Speaker #0Musique Musique Musique Allez bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur ce nouveau conseil de la semaine Bon il y a eu une petite pause estivale qui était un petit peu longue et on va reprendre la saison justement c'est la période un petit peu idéale donc 2026 c'est pas encore terminé puisque on a e ntre autres les deux championnats du monde, le 70.3 à Nice et Hawaï qui se préparent. On a encore quelques belles courses sur le territoire français. Je pense notamment par exemple aux T24, aux différents T24 et aux Natureman, qui sont des courses qui sont vraiment incontournables pour cette fin de saison. Mais justement, on est sur un mois un petit peu particulier et c'est le bon moment pour justement prendre un petit peu le temps, prendre le temps de prendre le temps, analyser ce qui s'est passé en 2026. et essayer de se projeter sur 2027. Alors, je sais qu'il y en a déjà parmi vous qui sont déjà les pieds dans les étriers, en train de se dire 2027 se prépare tout de suite. Vous avez très certainement raison. Mais septembre, c'est quand même probablement l'un des mois les plus dangereux pour les triathlètes surmotivés. On est entre deux mondes. D'un côté, la saison, elle s'est peut-être terminée ou pas encore. On a peut-être atteint son objectif, on a terminé l'Ironman, ou alors on s'est qualifié, comme Adrien à qui je fais coucou par exemple, ou au contraire, la saison ne s'est pas passée exactement comme prévu, les blessures, les cailloux dans la chaussure en termes de chrono qui n'étaient pas bons, et de l'autre côté, on regarde déjà 2027, les calendriers sont sortis pour les grosses épreuves, ou alors on connaît à peu de choses près les périodes, les inscriptions commencent à ouvrir, on a les copains qui commencent déjà à parler de la prochaine course. Sur Insta, on voit tout le monde qui annonce les objectifs et ainsi de suite. Donc, attention, on a envie de repartir, mais le conseil du jour, il est très simple. Attention, avant de reconstruire la suite, il faut vraiment prendre le temps de terminer ce qu'on vient de vivre jusqu'au bout. Quand on construit une maison, par exemple, je fais une petite analogie, mais vous avez l'habitude, on commence par poser trois rangées de moellons et on attend une journée. On ne pose pas tous les rangées de moellons d'un seul coup, d'un seul, parce qu'il faut attendre que la base soit solide. Idem, on n'a pas fait la fondation et... tout de suite on a posé les moellons, il faut attendre que ça se consolide. C'est un bon c'est une bonne comparaison avec ce qui vient de passer. Que ce soit votre première ou votre xième saison il faut un petit temps de séchage. Il faut que tout se mette en place et c'est la bonne période. Septembre-octobre c'est assez particulier en espérant qu'on va avoir un été indien un petit peu moins agressif que l'été qu'on vient d'avoir tout court. Mais voilà. Donc septembre c'est pas forcément non plus le mois idéal pour repartir. Il y a une erreur que je vois très souvent chez les triathlètes que je côtoie ou que j'accompagne. La saison se termine par une grande course, qu'on fasse un Ironman ou un 70.3, peu importe, on a un objectif A, la case est cochée, on prend 2, 3, 4, 5 jours off, et très rapidement, allô coach, quand est-ce qu'on reprend la prépa pour l'année prochaine ? Hop hop hop, moi dans ma tête surtout, je me pose la question, pourquoi est-ce qu'il veut déjà recommencer ? Et je fais une différence fondamentale. Entre, certes, il a envie d'un nouveau projet, par contre, est-ce qu'il est déjà, il ou elle, est-ce qu'il est, il ou elle, est déjà prêt à recommencer à s'entraîner ? Ce n'est pas tout à fait la même chose. On peut être extrêmement motivé par l'objectif 2027, tout en ayant encore besoin de récupérer celui de 2026. Et encore plus pour ceux qui ont doublé 2026 sur un coup de tête, en se disant, tiens, je n'avais jamais fait d'Ironman, et d'un seul coup d'un seul, je vais en faire deux en huit semaines, ça va être une bonne idée. Donc là forcément, il va y avoir le rebond, la préparation, mais surtout la récupération. Cette récupération, elle ne concerne pas uniquement les jambes. Et heureusement, on sait tous que le triathlon c'est dans les jambes, mais ce n'est pas forcément que là. Pour moi, il y a quatre batteries à recharger. La batterie physique, tout le monde la connaît, tout le monde la visualise. C'est la fatigue musculaire, la fatigue articulaire, un tout petit peu la fatigue du système nerveux, dans le sens où on est un petit peu plus sujet aux crampes ou quoi que ce soit. On a la batterie physio. L'accumulation de la fatigue, du stress, il y en a peut-être même qui ont identifié des perturbations hormonales, une immunité qui commence un petit peu à aller à volo, voire même peut-être quelques petites difficultés en termes de gestion des tendons et ainsi de suite. C'est à la fois la batterie physique et un petit peu la batterie physio. Attention, ça c'est la partie visible de l'iceberg, tout le monde sans doute. Par contre la batterie, la troisième, c'est la batterie mentale, la charge invisible. Plusieurs mois de préparation, on oublie souvent que préparer un objectif, c'est pas seulement faire des séances. C'est penser à l'entraînement, c'est organiser la vie de famille autour de l'entraînement, la vie de famille et la vie pro, dire non à plein de choses, surveiller son alimentation, se lever plus tôt que tout le monde, faire des sacrifices familiaux et sociaux. Et là, attention, il y a enfin la quatrième dimension, la quatrième batterie, la batterie émotionnelle. Un objectif, surtout lorsqu'il est important, ça crée une tension. Et on sait tous que le corps humain fonctionne avec des cycles. On sait fonctionner sous la tension, mais il faut la relâcher pour pouvoir y retourner. Donc même quand tout se passe bien, et parfois le meilleur entraînement qu'on peut se faire en septembre, c'est de planifier à moitié, de retrouver une vie dans laquelle le triathlon n'est plus la priorité numéro un. pendant quelques semaines. Il n'y a pas de soucis, vous n'allez rien perdre pendant ces semaines-là. Je vous entends déjà crier, « Oh là, oui, mais moi, je suis prêt l'année prochaine. » Non, non, te, Si vous repartez trop vite, vous risquez bien plus de problèmes que si vous prenez le temps de digérer et ainsi de suite. Il ne faut pas oublier, dans les principes de base de l'entraînement, un des premiers, c'est l'alternance. Il faut alterner les entraînements faciles et les entraînements difficiles. Il faut alterner les sports, il faut alterner plein de choses, mais surtout, Il faut alterner les phases actives et les phases de repos. Le mois de septembre et le mois d'octobre, quand vous aurez terminé votre dernière course, c'est bien le moment où il faut recharger les batteries, se reposer pour pouvoir mieux repartir. Donc avant de regarder devant, je vous propose de regarder derrière. J'en avais déjà parlé l'année dernière bien sûr, mais c'est probablement le point le plus important du jour. Je vois énormément d'athlètes construire leur saison. Cette année j'ai fait un Ironman, l'année prochaine je vais améliorer mon chrono où je vais déterminer ce point-là. Très bien, mais faire mieux ça veut dire quoi ? Ça veut dire plus vite, plus longtemps, les fameux objectifs de résultats et objectifs de moyens, plus de courses, viser une qualif, un podium, et surtout qu'est-ce qui n'a pas marché ? On regarde ce qui a marché, il faut aussi et surtout on apprend plus de choses quand ça n'a pas marché. C'est là que commence le véritable travail d'analyse pour moi, celui de la relation coach-athlète. Avant de construire 27, on construit un vrai débrief de la saison 2026. Pas simplement en regardant les classements ou les chronos. Première question qu'on peut se poser, qu'est-ce qui a fonctionné ? La régularité, le volume, on regarde où est-ce qu'il y a eu des variations, qu'est-ce qu'on peut faire pour améliorer. L'objectif, bien sûr, c'est d'appeler les facteurs de performance et qu'est-ce qu'on peut conserver de tout ça. Une nouvelle saison, ça ne veut pas dire forcément réinventer la roue, il n'y a pas de souci, ce qui a marché, on va le garder. Maintenant, la deuxième question est la plus importante. C'est là qu'il faut être honnête. Qu'est-ce que c'est qui n'a pas fonctionné ? Il ne faut pas se marteler la tête. Je n'ai pas été assez fort. Mais essayer de trouver ce qui n'a pas marché et se dire pourquoi. Qu'est-ce que c'était le problème identifié ? Si c'était dans la consistance, est-ce que c'était les charges qui n'étaient pas bien calculées ? Est-ce que, au niveau musculaire, je n'ai pas suivi ? Est-ce que c'était sur le plan mental, lié au pacing ? Ou sinon, une mauvaise planification entre le pro et le perso ? Donc voilà, revoir peut-être ses volumes, revoir plein de choses. Tout ce qu'on ne comprend pas, tout ce qui n'a pas marché, il faut absolument se dire je ne repars pas tant que je n'ai pas compris pourquoi ça n'a pas marché, avant de repartir sereinement. Et surtout là, c'est là où le plaisir va reprendre son droit. Il ne faut pas oublier qu'on fait un sport qui est quand même assez exigeant. On n'a pas 36 dossards à l'année. Et donc du coup, au quotidien, il faut essayer de se faire plaisir. Il y a énormément d'athlètes qui deviennent un tout petit peu facteurs dépendants. de la perf, mais qui perdent un petit peu à la fois le plaisir du process, et à la fois le plaisir du coup à la fin de la pratique. Là c'est une petite tendance que j'ai identifiée qu'il faudra surveiller, pour vous tous, toutes et tous, est-ce que vous vous faites encore plaisir à faire ce que vous faites ? C'est une vraie question, c'est pas une provoque, je pense qu'on a de plus en plus mis en avant les résultats, je veux faire tel truc, je veux aller à la fin de ça, quel que soit le coût et quel que soit... l'engagement que je vais y mettre et par contre en oubliant un petit peu forcément à un moment donné c'est bien aussi de se faire plaisir donc ça c'était une petite aparté mais ne l'oubliez pas juste ça par contre c'est de la provoque, quelle est la dernière fois que vous avez souri quand vous avez franchi une ligne d'arrivée est-ce que vous étiez systématiquement en vrac ou est-ce que dans votre tête à un moment donné vous avez souri en vous disant je suis fier de ce que j'ai fait et ça maintenant c'est fait, plus personne ne peut revenir en arrière Ou alors, j'ai fait mon chrono et super, je suis content. Ou même si vous ne l'avez pas fait, j'avais prévu de faire 4,40 et j'ai fait 4,42. Du coup, ce n'est pas grave, je suis super fier de ce que j'ai fait. C'est une vraie bonne question. Et puis maintenant, identifier le problème, c'est bien. Et identifier les facteurs limitants. C'est probablement là où on a tendance à ne pas passer beaucoup de temps. Et c'est une erreur de ma part. En triathlon, on a toujours envie de travailler partout. C'est bien, il faut nager mieux, il faut rouler plus fort. On veut faire plus de muscu, on veut tout faire. Mais tout travailler en même temps, c'est souvent ne pas mettre une priorité. Et là, c'est là où, des fois, avoir un regard extérieur, c'est bien, parce que la progression, ça vient rarement de faire plein de choses tout le temps, partout. Ça vient plutôt de faire une, entre une et trois choses, d'avoir entre un et trois objectifs. par année, mais aussi par période que vous allez identifier avec vos entraîneurs et vous vous dites, tiens, sur cette période-là, j'ai envie d'atteindre ce ou ces objectifs. Mais un ou deux, n'allez pas faire une liste de course, ça ne sert à rien, on sait tous que la liste de course des objectifs à rallonge, ça ne marchera absolument pas. Et enfin, du coup, la quatrième question, qu'est-ce que je dois changer en 2027 pour que ce soit réellement différent ? Et là, du coup, ça va... prendre toute sa valeur si vous avez pris le temps de faire les deux phases d'avant. Du coup, on peut se dire, si j'ai exactement la même préparation, avec les mêmes habitudes, il faut prendre conscience qu'il y a des grandes chances pour qu'on obtienne la même chose à la fin. Donc si vous ne changez rien, n'espérez pas des résultats qui vont changer. Une nouvelle année sur TrainingPix, ça ne suffit pas pour valider une nouvelle progression. Il faut changer des choses, il faut les faire évoluer. Donc voilà, on ne parle pas d'aller passer de 10 à 20 heures, je ne suis pas en train de vous dire ça. Attention ! Il faut bien vouloir juste simplement modifier ce qui n'a pas marché, et ça passe par l'identifier. Et enfin, une des parties, c'est se dire, tiens, je viens de terminer, et j'ai déjà mon inscription pour l'année prochaine, sauf que, ouille, attention, si vous êtes, il y a les inscriptions, il y a les objectifs, on est d'accord, ça, il faut le prendre en compte, et il faut le faire, parce que c'est obligatoirement, ça fait partie de la planif, si en 2027, vous voulez aller faire, par exemple, un Iron Man labellisé, et vous savez... que les inscriptions sont clôturées en quelques heures, faites-le, faites-le, je ne suis pas en train de vous dire qu'il faut attendre. Par contre, on inscrit, on clique, les clics-clics, je vous connais, les clics-clics, et puis après, par contre, on le met de côté et on revient un petit peu en arrière. Une fois que ça, c'est validé, on est prêt. Mais il ne faut pas confondre planification et précipitation. Vous pouvez très bien avoir cliqué, et après, par contre, paf, on reprend un petit peu les bases. On régénère, donc, la première chose, on réfléchit, et après on repart. On doit accepter une idée difficile, parfois, pour les sportifs, c'est que c'est dans la récupération qu'on progresse, c'est pas dans autre chose. Donc si vous êtes toujours ventre à terre et la langue dans les rayons, je vous garantis que ça ne pourra pas marcher de manière indéfinie. Mon conseil, allez, le conseil du jour, fête de septembre, le mois de transition. On est bien, on est super performant sur T1 et sur T2. Septembre, octobre, ça peut et ça doit être une période de transition. Une période où on va moins vite, où on se repose, on déconnecte un tout petit peu. N'oubliez pas de déconnecter, ce n'est pas quelques jours qui vont révolutionner votre entraînement et qui vont vous faire tout oublier. On oublie les objectifs, on oublie les TSS, on oublie tout ça. On bouge si on a envie, mais que si on a envie. Et surtout, on retrouve le plaisir de vous entraîner. Ça, c'est la première chose. Une fois qu'on a déconnecté, on analyse. Vous le faites tout seul ou alors vous prenez contact avec moi, ça sera avec grand plaisir. On prend le temps de faire le bilan, on regarde les réussites, les erreurs, les frustrations. On identifie les limites et les progrès et on ne regarde pas uniquement les résultats. On analyse le process et après, parce qu'un mauvais résultat peut parfois cacher une excellente préparation, on regarde tout ça avec franchise, sincérité et puis on peut sortir quelque chose de productif. Et ensuite seulement, on se projette, on construit 2027. Quel est l'objectif ? Pourquoi celui-ci ? Il faut trouver son pourquoi et retourner sur l'épisode du pourquoi. C'est absolument indispensable d'avoir le pourquoi. Si vous faites juste cette course-là parce que vous avez les copains qui y vont, c'est un petit peu compliqué. Alors que si vous vous dites, tiens, j'ai fait tel chrono et je veux améliorer de temps en temps, parce que c'est ce que je veux et parce que c'est ce que moi, mon cœur me dicte, ça peut être un petit peu plus intéressant. Qu'est-ce que ça va exiger réellement ? Du coup, c'est bien parce que faire des additions sur le papier, ça va. Mais on se dit, tiens, j'ai réussi à courir mon marathon en 3h40 et je vais le courir en 2h50. Il faut savoir être un petit peu raisonnable. Donc c'est pour ça que vous faire accompagner, c'est pas mal. Courir en 3h40 après un vélo en 5h, c'est une chose. Courir en 3h40 après un vélo en 4h45 ou 4h50, c'est pas la même chose. Donc voilà, il faut vous faire accompagner pour ça. Et quelle version de vous, vous voulez présenter sur les prochains objectifs ? Donc ça, ça peut être quelque chose qu'on peut faire ensemble et ça sera avec grand plaisir. La transition, un tout petit peu vers la fin, c'est normal. Donc la transition, on se déconnecte, on analyse et après on se projette. Et ça, faites-le seul, faites-le avec moi, vous faites un petit coucou et puis on regardera ce qui est possible, ce qui est envisageable. Si vous avez des gros gros gros projets, je vous laisse regarder ce qui s'est passé sur le site internet. Je vous propose des petites choses assez sympathiques. On a plein d'opportunités qui se mettent en place. Les stages, les testings, les analyses vidéos, on a tous envie d'accéder à ça. Par contre, des fois, on n'a pas forcément ou les moyens géographiques ou les moyens financiers. Regardez un petit peu ce qui se passe et c'est pour ça que je me permets de vous... Voilà, faites un petit coucou, on verra ce qui peut se faire. Il y a plein de disponibilités qui sont en train de se mettre en place. Moi, j'ai deux ou trois places qui viennent de se libérer. On va pouvoir peut-être travailler ensemble. Mon conseil de la semaine, on se déconnecte, on analyse et après seulement on se projette. Et puis là, pour les semaines à venir, ne vous inquiétez pas, il y a plein de belles choses qui arrivent. Donc, on surveille les courses. Ça, ça leur donne le sourire en général. On profite de ceux qui sont en train de se projeter dans le futur et on regarde les performances à venir. Et comme ça, on revient avec vraiment de l'envie, du plaisir, et c'est là où il n'y a plus de barrière. OK ? Excellente journée. À la semaine prochaine. Et à très très bientôt. Attention, il y a plein de surprises qui arrivent. J'ai repris les podcasts. Attention, ça va accélérer. Ciao, ciao !