Speaker #0Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur ce nouveau conseil de la semaine. Aujourd'hui, je voudrais vous parler de quelque chose qui me tient à cœur. En fait, c'est quasiment quelque chose qui fait partie de l'ADN de la méthode à laquelle j'essaye d'accrocher. J'aimerais vous parler de la... technique. Et quel meilleur moment que cette année, qu'en ce moment, mois de septembre, de travailler cette fameuse technique. On est sur un moment un petit peu charnière. En général, on est soit en période de coupure ou de reprise, déjà, pour les plus affamés qui ont terminé leur saison un petit peu tôt. Ou alors, on est sur une fin de saison, parce qu'il y a quelques chanceux qui vont se balader, soit à Nice dans quelques jours, soit à Kona dans quelques semaines. Et là, on est obligé de prolonger un tout petit peu plus. Mais dans tous les cas, c'est une période un petit peu clé, un petit peu charnière, pour se dire, je vais ralentir un peu. Déjà, physiologiquement, ça a un intérêt et ça a du sens, puisqu'on va retravailler un petit peu le foncier, on va retravailler un petit peu cette fameuse capacité à travailler à basse intensité, à utiliser les lipides et ainsi de suite. Mais surtout, au lieu de se dire, tiens, je vais faire une heure de footing qui ne va me servir à rien, je vais travailler ma technique de course à pied. Par exemple, je vais viser une cadence, je vais regarder... où se situe justement mon regard, où se situe la trajectoire de mes bras, on va focaliser un petit peu sur les quelques points techniques dans chacune des trois disciplines et on va essayer d'upgrader la chose pour se dire, je vais pouvoir faire des efforts et ne plus aller perdre de l'énergie de manière un petit peu inutile dans des erreurs techniques qui peuvent être facilement évitables. Donc le mois de septembre, je vous invite à vous dire, au lieu d'aller nager une heure en me disant, je vais faire mon 6x400 poule plaque, se dire tiens, au lieu de faire 6x4, j'en fais que 5 et les 200 premiers mètres et les 200 derniers mètres, je vais me faire des éducs. Je vais me faire un travail sur un point technique, mon catch ou ma sortie d'eau ou ma trajectoire sous l'eau et je vais essayer de le retranscrire dans le 5x4 au milieu. Et là, je viens de dire un mot d'ailleurs qui me parle un petit peu et qui me fait souvent bondir. On va faire des éducs en natation. Souvent, le travail Bye ! de technique dans le triathlon, tout le monde l'associe un petit peu au travail de la technique et uniquement en natation. Donc là, déjà, moi, ça me fait arracher les cheveux. J'en ai plus beaucoup, mais voilà. Par contre, le travail de la technique se fait, bien sûr, par des éducs, mais je ne vois que trop souvent des triathlètes qui plongent, qui font, alors déjà, il y en a très peu qui font des éducatifs de manière intuitive. Par contre, quand ils en ont affaire, ils vont le faire plutôt par habitude, plutôt que par conviction. Et malheureusement, ça vient du fait que souvent des éducatifs, on s'est dit, tiens, comment il faut faire ? On regarde le geste, on va le perturber, puisque un éducatif en natation notamment, c'est quelque chose qui vient zoomer sur une phase particulière de la natation et qui vient vous permettre d'upgrader votre technique, votre efficacité. Par contre, on n'a pas expliqué le pourquoi du comment. On nous fait faire des choses qui souvent nous perturbent plus qu'autre chose, mais c'est voulu. Et puis, on n'arrive pas à le retranscrire dans la nage complète. ou dans une efficacité qui va nous faire progresser derrière. Donc ça, c'est une première erreur. Donc si vous faites un éducatif, que vous le faites par mimétisme ou parce que vous ne comprenez pas ce que vous faites, stop. Déjà, vous levez la main dans le groupe et vous demandez un petit peu qu'on vous explique. Je pense qu'un éducatif devrait prendre énormément de temps dans l'entraînement des nageurs et des triathlètes, mais pas parce qu'il faut en faire, parce qu'il faut le comprendre et le ressentir. La natation, le vélo et la course à pied. mais en particulier la natation, sont des sports qui sont tactiles, on fait des choses qu'on doit ressentir. Si jamais on ne les sent pas, ça va être un petit peu difficile de progresser sur le niveau technique. Donc il faut avoir une certaine connaissance de soi, de ce qu'on appelle la proprioception, avoir la connaissance de son corps dans l'espace. Mais ça, j'espère que vous êtes un petit peu tous et toutes éduqués là-dessus. Mais si vous avez la possibilité, mettez-vous à faire du travail éducatif, intéressant, intelligent, en vous faisant guider si besoin, bien sûr. Et c'est impossible si vous avez quelqu'un qui est sur le bord. Alors si vous avez un nageur qui est là avec un chrono, qui vous dit qu'il faut nager plus vite, oui, vous allez progresser à un moment donné, mais vous allez vite vous retrouver coincé par ce fameux côté technique. A l'inverse, si vous avez la chance d'avoir un entraîneur qui vous sort de l'eau, qui vous montre peut-être ce qu'il vous a filmé, qui vous fait ressentir la portance que vous pouvez avoir avec votre main, mais aussi avec votre avant-bras, le catch, ce que ça va avoir comme incidence. Et bien sûr, je ne me focalise que sur la natation. Ça peut avoir plein d'intérêt dans les autres disciplines. Le vélo sur la cadence de pédalage, la course à pied sur la cadence de foulée, mais sur la posture, où est situé mon regard, où est situé mes bras. Plein de petits points techniques qui sont très très très intéressants à retravailler maintenant pour pouvoir gagner en efficacité, peut-être moins se blesser. Si vous avez un geste correct en natation, vous n'aurez plus mal au niveau des épaules et vous pourrez cumuler plus de temps dans l'eau sans vous faire mal. Si vous avez un pédalage efficace, du premier au dernier kilomètre sur un Ironman à 180 km, il y a le temps de se passer des choses. Pédaler à 90 tours par minute pendant une heure, c'est facile en récupération. Pédaler à 85-90 tours par minute en position aéro sans dégrader sa position et sans dégrader son geste et son efficacité, c'est déjà plus la même équation. Et puis, pour être capable de courir vite en continu sur 42 km, ça veut dire qu'il faut être capable de garder une technique correcte et de ne pas aller dépenser des watts et des calories dans l'air. en se transformant en pantin désarticulé. D'ailleurs, petit coucou à Adrien, qui vient de se qualifier pour Hawaï à Vichy. Il a fait une course à pied, ni plus ni moins que métronomique. Le garçon, il sait faire, mais c'est simplement en gardant sa qualité de son geste qui lui a permis d'être efficace et qui lui a permis d'aller chercher un chrono qui lui a permis d'aller décrocher sa qualification. C'est du travail technique qui paraît anodin en septembre, mais qui va avoir toute sa valeur. au mois de mai, juin, juillet, août. Ça va dépendre de quand va être situé votre objectif. Mais il ne sera pas immédiat. Et ce n'est pas quelque chose qu'il va falloir vouloir mesurer de manière immédiate en se disant je vais travailler au niveau technique, au lieu de courir à 4.15, je vais courir à 4.05. Ce n'est pas comme ça que ça marche. Ce n'est pas l'objectif d'aller plus vite tout de suite. Mais en construisant sur une bonne technique, on peut aller plus vite ensuite. Par contre, de manière très synthétique, peut-être un petit peu en faisant un gros raccourci, si vous améliorez votre niveau technique, Vous allez avoir peut-être une même allure, mais vous allez avoir des bips en moins, des battements par minute au niveau cardio. Et si vous battez moins au niveau cardio, vous dépensez moins d'énergie. Et donc, du coup, en théorie, vous aurez plus de réserve pour aller plus vite à un moment donné. L'objectif en triathlon, c'est d'aller le plus vite possible en dépensant le moins d'énergie possible et d'essayer d'être en panne d'essence juste aussitôt la ligne d'arrivée franchie. Un peu avant, c'est dommage, vous n'avez pas bien calculé votre chose. un petit peu après, si ça veut dire que vous auriez pu aller un petit peu plus vite. Et donc, du coup, le calcul n'était pas bon non plus. Je me suis perdu sur la technique, mais vous avez bien compris que cette période-là, au mois de septembre, peut-être septembre, octobre, c'est un moment privilégié pour vous dire, pendant ma basse intensité, j'identifie les points bloquants au niveau technique. Vous ne pouvez pas le faire seul. Faites appel à votre entraîneur, vous faites coucou. Et on peut essayer, avec un consulting, de lever des petits points bloquants pour vous dire, tiens, ça, ça peut être une grosse source de progrès. Ensuite, vous mettez en route le plan d'action qui va vous permettre de progresser sur ce point-là, mais surtout il va falloir timer un petit peu les résultats sans vous dire « Demain, je veux avoir pris 20 ou 25 watts en vélo » . Ce n'est pas comme ça que ça marche, ce n'est pas quelque chose que vous allez pouvoir mesurer de manière instinctive, c'est quelque chose que vous allez pouvoir mesurer dans la durée, sur plusieurs semaines, voire même sur plusieurs mois, mais qui à la fin de la saison vous permettra d'avoir au moins progressé. sur ce point-là et donc gagner en efficacité, gagner en vitesse. Et donc, vous êtes devenu un triathlète meilleur qu'avant ce travail. Je ne peux que vous encourager à ça. Si vous avez des idées, tant mieux. Si vous n'en avez pas, faites un petit coucou, ce sera avec grand plaisir. Et puis, si vous avez envie de travailler de manière intelligente et de manière un petit peu scientifique, faites un petit coucou pour préparer votre prochaine échéance. Ce sera avec grand plaisir. Bon travail, bonne technique. et puis à la semaine prochaine pour le conseil suivant ciao ciao