Speaker #0Bonjour à toutes, bonjour à tous et bienvenue. sur le nouvel épisode du Conseil de la Semaine, le numéro 9 de la saison 2026. Et tout d'abord, merci beaucoup pour vos écoutes, nombreuses, à la fois sur les Conseils de la Semaine, mais aussi sur le travail bandit pour l'épisode avec Benjamin Perlet. C'est incroyable, le nombre de retours et le nombre d'écoutes, ça a explosé, et je pense que cet épisode sur l'intelligence artificielle vous a vraiment bien plu, donc si vous ne l'avez pas encore écouté, allez-y. C'est vraiment un moment, alors je sais qu'il y en a qui m'ont remonté que la première partie était un petit peu rugueuse parce que c'est ultra spécifique mais après à la fin on parle vraiment entre entraîneur et du triathlon et de l'intelligence artificielle, c'est un bon moment. Et donc du coup comme j'ai parlé un peu intelligence artificielle avec Benjamin, je voulais essayer de faire un conseil de la semaine un tout petit peu plus pointu, un tout petit peu plus technique et donc je vais rentrer en détail sur... ce qu'on appelle le stiffness et sur la relation avec la course à pied. Donc il y en a peut-être déjà qui savent ce que c'est que le stiffness, mais à mon avis, ce n'est pas à la majorité. Donc je voudrais apporter une petite explication là-dessus. Donc le stiffness, déjà avant toute chose, avant d'en parler, forcément, il faut essayer de le définir. Vous savez que moi, dans ma méthode, je travaille très régulièrement sur une facette, sur un pilier à trois facettes. la facette physiologique, la facette musculaire et la facette technique. Et donc j'essaye de faire progresser les athlètes sur ces trois piliers-là. Et donc souvent sur le côté musculaire on pense oui force, endurance de force et ainsi de suite. Mais en fait il y a un pilier qui rejoint un petit peu les deux, à la fois le technique et à la fois le musculaire, et c'est bien le côté stiffness du système qui va être très très important. Donc en fait la performance en course à pied, Une relation directe entre un système physiologique qui va produire de l'énergie et un système musculaire qui va produire de la vitesse mécanique et un système technique qui va, grâce à une bonne technique, optimiser les efforts mécaniques. Sauf qu'on a un petit intermédiaire entre les deux, notre système musculaire. Forcément le système musculaire est créé de la force par les systèmes de contraction mais il y a un autre intermédiaire, c'est la relation muscle-tendon. ça devient compliqué. Je parle souvent de chaîne musculaire et il y a un petit dicton qui dit qu'une chaîne est aussi résistante que le moins résistant de ses maillons. Si vous prenez une chaîne avec plein de maillons qui résiste à une traction de 100 kg et que vous mettez au milieu un maillon qui résiste qu'à 10 kg, la résistance de votre chaîne globale, quelle que soit sa longueur, ce sera 10 kg parce que si vous en mettez 12, les autres maillons vont résister mais celui qui ne résiste qu'à 10 c'est pareil. se situe plutôt au niveau des mollets. Qui dans la classe n'a jamais été blessé au niveau des mollets ? Levez la main, merci, il n'y en a pas beaucoup. Et donc effectivement c'est quelque chose auquel on est très souvent confronté. Et donc un petit peu expliquer le pourquoi, comment ça marche et le comment. Et donc je vais essayer de faire ça un petit peu en douceur. Même si des fois je vais essayer d'aller dans les détails mais point trop non plus. Donc, pourquoi deux athlètes avec la même VO2max ne courent pas forcément à la même vitesse ? PO2max, Vema, peu importe, vous avez vu où je voulais en venir. Pourquoi certains semblent rebondir sur le sol et on dirait qu'ils volent, on ne les entend pas courir, alors que d'autres, on sent bien que la foulée est un tout petit peu plus écrasée et donc à chaque foulée, on voit bien qu'il y a une différence. La réponse tient souvent en un seul mot et ce n'est pas forcément que la technique, c'est aussi parfois le stiffness. Et donc du coup, là comment on va pouvoir faire pour améliorer un petit peu ce système-là ? Je reviens sur la définition du stiffness. Le stiffness musculaire et tendineux, c'est la capacité du système muscle tendon à emmagasiner et à restituer rapidement l'énergie élastique. Il vous suffit tout simplement d'imaginer quelqu'un en train de sauter à la corne par exemple, vous sautez sur place et vous vous focalisez, vous faites un petit zoom sur le point d'impact au niveau du pied bien sûr et vous regardez ce qui se passe au niveau de la cheville et là c'est simplement le stiffness qui s'exprime à son maximum. le système muscle tendon absorbe et restitue l'énergie. Donc c'est un petit peu comme un système de ressort. Et donc si on a un système de ressort qui est trop mou, le pied va s'écraser au sol, il y a une grosse perte d'énergie. S'il est trop rigide, forcément on ne va pas rebondir et puis quelque part l'incidence indirecte c'est le risque de blessure. Et si on a un ressort qui est optimal par rapport à notre besoin à nous, on va pouvoir développer une économie de course maximale. Attention à ne pas confondre le stiffness En anglais, le stiffness, ça veut dire raideur. Mais avec une certaine raideur articulaire. Il faut avoir une certaine souplesse d'un côté. Alors c'est deux qualités antinomiques, certes, mais qui sont complémentaires. Il faut avoir une certaine amplitude articulaire, mais il faut avoir une certaine stiffness au niveau du tendon. Il ne faut pas confondre avec un certain manque de mobilité. Bien sûr, quand on descend du vélo et qu'on a travaillé un tout petit peu sur de la mobilité réduite, on peut avoir cette sensation de manque de mobilité. Ça fait partie du travail technique qu'il faut travailler à la fois sur le vélo et sur la course à pied. Et puis, il ne faut pas confondre avec des tensions musculaires, notamment au niveau des mollets qui peuvent être chroniques chez le triathlète. Donc on sollicite beaucoup le mollet en vélo et en course à pied. Donc ça n'a rien à voir. C'est vraiment une propriété fonctionnelle du duo tendons-muscles et c'est dépendant à la fois des tendons, des muscles et du système nerveux, bien sûr. Donc quelle est l'importance du stiffness pour l'économie de course ? En fait, on va pouvoir la mesurer et la regarder cette importance avec directement un petit indice que vous pouvez voir sur la majorité des applis et notamment sur Garmin. Notamment avec le temps de contact au sol. Si vous avez un bon stiffness, vous avez un temps de contact au sol qui va être beaucoup plus court. Vous allez avoir aussi une oscillation verticale qui va être un petit peu moins importante. Et donc pour les plus avancés, un coût énergétique plus bas. rapide donc relativement court plus vous allez avoir un système de rebond plus votre oscillation verticale va être faible et plus vous allez translater vers l'avant et non pas faire un système de rebond vers le haut donc plus le système est élastique moins on consomme d'oxygène à une certaine vitesse et plus on peut tenir une vitesse à allure élevée longtemps si on a deux athlètes qui courent par exemple à 4 au kilo sur l'athlète numéro 1 on va voir une posture stable et un rebond relativement fluide, tonique on voit bien que le coût énergétique est faible à l'oeil ça se voit tout de suite à l'inverse vous prenez, c'est pas contre les trailers mais vous prenez très souvent les trailers, je parle pas de Kilian mais vous voyez qu'ils ont des foulées un petit peu plus rasantes avec des temps de contact au sol et souvent des cadences de foulée beaucoup plus basses la foulée on voit qu'elle s'écrase, on voit qu'il y a un temps de contact qui est plus lent et on devine que sur la durée la fatigue va venir de manière beaucoup plus rapide chez le triathlète longue distance C'est encore plus critique de travailler ça, tout simplement parce que la fatigue neuromusculaire sur une fin d'épreuve est forcément beaucoup plus importante. On n'est pas dans le même état quand on a nagé et pédalé que quand on n'a rien fait du tout avant de courir. Il y a une altération de la foulée qui est naturelle après le vélo. On ne court pas de la même manière après avoir pédalé que quand on n'a pas pédalé avant. Il y a une perte de stiffness tout simplement parce qu'il y a la perte d'économie qui est due à la fatigue. Donc chez le triathlète longue distance, travailler le stiffness, l'air de rien, ça peut être quelque chose de vraiment gagnant parce qu'on va travailler sur le maillon faible en même temps. Donc comment on peut le diagnostiquer ça à la maison ? C'est des petits tips que je vous invite à faire. C'est vraiment assez accessible. Sans laboratoire, vous pouvez le faire à la maison. Donc la première des choses, c'est aller regarder un petit peu vos métriques. Donc regardez vos métriques, ce que je vous ai dit juste avant, un temps de contact. Je vous laisse regarder les normes par rapport aux autres. ça vous donnera vraiment un ordre d'idée si vous êtes dans la bonne fourchette ou pas. Est-ce que quand vous courez, vous pouvez le faire, vous enlevez vos oreillettes pendant votre footing, est-ce que votre bruit de pas il est lourd ou pas ? Est-ce que vous sentez, est-ce que vous avez l'impression de courir à côté d'un éléphant quand vous courez ? Regardez votre oscillation verticale, donc tout ça, ça se passe à la fois à la montre, mais je vous invite aussi à vous faire filmer par quelqu'un. Vous allez voir si en mettant un petit point sur votre virtuel... un point virtuel sur votre sternum, soit il va rester en ligne droite sur votre progression vers l'avant, soit il va dessiner une espèce de sinusoïde. Et là c'est votre oscillation verticale, si vous allez trop vers le haut, c'est que vous avez une phase d'amorti un petit peu importante, et donc du coup vous allez déclencher de la fatigue, et c'est que votre stiffness est attrayée. Vous avez aussi un petit point de vue au niveau du genou qui est très important. Si vous avez le genou très fléchi à l'impact, vous courez un petit peu comme assis, ça va vous montrer que la foulée n'est pas optimale. Le test le plus simple, c'est tout simplement, il y a des tests très officiels que vous pouvez mesurer en laboratoire mais sans aller en laboratoire. Regardez à quelle hauteur maximum vous pouvez sauter et regardez si cette hauteur là elle est quelques centimètres au delà de votre taille ou si vous pouvez aller chercher un panier de basket sans élan. Vous allez voir qu'on voit tout de suite si on a une bonne explosivité ou pas. Faites aussi un test de 10 sauts répétés. 10 sauts sur place, pieds joints. Et vous allez voir, au dixième, ça va très très vite. Au dixième saut sur place, soit vous avez déjà les mollets qui commencent à couiner et vous allez aller un tout petit peu moins haut. Soit vous allez au contraire pouvoir rebondir de manière très contrôlée jusqu'à quasiment régulièrement à la même hauteur sur les 10 sauts. Et puis le dernier petit test. Alors il faut savoir le faire mais faites de la corde à sauter ou vous sautez sur place. Essayez de sauter... Pendant une minute avec un maximum de rebonds, sur une minute, vous comptez le nombre de tours que vous avez fait. Ou alors vous essayez de faire, pour les gens qui pratiquent un petit peu le crossfit ou l'aerox, vous allez essayer de faire des double under et vous allez voir que pendant une minute sauter très très haut, ça va vous demander quand même une certaine capacité à rebondir sans s'écraser. Et ça si on ne l'a pas travaillé en spécifique, c'est quand même nettement visible très très rapidement. Les signes cliniques indirects d'un stiffness relativement faible. Des blessures à répétition, soit au niveau des mollets, soit au niveau du tendon d'Achille, que ce soit des tendinites ou des contractures. Des sensations de jambes mortes à pied après le vélo, parce que tout simplement comme c'est le point faible, si vous l'avez épuisé sur le vélo, forcément vous serez beaucoup moins efficace, vous allez perdre en efficacité sur la course à pied derrière. Donc il n'y a pas de stiffness bon ou pas bon ou mauvais, c'est juste qu'il faut l'adapter à sa discipline, donc nous le triathlon il faut vraiment qu'il soit optimal. A notre âge, on ne va pas regarder le stiffness d'un même œil pour un athlète qui a 20 ans que pour un athlète qui en a 50. Et au volume et à l'historique des blessures, forcément quelqu'un qui... qui s'entraîne 20 heures depuis 10 ans et qui n'a jamais été blessé, et quelqu'un qui commence à s'entraîner à 8 heures par semaine et qui a des blessures régulières au niveau des mollets, on ne va pas pratiquer les mêmes, on ne va pas préconiser les mêmes choses, on ne va pas lui demander de faire la même chose. Mais dans tous les cas, ce stiffness est vraiment à développer de manière intelligente. Et donc comment on peut faire pour le développer de manière intelligente ? Donc c'est un travail qui est neuromusculaire, c'est de la force, donc c'est des qualités qu'on peut travailler en PPG. On peut insérer de la pliométrie. La pliométrie, c'est vraiment le travail par définition qui va cibler le système tendineux. Et bien sûr, avec la course à pied elle-même en spécifique, on peut le travailler. Donc je vais vous proposer 3 ou 4 façons de le travailler de manière très spécifique. Le premier, c'est bien sûr, quand on dit spécifique et musculation, c'est de la musculation en salle. Donc ça, c'est pour ceux qui vont avoir accès à ça. Quelques exercices clés, mais par contre, il faut travailler lourd. Il faut travailler en sécurité au niveau articulaire, il faut être coaché. Il ne faut pas le faire comme ça. Tiens, j'ai entendu Mika dans mon podcast qui a dit ça. Vous n'allez pas dans une salle et vous ne faites pas par exemple des élévations de mollets unilatérales sur un pied en mettant très lourd tout de suite. Il faut le faire, il faut avoir l'habitude de le faire. Il y a plein de machines qui peuvent vous permettre de le faire faire. Bien sûr, le squat, le squat très lourd, on travaille sur une chaîne. Donc même si le squat, on a l'impression que ça travaille beaucoup fessiers et quadriceps, ça travaille toute la chaîne à la fois antérieure, postérieure. Le mollet est une très grosse cible. Si vous avez un système musculaire fort de chaque côté, avec le temps, et pas sur trois séries de squats, vous allez avoir développé un système tendineux résistant. Les fentes lourdes vont aussi cibler le mollet. Les ponts de hanche, les hip thrusts, c'est un travail qui est très important au niveau du fessier, mais qui va aussi venir chercher la chaîne basse. Donc quand on travaille en muscu spécifique, il faut toujours respecter ça. Avant même la charge, il faut que la charge soit progressive bien sûr, mais c'est le tempo. Il faut faire très attention sur le rythme auquel on pratique les exercices. Il faut y aller à un certain rythme sur la phase excentrique, un autre rythme sur la phase concentrique, et faire attention si vous mettez des pauses ou pas. Donc ça c'est vraiment à voir avec votre préparateur physique. C'est priorité à la qualité. Quand vous allez dans une salle de muscu et que vous êtes coaché, faites-le de manière très intelligente et très ciblée. Et un tendon fort est un tendon qui va restituer mieux l'énergie, donc il faut travailler très lourd, il faut travailler très fort. Et donc ça veut dire des séries courtes, beaucoup de temps de récupération, c'est un gros temps en investissement, mais par contre, c'est quelque chose qui vaut vraiment le coup. Ça c'était pour ceux qui avaient accès à une salle de muscu. Pour ceux qui n'ont pas accès à tout ça, vous pouvez avoir à la maison, sans accessoire, sans rien, donc plein de petits exercices qui vont vous permettre de progresser sur votre capacité et votre stiffness, votre capacité à restituer l'énergie. Votre exercice vraiment roi là-dessus, ça va être ce qu'on va pouvoir comparer un peu à de la corde à sauter, des sauts pieds joints, des sauts sur place. Une fois que vous avez fait quelques séries, 4 ou 5 séries de 20 sauts pieds joints ou 30 secondes, vous pouvez faire des sauts sur place sur un pied. Faites attention, allez-y très très doucement. Sur un pied au début ça a l'air rigolo, mais en quelques répétitions je peux vous tuer les mollets. des bonds ou des multibonds, des montées d'escalier et bien sûr donc comme je vous disais de la corde à sauter pour ceux qui sont équipés qui savent faire c'est un exercice roi pour retravailler le mollet quand on revient par exemple de blessure une fois qu'on a commencé à faire quelques exercices et qu'on a gagné en amplitude on fait quelques petites séries 10-15 secondes on fait une pause de 10-15 secondes on peut faire même du tabata 20 secondes de corde à sauter 10 secondes de récup on fait ça pendant 4 minutes et on fait un petit bloc des blocs progressifs comme ça ça vous permet de vraiment revenir à très très haut niveau et très rapidement sur un bon niveau de prestation physique sur votre système tendineux au niveau des mollets. Des amplitudes au départ faibles qu'on va aller chercher de plus en plus grandes, un volume faible de sollicitations, des fréquences très basses en termes de sollicitations, une à deux fois par semaine. Ne venez pas dire j'ai écouté le podcast Amica, je l'ai fait cinq fois dans la semaine, c'est sûr et certain que vous partez à la catastrophe. Et on fait ça de préférence en état de fraîcheur. pas sur un état de fatigue. Donc si vous faites un petit peu de pliométrie comme ça, c'est toujours après avoir fait l'échauffement et avant votre séance, vous pouvez faire par exemple votre échauffement, vous faites quelques petits exercices de plio et après vous allez faire votre footing sur lequel vous allez vous focaliser sur le temps de contact au sol, sur votre cadence, donc forcément sur votre étude, votre tenue de la posture pendant la course à pied. Tout ça c'est des exercices techniques, vous restez à basse intensité. Et pourtant, c'est un énorme investissement qui va vous faire gagner sur toutes les autres séances. Et quand on parle de course à pied et d'exercice... Bien sûr, on a tous les systèmes d'éducatifs qui vont être là pour ça. Donc ça c'est le troisième axe. Le troisième axe, c'est des éducatifs de course qui sont à faire. Souvent quand on est sur la piste, on y pense et quand on est chez soi, quand on va faire un footing, on n'y pense pas. Je donne assez régulièrement à des athlètes un petit peu expérimentés par contre. Au lieu de couper des séances d'une heure et demie, deux heures de footing en endurance fondamentale au départ, je préfère raccourcir un tout petit peu la séance. Et faire tous les 15-20 minutes quelques petits éducatifs pour redonner de la tonicité au niveau de la foulée. Ça c'est une petite astuce que vous pouvez prendre avec vous. Tiens, sur un footing d'une heure et demie, alors attention parce qu'au niveau musculaire ça choque un peu, donc faites-le par exemple toutes les demi-heures la première fois, puis après toutes les 20 et puis après toutes les 15. Mais vous faites un quart d'heure de footing, vous faites des montées de genoux, un quart d'heure de footing, des talons en fesses dynamiques. Donc sur le talon en fesses, ce n'est pas la phase de montée au niveau des talons qui est importante. C'est le rebond que vous avez au niveau du pied qui va être vraiment important. Donc, vous avez les montées de genoux, les talons-fesses, les foulées bondissantes, des lignes droites progressives en accélération, bien sûr, forcément. Et puis, vous avez ce qu'on appelle le skipping ou les jambes tendues, progression jambes tendues. Donc là, c'est vraiment que l'appui au niveau du pied qui est ciblé. Et il n'y a pas meilleur exercice pour cibler cette fameuse stiffness et travailler cette qualité de pied. En gros, ce que je viens de vous dire là depuis tout le début... C'est ce qu'on appelle le travail du pied en athlétisme et c'est vraiment un exercice particulier, un point de détail particulier sur le parcours de l'athlète, du coureur à pied. Et c'est quelque chose qu'on ne peut pas sauter aujourd'hui sur les coureurs à pied. Ce n'est pas un travail dont on peut se passer tout simplement parce que nous on a d'autres fatigues avant qui atteignent. Et si on n'est pas bon là en tant que coureur à pied brut, je vous laisse imaginer la catastrophe après avoir nagé et pédalé. Si sur un footing, faire deux séances d'éducatif de course à pied au 20ème et à la 40ème minute de son footing d'une heure, ce n'est pas le fait de le faire une fois. Le fait de le faire une fois, il va revenir à des grosses courbatures, mais c'est à force de les faire et de le répéter que le système tendineux, que le système musculaire va absorber, va s'adapter et donc du coup va devenir de plus en plus productif. On améliore quand on fait ça, on améliore la coordination, la rigidité fonctionnelle du système tendineux qui est vraiment le travail principal. La dernière petite piste de travail, c'est vraiment de l'ultra spécifique en course à pied cette fois. Donc ce n'est plus des éducatifs où on ne va pas passer du temps, mais c'est du travail courant à pied, courant à pied. Vraiment de la course à pied pure. Et donc ça, c'est ce qui va nous faire progresser parce qu'on va aller chercher un tout petit peu des sollicitations spécifiques, mais avec une augmentation de charge. Donc c'est les accélérations sur 20 ou 30 secondes, les sprints, le travail de vitesse. Ce qui a été un petit peu perdu de vue ces quelques années chez les triathlètes, maintenant si on veut courir de 35 au marathon, on ne peut pas se priver de ce type de travail-là. J'y reviendrai certainement avec les deux futurs entraîneurs, les deux futurs podcasts avec les entraîneurs que je vous réserve. On a aussi le travail en côte, soit le travail en côte très court, 15-20 secondes, où là c'est du sprint avec un maximum de tonicité au niveau des appuis, soit sur le travail, donc là c'est un petit peu plus long, le travail au premier seuil. avec des foulées bondissantes sur des côtes, pour ceux qui ont l'habitude et qui ont la chance de pouvoir courir sur des côtes de 2-3 km, un petit peu plus, voire même. Là du coup vous faites 3, 4, 5 minutes, un petit peu plus, vous pouvez aller jusqu'à des kilomètres en côte, avec une pente relativement douce. Par contre si vous travaillez vraiment votre rebond, si vous faites 160-170 pas par minute, je vous laisse compter le nombre de répétitions que vous faites, et avec ça vous allez avoir des tendons et des mollets en béton. Vous allez avoir tout le travail de variation d'allure. Donc quand vous changez de rythme en course à pied, le premier intermédiaire c'est votre tendance, puisque c'est lui qui va vous donner l'impulsion au niveau du pied. Tout ce qui est travail de fartlek. Et puis bien sûr, vous pouvez répéter ça à l'infini en ayant mis du travail à vélo avant. Que ce soit du travail technique ou du travail de renforcement musculaire. Si vous faites une séance, là c'est la séance type, vous faites une séance de renforcement musculaire sur le vélo, une endurance de force avec de la grosse résistance proche de votre puissance critique. 3 ou 4 blocs de 8 minutes et vous travaillez un petit peu des courtes sur 15-20 secondes en répétition, vous allez voir que vous n'allez pas avoir besoin de beaucoup de répétition pour bien sentir que les mollets fument et ça commence à brûler un petit peu. Une fois que vous aurez répété ça quelques fois, vous m'en direz des nouvelles sur 1 la santé de vos mollets, si vous n'avez plus de blessures j'en serais le premier avis, et de 2 si vous sentez qu'après votre vélo vous êtes plus solide sur vos appuis, c'est que le travail aura été... impeccablement réalisé. Donc ce qu'il faut vraiment retenir, le stiffness on n'en a jamais trop mais si on a trop de stiffness malheureusement le risque c'est d'aller vers les blessures donc faites bien attention pas assez de stiffness on perd en économie de course donc c'est pas bon et l'objectif c'est d'aller si C'est de doubler cette bonne rigidité, cette bonne capacité à restituer l'énergie pour viser la performance durable. Faites bien attention à votre âge, à votre historique de blessure, à votre volume hebdomadaire et à la période de la saison. On ne travaille pas tout et n'importe comment. Rapprochez-vous de votre coach pour aborder ces points-là. S'il n'est pas au courant ou s'il n'a pas de temps à vous consacrer, c'est bien dommage, mais n'hésitez pas à revenir vers moi. Et puis, chez le triathlète longue distance, n'oubliez pas, on cherche quelque chose de fonctionnel. On ne cherche pas à devenir un sprinter, ce n'est pas le but de la manœuvre. Ce n'est pas non plus quelque chose qui doit vous obnubiler à chaque séance, mais c'est quelque chose qui, de manière un petit peu insidieuse, gratuite, peut s'insérer dans votre séance de manière vraiment très régulière en fil rouge. Puis vous allez voir que vous allez gagner sur tous les plans, sur tous les points et sur tous les plans. Et puis bien sûr, vous allez normalement... J'en mets... Je mets quoi sur la table ? ma carrière d'entraîneur sur la table, vous allez progresser de toute façon sur vos chronos. Je risque pas gros vous allez me dire, pour les plus taquins Allez en conclusion le stiffness c'est un pilier invisible de la performance c'est quelque chose peut-être que vous aviez pas pris en compte mais c'est vraiment quelque chose qui va avoir un impact énorme sur votre performance ça se travaille, ça se surveille et ça s'intègre dans une vision globale donc il faut avoir la capacité à zoomer et à dézoomer de ce point là mais il faut être capable en tant qu'entraîneur d'aller chercher que là il y a une petite déficience et il faut faire attention à ça. Améliorer son moteur c'est bien, optimiser le ressort qui se passe à ce niveau-là, c'est souvent ce qui fait la différence entre courir et bien courir. Donc observez votre foulée, intégrer un ou deux blocs par semaine spécifiques sur ce travail-là, progressez avec méthode, dans le temps ne faites pas les choses dans le sprint, on est sur du triathlon en longue distance donc on est parti sur un Ironman, on n'est pas parti sur un sprint, donc prenez votre temps. développer tout ça avec méthode on le fait ensemble et avec grand plaisir et puis rendez vous la semaine prochaine pour la suite ciao ciao