- Speaker #0
Bienvenue dans le podcast Gang de Copines, je suis Elodie et dans ce podcast je discute avec des femmes qui me parlent d'une de leurs histoires d'amitié. Parce qu'aujourd'hui mes amis ont toutes et chacune une place tout à fait particulière dans ma vie et je sais que je ne suis pas la seule, qu'on est nombreuses à s'appuyer sur la sororité. Alors voilà, j'ai juste envie d'exposer la beauté et la puissance des amitiés féminines, parce qu'on a toutes de belles histoires à partager. Bonjour Chloé ! Oui, tu as 23 ans, tu vis dans les Yvelines avec ton copain, ton coloc et avec trois chats. Tu bosses dans la restauration et est-ce que tu veux ajouter autre chose pour te décrire et te présenter ?
- Speaker #1
Ce que j'ai à rajouter, c'est que je suis une lectrice et quelqu'un de très manuel.
- Speaker #0
Ok, alors cet épisode c'est l'avant-dernier de la première saison et on va aborder un sujet que je n'ai jamais exploré, qui est l'absence d'amitié féminine. Avant de rentrer dans ce sujet, je voudrais enlever tout de suite... toute notion dramatique autour du sujet. Parce que avoir peu ou pas d'amis, ça existe, c'est cool. Parce que comme les célibataires ont la pression d'être en couple, les personnes qui n'ont pas ou peu d'amis subissent pour moi aussi une autre forme de pression et de jugement de la société. Et en plus, parce qu'on est des femmes, on devrait avoir une BFF avec qui on partage tout, on parle de mec et de vernis à ongles. Parce qu'on est des animaux sociaux, il faudrait qu'on croule sous les invitations, les amis, les groupes, les sorties, le partage. Et en fait, ces grandes généralités, elles ne conviennent pas à tout le monde. Chacun, chacune est libre de gérer toutes ses relations comme il le souhaite. On n'a pas toutes la même approche, les mêmes ressources pour nouer et maintenir des amitiés. Du coup, merci beaucoup de bien vouloir en discuter ici. Et évidemment, avant toute chose, ma traditionnelle question, c'est quoi pour toi la sororité ?
- Speaker #1
Pour moi, la sororité, c'est la solidarité entre femmes, s'entraider, se soutenir dès qu'on le peut et dès qu'on le veut surtout.
- Speaker #0
Tu m'as dit quand on a préparé cet épisode et qu'on a discuté du podcast qu'il y avait peu de nanas autour de toi. Est-ce que ça a toujours été comme ça, tout le temps ?
- Speaker #1
Bah, du plus longtemps que je me souvienne, en primaire, j'avais une meilleure amie. Nos parents ont fini par se côtoyer et du coup, on passait énormément de temps ensemble. Sauf que j'ai déménagé et j'ai changé de collège. Du coup, on s'est perdu de vue. Pareil, au collège, j'ai fini par avoir une meilleure amie aussi avec le temps. Sauf que c'est entre guillemets le même schéma parce qu'après, j'ai changé d'établissement et je suis partie dans un lycée très loin. Mais également, on s'est perdu de vue à cause d'histoires de garçons qui, malheureusement, à cet âge-là, ne pardonnent pas.
- Speaker #0
Ah ouais, qui prennent beaucoup, beaucoup trop d'ampleur.
- Speaker #1
Exactement. Pourquoi ? Personne ne sait, mais c'est comme ça. Au lycée, en seconde, je me suis fait quelques amis filles. Mais c'était plutôt des potes que des meilleurs amis, dans le sens... Ce n'était pas vraiment des confessions H24, on se parlait H24, mais c'était des amis avec qui je passais du bon temps. Et après, la seconde, je me suis orientée en première en STI 2D, sciences, technologies de l'industrie du développement durable. Et c'est une filière très, très masculine, où clairement, sur 60 personnes, il y en a eu trois femmes. Donc forcément, ça n'aide pas beaucoup à créer des amitiés.
- Speaker #0
Et quand tu étais au lycée, tu parlais genre les confessions H24 et tout, c'est ce qui se passait autour de toi ? En fait, les gens qui étaient les filles, les copines entre elles, c'est ça qu'elles faisaient ? C'est ça que tu voyais ?
- Speaker #1
Oui, exactement, c'est ça que je voyais. Puis souvent, c'était très, très souvent des groupes de filles. Moi, par contre, j'étais dans un groupe plutôt homogène parce que c'était mixte. Même si on est très peu de filles en général, c'était deux filles. 3-4 garçons on va dire.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Mais des groupes de filles que je voyais autour de moi, ouais, ça se passait comme ça.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Même de certaines filles dans mon groupe qui interagissaient entre elles d'ailleurs.
- Speaker #0
Ah, dans le groupe entre elles, c'était... Tu voyais que les nanas, elles, elles étaient en mode confession,
- Speaker #1
à se raconter tout leur histoire. Oui, ou peut-être un peu plus qu'avec moi, quoi.
- Speaker #0
D'accord. Ok. Tu sais pourquoi ?
- Speaker #1
Peut-être parce que je ne me montrais pas forcément très intéressée également. Ok.
- Speaker #0
Oui, par ces sujets-là qui ne t'intéressaient peut-être pas non plus, par les sujets de conversation qui ne t'intéressaient peut-être pas.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Ok. STI 2D et après ?
- Speaker #1
Après STI 2D, oui du coup, toute mon enfance, j'étais dans le sud-ouest et j'ai testé de faire une prépa art et pour ça je suis partie sur Paris. Et c'est ma grande soeur qui m'hébergeait, de ce fait j'étais dans le 91 et je devais aller à Bastille en plein cœur de Paris. Donc pour ceux qui ne savent pas, entre guillemets, c'est une heure et demie de transport à base de... Il faut changer deux fois de RER puis prendre le métro, donc c'était très long. Et du coup, j'étais majoritairement en contact avec des filles, mais je pense que je ne suis pas restée assez longtemps pour que des amitiés se soudent. Dur comme fer, on va dire. Et le fait que j'étais très loin par rapport à l'école, ça n'aidait pas non plus pour sortir avec elles, parce que je pouvais y aller de temps en temps, mais après, pour rentrer chez moi, c'était trop compliqué. Après cette année d'études supérieures que j'ai abandonnée, j'ai tout plaqué sur un coup de tête parce que j'ai rencontré mon copain et je suis allée à Bordeaux. Et là-bas, du coup, on était en appartement et j'ai quasiment vécu un an sans sortir de l'appartement. Je sortais très peu, etc. Et après, j'ai commencé à travailler dans la restauration rapide. Et je ne me suis pas trop fait d'amis parce qu'en fait, j'ai très vite évolué. Et c'est compliqué de maintenir des relations quand il y a une histoire de hiérarchie. Et surtout qu'on avait des profils différents parce que la plupart c'est des étudiantes ou des étudiants d'ailleurs. Et moi c'était mon job pour vivre à ce moment-là.
- Speaker #0
Est-ce qu'on peut parler de pourquoi tu es restée à la maison pendant un an ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Parce qu'à ce moment-là, j'étais... Enfin, je le suis toujours, mais c'est la dépression tout simplement. Sauf qu'à ce moment-là, je n'en avais pas encore conscience et je n'avais pas encore pu en discuter avec quelqu'un.
- Speaker #0
Ça veut dire que la dépression, elle a joué un rôle dans tes relations amicales ?
- Speaker #1
Exactement. Parce que la dépression, c'est quelque chose qui fait que vous pouvez avoir des plans. Vous dire, demain je sors, je vais faire telle chose avec telle personne. Parce que sur le moment où vous êtes enjoué, vous avez envie de sortir. Mais le lendemain, pour aucune raison, vous pouvez vous prendre un coup de massue. Et d'un coup, rien que sortir du lit, ça devient une épreuve. Donc forcément, ça fait annuler des choses de dernier moment, ça fait qu'on ne planifie même plus des choses par peur d'annuler ou parce qu'on sait qu'on va annuler. Et petit à petit, si on n'en discute pas autour ou si on n'en discute pas avec les personnes concernées, ça peut commencer à couper des ponts.
- Speaker #0
J'allais te poser cette question. Est-ce que les gens comprennent ? Est-ce que tu leur expliques ?
- Speaker #1
Moi, personnellement, autour de moi... Je sais pas si c'est parce que je touche du bois, mais tout le monde comprend. Et après, j'ai aucun souci à en parler justement pour expliquer. J'ai utilisé le mot démocratiser mais... Pour en avoir discuté avec des gens, je sais qu'ils comprennent dans l'entourage. Mais au bout de trois mois, ils sont en mode bon, ça y est, ça fait trois mois, il faut s'en sortir maintenant Et ils n'arrivent pas à intégrer que c'est une maladie et qu'on ne s'en sort pas comme ça, que ça ne demande pas un coup de pied aux fesses et on y va.
- Speaker #0
Ouais, c'est un état. C'est pas un truc que tu le subis plus que tu le maîtrises.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Puis surtout que la dépression, c'est un cercle vicieux parce qu'en fait, on ne fait rien. Et du coup, on a envie de rien faire. Et au fur et à mesure, ça atrophie une partie du cerveau qui, si je ne me trompe pas, libère la dopamine, justement. Et du coup, ce cercle vicieux fait que ce muscle du cerveau s'attrape aussi et on a de moins en moins envie de faire quoi que ce soit.
- Speaker #0
C'est pas facile de passer à la reprise du fil. Mais alors, du coup, on a parlé de ce truc un peu de lutter contre. C'est pas du tout le sens de ma question. Mais si, je sais pas comment dire ça, si on met la dépression de côté, entre guillemets, ou alors quand tu savais pas que cet état, il jouait sur tes amitiés. Est-ce que tu as cherché ou mis en place des choses pour agrandir ton cercle d'amis femmes ?
- Speaker #1
Oui, quand j'étais à Bordeaux, justement, quand j'avais commencé de bosser, au bout d'un moment, j'avais installé une application que j'avais vue sur TikTok d'une femme qui avait créé l'application que pour les femmes, mais littéralement. Et que pour se faire des amitiés, pas comme les applications de rencontre qui se servent de l'amitié, mais pour autre chose. Et je me souviens qu'il fallait envoyer une preuve. qu'on était une femme avec une photo, etc. Et c'était dédié à avoir des amis filles, littéralement. L'application était sur toute la France et j'avais commencé à rencontrer des gens virtuels mais j'ai jamais sauté le pas de les voir en vrai et les discussions sont rapidement arrêtées, manque de conversation, d'efforts de communication... de ma part je pense aussi parce que du coup je mets beaucoup de temps à répondre aux messages en général.
- Speaker #0
Oui alors après une relation c'est 50-50, il y a les efforts de ta part et puis je pense que... Oui je sais pas, mais bon... Ouais je comprends, je comprends. Ça c'était quand t'étais à Bordeaux et là t'es revenue à Paris, c'est ça ?
- Speaker #1
Ouais c'est ça.
- Speaker #0
Et comment ça se passe du coup ton cercle amical ?
- Speaker #1
Du coup, de retour à Paris, j'ai travaillé et il n'y avait pas de femmes autour de moi. Donc, à partir de ce moment-là, déjà, c'est compliqué. Ensuite, j'ai tenté de reprendre des études, pareil, que des hommes. Donc, bon, jusque-là, toujours pas de femmes. Et là, je viens de reprendre un nouveau job et il n'y a enfin que des femmes avec moi. Nous ne sommes que des femmes et un mec. Donc,
- Speaker #0
ça y est. C'est mieux.
- Speaker #1
Nous y est. Je croise les doigts. Après, depuis très peu de temps, je suis fait la copine d'un très bon ami à moi d'Internet. Mais du coup, ça reste que du virtuel pour l'instant. Et on s'envoie un message de temps en temps, etc. Mais j'espère qu'elle vienne bientôt passer à la maison.
- Speaker #0
Et tu peux nous en dire un peu plus, du coup ? Parce que j'entends que tu as créé pas mal d'amitiés virtuelles ou sur Internet. Comment ça se passe ? Qu'est-ce que tu peux en dire ?
- Speaker #1
Des amitiés sur Internet ? Oui. J'en ai discuté d'ailleurs avec une copine, mais on n'est pas trop d'accord sur la définition. Moi, je trouve les amitiés sur Internet très particulières, dans le sens où on peut passer d'un coup 10 heures d'affilée par jour pendant 5 jours d'affilée à discuter non-stop avec quelqu'un pour pouvoir jouer, etc. Et du jour au lendemain, ne plus jouer avec la personne, il n'y a aucun souci. Il n'y a pas le sentiment de on s'est fait abandonner parce que c'est des choses qui se font naturellement. Et ça se trouve, d'ici un mois avec cette personne, on va se recroiser, on va recommencer à jouer ensemble. Il y a un peu ce côté très fluide. Et à l'instar, il y a des gens comme dans la vraie vie, je veux dire, avec qui on peut nouer des liens forts et ça se passe bien. Et après, on les rencontre en vrai, ça devient tout simplement des amis.
- Speaker #0
Ok. Le fait de se parler pendant un moment, puis d'arrêter, puis de revenir, ça fait partie un peu des codes liés autour du monde du gaming. J'y connais rien, c'est pour ça que j'en sais trop.
- Speaker #1
En vrai, j'en sais trop rien parce que du coup, mon copain n'est pas trop d'accord. Moi, j'ai remarqué ça, en tout cas que ça ne m'a jamais posé de soucis, etc. Je pense que d'ailleurs, c'est ça qui joue sur le fait que je n'ai aucun souci à raconter ma vie ou quoi que ce soit. Parce qu'au final... C'est des discussions que... Puis même, tu rencontres tellement de gens qu'il y a des discussions que tu as 26 000 fois, quoi, au bout d'un moment.
- Speaker #0
C'est intéressant ce que tu viens de dire, parce que du coup, c'est facile pour toi de sociabiliser, mais il y a un genre d'étape qui devient plus difficile, c'est de maintenir les relations sur la durée. Et est-ce que tu t'as déjà identifié ou est-ce que tu sais pourquoi c'est difficile pour toi ?
- Speaker #1
Je pense que oui. Alors, de manière générale, on va dire, autant avec des hommes que des femmes, je pense tout simplement que le fait que j'ai beaucoup déménagé et que je suis jamais, entre guillemets, restée plus de 200 au même endroit récemment, ça n'aide pas. Et sinon, au niveau des femmes, je dirais que c'est parce que j'ai pas eu de maman, du coup j'ai pas eu de figure maternelle, et je pense que ça joue beaucoup parce que du coup j'ai grandi avec un homme qui a... énormément d'humour noir et d'humour tout court et du coup souvent on reproduit ce qu'on voit à la maison Et au collège et lycée l'humour c'était plutôt attitré aux hommes qu'aux filles alors c'est un peu cliché de dire ça je suis bien d'accord mais moi en tout cas c'est ce qui se passait autour de moi c'est ce que toi tu as vécu ouais voilà et du coup c'était beaucoup plus facile pour moi de me rapprocher des mecs en faisant des blagues etc Parce que du coup, je n'avais pas forcément de conversation non plus à ce moment-là avec des filles en commun, on va dire. Et du coup, après, à partir du collège, j'ai eu des soucis personnels. Et j'ai commencé à m'enfermer dans les jeux vidéo. Et il y a une dizaine d'années, dans le milieu, il n'y avait pas de femmes. Ou alors, vu que moi, j'étais très jeune, elles étaient, je vais dire vieilles, mais elles avaient 16-17 ans. Et moi, je devais en avoir 13-14. Donc rien que là, déjà, c'est une différence d'âge. Et du coup pareil, c'est plus simple de parler de jeux vidéo avec des hommes qu'avec des femmes surtout à ce moment là. J'ai jamais croisé personne. qui jouaient aux jeux vidéo au collège ou lycée, en tant que femme en tout cas.
- Speaker #0
Tu n'as pas eu de maman, mais tu as parlé tout à l'heure de ta soeur, et donc tu as deux soeurs. Comment ça se passe avec elles ?
- Speaker #1
Du coup, je n'ai pas grandi non plus avec mes soeurs. Alors, j'ai commencé à les voir plutôt jeunes pendant des vacances, des grandes vacances. On va dire que la relation a vraiment commencé en études supérieures, quand je suis partie vivre chez ma plus grande sœur. Et du coup, j'ai une bonne relation avec elle, parce que j'ai vécu un an avec elle. J'étais dans le coin pendant qu'elle a accouché de son enfant. On a les mêmes passions, la lecture, que ce soit les arts, etc. Et c'est surtout qu'avant ça, elle pouvait me prendre pendant les vacances chez elle, parce qu'elle avait un appartement. Et du coup, c'était plus simple de nouer des liens avec elle que j'ai pu voir. Alors que ma deuxième sœur, ça a été plus compliqué parce qu'elle n'avait pas d'appartement et elle n'a pas eu une vie facile non plus. Et du coup, il y a beaucoup moins de liens qui se sont créés. Puis après, comme dans toutes les familles, il y a des histoires entre frères et sœurs, on va dire. Donc ça n'aide pas non plus.
- Speaker #0
Ok. Et est-ce qu'aujourd'hui, tu trouves que... Ça te manque de ne pas avoir d'amis, avec un E à la fin, d'amis-femmes ?
- Speaker #1
Franchement, oui et non. Je pense que ça me dérange, entre guillemets, de ne pas avoir d'amis avec qui j'arrive à maintenir une relation stable, on va dire, tout court, que ce soit femme ou homme. Par exemple, j'en ai souffert à la fête de la musique parce que je voulais sortir et je n'avais personne avec qui y aller. mais d'amis de type féminine ça me manque plus parce que je sais qu'il y a des passions que je pourrais partager beaucoup plus avec des femmes qu'avec des hommes comme la lecture ou les travaux manuels parce que autour de moi j'ai jamais vu un aucun homme en pratiquer et ben j'adorais pouvoir parler de tout ça avec quelqu'un quoi
- Speaker #0
Ça serait quoi pour toi la vie amicale, rêvée ?
- Speaker #1
Moi, je sais que j'aurais toujours adoré avoir un groupe d'amis, par exemple depuis la primaire, quelque chose qui dure depuis longtemps. C'est souvent des gens qui ont noué des liens forts et ils se retrouvent tous les étés pour sortir, aller en vacances, ce genre de choses. Ou sinon, juste un groupe d'amis avec qui je peux avoir des invitations, des sorties ou qui me proposent juste de sortir parce qu'en général... On me propose, enfin je propose, mais vu que j'ai tendance à refuser, on me propose plus à force, que je comprends. Et du coup, il y a un peu ce côté-là, mais qu'est-ce que je fais de mal, quoi.
- Speaker #0
Ouais, et après, t'entendre dire ça, ça me fait penser à ce que je disais tout à l'heure. Pour moi, une relation amicale, c'est comme n'importe quelle relation, en fait, familiale, amoureuse, romantique, tout ce que tu veux, c'est 50-50. C'est-à-dire que, ben oui, il y a toi qui as des fois pas envie de sortir, je pense que ça s'entend aussi, et puis il y a cette sensation, c'est vrai, des fois dans des relations amicales, que nous on fait des efforts pour proposer des choses et en face non, et je comprends aussi que toi tu te lasses d'être toujours à...
- Speaker #1
Oui, bon après...
- Speaker #0
C'est toujours toi qui propose, non mais...
- Speaker #1
Je dis pas non plus, je suis la... l'amie rêvée parfaite, je fais tout comme il faut, mais...
- Speaker #0
Non, mais c'est 50-50.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Est-ce que tu as un dernier message à faire passer pour finir ce podcast ?
- Speaker #1
S'il y a un sujet sur lequel j'aimerais revenir, ce serait plutôt la dépression. Et surtout, vous dire de jamais hésiter à en parler autour de vous. Il y aura toujours des gens pour vous soutenir. Ne jamais hésiter à faire le pas d'aller voir un spécialiste. De toute façon, ça ne peut que vous aider en général.
- Speaker #0
donc voilà ok merci beaucoup j'ai des frissons avec ce message parce que ben merci de partager ça quoi merci beaucoup merci à toi c'était l'épisode 29 du podcast gang de copines j'ai beaucoup aimé préparer et réaliser cet épisode avec Chloé parce qu'on fait toutes les deux parties de la même famille on se connait pas hyper bien et c'était une belle occasion d'aborder des sujets profonds pour elle comme pour moi Parce que oui, on a quand même parlé de sujets très difficiles, l'impact de la dépression sur les relations et aussi l'impact des changements de vie sur l'évolution des relations. Je trouve que ça donne beaucoup à réfléchir, notamment sur la façon dont on entretient nos relations et dont on réagit quand nos amis annulent des rencontres. En fait, on n'est jamais à la place de l'autre, on ne comprendra jamais à 100% ce qui joue pour elle. Si cet épisode t'a plu, écoute tous les autres et laisse un commentaire sur Apple Podcasts, YouTube ou Instagram. Le compte c'est Gangue de Copines Podcasts et potes ça s'écrit comme une pote. On se retrouve dans deux semaines avec quelques surprises pour les un an du podcast. A bientôt !