Speaker #0une maman de cinq enfants une étudiante en psycho une formatrice à l'approche parentale Hand in Hand mélangez tout ça dans un gros chaudron et vous obtenez un in and parenting avec sophie bonjour je suis sophie ménard depuis 16 ans je suis maman depuis six ans je J'accompagne des parents à travers des ateliers et des formations. Et depuis l'an dernier, je poursuis des études de psychologie pour aller encore plus loin dans le soutien que je peux apporter aux familles que je rencontre. Être parent est probablement le métier le plus merveilleux et le plus difficile. Et croyez-moi, j'ai exercé des métiers passionnants avant ça dans le conseil et la gestion de projet. Mais aujourd'hui, je me consacre pleinement à ce qui me passionne, la parentalité. Hand in Hand Parenting avec Sophie, c'est chaque semaine... des réflexions sur la parentalité, des idées et des outils pour le quotidien. Et surtout, beaucoup, beaucoup de soutien pour les parents, grands-parents professionnels qui peuvent se sentir perdus face aux enfants. À la lumière de l'approche Hand in Hand, des dernières découvertes en psychologie et de mon expérience de maman, je te propose de prendre du recul, d'appliquer des outils concrets et de prendre soin de toi. Parce qu'une maman qui va bien, un papa qui va bien, c'est toute une famille qui va bien. Bonne écoute ! Depuis ma rentrée à la fac de psycho en septembre, je crois qu'il n'y a pas eu un seul cours à la fin du cas où je ne me suis pas dit « il faudrait trop que je partage ça avec les parents de Vaninane avec Sophie » . Bon, en vrai, les cours de proba, de stats, ceux de méthode expérimentale, j'avoue pour eux j'ai probablement moins de choses passionnantes à partager autour de la parentalité. Mais que ce soit en psychologie sociale, en psychologie du développement ou en neuropsychologie, je t'assure à chaque cours je suis sortie avec des pépites à partager. Mes enfants en ont pas mal profité, mon conjoint aussi, et j'ai fait quelques posts aussi sur Instagram à ce sujet. Pourtant je suis toujours assez prudente quand il s'agit de partager du contenu un peu plus technique dans des formats courts, j'ai toujours peur de faire des raccourcis ou de créer de la confusion. Mais il y a peu, j'en discutais avec Loïse Junier qui est psychologue du développement et qui m'a dit qu'au contraire, elle qui fait beaucoup de formations pensait que les parents étaient friands de ce genre de contenu. Alors c'est parti, je me lance ! Et à défaut d'avoir au fil de l'eau pris le temps de partager mes découvertes avec toi, je te livre un condensé des 9 pépites qui m'ont le plus touchée, marquée, voire parfois un peu ébranlée dans mes habitudes de maman. Tu connaîtras déjà certaines, tu feras aussi des découvertes, j'espère, mais surtout, si jamais tu veux que j'approfondisse certaines d'entre elles, dis-le moi. J'ai accès à une communauté de chercheurs absolument incroyable autour de moi pendant ces années d'études, alors j'ai envie de dire, profitons-en. Allez, c'est parti ! Et pour chacune de ces pépites, je te dirai en quoi ça a changé ma parentalité ou ma façon de vivre au quotidien avec mes enfants. Et aussi, si tu veux creuser... Tous les articles ou études dont sont tirés ces pépites sont en commentaire de ce podcast. Pépite 1, l'effet Pygmalion. Dans les années 60, deux chercheurs arrivent dans une école primaire aux Etats-Unis et proposent de faire passer des tests d'intelligence aux enfants. D'abord un test classique de QI et un nouveau test un peu mystérieux et prometteur. Ensuite, ils partagent les résultats des tests aux enseignants et leur disent... Grâce au nouveau test, on a remarqué que certains de vos élèves ont un potentiel incroyable. Ils vont bientôt faire un bond énorme. Les profs écoutent, ils prennent ça au sérieux et commencent à voir ces petits élèves comme des Einstein en herbe. Sauf que, petit détail croustillant, ces enfants à fort potentiel ont été choisis complètement au hasard. Vraiment, genre pile ou face. Quelques mois plus tard, on refait passer un test de QI à tous les élèves. Et là, surprise ! Ces enfants-là ont effectivement plus progressé que les autres. Alors non, ils ne sont pas devenus des génies, mais ils ont avancé davantage. Pourquoi ? Parce que les chercheurs se sont rendus compte que les profs, sans vraiment le réaliser et de façon implicite, les encouragent un peu plus, leur expliquaient les choses un peu autrement et interprétaient leurs erreurs comme un passage normal plutôt que comme un problème. Bref, il est regardé comme capable. Et ce regard a changé la trajectoire. Quand j'ai découvert ça, ça m'a ouvert les yeux parce que je me suis demandé, quand je regarde mon enfant comme celui qui est difficile, en retard, trop sensible, qu'est-ce que ça change dans ma façon de lui parler ? Et à l'inverse, qu'est-ce qui se passe quand je pars du principe que mon enfant fait de son mieux et qu'au fond il est capable ? La voix change, la posture aussi, la patience aussi. Et très souvent, l'enfant se détend un peu. Pas parce qu'il décide soudainement d'être coopératif, mais parce qu'il se sent vu comme compétent, même quand ça ne va pas. Alors attention, ce n'est pas de la pensée magique. Et là je vais être très très claire, d'ailleurs cet effet Pygmalion a été nuancé par la suite dans les recherches qui ont suivi. Mais ce que j'en retiens, c'est que le regard que tu poses sur ton enfant... influence ta manière d'être avec lui et peut réaliser un rôle de prophétie autoréalisatrice. Et ça, ça compte énormément. Pépite numéro 2, la langue des signes pour les bébés. Alors est-ce que toi aussi étant jeune maman, tu t'es parfois retrouvée avec d'autres mamans ou membres de ta famille te faisant le commentaire « Quoi ? Tu ne signes pas avec ton bébé ? » Sous-entendu, tu viens de rater une opportunité incroyable pour son développement cérébral, son langage, son QI et probablement son avenir professionnel. Si oui, alors j'ai quelque chose pour toi. A la base, l'idée de signer avec son bébé est simple et plutôt belle. Leur cerveau est prêt mais leur bouche pas encore. Les chercheurs observent que les gestes arrivent avant les mots. Et pointer, tendre les bras, faire des signes, c'est déjà communiqué. Donc certains se sont dit, et si on donnait au bébé des signes pour s'exprimer avant de pouvoir parler ? ça peut renforcer le lien adulte-enfant et ça ne retarde pas du tout le langage oral, ça c'est important. Donc déjà, premier message rassurant : signer avec son bébé ne fait pas de mal. Mais est-ce que ça change vraiment la donne sur le long terme ? Et là, la recherche devient beaucoup plus nuancée. Quand on regarde les études de prêt, beaucoup ont été faites avec très peu d'enfants, souvent dans des familles déjà très investies et très attentives, et parfois avec des parents déjà signants ou ultra motivés. Difficile de dire si c'est le signe qui fait la différence ou la qualité de la relation, le temps passé ensemble, l'attention portée à l'enfant. Et surtout un point clé ressort : les différences de langage entre les enfants signants et non-signants s'estompent vers 3 ans. Oui. Les enfants qui parlent tôt et ceux qui parlent plus tard finissent globalement au même endroit. Et ça franchement, ça m'a fait un bien fou de l'entendre. Parce que moi j'ai jamais vraiment mis ça en place avec mes bébés. Et pendant un moment, avec les réseaux sociaux, les injonctions, les vidéos hyper convaincantes, je me suis demandé : Est-ce que je suis pas passé à côté de quelque chose ? Et en lisant cette recherche, j'ai réalisé un truc essentiel. Le plus important c'est pas vraiment l'outil, c'est la relation. Les chercheurs le disent très clairement. Ce qui soutient vraiment le développement de langage c'est parler à son bébé, répondre à ses gestes naturels, être attentif à ses signaux et entrer en relation encore et encore. Et entendre ça, ça fait du bien car être dans la connexion avec son bébé c'est quelque chose que j'ai toujours vu comme fondamental et que j'ai bien fait avec mes cinq petits. Pépite 3. Évidemment impossible de ne pas parler de la théorie de l'attachement. Alors, je ne peux pas dire que ça a été une découverte, mais j'ai adoré la façon dont notre prof m'a permis d'aller plus loin concernant la compréhension de la théorie de l'attachement de Bolbi. Tu connais sans doute les styles d'attachement tels qu'ils ont été théorisés puis complétés dans la théorie de l'attachement. Sécurisant, anxieux, évitant et le fameux désorganisé. Oui, tout le monde connaît la théorie. Beaucoup pensent encore qu'une fois que tu es dans une case et pas la bonne, c'est grillé pour la vie. Genre, Toi ou ton enfant, on est fichu, on a perdu le ticket gagnant, c'est game over. Eh bien pas du tout, c'est beaucoup plus nuancé que ça. J'ai appris l'existence des MIO, ce sont nos Modèles Internes Opérants, des petites cartes qu'on a dans la tête pour comprendre les relations et le monde. Elles se construisent à partir de nos premières expériences avec les adultes qui prennent soin de nous, mais ce ne sont pas des verdicts. Joanna Smith rappelle que ce sont un peu des modèles statistiques, des moyennes. Un écart ici ou là, un épisode stressant ? ça ne fait pas basculer la carte entière et surtout ces M.I.O sont en perpétuelle évolution autrement dit oui tu peux avoir une tendance anxieuse ou évitante mais ça dépend de la personne en face du contexte et surtout des liens sécurisant qu'on peut créer maintenant rien n'est figé et si tu avais cru que tu étais foutu à vie parce que bébé t'avais pleuré trop ou pas assez tu peux détendre et vis-à-vis de ton enfant aussi c'est modèle interne opérant c'est vivant et ça évolue tout le temps donc pas de panique tu as tout toute ta vie pour nourrir la connexion avec ton enfant et tout est récupérable, même les épisodes les plus compliqués que vous avez traversés. Pépite numéro 4, on va parler du mensonge. À Hand in Hand, on part du principe qu'un enfant qui ment, ce n'est pas un petit diable qui complote contre nous, c'est qu'il a quelque chose qui ne va pas et qu'il a besoin d'aide. Mais je dois t'avouer un truc, on est souvent obsédé par l'idée de découvrir si nos enfants nous mentent ou pas. Et là, la psychologie sociale a des nouvelles pour nous. Spoiler, on est tous nuls pour détecter le mensonge. Oui, même les douaniers à l'aéroport ou les flics expérimentés. Plusieurs études l'ont montré. On se fie à des indices classiques, regard qui fuit, voix qui monte dans les aigus, gestes nerveux. Et bien souvent, ces indices ne veulent rien dire du tout. Même si on se croit ultra intuitif, la science nous dit que détourner le regard ou bafouiller ne prouve rien. Et non, regarder l'œil tout mis en boucle ne va pas te transformer en détective du mensonge. Alors, au lieu de jouer les détectives ou de chercher la preuve, ce qu'on peut faire... C'est offrir à notre enfant une écoute, une présence, si on sent que quelque chose ne tourne pas rond chez lui. On aide notre enfant à redevenir l'enfant confiant, honnête et droit dans ses bottes qu'il est naturellement, en l'accompagnant pour se débarrasser de ce marasme intérieur qui l'empêche d'être lui-même. Parce que le mensonge n'est pas un défaut à punir, c'est un signal, un appel à l'aide. Et nous parents, on est là pour l'entendre et l'accompagner. Pépite numéro 5, la technoférence. Alors on va parler d'un concept qui est un peu compliqué mais super concret, qui est ce mot un peu barbare pour dire que nos smartphones et nos tablettes peuvent s'inviter dans nos interactions avec nos enfants et les interrompre même brièvement. Marie Danet, qui est prof à l'université de Vignes et accessoirement ma prof de psycho du développement, explique très bien que ces interruptions, même courtes, peuvent diminuer la qualité des échanges affectifs essentiels. qui sont pourtant cruciaux pour le développement de l'attachement et le bien-être socio-émotionnel de l'enfant. Mais voilà le twist qui m'a vraiment intéressé : ces comportements de technophérence ne sont pas forcément le signe d'un parent mauvais. Au contraire, des études comme celle de Oduor et al. en 2016 montrent que les parents utilisent souvent leur téléphone pour faire une petite pause et gérer leur stress, un peu comme un coussin émotionnel nécessaire pour tenir le cap dans la journée. Autrement dit, utiliser son portable ce n'est pas forcément négliger son enfant C'est parfois un outil pour rester un parent disponible et serein. Marie Danet souligne aussi que le stress parental et la technoférence sont liés. Quand un parent est stressé, il risque d'utiliser plus souvent son téléphone, ce qui peut réduire la sécurité de l'attachement. Mais attention, ça fonctionne dans l'autre sens aussi. Un enfant qui montre des signes d'insécurité peut générer plus de stress chez le parent et donc plus de technoférence. Donc, la prochaine fois que tu réalises que tu es beaucoup sur ton téléphone alors que tes enfants sont autour, vois ça comme incroyable. autre chose que le signe que tu es un indécrottable mauvais parent, et plutôt comme un signal clair que tu as besoin d'un moment pour souffler, respirer, te recentrer, pour pouvoir revenir ensuite pleinement présent et disponible pour eux. Pépite numéro 6, on va parler de Piaget. Cette année j'ai découvert également toute la théorie piagétienne. La théorie de Piaget explique que les enfants passent par des stades de développement cognitif, chacun avec des capacités et des façons de penser spécifiques. A chaque âge, ils comprennent et se représentent le monde différemment. Ce qui influence leur langage, leur raisonnement, leurs dessins. Et du coup, connaître tout ça m'a permis de poser un regard mille fois plus bienveillant et émerveillé sur les stades actuels et les progrès de mes enfants. Combien de fois me suis-je emportée à expliquer à mes enfants, quand ils avaient 3-4 ans, que oui, évidemment que le poulet c'est de la viande. Et ce sans du tout imaginer qu'à cet âge, les catégorisations et les inclusions, et ben c'est normal que ce soit pas complètement en place. Je vais te faire une confidence, un de mes plaisirs de maman consiste à colorier les dessins que m'offrent mes enfants. A mon anniversaire, je reçois régulièrement des dessins en noir et blanc portant la mention "à colorier". Et maintenant, c'est avec un pur plaisir que pendant mon coloriage, j'associe chaque détail de chaque dessin à un destage de Piaget, des bonhommes patates de mon petit dernier au réalisme concret des scènes de One Piece de mon grand 8 ans. Pépite n°7 : on va parler des statistiques sur l'agressivité de l'enfant. Et comment accompagner au mieux ? Attention, je vais casser un mythe qu'on a tous sur l'agressivité. Beaucoup de parents pensent que ça commence à l'adolescence, et que les coups de pied ou morsures à 2 ans annoncent un futur ado incontrôlable. Et ben non. Selon Tremblay et son équipe au Canada, l'agressivité culmine entre 2 et 4 ans. Oui, ces crises, ces coups de pied ou morsures à ces âges-là, c'est totalement normal. Et ce qui est encore plus rassurant, c'est que la grande majorité des enfants suivent une trajectoire où l'agressivité diminue progressivement après 4 ans. Pourquoi ? Parce qu'avant cet âge, ils n'ont pas encore les mots, la patience ou les stratégies sociales pour gérer leur frustration. Ensuite, petit à petit, ils apprennent à exprimer leurs besoins autrement, à négocier, à attendre leur tour. Les émotions restent fortes, mais elles trouvent d'autres canaux que la frappe ou la morsure. C'est un vrai apprentissage de la vie sociale qui se construit pas à pas. Le grand message est donc que l'agressivité chez le tout petit est quelque chose qui est très courant et que plus un parent sera en mesure de l'aider à se réguler émotionnellement, plus il sortira rapidement de cette phase de façon pérenne. La régulation émotionnelle est l'un des grands facteurs de protection à l'âge adulte face aux situations complexes de la vie. Et c'est pour ça qu'à un inen, on en parle beaucoup, Mais bon, je ne vais pas m'étendre sur le sujet maintenant, il me faudrait une série complète de podcasts pour l'aborder correctement, je pense. Pépite numéro 8, l'erreur fondamentale... du psychologue. Là, on revient en psychologie sociale et ce qui a constitué le fil rouge de mon semestre. La fameuse erreur fondamentale du psychologue et de tout parent je pourrais rajouter, l'erreur fondamentale d'attribution. De quoi s'agit-il ? Eh bien en gros, on a tendance à attribuer le comportement des autres à leur personnalité et pas assez aux circonstances dans lesquelles ils se trouvent. Exemple classique, tu vois quelqu'un qui claçonne dans la rue, immédiatement tu dis mais quelle personne agressive ! Alors que que tu oublies complètement qu'il est peut-être en train de conduire sa fille aux urgences ou qu'il a raté sa sortie sur l'autoroute. En psychologie sociale, cette erreur est tellement fréquente qu'elle a un nom. Dans une étude menée dans les années 70, on a demandé à des psychologues de juger un patient en fonction de l'étiquette qu'on lui attribuait. Si on présentait cette personne comme « une personne en recherche d'emploi » , les psychologues la décrivaient comme, disons, plutôt pragmatique, motivée mais pas forcément très épanouie. Mais si on lui donnait l'étiquette « patient » , immédiatement le même individu était perçu comme plus fragile, plus émotionnel, plus dépendant, alors qu'en réalité il s'agissait exactement de la même personne. Et là on voit le piège. Par défaut nos jugements ne se basent pas sur la situation dans laquelle se trouve la personne, mais sur l'étiquette que nous observateurs lui avons collée concernant son rôle ou sa personnalité. En parentalité c'est exactement le même réflexe qui nous guette si on n'y prend pas garde. Et c'est quelque chose que j'ai clairement remarqué ces derniers mois et qui a été analysé en 2002 dans une étude du chercheur Bugental qui m'a beaucoup marquée. Les parents, qui ont tendance à attribuer les comportements de leur enfant à sa personnalité ou à son caractère, ce qu'on appelle un style d'attribution interne, sont beaucoup plus enclins à réagir par la punition ou par des réactions négatives. Autrement dit, si nous interprétons un caprice ou un refus comme étant l'enfant qui est mauvais ou têtu, nous risquons de répondre avec frustration, sévérité ou de la colère. En revanche, reconnaître que le comportement peut venir de la fatigue, de l'émotion ou de circonstances particulières nous permet d'y répondre de façon plus empathique et constructive. Oui, je sais, ça décoiffe un peu de se rendre compte des implications dans notre quotidien. Et si tu veux tout savoir, la psychologie sociale, avec tout son volet sur l'effet des attentes que j'ai étudié ce semestre, m'a beaucoup secouée, surtout quand j'ai réalisé l'impact de mes comportements implicites que j'avais sur mes enfants. Enfin, en prendre conscience est déjà une bonne étape, n'est-ce pas ? Pépite numéro 9. Je te propose de finir sur une note plus légère, avec un chouïa de psychologie cognitive. Des recherches ont montré que la simple présence d'un smartphone réduit notre attention même quand on ne l'utilise pas. Par exemple, une étude de l'université de Texas a trouvé que des personnes avaient une capacité cognitive moindre pour accomplir une tâche lorsque leur téléphone était à portée de main comparé à quand il était dans une autre pièce. Autrement dit, notre cerveau dépense déjà de l'énergie à ignorer le téléphone, ce qui nous rend moins disponibles mentalement pour le moment présent, même si on ne touche jamais l'écran. Bon, ça explique pourquoi en amphi je laisse mon téléphone dans mon sac et pourquoi chez moi mes enfants ne peuvent utiliser les écrans que dans le séjour. Je connais maintenant trop bien l'impact de ça sur l'attention. Et voilà, j'en ai fini pour mes 9 pépites de psycho de ce semestre. Toutes les sources et les études citées sont en description de ce podcast. Si certaines t'intéressent particulièrement, n'hésite pas à aller lire ces études et ces articles qui sont passionnants ou envoie-moi un message, j'adore discuter avec vous de tous ces sujets en off. Sur ce, prends soin de toi et de ta famille et à bientôt ! pour un nouvel épisode.