- Speaker #0
Bienvenue dans le podcast Gang de Copines, je suis Elodie et dans ce podcast je discute avec des femmes qui me parlent d'une de leurs histoires d'amitié. Parce qu'aujourd'hui mes amies ont toutes et chacune une place tout à fait particulière dans ma vie et je sais que je ne suis pas la seule, qu'on est nombreuses à s'appuyer sur la sororité. Alors voilà, j'ai juste envie d'exposer la beauté et la puissance des amitiés féminines, parce qu'on a toutes de belles histoires à partager. Bonjour Anne !
- Speaker #1
Oui, je l'ai dit !
- Speaker #0
Anne, tu vis à côté de Valenciennes, tu es mariée, vous avez 5 enfants et tu as monté ton entreprise Philophile il y a 4 ans. J'imagine que ta vie est bien remplie. De quoi est fait ton quotidien pro et perso ?
- Speaker #1
Déjà, l'équilibre n'est pas forcément toujours facile à trouver, c'est sûr. Mais voilà, on y arrive. J'ai créé ma marque Philophile pour simplifier les zéros de déchets. Je fais plein d'accessoires pour éviter le jetable et pour faire que les utilisations de ces accessoires soient les plus simples possibles. J'ai par exemple des charlottes toujours pas mais qui s'adaptent à différentes tailles de plats, à différentes formes. Je fais mes trucs soit en couture, soit en crochet. En crochet, il m'arrive de faire des manies qui sont très violentes, des filets réconciliants et tout ça. et pour ce qui est de répondre à la question de quoi est fait mon quotidien j'essaie vraiment de cloisonner c'est un peu difficile quand on est une femme la vie de famille et la vie de travail donc mon boulot normalement c'est 8h 17h15 on va dire c'est ma fille et après j'essaie de prier les jours
- Speaker #0
Qu'est-ce que c'est pour toi la souveraineté et quelle place elle a dans ta vie bien remplie, professionnelle et personnelle
- Speaker #1
Alors, pour moi, la sororité, c'est le fait de tisser des liens d'entraide avec d'autres femmes. C'est vrai que c'est quelque chose qui m'a… Comme je suis un être plutôt sociable, c'est quelque chose qui est assez important pour moi. Même si j'avoue que maintenant que j'ai monté mon entreprise, c'est un manque en fait, parce que je suis seule dans mon atelier. donc heureusement il y a les réseaux sociaux heureusement il y a des internets donc on peut créer des des liens par ce biais là parce que c'est vrai que quand on est auto-entrepreneur on est un peu iso
- Speaker #0
Tu as dit, heureusement, il y a les réseaux sociaux. Tu as eu une expérience de personne que tu as appris à connaître via les réseaux sociaux ?
- Speaker #1
Oui, ça m'est arrivé deux fois dans ma vie. On va dire que j'ai deux exemples très présents. Dans la vie pro, j'ai adhéré à un groupe qui s'appelle Alamano, un groupe de créateurs. Et par ce biais-là, on a créé des dinos. et donc mon milieu qui s'appelle Sandra et Zéludi, elle fait des bijoux upcyclés dans le nord de la France comme moi. Ça fait deux ans qu'on se suit et concrètement, en fait, toutes les semaines, on suit une petite vidéo pour partager nos hauts et nos bas et se fixer des objectifs pour la semaine de manière à… à se booster, c'est-à-dire que chaque semaine, on doit, quand on y met, rendre des comptes l'une à l'autre sur ce que l'on a fait ou pas fait la semaine d'avant et fixer les objectifs pour la semaine d'après. De même que c'est aussi un soutien, parce que quand on se pose des questions, quand on ne sait pas trop quoi faire, on s'entraide toutes les deux. Mais le fait d'avoir justement ce vide-avis, permet déjà d'exprimer les objectifs qu'on se fait dans la semaine et de les atteindre, parce que sinon on va rendre des comptes. Même si on est gentil l'une avec l'autre, parfois on donne un peu de pétrole.
- Speaker #0
À la Mano, c'est le site sur lequel vous vous êtes rencontrés ?
- Speaker #1
Tout à fait, c'est un groupe de créateurs, c'est même une sorte d'académie, c'est un lieu où on reçoit des formations, de trucs pour les créateurs, où on peut… où il y a aussi un chat où on peut échanger aussi sur tous nos problèmes. Là, c'est très général. Je suis convaincue qu'on a une centaine, mais la relation que j'ai avec Sandra est vraiment privilégiée puisqu'on se suit de A à Z. Alors que dans le groupe à la Manon, on va poser une question sur un sujet en particulier et c'est activer le réel.
- Speaker #0
C'est le fait que vous soyez devenu binôme professionnel qui a été à l'origine de votre amitié, c'est ça ?
- Speaker #1
Tout à fait. Mais c'est vraiment une amitié virtuelle dans le sens qu'on ne s'est jamais vus. On se voit en visio, on ne s'est jamais rencontrés. On peut le rêver même si on habite à 150 km, on va dire que ça va se faire. Mais pour l'instant, on ne s'est jamais rencontrés.
- Speaker #0
Donc, c'est plutôt une business friend à la base, quelqu'un qui est là pour t'épauler dans le quotidien et la vie mouvementée d'entrepreneur. Enfin, c'est ce que j'ai compris. Est-ce que vous partagez d'autres choses ou c'est exclusivement le pro ?
- Speaker #1
Alors, à la base, c'était en fait du pro, mais on sait tous que la vie personnelle grignote toujours et influence la vie professionnelle. Donc, on se parle aussi de nos vies perso, de quand ça coince, de l'équilibre entre les deux, parce que c'est toujours une recherche pas facile à atteindre. Alors, je dirais... pas qu'on s'entraide d'un point de vue perso, on a des vies personnelles assez différentes, mais on se soutient quand même, on demande des nouvelles, il y a un soutien. L'entraide est vraiment d'un point de vue professionnel, mais d'un point de vue personnel...
- Speaker #0
Et vous réussissez à compartimenter ? C'est-à-dire, est-ce que vous faites une visio pro et un appel perso ? Ou alors, dans la même visio, il y a cinq minutes perso, le reste pro ? Ou finalement, c'est un joyeux mélange ?
- Speaker #1
Alors, c'est un joyeux mélange. On essaie toujours de prioriser et de privilégier le pro. Parce qu'on a toutes les deux des visios assez... assez pleine, donc il ne faut pas que ça prenne trop de temps. Tu vois, chaque semaine, on voit une demi-heure et une heure. Alors, c'est vrai que si on n'arrive à faire que le pro, ça peut tenir une demi-heure, mais la plupart du temps, c'est une heure. Et en fait, on se parle du perso quand il influence notre pro. Ce sera qu'on ne perd pas complètement nos vies. Ce binôme est quand même vraiment assez professionnel, mais c'est vrai que quand il y a des coups de boue, même quand il y a des joies, là on les partage je me contente la semaine la suivante de dire alors finalement ton week-end tu m'avais dit que voilà voilà mais pas trop tu as choisi de parler de Sandra ça veut dire qu'elle a une place hyper importante dans ta vie j'imagine et
- Speaker #0
pourquoi elle est aussi importante dans ta vie d'entrepreneur
- Speaker #1
Comme je disais, en fait, on est très, très isolé quand on est un peu preneur chez soi, puisque, on ne se fait pas de chez soi, un peu quand même, il faut, mais ce que je veux dire, c'est qu'on pourrait rester chez soi tout le temps. C'est ma boussée d'oxygène, en fait, Sandra, d'autant plus qu'elle est remplie de peps, d'énergie et donc positive. Et c'est vrai que commencer la semaine avec ce petit entretenir, cette petite vidéo, c'est hyper roustant.
- Speaker #0
Pour sortir de la solitude de ta vie d'entrepreneur, avoir le soutien d'une autre femme, c'est hyper important. Est-ce que c'est tout aussi important pour toi dans ta vie de femme, de maman, d'être entourée et ou accompagnée de femmes ?
- Speaker #1
Alors, ça l'a beaucoup pété, je dirais que surtout au début de ma vie de mère de famille, puisque comme tu l'as dit, on a cinq enfants, on en a eu quatre en quatre ans et demi. Donc, c'est vrai qu'au début, c'était que tout le monde bébé. Et là, ça a été hyper, hyper important pour moi de voir d'autres femmes, parce que j'étais mère au foyer. Et je trouve qu'il y a une… c'est peut-être un peu fort de parler de souffrance parce que c'est un choix j'ai choisi d'être mère au foyer mais un énorme isolement et ça quand je suis encore plus rendue compte lorsque j'ai fait partie d'un forum de maman pour ma cinquième grossesse j'ai été allongée encore plus, j'ai été allongée 6 mois et demi cette fois-là, je ne pouvais pas sortir et je me suis donc inscrite à ce forum de maman j'étais connectée quasiment toute la journée parce que je ne voulais rien d'autre à faire et j'ai été impressionnée de voir effectivement le nombre de mamans complètement isolées, qui ne pouvaient pas sortir, soit parce que les amuse-enfants d'âge n'arrivaient pas à s'organiser, soit parce que parfois elles n'avaient pas de voiture non plus. C'est là que j'ai vraiment réalisé et que j'ai découvert le soutien virtuel. parce que ces personnes complètement désemparées pouvaient poser toutes leurs questions, même les plus intimes sur Internet, parce qu'on ne voit pas, on ne se connaît pas, donc il n'y a pas de censure, on va dire. Et l'entraide qui existait sur ce réseau, j'ai trouvé ça incroyable. Mon mari ne comprenait absolument pas, parce que pour lui, ce n'était pas possible de pouvoir raconter sa vie et s'entraider sans connaître les personnes. Et moi j'ai vraiment trouvé ces échanges hyper enrichissants. Alors c'est vrai que quand j'étais sur ce forum, moi j'avais déjà l'expérience d'un enfant qui avait déjà 4 enfants, qui était déjà grande puisqu'il avait 25 ans. Donc j'y étais plus, de mon côté c'était plus pour m'occuper que pour demander de l'aide. au départ, et c'est vrai que ça s'en fout ce modeste, j'ai pu aider énormément de personnes parce qu'en fait, elles savaient très bien qu'elles se connectaient, je ne suis pas sans doute à n'importe quel endroit de la journée où j'étais là, j'ai pu répondre à leurs questions et tout ça, mais ce qui m'a impressionnée, c'est de voir qu'en six mois, ce réseau, j'y ai pendant un an, j'ai commencé à diminuer un peu le nombre d'heures par jour, et je me suis rendue compte c'était très difficile, donc j'ai fini par arrêter. Mais des réelles amitiés se sont tissées par ce biais-là, et il y en a certaines que j'ai même rencontrées. parce que il fallait coller les étiquettes sur les vêtements pour la classe verte des enfants et on ne peut pas rester debout pour faire ça en repassant et donc c'est justement l'une des invitées sur le forum et il y a une émulette qui habitait à 20 minutes de chez moi et qui est venue pour me coller mes étiquettes et je trouvais ça génial pendant l'autre an, il y avait une fille sa fille s'était coulée gravement la main et elle avait besoin qu'on lui couse quelque chose pour pour coincer la main de sa fille pour qu'elle pousse sa brûle, bref. Et donc, là, c'est moi qui lui ai posé le truc et qui lui ai envoyé. Donc, j'ai même mis des cadeaux de naissance de la part des filles que je suivais sur ce forum. Et donc, voilà. Je trouve que vraiment, les amitiés virtuelles sont tout à fait possibles. Après, si elles débouchent sur des rencontres, c'est encore mieux.
- Speaker #0
c'est hyper intéressant j'ai pas voulu te couper mais j'ai un milliard de questions que j'ai envie de te poser pour revenir dans l'ordre, t'as commencé par évoquer la souffrance comment t'expliquerais la souffrance que t'as vécue de t'être retrouvée chez toi toute seule avec tes enfants bon peut-être que souffrance est un mot un peu trop gros,
- Speaker #1
en tout cas pour ma part parce que je pense que pour faire un film d'autre femme c'est le cas autrefois En fait, on vivait dans la même ville que ses parents, dans la même ville que ses beaux-parents, que les grands-parents, voire même on était dans la même maison, pour s'aviser davantage de ses enfants. Mais on avait du soutien, c'est-à-dire que quand on n'en pouvait plus avec ses enfants, soit on pouvait les confier, soit on avait quelqu'un d'autre à qui parler, qui était déjà passé par là. Et c'était un réel soutien. Là, maintenant, dans nos sociétés, en tout cas c'était mon cas et c'était le cas de pas mal d'autres personnes, on vit très loin de nos parents. Moi j'étais seule toute la journée, mon mari partait à 7h le matin et rentrait à 8h, 8h du soir. pas question que je le dérange au boulot parce que je n'en pouvais plus et donc on se retrouve seule avec quand on a des bébés des interrogations, c'est un vieux qui pleure est-ce que j'ai mal fait, enfin voilà on se pose 10 milliards de questions je pense que c'est le premier qui tard en fait, ils peuvent être pas dégoûtés les personnes d'avoir des enfants c'est pas du tout ce que je veux dire là je parle que des enfants Il y a plein de trucs merveilleux, mais quand c'est merveilleux, on a moins besoin des autres. Quand ça ne va pas, on se retrouve vraiment, vraiment, vraiment seule. Donc c'est pas pour rien qu'il y a plein de mamans qui se retrouvent au bac à sable et dans les jardins. Mais là, moi, le semé de ma dernière grossesse, j'étais coincée, donc je ne pouvais plus sortir pour aller dans ces jardins. Et je te dis, j'ai rencontré des personnes qui vivaient à la campagne, qui n'avaient pas de voiture, qui ne pouvaient pas aller dans des parcs pour retrouver d'autres mamans. Il y a cette souffrance d'avoir peur de mal faire, et aussi de ne plus en pouvoir certains jours, et aussi de parler avec des enfants. Parfois on a besoin de parler à des adultes.
- Speaker #0
Déjà, merci d'expliquer tout ça. Et oui, en effet, ne t'inquiète pas, tu dégoûtes personne, je pense sur le fait d'avoir des enfants. Et j'ai l'impression qu'on a toute conscience que ce n'est pas un long fleuve tranquille et ce n'est pas fait que de roses et de monde, des bisounours que d'être maman. Mais par contre, la souffrance que j'ai entendue aussi, et tu l'as dit, c'est par rapport à l'isolement.
- Speaker #1
Et...
- Speaker #0
Donc, rompre cet isolement, c'est ce que tu as fait sur les forums et c'est ce que des mamans isolées font sur ces forums. Tu as parlé d'entraide. Alors, j'ai bien compris l'entraide matérielle avec les exemples que tu as donnés sur le fait qu'elles sont venues t'aider à coudre des étiquettes, c'est ça ? Quand tu étais allongée, comment toi tu aidais et quelle aide tu recevais ?
- Speaker #1
Alors moi l'aide que je recevais c'était le fait qu'on ne s'est pas mis. Parce que j'avoue qu'à la cinquième, j'avais moins besoin d'aide dans le sens que j'étais moins inquiète. C'était ma cinquième grossesse à longer, enfin je savais. pour être amitées. Par contre, elles ont énormément tenu compagnie puisque c'est super, c'est la journée. Et moi, ce que je leur apportais, c'est justement quand elles avaient des interrogations. C'est un peu ce que je voulais essayer de décrire. Autrefois, on avait une maman sous la main ou une belle-mère sous la main. L'enfant avait de la fièvre, qu'est-ce que je fais ? Il arrête pas de pleurer, qu'est-ce que je fais ? Et là, ces mamans-là, elles posaient ce genre de questions. En fait, c'est un forum où tu avais des petits gorilles de questions. des sortes de dossiers, on va dire, avec des thèmes. Donc, il y avait des trucs sympas, comme on partageait nos joies. Donc, tu avais même le dossier, je ne sais pas comment ça s'appelait, mais chacun partageait les gens qui étaient sympas, chacun partageait ses peines. Mais après, tu avais aussi des dossiers thématiques sur l'alimentation de l'enfant, sur la propreté. En fait, tu vois, ça pouvait être des trucs hyper, hyper concrets. et comme ça, dès qu'une maman avait des questions sur le sujet elle allait dans le bon dossier, elle posait sa question et on pouvait répondre on n'était pas tous toujours d'accord et puis comme je disais très souvent je dis ce que j'ai fait ou ce que j'aurais fait à la place mais après chaque maman a son vécu elle s'est propre en soi c'est pas par le évangile ok,
- Speaker #0
tu as dit aussi que ça avait été difficile de quitter ce forum tu peux expliquer pourquoi ?
- Speaker #1
Ah oui, ça a été extrêmement difficile parce qu'en fait, pendant six mois et demi, je me suis sentie vachement utile. Et ça fait du bien de se sentir utile. J'y étais, je pense à peu près huit heures par jour au moins, entre huit et dix heures par jour. Donc, c'était absolument pas compatible avec une vie normale de mère de famille. Donc, quand j'ai accouché, il a fallu que je m'occupe de mon petit bébé, il a fallu que je m'occupe de mes enfants parce que forcément, tout est mieux que ça ne soit pas possible. il y avait eu lieu pendant ma grossesse allongée. Donc, j'avais beaucoup moins de temps. Donc, j'avais essayé de limiter à une heure ou deux par jour. Enfin, je ne le disais pas ça. Mais en fait, j'étais hyper frustrée parce que je ne pouvais pas lire tous les messages. Il y avait énormément, énormément de personnes, donc énormément de messages. Quand j'étais allongée, je lisais tout. Je répondais à tout le monde. Les autres, elles privilégiaient les discussions qui les intéressaient ou les personnes qui les intéressaient. Et donc, quand j'ai dû passer à deux heures par jour, je ratais des infos. je ne pouvais pas répondre à tout c'était hyper frustré et d'un autre côté deux heures c'était déjà beaucoup il aurait fallu que je diminue donc voilà au bout d'un moment merci beaucoup, à demain et j'ai dit au revoir à tout le monde
- Speaker #0
Ah oui, ça n'a pas dû être facile, mais tu as quitté le forum, mais tu as gardé, c'est ce que tu disais aussi, certaines amies, c'est ça ? Que tu as rencontrées dans la vraie vie, est-ce que tu les vois encore ?
- Speaker #1
Alors, je ne les vois plus parce qu'on a déménagé. D'accord. Parce que c'était il y a 14 ans, quoi.
- Speaker #0
D'accord. Ah,
- Speaker #1
ok. Donc, j'ai déménagé. Donc c'est vrai que les premiers déménagements, on gardait contact. On s'envoyait des mails pour raconter l'évolution de nos enfants, parce qu'on avait tout partagé, on savait tout sur les enfants de tout le monde. Sur les idées de famille de tout le monde, je repense à un exemple, il y en avait une, son mari était parti, elle avait six enfants. Il y a vraiment des choses qui se sont partagées très intimes et très difficiles. Et donc c'est vrai que ça, on a continué à partager par mail, par d'autres. d'autres moyens après c'est vrai que comme j'ai déménagé 3 ou 4 fois depuis voilà les liens se sont descendus mais là où c'est amusant tu vois c'est que quand j'ai créé ma boîte Phinophile sur Instagram j'en ai retrouvé ah c'est marrant et merci de refaire le lien
- Speaker #0
avec ton activité parce que j'étais en train de me dire comment on va refaire le lien avec Sandra dont on parlait depuis le début c'est hyper intéressant donc tu en as retrouvé, c'est elle qui t'ont trouvé ou c'est toi qui les as retrouvés sur Instagram ?
- Speaker #1
Elle devait déjà être sensible à l'écologie et donc c'est elle qui s'est abonnée à mon compte et je ne sais pas si c'était parce qu'elle m'avait reconnue mais je ne vois pas très bien comment parce que je n'avais pas du tout les mêmes photos et c'est elle qui, moi j'ai reconnu son nom
- Speaker #0
donc c'est vrai je vais lui poser la question merci c'était hyper intéressant de nous partager tout ça sur la création d'amitié virtuelle à la fois d'un côté pro pour ton activité entrepreneuriale et tout ce que tu as vécu avec ce groupe de personnes via un forum comme à la base on parlait de Sandra spécifiquement est-ce qu'il y a un dernier message un dernier mot que tu aimerais adresser à ton amie
- Speaker #1
Ah bah, je voudrais vraiment la remercier pour son soutien. Ce qui est chouette avec ces amitiés virtuelles, c'est qu'au départ, comme on ne se connaît pas, comme on sait que… Enfin, on sait, non, qu'a priori, on ne va pas se voir. Enfin, moi, maintenant, je me souhaite, parce que c'est vraiment une très solide amitié qui s'est tissée. Mais l'avantage, c'est qu'on peut arriver à se livrer sans filtre. C'est quelque chose qu'on ne fait pas forcément dans la vie réelle, surtout si on sait qu'on va être amie à voir ces personnes et qu'elles connaissent un tel, je ne sais pas qui, peut-être, etc. Donc on fait attention à ce qu'on dit. Lors de ces amitiés virtuelles, en fait, on peut être vraiment soi. Bon, il se trouve qu'avec Sarah, toutes les deux, on est quand même plutôt du genre... mature comme le yaourt comme dit mon mari on est très authentique tous les deux donc voilà je pense qu'on aurait fait pareil mais c'est vrai que là on peut On peut vraiment tout livrer sans avoir peur de la concurrence. On n'est pas tout à fait dans le même domaine. On partage vraiment toutes nos idées, parce que le but entre nous, c'est d'essayer que toutes les deux, avant, toutes les deux grandissent. Il n'y a pas de rivalité, il n'y a que toutes qui compitent pour l'autre. Donc c'est ce que je trouve vraiment génial. par exemple elle va me dire si elle a trouvé un marché qui est susceptible de m'intéresser et moi quand je vois une idée qui correspond un peu à son univers je l'envoie ou sur les réseaux sociaux on partage de temps en temps la publication d'une ou la publication de l'autre si ça peut avoir un intérêt pour notre communauté ou si ça peut être en rapport avec ce dont on est en train de parler donc voilà, il y a vraiment une... Oui, mais t'arrives pas à trouver d'autres mots.
- Speaker #0
Ce sera le mot, le fil conducteur de cet épisode, c'est l'entraide entre femmes.
- Speaker #1
tout à fait et comme tu m'avais demandé de choisir une musique je ne la connais pas particulièrement celle que je t'ai envoyée mais le titre c'était Graines Folies et en fait je pense que ça nous correspond bien à toutes les deux parce que voilà on est deux filles assez péchues et je pense qu'elle a encore plus un grain de folie que moi mais voilà c'est vraiment une super bonne fin super merci beaucoup où est-ce qu'on peut te retrouver sur les réseaux sociaux ? Alors moi sur les réseaux sociaux vous pouvez me retrouver à philophile zéro déchet, donc philophile ça s'écrit P-H-I-L-O-F-I-L qui aime le fil et L c'est Zé Loulie Z-E-L-O-U-L-U-E et sinon vous pouvez aussi me retrouver sur mon site internet, toujours philophile si l'écologie vous intéresse j'ai plein d'articles de blog en fait mon but c'est d'essayer d'aider les gens dans leur transition écologique, je pense que le désir d'aider est assez prégnant chez moi que ce soit sur le forum comme on en a parlé ou maintenant dans ma vie professionnelle ok super,
- Speaker #0
et bien écoute je te remercie beaucoup Anne merci à toi C'était l'épisode 27 du podcast Gang de Copines. Merci encore à Anne d'avoir partagé ses expériences de sororité, d'avoir parlé sans tabou de sa vie de femme, de maman et d'entrepreneur. Moi, je n'ai jamais noué de relation profonde grâce à Internet, et je trouve que son témoignage illustre les différentes facettes de l'amitié. On se retrouve pendant des heures à parler de tout, de sujets pro-perso, de sujets intimes et profonds. On rigole, on pleure. Et tout ça, ça devient presque addictif. Puis on se détache un peu, la vie suit son cours, on évolue, d'autres personnes rentrent dans l'équation. Ce genre d'histoire ordinaire et singulière en même temps, c'est vraiment ce que j'ai envie de partager dans ce podcast. Si toi aussi tu aimes ces témoignages, tu peux écouter tous les autres épisodes sur ta plateforme d'écoute préférée, Spotify, Deezer ou Apple Podcasts par exemple. Pour vraiment m'aider sur Apple Podcasts, le secret c'est de laisser un commentaire, même très court. Je partage d'autres contenus sur Instagram et sur YouTube. Le compte, c'est Gangue de Copines Podcast. Et potes, ça s'écrit comme une pote. A bientôt !