée. J'ai lu plein de bouquins sur l'hypersensibilité. Vraiment, ça m'a aidée à prendre confiance en moi, à me dire, OK, à conceptualiser certaines choses, à me dire, OK, en fait, j'ai besoin de ça. J'aime. J'ai besoin peut-être de faire plus de yoga, de plus d'activités qui régénèrent mon système nerveux dans la semaine pour me sentir bien et c'est OK. Et donc, me dire... Peut-être plus besoin de soi que d'aller boire des coups dans un bar. Ou peut-être que boire moins d'alcool, moi, ça me fait du bien. Parce qu'en fait, quand on est hypersensible, souvent, on peut avoir un rapport différent à l'alcool, par exemple. Ça peut être un peu plus dépressant. Il y a plein de choses sur ce sujet-là. Mais du coup, moi, ça m'a permis vraiment de prendre confiance et puis de mieux le communiquer aux autres, tout simplement. Mieux communiquer mon fonctionnement.

  • Speaker #0

    Et du coup, cette hypersensibilité... Comme tu l'as dit, comment est-ce qu'on peut réguler aussi son système nerveux ? Déjà, avoir conscience qu'on est hypersensible, c'est peut-être la première marche, on va dire. Et une fois qu'on le sait, qu'est-ce qu'on en fait en fait ?

  • Speaker #1

    En fait, c'est une très bonne question. Parce que l'hypersensibilité, ce que je voulais ajouter, c'est qu'il peut y avoir différentes causes. Ça peut être caricaturellement... ... On est comme ça de manière innée, entre guillemets, ou découlée d'expériences qu'on a eues dans notre vie, de traumas et tout ça. Il y a des gens qui ont des hypersensibilités, mais qui sont plus réactionnels aussi. Donc, c'est intéressant d'aller creuser et de comprendre, en fait, est-ce que c'est notre fonctionnement ou est-ce que c'est une réaction à quelque chose qui est à régler ? Donc ça, c'est assez intéressant. Et donc, du coup, du point de vue du système nerveux, comme je disais tout à l'heure... Quand on est très sensible, on processe les choses de manière plus intense, plus profonde. Et c'est hyper important d'aller bien réguler son système nerveux, c'est-à-dire revenir à un état de sécurité. Parce que notre système est plus de protection. Le système nerveux, c'est un système de protection, un système de survie qui est très animal. Et donc du coup, quand on va avoir beaucoup de déclencheurs autour de nous, Ça peut être un mail qui nous stresse, par exemple. Si on est sensible, on peut être vraiment déclenché par beaucoup de choses. On peut avoir une réaction de survie qui se déclenche par plein de petites choses. Quand on habite en ville, par exemple, on peut très vite, si on a des sens assez exacerbés, se sentir agressé, en fait. Enfin, en tout cas stressé par, je ne sais pas, le bruit, les sirènes de pompiers qui passent, tout ça. Et donc, du coup... L'enjeu avec le système nerveux, c'est de réussir à identifier quand on est en état de survie, donc stressé, qu'il y a eu un déclencheur, de quand on est dans un état de sécurité. Qui est l'état ? En anglais, on dit rest and digest, mais qui est l'état de repos, l'état où notre corps se régénère. Souvent, par exemple, quand on est quelqu'un de stressé chroniquement, on peut avoir des problèmes de digestion ou des tensions dans le dos, des choses comme ça. Souvent, les problèmes digestifs, il y a beaucoup de stress liés. parce que quand on est en état de survie, quand on est déclenché par un stress, notre énergie va dans nos muscles pour nous faire prendre la fuite, pour nous préparer à une réponse de combat. Et en fait, l'énergie part de notre système digestif. Ça, c'est une explication parmi tant d'autres.

  • Speaker #0

    Du coup, tu nous as donné des petits indices. On peut avoir des problèmes digestifs. J'imagine des problèmes de sommeil.

  • Speaker #1

    Oui, des problèmes de sommeil. Il y a plein, plein de choses. Problèmes de sommeil. Ça, c'est très fréquent. Problèmes digestifs, problèmes de dos, problèmes de peau, des tensions dans le cou ou dans le dos, chroniques. J'ai l'impression que là,

  • Speaker #0

    ça va conserver 14 ans de la population qui écoute ce podcast. Vous n'êtes pas seule.

  • Speaker #1

    Exactement. Mais tu sais pourquoi ? Parce qu'il y a des études récentes qui ont été faites à Harvard. Je n'ai plus le nom de la personne qui l'a fait, mais pour ça, je peux le retrouver. sur le stress chronique. Le stress chronique, c'est vraiment quand on est coincé en état de survie, qu'on n'arrive pas à revenir à cet état de sécurité. Parce que le stress, de manière générale, ce n'est pas un problème. Ça peut même être génial. Le problème, c'est qu'on n'arrive pas à revenir à un état de sécurité, tout simplement. Donc souvent, on fait un raccourci en parlant de stress, mais le problème, c'est le stress chronique qui peut à peu près donner de l'anxiété, tout ça. Et en gros, cette étude dit que 4 personnes sur 5, 4 adultes sur 5, donc 80% des gens sont stressés chroniquement.

  • Speaker #0

    Ah bah tu vois, j'ai pas fait que ça, mais...

  • Speaker #1

    Exactement ! Je l'ai senti ! Ce sujet est effectivement assez universel. Et tellement universel que du coup, on ne s'en rend pas compte.

  • Speaker #0

    C'est ce que j'allais dire, c'est marrant, parce que je pense qu'à un moment donné, on ne se rend pas compte, parce qu'en fait, c'est aussi ce qu'on disait, même dans l'émission avec Elisa, c'est-à-dire qu'avec Gaïa aussi, l'émission qu'on a faite il n'y a pas longtemps, on est dans ce truc de... on ne sait même plus... si c'est la façon de vivre ou pas.

  • Speaker #1

    Exactement, oui.

  • Speaker #0

    Et on nous demande d'être comme ça, en fait. On nous demande un rythme fou. On nous demande tellement de choses que c'est compliqué, en fait, de se dire « Ah, ben en fait, je suis stressée chroniquement et je ne m'en rends pas compte, en fait. »

  • Speaker #1

    Oui, parce que nous, par exemple, quand on vit en ville, À Paris, un rythme quand même assez effréné, on est déconnecté de la nature, qui est aussi quelque chose qui aide à réguler notre système nerveux, qui régule notre biologie, qui a un rythme aussi différent, où les choses en fait prennent leur temps, d'une certaine manière. Et pour ceux qui sont salariés, qui travaillent dans des entreprises, les environnements souvent c'est... Il y a beaucoup d'urgence, beaucoup de stress... Et tout le monde est à ce rythme-là. Et c'est évidemment très, très dur. Là, mon propos, ce n'est pas du tout de culpabiliser les gens parce que c'est hyper dur. Du coup, déjà, de se rendre compte qu'on rentre dans ce cas-là parce que quand on imagine quelqu'un de stressé, on imagine quelqu'un qui a fait un burn-out, quelqu'un qui est tout le temps en train d'hurler, mais en fait, non, il n'y a pas du tout que ça.

  • Speaker #0

    On n'a pas besoin d'en arriver là.

  • Speaker #1

    Voilà,

  • Speaker #0

    exactement. Régler les choses avant d'arriver au burn-out, ce serait pas mal.

  • Speaker #1

    Exactement, c'est ça. Et du coup, on évolue assez souvent dans des environnements où... le stress chronique prédomine,

  • Speaker #0

    tout simplement. Alors, comment on s'en sort de ça ? Il y a des petites piques, il y a des choses. Déjà, en prenant conscience, c'est un premier pas.

  • Speaker #1

    C'est ça. Et ça, c'est le premier pas. Et moi, ce sujet, il m'est tombé dessus, entre guillemets. La première fois que j'ai été suivie par une nana qui était à la fois psy et coach en 2017. J'ai fait des études de droit au départ, j'aimais pas ça, je suis partie en voyage trois mois seule en Nouvelle-Zélande, c'était merveilleux. Je me suis reconnectée à moi, à la nature et tout ça, je suis rentrée, je savais pas ce que je voulais faire. Donc j'ai décidé de voir quelqu'un pour m'aider dans cette orientation professionnelle. Et évidemment, on a parlé de beaucoup de choses et assez peu de professionnels finalement. Et un truc hyper marquant et qui a un peu débuté ce cheminement, c'est qu'elle m'a fait une méditation. de l'hypnose, de la méditation hypnotique, puisqu'elle faisait aussi de l'hypnose. Et pour visualiser ma safe space, donc visualiser un endroit où je me sentais en sécurité. Et en fait, j'ai ressenti un état de sécurité, de plénitude, de soulagement incroyable. Et je me suis rendue compte que je ne le ressentais jamais dans ma vie. Et en fait, moi, je passe beaucoup par les ressentis. Mais ça, ça a été vraiment ma première expérience hyper marquante. Et en fait, je me suis dit, c'est pas possible. Il faut que petit à petit, j'apprenne à mettre plus de ça dans ma vie, en fait. Et c'est comme ça que ça va aller, tout simplement. Et que je vais peut-être réussir à explorer, voir ce que j'ai envie de faire de ma vie qui m'anime. Parce que j'ai des très bonnes notes, parce que ça se passait très bien dans mes expériences professionnelles. C'est juste que moi, je voyais bien que... Si je continuais là-dedans, je me forçais tellement que j'allais pour le coup faire un burn-out dans un an ou deux ans. C'est vraiment ce que je me disais. Donc je me suis dit, c'est pas possible, je peux pas commencer ma vie professionnelle comme ça. Enfin, et du coup, ça a vraiment été cette prise de conscience-là au départ qui m'a fait un effet de fou. Et j'en parlais récemment avec un ami, par exemple, qui lui me disait qu'il avait eu cette prise de conscience-là en prenant de l'huile de CBD, qui est quelque chose qui relaxe. pas mal le corps, le système nerveux, et qui s'était rendu compte qu'il pouvait être relaxé dans son corps. Et en fait, il me disait, je ne connaissais pas vraiment cette sensation-là avant.

  • Speaker #0

    C'est dangereux ce que tu dis, parce que ça me fait penser, c'est exactement l'émission qu'on avait faite sur le trauma aussi, c'est qu'à un moment donné, les gens vont prendre de la drogue, vont boire de l'alcool, pour arriver à ce sentiment, en guillemets, où en se disant, là, si j'ai ça, c'est le seul moment où je me sens...

  • Speaker #1

    C'est souvent une... Une raison en partie, après les addictions, c'est encore un autre sujet, mais pour lequel les gens, par exemple, boivent beaucoup d'alcool. C'est que ça permet de se déconnecter un peu des sensations. On n'a pas vraiment un sentiment de sécurité, mais en tout cas, on se déconnecte.

  • Speaker #0

    Oui, de ce qui fait mal.

  • Speaker #1

    Oui, de l'anesthésie.

  • Speaker #0

    C'est intéressant.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Donc, on ne vous conseille pas d'aller à l'hôpital. Non,

  • Speaker #1

    mais le CBD, de toute façon, il n'y a rien d'addictif dedans.

  • Speaker #0

    C'est intéressant, l'expérience, du coup, de vous dire, de prendre du CBD, c'est peut-être un moment, c'est peut-être une passerelle, entre guillemets, plus simple. Parce que la méditation...

  • Speaker #1

    C'est couvrir ce ressenti.

  • Speaker #0

    Voilà, parce que la méditation, c'est là où on y arrive, mais ça prend du temps aussi avant d'arriver à se ressentir en méditation. Il va falloir enlever des petites couches, et puis il va falloir avoir une régularité, avant d'être complètement, de le ressentir tout de suite.

  • Speaker #1

    Oui, bien sûr.

  • Speaker #0

    Donc, si vous prenez du CBD, dites-vous que si vous arrivez à un moment donné à vous relaxer tout seul, vous n'aurez plus besoin de CBD et vous arriverez tranquillement en faisant une méditation. Ça va très vite après quand on connaît le chemin.

  • Speaker #1

    Exactement, c'est ça. La première étape, c'est cette prise de conscience, c'est déjà d'expérimenter cet état-là pour pouvoir... après, petit à petit, retrouver le chemin, comme tu dis. Ça peut être aussi avec un cours de yoga, le Shavasana à la fin, la relaxation finale, où on se sent hyper bien. On n'est pas obligé non plus de partir dans des expériences trop extrêmes. Mais en fait, vraiment se reconnecter à ce ressenti-là, en tout cas, un endroit où on se sent en sécurité. Et maintenant, c'est une visualisation que je propose beaucoup avec mes clients. Alors, je l'appelle la séisme. space de CEO, je vais réussir à le dire, bref, pour les entrepreneurs, mais en fait, de se reconnecter à ce sentiment de sécurité et d'aller apprendre à reconnecter au corps et pas juste rester dans le mental parce que le stress, le système nerveux, toutes ces réactions-là, elles sont dans le corps, donc vous ne les résoudrez jamais qu'au niveau du mental ou qu'avec la thérapie par la parole. Il faut passer dans le corps, réunir en tout cas le corps et le mental.

  • Speaker #0

    C'est hyper intéressant de faire du yoga. Oui,

  • Speaker #1

    le yoga,

  • Speaker #0

    c'est génial pour ça. Lire un livre, est-ce que ça peut marcher pour se sentir en sécurité ?

  • Speaker #1

    En fait, lire un livre, ça va être une activité qui peut être repesante, surtout pour le cerveau, quand on passe beaucoup de temps sur les écrans. Donc ça, c'est génial quand même avant de se coucher. Aussi, une activité créative, ce n'est pas forcément le truc qui va permettre, enfin le truc le plus évident. Mais c'est plus une activité qui entretient, qui peut être nourrissante parce que c'est une activité créative. Je ne sais pas trop comment le dire d'autre.

  • Speaker #0

    Et la semaine dernière, on a fait une émission justement sur l'écriture et la créativité. Et c'est une super forme justement pour pouvoir se recentrer et pour pouvoir aller à ce sentiment de sécurité. On en a beaucoup parlé la semaine dernière. Donc c'est marrant, tout est un petit peu lié avec les dernières émissions. C'est ça qui est intéressant.

  • Speaker #1

    Oui. Moi, je conseille à tous mes clients de se mettre à l'écriture, de faire du journaling, de l'écriture intuitive, ou sinon je leur donne des promptes, des questions. Mais d'adopter ça, de se familiariser avec ça, moi, c'est un truc que je l'ai boudé pendant des années et des années en disant « c'est un peu nul, journaling, écrire et tout » . Puis le jour où je m'y suis mise, j'ai fait « ah ouais, en fait, c'est assez fou » . Pour plein de... Vous allez faire un épisode dessus, mais pour plein de sujets, ça peut être... pour aller chercher ce qui se passe au niveau des peurs, aller creuser ce qui se passe derrière. Il y a un exercice que j'adore, c'est la poubelle à problèmes, c'est-à-dire quand ça ne va pas, que ça me prend trop la tête, je mets un chrono de cinq minutes, un papier, un crayon, et j'écris tout ce qui me passe par la tête sans me dire que je vais le relire. Et puis bizarrement, après, souvent ça va mieux. Souvent, je trouve des solutions à mes problèmes juste en sortant les choses et en les écrivant.

  • Speaker #0

    On vous invite à faire l'exercice de la poubelle.

  • Speaker #1

    La poubelle, un problème.

  • Speaker #0

    La poubelle, un problème. Mais on a tous des problèmes, donc je pense qu'on peut tous le faire tous les jours. C'est un bon tip. Et tu as d'autres tips comme ça que tu peux nous partager ? L'exercice, j'aime bien, mais l'exercice rigolo.

  • Speaker #1

    J'adore la poubelle, un problème. Après, moi, j'aime bien les exercices de gratitude. Bon, ça, c'est très classique, mais voilà, lister trois choses avant de se coucher, par exemple, ça, c'est très bien. Et ressentir, pas oublier de... ressentir quand même la satisfaction dans le corps à ce moment-là. Pour des peurs, quand il y a un truc qui vous fait peur, écrire ce qui vous fait peur, et vous demander, mais pourquoi ça me fait peur ? Qu'est-ce qui va se passer ? Alors souvent, on ne le fait pas parce que justement, on a peur et on n'a pas envie d'aller regarder ce qui se passe. Mais en fait, quand on le fait 4-5 fois, on arrive à identifier ce qui se cache vraiment derrière. De un, ça nous fait moins peur parce qu'on peut vraiment mettre le doigt dessus, parce que souvent, on a peur de quelque chose qui... qu'on n'arrive pas vraiment à nommer. Et la plupart de nos peurs, d'ailleurs, ne sont pas du tout rationnelles. Je crois que c'est plus de 85% qui ont pas vraiment de chance d'arriver de toute façon. Donc, c'est pas mal d'essayer de les dégager. Et sinon, encore une fois, poser les choses sur papier, ça permet de passer en mode solution, d'analyser, de vraiment prouver des débuts de réponse, en tous les cas. Parce qu'un des gros pièges, c'est souvent qu'on a nos pensées qui tournent en boucle dans la tête, là. On rumine. Surtout quand on est stressé, on peut être coincé dans le mental, ruminer encore plus, c'est-à-dire les mêmes pensées qui tournent en boucle, et en fait on pense qu'on réfléchit à un problème et qu'on est en train de trouver des solutions. Alors qu'en fait, non, c'est la même chose qui tourne en boucle. Alors que l'écrire, ça permet de sortir de ce mécanisme de rumination et de couper cette espèce de cercle vicieux. Mais franchement, je vous invite tous à essayer de trouver un exemple et voir si vraiment... Vous trouvez des solutions quand vous êtes juste en train de ruminer le problème dans la tête. Souvent, c'est juste que ça tourne en boucle.

  • Speaker #0

    Non, et puis souvent, quand ça tourne en boucle, on a l'impression qu'on n'arrivera jamais à sortir de notre boucle.

  • Speaker #1

    Et en plus, oui, tout à fait.

  • Speaker #0

    Moi, j'ai l'impression que des fois, je me dis, mais en fait, j'ai l'impression de faire le petit vélo. Exactement,

  • Speaker #1

    le petit vélo,

  • Speaker #0

    c'est ça. Quand est-ce qu'il va s'arrêter ? Mais même sans un inconscient, c'est très dur. C'est hyper dur. Moi, je fais ça, je prends un papier, un stylo et j'essaye de sortir, de sortir. Et puis des fois, il y a des crises, des fois, entre guillemets, des crises. On peut appeler ça comme ça, mais qui sont peut-être plus fortes que d'autres. Et puis, d'être gentil avec soi, parce que ça nous arrive à tous, en fait. Et souvent, on a l'impression qu'on est toujours seul au monde à vivre tout ça et que tout le monde y arrive mieux et que les gens, ils sont trop forts. Et que toi, tu es là avec un bouc sur des conneries, toujours les mêmes, parce que c'est souvent les mêmes qui reviennent. J'aime bien ton exercice de la peur d'écrire parce qu'en fait, en gros, si je comprends bien, tu écris des problématiques une fois et en fait, tu le fais pourquoi ? Et tu te poses quatre fois la question. En fait, tu as chaque réponse du pourquoi,

  • Speaker #1

    du pourquoi, du pourquoi.

  • Speaker #0

    Un peu comme quand on est petit. Moi, j'aimais trop faire ça. Et pourquoi ?

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Et pourquoi ? Ça, c'est un exercice de coaching qui marche très bien.

  • Speaker #1

    Ah oui, ça marche très bien en coaching.

  • Speaker #0

    Mais de le faire de soi à soi, ça peut être intéressant de toujours aller chercher le pourquoi, du pourquoi. Est-ce que j'ai peur de pourquoi ? Et vraiment, franchir tout seul ces barrières.

  • Speaker #1

    Exactement. En fait, tout ça, ça permet d'être un peu plus autonome et déjà d'avancer pas mal tout seul. Puis évidemment, on a tous des angles morts et c'est le moment où c'est intéressant de se faire accompagner par un thérapeute, un coach ou de faire appel à quelqu'un pour aussi réussir à aller voir ses angles morts. Mais il y a quand même pas mal de choses qu'on peut faire seul quand on a commencé un peu à défricher et qu'on a quelques outils.

  • Speaker #0

    Et du coup, si on revient au système nerveux, est-ce que tu peux nous expliquer d'une façon plus, j'allais dire, pragmatique, qu'est-ce qui se passe en fait dans le système nerveux ?

  • Speaker #1

    Quand on parle du système nerveux, encore une fois, c'est un raccourci, on parle du système nerveux autonome, SNA, qui est du coup automatique. Pourquoi c'est intéressant de le préciser ? C'est-à-dire qu'encore une fois, ce n'est pas notre mental qui le dirige. Donc, on peut penser ce qu'on veut, on n'a pas vraiment beaucoup d'influence dessus. Souvent, quand on se dit « j'arrête de stresser, j'arrête de stresser » , ça ne nous aide pas vraiment à nous arrêter de stresser. Ça nous fait très stresser en plus. Peut-être c'est encore plus. Exactement. Donc, c'est une réponse totalement automatique du corps pour assurer notre survie. Donc, c'est quelque chose qu'on a hérité de la préhistoire. Mais c'était plus utile quand on risquait de se faire chasser par un mammouth que quand on a l'impression qu'on va mourir parce qu'on est en train de lire un email stressant. Le problème, c'est que c'est le même mécanisme qui se passe dans le corps. Cette énergie un peu qui est mise pour la survie, il faut aller la libérer. L'idée, c'est de ne pas rester coincé en mode survie, dans ce mode de stress-là, et de savoir repasser à... comme je disais tout à l'heure, un mode de sécurité. Parce que si on ne le fait pas, là, on a de l'énergie de stress qui reste coincée dans l'organisme et qui n'est pas évacuée. Et il y a trois, quatre plutôt, on va dire langage de stress dominant, c'est-à-dire c'est la façon de réagir et un peu de communiquer quand on est stressé. Donc ça, ça permet d'identifier, par exemple, de manière assez facile, quand on est stressé, qui sont en fait basées sur les réactions qu'on peut avoir avec la théorie polyvagale, mais je ne vais pas trop rentrer dans les détails techniques.

  • Speaker #0

    Moi, je voulais connaître ces quatre.

  • Speaker #1

    Ah, tu veux ?

  • Speaker #0

    Ah ouais,

  • Speaker #1

    je voulais connaître les quatre langages. Alors, le premier, ça va être tout ce qui est réaction d'agression, colère. Donc, c'est agressif. Donc, ça, c'est une réponse de stress classique, qui est en fait le système nerveux sympathique. qui s'activent pour, en fait, nous aider à combattre. Donc, c'est le combat. Donc, il y a des gens, quand ils sont stressés, ils vont commencer à gueuler, à s'énerver sur tout le monde, tout ça, typiquement. Ou à être dans un... Voilà, je ne vais pas me laisser faire, tu vois.

  • Speaker #0

    Là, vous pouvez lui dire, excuse-moi, là, je pense que tu es dans ton système. Oui, le système nerveux ne va pas mal. C'est ça,

  • Speaker #1

    exactement.

  • Speaker #0

    C'est le moment de le dire.

  • Speaker #1

    C'est ça. Oui, en général, malheureusement, la personne, quand elle ne redescend pas, c'est... Quand elle ne revient pas en état de sécurité.

  • Speaker #0

    Ça ne va pas l'aider.

  • Speaker #1

    Ça ne va pas l'aider. Et donc, dans la communication, il y a des gens qui vont être coincés un peu dans leur façon de penser et ils vont vouloir absolument avoir raison. Prouver qu'ils ont raison. Typiquement, ça se voit comme ça. Dans la façon de communiquer. Le deuxième langage, ça va être celui de la fuite. Donc, la deuxième réaction, en fait. On est stressé. Parce qu'il y a une réaction pareille. Il y a un primaire animal de fuir.

  • Speaker #0

    Et donc, ça peut être fuir très physiquement, se barrer ou changer de job constamment ou toujours partir en voyage, mais pas spécialement pour l'expérience du voyage, pour aussi un peu échapper à la réalité. Ça peut être fuir en testant un milliard de trucs de dev perso, mais jamais sans les appliquer, par exemple. Il y a plein de manières de fuir les choses ou fuir une conversation, l'éviter, l'évitement. Et... Et donc, du coup, dans la communication, ça, on le voit assez rapidement. C'est quelqu'un qui veut éviter le conflit, qui ne veut pas rentrer dans la discussion, justement. Mais ça, il n'y a aucun souci pour dire, ce n'est pas le moment d'en parler, mais il faut y revenir. Pas la fuir. Donc, la fuite, on imagine bien. Donc,

  • Speaker #1

    la colère, la fuite.

  • Speaker #0

    Exactement. Et le troisième, en anglais, on appelle ça faune. C'est l'oubli de soi. C'est un peu une forme de fuite, en fait. Mais c'est cette caractéristique de faire passer les autres avant soi, sans même se demander si nos besoins sont comblés ou si c'est OK pour nous, mais comme stratégie pour éviter justement ce coup de stress.

  • Speaker #1

    Éviter d'aller regarder et du coup, on va s'occuper des autres, c'est quand même beaucoup plus simple. que de regarder l'intérieur.

  • Speaker #0

    Pour éviter le déclencheur, la situation qui nous stresse, on va dire, ok, non, non, pas de souci, vas-y, j'y vais, j'y vais, j'y vais. Mais à répétition. Et ça, ça peut être un gros problème. Pareil, ça déséquilibre les relations. Un gros problème pour soi aussi, évidemment. Mais ça, c'est une réponse typique de quelqu'un qui ne se sent pas en sécurité, qui est stressé. Et ce n'est pas que une histoire, c'est lié à de la confiance en soi, mais en fait, ce n'est pas que une histoire de confiance en soi. C'est vraiment une stratégie de survie automatique du corps. Et le dernier, c'est plus le système nerveux parasympathique dorsal, pour ceux qui veulent les termes techniques, qui est une réponse de figement. Donc, c'est le freeze en anglais. Donc, c'est quand on est paralysé par la peur. Comme une proie qui se paralyse avec l'agresseur qui arrive.

  • Speaker #1

    On avait parlé dans l'émission justement de l'AMDR et de la gastralthérapie, du petit lapin qui est resté bloqué.

  • Speaker #0

    Exactement, c'est le lapin dans les phares.

  • Speaker #1

    C'est toi qui l'avais dit, je ne sais pas.

  • Speaker #0

    Non, non, ce n'est pas moi.

  • Speaker #1

    C'est pas toi. Et c'était hyper intéressant. Il ne bougeait plus. Il n'était pas attaqué parce qu'il pensait qu'il était mort. C'est une technique qui marche pour les lapins, mais pour nous,

  • Speaker #0

    ça ne marche pas. Nous, on peut avoir ces réactions de figement. C'est le moment où on n'est motivé à rien. On procrastine, mais à outrance, pas une petite procrastination. On sait qu'on doit faire des trucs urgents. On est collé sur le canapé à scroller, par exemple, sur le portable. Mais en fait, on est vraiment figé. On est un peu replié sur soi comme ça et on ne se rend même pas compte que c'est vraiment une réaction. On essaie de se sécuriser, de se ressentir en sécurité. Il y a plein de manières dont ça peut se matérialiser, mais c'est quelqu'un dans une discussion typiquement qui d'un coup va avoir un coup de stress et ne va pas réussir à répondre. On va dire, je ne sais pas, qui va être paralysé.

  • Speaker #1

    Ça fait beau. Les quatre, on se dit, c'est vraiment... 90%

  • Speaker #0

    de la population. En fait, on a souvent un ou deux langages dominants. Ou des langages qui se manifestent en fonction des situations. Par exemple, dans les relations ou au boulot. Ou des degrés de stress aussi.

  • Speaker #1

    Oui, c'est pas les mêmes langages. Au travail, on va peut-être plus se figer et puis on pourra peut-être plus se mettre à gueuler. Voilà,

  • Speaker #0

    tout à fait. C'est ça. Ça peut être ça. Ça peut être ça, totalement.

  • Speaker #1

    Et donc ça, ce qu'on disait tout à l'heure, ça, on... On prend conscience déjà de comment on fonctionne. Donc, si jamais ce soir, vous êtes en gombe, il ne vous faut pas une manière de fonctionner, vous pouvez vous dire, j'ai peut-être un petit problème avec mon système nerveux.

  • Speaker #0

    Peut-être qu'en fait, il y a quelque chose qui m'a stressée aujourd'hui ou qui me... En fait, un autre sujet de fond qui vient taper sur le système entre guillemets et qui vient me stresser. J'ai peut-être pas besoin d'aller le décharger sur la personne qui est en face de moi ou c'est un problème relationnel. Allez voir. En fait, c'est une manifestation vraiment de cet état de stress.

  • Speaker #1

    Donc, c'est génial parce que là, on a justement quatre réactions qui peuvent être par rapport au stress. Donc, ça nous donne des clés encore pour réussir à conscientiser un peu plus quels sont, parce qu'on a tous des fonctionnements différents, donc quels sont nos fonctionnements à nous. Tu nous as donné des tips aussi pour pouvoir réussir à calmer ce système nerveux et tout. Et est-ce qu'il y a quelque chose qui peut englober encore tout ça, si on veut vraiment... Ça, c'est une première étape, j'ai l'impression. Et c'est quoi après l'essuie-pied ?

  • Speaker #0

    En fait, effectivement, tout ce qui est gestion du stress, ou en tout cas se sentir en sécurité, en confiance face à l'incertitude, c'est un gros, gros bloc. Mais pour avoir des bases solides et donc vraiment développer sa gestion du stress, il y a cette première compétence qui est d'identifier quand on est stressé. comprendre ses langages de stress, comprendre comment réguler son système nerveux. Et ça, ça va passer par des pratiques corporelles, parce que ça relie le mental et le corps. Et il y a différents types de pratiques, en fonction de quel type de langage de stress on peut avoir. Donc ça, c'est bien d'aller affiner, d'aller un peu identifier ce qui marche pour soi. Ça peut être aussi une exploration personnelle. Par exemple, savoir que quand on va à un cours de yoga, ça nous fait du bien dans telle situation, et du coup l'adopter. Mais en fait... Ce n'est pas le yoga qui va régler les problèmes, mais le yoga va être un outil au service de la régulation du système nerveux. Et pour vraiment avoir des bases solides, il faut quand même, à un moment ou à un autre, aller éliminer les causes profondes du stress. Et ça, c'est vraiment un travail, comme son nom l'indique, qui est plus profond. Il peut y avoir des traumatismes qui viennent activer notre système nerveux et le rendre beaucoup plus profond. plus sujet à ces états de réactivité, en fait, de survie, parce qu'il y a cette énergie qui est logée dans le corps, énergie de survie, le processus n'est pas allé jusqu'au bout, donc il y a besoin d'aller l'évacuer, en fait, d'une certaine manière. Les traumatismes, encore une fois, c'est pas forcément la gravité de la situation qui s'est passée, mais le fait que notre système n'a pas pu processer la situation et aller jusqu'au bout et revenir à un état de sécurité. Il peut y avoir... des fardeaux émotionnels transgénérationnels. On peut aller aussi voir ça du côté... Enfin, c'est de l'énergie éthique, par exemple. On peut aller voir, creuser des blessures émotionnelles profondes qu'on peut avoir, si vous connaissez les travaux de Lise Bourbeau, par exemple, qui a beaucoup, beaucoup parlé de ça et qui est assez connu avec les cinq blessures qui empêchent d'être soi-même. Je crois que c'est ça, le nom de son livre. Et après, dans les causes profondes, il peut aussi y avoir le fait de ne pas du tout être aligné dans sa vie avec son fonctionnement. On reboucle un peu avec le début. Et qui va faire qu'en fait, on va avoir une façon de travailler, de fonctionner qui n'est pas respectueuse de notre énergie ou de notre sensibilité ou qui ne régénère pas notre énergie, qui ne nous épanouit pas. Donc ça, ça peut créer du stress dessus. Et la dernière étape, c'est plus, une fois qu'on a un peu fait tout ce travail-là et qu'on sait où on va, même si c'est un travail qui n'est jamais fini, mais du coup qu'on a quand même des bases solides, c'est de sécuriser tout ça, ou en tout cas s'entraîner un peu tous les jours avec des pratiques. Sa boîte à outils qu'on s'est créée justement, donc soit des pratiques somatiques qui aident à réguler le système nerveux, ou des pratiques comme la visualisation. La méditation, la visualisation, par exemple, moi j'adore ça, mais il y a plein d'autres choses que vous pouvez faire, ça c'est très personnel, pour visualiser au quotidien qu'on se sent en sécurité, qu'on a confiance, ou visualiser ses priorités de la journée et se visualiser en train de les accomplir facilement, parce que le cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est réel et ce qui est imaginé. Et typiquement, ça va être des outils qui vont vachement aider à avoir un quotidien plus fluide, à accomplir des objectifs et tout ça.

  • Speaker #1

    Ce que tu me disais aussi, par exemple, moi, je sais que j'ai un système de satisfaction. Il y en a pas mal aussi qui ont ce système-là de satisfaction. Et c'est vrai que moi, le petit exercice que je fais tous les soirs, c'est aussi de noter, ce n'est pas un truc de gratitude, mais de noter dans la journée tout ce que j'ai réussi à faire ou d'avoir une conscience, en fait, de ce que j'ai fait dans la journée qui était chouette. Mais moi, des fois, je donne des trucs débiles. Genre j'ai fait mes machines, j'ai réussi à faire ce rendez-vous, j'ai fait ça, j'ai rangé ma maison, j'ai fait mes courses, je me suis fait un bon repas. Je suis contente parce que des fois c'est exceptionnel. Genre j'ai fait une super émission de podcast aujourd'hui, je suis hyper contente. Je ne sais pas, j'ai rencontré cette personne qui me plaît énormément, avec qui je vais pouvoir revoir. C'est hyper important de s'être satisfait de ce qu'on a fait à la fois d'un point de vue personnel et d'un point de vue professionnel.

  • Speaker #0

    Oui, carrément. En fait… Ça, c'est important. Alors oui, toi, avec ton human design, encore plus, évidemment. D'autant plus parce que la satisfaction, c'est quelque chose qui te nourrit en human design. Mais c'est important pour tout le monde. Pourquoi ? Parce que notre cerveau, encore une fois, c'est un mécanisme de survie. Il est fait biologiquement pour accorder plus d'importance aux faits négatifs, pour qu'on en prenne conscience et pour justement assurer notre survie, nous faire réagir. Donc en gros, de base, la balance... Elle n'est pas du tout équilibrée entre ce qui nous arrive de bien dans la journée et ce qui nous arrive de mal ou ce qu'on interprète mal. Donc on a ce biais où peut-être que dans la balance, un événement négatif va peser 20 alors qu'un événement positif va peser 2. Donc en fait, aller faire des exercices comme ça tous les jours, ça muscle notre mental et ça vient contrebalancer ce biais-là. Et ça le muscle à vraiment se focaliser aussi, reconnaître les choses qui sont bien, avoir de la satisfaction pour ça, activer le système réticulaire activateur dont les gens parlent beaucoup en manifestation, qui est une explication un peu scientifique. Attends,

  • Speaker #1

    tu m'attends.

  • Speaker #0

    Pardon ! Tu peux le réexpliquer.

  • Speaker #1

    Il y a trop de choses. C'est quoi le système rectilien ?

  • Speaker #0

    Ah, réticulé activateur. C'est une explication, en fait. Alors, attends, je peux le réexpliquer de manière… Je suis partie trop…

  • Speaker #1

    Non, mais parce que je ne connais pas. Du coup, ça m'intéresse vachement. C'est…

  • Speaker #0

    Qu'est-ce que c'est ? En fait, c'est le nom pompeux et biologique du filtre qu'on peut avoir entre notre partie consciente et inconsciente. En gros, c'est le nom du filtre mental qu'on a. système réticulaire activateur qui va choisir entre cette information, elle vient à ta conscience, et cette information, non, non, ça c'est automatique, et donc c'est du subconscient, et c'est traité, tu vois, il y a plein de choses, tu réagis dans la journée sans même y penser, de manière automatique. Et en gros, tu peux faire en sorte que des choses qui sont subconscientes viennent dans ton filtre. Enfin, tu passes le filtre et donc viennent à ta conscience. Par exemple, si le matin, tu te dis que tu habites en ville, surtout, ça marche bien, et tu réfléchis et tu te dis, tiens, aujourd'hui, je vais voir des voitures rouges. D'un coup, tu vas avoir l'impression qu'il n'y a que des voitures rouges dans la ville ou que tu en as vu 20 dans la journée. Si tu te dis, si tu parles d'une destination, souvent quand tu parles d'une destination de vacances ou d'un endroit où tu as envie d'aller, d'un coup, dans le mois qui arrive, tu as l'impression que tout le monde va là où tu vas. Alors, de temps en temps, il y a des tendances, mais en fait, c'est surtout que tu as entraîné ton cerveau à porter son attention sur un élément. Et donc, du coup, toutes les opportunités ou ce qui parle de cet élément vient à ta conscience, là où avant c'était traité de manière automatique et tu ne t'en rendais pas forcément compte.

  • Speaker #1

    Là maintenant, le madame ne veut voir que des beaux mecs toute la journée.

  • Speaker #0

    C'est ça, tu peux faire ça. Mais donc, du coup, c'est une explication d'une partie du processus de manifestation de pourquoi quand tu poses des intentions, tu vois, t'attires beaucoup. beaucoup plus facilement, c'est très limitatoire. Mais en fait, tu vois beaucoup plus les opportunités. Avant, tu avais des œillères et tu passais à côté, tu vois. Parce que tu ne peux pas... Ton mental, il n'est pas du tout assez performant pour que tu aies tout ce qui se passe autour de toi et en toi tous les jours dans ta conscience, tu vois.

  • Speaker #1

    J'adore, c'est trop marrant. Trop bien, moi aussi. On va faire ça demain matin.

  • Speaker #0

    Mais c'est en fait vraiment l'explication biologique qui fait que c'est hyper important d'avoir... des intentions, des objectifs et que ça fait vraiment la différence. Si vous n'êtes pas trop dans le délire de la manifestation, voilà, juste des objectifs, ça parle à tout le monde, très pragmatique, ça fait la différence.

  • Speaker #1

    C'est passionnant, on arrive presque à la fin. Est-ce que tu veux dire un petit mot pour la fin ?

  • Speaker #0

    Je pense que le premier truc, quand on parle du système nerveux, de stress, d'anxiété, en fait, aussi, parce que j'ai peu utilisé ce mot, mais c'est une des réactions. C'est vraiment d'aller identifier ces réactions de stress, identifier quand on est stressé, pas stressé, et d'aller découvrir ce que c'est de se sentir en sécurité pour petit à petit l'amener dans sa vie. Après, chacun choisit ses outils, ses pratiques sportives, ses trucs qu'on aime bien. Mais si on n'a pas cette base-là, c'est pas possible, très compliqué, de faire évoluer son état. Et... Alors là, on va partir un peu plus dans le deep, mais quand je parlais des causes profondes du stress, beaucoup de psychologues, psychiatres qui approfondissent vraiment le sujet de l'anxiété disent que cet état où on n'est pas en sécurité vient aussi du coup de notre attachement à la naissance, notre attachement avec nos parents, par exemple, ou les personnes qui s'occupaient de nous. Et qu'en fait, c'est une forme de déconnexion, parce qu'on n'était pas sécurisé, et donc une forme de manque d'amour. Mais pas parce que les gens qui s'occupaient de nous, ne nous aimaient pas, mais parce que c'est comme ça que le système l'a interprété. Donc là, on part dans quelque chose d'un peu plus conceptuel. Mais en gros, le remède au stress et à cette anxiété, c'est de, petit à petit... apprendre à se donner beaucoup d'amour, se reconnecter avec de l'amour, ressentir ça dans sa vie. Et ça, ça a guéri beaucoup.

  • Speaker #1

    C'est mignon. Moi, j'adore. Moi, j'aime trop. Ça donne trop envie de se donner de l'amour, de se faire des...

  • Speaker #0

    C'est ce que tu disais tout à l'heure quand on disait se parler correctement. Je dis toujours aux gens, arrêtez d'être votre tyran interne. Il faut commencer à conscientiser comment on se parle. Il faut commencer à se parler encore mieux que quand on parle à ses amis, d'ailleurs. Déjà,

  • Speaker #1

    si on sait parler comme on parle à ses amis...

  • Speaker #0

    Bien sûr, mais il faudrait qu'on soit la personne la plus importante de notre vie. Pas pour un égotrip, juste parce que si on ne peut pas remplir notre vase, en fait, c'est difficile d'aller remplir le vase des autres.

  • Speaker #1

    On le remplit mal, quoi. On le remplit mal. Et c'est vrai que de se... De se choyer, en fait. Et puis, des fois, moi, je suis très indulgente aussi avec les gens qui font des erreurs ou des choses comme ça. Et de plus en plus, je me dis, ah ben voilà, c'est pas grave, t'as fait du mieux que t'as pu. Et d'essayer de se parler bien, gentiment, de faire un peu le coco-coaching.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Et de se mettre dans un cocon. En tout cas, moi, j'avais lancé la zone d'un petit cocon avec toi. C'était super sympa. Ça m'a fait beaucoup de bien, cette émission. Ça m'a donné encore envie de m'occuper de moi, justement. Merci. tu reviendras peut-être pour nous parler on ne sait pas,

  • Speaker #0

    une prochaine fois grand plaisir, tellement de choses je suis comme vous avez vu je suis très passionnée donc je peux partir dans des détails j'adore ça,

  • Speaker #1

    merci beaucoup à toi de m'avoir accueillie c'était super et puis moi je vous dis à la semaine prochaine pour une nouvelle émission qui sera aussi passionnante que celle-là j'espère et voilà, à la semaine prochaine et portez-vous bien, prenez soin de vous on va dire ça comme ça Flamme des années 80.

  • Speaker #0

    Le podcast qui allume la femme.

Chapters

  • Introduction et Présentation d'Ingrid

    00:10

  • Hypersensibilité et Système Nerveux

    03:32

  • Définition de l'Hypersensibilité

    05:30

  • Gérer son Système Nerveux

    10:38

  • Pratiques pour Réguler le Stress

    19:57

  • Conclusion et Réflexions Finales

    42:43

Description

La Flamme de l'hypersensibilité.

Et si votre hypersensibilité était le feu sacré de votre transformation ?

Dans ce nouvel épisode de Flammes des années 80, le podcast féminin qui allume la femme. Sara accueille Ingrid, coach de vie spécialisée en régulation du système nerveux, pour une conversation profonde, douce et essentielle autour du système nerveux, des émotions, et de ce que signifie vraiment vivre en étant hypersensible dans un monde qui va trop vite.

Parce qu’être hypersensible, ce n’est pas être trop fragile ou trop émotive. C’est percevoir le monde avec une acuité particulière, ressentir profondément, capter l’invisible. C’est aussi parfois lutter pour trouver sa place, rester en sécurité intérieurement, et ne pas se perdre dans le tumulte extérieur.

« L’hypersensibilité n’est pas une faiblesse, mais une force si nous savons comment la gérer. » Ingrid nous offre une exploration fascinante de notre système nerveux, de ses mécanismes de défense et de survie, et de la manière dont nos réactions – comme la fuite, le figement, l’agression ou l’oubli de soi – peuvent être comprises, accueillies et transformées.

Au fil de l’épisode, vous découvrirez des outils concrets pour revenir à un état de sécurité intérieure :

• La méditation pour apaiser le mental

• Le yoga pour reconnecter au corps

• L’écriture pour libérer les émotions

• Et surtout, l’écoute bienveillante de vos besoins profonds

« Les personnes hypersensibles traitent les informations plus profondément. C’est un super pouvoir, à condition d’apprendre à le canaliser. » Cet épisode est une véritable invitation à oser être soi, à s’accepter pleinement, et à transformer cette sensibilité en boussole pour un épanouissement personnel durable.

On parle aussi de résilience, de psychologie, d’introspection, de spiritualité et de connaissance de soi. Ingrid et Sara abordent la beauté de se révéler à soi-même à travers ses émotions, sans masque ni compromis.

« Comprendre nos réactions de stress est crucial pour mieux interagir avec notre entourage. » Ce podcast est aussi une passerelle vers l’autre, un espace pour réconcilier la profondeur de notre monde intérieur avec la réalité du quotidien.

« Quand on est hypersensible, il est vital de reconnaître ses besoins et de ne plus s’abandonner. » Trop souvent, les femmes hypersensibles mettent leur énergie au service des autres, jusqu’à s’oublier elles-mêmes. Ce témoignage invite à reprendre son pouvoir, à oser changer, et à prendre sa place avec confiance et amour.

« Nous avons toutes des histoires à raconter. Et chacune mérite d’être entendue. »

Ce nouvel épisode de Flammes des années 80 est un baume, un miroir, un déclic pour toutes celles qui veulent se reconnecter à leur flamme intérieure. « Oser être soi-même est le premier pas vers la liberté. » Alors, prête à plonger dans votre monde intérieur avec bienveillance ? À écouter absolument si vous êtes en quête de motivation, de soutien émotionnel, de transformation et d’éveil personnel.

📲 Rejoignez-nous sur Instagram pour suivre les coulisses du podcast et ne rien manquer des prochains épisodes.

🎧 Retrouvez-nous sur toutes vos plateformes d’écoute préférées.

🔥 D’une petite flamme peut naître un grand feu… Pour faire grandir le feu. Abonnez-vous ! 🔥


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Flamme des années 80.

  • Speaker #1

    Le podcast qui allume la femme.

  • Speaker #0

    Bonjour, alors on est heureuse aujourd'hui de recevoir Ingrid une nouvelle fois parce qu'on t'a déjà invité avec Elisa, donc sur... qu'on a eu dernièrement sur l'émission sur la manifestation. Et c'est vrai que en parlant avec Elisa en faisant l'émission, on a parlé du système nerveux, on a parlé de plein de choses et je me suis dit, ah là, si j'appelais Ingrid pour faire un petit complément à ce que disait Elisa. Donc, merci d'être venue.

  • Speaker #1

    Merci à toi. Merci beaucoup de m'inviter ici. Je suis trop, trop, trop contente de revenir, de repartager, d'échanger, tout simplement.

  • Speaker #0

    Est-ce que tu veux te présenter, du coup ?

  • Speaker #1

    Je me représente, du coup.

  • Speaker #0

    Parce que la dernière fois, tu étais venue pour parler de human design.

  • Speaker #1

    Exactement. Je m'appelle Ingrid et j'ai développé mon activité de coaching qui s'appelle le Cocon Coaching depuis officiellement, sérieusement. depuis début 2024, fin 2023, officieusement un peu avant. Et effectivement, je propose des lectures de human design. Donc j'adore parler de human design, d'ésotérisme, tout ça. Ce dont on avait parlé la dernière fois.

  • Speaker #0

    Je fais une petite parenthèse parce que j'ai eu la chance d'avoir une lecture d'human design il y a quelques jours. Et franchement, c'est génial. En fait, moi, ce que j'en retire, c'est que ça m'a permis de savoir si j'étais alignée avec qui j'étais ou pas et de voir l'évolution. par rapport à, par exemple, il y a dix ans, où je n'étais pas du tout alignée avec qui j'étais aujourd'hui, et de voir vraiment qu'en fait, aujourd'hui, je suis dans le vrai, j'ai l'impression.

  • Speaker #1

    Oui, exactement. Ce que je trouve fantastique avec cet outil, c'est que ça permet de découvrir, je l'explique comme ça, mais son fonctionnement singulier. Il y a plein, plein de détails dans le human design, donc c'est quelque chose qu'on peut geeker pendant des heures si on a envie. Mais ça donne donc son fonctionnement singulier, c'est-à-dire son fonctionnement inné, celui... qu'on a avant que des couches d'éducation, de conformité avec la société ou d'apprentissage tout simplement dans notre vie viennent un peu nous brider. Donc l'idée c'est d'aller découvrir ce fonctionnement, notre façon de prendre des décisions, la meilleure posture pour avancer avec alignement, fluidité dans sa vie, ses potentiels, comment gérer son énergie et tout ça. Et voir du coup est-ce qu'aujourd'hui on est aligné ou pas avec ça. Et du coup, juste voir ça avec curiosité, si jamais ce n'est pas le cas, et se demander, tester au quotidien et voir si ça améliore les choses ou pas.

  • Speaker #0

    Parce que c'est vrai que si j'avais fait cette lecture-là il y a dix ans, je t'aurais dit, mais c'est mort. J'ai eu une espèce... Bon, je ne vous raconte pas ma vie privée, mais j'ai eu la carte de l'ermite, qui est une personne qui... Enfin, ce n'est pas une carte, en fait, mais ça ressemble à la carte du tarot de l'ermite. Exactement. Dans un des types, c'est ça. Et moi, je n'étais pas du tout... La dix ans, je n'étais pas du tout quelqu'un qui pouvait rester chez elle pendant des jours sans sortir, quoi. Ouais. Aujourd'hui. Beaucoup plus, donc c'est vachement intéressant. Des fois, ça peut être surprenant, parce que ça ne peut pas du tout être ce qu'on croit. On peut avoir des surprises. Oui,

  • Speaker #1

    exactement.

  • Speaker #0

    Si on n'est pas aligné, on peut se dire « Non, ce n'est pas du tout moi. »

  • Speaker #1

    Surtout quand on est plus jeune, on peut avoir tendance à moins s'écouter ou à moins savoir qui on est, tout simplement. Donc, il peut y avoir des gros décalages.

  • Speaker #0

    En tout cas, on vous invite à aller écouter cette émission si vous voulez en savoir plus sur l'human design ou alors de te rencontrer ou de proposer une séance. Comme ça, vous aurez tout votre human design. Aujourd'hui, si je t'ai demandé de venir, ce n'est pas pour parler de l'human design, mais c'est pour parler d'hypersensibilité, de système nerveux. Qu'est-ce que tu peux nous dire là-dessus ? Parce que c'est un petit peu ta spécialité. Tu t'es spécialisée là-dedans un peu malgré toi, j'ai envie de dire.

  • Speaker #1

    Oui, exactement. Si on m'avait dit ça il y a quelques années, j'aurais dit « Ouh là là, non, jamais » . Et en fait, c'est effectivement des sujets maintenant qui font partie de mes spécialités. Et puis… sur lesquelles j'accompagne la plupart de mes clients, on s'est challenge là, tout simplement. Et en fait, les deux sont très liés, c'est-à-dire que si on est assez sensible ou hypersensible ou hautement sensible, on peut l'appeler comme on veut, par définition, on a un système nerveux qui est plus sensible, on traite les choses plus en profondeur et donc on a aussi beaucoup plus de stress, on peut facilement se sentir dépassé, avoir du mal à se sentir en sécurité. Et il y a aussi... plein de très belles qualités, d'empathie, de créativité qui peuvent en découler. Et ce que je constate, c'est quand même que j'ai beaucoup de profils entrepreneuriaux, indépendants, créatifs qui viennent me voir, et la plupart sont quand même assez sensibles, qu'ils veuillent l'admettre ou qu'ils en aient l'impression ou pas. J'ai quand même cette impression que quand on n'est pas... j'allais dire conforme, comme on ne s'épanouit pas dans les cases un peu plus normées, dans ces délits, voilà. on n'avance pas de manière, on va dire, un peu plus conforme à la société et qu'on se lance dans la grande aventure de l'entrepreneuriat et toutes ces montagnes russes.

  • Speaker #0

    C'est quand on prend des risques, en fait. Exactement. Quand on sort de sa zone de confort. Tout à fait. Qui n'est pas forcément confortable à la base, on ne va pas se mentir, mais ça fait peur. Et surtout si on est hypersensible, parce qu'une hypersensibilité, qu'est-ce que ça veut dire pour toi ? On en entend beaucoup parler, mais c'est quoi un peu la définition ? Comment est-ce qu'on pourrait se définir hypersensible ?

  • Speaker #1

    En fait, il y a... Il y a une psychologue qui en parle très bien qui s'appelle Hélène Aron qui fait aussi un test d'hypersensibilité par exemple sur son site internet, c'est une américaine. Mais en gros l'hypersensibilité, il y a plein de sous-catégories différentes mais l'idée c'est ce que je disais avant, c'est-à-dire qu'on a un système nerveux qui est plus sensible que la moyenne, qui traite les informations avec plus de profondeur donc qui peut être surchargé aussi plus facilement. Donc ça peut être une hypersensibilité sensorielle, au bruit, à la chaleur, aux étiquettes de vêtements, des choses très physiques. Mais ça peut être aussi une hypersensibilité émotionnelle, une hyper-empathie. Certaines personnes distinguent. On peut se sentir très affecté par les émotions des autres ou juste avoir vraiment une intelligence, une finesse d'intelligence par rapport à ça. Après, il y a d'autres psychologues qui parlent de haut potentiel. émotionnel qui distingue de l'hypersensibilité. Moi, je ne fais pas de diagnostic, je ne rentre pas dans toutes ces catégories-là spécialement, mais beaucoup de neuroatypiques, par exemple, quand on est au potentiel intellectuel, ont des caractéristiques d'hypersensibilité. Donc en fait, cette hypersensibilité, elle se retrouve chez beaucoup de gens. Et ce que je voulais dire tout à l'heure, c'est qu'elle se retrouve chez beaucoup d'entrepreneurs ou des gens qui ont des TDAH ou des choses comme ça. Et comment est-ce qu'on pourrait la décrire d'autre ? Il peut y avoir une hypersensibilité esthétique, donc au beau, on peut aimer des beaux environnements, des gens qui sont très sensibles à l'énergie des lieux, par exemple. Il y a une hypersensibilité qui peut être aussi spirituelle. En fait, il y a plein, plein, plein de facettes différentes à cette hypersensibilité-là. Il y a les bruits aussi. Oui, les bruits, exactement.

  • Speaker #0

    Les bruits qui peuvent être dérangeants, même les odeurs ou des choses. C'est en un des sens qui est un peu trop en éveil, entre guillemets, par rapport à la population. Des fois, je sais que le bruit, ça peut être un peu compliqué, alors que pour d'autres personnes, ça l'est beaucoup moins. Ou les odeurs. Moi, je sais que j'ai un super odorat. Et du coup, déjà, je suis là, ça sent quelque chose. Et puis les gens, ils me disent, non, je ne sens rien. Et tu es là, ben si. Donc ça, c'est aussi des petits indices. Si vous vous demandez si vous êtes hypersensible, voyez par rapport à vos sens.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    À un moment donné, vous vous sentez un peu différent, entre guillemets, de la moyenne. Et là, peut-être que vous avez une forme d'hypersensibilité.

  • Speaker #1

    Exactement. Et en fait, c'est exactement ce que tu dis. C'est-à-dire que... Et souvent, pour un peu se rendre compte si on est hypersensible ou pas, souvent on a un sentiment de décalage avec les autres, qui peut être lié aussi à d'autres choses, mais qui est souvent aussi lié à une forme d'hypersensibilité et donc une façon de processer les choses un peu différentes.

  • Speaker #0

    Ça, on peut le voir dans l'human design aussi.

  • Speaker #1

    Et on peut le voir aussi un peu dans l'human design, exactement. Tout à fait. Et ce qui est intéressant là-dedans, ce n'est pas du tout d'aller s'enfermer dans des cases ou de se dire voilà, c'est parce que je suis hypersensible que je n'arrive pas à faire ça. mais plus d'aller comprendre, comme pour le human design, son fonctionnement, pour pouvoir aussi l'accepter, pour pouvoir respecter ses besoins. Parce que quand on est hypersensible, on a des besoins qui peuvent être un peu différents des autres. Et c'est OK, on peut avoir besoin de dormir plus, on peut avoir besoin de plus de temps calme, on peut avoir besoin de plus d'activités créatives pour se ressourcer. Et c'est OK, il y a plein de choses. Oui,

  • Speaker #0

    c'est de trouver ce qui peut se ressourcer à un moment. Et tester des nouvelles choses parce que chacun est différent. Ce qui va me ressourcer, moi, ça ne va pas être la même chose qui te ressourcera toi ou quelqu'un d'autre. Donc vraiment s'écouter et comprendre.

  • Speaker #1

    Exactement. Et réussir à gérer, bien se connaître pour bien préserver et régénérer son énergie. Parce que pareil, on peut se sentir un peu... Drainé. Drainé, oui, c'est ça. Exactement.

  • Speaker #0

    Mais c'est intéressant ce que tu disais sur le fait de ne pas se cacher derrière. Ah, mais c'est parce que je suis hypersensible. C'est ça. c'est parce que je suis HPI, c'est parce que je suis ça. En fait, toutes ces étiquettes, c'est intéressant, ça existe, c'est super. Mais c'est vrai qu'on a un peu une tendance après à dire, ah, ça c'est à la mode. Alors qu'en fait, non, c'est comment je me ressens, c'est comment je suis. Mais l'assumer aussi, c'est ça qui est intéressant.

  • Speaker #1

    Totalement. Moi, ça m'a aidée, mais énormément aidée. J'ai lu plein de bouquins sur l'hypersensibilité. Vraiment, ça m'a aidée à prendre confiance en moi, à me dire, OK, à conceptualiser certaines choses, à me dire, OK, en fait, j'ai besoin de ça. J'aime. J'ai besoin peut-être de faire plus de yoga, de plus d'activités qui régénèrent mon système nerveux dans la semaine pour me sentir bien et c'est OK. Et donc, me dire... Peut-être plus besoin de soi que d'aller boire des coups dans un bar. Ou peut-être que boire moins d'alcool, moi, ça me fait du bien. Parce qu'en fait, quand on est hypersensible, souvent, on peut avoir un rapport différent à l'alcool, par exemple. Ça peut être un peu plus dépressant. Il y a plein de choses sur ce sujet-là. Mais du coup, moi, ça m'a permis vraiment de prendre confiance et puis de mieux le communiquer aux autres, tout simplement. Mieux communiquer mon fonctionnement.

  • Speaker #0

    Et du coup, cette hypersensibilité... Comme tu l'as dit, comment est-ce qu'on peut réguler aussi son système nerveux ? Déjà, avoir conscience qu'on est hypersensible, c'est peut-être la première marche, on va dire. Et une fois qu'on le sait, qu'est-ce qu'on en fait en fait ?

  • Speaker #1

    En fait, c'est une très bonne question. Parce que l'hypersensibilité, ce que je voulais ajouter, c'est qu'il peut y avoir différentes causes. Ça peut être caricaturellement... ... On est comme ça de manière innée, entre guillemets, ou découlée d'expériences qu'on a eues dans notre vie, de traumas et tout ça. Il y a des gens qui ont des hypersensibilités, mais qui sont plus réactionnels aussi. Donc, c'est intéressant d'aller creuser et de comprendre, en fait, est-ce que c'est notre fonctionnement ou est-ce que c'est une réaction à quelque chose qui est à régler ? Donc ça, c'est assez intéressant. Et donc, du coup, du point de vue du système nerveux, comme je disais tout à l'heure... Quand on est très sensible, on processe les choses de manière plus intense, plus profonde. Et c'est hyper important d'aller bien réguler son système nerveux, c'est-à-dire revenir à un état de sécurité. Parce que notre système est plus de protection. Le système nerveux, c'est un système de protection, un système de survie qui est très animal. Et donc du coup, quand on va avoir beaucoup de déclencheurs autour de nous, Ça peut être un mail qui nous stresse, par exemple. Si on est sensible, on peut être vraiment déclenché par beaucoup de choses. On peut avoir une réaction de survie qui se déclenche par plein de petites choses. Quand on habite en ville, par exemple, on peut très vite, si on a des sens assez exacerbés, se sentir agressé, en fait. Enfin, en tout cas stressé par, je ne sais pas, le bruit, les sirènes de pompiers qui passent, tout ça. Et donc, du coup... L'enjeu avec le système nerveux, c'est de réussir à identifier quand on est en état de survie, donc stressé, qu'il y a eu un déclencheur, de quand on est dans un état de sécurité. Qui est l'état ? En anglais, on dit rest and digest, mais qui est l'état de repos, l'état où notre corps se régénère. Souvent, par exemple, quand on est quelqu'un de stressé chroniquement, on peut avoir des problèmes de digestion ou des tensions dans le dos, des choses comme ça. Souvent, les problèmes digestifs, il y a beaucoup de stress liés. parce que quand on est en état de survie, quand on est déclenché par un stress, notre énergie va dans nos muscles pour nous faire prendre la fuite, pour nous préparer à une réponse de combat. Et en fait, l'énergie part de notre système digestif. Ça, c'est une explication parmi tant d'autres.

  • Speaker #0

    Du coup, tu nous as donné des petits indices. On peut avoir des problèmes digestifs. J'imagine des problèmes de sommeil.

  • Speaker #1

    Oui, des problèmes de sommeil. Il y a plein, plein de choses. Problèmes de sommeil. Ça, c'est très fréquent. Problèmes digestifs, problèmes de dos, problèmes de peau, des tensions dans le cou ou dans le dos, chroniques. J'ai l'impression que là,

  • Speaker #0

    ça va conserver 14 ans de la population qui écoute ce podcast. Vous n'êtes pas seule.

  • Speaker #1

    Exactement. Mais tu sais pourquoi ? Parce qu'il y a des études récentes qui ont été faites à Harvard. Je n'ai plus le nom de la personne qui l'a fait, mais pour ça, je peux le retrouver. sur le stress chronique. Le stress chronique, c'est vraiment quand on est coincé en état de survie, qu'on n'arrive pas à revenir à cet état de sécurité. Parce que le stress, de manière générale, ce n'est pas un problème. Ça peut même être génial. Le problème, c'est qu'on n'arrive pas à revenir à un état de sécurité, tout simplement. Donc souvent, on fait un raccourci en parlant de stress, mais le problème, c'est le stress chronique qui peut à peu près donner de l'anxiété, tout ça. Et en gros, cette étude dit que 4 personnes sur 5, 4 adultes sur 5, donc 80% des gens sont stressés chroniquement.

  • Speaker #0

    Ah bah tu vois, j'ai pas fait que ça, mais...

  • Speaker #1

    Exactement ! Je l'ai senti ! Ce sujet est effectivement assez universel. Et tellement universel que du coup, on ne s'en rend pas compte.

  • Speaker #0

    C'est ce que j'allais dire, c'est marrant, parce que je pense qu'à un moment donné, on ne se rend pas compte, parce qu'en fait, c'est aussi ce qu'on disait, même dans l'émission avec Elisa, c'est-à-dire qu'avec Gaïa aussi, l'émission qu'on a faite il n'y a pas longtemps, on est dans ce truc de... on ne sait même plus... si c'est la façon de vivre ou pas.

  • Speaker #1

    Exactement, oui.

  • Speaker #0

    Et on nous demande d'être comme ça, en fait. On nous demande un rythme fou. On nous demande tellement de choses que c'est compliqué, en fait, de se dire « Ah, ben en fait, je suis stressée chroniquement et je ne m'en rends pas compte, en fait. »

  • Speaker #1

    Oui, parce que nous, par exemple, quand on vit en ville, À Paris, un rythme quand même assez effréné, on est déconnecté de la nature, qui est aussi quelque chose qui aide à réguler notre système nerveux, qui régule notre biologie, qui a un rythme aussi différent, où les choses en fait prennent leur temps, d'une certaine manière. Et pour ceux qui sont salariés, qui travaillent dans des entreprises, les environnements souvent c'est... Il y a beaucoup d'urgence, beaucoup de stress... Et tout le monde est à ce rythme-là. Et c'est évidemment très, très dur. Là, mon propos, ce n'est pas du tout de culpabiliser les gens parce que c'est hyper dur. Du coup, déjà, de se rendre compte qu'on rentre dans ce cas-là parce que quand on imagine quelqu'un de stressé, on imagine quelqu'un qui a fait un burn-out, quelqu'un qui est tout le temps en train d'hurler, mais en fait, non, il n'y a pas du tout que ça.

  • Speaker #0

    On n'a pas besoin d'en arriver là.

  • Speaker #1

    Voilà,

  • Speaker #0

    exactement. Régler les choses avant d'arriver au burn-out, ce serait pas mal.

  • Speaker #1

    Exactement, c'est ça. Et du coup, on évolue assez souvent dans des environnements où... le stress chronique prédomine,

  • Speaker #0

    tout simplement. Alors, comment on s'en sort de ça ? Il y a des petites piques, il y a des choses. Déjà, en prenant conscience, c'est un premier pas.

  • Speaker #1

    C'est ça. Et ça, c'est le premier pas. Et moi, ce sujet, il m'est tombé dessus, entre guillemets. La première fois que j'ai été suivie par une nana qui était à la fois psy et coach en 2017. J'ai fait des études de droit au départ, j'aimais pas ça, je suis partie en voyage trois mois seule en Nouvelle-Zélande, c'était merveilleux. Je me suis reconnectée à moi, à la nature et tout ça, je suis rentrée, je savais pas ce que je voulais faire. Donc j'ai décidé de voir quelqu'un pour m'aider dans cette orientation professionnelle. Et évidemment, on a parlé de beaucoup de choses et assez peu de professionnels finalement. Et un truc hyper marquant et qui a un peu débuté ce cheminement, c'est qu'elle m'a fait une méditation. de l'hypnose, de la méditation hypnotique, puisqu'elle faisait aussi de l'hypnose. Et pour visualiser ma safe space, donc visualiser un endroit où je me sentais en sécurité. Et en fait, j'ai ressenti un état de sécurité, de plénitude, de soulagement incroyable. Et je me suis rendue compte que je ne le ressentais jamais dans ma vie. Et en fait, moi, je passe beaucoup par les ressentis. Mais ça, ça a été vraiment ma première expérience hyper marquante. Et en fait, je me suis dit, c'est pas possible. Il faut que petit à petit, j'apprenne à mettre plus de ça dans ma vie, en fait. Et c'est comme ça que ça va aller, tout simplement. Et que je vais peut-être réussir à explorer, voir ce que j'ai envie de faire de ma vie qui m'anime. Parce que j'ai des très bonnes notes, parce que ça se passait très bien dans mes expériences professionnelles. C'est juste que moi, je voyais bien que... Si je continuais là-dedans, je me forçais tellement que j'allais pour le coup faire un burn-out dans un an ou deux ans. C'est vraiment ce que je me disais. Donc je me suis dit, c'est pas possible, je peux pas commencer ma vie professionnelle comme ça. Enfin, et du coup, ça a vraiment été cette prise de conscience-là au départ qui m'a fait un effet de fou. Et j'en parlais récemment avec un ami, par exemple, qui lui me disait qu'il avait eu cette prise de conscience-là en prenant de l'huile de CBD, qui est quelque chose qui relaxe. pas mal le corps, le système nerveux, et qui s'était rendu compte qu'il pouvait être relaxé dans son corps. Et en fait, il me disait, je ne connaissais pas vraiment cette sensation-là avant.

  • Speaker #0

    C'est dangereux ce que tu dis, parce que ça me fait penser, c'est exactement l'émission qu'on avait faite sur le trauma aussi, c'est qu'à un moment donné, les gens vont prendre de la drogue, vont boire de l'alcool, pour arriver à ce sentiment, en guillemets, où en se disant, là, si j'ai ça, c'est le seul moment où je me sens...

  • Speaker #1

    C'est souvent une... Une raison en partie, après les addictions, c'est encore un autre sujet, mais pour lequel les gens, par exemple, boivent beaucoup d'alcool. C'est que ça permet de se déconnecter un peu des sensations. On n'a pas vraiment un sentiment de sécurité, mais en tout cas, on se déconnecte.

  • Speaker #0

    Oui, de ce qui fait mal.

  • Speaker #1

    Oui, de l'anesthésie.

  • Speaker #0

    C'est intéressant.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Donc, on ne vous conseille pas d'aller à l'hôpital. Non,

  • Speaker #1

    mais le CBD, de toute façon, il n'y a rien d'addictif dedans.

  • Speaker #0

    C'est intéressant, l'expérience, du coup, de vous dire, de prendre du CBD, c'est peut-être un moment, c'est peut-être une passerelle, entre guillemets, plus simple. Parce que la méditation...

  • Speaker #1

    C'est couvrir ce ressenti.

  • Speaker #0

    Voilà, parce que la méditation, c'est là où on y arrive, mais ça prend du temps aussi avant d'arriver à se ressentir en méditation. Il va falloir enlever des petites couches, et puis il va falloir avoir une régularité, avant d'être complètement, de le ressentir tout de suite.

  • Speaker #1

    Oui, bien sûr.

  • Speaker #0

    Donc, si vous prenez du CBD, dites-vous que si vous arrivez à un moment donné à vous relaxer tout seul, vous n'aurez plus besoin de CBD et vous arriverez tranquillement en faisant une méditation. Ça va très vite après quand on connaît le chemin.

  • Speaker #1

    Exactement, c'est ça. La première étape, c'est cette prise de conscience, c'est déjà d'expérimenter cet état-là pour pouvoir... après, petit à petit, retrouver le chemin, comme tu dis. Ça peut être aussi avec un cours de yoga, le Shavasana à la fin, la relaxation finale, où on se sent hyper bien. On n'est pas obligé non plus de partir dans des expériences trop extrêmes. Mais en fait, vraiment se reconnecter à ce ressenti-là, en tout cas, un endroit où on se sent en sécurité. Et maintenant, c'est une visualisation que je propose beaucoup avec mes clients. Alors, je l'appelle la séisme. space de CEO, je vais réussir à le dire, bref, pour les entrepreneurs, mais en fait, de se reconnecter à ce sentiment de sécurité et d'aller apprendre à reconnecter au corps et pas juste rester dans le mental parce que le stress, le système nerveux, toutes ces réactions-là, elles sont dans le corps, donc vous ne les résoudrez jamais qu'au niveau du mental ou qu'avec la thérapie par la parole. Il faut passer dans le corps, réunir en tout cas le corps et le mental.

  • Speaker #0

    C'est hyper intéressant de faire du yoga. Oui,

  • Speaker #1

    le yoga,

  • Speaker #0

    c'est génial pour ça. Lire un livre, est-ce que ça peut marcher pour se sentir en sécurité ?

  • Speaker #1

    En fait, lire un livre, ça va être une activité qui peut être repesante, surtout pour le cerveau, quand on passe beaucoup de temps sur les écrans. Donc ça, c'est génial quand même avant de se coucher. Aussi, une activité créative, ce n'est pas forcément le truc qui va permettre, enfin le truc le plus évident. Mais c'est plus une activité qui entretient, qui peut être nourrissante parce que c'est une activité créative. Je ne sais pas trop comment le dire d'autre.

  • Speaker #0

    Et la semaine dernière, on a fait une émission justement sur l'écriture et la créativité. Et c'est une super forme justement pour pouvoir se recentrer et pour pouvoir aller à ce sentiment de sécurité. On en a beaucoup parlé la semaine dernière. Donc c'est marrant, tout est un petit peu lié avec les dernières émissions. C'est ça qui est intéressant.

  • Speaker #1

    Oui. Moi, je conseille à tous mes clients de se mettre à l'écriture, de faire du journaling, de l'écriture intuitive, ou sinon je leur donne des promptes, des questions. Mais d'adopter ça, de se familiariser avec ça, moi, c'est un truc que je l'ai boudé pendant des années et des années en disant « c'est un peu nul, journaling, écrire et tout » . Puis le jour où je m'y suis mise, j'ai fait « ah ouais, en fait, c'est assez fou » . Pour plein de... Vous allez faire un épisode dessus, mais pour plein de sujets, ça peut être... pour aller chercher ce qui se passe au niveau des peurs, aller creuser ce qui se passe derrière. Il y a un exercice que j'adore, c'est la poubelle à problèmes, c'est-à-dire quand ça ne va pas, que ça me prend trop la tête, je mets un chrono de cinq minutes, un papier, un crayon, et j'écris tout ce qui me passe par la tête sans me dire que je vais le relire. Et puis bizarrement, après, souvent ça va mieux. Souvent, je trouve des solutions à mes problèmes juste en sortant les choses et en les écrivant.

  • Speaker #0

    On vous invite à faire l'exercice de la poubelle.

  • Speaker #1

    La poubelle, un problème.

  • Speaker #0

    La poubelle, un problème. Mais on a tous des problèmes, donc je pense qu'on peut tous le faire tous les jours. C'est un bon tip. Et tu as d'autres tips comme ça que tu peux nous partager ? L'exercice, j'aime bien, mais l'exercice rigolo.

  • Speaker #1

    J'adore la poubelle, un problème. Après, moi, j'aime bien les exercices de gratitude. Bon, ça, c'est très classique, mais voilà, lister trois choses avant de se coucher, par exemple, ça, c'est très bien. Et ressentir, pas oublier de... ressentir quand même la satisfaction dans le corps à ce moment-là. Pour des peurs, quand il y a un truc qui vous fait peur, écrire ce qui vous fait peur, et vous demander, mais pourquoi ça me fait peur ? Qu'est-ce qui va se passer ? Alors souvent, on ne le fait pas parce que justement, on a peur et on n'a pas envie d'aller regarder ce qui se passe. Mais en fait, quand on le fait 4-5 fois, on arrive à identifier ce qui se cache vraiment derrière. De un, ça nous fait moins peur parce qu'on peut vraiment mettre le doigt dessus, parce que souvent, on a peur de quelque chose qui... qu'on n'arrive pas vraiment à nommer. Et la plupart de nos peurs, d'ailleurs, ne sont pas du tout rationnelles. Je crois que c'est plus de 85% qui ont pas vraiment de chance d'arriver de toute façon. Donc, c'est pas mal d'essayer de les dégager. Et sinon, encore une fois, poser les choses sur papier, ça permet de passer en mode solution, d'analyser, de vraiment prouver des débuts de réponse, en tous les cas. Parce qu'un des gros pièges, c'est souvent qu'on a nos pensées qui tournent en boucle dans la tête, là. On rumine. Surtout quand on est stressé, on peut être coincé dans le mental, ruminer encore plus, c'est-à-dire les mêmes pensées qui tournent en boucle, et en fait on pense qu'on réfléchit à un problème et qu'on est en train de trouver des solutions. Alors qu'en fait, non, c'est la même chose qui tourne en boucle. Alors que l'écrire, ça permet de sortir de ce mécanisme de rumination et de couper cette espèce de cercle vicieux. Mais franchement, je vous invite tous à essayer de trouver un exemple et voir si vraiment... Vous trouvez des solutions quand vous êtes juste en train de ruminer le problème dans la tête. Souvent, c'est juste que ça tourne en boucle.

  • Speaker #0

    Non, et puis souvent, quand ça tourne en boucle, on a l'impression qu'on n'arrivera jamais à sortir de notre boucle.

  • Speaker #1

    Et en plus, oui, tout à fait.

  • Speaker #0

    Moi, j'ai l'impression que des fois, je me dis, mais en fait, j'ai l'impression de faire le petit vélo. Exactement,

  • Speaker #1

    le petit vélo,

  • Speaker #0

    c'est ça. Quand est-ce qu'il va s'arrêter ? Mais même sans un inconscient, c'est très dur. C'est hyper dur. Moi, je fais ça, je prends un papier, un stylo et j'essaye de sortir, de sortir. Et puis des fois, il y a des crises, des fois, entre guillemets, des crises. On peut appeler ça comme ça, mais qui sont peut-être plus fortes que d'autres. Et puis, d'être gentil avec soi, parce que ça nous arrive à tous, en fait. Et souvent, on a l'impression qu'on est toujours seul au monde à vivre tout ça et que tout le monde y arrive mieux et que les gens, ils sont trop forts. Et que toi, tu es là avec un bouc sur des conneries, toujours les mêmes, parce que c'est souvent les mêmes qui reviennent. J'aime bien ton exercice de la peur d'écrire parce qu'en fait, en gros, si je comprends bien, tu écris des problématiques une fois et en fait, tu le fais pourquoi ? Et tu te poses quatre fois la question. En fait, tu as chaque réponse du pourquoi,

  • Speaker #1

    du pourquoi, du pourquoi.

  • Speaker #0

    Un peu comme quand on est petit. Moi, j'aimais trop faire ça. Et pourquoi ?

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Et pourquoi ? Ça, c'est un exercice de coaching qui marche très bien.

  • Speaker #1

    Ah oui, ça marche très bien en coaching.

  • Speaker #0

    Mais de le faire de soi à soi, ça peut être intéressant de toujours aller chercher le pourquoi, du pourquoi. Est-ce que j'ai peur de pourquoi ? Et vraiment, franchir tout seul ces barrières.

  • Speaker #1

    Exactement. En fait, tout ça, ça permet d'être un peu plus autonome et déjà d'avancer pas mal tout seul. Puis évidemment, on a tous des angles morts et c'est le moment où c'est intéressant de se faire accompagner par un thérapeute, un coach ou de faire appel à quelqu'un pour aussi réussir à aller voir ses angles morts. Mais il y a quand même pas mal de choses qu'on peut faire seul quand on a commencé un peu à défricher et qu'on a quelques outils.

  • Speaker #0

    Et du coup, si on revient au système nerveux, est-ce que tu peux nous expliquer d'une façon plus, j'allais dire, pragmatique, qu'est-ce qui se passe en fait dans le système nerveux ?

  • Speaker #1

    Quand on parle du système nerveux, encore une fois, c'est un raccourci, on parle du système nerveux autonome, SNA, qui est du coup automatique. Pourquoi c'est intéressant de le préciser ? C'est-à-dire qu'encore une fois, ce n'est pas notre mental qui le dirige. Donc, on peut penser ce qu'on veut, on n'a pas vraiment beaucoup d'influence dessus. Souvent, quand on se dit « j'arrête de stresser, j'arrête de stresser » , ça ne nous aide pas vraiment à nous arrêter de stresser. Ça nous fait très stresser en plus. Peut-être c'est encore plus. Exactement. Donc, c'est une réponse totalement automatique du corps pour assurer notre survie. Donc, c'est quelque chose qu'on a hérité de la préhistoire. Mais c'était plus utile quand on risquait de se faire chasser par un mammouth que quand on a l'impression qu'on va mourir parce qu'on est en train de lire un email stressant. Le problème, c'est que c'est le même mécanisme qui se passe dans le corps. Cette énergie un peu qui est mise pour la survie, il faut aller la libérer. L'idée, c'est de ne pas rester coincé en mode survie, dans ce mode de stress-là, et de savoir repasser à... comme je disais tout à l'heure, un mode de sécurité. Parce que si on ne le fait pas, là, on a de l'énergie de stress qui reste coincée dans l'organisme et qui n'est pas évacuée. Et il y a trois, quatre plutôt, on va dire langage de stress dominant, c'est-à-dire c'est la façon de réagir et un peu de communiquer quand on est stressé. Donc ça, ça permet d'identifier, par exemple, de manière assez facile, quand on est stressé, qui sont en fait basées sur les réactions qu'on peut avoir avec la théorie polyvagale, mais je ne vais pas trop rentrer dans les détails techniques.

  • Speaker #0

    Moi, je voulais connaître ces quatre.

  • Speaker #1

    Ah, tu veux ?

  • Speaker #0

    Ah ouais,

  • Speaker #1

    je voulais connaître les quatre langages. Alors, le premier, ça va être tout ce qui est réaction d'agression, colère. Donc, c'est agressif. Donc, ça, c'est une réponse de stress classique, qui est en fait le système nerveux sympathique. qui s'activent pour, en fait, nous aider à combattre. Donc, c'est le combat. Donc, il y a des gens, quand ils sont stressés, ils vont commencer à gueuler, à s'énerver sur tout le monde, tout ça, typiquement. Ou à être dans un... Voilà, je ne vais pas me laisser faire, tu vois.

  • Speaker #0

    Là, vous pouvez lui dire, excuse-moi, là, je pense que tu es dans ton système. Oui, le système nerveux ne va pas mal. C'est ça,

  • Speaker #1

    exactement.

  • Speaker #0

    C'est le moment de le dire.

  • Speaker #1

    C'est ça. Oui, en général, malheureusement, la personne, quand elle ne redescend pas, c'est... Quand elle ne revient pas en état de sécurité.

  • Speaker #0

    Ça ne va pas l'aider.

  • Speaker #1

    Ça ne va pas l'aider. Et donc, dans la communication, il y a des gens qui vont être coincés un peu dans leur façon de penser et ils vont vouloir absolument avoir raison. Prouver qu'ils ont raison. Typiquement, ça se voit comme ça. Dans la façon de communiquer. Le deuxième langage, ça va être celui de la fuite. Donc, la deuxième réaction, en fait. On est stressé. Parce qu'il y a une réaction pareille. Il y a un primaire animal de fuir.

  • Speaker #0

    Et donc, ça peut être fuir très physiquement, se barrer ou changer de job constamment ou toujours partir en voyage, mais pas spécialement pour l'expérience du voyage, pour aussi un peu échapper à la réalité. Ça peut être fuir en testant un milliard de trucs de dev perso, mais jamais sans les appliquer, par exemple. Il y a plein de manières de fuir les choses ou fuir une conversation, l'éviter, l'évitement. Et... Et donc, du coup, dans la communication, ça, on le voit assez rapidement. C'est quelqu'un qui veut éviter le conflit, qui ne veut pas rentrer dans la discussion, justement. Mais ça, il n'y a aucun souci pour dire, ce n'est pas le moment d'en parler, mais il faut y revenir. Pas la fuir. Donc, la fuite, on imagine bien. Donc,

  • Speaker #1

    la colère, la fuite.

  • Speaker #0

    Exactement. Et le troisième, en anglais, on appelle ça faune. C'est l'oubli de soi. C'est un peu une forme de fuite, en fait. Mais c'est cette caractéristique de faire passer les autres avant soi, sans même se demander si nos besoins sont comblés ou si c'est OK pour nous, mais comme stratégie pour éviter justement ce coup de stress.

  • Speaker #1

    Éviter d'aller regarder et du coup, on va s'occuper des autres, c'est quand même beaucoup plus simple. que de regarder l'intérieur.

  • Speaker #0

    Pour éviter le déclencheur, la situation qui nous stresse, on va dire, ok, non, non, pas de souci, vas-y, j'y vais, j'y vais, j'y vais. Mais à répétition. Et ça, ça peut être un gros problème. Pareil, ça déséquilibre les relations. Un gros problème pour soi aussi, évidemment. Mais ça, c'est une réponse typique de quelqu'un qui ne se sent pas en sécurité, qui est stressé. Et ce n'est pas que une histoire, c'est lié à de la confiance en soi, mais en fait, ce n'est pas que une histoire de confiance en soi. C'est vraiment une stratégie de survie automatique du corps. Et le dernier, c'est plus le système nerveux parasympathique dorsal, pour ceux qui veulent les termes techniques, qui est une réponse de figement. Donc, c'est le freeze en anglais. Donc, c'est quand on est paralysé par la peur. Comme une proie qui se paralyse avec l'agresseur qui arrive.

  • Speaker #1

    On avait parlé dans l'émission justement de l'AMDR et de la gastralthérapie, du petit lapin qui est resté bloqué.

  • Speaker #0

    Exactement, c'est le lapin dans les phares.

  • Speaker #1

    C'est toi qui l'avais dit, je ne sais pas.

  • Speaker #0

    Non, non, ce n'est pas moi.

  • Speaker #1

    C'est pas toi. Et c'était hyper intéressant. Il ne bougeait plus. Il n'était pas attaqué parce qu'il pensait qu'il était mort. C'est une technique qui marche pour les lapins, mais pour nous,

  • Speaker #0

    ça ne marche pas. Nous, on peut avoir ces réactions de figement. C'est le moment où on n'est motivé à rien. On procrastine, mais à outrance, pas une petite procrastination. On sait qu'on doit faire des trucs urgents. On est collé sur le canapé à scroller, par exemple, sur le portable. Mais en fait, on est vraiment figé. On est un peu replié sur soi comme ça et on ne se rend même pas compte que c'est vraiment une réaction. On essaie de se sécuriser, de se ressentir en sécurité. Il y a plein de manières dont ça peut se matérialiser, mais c'est quelqu'un dans une discussion typiquement qui d'un coup va avoir un coup de stress et ne va pas réussir à répondre. On va dire, je ne sais pas, qui va être paralysé.

  • Speaker #1

    Ça fait beau. Les quatre, on se dit, c'est vraiment... 90%

  • Speaker #0

    de la population. En fait, on a souvent un ou deux langages dominants. Ou des langages qui se manifestent en fonction des situations. Par exemple, dans les relations ou au boulot. Ou des degrés de stress aussi.

  • Speaker #1

    Oui, c'est pas les mêmes langages. Au travail, on va peut-être plus se figer et puis on pourra peut-être plus se mettre à gueuler. Voilà,

  • Speaker #0

    tout à fait. C'est ça. Ça peut être ça. Ça peut être ça, totalement.

  • Speaker #1

    Et donc ça, ce qu'on disait tout à l'heure, ça, on... On prend conscience déjà de comment on fonctionne. Donc, si jamais ce soir, vous êtes en gombe, il ne vous faut pas une manière de fonctionner, vous pouvez vous dire, j'ai peut-être un petit problème avec mon système nerveux.

  • Speaker #0

    Peut-être qu'en fait, il y a quelque chose qui m'a stressée aujourd'hui ou qui me... En fait, un autre sujet de fond qui vient taper sur le système entre guillemets et qui vient me stresser. J'ai peut-être pas besoin d'aller le décharger sur la personne qui est en face de moi ou c'est un problème relationnel. Allez voir. En fait, c'est une manifestation vraiment de cet état de stress.

  • Speaker #1

    Donc, c'est génial parce que là, on a justement quatre réactions qui peuvent être par rapport au stress. Donc, ça nous donne des clés encore pour réussir à conscientiser un peu plus quels sont, parce qu'on a tous des fonctionnements différents, donc quels sont nos fonctionnements à nous. Tu nous as donné des tips aussi pour pouvoir réussir à calmer ce système nerveux et tout. Et est-ce qu'il y a quelque chose qui peut englober encore tout ça, si on veut vraiment... Ça, c'est une première étape, j'ai l'impression. Et c'est quoi après l'essuie-pied ?

  • Speaker #0

    En fait, effectivement, tout ce qui est gestion du stress, ou en tout cas se sentir en sécurité, en confiance face à l'incertitude, c'est un gros, gros bloc. Mais pour avoir des bases solides et donc vraiment développer sa gestion du stress, il y a cette première compétence qui est d'identifier quand on est stressé. comprendre ses langages de stress, comprendre comment réguler son système nerveux. Et ça, ça va passer par des pratiques corporelles, parce que ça relie le mental et le corps. Et il y a différents types de pratiques, en fonction de quel type de langage de stress on peut avoir. Donc ça, c'est bien d'aller affiner, d'aller un peu identifier ce qui marche pour soi. Ça peut être aussi une exploration personnelle. Par exemple, savoir que quand on va à un cours de yoga, ça nous fait du bien dans telle situation, et du coup l'adopter. Mais en fait... Ce n'est pas le yoga qui va régler les problèmes, mais le yoga va être un outil au service de la régulation du système nerveux. Et pour vraiment avoir des bases solides, il faut quand même, à un moment ou à un autre, aller éliminer les causes profondes du stress. Et ça, c'est vraiment un travail, comme son nom l'indique, qui est plus profond. Il peut y avoir des traumatismes qui viennent activer notre système nerveux et le rendre beaucoup plus profond. plus sujet à ces états de réactivité, en fait, de survie, parce qu'il y a cette énergie qui est logée dans le corps, énergie de survie, le processus n'est pas allé jusqu'au bout, donc il y a besoin d'aller l'évacuer, en fait, d'une certaine manière. Les traumatismes, encore une fois, c'est pas forcément la gravité de la situation qui s'est passée, mais le fait que notre système n'a pas pu processer la situation et aller jusqu'au bout et revenir à un état de sécurité. Il peut y avoir... des fardeaux émotionnels transgénérationnels. On peut aller aussi voir ça du côté... Enfin, c'est de l'énergie éthique, par exemple. On peut aller voir, creuser des blessures émotionnelles profondes qu'on peut avoir, si vous connaissez les travaux de Lise Bourbeau, par exemple, qui a beaucoup, beaucoup parlé de ça et qui est assez connu avec les cinq blessures qui empêchent d'être soi-même. Je crois que c'est ça, le nom de son livre. Et après, dans les causes profondes, il peut aussi y avoir le fait de ne pas du tout être aligné dans sa vie avec son fonctionnement. On reboucle un peu avec le début. Et qui va faire qu'en fait, on va avoir une façon de travailler, de fonctionner qui n'est pas respectueuse de notre énergie ou de notre sensibilité ou qui ne régénère pas notre énergie, qui ne nous épanouit pas. Donc ça, ça peut créer du stress dessus. Et la dernière étape, c'est plus, une fois qu'on a un peu fait tout ce travail-là et qu'on sait où on va, même si c'est un travail qui n'est jamais fini, mais du coup qu'on a quand même des bases solides, c'est de sécuriser tout ça, ou en tout cas s'entraîner un peu tous les jours avec des pratiques. Sa boîte à outils qu'on s'est créée justement, donc soit des pratiques somatiques qui aident à réguler le système nerveux, ou des pratiques comme la visualisation. La méditation, la visualisation, par exemple, moi j'adore ça, mais il y a plein d'autres choses que vous pouvez faire, ça c'est très personnel, pour visualiser au quotidien qu'on se sent en sécurité, qu'on a confiance, ou visualiser ses priorités de la journée et se visualiser en train de les accomplir facilement, parce que le cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est réel et ce qui est imaginé. Et typiquement, ça va être des outils qui vont vachement aider à avoir un quotidien plus fluide, à accomplir des objectifs et tout ça.

  • Speaker #1

    Ce que tu me disais aussi, par exemple, moi, je sais que j'ai un système de satisfaction. Il y en a pas mal aussi qui ont ce système-là de satisfaction. Et c'est vrai que moi, le petit exercice que je fais tous les soirs, c'est aussi de noter, ce n'est pas un truc de gratitude, mais de noter dans la journée tout ce que j'ai réussi à faire ou d'avoir une conscience, en fait, de ce que j'ai fait dans la journée qui était chouette. Mais moi, des fois, je donne des trucs débiles. Genre j'ai fait mes machines, j'ai réussi à faire ce rendez-vous, j'ai fait ça, j'ai rangé ma maison, j'ai fait mes courses, je me suis fait un bon repas. Je suis contente parce que des fois c'est exceptionnel. Genre j'ai fait une super émission de podcast aujourd'hui, je suis hyper contente. Je ne sais pas, j'ai rencontré cette personne qui me plaît énormément, avec qui je vais pouvoir revoir. C'est hyper important de s'être satisfait de ce qu'on a fait à la fois d'un point de vue personnel et d'un point de vue professionnel.

  • Speaker #0

    Oui, carrément. En fait… Ça, c'est important. Alors oui, toi, avec ton human design, encore plus, évidemment. D'autant plus parce que la satisfaction, c'est quelque chose qui te nourrit en human design. Mais c'est important pour tout le monde. Pourquoi ? Parce que notre cerveau, encore une fois, c'est un mécanisme de survie. Il est fait biologiquement pour accorder plus d'importance aux faits négatifs, pour qu'on en prenne conscience et pour justement assurer notre survie, nous faire réagir. Donc en gros, de base, la balance... Elle n'est pas du tout équilibrée entre ce qui nous arrive de bien dans la journée et ce qui nous arrive de mal ou ce qu'on interprète mal. Donc on a ce biais où peut-être que dans la balance, un événement négatif va peser 20 alors qu'un événement positif va peser 2. Donc en fait, aller faire des exercices comme ça tous les jours, ça muscle notre mental et ça vient contrebalancer ce biais-là. Et ça le muscle à vraiment se focaliser aussi, reconnaître les choses qui sont bien, avoir de la satisfaction pour ça, activer le système réticulaire activateur dont les gens parlent beaucoup en manifestation, qui est une explication un peu scientifique. Attends,

  • Speaker #1

    tu m'attends.

  • Speaker #0

    Pardon ! Tu peux le réexpliquer.

  • Speaker #1

    Il y a trop de choses. C'est quoi le système rectilien ?

  • Speaker #0

    Ah, réticulé activateur. C'est une explication, en fait. Alors, attends, je peux le réexpliquer de manière… Je suis partie trop…

  • Speaker #1

    Non, mais parce que je ne connais pas. Du coup, ça m'intéresse vachement. C'est…

  • Speaker #0

    Qu'est-ce que c'est ? En fait, c'est le nom pompeux et biologique du filtre qu'on peut avoir entre notre partie consciente et inconsciente. En gros, c'est le nom du filtre mental qu'on a. système réticulaire activateur qui va choisir entre cette information, elle vient à ta conscience, et cette information, non, non, ça c'est automatique, et donc c'est du subconscient, et c'est traité, tu vois, il y a plein de choses, tu réagis dans la journée sans même y penser, de manière automatique. Et en gros, tu peux faire en sorte que des choses qui sont subconscientes viennent dans ton filtre. Enfin, tu passes le filtre et donc viennent à ta conscience. Par exemple, si le matin, tu te dis que tu habites en ville, surtout, ça marche bien, et tu réfléchis et tu te dis, tiens, aujourd'hui, je vais voir des voitures rouges. D'un coup, tu vas avoir l'impression qu'il n'y a que des voitures rouges dans la ville ou que tu en as vu 20 dans la journée. Si tu te dis, si tu parles d'une destination, souvent quand tu parles d'une destination de vacances ou d'un endroit où tu as envie d'aller, d'un coup, dans le mois qui arrive, tu as l'impression que tout le monde va là où tu vas. Alors, de temps en temps, il y a des tendances, mais en fait, c'est surtout que tu as entraîné ton cerveau à porter son attention sur un élément. Et donc, du coup, toutes les opportunités ou ce qui parle de cet élément vient à ta conscience, là où avant c'était traité de manière automatique et tu ne t'en rendais pas forcément compte.

  • Speaker #1

    Là maintenant, le madame ne veut voir que des beaux mecs toute la journée.

  • Speaker #0

    C'est ça, tu peux faire ça. Mais donc, du coup, c'est une explication d'une partie du processus de manifestation de pourquoi quand tu poses des intentions, tu vois, t'attires beaucoup. beaucoup plus facilement, c'est très limitatoire. Mais en fait, tu vois beaucoup plus les opportunités. Avant, tu avais des œillères et tu passais à côté, tu vois. Parce que tu ne peux pas... Ton mental, il n'est pas du tout assez performant pour que tu aies tout ce qui se passe autour de toi et en toi tous les jours dans ta conscience, tu vois.

  • Speaker #1

    J'adore, c'est trop marrant. Trop bien, moi aussi. On va faire ça demain matin.

  • Speaker #0

    Mais c'est en fait vraiment l'explication biologique qui fait que c'est hyper important d'avoir... des intentions, des objectifs et que ça fait vraiment la différence. Si vous n'êtes pas trop dans le délire de la manifestation, voilà, juste des objectifs, ça parle à tout le monde, très pragmatique, ça fait la différence.

  • Speaker #1

    C'est passionnant, on arrive presque à la fin. Est-ce que tu veux dire un petit mot pour la fin ?

  • Speaker #0

    Je pense que le premier truc, quand on parle du système nerveux, de stress, d'anxiété, en fait, aussi, parce que j'ai peu utilisé ce mot, mais c'est une des réactions. C'est vraiment d'aller identifier ces réactions de stress, identifier quand on est stressé, pas stressé, et d'aller découvrir ce que c'est de se sentir en sécurité pour petit à petit l'amener dans sa vie. Après, chacun choisit ses outils, ses pratiques sportives, ses trucs qu'on aime bien. Mais si on n'a pas cette base-là, c'est pas possible, très compliqué, de faire évoluer son état. Et... Alors là, on va partir un peu plus dans le deep, mais quand je parlais des causes profondes du stress, beaucoup de psychologues, psychiatres qui approfondissent vraiment le sujet de l'anxiété disent que cet état où on n'est pas en sécurité vient aussi du coup de notre attachement à la naissance, notre attachement avec nos parents, par exemple, ou les personnes qui s'occupaient de nous. Et qu'en fait, c'est une forme de déconnexion, parce qu'on n'était pas sécurisé, et donc une forme de manque d'amour. Mais pas parce que les gens qui s'occupaient de nous, ne nous aimaient pas, mais parce que c'est comme ça que le système l'a interprété. Donc là, on part dans quelque chose d'un peu plus conceptuel. Mais en gros, le remède au stress et à cette anxiété, c'est de, petit à petit... apprendre à se donner beaucoup d'amour, se reconnecter avec de l'amour, ressentir ça dans sa vie. Et ça, ça a guéri beaucoup.

  • Speaker #1

    C'est mignon. Moi, j'adore. Moi, j'aime trop. Ça donne trop envie de se donner de l'amour, de se faire des...

  • Speaker #0

    C'est ce que tu disais tout à l'heure quand on disait se parler correctement. Je dis toujours aux gens, arrêtez d'être votre tyran interne. Il faut commencer à conscientiser comment on se parle. Il faut commencer à se parler encore mieux que quand on parle à ses amis, d'ailleurs. Déjà,

  • Speaker #1

    si on sait parler comme on parle à ses amis...

  • Speaker #0

    Bien sûr, mais il faudrait qu'on soit la personne la plus importante de notre vie. Pas pour un égotrip, juste parce que si on ne peut pas remplir notre vase, en fait, c'est difficile d'aller remplir le vase des autres.

  • Speaker #1

    On le remplit mal, quoi. On le remplit mal. Et c'est vrai que de se... De se choyer, en fait. Et puis, des fois, moi, je suis très indulgente aussi avec les gens qui font des erreurs ou des choses comme ça. Et de plus en plus, je me dis, ah ben voilà, c'est pas grave, t'as fait du mieux que t'as pu. Et d'essayer de se parler bien, gentiment, de faire un peu le coco-coaching.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Et de se mettre dans un cocon. En tout cas, moi, j'avais lancé la zone d'un petit cocon avec toi. C'était super sympa. Ça m'a fait beaucoup de bien, cette émission. Ça m'a donné encore envie de m'occuper de moi, justement. Merci. tu reviendras peut-être pour nous parler on ne sait pas,

  • Speaker #0

    une prochaine fois grand plaisir, tellement de choses je suis comme vous avez vu je suis très passionnée donc je peux partir dans des détails j'adore ça,

  • Speaker #1

    merci beaucoup à toi de m'avoir accueillie c'était super et puis moi je vous dis à la semaine prochaine pour une nouvelle émission qui sera aussi passionnante que celle-là j'espère et voilà, à la semaine prochaine et portez-vous bien, prenez soin de vous on va dire ça comme ça Flamme des années 80.

  • Speaker #0

    Le podcast qui allume la femme.

Chapters

  • Introduction et Présentation d'Ingrid

    00:10

  • Hypersensibilité et Système Nerveux

    03:32

  • Définition de l'Hypersensibilité

    05:30

  • Gérer son Système Nerveux

    10:38

  • Pratiques pour Réguler le Stress

    19:57

  • Conclusion et Réflexions Finales

    42:43

Share

Embed

You may also like