undefined cover
undefined cover
La flamme de la sexualité : désir, renaissance et liberté – avec Gabrielle, sexologue cover
La flamme de la sexualité : désir, renaissance et liberté – avec Gabrielle, sexologue cover
Flammes des années 80. Le podcast qui allume la femme.

La flamme de la sexualité : désir, renaissance et liberté – avec Gabrielle, sexologue

La flamme de la sexualité : désir, renaissance et liberté – avec Gabrielle, sexologue

47min |30/03/2025
Play
undefined cover
undefined cover
La flamme de la sexualité : désir, renaissance et liberté – avec Gabrielle, sexologue cover
La flamme de la sexualité : désir, renaissance et liberté – avec Gabrielle, sexologue cover
Flammes des années 80. Le podcast qui allume la femme.

La flamme de la sexualité : désir, renaissance et liberté – avec Gabrielle, sexologue

La flamme de la sexualité : désir, renaissance et liberté – avec Gabrielle, sexologue

47min |30/03/2025
Play

Description

🔥 La flamme de la sexualité : désir, renaissance et liberté 🔥

Et si ce printemps était le moment idéal pour raviver votre flamme intérieure ? 🌸 Dans ce nouvel épisode vibrant de Flammes des années 80, le podcast qui allume la femme, Sara Ginac vous invitent à explorer l’univers fascinant de la sexualité et du désir en compagnie de Gabrielle, créatrice du compte insta @hellohedone sexologue passionnée et lumineuse.

Parce que oui, la sexualité ne s’éteint pas avec le temps : elle évolue, se transforme… et peut même se réinventer. Dans cet échange sincère, Gabrielle nous partage son parcours inspirant, sa vision du désir et ses nombreuses expériences cliniques. D’entrée de jeu, elle nous rappelle une vérité fondamentale :

"Le désir est une flamme qui peut s’attiser, même après des années de relation."

Et c’est là tout le cœur de cet épisode : comment nourrir cette flamme, la raviver, ou même la redécouvrir, surtout quand on a traversé les montagnes russes de la vie, de la maternité, des carrières ou des relations longues.

🌀 Pourquoi le désir semble-t-il si intense au début d’une histoire d’amour ?
🌀 Comment dépasser les tabous qui entourent encore la sexualité féminine ?
🌀 Et surtout, que veut dire se reconnecter à soi pour mieux aimer et désirer ?

À travers des témoignages touchants, des réflexions profondes et une authenticité désarmante, Gabrielle et nos deux hôtes explorent sans détour les blocages émotionnels, les freins culturels, mais aussi les ressources intérieures pour retrouver une sexualité vivante, vibrante, et surtout libre.

"La sexualité s’apprend, et la communication ouverte est essentielle pour surmonter les appréhensions."

Qu’il s’agisse de désir dans le couple, de polyamour, de cycles hormonaux ou de plaisir en solo, cet épisode met en lumière les multiples dimensions du féminin. Un féminin qui doute, qui cherche, qui ose… et qui s’affirme.

Avec douceur et clarté, Gabrielle nous guide vers une sexualité choisie, désirée, assumée. Pas celle qu’on attend de nous, mais celle que l’on construit pour soi.

Et si la clé, finalement, c’était d’en parler ? D’ouvrir les fenêtres, de laisser entrer l’air du printemps, et de dire enfin à voix haute : "J’ai le droit de désirer. J’ai le droit de me réinventer."

"C’est dans un environnement de confiance que l’on peut vraiment explorer ses désirs."

Un épisode à écouter seule ou à deux, au soleil ou sous la couette, pour allumer des conversations, réveiller des sensations… et rallumer sa propre lumière.


🌺 Prête à explorer les profondeurs de votre désir ?
🎧 Écoutez dès maintenant ce nouvel épisode de Flammes des années 80, disponible sur toutes vos plateformes préférées.

📲 Suivez-nous sur Instagram pour découvrir les coulisses du podcast, les citations inspirantes, les témoignages, et surtout… ne rien manquer des prochaines flammes à venir.

🔥 D’une petite flamme peut naître un grand feu… Pour faire grandir le feu. Abonnez-vous ! 🔥


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Flamme des années 80.

  • Speaker #1

    Le podcast qui allume la femme.

  • Speaker #0

    Bonjour ! Alors, je suis très heureuse aujourd'hui de recevoir Gabrielle, parce que je ne sais pas, je me suis dit, c'est le printemps, voilà, on a nos désirs peut-être qui se réveillent, il commence à faire beau, on se reconnecte à soi, à sa sensualité, à sa sexualité. Et donc du coup, je me suis dit, pourquoi pas inviter une sexologue en ce début de printemps ? Donc Gabrielle, merci d'avoir accepté cette invitation. Est-ce que tu veux te présenter ?

  • Speaker #1

    Oui, bien sûr. Déjà, salut Sarah, merci de m'avoir invitée. Je suis aussi ravie d'être là. Moi, c'est Gabrielle. Je suis sexologue clinicienne et thérapeute de cou et je pratique depuis maintenant 5 ans. J'ai créé un compte Instagram qui s'appelle Hello&Données. C'est aussi le nom de mon site. Et donc, je communique. sur ce compte Instagram, sur tous les sujets liés à la sexualité, notamment liés au désir, puisque c'est le sujet qui me passionne le plus. Et c'est aussi le sujet sur lequel on me consulte le plus. Et au-delà de ça, je reçois des patients en vidéo et en présentiel dans mon cabinet.

  • Speaker #0

    Et ton Insta, il est super bien fait. Ça donne vraiment envie. Il y a plein de petites pastilles qui sont assez chouettes. Et surtout, tu fais une newsletter aussi que moi, j'ai découverte. C'est comme ça que je t'ai contactée. Je trouve très chouette. C'est quoi par mois ?

  • Speaker #1

    C'est une newsletter mensuelle qui s'appelle Désir d'apprendre.

  • Speaker #0

    Et c'est hyper intéressant. Et donc, je ne sais pas si c'était la dernière ou celle d'avant, justement, tu parlais du désir dans le couple. Et c'est vachement intéressant de sortir du tabou, entre guillemets, de, ben voilà, quand ça fait longtemps. Ou même, en fait, même sortir de ce tabou-là, c'est même première question, parce qu'on a toujours cette espèce de truc en se disant « Ah ben, c'est le début, donc le début, ça doit être incroyable, la société doit être folle, sinon ça ne vaut pas le coup et tout. » Idées reçues ou genre vérité ? Question. Et qu'est-ce que tu en penses ? C'est une question un peu...

  • Speaker #1

    Je pense que, en fait, elle est intéressante ta question, parce que je pense que dans l'imaginaire collectif, la sexualité, c'est toujours beaucoup mieux au début, parce qu'on est dans cette découverte, parce qu'on est dans cette nouveauté, et que forcément, ça émoustille, et que ça éveille les sens, et qu'on est pleinement dans notre excitation, dans notre envie. Et en fait, c'est intéressant parce qu'on se posait la question avec des amis, mais en fait, ça veut dire quoi être un bon ? Et toutes mes amies me disaient, ben voilà, en fait, le bon. C'est vraiment quand tu es en cette passion, quand tu ne réfléchis pas, quand tu arrives à être pleinement dans ton excitation et connecté à l'autre, etc. Et en fait, je leur disais, pour moi, vraiment, un bon coup, entre guillemets, parce que cette expression, finalement, elle est un peu old school, mais c'est une personne qui arrive à rester dans sa sexualité sur le long terme et qui ne reste pas juste dans cette énergie du début, mais qui est plus dans l'entretien. d'une sexualité du quotidien et donc de rester à l'écoute de l'autre, de rester dans sa sensualité, d'être à l'écoute de ses propres besoins, de son propre plaisir, mais aussi de celui de son ou sa partenaire. Donc, oui, c'est intéressant cette question du désir. Moi, j'aime beaucoup répondre à la question surtout du désir dans la durée parce que le désir du début, il est assez facile et évident, entre guillemets, mais le désir dans la durée... Oui,

  • Speaker #0

    mais du coup, justement, c'était une vraie question. Après, on en viendra au désir du... Parce que ça, forcément, je pense que tout le monde a déjà rencontré cette problématique. Mais il y a aussi ce truc du début, du désir. Parce qu'au début, pour avoir une sexualité épanouie, il faut connaître l'autre. J'imagine qu'il faut s'intéresser, il faut être tout ça. Et c'est vrai que des fois, au début, il peut y avoir aussi des craintes. Ou est-ce que des fois, on peut passer à côté en se disant « non, en fait, ça ne marche pas » . Il peut y avoir des peurs qui viennent se mettre un peu au milieu. Ou est-ce qu'il y a un petit kit du début pour vraiment se connecter ? Est-ce que tu peux nous donner des petits conseils de la base du début ? Et après, on parlera du désir sur la longueur qui intéresse évidemment tout le monde. Mais ce truc-ci, c'est instantané, tu penses que c'est une alchimie qui arrive tout de suite et il faut pas se poser trop de questions, si c'est pas là, bah tant pis, ou est-ce que ça peut se construire ?

  • Speaker #1

    Alors ça peut forcément se construire. Moi je pense que, je suis même convaincue, que l'incompatibilité est un mythe et que en fait la sexualité elle s'apprend, elle s'apprend pleinement. Alors forcément dans les débuts, on a plus tendance à faire qu'à en parler. Et la situation se renverse après. On a plus tendance à en parler qu'à faire. Tant mieux, d'ailleurs. Parfois même, on a du mal à en parler. D'ailleurs, on est dans une société où on a beaucoup plus de mal à parler du sexe qu'à faire du sexe. Je dis souvent à mes patients, à mes patientes qui ont du mal à parler du sexe, ça ne vous dérange pas de pénétrer par une personne que vous connaissez à peine, mais en revanche, en discuter, c'est plus compliqué pour vous. Elle me dit, ben ouais, c'est plus compliqué pour moi. Alors que... C'est fou ! Oui, c'est fou.

  • Speaker #0

    Mais c'est marrant, c'est parce que des fois, j'ai des conversations comme ça avec des copines où je dis mais en fait, ce n'est pas possible que là, tu n'arrives pas à demander ça, alors qu'hier, cette personne était à l'intérieur de toi. Ça me paraît... aberrant en fait.

  • Speaker #1

    C'est un peu le monde à l'envers.

  • Speaker #0

    Ce truc même de plan cul. Alors moi je dis pas, chacun fait les sexualités qu'il veut et au contraire, c'est vrai qu'il y a des choses comme ça à un moment donné qui se mettent en place où c'est un peu à l'envers. Et est-ce que c'est pas ça qui mixe un peu le désir par la suite justement ? Quand on est ensemble depuis longtemps, c'est ce que j'ai écouté, j'ai vu ton post la dernière fois, c'est pour ça que je rebondis là-dessus. On est vachement sur les choses interdites. Et est-ce que c'est ça qui... Est-ce qu'on dérègle pas nos façons de se désirer ? Et du coup, on va être en train de se dire, alors si c'est interdit, ça va m'exciter. Tu vois ce que je veux dire ou pas ?

  • Speaker #1

    Oui, bien sûr. Je pense qu'on peut rapidement rester bloqué, effectivement, sur ce qui nous a activés au début. Ce qui nous a activés au début de nos relations, parce qu'en fait, on est dans cet engouement, on est dans cet émerveillement de découvrir l'autre. Donc forcément, on est bourré d'hormones à ce moment-là, de toutes ces hormones du bonheur et de l'attachement. où on a l'impression qu'on est plus fatigué, on peut sortir sur les soirs de la semaine, on se couche à 3h du mat, on va bosser le lendemain, c'est pas grave, on ressent pas la fatigue parce qu'on est vraiment dans ce moment où on est pleinement dans ce désir et dans cette excitation pour l'autre. Et avec le temps, c'est quelque chose qui diminue par l'habitude, forcément. Mais effectivement, c'est quelque chose qui se travaille. Et en fait, pour répondre à ta question, c'est vrai que... C'est pas qu'on n'a pas envie de parler de sexe. Moi, c'est vraiment ce que je découvre en consultation. Les gens ont envie d'en parler, c'est juste qu'ils ne savent pas quoi dire. Ils ne savent pas quel mot utiliser. Parce qu'en fait, on a un peu enfermé la sexualité dans deux questions. C'est « qu'est-ce que t'aimes ? » , « qu'est-ce que t'aimes pas ? » et « montre-moi ce que t'aimes » . Et donc, en fait, si on n'a pas vraiment eu l'occasion de prendre le temps de répondre à ces questions-là... On ne sait pas quoi répondre. Du coup, on dit, mais en fait, je ne sais rien. Je ne sais pas ce que j'aime. Je ne sais pas ce que je veux. Je ne connais pas de mon corps.

  • Speaker #0

    C'est assez dur de répondre à cette question tout de suite. Puis, ce n'est pas un manuel. C'est un peu un manuel Ikea.

  • Speaker #1

    C'est comme ça que je pense.

  • Speaker #0

    Je pense que c'est aussi différent. Et puis, il y a des surprises qui peuvent arriver ou des choses. C'est vrai que cette espèce de jugement aussi ou de ce rapport, il doit s'instaurer aussi avec la confiance, le temps. Et ce n'est pas quelque chose. Je pense que ça fait partie de l'amour. Après, c'est mes croyances qui sont d'être un peu old school. Mais il peut y avoir d'autres. d'autres choses. On a fait plein d'émissions sur le sexe avec des choses très libérées. Du coup, je peux comprendre. Mais même quand on a fait des émissions, il y avait toujours une forme de respect et d'écoute, vraiment. C'est-à-dire qu'on peut faire une sexualité très débridée, mais avec une vraie écoute, une vraie écoute de l'autre, en fait. Et un vrai intérêt. Et c'est vrai que aujourd'hui, peut-être que c'est ça qu'on perd quand ça fait, je ne sais pas, quelques années qu'on est ensemble, ou que le désir s'étiole. Est-ce qu'il n'y a pas un truc d'écoute et de vrai intérêt de la personne aussi qu'on en fasse ?

  • Speaker #1

    En fait, ce que j'observe, c'est qu'il y a une sexualité au début du couple qui n'est pas toujours la sexualité passionnelle qu'on a envie d'imaginer. Pour certains couples, on ne passe pas par ce type de sexualité-là. Ce n'est pas facile pour tout le monde de s'ouvrir à quelqu'un sexuellement. Alors moi, je rencontre majoritairement des gens qui sont le preu de ça. Donc forcément, j'ai un biais de ce côté-là aussi. Mais ce n'est pas une évidence pour tout le monde. Et en fait, je pense qu'il n'y a pas d'acquis dans la sexualité. C'est juste que chaque personne prend une place à ce niveau-là, à la fois dans le couple sexuel et à la fois dans le couple amoureux. Les personnes prennent une place assez naturellement, qui sont la suite logique des places qu'elles ont prises auparavant dans les précédentes relations, dans leurs précédentes relations sexuelles. Et c'est quelque chose que... parfois on a du mal à venir challenger. C'est-à-dire, moi en fait, j'ai toujours pris cette posture-là, donc je garde cette posture-là, quand bien même je ne suis pas forcément à l'aise avec, ou quand bien même ce n'est pas forcément le chemin vers mon plaisir. Mais je ne sais pas trop comment le dire à l'autre, je ne sais pas trop comment le communiquer. Et je pense que parfois il y a un vrai besoin de se poser ces questions et de trouver les bons mots pour se sentir à la bonne place. Et c'est surtout que... les couples se rencontrent. Et puis, cinq ans plus tard, ils ont toujours la même sexualité, entre guillemets. Ils ne l'ont pas challengé, alors que même eux ont changé. Ils ont changé de boulot deux fois, ils ont déménagé. Parfois, ils ont eu des enfants, ils se sont mariés. Mais leur sexualité n'a pas forcément été challengée dans les pratiques, dans le rythme, dans les besoins des uns et des autres.

  • Speaker #0

    Et comment on fait pour justement le challenger ? Est-ce qu'on a des petits tips à donner, justement ? aujourd'hui à nos auditeurs ou à nos auditrices ?

  • Speaker #1

    Oui, en fait déjà c'est de se dire comment on vit cette discussion entre nous dans le couple. Est-ce que c'est juste quelque chose que l'on fait ou est-ce que c'est aussi quelque chose dont on parle, dans lequel on se projette ? Est-ce que ça devient un projet à part entière, la sexualité du monde ? C'est ça qui est important.

  • Speaker #0

    Tu n'as pas peur de se dire que c'est un projet à part entière, notre sexualité ? Parce qu'on a l'impression, dans l'inconscient collectif, que c'est un truc qui doit se faire tout seul. C'est quelque chose qui doit être naturel. Soit ça marche, soit ça ne marche pas. Et puis, on le touche un peu du doigt. Tu vois ce que je veux dire ? On ne va pas commencer à s'occuper de ça, parce que ça veut dire que si on s'en occupe, c'est que ça ne marche pas. Donc, on se sert. Moi, je le sens un peu comme ça. C'est un peu genre, bon, ok, on s'occupe déjà de tellement de choses. Si en plus, ça, ça ne fonctionne pas, il faut... Je pense qu'il y a un côté aussi comme ça. C'est bon, la nourriture, elle va se faire toute seule. On n'a pas besoin d'aller faire les courses. Ce n'est pas la peine. Le frigo, il se remplit tout seul. C'est naturel. Bien sûr. Et ce que tu dis, et je pense que c'est assez juste, c'est que ce n'est pas la bonne place. Et qu'il faut aussi le mettre à cette place-là pour s'en occuper, se challenger, trouver des nouvelles ressources, peut-être.

  • Speaker #1

    Ce n'est pas forcément des nouvelles recenses. Je ne suis pas toujours d'accord avec cette recherche constante de nouveautés. Je pense qu'on n'a pas besoin d'être toujours dans une recherche de nouveaux pour justement vivre cette excitation. Je pense que déjà, être dans les choses simples, être dans l'écoute, être dans l'observation, être attentif à l'autre, c'est déjà une base qui est super bien. Et en fait, effectivement, je trouve ça fou qu'on puisse... penser justement que quand on s'occupe de ça c'est que forcément il y a un problème et que ça fonctionne pas et qu'on est incompatible et que ce sera plus facile avec quelqu'un d'autre ça c'est faux, c'est pas facile aujourd'hui ce sera pas plus facile avec quelqu'un d'autre parce qu'en réalité la sexualité est quelque chose de très complexe et le désir aussi. Pourquoi c'est complexe c'est parce que en fait on a tous des expériences qui sont assez uniques avec la sexualité Parce qu'on reçoit des éducations différentes, parce qu'on a des expériences différentes, parce qu'on a des ressentis différents, à la fois sur nos corps et émotionnellement parlant. Et donc en fait, quand on rencontre une personne, on arrive avec tout ce bagueuse-là, et on ne communique pas ce bagueuse. Et on attend que l'autre personne, finalement, soit un peu dans cette devinette, et mettre le doigt parfaitement au bon endroit sur... ce qui nous fait plaisir, ce qui est la bonne chose pour nous, ce qu'on va bien interpréter, ce qu'on va bien ressentir, ce qui va nous faire jouir. C'est ultra... C'est fort de demander ça à quelqu'un même sans délivrer d'informations soi-même. Je pense que c'est impossible presque.

  • Speaker #0

    C'est marrant, on avait fait une émission sur la libération émotionnelle avec Lucille et on avait exactement cette conversation par rapport à trouver l'amour. Quand on ne se connaît pas aussi complètement soi-même... C'est hyper compliqué de trouver quelqu'un qui va devoir savoir qui on est alors que nous, on ne le sait pas. Est-ce qu'il y a aussi un truc dans la sexualité de se découvrir aussi seule, de savoir exactement ce qu'on... Et puis même de découvrir son désir seul. Parce que je pense que le désir, même quand on est célibataire, il y a des moments où on va plus avoir envie de se découvrir. Et puis il y a des moments donnés où on a envie d'être sous le lit, regarder une série. Et puis ça peut durer longtemps. Et puis on n'aura pas non plus de désir. Et on attend, quand on rencontre quelqu'un, que, en fait... tous les heures ce soir, genre le désir, les choses comme ça, ou alors on se met aussi des idées de comment ça devrait être. Et si à un moment donné, il y a une période où ça ne va pas, où il n'y a plus trop de sexualité, on va se dire que ça ne va pas. Sauf qu'en fait, quand on est seul, il y a des moments aussi où on n'a pas trop de sexualité.

  • Speaker #1

    Bien sûr, bien sûr, mais en fait, évidemment, en fait, la sexualité et la libido, c'est hyper fluctuant. Parfois, on va en avoir envie, même seul. Parfois, on ne va pas en avoir envie, même à deux. mais le problème c'est qu'aujourd'hui la sexualité et l'amour sont assez confondus ou la sexualité et l'appréciation c'est à dire que si l'autre n'a pas envie de moi c'est que je ne suis pas désirable, si l'autre n'a pas envie de moi c'est que je ne suis pas aimable si l'autre n'a pas envie de moi c'est que je ne suis pas belle ou je ne suis pas beau en fait tout de suite on va prendre cette information et la prendre personnellement alors qu'en réalité parfois ce n'est pas du tout personnel déjà c'est pas que j'ai pas envie de toi c'est juste qu'en ce moment je suis pas dans ma libido ça c'est important je sais pas si tu les as vus j'en parle beaucoup sur mon compte d'ailleurs de la différence entre l'excitation,

  • Speaker #0

    la libido et le désir parce que c'est des termes qui sont un peu confondus entre eux et qui en réalité sont tous différents tu peux nous les réexpliquer du coup concrètement parce que c'est intéressant de... de mettre des vrais mots sur le vocabulaire pour savoir exactement ce que ça veut dire.

  • Speaker #1

    Oui, c'est hyper intéressant. En fait, l'excitation, par exemple, l'excitation et la libido, ce sont des choses qui sont assez personnelles. L'excitation, dans les termes sexologiques, c'est tous les phénomènes mesurables dans le corps, quand notre corps ressent et est dans une réponse sexuelle. Par exemple, pour la femme, ça va être la lubrification, pour l'homme, ça va être l'érection, pour les deux, ça va être l'accélération du rythme cardiaque. Ce sont des phénomènes physiques. Sauf que l'excitation, elle prend envie aussi par notre tête, par notre imaginaire, par nos émotions, par ce qu'on s'autorise psychologiquement ou pas. Et d'ailleurs, pour que l'excitation soit possible dans le corps, ça passe d'abord par la tête. Et donc en fait, c'est très personnel. Ce qui est sexuellement excitant pour moi, ce qui est sexuellement attirant pour moi, ça me concerne moi. En fait, ça fait partie de mon histoire, de mes expériences, de mon éducation, de ce qui a façonné mon imaginaire et mes émotions liées à la sexualité. Donc ça, c'est l'excitation. La libido, c'est l'énergie sexuelle dans laquelle je suis. Donc pareil, ça me concerne. C'est-à-dire... Quand je suis détendue, quand je suis bien, quand je prends soin de moi, quand je me fais plaisir, quand je fais des choses pour moi, j'ai beaucoup plus de chance d'avoir de la libido que quand je suis en surcharge de boulot, que je suis en surcharge émotionnelle, que je n'ai pas de temps pour moi, que je n'ai aucun temps pour me faire plaisir, que je ne prends pas soin de moi. J'ai beaucoup plus de mal à être dans ma libido. En fait, la libido, c'est vraiment une énergie qu'on peut s'apparenter à... Je me sens bien, je me sens en confiance, je me sens libre. Et donc, en fait, je peux être à l'écoute de mon excitation et je me sens bien dans mon corps et dans ma tête. Et le désir, c'est différent de ces deux notions. Ces deux notions qui sont plus tournées vers soi, le désir, c'est plus tourné vers l'autre. C'est l'élan vers l'autre. J'ai du désir pour toi. parce que je sais qu'on prend du plaisir ensemble, parce que je t'aime, parce que je te trouve trop beau, trop belle, parce que tu me plais, parce que tu me fais rire. Et donc en fait, ce qu'il faut se dire, c'est que ces trois notions, elles sont non concordantes entre elles. C'est-à-dire que parfois, je vais avoir du désir pour toi, toutes les raisons que j'ai citées, mais je ne vais pas me sentir excitée. Parce que ce jour-là, j'ai eu une journée difficile et que du coup, le lien entre ma tête et mon corps va être difficile de m'en se faire. Et à ce moment-là, ça n'a rien à voir avec toi. mais c'est parce que je ne me sens pas disponible, parce que mon corps n'est pas disponible. Et en fait, on compte souvent ça, c'est-à-dire que si je ne lubrifie pas, l'autre va le prendre personnellement, ou si la personne avec laquelle on est n'a pas d'érection, on va se dire « bah mince, est-ce que c'est parce que je ne lui plais pas ? » Et en fait, non, ça n'a rien à voir.

  • Speaker #0

    Des fois, c'est des idées reçues, mais des fois, on va se mettre une pression aussi. C'est aussi peut-être aussi... assez masculin de se mettre une pression et du coup de pas forcément avoir une érection parce que même si le désir est là, des fois ça peut être aussi trop fort et se dire en fait j'arriverai pas à gérer et il y a des choses qui peuvent se passer comme ça chez l'homme ou chez la femme où ça peut bloquer parce que aussi ça peut être quelque chose de très fort et c'est comme dans d'autres émissions qu'on a fait qui sont pas sur la sexualité mais le bonheur ça peut faire peur aussi et puis des fois d'être dans un truc de en fait là je sors d'une zone de confort que je connais pas et du coup j'ai peur d'y aller Et ça aussi, de mettre des mots, ça peut aussi aider justement à partager, à dire ce qu'on entend et à évoluer ensemble, je pense.

  • Speaker #1

    Oui, il y a beaucoup de stress. Il y a beaucoup de stress dans le fait d'aborder la sexualité avec quelqu'un. Quand deux personnes ont un rapport sexuel ensemble, en général, ça peut être un peu tenté d'appréhension parce qu'on a peur de ne pas être à la hauteur, parce qu'on a toute cette... pression là-dessus pour un homme d'avoir une érection hyper dure, qui dure super longtemps, qui va être suffisante pour donner du plaisir à l'autre, pour une femme, d'être excitante, de bien lubrifier, de tout ce que l'autre va attendre. Et en fait, on se met tellement de pression là-dessus, alors qu'en réalité, la seule chose que les deux personnes veulent, c'est Passer un bon moment, se sentir bien, être enveloppée de tendresse, de sécurité, de belles caresses. Alors, on a tous des attentes différentes, bien sûr, mais globalement, il y a beaucoup de stress autour de tout ça.

  • Speaker #0

    Oui, puis je pense qu'il y a aussi une course à l'orgasme, à un moment donné, où il va falloir finir. Comme un acte, il y a un début, un milieu, une fin, et ça doit se passer comme on a prévu que ça se passe. Mais en fait, ça peut aussi être déconstruit. J'imagine dans un désir ou dans une recherche de plaisir ou quelque chose de différent, ça peut être aussi déconstruit. Là, on parle beaucoup de couples hétérosexuels, mais ça peut être aussi, même dans l'homosexualité, les gens homosexuels ont une sexualité aussi différente de la « norme » de l'hétérosexuel, où le rapport va être terminé quand l'éjaculation aura eu lieu, et puis merci, maintenant c'est terminé, on s'endort. Tu vois ce que je veux dire ? Il y a aussi ça. Je trouve que c'est hyper important, vu que c'est un podcast et écouté principalement par des femmes. Quand même, des hommes nous écoutent, mais c'est intéressant que si les hommes nous écoutent aussi. Je pense que tu peux nous dire des choses par rapport à tout ça. C'est des choses que tu dois justement parler avec tes patients.

  • Speaker #1

    Oui, c'est vrai qu'en fait, quand je parle, je parle beaucoup sur des normes hétérosexuelles parce que c'est les patients que je reçois le plus, des couples hétérosexuels, des femmes et des hommes hétérosexuels. Mais j'ai aussi des couples, des femmes et des hommes homosexuels. Donc, c'est intéressant que tu le mentionnes. Et en fait, pour les deux, qu'on soit hétérosexuel ou homosexuel, le plus important, effectivement, ce n'est pas l'orgasme, c'est le plaisir qu'on prend tout le long. Et en fait, c'est un peu bateau de dire ça, mais effectivement, la finalité du rapport, ce n'est pas le plus important. C'est en fait tout ce qui va se passer entre-temps. Du moment où on s'embrasse, au moment où on se regarde, au moment où on se séduit, au moment où on se déshabille. En fait, je pense qu'il y a des tas de choses qui sont un peu banalisées. Parce que justement, on est dans cette course à l'orgasme, alors que la nudité, par exemple, c'est ultra banalisé. On va arracher ses vêtements ultra rapidement, sans prendre le temps d'apprécier que la nudité, c'est une mise à nu, déjà. C'est quelque chose qui peut rendre ultra vulnérable, déjà, juste ça, avant même d'être caressé par l'autre, d'être vu, nu. ça peut rendre ultra vulnérable et c'est juste les banaliser alors que il pourrait prendre le temps déjà de se regarder de regarder nos corps respectifs de prendre le temps de vraiment toucher le corps en entier d'être sur des caresses et en fait c'est aussi ça la sensualité c'est de paris enfin de pas penser que la sexualité est juste enfermé dans ou les zones érogènes ou les zones génitales c'est vraiment tout le corps et

  • Speaker #0

    et donc ouais l'idée c'est pas qu'il y ait une course à l'orgasme c'est vraiment que prendre le temps d'apprécier quoi tout le chemin et j'avais vu aussi sur ton dernier post Insta sur les différents désirs donc on peut avoir des types de désirs donc je crois qu'il y avait spontané bon je vais tous nous les donner et la question on fait deux questions en une est-ce qu'on est tout le temps à un type de désir est-ce qu'on évolue est-ce que ça peut changer avec le temps est-ce qu'il y a des désirs qu'on n'aura jamais et c'est pas grave voilà donc c'est quoi les questions Les types, il y en a combien et qu'est-ce que c'est ? Est-ce que tu peux nous les décrire ?

  • Speaker #1

    Je ne sais pas si ça vous est... En tout cas, peut-être que toi, ça t'est déjà arrivé. Moi, c'est des choses qui reviennent souvent dans les patients que je vois en consultation, surtout quand ils sont en couple. C'est de dire, mais en fait, c'est toujours moi qui viens vers elle ou c'est toujours moi qui viens vers lui. C'est toujours moi qui suis en demande. Et du coup, en fait, cette dynamique, elle m'épuise. J'aimerais que l'autre aussi vienne vers moi, etc. Et en fait, ce qui ressort de ça, c'est qu'effectivement, il y a deux types de désirs. Il y a ce qu'on appelle le désir spontané et le désir réactif. Donc en fait, il y a des personnes qui sont plus en désir spontané, c'est-à-dire qu'en fait, qui vont ressentir une excitation et qui vont avoir envie de transformer cette excitation avec l'autre, et donc d'être pleinement dans leur désir, etc. Et il y a des personnes qui sont plus... plus en désir réactif, c'est-à-dire leur désir, leur excitation, leur libido vont s'activer en réponse à un stimuli, c'est-à-dire à des caresses, à une approche, peu importe, mais à une approche sexuelle de l'autre. Et donc, en fait, parfois, ce n'est pas qu'on n'a pas envie ou ce n'est pas qu'on ne désire pas l'autre. On n'a pas envie de faire le premier pas. C'est juste que c'est un fonctionnement qu'on peut avoir. On va plus fonctionner en réaction à quelque chose qui va nous donner envie plutôt que d'être dans cette spontanéité. Et donc ça, je trouve que ça vient.

  • Speaker #0

    Mais imagine, tu es en couple et les deux sont en réaction. Il ne va rien se passer, en fait. Chacun attend que l'autre fasse le... Parce que c'est sa façon. Et pareil, c'est comme les plus et les moins. Si c'est un qui est comme ça et l'autre qui est autrement, c'est parfait. Mais si on est tous les deux pareils, et si on est tous les deux genre, bon, moi, j'aime bien quand on vient me chercher. Et comment on fait ?

  • Speaker #1

    Alors, en fait, ce n'est pas parce qu'on est en désir réactif qu'on est passif. Ce n'est pas la même chose. Et justement, quand il y a deux personnes qui fonctionnent en désir réactif, l'objectif aussi, c'est que ces personnes puissent se parler en fait de ça. Alors qu'elles puissent se dire quand même... j'aime bien quand tu fais ça, j'aime bien quand tu me touches là, j'aime bien que les deux personnes puissent s'en parler pour que justement... les deux puissent être dans une prise d'initiative qui partira pas forcément d'un stimuli sexuel, mais qui partira peut-être d'un moment de tendresse, qui partira peut-être d'un moment de complicité sympa entre les deux personnes, qui partira d'autre chose, ou qui commencera juste par le fait, je sais pas, on commence à s'embrasser, on se dit bonne nuit, puis en fait, de là naît quelque chose, de là naît une envie. Mais ce n'est pas pour ça qu'on doit forcément, pour qu'il y ait un équilibre, être forcément une personne qui a un désir spontané et une personne qui a un désir actif.

  • Speaker #0

    Du coup, c'est vrai que ça peut expliquer plein de choses, parce que des fois, j'ai l'impression qu'on peut aussi se « vexer » , comme tu l'as dit tout à l'heure. C'est tout le temps moi qui fais l'effort, alors que ce n'est pas censé être un effort, et de se sentir moins désirable aussi. Ça peut aussi entraîner vachement… Quand on rentre dans cette spirale-là, ça peut être hyper malheureux, puisqu'après, tout devient… Tout passe par la tête, tout est calculé. Et du coup, on se dit « Ah, je vais faire ça, mais est-ce que ça va marcher ? » Ce n'est pas facile,

  • Speaker #1

    non ? Oui, c'est pour ça que quand on est avec quelqu'un, quand on a une sexualité avec quelqu'un, on est confronté à l'altérité. Et en fait, cette confrontation-là, elle fait assez peur parce que comme on parle peu de sexe, on se fait les questions et les réponses. si je fais ça, est-ce que l'autre va aimer ? Ah mais tiens, si je fais ça et que l'autre personne a cette réponse-là, est-ce que c'est bien ? Est-ce que ça veut dire que c'est bien ? Est-ce que ça lui fait du bien ? En fait, il suffit de poser la question. Est-ce que là, tu aurais envie de faire l'amour ? Est-ce que là, tu te sentirais disponible pour un moment d'intimité à deux ? Est-ce que là, tu aimerais que je t'embrasse parce que moi, j'ai envie de t'embrasser ? En fait, ne pas hésiter à poser les questions. et à ne pas faire les questions et les réponses soi-même parce que sinon, on va toujours faire quelque chose de plus négatif que positif. On se sent rejeté, on ne se sent pas aimé, on ne se sent pas apprécié, on ne se sent pas désiré. Et on fait des interprétations. Alors que la personne en face, elle est juste ultra contente quand on lui pose la question et ultra contente de recevoir un baiser. Je ne crois pas que ça aille plus loin, mais de ne pas hésiter à exprimer les choses. Et je sais que c'est difficile parce qu'on n'a pas appris à le faire. mais ça s'apprend et ça permet tellement plus de fluidité.

  • Speaker #0

    Et surtout, j'ai l'impression, mais ça c'est, encore une fois, ce n'est pas que dans la sexualité, mais on a l'impression que la façon dont on fonctionne, l'autre personne va fonctionner de la même manière. Sauf qu'en fait, c'est ce qu'on dit en human design ou même en astro, dans toutes ces choses qui sont un peu des thèmes où tu te dis, c'est comme ça que tu fonctionnes. Mais en se rendant compte que des fois, moi je fonctionne comme ça, en fait la personne d'à côté, elle fonctionne comme ça. complètement différemment et on est des milliards d'individus sur la Terre. Donc on a toutes des façons de fonctionner hyper différentes. Et on a tous à être égocentrique, entre guillemets, en se disant « moi je fonctionne comme ça, donc lui il doit fonctionner comme ça, donc moi si je fonctionne comme lui, ça veut dire que j'aime pas et que je désire pas, donc il m'aime pas et il me désire pas. » On fait plein de raccourcis en fait. Non, on est tous différents et c'est quoi ta façon de fonctionner ? « Ah ben moi c'est celle-là, toi c'est celle-là. » Ok. Comment on peut s'arriver à s'entendre avec ces deux façons de fonctionner qui, en général, si on est ensemble, elles n'ont pas trop de rapport parce que... On ne va jamais attirer notre clone. En gros, il y a deux grands types de désirs ou il y en a d'autres ?

  • Speaker #1

    Il y a ces deux-là. Après, il y a des tas et des tas et des tas de personnalités sexuelles. Il y a des personnes qui vont avoir besoin d'énormément de sensualité, de prendre beaucoup de temps, d'être très enveloppées, d'être dans une tendresse. Il y a des personnes qui vont être plus sexuelles. c'est-à-dire qu'ils vont avoir besoin d'assez rapidement d'être en contact avec le sexe de l'autre, d'être dans une pénétration. Il y a des personnes qui vont être plus dans cette énergie et qui vont avoir besoin d'une vraie complicité, etc. En fait, il y a des tas et des tas et des tas de personnalités différentes. Et c'est exactement comme quand on rencontre une personne, on va découvrir au fur et à mesure sa personnalité, ce que la personne aime, ce que la personne n'aime pas. Sauf que dans la vie courante, on ose poser les questions. En fait, c'est comme si tous les jours, on souhaitait cuisiner pour quelqu'un, mais qu'on veut dès le premier jour, dès le premier repas, lui faire son plat préféré.

  • Speaker #0

    Sans savoir s'il est végétarien, s'il n'est pas végétarien, s'il aime le poisson, s'il aime tel type de légumes, etc. On a peu de chance quand même au premier repas de lui faire son repas, de le trouver pile poil sur sa recette préférée, assaisonné comme la personne le veut, etc. En fait, c'est quelque chose qui se découvre au fur et à mesure, qui se demande. C'est un peu pareil avec le sexe. On ne peut pas savoir tout de suite.

  • Speaker #1

    Et je pense aussi que le repas préféré, c'est génial de le manger de temps en temps. Mais si on le mange tous les jours, à un moment donné, on est un peu dégoûté du repas préféré. Je pense que... Moi, j'adore manger asiatique, mais je suis partie cette semaine en Thaïlande. Je peux te jurer qu'à la fin, je n'en pouvais plus.

  • Speaker #0

    Oui, on a envie d'explorer. On a envie aussi parfois d'être dans un confort. Parfois, ça nous fait vivre dans une routine. En fait, tout est OK tant qu'on sait demander et exprimer.

  • Speaker #1

    Et c'est marrant parce que là, je... Je pense justement à la newsletter que tu avais faite la dernière fois qui parlait du désir et du charisme. Et je trouve que c'est un parallèle qui est hyper intéressant. Et moi, je vous invite tous à lire cette newsletter parce que c'était vachement intéressant, cette notion de charisme et désir. Et donc, du coup, nous en dire un peu plus par rapport à ça. Je pense qu'il y a un lien avec tout ce qu'on raconte aussi par rapport à ce désir-là et ce charisme. Quand tu vois rentrer quelqu'un dans la pièce, tu te dis « Waouh ! Il y a ce truc qui se dégage. » Donc, vas-y, j'adore quand on… Ouais.

  • Speaker #0

    En fait, je trouvais ça intéressant de mettre en parallèle ces deux notions, le charisme et le désir, parce que déjà, c'est des choses qu'on voit de beaucoup. On a tous envie d'être charismatiques, on a tous envie d'être pleinement dans notre désir, dans nos désirs, et c'est quelque chose qu'on pense très inaccessible. Peut-être parce que c'est des choses qu'on a idéalisées sans vraiment comprendre que c'est d'où ça vient et d'où ça part. On a l'impression que le charisme, pour en avoir, il faut être passionnant, ultra drôle, très très beau. En fait, déjà ça ne veut rien dire tout ça, drôle pour qui, intéressant pour qui, beau aux yeux de qui. En fait, ça ne veut rien dire, on sera perçu différemment de certaines personnes. Mais pour moi, le charisme, c'est à quel point finalement on est vivant. Et à quel point on s'autorise à être pleinement dans le moment présent, pleinement dans... dans notre plaisir et qu'on ne se cache pas. On ne se cache pas de ça. Donc en fait, une personne qui a du charisme, c'est une personne qui est pleinement présente là où elle est. Et plus une personne va être pleinement présente, plus les personnes qui vont être autour vont aussi se sentir présentes. Parce que du coup, la discussion va être profonde, parce que les regards vont être réels, parce qu'on va s'écouter, parce qu'on va se répondre et pas juste... être dans une espèce de conversation un peu superficielle, etc. Le charisme, en fait, c'est ça. Et donc, finalement, est-ce qu'une personne charismatique ne va pas, de par son comportement, rendre l'autre personne en face charismatique ? Ce n'est pas quelque chose qui pourrait être contagieux. Moi, je trouve ça intéressant de voir ça comme ça. Et un peu pareil pour le désir. C'est-à-dire que le désir, on a un peu l'impression que c'est un objet perdu au coin de la rue et qu'en plus de ça, on perd absolument tout le temps. Alors qu'en réalité, c'est un peu pareil. Le désir, c'est est-ce que je suis à l'écoute de ce dont j'ai besoin ? Est-ce que je suis pleinement présente dans le moment ? Est-ce que j'ai peur de tout ça ? Est-ce que j'ai peur de mes besoins ? En fait, est-ce que je suis pleinement à l'écoute et je les communique ? Et le désir, c'est ça. En fait, c'est que je partage un moment avec toi, autant qu'il soit réussi. Quand je dis réussir, ça ne veut pas dire être dans une performance et dans quelque chose qui sera parfait. Quand je dis réussir, c'est je suis là avec toi et peu importe ce qui se passe, on va pouvoir s'en parler. S'il y a quelque chose de plus inconfortable, ce n'est pas grave. En fait, ça arrive. Et le désir, c'est aussi ça. C'est un peu cette présence qui va faire que le moment qu'on va passer sera plus vibrant, en fait.

  • Speaker #1

    Il y a une notion de sécurité aussi, on en parlait un peu en préparant l'émission. On peut se sentir libre d'être aussi complètement authentique et d'être qui on est à 2000%. Et ça passe aussi beaucoup par la sécurité. Par rapport à toutes les émissions qu'on a faites sur le BDSM, ou moi quand j'ai fait ces émissions-là, j'ai vraiment ressenti que ce sentiment de sécurité où tu peux être vraiment qui tu es, même si c'est des choses qui paraissent complètement... Enfin, même si ce n'est pas nos pratiques, moi ce n'est pas du tout les miennes, mais de comprendre ce sentiment de pouvoir être... vraiment libre et sécurisé et en sécurité. En plus, on a fait beaucoup d'émissions sur les violences, sur la sexualité par rapport à certaines femmes. Il y a quand même un grand nombre de femmes arrivées à notre audience, entre guillemets, les femmes de la quarantaine. Il y a quand même pas mal de femmes qui ont vécu des choses sexuellement qui ne sont pas forcément passées par des viols ou des incestes obligatoirement, mais on a tous eu des cas d'épithromas, donc on n'arrive pas comme ça genre « waouh, c'est génial » . Et c'est vrai que c'est hyper important de se sentir en sécurité. Ça passe par là, parce que comme on a fait aussi des émissions sur le corps, que le corps n'oublie rien, Donc même si on a traité des choses, le corps il se rappelle en fait à un moment donné de choses et il peut avoir des réactions. Voilà, c'est ce qu'on disait tout à l'heure sur même la lubrification ou le désir ou le fait de... Ça peut jouer aussi là-dessus je pense. Non, non, t'inquiète, je suis partie un peu dans un abus. En plus, il ne nous reste pas beaucoup de temps. Mais je trouve que c'est un... En fait, j'aime bien mettre un peu une couche aussi, parce que pour les gens, tu vois, on va un peu en profondeur. Même dans une émission de podcast sur la sexualité, j'aime bien aller un peu en profondeur, parce que c'est vrai que ça touche beaucoup de choses.

  • Speaker #0

    Non, mais le sentiment de sécurité, il est indispensable. Il est indispensable. dans la sexualité, qu'on soit avec une personne avec qui on a juste des relations non sexuelles occasionnelles ou même si c'est une personne qu'on rencontre ce soir ou si c'est une personne sur le long terme, on a toutes et tous besoin de se sentir en sécurité. Parce que si on est en sécurité, on peut lâcher prise. Le fameux lâcher prise. On demande toujours la recette en consultation comme si c'était une recette de cuisine toute faite et qu'il y avait juste à mettre. petit peu de ça et ça y est, on est en vente à chéprise. En fait, pour être en vente à chéprise, savoir surtout de quoi on a besoin pour être détendu, de quoi j'ai besoin pour être détendu dans un moment comme ça. Mais c'est surtout le ressenti qu'on va avoir avec l'autre. Mais par exemple, tu vois, tu mentionnais le BDSM. Le BDSM, c'est une pratique qui est ultra encadrée, ultra safe, parce que c'est... Une pratique dans laquelle le consentement est pleinement au centre de cette pratique, avec des safe words pour que toutes les personnes qui sont impliquées dans ces moments puissent parler un même langage et savoir quand s'arrêter, etc. Ce ne sont pas forcément des choses qui existent dans le quotidien de nos sexualités. C'est dommage de dire qu'il faut que ça existe uniquement dans certaines pratiques ou d'autres. Ça devrait exister absolument tout le temps. En fait, s'il dit stop, c'est stop. S'il dit non, c'est non. S'il dit... Ouais, voilà. En fait, d'être pleinement à l'écoute. Et en fait, c'est pas parce qu'on commence qu'on doit absolument finir. Non, on peut totalement s'arrêter, en fait, au milieu de rapport et dire « Bah là, j'ai plus envie. Là, ça me va pas. Ou là, je ressens pas. Ou là, ça va trop loin pour moi. » Au contraire, en fait, verbalisons absolument tout pour justement être dans cette pleine sécurité.

  • Speaker #1

    Et surtout qu'on soit avec quelqu'un, comme tu l'as dit, si c'est même sous... qu'on se sente en sécurité avec quelqu'un qu'on vient de rencontrer ou pour un plan cul ou une soirée, c'est hyper important. Mais en fait, sur la longueur aussi, quand ça fait même dix ans qu'on est avec quelqu'un, de ne pas oublier que c'est notre corps et que c'est le corps de la personne. Ça doit tout le temps être présent, en fait. Même avec l'habitude, même avec le confort, même avec l'amour ou avec tout ça, il y a toujours cette part-là que j'ai l'impression des fois, qui peut aussi s'étioler un peu, en fait, en se disant, bon, allez, vite fait, ou de ne pas vraiment s'entendre, de ne pas vraiment être à son écoute. Et peut-être que c'est aussi des petits tips pour justement les couples dans la longueur. Chacun doit vraiment s'écouter, on est aussi maître de ça, et de pouvoir le dire, bah oui, mais c'est important de le dire, même si c'est ton mari, même si c'est ton compagnon depuis des années, tu peux t'arrêter en plein milieu, et c'est pas parce que tu n'aimes pas la personne. Et ça, c'est aussi complètement dans l'inconscient collectif, à faire bouger, ça prend du temps, ça aussi, je pense.

  • Speaker #0

    Ouais, ça n'a rien à voir avec l'autre. C'est indispensable de se dire, bah en fait, même si ça fait 10 ans qu'on est ensemble, c'est mon corps, c'est pas ta propriété même sexualité ne t'appartient pas notre sexualité ne t'appartient pas mon corps ne t'appartient pas c'est des choses qui continuent à se demander à se valoriser surtout, c'est pourquoi je te disais au début de l'émission ne pas banaliser ne pas banaliser les choses caresser le corps d'une personne c'est pas banal caresser des zones érogènes, des zones intimes se montrer nue devant quelqu'un, c'est pas banal C'est important de se le dire.

  • Speaker #1

    Et est-ce que tu as un petit jeu ou un petit tip à faire en couple ou même seul, justement par rapport à cette flamme ? On n'a pas du flamme encore depuis le début de l'émission, mais pour raviver la flamme ou pour l'entretenir ?

  • Speaker #0

    Alors moi, j'aime bien le jeu de la bonbonnière, que je trouve sympa. En fait, ce que je trouve sympa à faire, c'est d'avoir un petit pot, un petit pot chez soi dans lequel chacun met... Alors là, c'est plus un type sans couple. Mais pourquoi pas ? Pourquoi pas aussi pour des personnes qui ne voient qu'occasionnellement ou dans lequel, en fait, il y a des petits papiers dans lesquels, en fait, on met dedans des pratiques qui vont du massage à certaines pratiques, je ne sais pas, comme on s'embrasse à Calan ou je ne sais pas, tu me masses le crâne. où tu me laisses une partie du corps, ou je ne sais pas, mais en tout cas... d'avoir en fait et de pouvoir piocher à certains moments ce petit papier, c'est bien ce soir, voilà ce qu'on peut faire. En fait, on est toujours à la recherche entre guillemets de créativité, de nouvelles idées, mais parfois ça passe par des choses très simples. Et en fait, juste de se dire, même si c'est nous qui avons mis ces petits papiers à l'intérieur de ce pot, pourquoi pas en fait déléguer ce soir le moment qu'on va passer ensemble à... à ces petits papiers qu'on a mis dans ce pot et en ptouchant de temps en temps. Et on disait, c'est cool, c'est notre moment de ce soir. Est-ce que toi, tu es OK pour faire ça ? Évidemment, l'idée, ce n'est jamais de se forcer. C'est un consentement mutuel. Mais ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vraiment regardé dans les yeux. Sur les papiers, il peut y avoir écrit, on se regarde dans les yeux pendant trois minutes. On danse sur notre musique qu'on adore. C'est juste histoire de se retrouver. Ce n'est pas forcément sexuel. C'est vraiment pleinement intime.

  • Speaker #1

    Je pense que c'est intéressant de pouvoir se surprendre et se surprendre soi-même parce que c'est nous qui avons écrit les papiers. C'est encore plus rigolo, je trouve. C'est un super tips à faire. Faites-le, testez-le et puis vous nous direz en commentaire si ça a fonctionné. On arrive déjà à la fin, c'est passé hyper vite. Je te réinviterai pour vous reparler de sexualité à l'automne quand on sera en meeting du printemps.

  • Speaker #0

    Avec plaisir. En plus, j'ai un nouveau projet pour l'automne. C'est quoi ? Non,

  • Speaker #1

    attends, tu nous as trottisé là. Tu peux m'en parler ou pas ?

  • Speaker #0

    surprise mais c'est un petit jour autour du désir mais c'est un beau projet, c'est un beau projet sur le désir et qui tombera parfait à l'automne quand on sera un petit peu plus dans une énergie différente et qu'on aura besoin justement d'être dans cette créativité, de prendre soin de soi etc. Donc on pourra en reparler à ce moment-là.

  • Speaker #1

    Ah génial ! Bon j'ai pas trop envie d'être à l'automne même si ça a l'air génial,

  • Speaker #0

    j'ai quand même envie de se développer le printemps et l'été. On va passer par le printemps et l'été.

  • Speaker #1

    Et j'aimerais bien finir, alors d'habitude tu laisses toujours le mot de la fin, donc tu peux dire le mot de la fin comme tu veux, mais j'aimerais bien finir un peu aussi sur cette culpabilité, on en a un peu parlé, mais je sens que la sexualité c'est aussi assez culpabilisant dans tous les sens, on fait pas assez, on est pas comme il faut, on doit perdre du poids, on se sent pas, genre vraiment, on a peut-être pas la souplesse nécessaire pour faire toutes les... Enfin, on culpabilise de plein de trucs, j'ai l'impression, il y a un truc à un moment donné où on se sent jamais assez, et du coup on culpabilise de pas l'être. Est-ce que tu peux nous... Il dit que je vais faire du déculpabilisé.

  • Speaker #0

    Alors déjà, la déculpabilité, j'ai l'impression que c'est vraiment quelque chose qui est omniprésent, ce sentiment. C'est un sentiment qui ne sert strictement à rien. Parce que c'est un sentiment qui ne sert ni à soi, ni à l'autre. C'est un sentiment qui nous inhibe. On a l'impression justement de ne pas être assez, de ne pas faire assez, de ne pas être suffisante, de ne pas être suffisante, de ne pas être à la hauteur. Et en fait, ça ne nous pousse pas à faire mieux. Ce n'est pas un sentiment qui nous pousse à faire différemment, qui nous pousse à faire plus, c'est juste un sentiment vraiment qui nous inhibe et qui nous met mal. Donc en fait, j'ai envie de dire, alors c'est facile à dire, stop à cette culpabilité, mais en fait, c'est surtout que si on ressent quelque chose, si on ressent de la culpabilité, désamorcez. En fait, si vous ressentez de la culpabilité, parlez-en tout de suite. Parlez-en tout de suite à l'autre. Je ressens ça et je ne sais pas pourquoi. Est-ce que tu ressens la même chose ? Est-ce que tu as des besoins particuliers ? Est-ce qu'on peut s'en parler ? Désamorcer, parce que sinon, c'est vrai que c'est un sentiment qui est dur à avérer au quotidien, la culpabilité.

  • Speaker #1

    Oui, puis souvent, ça n'a pas lieu d'être. Et quand on exprime les choses, quand on est avec un partenaire, en général, qu'on a choisi, même pour une nuit ou quand on a choisi quelqu'un avec qui on partage une intimité. On refait la boucle de tout à l'heure, on doit être capable de pouvoir tout dire, comme on offre son corps aussi, on doit être capable de pouvoir offrir ses pensées et ce qu'on est, et avec tout ce que ça comporte, parce que c'est pour tout le monde pareil en fait. Toi tu peux culpabiliser, moi je peux culpabiliser pour des choses qui n'ont pas de rapport, ou peut-être qu'ils en ont un et le découvrent.

  • Speaker #0

    Ouais exactement, exactement.

  • Speaker #1

    C'était trop cool, j'ai encore envie de parler avec toi pendant des heures, est-ce que tu veux nous dire un petit mot de la fin ? Allez on fait un petit bonus. ou est-ce que tu penses qu'on s'est tout dit et puis on se revoit au mois d'août en automne ? On peut te contacter par contre, ça je ne l'ai pas dit. On peut te contacter justement si on est en couple, seul, hétérosexuel, problème de désir ou autre. Tu ne fais pas que les problèmes de désir, tu fais aussi d'autres choses dans la sexualité. Tu es en visio parce que tu es au Portugal ?

  • Speaker #0

    Oui, j'habite à Lisbonne. C'est une ville très agréable, c'est clair. Oui, c'est principalement en visio. parce qu'avant j'étais à Lyon et j'ai déménagé donc j'ai gardé ma page tantelle en France en visio sinon si vous êtes à Lisbonne j'ai un cabinet en présentiel à Lisbonne mais oui en fait le mot de la fin en tout cas que j'aimerais c'est pas pour faire la promotion de ma pratique c'est qu'en fait la sexothérapie c'est pas forcément ce n'est pas forcément quelque chose qui est destiné aux personnes qui ressentent du mal-être ou des souffrances, ou qui pensent ne pas être à la hauteur dans leur sexualité, etc. Mais c'est toujours intéressant d'ouvrir ces sujets-là quand on se pose des questions, quand on a envie d'apprendre, parce qu'encore une fois, la sexualité, ça s'apprend. Pas inné. Et que donc, en fait... comprendre comment on fonctionne et mettre des mots sur la sexualité qui nous ressemble, je pense que c'est un travail qui est ultra enrichissant et qui peut servir aux relations qu'on entretient, et pas juste aux relations sexuelles, aussi aux relations amicales et familiales. Parce qu'en fait, quand on apprend à s'exprimer, quand on apprend à poser ses limites, quand on apprend à être dans sa pleine sécurité, finalement, ça rayonne bien au-delà. de notre sexualité et de notre désir.

  • Speaker #1

    Et on devient charismatique.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    On va se laisser sur ces messages d'espoir pour qu'on devienne tous charismatiques en ce printemps et qu'on soit pleinement en possession de nos désirs. Et en tout cas, c'était une super émission. J'ai adoré te rencontrer. On ne s'est pas rencontrés parce qu'on était en visio, désolée, mais avec plaisir. Moi, je vais aller au Portugal. Comme ça, j'irai voir Grégory Pouilly. Je viendrai te voir. On va tous aller au Portugal. Ça a l'air très sympa. à très bientôt en tout cas Gabrielle et on invite tout le monde à aller voir justement l'insta hello est donné et on mettra tous les liens merci de m'avoir reçu c'était trop chouette j'ai passé un bon moment ouais c'était trop chouette et moi je vous dis à la semaine prochaine avec une super invitée flamme

  • Speaker #0

    des années 80 le podcast qui allume la femme

Chapters

  • Introduction et présentation de Gabrielle, sexologue

    00:11

  • Le désir au début des relations

    01:55

  • Le désir sur le long terme et ses défis

    03:09

  • Conseils pour améliorer la connexion sexuelle

    03:47

  • La déculpabilisation et l'importance de la communication

    40:53

Description

🔥 La flamme de la sexualité : désir, renaissance et liberté 🔥

Et si ce printemps était le moment idéal pour raviver votre flamme intérieure ? 🌸 Dans ce nouvel épisode vibrant de Flammes des années 80, le podcast qui allume la femme, Sara Ginac vous invitent à explorer l’univers fascinant de la sexualité et du désir en compagnie de Gabrielle, créatrice du compte insta @hellohedone sexologue passionnée et lumineuse.

Parce que oui, la sexualité ne s’éteint pas avec le temps : elle évolue, se transforme… et peut même se réinventer. Dans cet échange sincère, Gabrielle nous partage son parcours inspirant, sa vision du désir et ses nombreuses expériences cliniques. D’entrée de jeu, elle nous rappelle une vérité fondamentale :

"Le désir est une flamme qui peut s’attiser, même après des années de relation."

Et c’est là tout le cœur de cet épisode : comment nourrir cette flamme, la raviver, ou même la redécouvrir, surtout quand on a traversé les montagnes russes de la vie, de la maternité, des carrières ou des relations longues.

🌀 Pourquoi le désir semble-t-il si intense au début d’une histoire d’amour ?
🌀 Comment dépasser les tabous qui entourent encore la sexualité féminine ?
🌀 Et surtout, que veut dire se reconnecter à soi pour mieux aimer et désirer ?

À travers des témoignages touchants, des réflexions profondes et une authenticité désarmante, Gabrielle et nos deux hôtes explorent sans détour les blocages émotionnels, les freins culturels, mais aussi les ressources intérieures pour retrouver une sexualité vivante, vibrante, et surtout libre.

"La sexualité s’apprend, et la communication ouverte est essentielle pour surmonter les appréhensions."

Qu’il s’agisse de désir dans le couple, de polyamour, de cycles hormonaux ou de plaisir en solo, cet épisode met en lumière les multiples dimensions du féminin. Un féminin qui doute, qui cherche, qui ose… et qui s’affirme.

Avec douceur et clarté, Gabrielle nous guide vers une sexualité choisie, désirée, assumée. Pas celle qu’on attend de nous, mais celle que l’on construit pour soi.

Et si la clé, finalement, c’était d’en parler ? D’ouvrir les fenêtres, de laisser entrer l’air du printemps, et de dire enfin à voix haute : "J’ai le droit de désirer. J’ai le droit de me réinventer."

"C’est dans un environnement de confiance que l’on peut vraiment explorer ses désirs."

Un épisode à écouter seule ou à deux, au soleil ou sous la couette, pour allumer des conversations, réveiller des sensations… et rallumer sa propre lumière.


🌺 Prête à explorer les profondeurs de votre désir ?
🎧 Écoutez dès maintenant ce nouvel épisode de Flammes des années 80, disponible sur toutes vos plateformes préférées.

📲 Suivez-nous sur Instagram pour découvrir les coulisses du podcast, les citations inspirantes, les témoignages, et surtout… ne rien manquer des prochaines flammes à venir.

🔥 D’une petite flamme peut naître un grand feu… Pour faire grandir le feu. Abonnez-vous ! 🔥


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Flamme des années 80.

  • Speaker #1

    Le podcast qui allume la femme.

  • Speaker #0

    Bonjour ! Alors, je suis très heureuse aujourd'hui de recevoir Gabrielle, parce que je ne sais pas, je me suis dit, c'est le printemps, voilà, on a nos désirs peut-être qui se réveillent, il commence à faire beau, on se reconnecte à soi, à sa sensualité, à sa sexualité. Et donc du coup, je me suis dit, pourquoi pas inviter une sexologue en ce début de printemps ? Donc Gabrielle, merci d'avoir accepté cette invitation. Est-ce que tu veux te présenter ?

  • Speaker #1

    Oui, bien sûr. Déjà, salut Sarah, merci de m'avoir invitée. Je suis aussi ravie d'être là. Moi, c'est Gabrielle. Je suis sexologue clinicienne et thérapeute de cou et je pratique depuis maintenant 5 ans. J'ai créé un compte Instagram qui s'appelle Hello&Données. C'est aussi le nom de mon site. Et donc, je communique. sur ce compte Instagram, sur tous les sujets liés à la sexualité, notamment liés au désir, puisque c'est le sujet qui me passionne le plus. Et c'est aussi le sujet sur lequel on me consulte le plus. Et au-delà de ça, je reçois des patients en vidéo et en présentiel dans mon cabinet.

  • Speaker #0

    Et ton Insta, il est super bien fait. Ça donne vraiment envie. Il y a plein de petites pastilles qui sont assez chouettes. Et surtout, tu fais une newsletter aussi que moi, j'ai découverte. C'est comme ça que je t'ai contactée. Je trouve très chouette. C'est quoi par mois ?

  • Speaker #1

    C'est une newsletter mensuelle qui s'appelle Désir d'apprendre.

  • Speaker #0

    Et c'est hyper intéressant. Et donc, je ne sais pas si c'était la dernière ou celle d'avant, justement, tu parlais du désir dans le couple. Et c'est vachement intéressant de sortir du tabou, entre guillemets, de, ben voilà, quand ça fait longtemps. Ou même, en fait, même sortir de ce tabou-là, c'est même première question, parce qu'on a toujours cette espèce de truc en se disant « Ah ben, c'est le début, donc le début, ça doit être incroyable, la société doit être folle, sinon ça ne vaut pas le coup et tout. » Idées reçues ou genre vérité ? Question. Et qu'est-ce que tu en penses ? C'est une question un peu...

  • Speaker #1

    Je pense que, en fait, elle est intéressante ta question, parce que je pense que dans l'imaginaire collectif, la sexualité, c'est toujours beaucoup mieux au début, parce qu'on est dans cette découverte, parce qu'on est dans cette nouveauté, et que forcément, ça émoustille, et que ça éveille les sens, et qu'on est pleinement dans notre excitation, dans notre envie. Et en fait, c'est intéressant parce qu'on se posait la question avec des amis, mais en fait, ça veut dire quoi être un bon ? Et toutes mes amies me disaient, ben voilà, en fait, le bon. C'est vraiment quand tu es en cette passion, quand tu ne réfléchis pas, quand tu arrives à être pleinement dans ton excitation et connecté à l'autre, etc. Et en fait, je leur disais, pour moi, vraiment, un bon coup, entre guillemets, parce que cette expression, finalement, elle est un peu old school, mais c'est une personne qui arrive à rester dans sa sexualité sur le long terme et qui ne reste pas juste dans cette énergie du début, mais qui est plus dans l'entretien. d'une sexualité du quotidien et donc de rester à l'écoute de l'autre, de rester dans sa sensualité, d'être à l'écoute de ses propres besoins, de son propre plaisir, mais aussi de celui de son ou sa partenaire. Donc, oui, c'est intéressant cette question du désir. Moi, j'aime beaucoup répondre à la question surtout du désir dans la durée parce que le désir du début, il est assez facile et évident, entre guillemets, mais le désir dans la durée... Oui,

  • Speaker #0

    mais du coup, justement, c'était une vraie question. Après, on en viendra au désir du... Parce que ça, forcément, je pense que tout le monde a déjà rencontré cette problématique. Mais il y a aussi ce truc du début, du désir. Parce qu'au début, pour avoir une sexualité épanouie, il faut connaître l'autre. J'imagine qu'il faut s'intéresser, il faut être tout ça. Et c'est vrai que des fois, au début, il peut y avoir aussi des craintes. Ou est-ce que des fois, on peut passer à côté en se disant « non, en fait, ça ne marche pas » . Il peut y avoir des peurs qui viennent se mettre un peu au milieu. Ou est-ce qu'il y a un petit kit du début pour vraiment se connecter ? Est-ce que tu peux nous donner des petits conseils de la base du début ? Et après, on parlera du désir sur la longueur qui intéresse évidemment tout le monde. Mais ce truc-ci, c'est instantané, tu penses que c'est une alchimie qui arrive tout de suite et il faut pas se poser trop de questions, si c'est pas là, bah tant pis, ou est-ce que ça peut se construire ?

  • Speaker #1

    Alors ça peut forcément se construire. Moi je pense que, je suis même convaincue, que l'incompatibilité est un mythe et que en fait la sexualité elle s'apprend, elle s'apprend pleinement. Alors forcément dans les débuts, on a plus tendance à faire qu'à en parler. Et la situation se renverse après. On a plus tendance à en parler qu'à faire. Tant mieux, d'ailleurs. Parfois même, on a du mal à en parler. D'ailleurs, on est dans une société où on a beaucoup plus de mal à parler du sexe qu'à faire du sexe. Je dis souvent à mes patients, à mes patientes qui ont du mal à parler du sexe, ça ne vous dérange pas de pénétrer par une personne que vous connaissez à peine, mais en revanche, en discuter, c'est plus compliqué pour vous. Elle me dit, ben ouais, c'est plus compliqué pour moi. Alors que... C'est fou ! Oui, c'est fou.

  • Speaker #0

    Mais c'est marrant, c'est parce que des fois, j'ai des conversations comme ça avec des copines où je dis mais en fait, ce n'est pas possible que là, tu n'arrives pas à demander ça, alors qu'hier, cette personne était à l'intérieur de toi. Ça me paraît... aberrant en fait.

  • Speaker #1

    C'est un peu le monde à l'envers.

  • Speaker #0

    Ce truc même de plan cul. Alors moi je dis pas, chacun fait les sexualités qu'il veut et au contraire, c'est vrai qu'il y a des choses comme ça à un moment donné qui se mettent en place où c'est un peu à l'envers. Et est-ce que c'est pas ça qui mixe un peu le désir par la suite justement ? Quand on est ensemble depuis longtemps, c'est ce que j'ai écouté, j'ai vu ton post la dernière fois, c'est pour ça que je rebondis là-dessus. On est vachement sur les choses interdites. Et est-ce que c'est ça qui... Est-ce qu'on dérègle pas nos façons de se désirer ? Et du coup, on va être en train de se dire, alors si c'est interdit, ça va m'exciter. Tu vois ce que je veux dire ou pas ?

  • Speaker #1

    Oui, bien sûr. Je pense qu'on peut rapidement rester bloqué, effectivement, sur ce qui nous a activés au début. Ce qui nous a activés au début de nos relations, parce qu'en fait, on est dans cet engouement, on est dans cet émerveillement de découvrir l'autre. Donc forcément, on est bourré d'hormones à ce moment-là, de toutes ces hormones du bonheur et de l'attachement. où on a l'impression qu'on est plus fatigué, on peut sortir sur les soirs de la semaine, on se couche à 3h du mat, on va bosser le lendemain, c'est pas grave, on ressent pas la fatigue parce qu'on est vraiment dans ce moment où on est pleinement dans ce désir et dans cette excitation pour l'autre. Et avec le temps, c'est quelque chose qui diminue par l'habitude, forcément. Mais effectivement, c'est quelque chose qui se travaille. Et en fait, pour répondre à ta question, c'est vrai que... C'est pas qu'on n'a pas envie de parler de sexe. Moi, c'est vraiment ce que je découvre en consultation. Les gens ont envie d'en parler, c'est juste qu'ils ne savent pas quoi dire. Ils ne savent pas quel mot utiliser. Parce qu'en fait, on a un peu enfermé la sexualité dans deux questions. C'est « qu'est-ce que t'aimes ? » , « qu'est-ce que t'aimes pas ? » et « montre-moi ce que t'aimes » . Et donc, en fait, si on n'a pas vraiment eu l'occasion de prendre le temps de répondre à ces questions-là... On ne sait pas quoi répondre. Du coup, on dit, mais en fait, je ne sais rien. Je ne sais pas ce que j'aime. Je ne sais pas ce que je veux. Je ne connais pas de mon corps.

  • Speaker #0

    C'est assez dur de répondre à cette question tout de suite. Puis, ce n'est pas un manuel. C'est un peu un manuel Ikea.

  • Speaker #1

    C'est comme ça que je pense.

  • Speaker #0

    Je pense que c'est aussi différent. Et puis, il y a des surprises qui peuvent arriver ou des choses. C'est vrai que cette espèce de jugement aussi ou de ce rapport, il doit s'instaurer aussi avec la confiance, le temps. Et ce n'est pas quelque chose. Je pense que ça fait partie de l'amour. Après, c'est mes croyances qui sont d'être un peu old school. Mais il peut y avoir d'autres. d'autres choses. On a fait plein d'émissions sur le sexe avec des choses très libérées. Du coup, je peux comprendre. Mais même quand on a fait des émissions, il y avait toujours une forme de respect et d'écoute, vraiment. C'est-à-dire qu'on peut faire une sexualité très débridée, mais avec une vraie écoute, une vraie écoute de l'autre, en fait. Et un vrai intérêt. Et c'est vrai que aujourd'hui, peut-être que c'est ça qu'on perd quand ça fait, je ne sais pas, quelques années qu'on est ensemble, ou que le désir s'étiole. Est-ce qu'il n'y a pas un truc d'écoute et de vrai intérêt de la personne aussi qu'on en fasse ?

  • Speaker #1

    En fait, ce que j'observe, c'est qu'il y a une sexualité au début du couple qui n'est pas toujours la sexualité passionnelle qu'on a envie d'imaginer. Pour certains couples, on ne passe pas par ce type de sexualité-là. Ce n'est pas facile pour tout le monde de s'ouvrir à quelqu'un sexuellement. Alors moi, je rencontre majoritairement des gens qui sont le preu de ça. Donc forcément, j'ai un biais de ce côté-là aussi. Mais ce n'est pas une évidence pour tout le monde. Et en fait, je pense qu'il n'y a pas d'acquis dans la sexualité. C'est juste que chaque personne prend une place à ce niveau-là, à la fois dans le couple sexuel et à la fois dans le couple amoureux. Les personnes prennent une place assez naturellement, qui sont la suite logique des places qu'elles ont prises auparavant dans les précédentes relations, dans leurs précédentes relations sexuelles. Et c'est quelque chose que... parfois on a du mal à venir challenger. C'est-à-dire, moi en fait, j'ai toujours pris cette posture-là, donc je garde cette posture-là, quand bien même je ne suis pas forcément à l'aise avec, ou quand bien même ce n'est pas forcément le chemin vers mon plaisir. Mais je ne sais pas trop comment le dire à l'autre, je ne sais pas trop comment le communiquer. Et je pense que parfois il y a un vrai besoin de se poser ces questions et de trouver les bons mots pour se sentir à la bonne place. Et c'est surtout que... les couples se rencontrent. Et puis, cinq ans plus tard, ils ont toujours la même sexualité, entre guillemets. Ils ne l'ont pas challengé, alors que même eux ont changé. Ils ont changé de boulot deux fois, ils ont déménagé. Parfois, ils ont eu des enfants, ils se sont mariés. Mais leur sexualité n'a pas forcément été challengée dans les pratiques, dans le rythme, dans les besoins des uns et des autres.

  • Speaker #0

    Et comment on fait pour justement le challenger ? Est-ce qu'on a des petits tips à donner, justement ? aujourd'hui à nos auditeurs ou à nos auditrices ?

  • Speaker #1

    Oui, en fait déjà c'est de se dire comment on vit cette discussion entre nous dans le couple. Est-ce que c'est juste quelque chose que l'on fait ou est-ce que c'est aussi quelque chose dont on parle, dans lequel on se projette ? Est-ce que ça devient un projet à part entière, la sexualité du monde ? C'est ça qui est important.

  • Speaker #0

    Tu n'as pas peur de se dire que c'est un projet à part entière, notre sexualité ? Parce qu'on a l'impression, dans l'inconscient collectif, que c'est un truc qui doit se faire tout seul. C'est quelque chose qui doit être naturel. Soit ça marche, soit ça ne marche pas. Et puis, on le touche un peu du doigt. Tu vois ce que je veux dire ? On ne va pas commencer à s'occuper de ça, parce que ça veut dire que si on s'en occupe, c'est que ça ne marche pas. Donc, on se sert. Moi, je le sens un peu comme ça. C'est un peu genre, bon, ok, on s'occupe déjà de tellement de choses. Si en plus, ça, ça ne fonctionne pas, il faut... Je pense qu'il y a un côté aussi comme ça. C'est bon, la nourriture, elle va se faire toute seule. On n'a pas besoin d'aller faire les courses. Ce n'est pas la peine. Le frigo, il se remplit tout seul. C'est naturel. Bien sûr. Et ce que tu dis, et je pense que c'est assez juste, c'est que ce n'est pas la bonne place. Et qu'il faut aussi le mettre à cette place-là pour s'en occuper, se challenger, trouver des nouvelles ressources, peut-être.

  • Speaker #1

    Ce n'est pas forcément des nouvelles recenses. Je ne suis pas toujours d'accord avec cette recherche constante de nouveautés. Je pense qu'on n'a pas besoin d'être toujours dans une recherche de nouveaux pour justement vivre cette excitation. Je pense que déjà, être dans les choses simples, être dans l'écoute, être dans l'observation, être attentif à l'autre, c'est déjà une base qui est super bien. Et en fait, effectivement, je trouve ça fou qu'on puisse... penser justement que quand on s'occupe de ça c'est que forcément il y a un problème et que ça fonctionne pas et qu'on est incompatible et que ce sera plus facile avec quelqu'un d'autre ça c'est faux, c'est pas facile aujourd'hui ce sera pas plus facile avec quelqu'un d'autre parce qu'en réalité la sexualité est quelque chose de très complexe et le désir aussi. Pourquoi c'est complexe c'est parce que en fait on a tous des expériences qui sont assez uniques avec la sexualité Parce qu'on reçoit des éducations différentes, parce qu'on a des expériences différentes, parce qu'on a des ressentis différents, à la fois sur nos corps et émotionnellement parlant. Et donc en fait, quand on rencontre une personne, on arrive avec tout ce bagueuse-là, et on ne communique pas ce bagueuse. Et on attend que l'autre personne, finalement, soit un peu dans cette devinette, et mettre le doigt parfaitement au bon endroit sur... ce qui nous fait plaisir, ce qui est la bonne chose pour nous, ce qu'on va bien interpréter, ce qu'on va bien ressentir, ce qui va nous faire jouir. C'est ultra... C'est fort de demander ça à quelqu'un même sans délivrer d'informations soi-même. Je pense que c'est impossible presque.

  • Speaker #0

    C'est marrant, on avait fait une émission sur la libération émotionnelle avec Lucille et on avait exactement cette conversation par rapport à trouver l'amour. Quand on ne se connaît pas aussi complètement soi-même... C'est hyper compliqué de trouver quelqu'un qui va devoir savoir qui on est alors que nous, on ne le sait pas. Est-ce qu'il y a aussi un truc dans la sexualité de se découvrir aussi seule, de savoir exactement ce qu'on... Et puis même de découvrir son désir seul. Parce que je pense que le désir, même quand on est célibataire, il y a des moments où on va plus avoir envie de se découvrir. Et puis il y a des moments donnés où on a envie d'être sous le lit, regarder une série. Et puis ça peut durer longtemps. Et puis on n'aura pas non plus de désir. Et on attend, quand on rencontre quelqu'un, que, en fait... tous les heures ce soir, genre le désir, les choses comme ça, ou alors on se met aussi des idées de comment ça devrait être. Et si à un moment donné, il y a une période où ça ne va pas, où il n'y a plus trop de sexualité, on va se dire que ça ne va pas. Sauf qu'en fait, quand on est seul, il y a des moments aussi où on n'a pas trop de sexualité.

  • Speaker #1

    Bien sûr, bien sûr, mais en fait, évidemment, en fait, la sexualité et la libido, c'est hyper fluctuant. Parfois, on va en avoir envie, même seul. Parfois, on ne va pas en avoir envie, même à deux. mais le problème c'est qu'aujourd'hui la sexualité et l'amour sont assez confondus ou la sexualité et l'appréciation c'est à dire que si l'autre n'a pas envie de moi c'est que je ne suis pas désirable, si l'autre n'a pas envie de moi c'est que je ne suis pas aimable si l'autre n'a pas envie de moi c'est que je ne suis pas belle ou je ne suis pas beau en fait tout de suite on va prendre cette information et la prendre personnellement alors qu'en réalité parfois ce n'est pas du tout personnel déjà c'est pas que j'ai pas envie de toi c'est juste qu'en ce moment je suis pas dans ma libido ça c'est important je sais pas si tu les as vus j'en parle beaucoup sur mon compte d'ailleurs de la différence entre l'excitation,

  • Speaker #0

    la libido et le désir parce que c'est des termes qui sont un peu confondus entre eux et qui en réalité sont tous différents tu peux nous les réexpliquer du coup concrètement parce que c'est intéressant de... de mettre des vrais mots sur le vocabulaire pour savoir exactement ce que ça veut dire.

  • Speaker #1

    Oui, c'est hyper intéressant. En fait, l'excitation, par exemple, l'excitation et la libido, ce sont des choses qui sont assez personnelles. L'excitation, dans les termes sexologiques, c'est tous les phénomènes mesurables dans le corps, quand notre corps ressent et est dans une réponse sexuelle. Par exemple, pour la femme, ça va être la lubrification, pour l'homme, ça va être l'érection, pour les deux, ça va être l'accélération du rythme cardiaque. Ce sont des phénomènes physiques. Sauf que l'excitation, elle prend envie aussi par notre tête, par notre imaginaire, par nos émotions, par ce qu'on s'autorise psychologiquement ou pas. Et d'ailleurs, pour que l'excitation soit possible dans le corps, ça passe d'abord par la tête. Et donc en fait, c'est très personnel. Ce qui est sexuellement excitant pour moi, ce qui est sexuellement attirant pour moi, ça me concerne moi. En fait, ça fait partie de mon histoire, de mes expériences, de mon éducation, de ce qui a façonné mon imaginaire et mes émotions liées à la sexualité. Donc ça, c'est l'excitation. La libido, c'est l'énergie sexuelle dans laquelle je suis. Donc pareil, ça me concerne. C'est-à-dire... Quand je suis détendue, quand je suis bien, quand je prends soin de moi, quand je me fais plaisir, quand je fais des choses pour moi, j'ai beaucoup plus de chance d'avoir de la libido que quand je suis en surcharge de boulot, que je suis en surcharge émotionnelle, que je n'ai pas de temps pour moi, que je n'ai aucun temps pour me faire plaisir, que je ne prends pas soin de moi. J'ai beaucoup plus de mal à être dans ma libido. En fait, la libido, c'est vraiment une énergie qu'on peut s'apparenter à... Je me sens bien, je me sens en confiance, je me sens libre. Et donc, en fait, je peux être à l'écoute de mon excitation et je me sens bien dans mon corps et dans ma tête. Et le désir, c'est différent de ces deux notions. Ces deux notions qui sont plus tournées vers soi, le désir, c'est plus tourné vers l'autre. C'est l'élan vers l'autre. J'ai du désir pour toi. parce que je sais qu'on prend du plaisir ensemble, parce que je t'aime, parce que je te trouve trop beau, trop belle, parce que tu me plais, parce que tu me fais rire. Et donc en fait, ce qu'il faut se dire, c'est que ces trois notions, elles sont non concordantes entre elles. C'est-à-dire que parfois, je vais avoir du désir pour toi, toutes les raisons que j'ai citées, mais je ne vais pas me sentir excitée. Parce que ce jour-là, j'ai eu une journée difficile et que du coup, le lien entre ma tête et mon corps va être difficile de m'en se faire. Et à ce moment-là, ça n'a rien à voir avec toi. mais c'est parce que je ne me sens pas disponible, parce que mon corps n'est pas disponible. Et en fait, on compte souvent ça, c'est-à-dire que si je ne lubrifie pas, l'autre va le prendre personnellement, ou si la personne avec laquelle on est n'a pas d'érection, on va se dire « bah mince, est-ce que c'est parce que je ne lui plais pas ? » Et en fait, non, ça n'a rien à voir.

  • Speaker #0

    Des fois, c'est des idées reçues, mais des fois, on va se mettre une pression aussi. C'est aussi peut-être aussi... assez masculin de se mettre une pression et du coup de pas forcément avoir une érection parce que même si le désir est là, des fois ça peut être aussi trop fort et se dire en fait j'arriverai pas à gérer et il y a des choses qui peuvent se passer comme ça chez l'homme ou chez la femme où ça peut bloquer parce que aussi ça peut être quelque chose de très fort et c'est comme dans d'autres émissions qu'on a fait qui sont pas sur la sexualité mais le bonheur ça peut faire peur aussi et puis des fois d'être dans un truc de en fait là je sors d'une zone de confort que je connais pas et du coup j'ai peur d'y aller Et ça aussi, de mettre des mots, ça peut aussi aider justement à partager, à dire ce qu'on entend et à évoluer ensemble, je pense.

  • Speaker #1

    Oui, il y a beaucoup de stress. Il y a beaucoup de stress dans le fait d'aborder la sexualité avec quelqu'un. Quand deux personnes ont un rapport sexuel ensemble, en général, ça peut être un peu tenté d'appréhension parce qu'on a peur de ne pas être à la hauteur, parce qu'on a toute cette... pression là-dessus pour un homme d'avoir une érection hyper dure, qui dure super longtemps, qui va être suffisante pour donner du plaisir à l'autre, pour une femme, d'être excitante, de bien lubrifier, de tout ce que l'autre va attendre. Et en fait, on se met tellement de pression là-dessus, alors qu'en réalité, la seule chose que les deux personnes veulent, c'est Passer un bon moment, se sentir bien, être enveloppée de tendresse, de sécurité, de belles caresses. Alors, on a tous des attentes différentes, bien sûr, mais globalement, il y a beaucoup de stress autour de tout ça.

  • Speaker #0

    Oui, puis je pense qu'il y a aussi une course à l'orgasme, à un moment donné, où il va falloir finir. Comme un acte, il y a un début, un milieu, une fin, et ça doit se passer comme on a prévu que ça se passe. Mais en fait, ça peut aussi être déconstruit. J'imagine dans un désir ou dans une recherche de plaisir ou quelque chose de différent, ça peut être aussi déconstruit. Là, on parle beaucoup de couples hétérosexuels, mais ça peut être aussi, même dans l'homosexualité, les gens homosexuels ont une sexualité aussi différente de la « norme » de l'hétérosexuel, où le rapport va être terminé quand l'éjaculation aura eu lieu, et puis merci, maintenant c'est terminé, on s'endort. Tu vois ce que je veux dire ? Il y a aussi ça. Je trouve que c'est hyper important, vu que c'est un podcast et écouté principalement par des femmes. Quand même, des hommes nous écoutent, mais c'est intéressant que si les hommes nous écoutent aussi. Je pense que tu peux nous dire des choses par rapport à tout ça. C'est des choses que tu dois justement parler avec tes patients.

  • Speaker #1

    Oui, c'est vrai qu'en fait, quand je parle, je parle beaucoup sur des normes hétérosexuelles parce que c'est les patients que je reçois le plus, des couples hétérosexuels, des femmes et des hommes hétérosexuels. Mais j'ai aussi des couples, des femmes et des hommes homosexuels. Donc, c'est intéressant que tu le mentionnes. Et en fait, pour les deux, qu'on soit hétérosexuel ou homosexuel, le plus important, effectivement, ce n'est pas l'orgasme, c'est le plaisir qu'on prend tout le long. Et en fait, c'est un peu bateau de dire ça, mais effectivement, la finalité du rapport, ce n'est pas le plus important. C'est en fait tout ce qui va se passer entre-temps. Du moment où on s'embrasse, au moment où on se regarde, au moment où on se séduit, au moment où on se déshabille. En fait, je pense qu'il y a des tas de choses qui sont un peu banalisées. Parce que justement, on est dans cette course à l'orgasme, alors que la nudité, par exemple, c'est ultra banalisé. On va arracher ses vêtements ultra rapidement, sans prendre le temps d'apprécier que la nudité, c'est une mise à nu, déjà. C'est quelque chose qui peut rendre ultra vulnérable, déjà, juste ça, avant même d'être caressé par l'autre, d'être vu, nu. ça peut rendre ultra vulnérable et c'est juste les banaliser alors que il pourrait prendre le temps déjà de se regarder de regarder nos corps respectifs de prendre le temps de vraiment toucher le corps en entier d'être sur des caresses et en fait c'est aussi ça la sensualité c'est de paris enfin de pas penser que la sexualité est juste enfermé dans ou les zones érogènes ou les zones génitales c'est vraiment tout le corps et

  • Speaker #0

    et donc ouais l'idée c'est pas qu'il y ait une course à l'orgasme c'est vraiment que prendre le temps d'apprécier quoi tout le chemin et j'avais vu aussi sur ton dernier post Insta sur les différents désirs donc on peut avoir des types de désirs donc je crois qu'il y avait spontané bon je vais tous nous les donner et la question on fait deux questions en une est-ce qu'on est tout le temps à un type de désir est-ce qu'on évolue est-ce que ça peut changer avec le temps est-ce qu'il y a des désirs qu'on n'aura jamais et c'est pas grave voilà donc c'est quoi les questions Les types, il y en a combien et qu'est-ce que c'est ? Est-ce que tu peux nous les décrire ?

  • Speaker #1

    Je ne sais pas si ça vous est... En tout cas, peut-être que toi, ça t'est déjà arrivé. Moi, c'est des choses qui reviennent souvent dans les patients que je vois en consultation, surtout quand ils sont en couple. C'est de dire, mais en fait, c'est toujours moi qui viens vers elle ou c'est toujours moi qui viens vers lui. C'est toujours moi qui suis en demande. Et du coup, en fait, cette dynamique, elle m'épuise. J'aimerais que l'autre aussi vienne vers moi, etc. Et en fait, ce qui ressort de ça, c'est qu'effectivement, il y a deux types de désirs. Il y a ce qu'on appelle le désir spontané et le désir réactif. Donc en fait, il y a des personnes qui sont plus en désir spontané, c'est-à-dire qu'en fait, qui vont ressentir une excitation et qui vont avoir envie de transformer cette excitation avec l'autre, et donc d'être pleinement dans leur désir, etc. Et il y a des personnes qui sont plus... plus en désir réactif, c'est-à-dire leur désir, leur excitation, leur libido vont s'activer en réponse à un stimuli, c'est-à-dire à des caresses, à une approche, peu importe, mais à une approche sexuelle de l'autre. Et donc, en fait, parfois, ce n'est pas qu'on n'a pas envie ou ce n'est pas qu'on ne désire pas l'autre. On n'a pas envie de faire le premier pas. C'est juste que c'est un fonctionnement qu'on peut avoir. On va plus fonctionner en réaction à quelque chose qui va nous donner envie plutôt que d'être dans cette spontanéité. Et donc ça, je trouve que ça vient.

  • Speaker #0

    Mais imagine, tu es en couple et les deux sont en réaction. Il ne va rien se passer, en fait. Chacun attend que l'autre fasse le... Parce que c'est sa façon. Et pareil, c'est comme les plus et les moins. Si c'est un qui est comme ça et l'autre qui est autrement, c'est parfait. Mais si on est tous les deux pareils, et si on est tous les deux genre, bon, moi, j'aime bien quand on vient me chercher. Et comment on fait ?

  • Speaker #1

    Alors, en fait, ce n'est pas parce qu'on est en désir réactif qu'on est passif. Ce n'est pas la même chose. Et justement, quand il y a deux personnes qui fonctionnent en désir réactif, l'objectif aussi, c'est que ces personnes puissent se parler en fait de ça. Alors qu'elles puissent se dire quand même... j'aime bien quand tu fais ça, j'aime bien quand tu me touches là, j'aime bien que les deux personnes puissent s'en parler pour que justement... les deux puissent être dans une prise d'initiative qui partira pas forcément d'un stimuli sexuel, mais qui partira peut-être d'un moment de tendresse, qui partira peut-être d'un moment de complicité sympa entre les deux personnes, qui partira d'autre chose, ou qui commencera juste par le fait, je sais pas, on commence à s'embrasser, on se dit bonne nuit, puis en fait, de là naît quelque chose, de là naît une envie. Mais ce n'est pas pour ça qu'on doit forcément, pour qu'il y ait un équilibre, être forcément une personne qui a un désir spontané et une personne qui a un désir actif.

  • Speaker #0

    Du coup, c'est vrai que ça peut expliquer plein de choses, parce que des fois, j'ai l'impression qu'on peut aussi se « vexer » , comme tu l'as dit tout à l'heure. C'est tout le temps moi qui fais l'effort, alors que ce n'est pas censé être un effort, et de se sentir moins désirable aussi. Ça peut aussi entraîner vachement… Quand on rentre dans cette spirale-là, ça peut être hyper malheureux, puisqu'après, tout devient… Tout passe par la tête, tout est calculé. Et du coup, on se dit « Ah, je vais faire ça, mais est-ce que ça va marcher ? » Ce n'est pas facile,

  • Speaker #1

    non ? Oui, c'est pour ça que quand on est avec quelqu'un, quand on a une sexualité avec quelqu'un, on est confronté à l'altérité. Et en fait, cette confrontation-là, elle fait assez peur parce que comme on parle peu de sexe, on se fait les questions et les réponses. si je fais ça, est-ce que l'autre va aimer ? Ah mais tiens, si je fais ça et que l'autre personne a cette réponse-là, est-ce que c'est bien ? Est-ce que ça veut dire que c'est bien ? Est-ce que ça lui fait du bien ? En fait, il suffit de poser la question. Est-ce que là, tu aurais envie de faire l'amour ? Est-ce que là, tu te sentirais disponible pour un moment d'intimité à deux ? Est-ce que là, tu aimerais que je t'embrasse parce que moi, j'ai envie de t'embrasser ? En fait, ne pas hésiter à poser les questions. et à ne pas faire les questions et les réponses soi-même parce que sinon, on va toujours faire quelque chose de plus négatif que positif. On se sent rejeté, on ne se sent pas aimé, on ne se sent pas apprécié, on ne se sent pas désiré. Et on fait des interprétations. Alors que la personne en face, elle est juste ultra contente quand on lui pose la question et ultra contente de recevoir un baiser. Je ne crois pas que ça aille plus loin, mais de ne pas hésiter à exprimer les choses. Et je sais que c'est difficile parce qu'on n'a pas appris à le faire. mais ça s'apprend et ça permet tellement plus de fluidité.

  • Speaker #0

    Et surtout, j'ai l'impression, mais ça c'est, encore une fois, ce n'est pas que dans la sexualité, mais on a l'impression que la façon dont on fonctionne, l'autre personne va fonctionner de la même manière. Sauf qu'en fait, c'est ce qu'on dit en human design ou même en astro, dans toutes ces choses qui sont un peu des thèmes où tu te dis, c'est comme ça que tu fonctionnes. Mais en se rendant compte que des fois, moi je fonctionne comme ça, en fait la personne d'à côté, elle fonctionne comme ça. complètement différemment et on est des milliards d'individus sur la Terre. Donc on a toutes des façons de fonctionner hyper différentes. Et on a tous à être égocentrique, entre guillemets, en se disant « moi je fonctionne comme ça, donc lui il doit fonctionner comme ça, donc moi si je fonctionne comme lui, ça veut dire que j'aime pas et que je désire pas, donc il m'aime pas et il me désire pas. » On fait plein de raccourcis en fait. Non, on est tous différents et c'est quoi ta façon de fonctionner ? « Ah ben moi c'est celle-là, toi c'est celle-là. » Ok. Comment on peut s'arriver à s'entendre avec ces deux façons de fonctionner qui, en général, si on est ensemble, elles n'ont pas trop de rapport parce que... On ne va jamais attirer notre clone. En gros, il y a deux grands types de désirs ou il y en a d'autres ?

  • Speaker #1

    Il y a ces deux-là. Après, il y a des tas et des tas et des tas de personnalités sexuelles. Il y a des personnes qui vont avoir besoin d'énormément de sensualité, de prendre beaucoup de temps, d'être très enveloppées, d'être dans une tendresse. Il y a des personnes qui vont être plus sexuelles. c'est-à-dire qu'ils vont avoir besoin d'assez rapidement d'être en contact avec le sexe de l'autre, d'être dans une pénétration. Il y a des personnes qui vont être plus dans cette énergie et qui vont avoir besoin d'une vraie complicité, etc. En fait, il y a des tas et des tas et des tas de personnalités différentes. Et c'est exactement comme quand on rencontre une personne, on va découvrir au fur et à mesure sa personnalité, ce que la personne aime, ce que la personne n'aime pas. Sauf que dans la vie courante, on ose poser les questions. En fait, c'est comme si tous les jours, on souhaitait cuisiner pour quelqu'un, mais qu'on veut dès le premier jour, dès le premier repas, lui faire son plat préféré.

  • Speaker #0

    Sans savoir s'il est végétarien, s'il n'est pas végétarien, s'il aime le poisson, s'il aime tel type de légumes, etc. On a peu de chance quand même au premier repas de lui faire son repas, de le trouver pile poil sur sa recette préférée, assaisonné comme la personne le veut, etc. En fait, c'est quelque chose qui se découvre au fur et à mesure, qui se demande. C'est un peu pareil avec le sexe. On ne peut pas savoir tout de suite.

  • Speaker #1

    Et je pense aussi que le repas préféré, c'est génial de le manger de temps en temps. Mais si on le mange tous les jours, à un moment donné, on est un peu dégoûté du repas préféré. Je pense que... Moi, j'adore manger asiatique, mais je suis partie cette semaine en Thaïlande. Je peux te jurer qu'à la fin, je n'en pouvais plus.

  • Speaker #0

    Oui, on a envie d'explorer. On a envie aussi parfois d'être dans un confort. Parfois, ça nous fait vivre dans une routine. En fait, tout est OK tant qu'on sait demander et exprimer.

  • Speaker #1

    Et c'est marrant parce que là, je... Je pense justement à la newsletter que tu avais faite la dernière fois qui parlait du désir et du charisme. Et je trouve que c'est un parallèle qui est hyper intéressant. Et moi, je vous invite tous à lire cette newsletter parce que c'était vachement intéressant, cette notion de charisme et désir. Et donc, du coup, nous en dire un peu plus par rapport à ça. Je pense qu'il y a un lien avec tout ce qu'on raconte aussi par rapport à ce désir-là et ce charisme. Quand tu vois rentrer quelqu'un dans la pièce, tu te dis « Waouh ! Il y a ce truc qui se dégage. » Donc, vas-y, j'adore quand on… Ouais.

  • Speaker #0

    En fait, je trouvais ça intéressant de mettre en parallèle ces deux notions, le charisme et le désir, parce que déjà, c'est des choses qu'on voit de beaucoup. On a tous envie d'être charismatiques, on a tous envie d'être pleinement dans notre désir, dans nos désirs, et c'est quelque chose qu'on pense très inaccessible. Peut-être parce que c'est des choses qu'on a idéalisées sans vraiment comprendre que c'est d'où ça vient et d'où ça part. On a l'impression que le charisme, pour en avoir, il faut être passionnant, ultra drôle, très très beau. En fait, déjà ça ne veut rien dire tout ça, drôle pour qui, intéressant pour qui, beau aux yeux de qui. En fait, ça ne veut rien dire, on sera perçu différemment de certaines personnes. Mais pour moi, le charisme, c'est à quel point finalement on est vivant. Et à quel point on s'autorise à être pleinement dans le moment présent, pleinement dans... dans notre plaisir et qu'on ne se cache pas. On ne se cache pas de ça. Donc en fait, une personne qui a du charisme, c'est une personne qui est pleinement présente là où elle est. Et plus une personne va être pleinement présente, plus les personnes qui vont être autour vont aussi se sentir présentes. Parce que du coup, la discussion va être profonde, parce que les regards vont être réels, parce qu'on va s'écouter, parce qu'on va se répondre et pas juste... être dans une espèce de conversation un peu superficielle, etc. Le charisme, en fait, c'est ça. Et donc, finalement, est-ce qu'une personne charismatique ne va pas, de par son comportement, rendre l'autre personne en face charismatique ? Ce n'est pas quelque chose qui pourrait être contagieux. Moi, je trouve ça intéressant de voir ça comme ça. Et un peu pareil pour le désir. C'est-à-dire que le désir, on a un peu l'impression que c'est un objet perdu au coin de la rue et qu'en plus de ça, on perd absolument tout le temps. Alors qu'en réalité, c'est un peu pareil. Le désir, c'est est-ce que je suis à l'écoute de ce dont j'ai besoin ? Est-ce que je suis pleinement présente dans le moment ? Est-ce que j'ai peur de tout ça ? Est-ce que j'ai peur de mes besoins ? En fait, est-ce que je suis pleinement à l'écoute et je les communique ? Et le désir, c'est ça. En fait, c'est que je partage un moment avec toi, autant qu'il soit réussi. Quand je dis réussir, ça ne veut pas dire être dans une performance et dans quelque chose qui sera parfait. Quand je dis réussir, c'est je suis là avec toi et peu importe ce qui se passe, on va pouvoir s'en parler. S'il y a quelque chose de plus inconfortable, ce n'est pas grave. En fait, ça arrive. Et le désir, c'est aussi ça. C'est un peu cette présence qui va faire que le moment qu'on va passer sera plus vibrant, en fait.

  • Speaker #1

    Il y a une notion de sécurité aussi, on en parlait un peu en préparant l'émission. On peut se sentir libre d'être aussi complètement authentique et d'être qui on est à 2000%. Et ça passe aussi beaucoup par la sécurité. Par rapport à toutes les émissions qu'on a faites sur le BDSM, ou moi quand j'ai fait ces émissions-là, j'ai vraiment ressenti que ce sentiment de sécurité où tu peux être vraiment qui tu es, même si c'est des choses qui paraissent complètement... Enfin, même si ce n'est pas nos pratiques, moi ce n'est pas du tout les miennes, mais de comprendre ce sentiment de pouvoir être... vraiment libre et sécurisé et en sécurité. En plus, on a fait beaucoup d'émissions sur les violences, sur la sexualité par rapport à certaines femmes. Il y a quand même un grand nombre de femmes arrivées à notre audience, entre guillemets, les femmes de la quarantaine. Il y a quand même pas mal de femmes qui ont vécu des choses sexuellement qui ne sont pas forcément passées par des viols ou des incestes obligatoirement, mais on a tous eu des cas d'épithromas, donc on n'arrive pas comme ça genre « waouh, c'est génial » . Et c'est vrai que c'est hyper important de se sentir en sécurité. Ça passe par là, parce que comme on a fait aussi des émissions sur le corps, que le corps n'oublie rien, Donc même si on a traité des choses, le corps il se rappelle en fait à un moment donné de choses et il peut avoir des réactions. Voilà, c'est ce qu'on disait tout à l'heure sur même la lubrification ou le désir ou le fait de... Ça peut jouer aussi là-dessus je pense. Non, non, t'inquiète, je suis partie un peu dans un abus. En plus, il ne nous reste pas beaucoup de temps. Mais je trouve que c'est un... En fait, j'aime bien mettre un peu une couche aussi, parce que pour les gens, tu vois, on va un peu en profondeur. Même dans une émission de podcast sur la sexualité, j'aime bien aller un peu en profondeur, parce que c'est vrai que ça touche beaucoup de choses.

  • Speaker #0

    Non, mais le sentiment de sécurité, il est indispensable. Il est indispensable. dans la sexualité, qu'on soit avec une personne avec qui on a juste des relations non sexuelles occasionnelles ou même si c'est une personne qu'on rencontre ce soir ou si c'est une personne sur le long terme, on a toutes et tous besoin de se sentir en sécurité. Parce que si on est en sécurité, on peut lâcher prise. Le fameux lâcher prise. On demande toujours la recette en consultation comme si c'était une recette de cuisine toute faite et qu'il y avait juste à mettre. petit peu de ça et ça y est, on est en vente à chéprise. En fait, pour être en vente à chéprise, savoir surtout de quoi on a besoin pour être détendu, de quoi j'ai besoin pour être détendu dans un moment comme ça. Mais c'est surtout le ressenti qu'on va avoir avec l'autre. Mais par exemple, tu vois, tu mentionnais le BDSM. Le BDSM, c'est une pratique qui est ultra encadrée, ultra safe, parce que c'est... Une pratique dans laquelle le consentement est pleinement au centre de cette pratique, avec des safe words pour que toutes les personnes qui sont impliquées dans ces moments puissent parler un même langage et savoir quand s'arrêter, etc. Ce ne sont pas forcément des choses qui existent dans le quotidien de nos sexualités. C'est dommage de dire qu'il faut que ça existe uniquement dans certaines pratiques ou d'autres. Ça devrait exister absolument tout le temps. En fait, s'il dit stop, c'est stop. S'il dit non, c'est non. S'il dit... Ouais, voilà. En fait, d'être pleinement à l'écoute. Et en fait, c'est pas parce qu'on commence qu'on doit absolument finir. Non, on peut totalement s'arrêter, en fait, au milieu de rapport et dire « Bah là, j'ai plus envie. Là, ça me va pas. Ou là, je ressens pas. Ou là, ça va trop loin pour moi. » Au contraire, en fait, verbalisons absolument tout pour justement être dans cette pleine sécurité.

  • Speaker #1

    Et surtout qu'on soit avec quelqu'un, comme tu l'as dit, si c'est même sous... qu'on se sente en sécurité avec quelqu'un qu'on vient de rencontrer ou pour un plan cul ou une soirée, c'est hyper important. Mais en fait, sur la longueur aussi, quand ça fait même dix ans qu'on est avec quelqu'un, de ne pas oublier que c'est notre corps et que c'est le corps de la personne. Ça doit tout le temps être présent, en fait. Même avec l'habitude, même avec le confort, même avec l'amour ou avec tout ça, il y a toujours cette part-là que j'ai l'impression des fois, qui peut aussi s'étioler un peu, en fait, en se disant, bon, allez, vite fait, ou de ne pas vraiment s'entendre, de ne pas vraiment être à son écoute. Et peut-être que c'est aussi des petits tips pour justement les couples dans la longueur. Chacun doit vraiment s'écouter, on est aussi maître de ça, et de pouvoir le dire, bah oui, mais c'est important de le dire, même si c'est ton mari, même si c'est ton compagnon depuis des années, tu peux t'arrêter en plein milieu, et c'est pas parce que tu n'aimes pas la personne. Et ça, c'est aussi complètement dans l'inconscient collectif, à faire bouger, ça prend du temps, ça aussi, je pense.

  • Speaker #0

    Ouais, ça n'a rien à voir avec l'autre. C'est indispensable de se dire, bah en fait, même si ça fait 10 ans qu'on est ensemble, c'est mon corps, c'est pas ta propriété même sexualité ne t'appartient pas notre sexualité ne t'appartient pas mon corps ne t'appartient pas c'est des choses qui continuent à se demander à se valoriser surtout, c'est pourquoi je te disais au début de l'émission ne pas banaliser ne pas banaliser les choses caresser le corps d'une personne c'est pas banal caresser des zones érogènes, des zones intimes se montrer nue devant quelqu'un, c'est pas banal C'est important de se le dire.

  • Speaker #1

    Et est-ce que tu as un petit jeu ou un petit tip à faire en couple ou même seul, justement par rapport à cette flamme ? On n'a pas du flamme encore depuis le début de l'émission, mais pour raviver la flamme ou pour l'entretenir ?

  • Speaker #0

    Alors moi, j'aime bien le jeu de la bonbonnière, que je trouve sympa. En fait, ce que je trouve sympa à faire, c'est d'avoir un petit pot, un petit pot chez soi dans lequel chacun met... Alors là, c'est plus un type sans couple. Mais pourquoi pas ? Pourquoi pas aussi pour des personnes qui ne voient qu'occasionnellement ou dans lequel, en fait, il y a des petits papiers dans lesquels, en fait, on met dedans des pratiques qui vont du massage à certaines pratiques, je ne sais pas, comme on s'embrasse à Calan ou je ne sais pas, tu me masses le crâne. où tu me laisses une partie du corps, ou je ne sais pas, mais en tout cas... d'avoir en fait et de pouvoir piocher à certains moments ce petit papier, c'est bien ce soir, voilà ce qu'on peut faire. En fait, on est toujours à la recherche entre guillemets de créativité, de nouvelles idées, mais parfois ça passe par des choses très simples. Et en fait, juste de se dire, même si c'est nous qui avons mis ces petits papiers à l'intérieur de ce pot, pourquoi pas en fait déléguer ce soir le moment qu'on va passer ensemble à... à ces petits papiers qu'on a mis dans ce pot et en ptouchant de temps en temps. Et on disait, c'est cool, c'est notre moment de ce soir. Est-ce que toi, tu es OK pour faire ça ? Évidemment, l'idée, ce n'est jamais de se forcer. C'est un consentement mutuel. Mais ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vraiment regardé dans les yeux. Sur les papiers, il peut y avoir écrit, on se regarde dans les yeux pendant trois minutes. On danse sur notre musique qu'on adore. C'est juste histoire de se retrouver. Ce n'est pas forcément sexuel. C'est vraiment pleinement intime.

  • Speaker #1

    Je pense que c'est intéressant de pouvoir se surprendre et se surprendre soi-même parce que c'est nous qui avons écrit les papiers. C'est encore plus rigolo, je trouve. C'est un super tips à faire. Faites-le, testez-le et puis vous nous direz en commentaire si ça a fonctionné. On arrive déjà à la fin, c'est passé hyper vite. Je te réinviterai pour vous reparler de sexualité à l'automne quand on sera en meeting du printemps.

  • Speaker #0

    Avec plaisir. En plus, j'ai un nouveau projet pour l'automne. C'est quoi ? Non,

  • Speaker #1

    attends, tu nous as trottisé là. Tu peux m'en parler ou pas ?

  • Speaker #0

    surprise mais c'est un petit jour autour du désir mais c'est un beau projet, c'est un beau projet sur le désir et qui tombera parfait à l'automne quand on sera un petit peu plus dans une énergie différente et qu'on aura besoin justement d'être dans cette créativité, de prendre soin de soi etc. Donc on pourra en reparler à ce moment-là.

  • Speaker #1

    Ah génial ! Bon j'ai pas trop envie d'être à l'automne même si ça a l'air génial,

  • Speaker #0

    j'ai quand même envie de se développer le printemps et l'été. On va passer par le printemps et l'été.

  • Speaker #1

    Et j'aimerais bien finir, alors d'habitude tu laisses toujours le mot de la fin, donc tu peux dire le mot de la fin comme tu veux, mais j'aimerais bien finir un peu aussi sur cette culpabilité, on en a un peu parlé, mais je sens que la sexualité c'est aussi assez culpabilisant dans tous les sens, on fait pas assez, on est pas comme il faut, on doit perdre du poids, on se sent pas, genre vraiment, on a peut-être pas la souplesse nécessaire pour faire toutes les... Enfin, on culpabilise de plein de trucs, j'ai l'impression, il y a un truc à un moment donné où on se sent jamais assez, et du coup on culpabilise de pas l'être. Est-ce que tu peux nous... Il dit que je vais faire du déculpabilisé.

  • Speaker #0

    Alors déjà, la déculpabilité, j'ai l'impression que c'est vraiment quelque chose qui est omniprésent, ce sentiment. C'est un sentiment qui ne sert strictement à rien. Parce que c'est un sentiment qui ne sert ni à soi, ni à l'autre. C'est un sentiment qui nous inhibe. On a l'impression justement de ne pas être assez, de ne pas faire assez, de ne pas être suffisante, de ne pas être suffisante, de ne pas être à la hauteur. Et en fait, ça ne nous pousse pas à faire mieux. Ce n'est pas un sentiment qui nous pousse à faire différemment, qui nous pousse à faire plus, c'est juste un sentiment vraiment qui nous inhibe et qui nous met mal. Donc en fait, j'ai envie de dire, alors c'est facile à dire, stop à cette culpabilité, mais en fait, c'est surtout que si on ressent quelque chose, si on ressent de la culpabilité, désamorcez. En fait, si vous ressentez de la culpabilité, parlez-en tout de suite. Parlez-en tout de suite à l'autre. Je ressens ça et je ne sais pas pourquoi. Est-ce que tu ressens la même chose ? Est-ce que tu as des besoins particuliers ? Est-ce qu'on peut s'en parler ? Désamorcer, parce que sinon, c'est vrai que c'est un sentiment qui est dur à avérer au quotidien, la culpabilité.

  • Speaker #1

    Oui, puis souvent, ça n'a pas lieu d'être. Et quand on exprime les choses, quand on est avec un partenaire, en général, qu'on a choisi, même pour une nuit ou quand on a choisi quelqu'un avec qui on partage une intimité. On refait la boucle de tout à l'heure, on doit être capable de pouvoir tout dire, comme on offre son corps aussi, on doit être capable de pouvoir offrir ses pensées et ce qu'on est, et avec tout ce que ça comporte, parce que c'est pour tout le monde pareil en fait. Toi tu peux culpabiliser, moi je peux culpabiliser pour des choses qui n'ont pas de rapport, ou peut-être qu'ils en ont un et le découvrent.

  • Speaker #0

    Ouais exactement, exactement.

  • Speaker #1

    C'était trop cool, j'ai encore envie de parler avec toi pendant des heures, est-ce que tu veux nous dire un petit mot de la fin ? Allez on fait un petit bonus. ou est-ce que tu penses qu'on s'est tout dit et puis on se revoit au mois d'août en automne ? On peut te contacter par contre, ça je ne l'ai pas dit. On peut te contacter justement si on est en couple, seul, hétérosexuel, problème de désir ou autre. Tu ne fais pas que les problèmes de désir, tu fais aussi d'autres choses dans la sexualité. Tu es en visio parce que tu es au Portugal ?

  • Speaker #0

    Oui, j'habite à Lisbonne. C'est une ville très agréable, c'est clair. Oui, c'est principalement en visio. parce qu'avant j'étais à Lyon et j'ai déménagé donc j'ai gardé ma page tantelle en France en visio sinon si vous êtes à Lisbonne j'ai un cabinet en présentiel à Lisbonne mais oui en fait le mot de la fin en tout cas que j'aimerais c'est pas pour faire la promotion de ma pratique c'est qu'en fait la sexothérapie c'est pas forcément ce n'est pas forcément quelque chose qui est destiné aux personnes qui ressentent du mal-être ou des souffrances, ou qui pensent ne pas être à la hauteur dans leur sexualité, etc. Mais c'est toujours intéressant d'ouvrir ces sujets-là quand on se pose des questions, quand on a envie d'apprendre, parce qu'encore une fois, la sexualité, ça s'apprend. Pas inné. Et que donc, en fait... comprendre comment on fonctionne et mettre des mots sur la sexualité qui nous ressemble, je pense que c'est un travail qui est ultra enrichissant et qui peut servir aux relations qu'on entretient, et pas juste aux relations sexuelles, aussi aux relations amicales et familiales. Parce qu'en fait, quand on apprend à s'exprimer, quand on apprend à poser ses limites, quand on apprend à être dans sa pleine sécurité, finalement, ça rayonne bien au-delà. de notre sexualité et de notre désir.

  • Speaker #1

    Et on devient charismatique.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    On va se laisser sur ces messages d'espoir pour qu'on devienne tous charismatiques en ce printemps et qu'on soit pleinement en possession de nos désirs. Et en tout cas, c'était une super émission. J'ai adoré te rencontrer. On ne s'est pas rencontrés parce qu'on était en visio, désolée, mais avec plaisir. Moi, je vais aller au Portugal. Comme ça, j'irai voir Grégory Pouilly. Je viendrai te voir. On va tous aller au Portugal. Ça a l'air très sympa. à très bientôt en tout cas Gabrielle et on invite tout le monde à aller voir justement l'insta hello est donné et on mettra tous les liens merci de m'avoir reçu c'était trop chouette j'ai passé un bon moment ouais c'était trop chouette et moi je vous dis à la semaine prochaine avec une super invitée flamme

  • Speaker #0

    des années 80 le podcast qui allume la femme

Chapters

  • Introduction et présentation de Gabrielle, sexologue

    00:11

  • Le désir au début des relations

    01:55

  • Le désir sur le long terme et ses défis

    03:09

  • Conseils pour améliorer la connexion sexuelle

    03:47

  • La déculpabilisation et l'importance de la communication

    40:53

Share

Embed

You may also like

Description

🔥 La flamme de la sexualité : désir, renaissance et liberté 🔥

Et si ce printemps était le moment idéal pour raviver votre flamme intérieure ? 🌸 Dans ce nouvel épisode vibrant de Flammes des années 80, le podcast qui allume la femme, Sara Ginac vous invitent à explorer l’univers fascinant de la sexualité et du désir en compagnie de Gabrielle, créatrice du compte insta @hellohedone sexologue passionnée et lumineuse.

Parce que oui, la sexualité ne s’éteint pas avec le temps : elle évolue, se transforme… et peut même se réinventer. Dans cet échange sincère, Gabrielle nous partage son parcours inspirant, sa vision du désir et ses nombreuses expériences cliniques. D’entrée de jeu, elle nous rappelle une vérité fondamentale :

"Le désir est une flamme qui peut s’attiser, même après des années de relation."

Et c’est là tout le cœur de cet épisode : comment nourrir cette flamme, la raviver, ou même la redécouvrir, surtout quand on a traversé les montagnes russes de la vie, de la maternité, des carrières ou des relations longues.

🌀 Pourquoi le désir semble-t-il si intense au début d’une histoire d’amour ?
🌀 Comment dépasser les tabous qui entourent encore la sexualité féminine ?
🌀 Et surtout, que veut dire se reconnecter à soi pour mieux aimer et désirer ?

À travers des témoignages touchants, des réflexions profondes et une authenticité désarmante, Gabrielle et nos deux hôtes explorent sans détour les blocages émotionnels, les freins culturels, mais aussi les ressources intérieures pour retrouver une sexualité vivante, vibrante, et surtout libre.

"La sexualité s’apprend, et la communication ouverte est essentielle pour surmonter les appréhensions."

Qu’il s’agisse de désir dans le couple, de polyamour, de cycles hormonaux ou de plaisir en solo, cet épisode met en lumière les multiples dimensions du féminin. Un féminin qui doute, qui cherche, qui ose… et qui s’affirme.

Avec douceur et clarté, Gabrielle nous guide vers une sexualité choisie, désirée, assumée. Pas celle qu’on attend de nous, mais celle que l’on construit pour soi.

Et si la clé, finalement, c’était d’en parler ? D’ouvrir les fenêtres, de laisser entrer l’air du printemps, et de dire enfin à voix haute : "J’ai le droit de désirer. J’ai le droit de me réinventer."

"C’est dans un environnement de confiance que l’on peut vraiment explorer ses désirs."

Un épisode à écouter seule ou à deux, au soleil ou sous la couette, pour allumer des conversations, réveiller des sensations… et rallumer sa propre lumière.


🌺 Prête à explorer les profondeurs de votre désir ?
🎧 Écoutez dès maintenant ce nouvel épisode de Flammes des années 80, disponible sur toutes vos plateformes préférées.

📲 Suivez-nous sur Instagram pour découvrir les coulisses du podcast, les citations inspirantes, les témoignages, et surtout… ne rien manquer des prochaines flammes à venir.

🔥 D’une petite flamme peut naître un grand feu… Pour faire grandir le feu. Abonnez-vous ! 🔥


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Flamme des années 80.

  • Speaker #1

    Le podcast qui allume la femme.

  • Speaker #0

    Bonjour ! Alors, je suis très heureuse aujourd'hui de recevoir Gabrielle, parce que je ne sais pas, je me suis dit, c'est le printemps, voilà, on a nos désirs peut-être qui se réveillent, il commence à faire beau, on se reconnecte à soi, à sa sensualité, à sa sexualité. Et donc du coup, je me suis dit, pourquoi pas inviter une sexologue en ce début de printemps ? Donc Gabrielle, merci d'avoir accepté cette invitation. Est-ce que tu veux te présenter ?

  • Speaker #1

    Oui, bien sûr. Déjà, salut Sarah, merci de m'avoir invitée. Je suis aussi ravie d'être là. Moi, c'est Gabrielle. Je suis sexologue clinicienne et thérapeute de cou et je pratique depuis maintenant 5 ans. J'ai créé un compte Instagram qui s'appelle Hello&Données. C'est aussi le nom de mon site. Et donc, je communique. sur ce compte Instagram, sur tous les sujets liés à la sexualité, notamment liés au désir, puisque c'est le sujet qui me passionne le plus. Et c'est aussi le sujet sur lequel on me consulte le plus. Et au-delà de ça, je reçois des patients en vidéo et en présentiel dans mon cabinet.

  • Speaker #0

    Et ton Insta, il est super bien fait. Ça donne vraiment envie. Il y a plein de petites pastilles qui sont assez chouettes. Et surtout, tu fais une newsletter aussi que moi, j'ai découverte. C'est comme ça que je t'ai contactée. Je trouve très chouette. C'est quoi par mois ?

  • Speaker #1

    C'est une newsletter mensuelle qui s'appelle Désir d'apprendre.

  • Speaker #0

    Et c'est hyper intéressant. Et donc, je ne sais pas si c'était la dernière ou celle d'avant, justement, tu parlais du désir dans le couple. Et c'est vachement intéressant de sortir du tabou, entre guillemets, de, ben voilà, quand ça fait longtemps. Ou même, en fait, même sortir de ce tabou-là, c'est même première question, parce qu'on a toujours cette espèce de truc en se disant « Ah ben, c'est le début, donc le début, ça doit être incroyable, la société doit être folle, sinon ça ne vaut pas le coup et tout. » Idées reçues ou genre vérité ? Question. Et qu'est-ce que tu en penses ? C'est une question un peu...

  • Speaker #1

    Je pense que, en fait, elle est intéressante ta question, parce que je pense que dans l'imaginaire collectif, la sexualité, c'est toujours beaucoup mieux au début, parce qu'on est dans cette découverte, parce qu'on est dans cette nouveauté, et que forcément, ça émoustille, et que ça éveille les sens, et qu'on est pleinement dans notre excitation, dans notre envie. Et en fait, c'est intéressant parce qu'on se posait la question avec des amis, mais en fait, ça veut dire quoi être un bon ? Et toutes mes amies me disaient, ben voilà, en fait, le bon. C'est vraiment quand tu es en cette passion, quand tu ne réfléchis pas, quand tu arrives à être pleinement dans ton excitation et connecté à l'autre, etc. Et en fait, je leur disais, pour moi, vraiment, un bon coup, entre guillemets, parce que cette expression, finalement, elle est un peu old school, mais c'est une personne qui arrive à rester dans sa sexualité sur le long terme et qui ne reste pas juste dans cette énergie du début, mais qui est plus dans l'entretien. d'une sexualité du quotidien et donc de rester à l'écoute de l'autre, de rester dans sa sensualité, d'être à l'écoute de ses propres besoins, de son propre plaisir, mais aussi de celui de son ou sa partenaire. Donc, oui, c'est intéressant cette question du désir. Moi, j'aime beaucoup répondre à la question surtout du désir dans la durée parce que le désir du début, il est assez facile et évident, entre guillemets, mais le désir dans la durée... Oui,

  • Speaker #0

    mais du coup, justement, c'était une vraie question. Après, on en viendra au désir du... Parce que ça, forcément, je pense que tout le monde a déjà rencontré cette problématique. Mais il y a aussi ce truc du début, du désir. Parce qu'au début, pour avoir une sexualité épanouie, il faut connaître l'autre. J'imagine qu'il faut s'intéresser, il faut être tout ça. Et c'est vrai que des fois, au début, il peut y avoir aussi des craintes. Ou est-ce que des fois, on peut passer à côté en se disant « non, en fait, ça ne marche pas » . Il peut y avoir des peurs qui viennent se mettre un peu au milieu. Ou est-ce qu'il y a un petit kit du début pour vraiment se connecter ? Est-ce que tu peux nous donner des petits conseils de la base du début ? Et après, on parlera du désir sur la longueur qui intéresse évidemment tout le monde. Mais ce truc-ci, c'est instantané, tu penses que c'est une alchimie qui arrive tout de suite et il faut pas se poser trop de questions, si c'est pas là, bah tant pis, ou est-ce que ça peut se construire ?

  • Speaker #1

    Alors ça peut forcément se construire. Moi je pense que, je suis même convaincue, que l'incompatibilité est un mythe et que en fait la sexualité elle s'apprend, elle s'apprend pleinement. Alors forcément dans les débuts, on a plus tendance à faire qu'à en parler. Et la situation se renverse après. On a plus tendance à en parler qu'à faire. Tant mieux, d'ailleurs. Parfois même, on a du mal à en parler. D'ailleurs, on est dans une société où on a beaucoup plus de mal à parler du sexe qu'à faire du sexe. Je dis souvent à mes patients, à mes patientes qui ont du mal à parler du sexe, ça ne vous dérange pas de pénétrer par une personne que vous connaissez à peine, mais en revanche, en discuter, c'est plus compliqué pour vous. Elle me dit, ben ouais, c'est plus compliqué pour moi. Alors que... C'est fou ! Oui, c'est fou.

  • Speaker #0

    Mais c'est marrant, c'est parce que des fois, j'ai des conversations comme ça avec des copines où je dis mais en fait, ce n'est pas possible que là, tu n'arrives pas à demander ça, alors qu'hier, cette personne était à l'intérieur de toi. Ça me paraît... aberrant en fait.

  • Speaker #1

    C'est un peu le monde à l'envers.

  • Speaker #0

    Ce truc même de plan cul. Alors moi je dis pas, chacun fait les sexualités qu'il veut et au contraire, c'est vrai qu'il y a des choses comme ça à un moment donné qui se mettent en place où c'est un peu à l'envers. Et est-ce que c'est pas ça qui mixe un peu le désir par la suite justement ? Quand on est ensemble depuis longtemps, c'est ce que j'ai écouté, j'ai vu ton post la dernière fois, c'est pour ça que je rebondis là-dessus. On est vachement sur les choses interdites. Et est-ce que c'est ça qui... Est-ce qu'on dérègle pas nos façons de se désirer ? Et du coup, on va être en train de se dire, alors si c'est interdit, ça va m'exciter. Tu vois ce que je veux dire ou pas ?

  • Speaker #1

    Oui, bien sûr. Je pense qu'on peut rapidement rester bloqué, effectivement, sur ce qui nous a activés au début. Ce qui nous a activés au début de nos relations, parce qu'en fait, on est dans cet engouement, on est dans cet émerveillement de découvrir l'autre. Donc forcément, on est bourré d'hormones à ce moment-là, de toutes ces hormones du bonheur et de l'attachement. où on a l'impression qu'on est plus fatigué, on peut sortir sur les soirs de la semaine, on se couche à 3h du mat, on va bosser le lendemain, c'est pas grave, on ressent pas la fatigue parce qu'on est vraiment dans ce moment où on est pleinement dans ce désir et dans cette excitation pour l'autre. Et avec le temps, c'est quelque chose qui diminue par l'habitude, forcément. Mais effectivement, c'est quelque chose qui se travaille. Et en fait, pour répondre à ta question, c'est vrai que... C'est pas qu'on n'a pas envie de parler de sexe. Moi, c'est vraiment ce que je découvre en consultation. Les gens ont envie d'en parler, c'est juste qu'ils ne savent pas quoi dire. Ils ne savent pas quel mot utiliser. Parce qu'en fait, on a un peu enfermé la sexualité dans deux questions. C'est « qu'est-ce que t'aimes ? » , « qu'est-ce que t'aimes pas ? » et « montre-moi ce que t'aimes » . Et donc, en fait, si on n'a pas vraiment eu l'occasion de prendre le temps de répondre à ces questions-là... On ne sait pas quoi répondre. Du coup, on dit, mais en fait, je ne sais rien. Je ne sais pas ce que j'aime. Je ne sais pas ce que je veux. Je ne connais pas de mon corps.

  • Speaker #0

    C'est assez dur de répondre à cette question tout de suite. Puis, ce n'est pas un manuel. C'est un peu un manuel Ikea.

  • Speaker #1

    C'est comme ça que je pense.

  • Speaker #0

    Je pense que c'est aussi différent. Et puis, il y a des surprises qui peuvent arriver ou des choses. C'est vrai que cette espèce de jugement aussi ou de ce rapport, il doit s'instaurer aussi avec la confiance, le temps. Et ce n'est pas quelque chose. Je pense que ça fait partie de l'amour. Après, c'est mes croyances qui sont d'être un peu old school. Mais il peut y avoir d'autres. d'autres choses. On a fait plein d'émissions sur le sexe avec des choses très libérées. Du coup, je peux comprendre. Mais même quand on a fait des émissions, il y avait toujours une forme de respect et d'écoute, vraiment. C'est-à-dire qu'on peut faire une sexualité très débridée, mais avec une vraie écoute, une vraie écoute de l'autre, en fait. Et un vrai intérêt. Et c'est vrai que aujourd'hui, peut-être que c'est ça qu'on perd quand ça fait, je ne sais pas, quelques années qu'on est ensemble, ou que le désir s'étiole. Est-ce qu'il n'y a pas un truc d'écoute et de vrai intérêt de la personne aussi qu'on en fasse ?

  • Speaker #1

    En fait, ce que j'observe, c'est qu'il y a une sexualité au début du couple qui n'est pas toujours la sexualité passionnelle qu'on a envie d'imaginer. Pour certains couples, on ne passe pas par ce type de sexualité-là. Ce n'est pas facile pour tout le monde de s'ouvrir à quelqu'un sexuellement. Alors moi, je rencontre majoritairement des gens qui sont le preu de ça. Donc forcément, j'ai un biais de ce côté-là aussi. Mais ce n'est pas une évidence pour tout le monde. Et en fait, je pense qu'il n'y a pas d'acquis dans la sexualité. C'est juste que chaque personne prend une place à ce niveau-là, à la fois dans le couple sexuel et à la fois dans le couple amoureux. Les personnes prennent une place assez naturellement, qui sont la suite logique des places qu'elles ont prises auparavant dans les précédentes relations, dans leurs précédentes relations sexuelles. Et c'est quelque chose que... parfois on a du mal à venir challenger. C'est-à-dire, moi en fait, j'ai toujours pris cette posture-là, donc je garde cette posture-là, quand bien même je ne suis pas forcément à l'aise avec, ou quand bien même ce n'est pas forcément le chemin vers mon plaisir. Mais je ne sais pas trop comment le dire à l'autre, je ne sais pas trop comment le communiquer. Et je pense que parfois il y a un vrai besoin de se poser ces questions et de trouver les bons mots pour se sentir à la bonne place. Et c'est surtout que... les couples se rencontrent. Et puis, cinq ans plus tard, ils ont toujours la même sexualité, entre guillemets. Ils ne l'ont pas challengé, alors que même eux ont changé. Ils ont changé de boulot deux fois, ils ont déménagé. Parfois, ils ont eu des enfants, ils se sont mariés. Mais leur sexualité n'a pas forcément été challengée dans les pratiques, dans le rythme, dans les besoins des uns et des autres.

  • Speaker #0

    Et comment on fait pour justement le challenger ? Est-ce qu'on a des petits tips à donner, justement ? aujourd'hui à nos auditeurs ou à nos auditrices ?

  • Speaker #1

    Oui, en fait déjà c'est de se dire comment on vit cette discussion entre nous dans le couple. Est-ce que c'est juste quelque chose que l'on fait ou est-ce que c'est aussi quelque chose dont on parle, dans lequel on se projette ? Est-ce que ça devient un projet à part entière, la sexualité du monde ? C'est ça qui est important.

  • Speaker #0

    Tu n'as pas peur de se dire que c'est un projet à part entière, notre sexualité ? Parce qu'on a l'impression, dans l'inconscient collectif, que c'est un truc qui doit se faire tout seul. C'est quelque chose qui doit être naturel. Soit ça marche, soit ça ne marche pas. Et puis, on le touche un peu du doigt. Tu vois ce que je veux dire ? On ne va pas commencer à s'occuper de ça, parce que ça veut dire que si on s'en occupe, c'est que ça ne marche pas. Donc, on se sert. Moi, je le sens un peu comme ça. C'est un peu genre, bon, ok, on s'occupe déjà de tellement de choses. Si en plus, ça, ça ne fonctionne pas, il faut... Je pense qu'il y a un côté aussi comme ça. C'est bon, la nourriture, elle va se faire toute seule. On n'a pas besoin d'aller faire les courses. Ce n'est pas la peine. Le frigo, il se remplit tout seul. C'est naturel. Bien sûr. Et ce que tu dis, et je pense que c'est assez juste, c'est que ce n'est pas la bonne place. Et qu'il faut aussi le mettre à cette place-là pour s'en occuper, se challenger, trouver des nouvelles ressources, peut-être.

  • Speaker #1

    Ce n'est pas forcément des nouvelles recenses. Je ne suis pas toujours d'accord avec cette recherche constante de nouveautés. Je pense qu'on n'a pas besoin d'être toujours dans une recherche de nouveaux pour justement vivre cette excitation. Je pense que déjà, être dans les choses simples, être dans l'écoute, être dans l'observation, être attentif à l'autre, c'est déjà une base qui est super bien. Et en fait, effectivement, je trouve ça fou qu'on puisse... penser justement que quand on s'occupe de ça c'est que forcément il y a un problème et que ça fonctionne pas et qu'on est incompatible et que ce sera plus facile avec quelqu'un d'autre ça c'est faux, c'est pas facile aujourd'hui ce sera pas plus facile avec quelqu'un d'autre parce qu'en réalité la sexualité est quelque chose de très complexe et le désir aussi. Pourquoi c'est complexe c'est parce que en fait on a tous des expériences qui sont assez uniques avec la sexualité Parce qu'on reçoit des éducations différentes, parce qu'on a des expériences différentes, parce qu'on a des ressentis différents, à la fois sur nos corps et émotionnellement parlant. Et donc en fait, quand on rencontre une personne, on arrive avec tout ce bagueuse-là, et on ne communique pas ce bagueuse. Et on attend que l'autre personne, finalement, soit un peu dans cette devinette, et mettre le doigt parfaitement au bon endroit sur... ce qui nous fait plaisir, ce qui est la bonne chose pour nous, ce qu'on va bien interpréter, ce qu'on va bien ressentir, ce qui va nous faire jouir. C'est ultra... C'est fort de demander ça à quelqu'un même sans délivrer d'informations soi-même. Je pense que c'est impossible presque.

  • Speaker #0

    C'est marrant, on avait fait une émission sur la libération émotionnelle avec Lucille et on avait exactement cette conversation par rapport à trouver l'amour. Quand on ne se connaît pas aussi complètement soi-même... C'est hyper compliqué de trouver quelqu'un qui va devoir savoir qui on est alors que nous, on ne le sait pas. Est-ce qu'il y a aussi un truc dans la sexualité de se découvrir aussi seule, de savoir exactement ce qu'on... Et puis même de découvrir son désir seul. Parce que je pense que le désir, même quand on est célibataire, il y a des moments où on va plus avoir envie de se découvrir. Et puis il y a des moments donnés où on a envie d'être sous le lit, regarder une série. Et puis ça peut durer longtemps. Et puis on n'aura pas non plus de désir. Et on attend, quand on rencontre quelqu'un, que, en fait... tous les heures ce soir, genre le désir, les choses comme ça, ou alors on se met aussi des idées de comment ça devrait être. Et si à un moment donné, il y a une période où ça ne va pas, où il n'y a plus trop de sexualité, on va se dire que ça ne va pas. Sauf qu'en fait, quand on est seul, il y a des moments aussi où on n'a pas trop de sexualité.

  • Speaker #1

    Bien sûr, bien sûr, mais en fait, évidemment, en fait, la sexualité et la libido, c'est hyper fluctuant. Parfois, on va en avoir envie, même seul. Parfois, on ne va pas en avoir envie, même à deux. mais le problème c'est qu'aujourd'hui la sexualité et l'amour sont assez confondus ou la sexualité et l'appréciation c'est à dire que si l'autre n'a pas envie de moi c'est que je ne suis pas désirable, si l'autre n'a pas envie de moi c'est que je ne suis pas aimable si l'autre n'a pas envie de moi c'est que je ne suis pas belle ou je ne suis pas beau en fait tout de suite on va prendre cette information et la prendre personnellement alors qu'en réalité parfois ce n'est pas du tout personnel déjà c'est pas que j'ai pas envie de toi c'est juste qu'en ce moment je suis pas dans ma libido ça c'est important je sais pas si tu les as vus j'en parle beaucoup sur mon compte d'ailleurs de la différence entre l'excitation,

  • Speaker #0

    la libido et le désir parce que c'est des termes qui sont un peu confondus entre eux et qui en réalité sont tous différents tu peux nous les réexpliquer du coup concrètement parce que c'est intéressant de... de mettre des vrais mots sur le vocabulaire pour savoir exactement ce que ça veut dire.

  • Speaker #1

    Oui, c'est hyper intéressant. En fait, l'excitation, par exemple, l'excitation et la libido, ce sont des choses qui sont assez personnelles. L'excitation, dans les termes sexologiques, c'est tous les phénomènes mesurables dans le corps, quand notre corps ressent et est dans une réponse sexuelle. Par exemple, pour la femme, ça va être la lubrification, pour l'homme, ça va être l'érection, pour les deux, ça va être l'accélération du rythme cardiaque. Ce sont des phénomènes physiques. Sauf que l'excitation, elle prend envie aussi par notre tête, par notre imaginaire, par nos émotions, par ce qu'on s'autorise psychologiquement ou pas. Et d'ailleurs, pour que l'excitation soit possible dans le corps, ça passe d'abord par la tête. Et donc en fait, c'est très personnel. Ce qui est sexuellement excitant pour moi, ce qui est sexuellement attirant pour moi, ça me concerne moi. En fait, ça fait partie de mon histoire, de mes expériences, de mon éducation, de ce qui a façonné mon imaginaire et mes émotions liées à la sexualité. Donc ça, c'est l'excitation. La libido, c'est l'énergie sexuelle dans laquelle je suis. Donc pareil, ça me concerne. C'est-à-dire... Quand je suis détendue, quand je suis bien, quand je prends soin de moi, quand je me fais plaisir, quand je fais des choses pour moi, j'ai beaucoup plus de chance d'avoir de la libido que quand je suis en surcharge de boulot, que je suis en surcharge émotionnelle, que je n'ai pas de temps pour moi, que je n'ai aucun temps pour me faire plaisir, que je ne prends pas soin de moi. J'ai beaucoup plus de mal à être dans ma libido. En fait, la libido, c'est vraiment une énergie qu'on peut s'apparenter à... Je me sens bien, je me sens en confiance, je me sens libre. Et donc, en fait, je peux être à l'écoute de mon excitation et je me sens bien dans mon corps et dans ma tête. Et le désir, c'est différent de ces deux notions. Ces deux notions qui sont plus tournées vers soi, le désir, c'est plus tourné vers l'autre. C'est l'élan vers l'autre. J'ai du désir pour toi. parce que je sais qu'on prend du plaisir ensemble, parce que je t'aime, parce que je te trouve trop beau, trop belle, parce que tu me plais, parce que tu me fais rire. Et donc en fait, ce qu'il faut se dire, c'est que ces trois notions, elles sont non concordantes entre elles. C'est-à-dire que parfois, je vais avoir du désir pour toi, toutes les raisons que j'ai citées, mais je ne vais pas me sentir excitée. Parce que ce jour-là, j'ai eu une journée difficile et que du coup, le lien entre ma tête et mon corps va être difficile de m'en se faire. Et à ce moment-là, ça n'a rien à voir avec toi. mais c'est parce que je ne me sens pas disponible, parce que mon corps n'est pas disponible. Et en fait, on compte souvent ça, c'est-à-dire que si je ne lubrifie pas, l'autre va le prendre personnellement, ou si la personne avec laquelle on est n'a pas d'érection, on va se dire « bah mince, est-ce que c'est parce que je ne lui plais pas ? » Et en fait, non, ça n'a rien à voir.

  • Speaker #0

    Des fois, c'est des idées reçues, mais des fois, on va se mettre une pression aussi. C'est aussi peut-être aussi... assez masculin de se mettre une pression et du coup de pas forcément avoir une érection parce que même si le désir est là, des fois ça peut être aussi trop fort et se dire en fait j'arriverai pas à gérer et il y a des choses qui peuvent se passer comme ça chez l'homme ou chez la femme où ça peut bloquer parce que aussi ça peut être quelque chose de très fort et c'est comme dans d'autres émissions qu'on a fait qui sont pas sur la sexualité mais le bonheur ça peut faire peur aussi et puis des fois d'être dans un truc de en fait là je sors d'une zone de confort que je connais pas et du coup j'ai peur d'y aller Et ça aussi, de mettre des mots, ça peut aussi aider justement à partager, à dire ce qu'on entend et à évoluer ensemble, je pense.

  • Speaker #1

    Oui, il y a beaucoup de stress. Il y a beaucoup de stress dans le fait d'aborder la sexualité avec quelqu'un. Quand deux personnes ont un rapport sexuel ensemble, en général, ça peut être un peu tenté d'appréhension parce qu'on a peur de ne pas être à la hauteur, parce qu'on a toute cette... pression là-dessus pour un homme d'avoir une érection hyper dure, qui dure super longtemps, qui va être suffisante pour donner du plaisir à l'autre, pour une femme, d'être excitante, de bien lubrifier, de tout ce que l'autre va attendre. Et en fait, on se met tellement de pression là-dessus, alors qu'en réalité, la seule chose que les deux personnes veulent, c'est Passer un bon moment, se sentir bien, être enveloppée de tendresse, de sécurité, de belles caresses. Alors, on a tous des attentes différentes, bien sûr, mais globalement, il y a beaucoup de stress autour de tout ça.

  • Speaker #0

    Oui, puis je pense qu'il y a aussi une course à l'orgasme, à un moment donné, où il va falloir finir. Comme un acte, il y a un début, un milieu, une fin, et ça doit se passer comme on a prévu que ça se passe. Mais en fait, ça peut aussi être déconstruit. J'imagine dans un désir ou dans une recherche de plaisir ou quelque chose de différent, ça peut être aussi déconstruit. Là, on parle beaucoup de couples hétérosexuels, mais ça peut être aussi, même dans l'homosexualité, les gens homosexuels ont une sexualité aussi différente de la « norme » de l'hétérosexuel, où le rapport va être terminé quand l'éjaculation aura eu lieu, et puis merci, maintenant c'est terminé, on s'endort. Tu vois ce que je veux dire ? Il y a aussi ça. Je trouve que c'est hyper important, vu que c'est un podcast et écouté principalement par des femmes. Quand même, des hommes nous écoutent, mais c'est intéressant que si les hommes nous écoutent aussi. Je pense que tu peux nous dire des choses par rapport à tout ça. C'est des choses que tu dois justement parler avec tes patients.

  • Speaker #1

    Oui, c'est vrai qu'en fait, quand je parle, je parle beaucoup sur des normes hétérosexuelles parce que c'est les patients que je reçois le plus, des couples hétérosexuels, des femmes et des hommes hétérosexuels. Mais j'ai aussi des couples, des femmes et des hommes homosexuels. Donc, c'est intéressant que tu le mentionnes. Et en fait, pour les deux, qu'on soit hétérosexuel ou homosexuel, le plus important, effectivement, ce n'est pas l'orgasme, c'est le plaisir qu'on prend tout le long. Et en fait, c'est un peu bateau de dire ça, mais effectivement, la finalité du rapport, ce n'est pas le plus important. C'est en fait tout ce qui va se passer entre-temps. Du moment où on s'embrasse, au moment où on se regarde, au moment où on se séduit, au moment où on se déshabille. En fait, je pense qu'il y a des tas de choses qui sont un peu banalisées. Parce que justement, on est dans cette course à l'orgasme, alors que la nudité, par exemple, c'est ultra banalisé. On va arracher ses vêtements ultra rapidement, sans prendre le temps d'apprécier que la nudité, c'est une mise à nu, déjà. C'est quelque chose qui peut rendre ultra vulnérable, déjà, juste ça, avant même d'être caressé par l'autre, d'être vu, nu. ça peut rendre ultra vulnérable et c'est juste les banaliser alors que il pourrait prendre le temps déjà de se regarder de regarder nos corps respectifs de prendre le temps de vraiment toucher le corps en entier d'être sur des caresses et en fait c'est aussi ça la sensualité c'est de paris enfin de pas penser que la sexualité est juste enfermé dans ou les zones érogènes ou les zones génitales c'est vraiment tout le corps et

  • Speaker #0

    et donc ouais l'idée c'est pas qu'il y ait une course à l'orgasme c'est vraiment que prendre le temps d'apprécier quoi tout le chemin et j'avais vu aussi sur ton dernier post Insta sur les différents désirs donc on peut avoir des types de désirs donc je crois qu'il y avait spontané bon je vais tous nous les donner et la question on fait deux questions en une est-ce qu'on est tout le temps à un type de désir est-ce qu'on évolue est-ce que ça peut changer avec le temps est-ce qu'il y a des désirs qu'on n'aura jamais et c'est pas grave voilà donc c'est quoi les questions Les types, il y en a combien et qu'est-ce que c'est ? Est-ce que tu peux nous les décrire ?

  • Speaker #1

    Je ne sais pas si ça vous est... En tout cas, peut-être que toi, ça t'est déjà arrivé. Moi, c'est des choses qui reviennent souvent dans les patients que je vois en consultation, surtout quand ils sont en couple. C'est de dire, mais en fait, c'est toujours moi qui viens vers elle ou c'est toujours moi qui viens vers lui. C'est toujours moi qui suis en demande. Et du coup, en fait, cette dynamique, elle m'épuise. J'aimerais que l'autre aussi vienne vers moi, etc. Et en fait, ce qui ressort de ça, c'est qu'effectivement, il y a deux types de désirs. Il y a ce qu'on appelle le désir spontané et le désir réactif. Donc en fait, il y a des personnes qui sont plus en désir spontané, c'est-à-dire qu'en fait, qui vont ressentir une excitation et qui vont avoir envie de transformer cette excitation avec l'autre, et donc d'être pleinement dans leur désir, etc. Et il y a des personnes qui sont plus... plus en désir réactif, c'est-à-dire leur désir, leur excitation, leur libido vont s'activer en réponse à un stimuli, c'est-à-dire à des caresses, à une approche, peu importe, mais à une approche sexuelle de l'autre. Et donc, en fait, parfois, ce n'est pas qu'on n'a pas envie ou ce n'est pas qu'on ne désire pas l'autre. On n'a pas envie de faire le premier pas. C'est juste que c'est un fonctionnement qu'on peut avoir. On va plus fonctionner en réaction à quelque chose qui va nous donner envie plutôt que d'être dans cette spontanéité. Et donc ça, je trouve que ça vient.

  • Speaker #0

    Mais imagine, tu es en couple et les deux sont en réaction. Il ne va rien se passer, en fait. Chacun attend que l'autre fasse le... Parce que c'est sa façon. Et pareil, c'est comme les plus et les moins. Si c'est un qui est comme ça et l'autre qui est autrement, c'est parfait. Mais si on est tous les deux pareils, et si on est tous les deux genre, bon, moi, j'aime bien quand on vient me chercher. Et comment on fait ?

  • Speaker #1

    Alors, en fait, ce n'est pas parce qu'on est en désir réactif qu'on est passif. Ce n'est pas la même chose. Et justement, quand il y a deux personnes qui fonctionnent en désir réactif, l'objectif aussi, c'est que ces personnes puissent se parler en fait de ça. Alors qu'elles puissent se dire quand même... j'aime bien quand tu fais ça, j'aime bien quand tu me touches là, j'aime bien que les deux personnes puissent s'en parler pour que justement... les deux puissent être dans une prise d'initiative qui partira pas forcément d'un stimuli sexuel, mais qui partira peut-être d'un moment de tendresse, qui partira peut-être d'un moment de complicité sympa entre les deux personnes, qui partira d'autre chose, ou qui commencera juste par le fait, je sais pas, on commence à s'embrasser, on se dit bonne nuit, puis en fait, de là naît quelque chose, de là naît une envie. Mais ce n'est pas pour ça qu'on doit forcément, pour qu'il y ait un équilibre, être forcément une personne qui a un désir spontané et une personne qui a un désir actif.

  • Speaker #0

    Du coup, c'est vrai que ça peut expliquer plein de choses, parce que des fois, j'ai l'impression qu'on peut aussi se « vexer » , comme tu l'as dit tout à l'heure. C'est tout le temps moi qui fais l'effort, alors que ce n'est pas censé être un effort, et de se sentir moins désirable aussi. Ça peut aussi entraîner vachement… Quand on rentre dans cette spirale-là, ça peut être hyper malheureux, puisqu'après, tout devient… Tout passe par la tête, tout est calculé. Et du coup, on se dit « Ah, je vais faire ça, mais est-ce que ça va marcher ? » Ce n'est pas facile,

  • Speaker #1

    non ? Oui, c'est pour ça que quand on est avec quelqu'un, quand on a une sexualité avec quelqu'un, on est confronté à l'altérité. Et en fait, cette confrontation-là, elle fait assez peur parce que comme on parle peu de sexe, on se fait les questions et les réponses. si je fais ça, est-ce que l'autre va aimer ? Ah mais tiens, si je fais ça et que l'autre personne a cette réponse-là, est-ce que c'est bien ? Est-ce que ça veut dire que c'est bien ? Est-ce que ça lui fait du bien ? En fait, il suffit de poser la question. Est-ce que là, tu aurais envie de faire l'amour ? Est-ce que là, tu te sentirais disponible pour un moment d'intimité à deux ? Est-ce que là, tu aimerais que je t'embrasse parce que moi, j'ai envie de t'embrasser ? En fait, ne pas hésiter à poser les questions. et à ne pas faire les questions et les réponses soi-même parce que sinon, on va toujours faire quelque chose de plus négatif que positif. On se sent rejeté, on ne se sent pas aimé, on ne se sent pas apprécié, on ne se sent pas désiré. Et on fait des interprétations. Alors que la personne en face, elle est juste ultra contente quand on lui pose la question et ultra contente de recevoir un baiser. Je ne crois pas que ça aille plus loin, mais de ne pas hésiter à exprimer les choses. Et je sais que c'est difficile parce qu'on n'a pas appris à le faire. mais ça s'apprend et ça permet tellement plus de fluidité.

  • Speaker #0

    Et surtout, j'ai l'impression, mais ça c'est, encore une fois, ce n'est pas que dans la sexualité, mais on a l'impression que la façon dont on fonctionne, l'autre personne va fonctionner de la même manière. Sauf qu'en fait, c'est ce qu'on dit en human design ou même en astro, dans toutes ces choses qui sont un peu des thèmes où tu te dis, c'est comme ça que tu fonctionnes. Mais en se rendant compte que des fois, moi je fonctionne comme ça, en fait la personne d'à côté, elle fonctionne comme ça. complètement différemment et on est des milliards d'individus sur la Terre. Donc on a toutes des façons de fonctionner hyper différentes. Et on a tous à être égocentrique, entre guillemets, en se disant « moi je fonctionne comme ça, donc lui il doit fonctionner comme ça, donc moi si je fonctionne comme lui, ça veut dire que j'aime pas et que je désire pas, donc il m'aime pas et il me désire pas. » On fait plein de raccourcis en fait. Non, on est tous différents et c'est quoi ta façon de fonctionner ? « Ah ben moi c'est celle-là, toi c'est celle-là. » Ok. Comment on peut s'arriver à s'entendre avec ces deux façons de fonctionner qui, en général, si on est ensemble, elles n'ont pas trop de rapport parce que... On ne va jamais attirer notre clone. En gros, il y a deux grands types de désirs ou il y en a d'autres ?

  • Speaker #1

    Il y a ces deux-là. Après, il y a des tas et des tas et des tas de personnalités sexuelles. Il y a des personnes qui vont avoir besoin d'énormément de sensualité, de prendre beaucoup de temps, d'être très enveloppées, d'être dans une tendresse. Il y a des personnes qui vont être plus sexuelles. c'est-à-dire qu'ils vont avoir besoin d'assez rapidement d'être en contact avec le sexe de l'autre, d'être dans une pénétration. Il y a des personnes qui vont être plus dans cette énergie et qui vont avoir besoin d'une vraie complicité, etc. En fait, il y a des tas et des tas et des tas de personnalités différentes. Et c'est exactement comme quand on rencontre une personne, on va découvrir au fur et à mesure sa personnalité, ce que la personne aime, ce que la personne n'aime pas. Sauf que dans la vie courante, on ose poser les questions. En fait, c'est comme si tous les jours, on souhaitait cuisiner pour quelqu'un, mais qu'on veut dès le premier jour, dès le premier repas, lui faire son plat préféré.

  • Speaker #0

    Sans savoir s'il est végétarien, s'il n'est pas végétarien, s'il aime le poisson, s'il aime tel type de légumes, etc. On a peu de chance quand même au premier repas de lui faire son repas, de le trouver pile poil sur sa recette préférée, assaisonné comme la personne le veut, etc. En fait, c'est quelque chose qui se découvre au fur et à mesure, qui se demande. C'est un peu pareil avec le sexe. On ne peut pas savoir tout de suite.

  • Speaker #1

    Et je pense aussi que le repas préféré, c'est génial de le manger de temps en temps. Mais si on le mange tous les jours, à un moment donné, on est un peu dégoûté du repas préféré. Je pense que... Moi, j'adore manger asiatique, mais je suis partie cette semaine en Thaïlande. Je peux te jurer qu'à la fin, je n'en pouvais plus.

  • Speaker #0

    Oui, on a envie d'explorer. On a envie aussi parfois d'être dans un confort. Parfois, ça nous fait vivre dans une routine. En fait, tout est OK tant qu'on sait demander et exprimer.

  • Speaker #1

    Et c'est marrant parce que là, je... Je pense justement à la newsletter que tu avais faite la dernière fois qui parlait du désir et du charisme. Et je trouve que c'est un parallèle qui est hyper intéressant. Et moi, je vous invite tous à lire cette newsletter parce que c'était vachement intéressant, cette notion de charisme et désir. Et donc, du coup, nous en dire un peu plus par rapport à ça. Je pense qu'il y a un lien avec tout ce qu'on raconte aussi par rapport à ce désir-là et ce charisme. Quand tu vois rentrer quelqu'un dans la pièce, tu te dis « Waouh ! Il y a ce truc qui se dégage. » Donc, vas-y, j'adore quand on… Ouais.

  • Speaker #0

    En fait, je trouvais ça intéressant de mettre en parallèle ces deux notions, le charisme et le désir, parce que déjà, c'est des choses qu'on voit de beaucoup. On a tous envie d'être charismatiques, on a tous envie d'être pleinement dans notre désir, dans nos désirs, et c'est quelque chose qu'on pense très inaccessible. Peut-être parce que c'est des choses qu'on a idéalisées sans vraiment comprendre que c'est d'où ça vient et d'où ça part. On a l'impression que le charisme, pour en avoir, il faut être passionnant, ultra drôle, très très beau. En fait, déjà ça ne veut rien dire tout ça, drôle pour qui, intéressant pour qui, beau aux yeux de qui. En fait, ça ne veut rien dire, on sera perçu différemment de certaines personnes. Mais pour moi, le charisme, c'est à quel point finalement on est vivant. Et à quel point on s'autorise à être pleinement dans le moment présent, pleinement dans... dans notre plaisir et qu'on ne se cache pas. On ne se cache pas de ça. Donc en fait, une personne qui a du charisme, c'est une personne qui est pleinement présente là où elle est. Et plus une personne va être pleinement présente, plus les personnes qui vont être autour vont aussi se sentir présentes. Parce que du coup, la discussion va être profonde, parce que les regards vont être réels, parce qu'on va s'écouter, parce qu'on va se répondre et pas juste... être dans une espèce de conversation un peu superficielle, etc. Le charisme, en fait, c'est ça. Et donc, finalement, est-ce qu'une personne charismatique ne va pas, de par son comportement, rendre l'autre personne en face charismatique ? Ce n'est pas quelque chose qui pourrait être contagieux. Moi, je trouve ça intéressant de voir ça comme ça. Et un peu pareil pour le désir. C'est-à-dire que le désir, on a un peu l'impression que c'est un objet perdu au coin de la rue et qu'en plus de ça, on perd absolument tout le temps. Alors qu'en réalité, c'est un peu pareil. Le désir, c'est est-ce que je suis à l'écoute de ce dont j'ai besoin ? Est-ce que je suis pleinement présente dans le moment ? Est-ce que j'ai peur de tout ça ? Est-ce que j'ai peur de mes besoins ? En fait, est-ce que je suis pleinement à l'écoute et je les communique ? Et le désir, c'est ça. En fait, c'est que je partage un moment avec toi, autant qu'il soit réussi. Quand je dis réussir, ça ne veut pas dire être dans une performance et dans quelque chose qui sera parfait. Quand je dis réussir, c'est je suis là avec toi et peu importe ce qui se passe, on va pouvoir s'en parler. S'il y a quelque chose de plus inconfortable, ce n'est pas grave. En fait, ça arrive. Et le désir, c'est aussi ça. C'est un peu cette présence qui va faire que le moment qu'on va passer sera plus vibrant, en fait.

  • Speaker #1

    Il y a une notion de sécurité aussi, on en parlait un peu en préparant l'émission. On peut se sentir libre d'être aussi complètement authentique et d'être qui on est à 2000%. Et ça passe aussi beaucoup par la sécurité. Par rapport à toutes les émissions qu'on a faites sur le BDSM, ou moi quand j'ai fait ces émissions-là, j'ai vraiment ressenti que ce sentiment de sécurité où tu peux être vraiment qui tu es, même si c'est des choses qui paraissent complètement... Enfin, même si ce n'est pas nos pratiques, moi ce n'est pas du tout les miennes, mais de comprendre ce sentiment de pouvoir être... vraiment libre et sécurisé et en sécurité. En plus, on a fait beaucoup d'émissions sur les violences, sur la sexualité par rapport à certaines femmes. Il y a quand même un grand nombre de femmes arrivées à notre audience, entre guillemets, les femmes de la quarantaine. Il y a quand même pas mal de femmes qui ont vécu des choses sexuellement qui ne sont pas forcément passées par des viols ou des incestes obligatoirement, mais on a tous eu des cas d'épithromas, donc on n'arrive pas comme ça genre « waouh, c'est génial » . Et c'est vrai que c'est hyper important de se sentir en sécurité. Ça passe par là, parce que comme on a fait aussi des émissions sur le corps, que le corps n'oublie rien, Donc même si on a traité des choses, le corps il se rappelle en fait à un moment donné de choses et il peut avoir des réactions. Voilà, c'est ce qu'on disait tout à l'heure sur même la lubrification ou le désir ou le fait de... Ça peut jouer aussi là-dessus je pense. Non, non, t'inquiète, je suis partie un peu dans un abus. En plus, il ne nous reste pas beaucoup de temps. Mais je trouve que c'est un... En fait, j'aime bien mettre un peu une couche aussi, parce que pour les gens, tu vois, on va un peu en profondeur. Même dans une émission de podcast sur la sexualité, j'aime bien aller un peu en profondeur, parce que c'est vrai que ça touche beaucoup de choses.

  • Speaker #0

    Non, mais le sentiment de sécurité, il est indispensable. Il est indispensable. dans la sexualité, qu'on soit avec une personne avec qui on a juste des relations non sexuelles occasionnelles ou même si c'est une personne qu'on rencontre ce soir ou si c'est une personne sur le long terme, on a toutes et tous besoin de se sentir en sécurité. Parce que si on est en sécurité, on peut lâcher prise. Le fameux lâcher prise. On demande toujours la recette en consultation comme si c'était une recette de cuisine toute faite et qu'il y avait juste à mettre. petit peu de ça et ça y est, on est en vente à chéprise. En fait, pour être en vente à chéprise, savoir surtout de quoi on a besoin pour être détendu, de quoi j'ai besoin pour être détendu dans un moment comme ça. Mais c'est surtout le ressenti qu'on va avoir avec l'autre. Mais par exemple, tu vois, tu mentionnais le BDSM. Le BDSM, c'est une pratique qui est ultra encadrée, ultra safe, parce que c'est... Une pratique dans laquelle le consentement est pleinement au centre de cette pratique, avec des safe words pour que toutes les personnes qui sont impliquées dans ces moments puissent parler un même langage et savoir quand s'arrêter, etc. Ce ne sont pas forcément des choses qui existent dans le quotidien de nos sexualités. C'est dommage de dire qu'il faut que ça existe uniquement dans certaines pratiques ou d'autres. Ça devrait exister absolument tout le temps. En fait, s'il dit stop, c'est stop. S'il dit non, c'est non. S'il dit... Ouais, voilà. En fait, d'être pleinement à l'écoute. Et en fait, c'est pas parce qu'on commence qu'on doit absolument finir. Non, on peut totalement s'arrêter, en fait, au milieu de rapport et dire « Bah là, j'ai plus envie. Là, ça me va pas. Ou là, je ressens pas. Ou là, ça va trop loin pour moi. » Au contraire, en fait, verbalisons absolument tout pour justement être dans cette pleine sécurité.

  • Speaker #1

    Et surtout qu'on soit avec quelqu'un, comme tu l'as dit, si c'est même sous... qu'on se sente en sécurité avec quelqu'un qu'on vient de rencontrer ou pour un plan cul ou une soirée, c'est hyper important. Mais en fait, sur la longueur aussi, quand ça fait même dix ans qu'on est avec quelqu'un, de ne pas oublier que c'est notre corps et que c'est le corps de la personne. Ça doit tout le temps être présent, en fait. Même avec l'habitude, même avec le confort, même avec l'amour ou avec tout ça, il y a toujours cette part-là que j'ai l'impression des fois, qui peut aussi s'étioler un peu, en fait, en se disant, bon, allez, vite fait, ou de ne pas vraiment s'entendre, de ne pas vraiment être à son écoute. Et peut-être que c'est aussi des petits tips pour justement les couples dans la longueur. Chacun doit vraiment s'écouter, on est aussi maître de ça, et de pouvoir le dire, bah oui, mais c'est important de le dire, même si c'est ton mari, même si c'est ton compagnon depuis des années, tu peux t'arrêter en plein milieu, et c'est pas parce que tu n'aimes pas la personne. Et ça, c'est aussi complètement dans l'inconscient collectif, à faire bouger, ça prend du temps, ça aussi, je pense.

  • Speaker #0

    Ouais, ça n'a rien à voir avec l'autre. C'est indispensable de se dire, bah en fait, même si ça fait 10 ans qu'on est ensemble, c'est mon corps, c'est pas ta propriété même sexualité ne t'appartient pas notre sexualité ne t'appartient pas mon corps ne t'appartient pas c'est des choses qui continuent à se demander à se valoriser surtout, c'est pourquoi je te disais au début de l'émission ne pas banaliser ne pas banaliser les choses caresser le corps d'une personne c'est pas banal caresser des zones érogènes, des zones intimes se montrer nue devant quelqu'un, c'est pas banal C'est important de se le dire.

  • Speaker #1

    Et est-ce que tu as un petit jeu ou un petit tip à faire en couple ou même seul, justement par rapport à cette flamme ? On n'a pas du flamme encore depuis le début de l'émission, mais pour raviver la flamme ou pour l'entretenir ?

  • Speaker #0

    Alors moi, j'aime bien le jeu de la bonbonnière, que je trouve sympa. En fait, ce que je trouve sympa à faire, c'est d'avoir un petit pot, un petit pot chez soi dans lequel chacun met... Alors là, c'est plus un type sans couple. Mais pourquoi pas ? Pourquoi pas aussi pour des personnes qui ne voient qu'occasionnellement ou dans lequel, en fait, il y a des petits papiers dans lesquels, en fait, on met dedans des pratiques qui vont du massage à certaines pratiques, je ne sais pas, comme on s'embrasse à Calan ou je ne sais pas, tu me masses le crâne. où tu me laisses une partie du corps, ou je ne sais pas, mais en tout cas... d'avoir en fait et de pouvoir piocher à certains moments ce petit papier, c'est bien ce soir, voilà ce qu'on peut faire. En fait, on est toujours à la recherche entre guillemets de créativité, de nouvelles idées, mais parfois ça passe par des choses très simples. Et en fait, juste de se dire, même si c'est nous qui avons mis ces petits papiers à l'intérieur de ce pot, pourquoi pas en fait déléguer ce soir le moment qu'on va passer ensemble à... à ces petits papiers qu'on a mis dans ce pot et en ptouchant de temps en temps. Et on disait, c'est cool, c'est notre moment de ce soir. Est-ce que toi, tu es OK pour faire ça ? Évidemment, l'idée, ce n'est jamais de se forcer. C'est un consentement mutuel. Mais ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vraiment regardé dans les yeux. Sur les papiers, il peut y avoir écrit, on se regarde dans les yeux pendant trois minutes. On danse sur notre musique qu'on adore. C'est juste histoire de se retrouver. Ce n'est pas forcément sexuel. C'est vraiment pleinement intime.

  • Speaker #1

    Je pense que c'est intéressant de pouvoir se surprendre et se surprendre soi-même parce que c'est nous qui avons écrit les papiers. C'est encore plus rigolo, je trouve. C'est un super tips à faire. Faites-le, testez-le et puis vous nous direz en commentaire si ça a fonctionné. On arrive déjà à la fin, c'est passé hyper vite. Je te réinviterai pour vous reparler de sexualité à l'automne quand on sera en meeting du printemps.

  • Speaker #0

    Avec plaisir. En plus, j'ai un nouveau projet pour l'automne. C'est quoi ? Non,

  • Speaker #1

    attends, tu nous as trottisé là. Tu peux m'en parler ou pas ?

  • Speaker #0

    surprise mais c'est un petit jour autour du désir mais c'est un beau projet, c'est un beau projet sur le désir et qui tombera parfait à l'automne quand on sera un petit peu plus dans une énergie différente et qu'on aura besoin justement d'être dans cette créativité, de prendre soin de soi etc. Donc on pourra en reparler à ce moment-là.

  • Speaker #1

    Ah génial ! Bon j'ai pas trop envie d'être à l'automne même si ça a l'air génial,

  • Speaker #0

    j'ai quand même envie de se développer le printemps et l'été. On va passer par le printemps et l'été.

  • Speaker #1

    Et j'aimerais bien finir, alors d'habitude tu laisses toujours le mot de la fin, donc tu peux dire le mot de la fin comme tu veux, mais j'aimerais bien finir un peu aussi sur cette culpabilité, on en a un peu parlé, mais je sens que la sexualité c'est aussi assez culpabilisant dans tous les sens, on fait pas assez, on est pas comme il faut, on doit perdre du poids, on se sent pas, genre vraiment, on a peut-être pas la souplesse nécessaire pour faire toutes les... Enfin, on culpabilise de plein de trucs, j'ai l'impression, il y a un truc à un moment donné où on se sent jamais assez, et du coup on culpabilise de pas l'être. Est-ce que tu peux nous... Il dit que je vais faire du déculpabilisé.

  • Speaker #0

    Alors déjà, la déculpabilité, j'ai l'impression que c'est vraiment quelque chose qui est omniprésent, ce sentiment. C'est un sentiment qui ne sert strictement à rien. Parce que c'est un sentiment qui ne sert ni à soi, ni à l'autre. C'est un sentiment qui nous inhibe. On a l'impression justement de ne pas être assez, de ne pas faire assez, de ne pas être suffisante, de ne pas être suffisante, de ne pas être à la hauteur. Et en fait, ça ne nous pousse pas à faire mieux. Ce n'est pas un sentiment qui nous pousse à faire différemment, qui nous pousse à faire plus, c'est juste un sentiment vraiment qui nous inhibe et qui nous met mal. Donc en fait, j'ai envie de dire, alors c'est facile à dire, stop à cette culpabilité, mais en fait, c'est surtout que si on ressent quelque chose, si on ressent de la culpabilité, désamorcez. En fait, si vous ressentez de la culpabilité, parlez-en tout de suite. Parlez-en tout de suite à l'autre. Je ressens ça et je ne sais pas pourquoi. Est-ce que tu ressens la même chose ? Est-ce que tu as des besoins particuliers ? Est-ce qu'on peut s'en parler ? Désamorcer, parce que sinon, c'est vrai que c'est un sentiment qui est dur à avérer au quotidien, la culpabilité.

  • Speaker #1

    Oui, puis souvent, ça n'a pas lieu d'être. Et quand on exprime les choses, quand on est avec un partenaire, en général, qu'on a choisi, même pour une nuit ou quand on a choisi quelqu'un avec qui on partage une intimité. On refait la boucle de tout à l'heure, on doit être capable de pouvoir tout dire, comme on offre son corps aussi, on doit être capable de pouvoir offrir ses pensées et ce qu'on est, et avec tout ce que ça comporte, parce que c'est pour tout le monde pareil en fait. Toi tu peux culpabiliser, moi je peux culpabiliser pour des choses qui n'ont pas de rapport, ou peut-être qu'ils en ont un et le découvrent.

  • Speaker #0

    Ouais exactement, exactement.

  • Speaker #1

    C'était trop cool, j'ai encore envie de parler avec toi pendant des heures, est-ce que tu veux nous dire un petit mot de la fin ? Allez on fait un petit bonus. ou est-ce que tu penses qu'on s'est tout dit et puis on se revoit au mois d'août en automne ? On peut te contacter par contre, ça je ne l'ai pas dit. On peut te contacter justement si on est en couple, seul, hétérosexuel, problème de désir ou autre. Tu ne fais pas que les problèmes de désir, tu fais aussi d'autres choses dans la sexualité. Tu es en visio parce que tu es au Portugal ?

  • Speaker #0

    Oui, j'habite à Lisbonne. C'est une ville très agréable, c'est clair. Oui, c'est principalement en visio. parce qu'avant j'étais à Lyon et j'ai déménagé donc j'ai gardé ma page tantelle en France en visio sinon si vous êtes à Lisbonne j'ai un cabinet en présentiel à Lisbonne mais oui en fait le mot de la fin en tout cas que j'aimerais c'est pas pour faire la promotion de ma pratique c'est qu'en fait la sexothérapie c'est pas forcément ce n'est pas forcément quelque chose qui est destiné aux personnes qui ressentent du mal-être ou des souffrances, ou qui pensent ne pas être à la hauteur dans leur sexualité, etc. Mais c'est toujours intéressant d'ouvrir ces sujets-là quand on se pose des questions, quand on a envie d'apprendre, parce qu'encore une fois, la sexualité, ça s'apprend. Pas inné. Et que donc, en fait... comprendre comment on fonctionne et mettre des mots sur la sexualité qui nous ressemble, je pense que c'est un travail qui est ultra enrichissant et qui peut servir aux relations qu'on entretient, et pas juste aux relations sexuelles, aussi aux relations amicales et familiales. Parce qu'en fait, quand on apprend à s'exprimer, quand on apprend à poser ses limites, quand on apprend à être dans sa pleine sécurité, finalement, ça rayonne bien au-delà. de notre sexualité et de notre désir.

  • Speaker #1

    Et on devient charismatique.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    On va se laisser sur ces messages d'espoir pour qu'on devienne tous charismatiques en ce printemps et qu'on soit pleinement en possession de nos désirs. Et en tout cas, c'était une super émission. J'ai adoré te rencontrer. On ne s'est pas rencontrés parce qu'on était en visio, désolée, mais avec plaisir. Moi, je vais aller au Portugal. Comme ça, j'irai voir Grégory Pouilly. Je viendrai te voir. On va tous aller au Portugal. Ça a l'air très sympa. à très bientôt en tout cas Gabrielle et on invite tout le monde à aller voir justement l'insta hello est donné et on mettra tous les liens merci de m'avoir reçu c'était trop chouette j'ai passé un bon moment ouais c'était trop chouette et moi je vous dis à la semaine prochaine avec une super invitée flamme

  • Speaker #0

    des années 80 le podcast qui allume la femme

Chapters

  • Introduction et présentation de Gabrielle, sexologue

    00:11

  • Le désir au début des relations

    01:55

  • Le désir sur le long terme et ses défis

    03:09

  • Conseils pour améliorer la connexion sexuelle

    03:47

  • La déculpabilisation et l'importance de la communication

    40:53

Description

🔥 La flamme de la sexualité : désir, renaissance et liberté 🔥

Et si ce printemps était le moment idéal pour raviver votre flamme intérieure ? 🌸 Dans ce nouvel épisode vibrant de Flammes des années 80, le podcast qui allume la femme, Sara Ginac vous invitent à explorer l’univers fascinant de la sexualité et du désir en compagnie de Gabrielle, créatrice du compte insta @hellohedone sexologue passionnée et lumineuse.

Parce que oui, la sexualité ne s’éteint pas avec le temps : elle évolue, se transforme… et peut même se réinventer. Dans cet échange sincère, Gabrielle nous partage son parcours inspirant, sa vision du désir et ses nombreuses expériences cliniques. D’entrée de jeu, elle nous rappelle une vérité fondamentale :

"Le désir est une flamme qui peut s’attiser, même après des années de relation."

Et c’est là tout le cœur de cet épisode : comment nourrir cette flamme, la raviver, ou même la redécouvrir, surtout quand on a traversé les montagnes russes de la vie, de la maternité, des carrières ou des relations longues.

🌀 Pourquoi le désir semble-t-il si intense au début d’une histoire d’amour ?
🌀 Comment dépasser les tabous qui entourent encore la sexualité féminine ?
🌀 Et surtout, que veut dire se reconnecter à soi pour mieux aimer et désirer ?

À travers des témoignages touchants, des réflexions profondes et une authenticité désarmante, Gabrielle et nos deux hôtes explorent sans détour les blocages émotionnels, les freins culturels, mais aussi les ressources intérieures pour retrouver une sexualité vivante, vibrante, et surtout libre.

"La sexualité s’apprend, et la communication ouverte est essentielle pour surmonter les appréhensions."

Qu’il s’agisse de désir dans le couple, de polyamour, de cycles hormonaux ou de plaisir en solo, cet épisode met en lumière les multiples dimensions du féminin. Un féminin qui doute, qui cherche, qui ose… et qui s’affirme.

Avec douceur et clarté, Gabrielle nous guide vers une sexualité choisie, désirée, assumée. Pas celle qu’on attend de nous, mais celle que l’on construit pour soi.

Et si la clé, finalement, c’était d’en parler ? D’ouvrir les fenêtres, de laisser entrer l’air du printemps, et de dire enfin à voix haute : "J’ai le droit de désirer. J’ai le droit de me réinventer."

"C’est dans un environnement de confiance que l’on peut vraiment explorer ses désirs."

Un épisode à écouter seule ou à deux, au soleil ou sous la couette, pour allumer des conversations, réveiller des sensations… et rallumer sa propre lumière.


🌺 Prête à explorer les profondeurs de votre désir ?
🎧 Écoutez dès maintenant ce nouvel épisode de Flammes des années 80, disponible sur toutes vos plateformes préférées.

📲 Suivez-nous sur Instagram pour découvrir les coulisses du podcast, les citations inspirantes, les témoignages, et surtout… ne rien manquer des prochaines flammes à venir.

🔥 D’une petite flamme peut naître un grand feu… Pour faire grandir le feu. Abonnez-vous ! 🔥


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Flamme des années 80.

  • Speaker #1

    Le podcast qui allume la femme.

  • Speaker #0

    Bonjour ! Alors, je suis très heureuse aujourd'hui de recevoir Gabrielle, parce que je ne sais pas, je me suis dit, c'est le printemps, voilà, on a nos désirs peut-être qui se réveillent, il commence à faire beau, on se reconnecte à soi, à sa sensualité, à sa sexualité. Et donc du coup, je me suis dit, pourquoi pas inviter une sexologue en ce début de printemps ? Donc Gabrielle, merci d'avoir accepté cette invitation. Est-ce que tu veux te présenter ?

  • Speaker #1

    Oui, bien sûr. Déjà, salut Sarah, merci de m'avoir invitée. Je suis aussi ravie d'être là. Moi, c'est Gabrielle. Je suis sexologue clinicienne et thérapeute de cou et je pratique depuis maintenant 5 ans. J'ai créé un compte Instagram qui s'appelle Hello&Données. C'est aussi le nom de mon site. Et donc, je communique. sur ce compte Instagram, sur tous les sujets liés à la sexualité, notamment liés au désir, puisque c'est le sujet qui me passionne le plus. Et c'est aussi le sujet sur lequel on me consulte le plus. Et au-delà de ça, je reçois des patients en vidéo et en présentiel dans mon cabinet.

  • Speaker #0

    Et ton Insta, il est super bien fait. Ça donne vraiment envie. Il y a plein de petites pastilles qui sont assez chouettes. Et surtout, tu fais une newsletter aussi que moi, j'ai découverte. C'est comme ça que je t'ai contactée. Je trouve très chouette. C'est quoi par mois ?

  • Speaker #1

    C'est une newsletter mensuelle qui s'appelle Désir d'apprendre.

  • Speaker #0

    Et c'est hyper intéressant. Et donc, je ne sais pas si c'était la dernière ou celle d'avant, justement, tu parlais du désir dans le couple. Et c'est vachement intéressant de sortir du tabou, entre guillemets, de, ben voilà, quand ça fait longtemps. Ou même, en fait, même sortir de ce tabou-là, c'est même première question, parce qu'on a toujours cette espèce de truc en se disant « Ah ben, c'est le début, donc le début, ça doit être incroyable, la société doit être folle, sinon ça ne vaut pas le coup et tout. » Idées reçues ou genre vérité ? Question. Et qu'est-ce que tu en penses ? C'est une question un peu...

  • Speaker #1

    Je pense que, en fait, elle est intéressante ta question, parce que je pense que dans l'imaginaire collectif, la sexualité, c'est toujours beaucoup mieux au début, parce qu'on est dans cette découverte, parce qu'on est dans cette nouveauté, et que forcément, ça émoustille, et que ça éveille les sens, et qu'on est pleinement dans notre excitation, dans notre envie. Et en fait, c'est intéressant parce qu'on se posait la question avec des amis, mais en fait, ça veut dire quoi être un bon ? Et toutes mes amies me disaient, ben voilà, en fait, le bon. C'est vraiment quand tu es en cette passion, quand tu ne réfléchis pas, quand tu arrives à être pleinement dans ton excitation et connecté à l'autre, etc. Et en fait, je leur disais, pour moi, vraiment, un bon coup, entre guillemets, parce que cette expression, finalement, elle est un peu old school, mais c'est une personne qui arrive à rester dans sa sexualité sur le long terme et qui ne reste pas juste dans cette énergie du début, mais qui est plus dans l'entretien. d'une sexualité du quotidien et donc de rester à l'écoute de l'autre, de rester dans sa sensualité, d'être à l'écoute de ses propres besoins, de son propre plaisir, mais aussi de celui de son ou sa partenaire. Donc, oui, c'est intéressant cette question du désir. Moi, j'aime beaucoup répondre à la question surtout du désir dans la durée parce que le désir du début, il est assez facile et évident, entre guillemets, mais le désir dans la durée... Oui,

  • Speaker #0

    mais du coup, justement, c'était une vraie question. Après, on en viendra au désir du... Parce que ça, forcément, je pense que tout le monde a déjà rencontré cette problématique. Mais il y a aussi ce truc du début, du désir. Parce qu'au début, pour avoir une sexualité épanouie, il faut connaître l'autre. J'imagine qu'il faut s'intéresser, il faut être tout ça. Et c'est vrai que des fois, au début, il peut y avoir aussi des craintes. Ou est-ce que des fois, on peut passer à côté en se disant « non, en fait, ça ne marche pas » . Il peut y avoir des peurs qui viennent se mettre un peu au milieu. Ou est-ce qu'il y a un petit kit du début pour vraiment se connecter ? Est-ce que tu peux nous donner des petits conseils de la base du début ? Et après, on parlera du désir sur la longueur qui intéresse évidemment tout le monde. Mais ce truc-ci, c'est instantané, tu penses que c'est une alchimie qui arrive tout de suite et il faut pas se poser trop de questions, si c'est pas là, bah tant pis, ou est-ce que ça peut se construire ?

  • Speaker #1

    Alors ça peut forcément se construire. Moi je pense que, je suis même convaincue, que l'incompatibilité est un mythe et que en fait la sexualité elle s'apprend, elle s'apprend pleinement. Alors forcément dans les débuts, on a plus tendance à faire qu'à en parler. Et la situation se renverse après. On a plus tendance à en parler qu'à faire. Tant mieux, d'ailleurs. Parfois même, on a du mal à en parler. D'ailleurs, on est dans une société où on a beaucoup plus de mal à parler du sexe qu'à faire du sexe. Je dis souvent à mes patients, à mes patientes qui ont du mal à parler du sexe, ça ne vous dérange pas de pénétrer par une personne que vous connaissez à peine, mais en revanche, en discuter, c'est plus compliqué pour vous. Elle me dit, ben ouais, c'est plus compliqué pour moi. Alors que... C'est fou ! Oui, c'est fou.

  • Speaker #0

    Mais c'est marrant, c'est parce que des fois, j'ai des conversations comme ça avec des copines où je dis mais en fait, ce n'est pas possible que là, tu n'arrives pas à demander ça, alors qu'hier, cette personne était à l'intérieur de toi. Ça me paraît... aberrant en fait.

  • Speaker #1

    C'est un peu le monde à l'envers.

  • Speaker #0

    Ce truc même de plan cul. Alors moi je dis pas, chacun fait les sexualités qu'il veut et au contraire, c'est vrai qu'il y a des choses comme ça à un moment donné qui se mettent en place où c'est un peu à l'envers. Et est-ce que c'est pas ça qui mixe un peu le désir par la suite justement ? Quand on est ensemble depuis longtemps, c'est ce que j'ai écouté, j'ai vu ton post la dernière fois, c'est pour ça que je rebondis là-dessus. On est vachement sur les choses interdites. Et est-ce que c'est ça qui... Est-ce qu'on dérègle pas nos façons de se désirer ? Et du coup, on va être en train de se dire, alors si c'est interdit, ça va m'exciter. Tu vois ce que je veux dire ou pas ?

  • Speaker #1

    Oui, bien sûr. Je pense qu'on peut rapidement rester bloqué, effectivement, sur ce qui nous a activés au début. Ce qui nous a activés au début de nos relations, parce qu'en fait, on est dans cet engouement, on est dans cet émerveillement de découvrir l'autre. Donc forcément, on est bourré d'hormones à ce moment-là, de toutes ces hormones du bonheur et de l'attachement. où on a l'impression qu'on est plus fatigué, on peut sortir sur les soirs de la semaine, on se couche à 3h du mat, on va bosser le lendemain, c'est pas grave, on ressent pas la fatigue parce qu'on est vraiment dans ce moment où on est pleinement dans ce désir et dans cette excitation pour l'autre. Et avec le temps, c'est quelque chose qui diminue par l'habitude, forcément. Mais effectivement, c'est quelque chose qui se travaille. Et en fait, pour répondre à ta question, c'est vrai que... C'est pas qu'on n'a pas envie de parler de sexe. Moi, c'est vraiment ce que je découvre en consultation. Les gens ont envie d'en parler, c'est juste qu'ils ne savent pas quoi dire. Ils ne savent pas quel mot utiliser. Parce qu'en fait, on a un peu enfermé la sexualité dans deux questions. C'est « qu'est-ce que t'aimes ? » , « qu'est-ce que t'aimes pas ? » et « montre-moi ce que t'aimes » . Et donc, en fait, si on n'a pas vraiment eu l'occasion de prendre le temps de répondre à ces questions-là... On ne sait pas quoi répondre. Du coup, on dit, mais en fait, je ne sais rien. Je ne sais pas ce que j'aime. Je ne sais pas ce que je veux. Je ne connais pas de mon corps.

  • Speaker #0

    C'est assez dur de répondre à cette question tout de suite. Puis, ce n'est pas un manuel. C'est un peu un manuel Ikea.

  • Speaker #1

    C'est comme ça que je pense.

  • Speaker #0

    Je pense que c'est aussi différent. Et puis, il y a des surprises qui peuvent arriver ou des choses. C'est vrai que cette espèce de jugement aussi ou de ce rapport, il doit s'instaurer aussi avec la confiance, le temps. Et ce n'est pas quelque chose. Je pense que ça fait partie de l'amour. Après, c'est mes croyances qui sont d'être un peu old school. Mais il peut y avoir d'autres. d'autres choses. On a fait plein d'émissions sur le sexe avec des choses très libérées. Du coup, je peux comprendre. Mais même quand on a fait des émissions, il y avait toujours une forme de respect et d'écoute, vraiment. C'est-à-dire qu'on peut faire une sexualité très débridée, mais avec une vraie écoute, une vraie écoute de l'autre, en fait. Et un vrai intérêt. Et c'est vrai que aujourd'hui, peut-être que c'est ça qu'on perd quand ça fait, je ne sais pas, quelques années qu'on est ensemble, ou que le désir s'étiole. Est-ce qu'il n'y a pas un truc d'écoute et de vrai intérêt de la personne aussi qu'on en fasse ?

  • Speaker #1

    En fait, ce que j'observe, c'est qu'il y a une sexualité au début du couple qui n'est pas toujours la sexualité passionnelle qu'on a envie d'imaginer. Pour certains couples, on ne passe pas par ce type de sexualité-là. Ce n'est pas facile pour tout le monde de s'ouvrir à quelqu'un sexuellement. Alors moi, je rencontre majoritairement des gens qui sont le preu de ça. Donc forcément, j'ai un biais de ce côté-là aussi. Mais ce n'est pas une évidence pour tout le monde. Et en fait, je pense qu'il n'y a pas d'acquis dans la sexualité. C'est juste que chaque personne prend une place à ce niveau-là, à la fois dans le couple sexuel et à la fois dans le couple amoureux. Les personnes prennent une place assez naturellement, qui sont la suite logique des places qu'elles ont prises auparavant dans les précédentes relations, dans leurs précédentes relations sexuelles. Et c'est quelque chose que... parfois on a du mal à venir challenger. C'est-à-dire, moi en fait, j'ai toujours pris cette posture-là, donc je garde cette posture-là, quand bien même je ne suis pas forcément à l'aise avec, ou quand bien même ce n'est pas forcément le chemin vers mon plaisir. Mais je ne sais pas trop comment le dire à l'autre, je ne sais pas trop comment le communiquer. Et je pense que parfois il y a un vrai besoin de se poser ces questions et de trouver les bons mots pour se sentir à la bonne place. Et c'est surtout que... les couples se rencontrent. Et puis, cinq ans plus tard, ils ont toujours la même sexualité, entre guillemets. Ils ne l'ont pas challengé, alors que même eux ont changé. Ils ont changé de boulot deux fois, ils ont déménagé. Parfois, ils ont eu des enfants, ils se sont mariés. Mais leur sexualité n'a pas forcément été challengée dans les pratiques, dans le rythme, dans les besoins des uns et des autres.

  • Speaker #0

    Et comment on fait pour justement le challenger ? Est-ce qu'on a des petits tips à donner, justement ? aujourd'hui à nos auditeurs ou à nos auditrices ?

  • Speaker #1

    Oui, en fait déjà c'est de se dire comment on vit cette discussion entre nous dans le couple. Est-ce que c'est juste quelque chose que l'on fait ou est-ce que c'est aussi quelque chose dont on parle, dans lequel on se projette ? Est-ce que ça devient un projet à part entière, la sexualité du monde ? C'est ça qui est important.

  • Speaker #0

    Tu n'as pas peur de se dire que c'est un projet à part entière, notre sexualité ? Parce qu'on a l'impression, dans l'inconscient collectif, que c'est un truc qui doit se faire tout seul. C'est quelque chose qui doit être naturel. Soit ça marche, soit ça ne marche pas. Et puis, on le touche un peu du doigt. Tu vois ce que je veux dire ? On ne va pas commencer à s'occuper de ça, parce que ça veut dire que si on s'en occupe, c'est que ça ne marche pas. Donc, on se sert. Moi, je le sens un peu comme ça. C'est un peu genre, bon, ok, on s'occupe déjà de tellement de choses. Si en plus, ça, ça ne fonctionne pas, il faut... Je pense qu'il y a un côté aussi comme ça. C'est bon, la nourriture, elle va se faire toute seule. On n'a pas besoin d'aller faire les courses. Ce n'est pas la peine. Le frigo, il se remplit tout seul. C'est naturel. Bien sûr. Et ce que tu dis, et je pense que c'est assez juste, c'est que ce n'est pas la bonne place. Et qu'il faut aussi le mettre à cette place-là pour s'en occuper, se challenger, trouver des nouvelles ressources, peut-être.

  • Speaker #1

    Ce n'est pas forcément des nouvelles recenses. Je ne suis pas toujours d'accord avec cette recherche constante de nouveautés. Je pense qu'on n'a pas besoin d'être toujours dans une recherche de nouveaux pour justement vivre cette excitation. Je pense que déjà, être dans les choses simples, être dans l'écoute, être dans l'observation, être attentif à l'autre, c'est déjà une base qui est super bien. Et en fait, effectivement, je trouve ça fou qu'on puisse... penser justement que quand on s'occupe de ça c'est que forcément il y a un problème et que ça fonctionne pas et qu'on est incompatible et que ce sera plus facile avec quelqu'un d'autre ça c'est faux, c'est pas facile aujourd'hui ce sera pas plus facile avec quelqu'un d'autre parce qu'en réalité la sexualité est quelque chose de très complexe et le désir aussi. Pourquoi c'est complexe c'est parce que en fait on a tous des expériences qui sont assez uniques avec la sexualité Parce qu'on reçoit des éducations différentes, parce qu'on a des expériences différentes, parce qu'on a des ressentis différents, à la fois sur nos corps et émotionnellement parlant. Et donc en fait, quand on rencontre une personne, on arrive avec tout ce bagueuse-là, et on ne communique pas ce bagueuse. Et on attend que l'autre personne, finalement, soit un peu dans cette devinette, et mettre le doigt parfaitement au bon endroit sur... ce qui nous fait plaisir, ce qui est la bonne chose pour nous, ce qu'on va bien interpréter, ce qu'on va bien ressentir, ce qui va nous faire jouir. C'est ultra... C'est fort de demander ça à quelqu'un même sans délivrer d'informations soi-même. Je pense que c'est impossible presque.

  • Speaker #0

    C'est marrant, on avait fait une émission sur la libération émotionnelle avec Lucille et on avait exactement cette conversation par rapport à trouver l'amour. Quand on ne se connaît pas aussi complètement soi-même... C'est hyper compliqué de trouver quelqu'un qui va devoir savoir qui on est alors que nous, on ne le sait pas. Est-ce qu'il y a aussi un truc dans la sexualité de se découvrir aussi seule, de savoir exactement ce qu'on... Et puis même de découvrir son désir seul. Parce que je pense que le désir, même quand on est célibataire, il y a des moments où on va plus avoir envie de se découvrir. Et puis il y a des moments donnés où on a envie d'être sous le lit, regarder une série. Et puis ça peut durer longtemps. Et puis on n'aura pas non plus de désir. Et on attend, quand on rencontre quelqu'un, que, en fait... tous les heures ce soir, genre le désir, les choses comme ça, ou alors on se met aussi des idées de comment ça devrait être. Et si à un moment donné, il y a une période où ça ne va pas, où il n'y a plus trop de sexualité, on va se dire que ça ne va pas. Sauf qu'en fait, quand on est seul, il y a des moments aussi où on n'a pas trop de sexualité.

  • Speaker #1

    Bien sûr, bien sûr, mais en fait, évidemment, en fait, la sexualité et la libido, c'est hyper fluctuant. Parfois, on va en avoir envie, même seul. Parfois, on ne va pas en avoir envie, même à deux. mais le problème c'est qu'aujourd'hui la sexualité et l'amour sont assez confondus ou la sexualité et l'appréciation c'est à dire que si l'autre n'a pas envie de moi c'est que je ne suis pas désirable, si l'autre n'a pas envie de moi c'est que je ne suis pas aimable si l'autre n'a pas envie de moi c'est que je ne suis pas belle ou je ne suis pas beau en fait tout de suite on va prendre cette information et la prendre personnellement alors qu'en réalité parfois ce n'est pas du tout personnel déjà c'est pas que j'ai pas envie de toi c'est juste qu'en ce moment je suis pas dans ma libido ça c'est important je sais pas si tu les as vus j'en parle beaucoup sur mon compte d'ailleurs de la différence entre l'excitation,

  • Speaker #0

    la libido et le désir parce que c'est des termes qui sont un peu confondus entre eux et qui en réalité sont tous différents tu peux nous les réexpliquer du coup concrètement parce que c'est intéressant de... de mettre des vrais mots sur le vocabulaire pour savoir exactement ce que ça veut dire.

  • Speaker #1

    Oui, c'est hyper intéressant. En fait, l'excitation, par exemple, l'excitation et la libido, ce sont des choses qui sont assez personnelles. L'excitation, dans les termes sexologiques, c'est tous les phénomènes mesurables dans le corps, quand notre corps ressent et est dans une réponse sexuelle. Par exemple, pour la femme, ça va être la lubrification, pour l'homme, ça va être l'érection, pour les deux, ça va être l'accélération du rythme cardiaque. Ce sont des phénomènes physiques. Sauf que l'excitation, elle prend envie aussi par notre tête, par notre imaginaire, par nos émotions, par ce qu'on s'autorise psychologiquement ou pas. Et d'ailleurs, pour que l'excitation soit possible dans le corps, ça passe d'abord par la tête. Et donc en fait, c'est très personnel. Ce qui est sexuellement excitant pour moi, ce qui est sexuellement attirant pour moi, ça me concerne moi. En fait, ça fait partie de mon histoire, de mes expériences, de mon éducation, de ce qui a façonné mon imaginaire et mes émotions liées à la sexualité. Donc ça, c'est l'excitation. La libido, c'est l'énergie sexuelle dans laquelle je suis. Donc pareil, ça me concerne. C'est-à-dire... Quand je suis détendue, quand je suis bien, quand je prends soin de moi, quand je me fais plaisir, quand je fais des choses pour moi, j'ai beaucoup plus de chance d'avoir de la libido que quand je suis en surcharge de boulot, que je suis en surcharge émotionnelle, que je n'ai pas de temps pour moi, que je n'ai aucun temps pour me faire plaisir, que je ne prends pas soin de moi. J'ai beaucoup plus de mal à être dans ma libido. En fait, la libido, c'est vraiment une énergie qu'on peut s'apparenter à... Je me sens bien, je me sens en confiance, je me sens libre. Et donc, en fait, je peux être à l'écoute de mon excitation et je me sens bien dans mon corps et dans ma tête. Et le désir, c'est différent de ces deux notions. Ces deux notions qui sont plus tournées vers soi, le désir, c'est plus tourné vers l'autre. C'est l'élan vers l'autre. J'ai du désir pour toi. parce que je sais qu'on prend du plaisir ensemble, parce que je t'aime, parce que je te trouve trop beau, trop belle, parce que tu me plais, parce que tu me fais rire. Et donc en fait, ce qu'il faut se dire, c'est que ces trois notions, elles sont non concordantes entre elles. C'est-à-dire que parfois, je vais avoir du désir pour toi, toutes les raisons que j'ai citées, mais je ne vais pas me sentir excitée. Parce que ce jour-là, j'ai eu une journée difficile et que du coup, le lien entre ma tête et mon corps va être difficile de m'en se faire. Et à ce moment-là, ça n'a rien à voir avec toi. mais c'est parce que je ne me sens pas disponible, parce que mon corps n'est pas disponible. Et en fait, on compte souvent ça, c'est-à-dire que si je ne lubrifie pas, l'autre va le prendre personnellement, ou si la personne avec laquelle on est n'a pas d'érection, on va se dire « bah mince, est-ce que c'est parce que je ne lui plais pas ? » Et en fait, non, ça n'a rien à voir.

  • Speaker #0

    Des fois, c'est des idées reçues, mais des fois, on va se mettre une pression aussi. C'est aussi peut-être aussi... assez masculin de se mettre une pression et du coup de pas forcément avoir une érection parce que même si le désir est là, des fois ça peut être aussi trop fort et se dire en fait j'arriverai pas à gérer et il y a des choses qui peuvent se passer comme ça chez l'homme ou chez la femme où ça peut bloquer parce que aussi ça peut être quelque chose de très fort et c'est comme dans d'autres émissions qu'on a fait qui sont pas sur la sexualité mais le bonheur ça peut faire peur aussi et puis des fois d'être dans un truc de en fait là je sors d'une zone de confort que je connais pas et du coup j'ai peur d'y aller Et ça aussi, de mettre des mots, ça peut aussi aider justement à partager, à dire ce qu'on entend et à évoluer ensemble, je pense.

  • Speaker #1

    Oui, il y a beaucoup de stress. Il y a beaucoup de stress dans le fait d'aborder la sexualité avec quelqu'un. Quand deux personnes ont un rapport sexuel ensemble, en général, ça peut être un peu tenté d'appréhension parce qu'on a peur de ne pas être à la hauteur, parce qu'on a toute cette... pression là-dessus pour un homme d'avoir une érection hyper dure, qui dure super longtemps, qui va être suffisante pour donner du plaisir à l'autre, pour une femme, d'être excitante, de bien lubrifier, de tout ce que l'autre va attendre. Et en fait, on se met tellement de pression là-dessus, alors qu'en réalité, la seule chose que les deux personnes veulent, c'est Passer un bon moment, se sentir bien, être enveloppée de tendresse, de sécurité, de belles caresses. Alors, on a tous des attentes différentes, bien sûr, mais globalement, il y a beaucoup de stress autour de tout ça.

  • Speaker #0

    Oui, puis je pense qu'il y a aussi une course à l'orgasme, à un moment donné, où il va falloir finir. Comme un acte, il y a un début, un milieu, une fin, et ça doit se passer comme on a prévu que ça se passe. Mais en fait, ça peut aussi être déconstruit. J'imagine dans un désir ou dans une recherche de plaisir ou quelque chose de différent, ça peut être aussi déconstruit. Là, on parle beaucoup de couples hétérosexuels, mais ça peut être aussi, même dans l'homosexualité, les gens homosexuels ont une sexualité aussi différente de la « norme » de l'hétérosexuel, où le rapport va être terminé quand l'éjaculation aura eu lieu, et puis merci, maintenant c'est terminé, on s'endort. Tu vois ce que je veux dire ? Il y a aussi ça. Je trouve que c'est hyper important, vu que c'est un podcast et écouté principalement par des femmes. Quand même, des hommes nous écoutent, mais c'est intéressant que si les hommes nous écoutent aussi. Je pense que tu peux nous dire des choses par rapport à tout ça. C'est des choses que tu dois justement parler avec tes patients.

  • Speaker #1

    Oui, c'est vrai qu'en fait, quand je parle, je parle beaucoup sur des normes hétérosexuelles parce que c'est les patients que je reçois le plus, des couples hétérosexuels, des femmes et des hommes hétérosexuels. Mais j'ai aussi des couples, des femmes et des hommes homosexuels. Donc, c'est intéressant que tu le mentionnes. Et en fait, pour les deux, qu'on soit hétérosexuel ou homosexuel, le plus important, effectivement, ce n'est pas l'orgasme, c'est le plaisir qu'on prend tout le long. Et en fait, c'est un peu bateau de dire ça, mais effectivement, la finalité du rapport, ce n'est pas le plus important. C'est en fait tout ce qui va se passer entre-temps. Du moment où on s'embrasse, au moment où on se regarde, au moment où on se séduit, au moment où on se déshabille. En fait, je pense qu'il y a des tas de choses qui sont un peu banalisées. Parce que justement, on est dans cette course à l'orgasme, alors que la nudité, par exemple, c'est ultra banalisé. On va arracher ses vêtements ultra rapidement, sans prendre le temps d'apprécier que la nudité, c'est une mise à nu, déjà. C'est quelque chose qui peut rendre ultra vulnérable, déjà, juste ça, avant même d'être caressé par l'autre, d'être vu, nu. ça peut rendre ultra vulnérable et c'est juste les banaliser alors que il pourrait prendre le temps déjà de se regarder de regarder nos corps respectifs de prendre le temps de vraiment toucher le corps en entier d'être sur des caresses et en fait c'est aussi ça la sensualité c'est de paris enfin de pas penser que la sexualité est juste enfermé dans ou les zones érogènes ou les zones génitales c'est vraiment tout le corps et

  • Speaker #0

    et donc ouais l'idée c'est pas qu'il y ait une course à l'orgasme c'est vraiment que prendre le temps d'apprécier quoi tout le chemin et j'avais vu aussi sur ton dernier post Insta sur les différents désirs donc on peut avoir des types de désirs donc je crois qu'il y avait spontané bon je vais tous nous les donner et la question on fait deux questions en une est-ce qu'on est tout le temps à un type de désir est-ce qu'on évolue est-ce que ça peut changer avec le temps est-ce qu'il y a des désirs qu'on n'aura jamais et c'est pas grave voilà donc c'est quoi les questions Les types, il y en a combien et qu'est-ce que c'est ? Est-ce que tu peux nous les décrire ?

  • Speaker #1

    Je ne sais pas si ça vous est... En tout cas, peut-être que toi, ça t'est déjà arrivé. Moi, c'est des choses qui reviennent souvent dans les patients que je vois en consultation, surtout quand ils sont en couple. C'est de dire, mais en fait, c'est toujours moi qui viens vers elle ou c'est toujours moi qui viens vers lui. C'est toujours moi qui suis en demande. Et du coup, en fait, cette dynamique, elle m'épuise. J'aimerais que l'autre aussi vienne vers moi, etc. Et en fait, ce qui ressort de ça, c'est qu'effectivement, il y a deux types de désirs. Il y a ce qu'on appelle le désir spontané et le désir réactif. Donc en fait, il y a des personnes qui sont plus en désir spontané, c'est-à-dire qu'en fait, qui vont ressentir une excitation et qui vont avoir envie de transformer cette excitation avec l'autre, et donc d'être pleinement dans leur désir, etc. Et il y a des personnes qui sont plus... plus en désir réactif, c'est-à-dire leur désir, leur excitation, leur libido vont s'activer en réponse à un stimuli, c'est-à-dire à des caresses, à une approche, peu importe, mais à une approche sexuelle de l'autre. Et donc, en fait, parfois, ce n'est pas qu'on n'a pas envie ou ce n'est pas qu'on ne désire pas l'autre. On n'a pas envie de faire le premier pas. C'est juste que c'est un fonctionnement qu'on peut avoir. On va plus fonctionner en réaction à quelque chose qui va nous donner envie plutôt que d'être dans cette spontanéité. Et donc ça, je trouve que ça vient.

  • Speaker #0

    Mais imagine, tu es en couple et les deux sont en réaction. Il ne va rien se passer, en fait. Chacun attend que l'autre fasse le... Parce que c'est sa façon. Et pareil, c'est comme les plus et les moins. Si c'est un qui est comme ça et l'autre qui est autrement, c'est parfait. Mais si on est tous les deux pareils, et si on est tous les deux genre, bon, moi, j'aime bien quand on vient me chercher. Et comment on fait ?

  • Speaker #1

    Alors, en fait, ce n'est pas parce qu'on est en désir réactif qu'on est passif. Ce n'est pas la même chose. Et justement, quand il y a deux personnes qui fonctionnent en désir réactif, l'objectif aussi, c'est que ces personnes puissent se parler en fait de ça. Alors qu'elles puissent se dire quand même... j'aime bien quand tu fais ça, j'aime bien quand tu me touches là, j'aime bien que les deux personnes puissent s'en parler pour que justement... les deux puissent être dans une prise d'initiative qui partira pas forcément d'un stimuli sexuel, mais qui partira peut-être d'un moment de tendresse, qui partira peut-être d'un moment de complicité sympa entre les deux personnes, qui partira d'autre chose, ou qui commencera juste par le fait, je sais pas, on commence à s'embrasser, on se dit bonne nuit, puis en fait, de là naît quelque chose, de là naît une envie. Mais ce n'est pas pour ça qu'on doit forcément, pour qu'il y ait un équilibre, être forcément une personne qui a un désir spontané et une personne qui a un désir actif.

  • Speaker #0

    Du coup, c'est vrai que ça peut expliquer plein de choses, parce que des fois, j'ai l'impression qu'on peut aussi se « vexer » , comme tu l'as dit tout à l'heure. C'est tout le temps moi qui fais l'effort, alors que ce n'est pas censé être un effort, et de se sentir moins désirable aussi. Ça peut aussi entraîner vachement… Quand on rentre dans cette spirale-là, ça peut être hyper malheureux, puisqu'après, tout devient… Tout passe par la tête, tout est calculé. Et du coup, on se dit « Ah, je vais faire ça, mais est-ce que ça va marcher ? » Ce n'est pas facile,

  • Speaker #1

    non ? Oui, c'est pour ça que quand on est avec quelqu'un, quand on a une sexualité avec quelqu'un, on est confronté à l'altérité. Et en fait, cette confrontation-là, elle fait assez peur parce que comme on parle peu de sexe, on se fait les questions et les réponses. si je fais ça, est-ce que l'autre va aimer ? Ah mais tiens, si je fais ça et que l'autre personne a cette réponse-là, est-ce que c'est bien ? Est-ce que ça veut dire que c'est bien ? Est-ce que ça lui fait du bien ? En fait, il suffit de poser la question. Est-ce que là, tu aurais envie de faire l'amour ? Est-ce que là, tu te sentirais disponible pour un moment d'intimité à deux ? Est-ce que là, tu aimerais que je t'embrasse parce que moi, j'ai envie de t'embrasser ? En fait, ne pas hésiter à poser les questions. et à ne pas faire les questions et les réponses soi-même parce que sinon, on va toujours faire quelque chose de plus négatif que positif. On se sent rejeté, on ne se sent pas aimé, on ne se sent pas apprécié, on ne se sent pas désiré. Et on fait des interprétations. Alors que la personne en face, elle est juste ultra contente quand on lui pose la question et ultra contente de recevoir un baiser. Je ne crois pas que ça aille plus loin, mais de ne pas hésiter à exprimer les choses. Et je sais que c'est difficile parce qu'on n'a pas appris à le faire. mais ça s'apprend et ça permet tellement plus de fluidité.

  • Speaker #0

    Et surtout, j'ai l'impression, mais ça c'est, encore une fois, ce n'est pas que dans la sexualité, mais on a l'impression que la façon dont on fonctionne, l'autre personne va fonctionner de la même manière. Sauf qu'en fait, c'est ce qu'on dit en human design ou même en astro, dans toutes ces choses qui sont un peu des thèmes où tu te dis, c'est comme ça que tu fonctionnes. Mais en se rendant compte que des fois, moi je fonctionne comme ça, en fait la personne d'à côté, elle fonctionne comme ça. complètement différemment et on est des milliards d'individus sur la Terre. Donc on a toutes des façons de fonctionner hyper différentes. Et on a tous à être égocentrique, entre guillemets, en se disant « moi je fonctionne comme ça, donc lui il doit fonctionner comme ça, donc moi si je fonctionne comme lui, ça veut dire que j'aime pas et que je désire pas, donc il m'aime pas et il me désire pas. » On fait plein de raccourcis en fait. Non, on est tous différents et c'est quoi ta façon de fonctionner ? « Ah ben moi c'est celle-là, toi c'est celle-là. » Ok. Comment on peut s'arriver à s'entendre avec ces deux façons de fonctionner qui, en général, si on est ensemble, elles n'ont pas trop de rapport parce que... On ne va jamais attirer notre clone. En gros, il y a deux grands types de désirs ou il y en a d'autres ?

  • Speaker #1

    Il y a ces deux-là. Après, il y a des tas et des tas et des tas de personnalités sexuelles. Il y a des personnes qui vont avoir besoin d'énormément de sensualité, de prendre beaucoup de temps, d'être très enveloppées, d'être dans une tendresse. Il y a des personnes qui vont être plus sexuelles. c'est-à-dire qu'ils vont avoir besoin d'assez rapidement d'être en contact avec le sexe de l'autre, d'être dans une pénétration. Il y a des personnes qui vont être plus dans cette énergie et qui vont avoir besoin d'une vraie complicité, etc. En fait, il y a des tas et des tas et des tas de personnalités différentes. Et c'est exactement comme quand on rencontre une personne, on va découvrir au fur et à mesure sa personnalité, ce que la personne aime, ce que la personne n'aime pas. Sauf que dans la vie courante, on ose poser les questions. En fait, c'est comme si tous les jours, on souhaitait cuisiner pour quelqu'un, mais qu'on veut dès le premier jour, dès le premier repas, lui faire son plat préféré.

  • Speaker #0

    Sans savoir s'il est végétarien, s'il n'est pas végétarien, s'il aime le poisson, s'il aime tel type de légumes, etc. On a peu de chance quand même au premier repas de lui faire son repas, de le trouver pile poil sur sa recette préférée, assaisonné comme la personne le veut, etc. En fait, c'est quelque chose qui se découvre au fur et à mesure, qui se demande. C'est un peu pareil avec le sexe. On ne peut pas savoir tout de suite.

  • Speaker #1

    Et je pense aussi que le repas préféré, c'est génial de le manger de temps en temps. Mais si on le mange tous les jours, à un moment donné, on est un peu dégoûté du repas préféré. Je pense que... Moi, j'adore manger asiatique, mais je suis partie cette semaine en Thaïlande. Je peux te jurer qu'à la fin, je n'en pouvais plus.

  • Speaker #0

    Oui, on a envie d'explorer. On a envie aussi parfois d'être dans un confort. Parfois, ça nous fait vivre dans une routine. En fait, tout est OK tant qu'on sait demander et exprimer.

  • Speaker #1

    Et c'est marrant parce que là, je... Je pense justement à la newsletter que tu avais faite la dernière fois qui parlait du désir et du charisme. Et je trouve que c'est un parallèle qui est hyper intéressant. Et moi, je vous invite tous à lire cette newsletter parce que c'était vachement intéressant, cette notion de charisme et désir. Et donc, du coup, nous en dire un peu plus par rapport à ça. Je pense qu'il y a un lien avec tout ce qu'on raconte aussi par rapport à ce désir-là et ce charisme. Quand tu vois rentrer quelqu'un dans la pièce, tu te dis « Waouh ! Il y a ce truc qui se dégage. » Donc, vas-y, j'adore quand on… Ouais.

  • Speaker #0

    En fait, je trouvais ça intéressant de mettre en parallèle ces deux notions, le charisme et le désir, parce que déjà, c'est des choses qu'on voit de beaucoup. On a tous envie d'être charismatiques, on a tous envie d'être pleinement dans notre désir, dans nos désirs, et c'est quelque chose qu'on pense très inaccessible. Peut-être parce que c'est des choses qu'on a idéalisées sans vraiment comprendre que c'est d'où ça vient et d'où ça part. On a l'impression que le charisme, pour en avoir, il faut être passionnant, ultra drôle, très très beau. En fait, déjà ça ne veut rien dire tout ça, drôle pour qui, intéressant pour qui, beau aux yeux de qui. En fait, ça ne veut rien dire, on sera perçu différemment de certaines personnes. Mais pour moi, le charisme, c'est à quel point finalement on est vivant. Et à quel point on s'autorise à être pleinement dans le moment présent, pleinement dans... dans notre plaisir et qu'on ne se cache pas. On ne se cache pas de ça. Donc en fait, une personne qui a du charisme, c'est une personne qui est pleinement présente là où elle est. Et plus une personne va être pleinement présente, plus les personnes qui vont être autour vont aussi se sentir présentes. Parce que du coup, la discussion va être profonde, parce que les regards vont être réels, parce qu'on va s'écouter, parce qu'on va se répondre et pas juste... être dans une espèce de conversation un peu superficielle, etc. Le charisme, en fait, c'est ça. Et donc, finalement, est-ce qu'une personne charismatique ne va pas, de par son comportement, rendre l'autre personne en face charismatique ? Ce n'est pas quelque chose qui pourrait être contagieux. Moi, je trouve ça intéressant de voir ça comme ça. Et un peu pareil pour le désir. C'est-à-dire que le désir, on a un peu l'impression que c'est un objet perdu au coin de la rue et qu'en plus de ça, on perd absolument tout le temps. Alors qu'en réalité, c'est un peu pareil. Le désir, c'est est-ce que je suis à l'écoute de ce dont j'ai besoin ? Est-ce que je suis pleinement présente dans le moment ? Est-ce que j'ai peur de tout ça ? Est-ce que j'ai peur de mes besoins ? En fait, est-ce que je suis pleinement à l'écoute et je les communique ? Et le désir, c'est ça. En fait, c'est que je partage un moment avec toi, autant qu'il soit réussi. Quand je dis réussir, ça ne veut pas dire être dans une performance et dans quelque chose qui sera parfait. Quand je dis réussir, c'est je suis là avec toi et peu importe ce qui se passe, on va pouvoir s'en parler. S'il y a quelque chose de plus inconfortable, ce n'est pas grave. En fait, ça arrive. Et le désir, c'est aussi ça. C'est un peu cette présence qui va faire que le moment qu'on va passer sera plus vibrant, en fait.

  • Speaker #1

    Il y a une notion de sécurité aussi, on en parlait un peu en préparant l'émission. On peut se sentir libre d'être aussi complètement authentique et d'être qui on est à 2000%. Et ça passe aussi beaucoup par la sécurité. Par rapport à toutes les émissions qu'on a faites sur le BDSM, ou moi quand j'ai fait ces émissions-là, j'ai vraiment ressenti que ce sentiment de sécurité où tu peux être vraiment qui tu es, même si c'est des choses qui paraissent complètement... Enfin, même si ce n'est pas nos pratiques, moi ce n'est pas du tout les miennes, mais de comprendre ce sentiment de pouvoir être... vraiment libre et sécurisé et en sécurité. En plus, on a fait beaucoup d'émissions sur les violences, sur la sexualité par rapport à certaines femmes. Il y a quand même un grand nombre de femmes arrivées à notre audience, entre guillemets, les femmes de la quarantaine. Il y a quand même pas mal de femmes qui ont vécu des choses sexuellement qui ne sont pas forcément passées par des viols ou des incestes obligatoirement, mais on a tous eu des cas d'épithromas, donc on n'arrive pas comme ça genre « waouh, c'est génial » . Et c'est vrai que c'est hyper important de se sentir en sécurité. Ça passe par là, parce que comme on a fait aussi des émissions sur le corps, que le corps n'oublie rien, Donc même si on a traité des choses, le corps il se rappelle en fait à un moment donné de choses et il peut avoir des réactions. Voilà, c'est ce qu'on disait tout à l'heure sur même la lubrification ou le désir ou le fait de... Ça peut jouer aussi là-dessus je pense. Non, non, t'inquiète, je suis partie un peu dans un abus. En plus, il ne nous reste pas beaucoup de temps. Mais je trouve que c'est un... En fait, j'aime bien mettre un peu une couche aussi, parce que pour les gens, tu vois, on va un peu en profondeur. Même dans une émission de podcast sur la sexualité, j'aime bien aller un peu en profondeur, parce que c'est vrai que ça touche beaucoup de choses.

  • Speaker #0

    Non, mais le sentiment de sécurité, il est indispensable. Il est indispensable. dans la sexualité, qu'on soit avec une personne avec qui on a juste des relations non sexuelles occasionnelles ou même si c'est une personne qu'on rencontre ce soir ou si c'est une personne sur le long terme, on a toutes et tous besoin de se sentir en sécurité. Parce que si on est en sécurité, on peut lâcher prise. Le fameux lâcher prise. On demande toujours la recette en consultation comme si c'était une recette de cuisine toute faite et qu'il y avait juste à mettre. petit peu de ça et ça y est, on est en vente à chéprise. En fait, pour être en vente à chéprise, savoir surtout de quoi on a besoin pour être détendu, de quoi j'ai besoin pour être détendu dans un moment comme ça. Mais c'est surtout le ressenti qu'on va avoir avec l'autre. Mais par exemple, tu vois, tu mentionnais le BDSM. Le BDSM, c'est une pratique qui est ultra encadrée, ultra safe, parce que c'est... Une pratique dans laquelle le consentement est pleinement au centre de cette pratique, avec des safe words pour que toutes les personnes qui sont impliquées dans ces moments puissent parler un même langage et savoir quand s'arrêter, etc. Ce ne sont pas forcément des choses qui existent dans le quotidien de nos sexualités. C'est dommage de dire qu'il faut que ça existe uniquement dans certaines pratiques ou d'autres. Ça devrait exister absolument tout le temps. En fait, s'il dit stop, c'est stop. S'il dit non, c'est non. S'il dit... Ouais, voilà. En fait, d'être pleinement à l'écoute. Et en fait, c'est pas parce qu'on commence qu'on doit absolument finir. Non, on peut totalement s'arrêter, en fait, au milieu de rapport et dire « Bah là, j'ai plus envie. Là, ça me va pas. Ou là, je ressens pas. Ou là, ça va trop loin pour moi. » Au contraire, en fait, verbalisons absolument tout pour justement être dans cette pleine sécurité.

  • Speaker #1

    Et surtout qu'on soit avec quelqu'un, comme tu l'as dit, si c'est même sous... qu'on se sente en sécurité avec quelqu'un qu'on vient de rencontrer ou pour un plan cul ou une soirée, c'est hyper important. Mais en fait, sur la longueur aussi, quand ça fait même dix ans qu'on est avec quelqu'un, de ne pas oublier que c'est notre corps et que c'est le corps de la personne. Ça doit tout le temps être présent, en fait. Même avec l'habitude, même avec le confort, même avec l'amour ou avec tout ça, il y a toujours cette part-là que j'ai l'impression des fois, qui peut aussi s'étioler un peu, en fait, en se disant, bon, allez, vite fait, ou de ne pas vraiment s'entendre, de ne pas vraiment être à son écoute. Et peut-être que c'est aussi des petits tips pour justement les couples dans la longueur. Chacun doit vraiment s'écouter, on est aussi maître de ça, et de pouvoir le dire, bah oui, mais c'est important de le dire, même si c'est ton mari, même si c'est ton compagnon depuis des années, tu peux t'arrêter en plein milieu, et c'est pas parce que tu n'aimes pas la personne. Et ça, c'est aussi complètement dans l'inconscient collectif, à faire bouger, ça prend du temps, ça aussi, je pense.

  • Speaker #0

    Ouais, ça n'a rien à voir avec l'autre. C'est indispensable de se dire, bah en fait, même si ça fait 10 ans qu'on est ensemble, c'est mon corps, c'est pas ta propriété même sexualité ne t'appartient pas notre sexualité ne t'appartient pas mon corps ne t'appartient pas c'est des choses qui continuent à se demander à se valoriser surtout, c'est pourquoi je te disais au début de l'émission ne pas banaliser ne pas banaliser les choses caresser le corps d'une personne c'est pas banal caresser des zones érogènes, des zones intimes se montrer nue devant quelqu'un, c'est pas banal C'est important de se le dire.

  • Speaker #1

    Et est-ce que tu as un petit jeu ou un petit tip à faire en couple ou même seul, justement par rapport à cette flamme ? On n'a pas du flamme encore depuis le début de l'émission, mais pour raviver la flamme ou pour l'entretenir ?

  • Speaker #0

    Alors moi, j'aime bien le jeu de la bonbonnière, que je trouve sympa. En fait, ce que je trouve sympa à faire, c'est d'avoir un petit pot, un petit pot chez soi dans lequel chacun met... Alors là, c'est plus un type sans couple. Mais pourquoi pas ? Pourquoi pas aussi pour des personnes qui ne voient qu'occasionnellement ou dans lequel, en fait, il y a des petits papiers dans lesquels, en fait, on met dedans des pratiques qui vont du massage à certaines pratiques, je ne sais pas, comme on s'embrasse à Calan ou je ne sais pas, tu me masses le crâne. où tu me laisses une partie du corps, ou je ne sais pas, mais en tout cas... d'avoir en fait et de pouvoir piocher à certains moments ce petit papier, c'est bien ce soir, voilà ce qu'on peut faire. En fait, on est toujours à la recherche entre guillemets de créativité, de nouvelles idées, mais parfois ça passe par des choses très simples. Et en fait, juste de se dire, même si c'est nous qui avons mis ces petits papiers à l'intérieur de ce pot, pourquoi pas en fait déléguer ce soir le moment qu'on va passer ensemble à... à ces petits papiers qu'on a mis dans ce pot et en ptouchant de temps en temps. Et on disait, c'est cool, c'est notre moment de ce soir. Est-ce que toi, tu es OK pour faire ça ? Évidemment, l'idée, ce n'est jamais de se forcer. C'est un consentement mutuel. Mais ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vraiment regardé dans les yeux. Sur les papiers, il peut y avoir écrit, on se regarde dans les yeux pendant trois minutes. On danse sur notre musique qu'on adore. C'est juste histoire de se retrouver. Ce n'est pas forcément sexuel. C'est vraiment pleinement intime.

  • Speaker #1

    Je pense que c'est intéressant de pouvoir se surprendre et se surprendre soi-même parce que c'est nous qui avons écrit les papiers. C'est encore plus rigolo, je trouve. C'est un super tips à faire. Faites-le, testez-le et puis vous nous direz en commentaire si ça a fonctionné. On arrive déjà à la fin, c'est passé hyper vite. Je te réinviterai pour vous reparler de sexualité à l'automne quand on sera en meeting du printemps.

  • Speaker #0

    Avec plaisir. En plus, j'ai un nouveau projet pour l'automne. C'est quoi ? Non,

  • Speaker #1

    attends, tu nous as trottisé là. Tu peux m'en parler ou pas ?

  • Speaker #0

    surprise mais c'est un petit jour autour du désir mais c'est un beau projet, c'est un beau projet sur le désir et qui tombera parfait à l'automne quand on sera un petit peu plus dans une énergie différente et qu'on aura besoin justement d'être dans cette créativité, de prendre soin de soi etc. Donc on pourra en reparler à ce moment-là.

  • Speaker #1

    Ah génial ! Bon j'ai pas trop envie d'être à l'automne même si ça a l'air génial,

  • Speaker #0

    j'ai quand même envie de se développer le printemps et l'été. On va passer par le printemps et l'été.

  • Speaker #1

    Et j'aimerais bien finir, alors d'habitude tu laisses toujours le mot de la fin, donc tu peux dire le mot de la fin comme tu veux, mais j'aimerais bien finir un peu aussi sur cette culpabilité, on en a un peu parlé, mais je sens que la sexualité c'est aussi assez culpabilisant dans tous les sens, on fait pas assez, on est pas comme il faut, on doit perdre du poids, on se sent pas, genre vraiment, on a peut-être pas la souplesse nécessaire pour faire toutes les... Enfin, on culpabilise de plein de trucs, j'ai l'impression, il y a un truc à un moment donné où on se sent jamais assez, et du coup on culpabilise de pas l'être. Est-ce que tu peux nous... Il dit que je vais faire du déculpabilisé.

  • Speaker #0

    Alors déjà, la déculpabilité, j'ai l'impression que c'est vraiment quelque chose qui est omniprésent, ce sentiment. C'est un sentiment qui ne sert strictement à rien. Parce que c'est un sentiment qui ne sert ni à soi, ni à l'autre. C'est un sentiment qui nous inhibe. On a l'impression justement de ne pas être assez, de ne pas faire assez, de ne pas être suffisante, de ne pas être suffisante, de ne pas être à la hauteur. Et en fait, ça ne nous pousse pas à faire mieux. Ce n'est pas un sentiment qui nous pousse à faire différemment, qui nous pousse à faire plus, c'est juste un sentiment vraiment qui nous inhibe et qui nous met mal. Donc en fait, j'ai envie de dire, alors c'est facile à dire, stop à cette culpabilité, mais en fait, c'est surtout que si on ressent quelque chose, si on ressent de la culpabilité, désamorcez. En fait, si vous ressentez de la culpabilité, parlez-en tout de suite. Parlez-en tout de suite à l'autre. Je ressens ça et je ne sais pas pourquoi. Est-ce que tu ressens la même chose ? Est-ce que tu as des besoins particuliers ? Est-ce qu'on peut s'en parler ? Désamorcer, parce que sinon, c'est vrai que c'est un sentiment qui est dur à avérer au quotidien, la culpabilité.

  • Speaker #1

    Oui, puis souvent, ça n'a pas lieu d'être. Et quand on exprime les choses, quand on est avec un partenaire, en général, qu'on a choisi, même pour une nuit ou quand on a choisi quelqu'un avec qui on partage une intimité. On refait la boucle de tout à l'heure, on doit être capable de pouvoir tout dire, comme on offre son corps aussi, on doit être capable de pouvoir offrir ses pensées et ce qu'on est, et avec tout ce que ça comporte, parce que c'est pour tout le monde pareil en fait. Toi tu peux culpabiliser, moi je peux culpabiliser pour des choses qui n'ont pas de rapport, ou peut-être qu'ils en ont un et le découvrent.

  • Speaker #0

    Ouais exactement, exactement.

  • Speaker #1

    C'était trop cool, j'ai encore envie de parler avec toi pendant des heures, est-ce que tu veux nous dire un petit mot de la fin ? Allez on fait un petit bonus. ou est-ce que tu penses qu'on s'est tout dit et puis on se revoit au mois d'août en automne ? On peut te contacter par contre, ça je ne l'ai pas dit. On peut te contacter justement si on est en couple, seul, hétérosexuel, problème de désir ou autre. Tu ne fais pas que les problèmes de désir, tu fais aussi d'autres choses dans la sexualité. Tu es en visio parce que tu es au Portugal ?

  • Speaker #0

    Oui, j'habite à Lisbonne. C'est une ville très agréable, c'est clair. Oui, c'est principalement en visio. parce qu'avant j'étais à Lyon et j'ai déménagé donc j'ai gardé ma page tantelle en France en visio sinon si vous êtes à Lisbonne j'ai un cabinet en présentiel à Lisbonne mais oui en fait le mot de la fin en tout cas que j'aimerais c'est pas pour faire la promotion de ma pratique c'est qu'en fait la sexothérapie c'est pas forcément ce n'est pas forcément quelque chose qui est destiné aux personnes qui ressentent du mal-être ou des souffrances, ou qui pensent ne pas être à la hauteur dans leur sexualité, etc. Mais c'est toujours intéressant d'ouvrir ces sujets-là quand on se pose des questions, quand on a envie d'apprendre, parce qu'encore une fois, la sexualité, ça s'apprend. Pas inné. Et que donc, en fait... comprendre comment on fonctionne et mettre des mots sur la sexualité qui nous ressemble, je pense que c'est un travail qui est ultra enrichissant et qui peut servir aux relations qu'on entretient, et pas juste aux relations sexuelles, aussi aux relations amicales et familiales. Parce qu'en fait, quand on apprend à s'exprimer, quand on apprend à poser ses limites, quand on apprend à être dans sa pleine sécurité, finalement, ça rayonne bien au-delà. de notre sexualité et de notre désir.

  • Speaker #1

    Et on devient charismatique.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    On va se laisser sur ces messages d'espoir pour qu'on devienne tous charismatiques en ce printemps et qu'on soit pleinement en possession de nos désirs. Et en tout cas, c'était une super émission. J'ai adoré te rencontrer. On ne s'est pas rencontrés parce qu'on était en visio, désolée, mais avec plaisir. Moi, je vais aller au Portugal. Comme ça, j'irai voir Grégory Pouilly. Je viendrai te voir. On va tous aller au Portugal. Ça a l'air très sympa. à très bientôt en tout cas Gabrielle et on invite tout le monde à aller voir justement l'insta hello est donné et on mettra tous les liens merci de m'avoir reçu c'était trop chouette j'ai passé un bon moment ouais c'était trop chouette et moi je vous dis à la semaine prochaine avec une super invitée flamme

  • Speaker #0

    des années 80 le podcast qui allume la femme

Chapters

  • Introduction et présentation de Gabrielle, sexologue

    00:11

  • Le désir au début des relations

    01:55

  • Le désir sur le long terme et ses défis

    03:09

  • Conseils pour améliorer la connexion sexuelle

    03:47

  • La déculpabilisation et l'importance de la communication

    40:53

Share

Embed

You may also like