- Speaker #0
Ça m'intéressait de se dire qu'il y a une jeune femme qui parle d'industrie. On dit souvent que la nouvelle génération, elle ne veut pas travailler. Et moi, c'est un truc qui m'énerve, parce que justement, ils ne demandent que ça. Ils demandent à ce qu'on leur donne leur chance, peu importe le statut, etc. Mais uniquement si c'est avec un cadre qui est défini. C'est très bien d'utiliser les médias traditionnels, il ne faut absolument pas le renier. Mais justement, ils sont traditionnels et il y a aussi d'autres manières de faire.
- Speaker #1
Qui sont ceux qui font la loi ? Je m'appelle Pierre, fondateur de la plateforme de veille institutionnelle Légit Watch, et je rencontre celles et ceux qui font les coulisses de notre vie politique. Aujourd'hui j'ai le plaisir de recevoir Thea Serfati. Thea a monté en un an une agence qu'elle a constituée seule. Elle a construit une entreprise qui est déjà en croissance avec des événements partout en France. Et son agence s'appelle Diverter, donc c'est une agence montée par la génération Z. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ?
- Speaker #0
Exactement, merci Pierre. Alors, Diverter, c'est la première agence de communication et d'influence qui est lancée par la génération Z et dédiée aux nouveaux médias et aux liens entre jeunes et patronats. Donc concrètement, on travaille autant avec des dirigeants qu'avec des marques ou qu'avec des organisations, notamment des organisations professionnelles, pour essayer de faire en sorte qu'ils arrivent enfin à mieux comprendre la nouvelle génération, mieux lui parler, et aussi à utiliser les nouveaux codes de l'influence. Je pense que c'est pour ça qu'on est là aujourd'hui. Donc utiliser les nouveaux médias, utiliser les nouvelles manières de faire, sans pour autant... renier par exemple des moyens beaucoup plus traditionnels de faire de l'influence, de faire des affaires publiques et de faire de la communication.
- Speaker #1
Alors comment est-ce qu'on crée son agence ? Est-ce que tu peux me parler un peu de ton parcours, ton cheminement de pensée pour en arriver là ?
- Speaker #0
Alors comment on fait ? Vaste question. Moi j'ai commencé à 18 ans pour le coup, donc c'est un parcours assez particulier, j'ai eu un peu de chance. C'est la fameuse phrase de « des fois des personnes changent un peu notre vie » . Là c'est clairement le cas, j'ai commencé avec Alphée, qui je pense en plus entendra ce podcast aussi, elle est assez fan. Mais Alphée qui avait créé à l'époque en tout cas l'agence Holderline, qui est l'une des filiales, entre guillemets, on peut dire, du groupe Versicolor, qui travaille beaucoup dans le domaine de la ruralité. Ruralité avec un grand R, parce qu'il y a toute la partie agriculture, agroalimentaire, élevage, chasse, pêche, golf, etc. C'est très, très vaste, mais c'est vraiment les territoires avec un grand T là aussi. Et ça m'avait passionnée. On avait fait autant du lobbying que de la communication strat. Vous vous êtes rencontrée comment ? C'était la première personne qui m'avait pris en stage. Pour le coup, vraiment à 18 ans, elle m'a fait confiance très rapidement. J'étais sa première stagiaire en plus. Donc il y a un lien très vite qui s'est créé. Et en fait, j'ai adoré ce que j'ai fait là-bas. Et tout de suite, j'ai eu l'occasion pour le coup de continuer dans ce domaine-là en tant qu'indépendante, surtout faire du conseil aux dirigeants. C'était assez fou à l'époque. Une femme de 18 ans qui n'a pas de pareil, avec qui on donne un peu sa chance justement pour essayer de mieux comprendre ces sujets-là et faire en sorte de parler à la nouvelle génération. Essayer de faire en sorte de faire les choses autrement sans renier là encore les médias traditionnels typiquement ou les codes traditionnels. Donc très vite, ça s'est fait comme ça, avec majoritairement des dirigeants. petit à petit. des marques et des organisations. Donc ça s'est fait sur trois ans. Trois ans dans ce domaine-là. Après, j'ai pas mal varié parce que je continuais à compter mes études à l'EFAP. À l'époque, je restais en tout cas étudiante. C'est ce qui fait que j'alliais entre l'EFAP, les stages et mon activité d'indépendante. Ce qui était très prenant, je pense que vous vous en doutez. Et au bout de trois ans, je me suis dit bon, c'est très bien, mais je veux voir quand même autre chose. Donc j'ai pris d'autres clients à ce moment-là en indépendante. Surtout sur une partie automobile, nucléaire, tech, IA. Je fais un peu de santé sociale aussi, un peu d'éduc. Et pareil, ça m'a autant passionnée. Donc, je me suis dit, c'est vraiment ce que je veux faire, en fait. J'ai autant fait une partie média training que réputation, que crise, que comme corpo, que comme... Enfin, j'étais un peu femme à tout faire à cette époque-là. Et ça le reste toujours. C'est un peu la thématique d'agence, finalement. Et surtout, j'ai créé un média à ce moment-là qui s'appelle PM, qui est le premier média jeune qui parle d'industrie, de sa affaire à Made in France. Donc, je l'ai lancé justement en même temps que cette activité-là dans ces nouveaux secteurs-là. Au bout d'un an, on a touché 2 millions de personnes. Sur les réseaux, c'était quoi ? Exactement. On est un média pure player. Et ce qui fait que très vite sur ces thématiques-là, on s'est fait repérer, parce qu'encore maintenant, on est le seul média jeune sur ces domaines, ce qui est d'ailleurs assez fou, je trouve, parce qu'il y a beaucoup de choses à dire. Essayer de démocratiser l'économie, les industriels made in France, pour moi, c'est une grande cause qui mérite d'être vue, qui mérite d'être entendue, peu importe le bord politique, peu importe ce qu'on en pense. Je pense que c'est important justement de s'intéresser à ce type de sujet-là, surtout qui nous entoure au quotidien. L'industrie, elle est partout. Mais je pense qu'on pourrait faire un podcast carrément dédié à cette thématique-là. Mais heureusement, ce n'est pas le cas aujourd'hui, sinon on en aurait pour trois heures, Pierre. Né. Tout ça pour dire que j'arrivais à ce moment-là à ma dernière année de master à l'EFAP, l'ULB-SCPI. Coucou Gilles, qui est notre directeur de master. Et je me suis questionnée sur est-ce que je continue de faire des stages ou est-ce qu'en fait je me mets à fond sur mon activité indépendante. Et très vite, en fait, c'est mes clients qui ont répondu à ma place en disant il faudrait que tu crées une agence. Donc ils ont fait un peu une intervention, comme on voit dans les films, en disant non, non, tu ne vas pas partir autre part, il faut que tu crées une agence. Je me suis laissée trois mois pour décider ça. Et au bout de trois mois, je me suis dit, effectivement, j'ai regardé, il y a un marché sur la nouvelle génération, il y a un truc qui n'est pas dressé. Et surtout, il y a cette capacité folle de dire qu'on peut... potentiellement à notre échelle, essayer de réinventer ne serait-ce qu'un pour cent du secteur. Parce que ne serait-ce que dire, je veux utiliser les nouveaux médias pour faire de l'influence et du lobbying, ça paraît normal maintenant. Il y a quelques années, ça l'était vraiment pas. Déjà, Instagram, avoir un dirigeant sur Instagram, c'était compliqué. Donc, il y a eu tout un cheminement qui est en train d'être fait. Et même maintenant, justement, on voit que ça continue. Donc, c'est très bien. Tout de suite, en fait, j'ai parlé de Diverter à ce moment-là. J'ai commencé à dire à certaines fées des pros, etc., à ce que ça vous intéresserait. D'essayer de mieux parler à la nouvelle génération. On sait que vous voulez communiquer. et avec eux. On sait que vous voulez essayer de recréer du lien entre Jeanne et Patronat. Est-ce que c'est un truc qui vous intéresserait ? La majorité de mes clients, de toute façon, ont répondu présent à ce moment-là, parce que c'était leur idée. Et tout de suite, en fait, ça a été du bouche-à-oreille. Depuis janvier, maintenant, ça a été du bouche-à-oreille. Ce qui fait que là, on a fait le lancement presse en juillet, ce mois de juillet. Et là, la semaine dernière, on a fait une soirée de lancement à laquelle tu n'étais pas là, d'ailleurs, Pierre. Non, j'étais pas là. Tu étais 250 et tu n'y étais pas. C'est horrible.
- Speaker #1
Il n'y avait plus de place.
- Speaker #0
Exactement. on était trop, mais c'est très bien. Pareil, ambiance très nouvelle génération, mais alliée avec des décideurs, des dirigeants, justement qui ont tous et toutes un point commun, c'est qu'on veut essayer de réinventer ce qui, actuellement, est en train d'être fait. On veut essayer de réinventer l'influence et surtout essayer de réveiller l'économie. Je pense qu'on en a bien besoin.
- Speaker #1
Juste pour revenir un tout petit peu sur ton parcours, dans ce que tu viens de dire, t'as dit à 18 ans « je voulais faire du conseil aux dirigeants » . C'est fou ! Et en plus, t'as un parcours là que tu décris qui est même pas une ligne droite, c'est carrément un sprint. Moi, dans mes études, comme beaucoup de gens, j'ai fait les crochets, etc. Dès que t'étais petite, c'était un sujet familial ?
- Speaker #0
J'ai eu la chance d'avoir la télé allumée sur un débat au présidentiel quand j'avais 8 ans, qui était un débat avec Feu François Hollande à l'époque, et qui m'avait fascinée. Il revient ! Mais Feu François Hollande de maintenant, pour le coup, ça m'avait plus qu'intriguée, ça m'avait passionnée, j'avais beaucoup posé des questions à mes parents à l'époque. Et j'avais dit, papa, maman, j'adorerais faire des pubs, mais sur des gens. Et mes parents m'ont dit, en fait, ça s'appelle la politique. Et du coup, je me suis dit, OK, je vais m'intéresser à ce que c'est la politique. Je ne sais pas ce que c'est. Donc, j'étais très jeune. Mais j'ai grandi avec ça. Mes parents ne sont pas du tout de ce domaine-là. Donc, c'était vraiment... Je reste encore maintenant l'ovni de la famille sur ce type de sujet. Mes deux parents sont profs. Vraiment rien à voir. Prof de français de philo et prof de dessin. Vraiment rien à voir. Enfin, de dessin et d'architecture. Vraiment rien à voir. Des artistes, finalement.
- Speaker #1
Ils t'ont encouragé sur ce chemin ?
- Speaker #0
Absolument, ils ne comprenaient pas, mais ils m'ont toujours encouragé, et je les remercie pour ça d'ailleurs. Ils m'ont fait confiance, et pour le coup, je pense que c'est la chose qui m'a poussé à aller aussi loin, c'est de me dire qu'effectivement, je peux me tromper totalement, mais au moins, je serai allée jusqu'au bout de mon truc. Et même maintenant, c'est ce que je vois, c'est en fait, pour l'instant, heureusement, et je touche du bois, je ne me trompe pas sur le fait qu'il y a besoin de réinventer. Heureusement, je ne suis pas toute seule à penser, ce serait très bête si c'était que moi. Mais je pense qu'on est tous et toutes conscients, en agence, en CAB, que ce soit à l'Assemblée ou au Sénat, de se dire qu'il faut changer les choses. Et pour moi, c'est ma génération qui est en train de porter ça. Et heureusement, on essaye de changer les choses de l'intérieur comme de l'extérieur. Essayer de changer la société, essayer de changer un tout petit peu les mécanismes décisionnels. Et je pense que c'est comme ça qu'on pourra avancer ensemble.
- Speaker #1
Alors, on va parler de ton agence, de comment vous faites. Mais avant ça, moi, ce qui m'intéresse, c'est comment justement tu t'es rendu visible. Donc, t'es jeune, t'as des idées. Mais pour être prise au sérieux, pour rencontrer des gens, comment tu t'y es prise ?
- Speaker #0
Il y a deux choses pour moi. La première, c'est que vu que j'étais une femme dans l'agriculture à l'époque, me lancer dans le lobbying de l'agriculture à 18 ans, en étant une femme qui n'est pas de Paris, le fait que je ne venais pas de Paris, j'ai un Nice pour le coup, une histoire de fière de l'être, ça m'a beaucoup aidée. Parce que justement, il n'y avait pas le stéréotype de la parisienne. Mais surtout, on voyait que j'en voulais.
- Speaker #1
Et tu faisais du lobbying terrain ou c'était...
- Speaker #0
Pas mal de terrain. Moi, je demandais à être sur les tracteurs et tout. parce que justement je n'y connaissais rien et je demandais à tout connaître et c'est peut-être ça qui a intrigué plus qu'autre chose en me disant mais comment ça se fait qu'une nana de 18 ans qui n'est pas du tout du secteur veut absolument tout connaître de notre truc où je posais 150 questions à la minute mais parce que j'étais passionné par ce que je faisais et heureusement je le suis toujours et il y a une curiosité dans ce métier qui est assez importante où tout change très rapidement il y a des process etc qui ne vont toujours absolument pas changer mais il y a beaucoup de choses qui sont en train d'évoluer Je pense notamment, si on reste sur la thématique d'agriculture, à toute la partie innovation, où justement, il y a une robotisation qui est en marche, il y a des process qui sont en marche aussi, qui sont en train d'évoluer, dans le bon sens comme dans le mauvais, mais donc c'est un truc qui, justement, est en perpétuel mouvement, en perpétuel changement, on s'ennuie pas. Donc c'est vraiment un secteur où, pas même le lobbying en général, on doit s'intéresser à tout. On doit devenir expert de notre sujet, et même si au départ, on n'en vient pas. Donc c'est ça qui m'a challengeé. De l'autre côté, pour la partie purement industrie, savoir faire Made in France, qui... et la plus grosse partie de ma vie maintenant. Je pense que j'avais quatre cartes Pokémon un peu rares. Toujours maintenant d'ailleurs, chose que je trouve assez folle. Je suis une femme, je suis jeune, je parle d'industrie, rien que le mot industrie. Et je m'intéresse à la politique, mais je ne suis pas politisée. Et en plus de ça, pour ces sujets-là, je viens pas de Paris. Et ça, pour le coup, c'était un point où c'est comment ça se fait que tu viens pas de Paris, et tu t'intéresses aux savoir-faire, aux industries, aux médias de France, à cette échelle-là nationale, de vouloir les défendre, aller voir du Régime France Garantie, etc., aller au Salon du Mif, qui apparaît aussi, alors que c'est le Salon du Médium de France, mais là aussi, vaste sujet. Donc, je pense que ces cartes Pokémon, là, qui ont encombré, justement, tout le discours, etc., que je portais... Ça a intéressé de se dire qu'il y a une jeune femme qui parle d'industrie.
- Speaker #1
Et à quel moment tu t'es dit, ah ouais, en fait, je peux en faire ma vie, et c'est ça que je veux faire ? Est-ce qu'il y a une rencontre déclic ou un stage ou autre ?
- Speaker #0
Le premier stage avec Alphée, justement, pour le coup, Alphée m'a éveillée là-dessus, parce que vu qu'elle venait de lancer l'agence, il y avait tout à faire. Donc c'était un esprit très start-up où on m'a fait confiance assez rapidement. On était autant avec des influenceurs qu'avec des décideurs parlementaires, etc. Surtout que c'était pendant la période des européennes. Donc c'était une période assez prenante où on était au cœur des... Programme politique, etc. Et des candidats politiques aussi. Mais je pense que ça a été vraiment un hasard de rencontre où j'étais un endroit où, pour le coup, à ce moment-là, mais vraiment le moment T, il y a une vraie part de chance où personne n'était vraiment. C'est... Typiquement, je vais prendre un exemple bête. On veut faire un débat sur la jeunesse quand tu vois que la moyenne d'âge, c'est 50 ans, sur le plateau de la jeunesse. Bon, tu vois une nana de 22 ans ou même de 18 ans arriver, tu te dis, bon, je vais la prendre parce que, un, c'est une femme. Et deux, c'est vraiment quelqu'un de jeune. Donc ça va être mon quota. Sauf que moi, le truc de quota, pour le coup, c'est un truc que j'utilise très bien. Ou mon contre-fou d'être un quota. Parce qu'on sera toujours le quota de quelqu'un. Et si ça permet que derrière, il y ait des gens qui soient visibilisés pour leurs combats, pour leurs enjeux, je sais que j'en ai strictement rien à faire de me dire que je suis le quota à ce moment-là. Je pense que c'est ça aussi, de voir que j'essaie toujours de comprendre. J'ai pas la prétention de tout connaître, loin de là. J'apprends tous les jours. Je me contredis tous les jours. Et je fais plein d'erreurs tous les jours, mes équipes aussi. Et heureusement, en fait, ça serait juste indécent de dire qu'on n'en fait pas. Et surtout, ça serait juste faux. Ce qui fait que, non, il n'y a pas cette prétention de dire ça. Par contre, typiquement, même nos clients, quand on va les voir, c'est qu'en fait, on sait qu'on est jeunes, on sait qu'on est capables de faire des erreurs. Mais c'est pour ça que vous êtes là aussi. C'est parce que vous avez envie de grandir avec nous. Et parce que, justement, il y a une volonté de... C'est pas qu'on veut faire mieux, on veut faire les choses différemment. Oui, on va se tromper à plein de fois, mais pas de fois.
- Speaker #1
Différemment comment ? C'est une très bonne transition parce que tu disais que déjà c'était tes clients qui t'avaient incité à créer ton agence. Comment ça se fait que tu aies une relation aussi bonne avec eux ? Évidemment, tu es sûrement que tu fais un très bon travail, mais ça veut dire quoi ? Merci Pierre. Excellent. Oui, clients. Qu'est-ce que tu proposes concrètement ?
- Speaker #0
Nous, on vend deux choses. C'est l'influence intégrée et la communication intégrée. Tu cherches une agence de communication ou une agence d'influence, soit pour faire de la marque employeur, soit pour faire de la communication stratégique, soit pour faire de l'influence à part entière. Ce qu'on appelle aussi maintenant des affaires publiques, enfin pas maintenant, mais on appelle ça beaucoup des affaires publiques. Moi, je préfère ça comme de l'influence parce que les affaires publiques, faire du dépôt d'amendement, ça va trois minutes. C'est une partie du boulot et c'est une partie qui devient de plus en plus minime. Elle est très intéressante et elle est nécessaire, surtout pour faire changer les choses.
- Speaker #1
Et c'est marrant parce que moi, j'ai l'idée peut-être un peu vieux jeu que c'est un peu le truc ultime quand même. Tu fais passer un amendement transpartisan, t'as réussi ton coup.
- Speaker #0
Pour le coup, c'est l'ancien temps. C'est une partie de la SRAT, c'est une petite brique. Parce que tout le reste, c'est très bien de faire passer une loi, mais elle passera jamais si tes parlementaires, ils ont pas été sensibilisés sur les réseaux sociaux. Si tes parlementaires, ils t'ont pas déjà vu avant. Si tes parlementaires, leurs administrés parlent pas du fait qu'il faut qu'ils déposent ça un jour. Donc il y a une nécessité d'essayer de faire changer les mentalités, essayer de faire évoluer certains enjeux et certains messages au sein de la société. Je vais te prendre un exemple tout bête, qui fait beaucoup rire en général mes équipes, parce que je l'adore. J'adorerais pouvoir dire « je veux gauchiser le golf » . Donc, travailler avec la fédération de golf en disant que ce n'est pas que des gens de droite, du 16e, etc., qui peuvent faire ça. J'adorerais faire ça, mais ça serait un enjeu de société énorme. Typiquement, pour faire ça, tu ne vas pas déposer des amendements. Tu vas changer la société, tu vas faire en sorte que la partie amendement va être importante pour dire, en fait, typiquement dans les quartiers prioritaires de la ville, il faudrait qu'il y ait des stages, par exemple, pour les initiés à ce sport-là. Donc vraiment parler de sport à part entière, essayer de créer par exemple une option au bac, je pense que c'est déjà le cas d'ailleurs, dédiée au golf. Mais donc tu vois... typiquement, tu auras une partie d'amendement qui est plus qu'importante. Tu vas aller voir les députés, les sénateurs, les ministres, etc. C'est super important ce que je porte. Je porte tout un tissu territorial, surtout en réalité, où les golfs, c'est un enjeu aussi de tourisme, etc., avec les CHR et tout. Mais de l'autre côté, tu as un enjeu de société de convaincre que ce que tu dis, ce que tu vas porter légistiquement, est important et est intéressant.
- Speaker #1
Et ça, tu le fais comment ? Alors du coup, est-ce que c'est une tonne de postes réseaux sociaux sur un sujet précis ? Une tonne,
- Speaker #0
non. En fait, je suis partisane et divertant et partisan pour le coup. plutôt du qualitatif plutôt que du quanti. T'as des agences qui vont te dire je vais te publier 500 postes, qui vont traverser la société, qui vont toucher plein de gens. Pour le coup c'est pas le parti pris qu'on a, je pense que c'est quelque chose qui fonctionne de ce côté là, mais en tout cas c'est pas notre vision. Nous c'est plutôt du qualitatif en disant on va publier 5 postes, par contre sur ces 5 postes, on sait que ça va faire tel nombre de vues, et surtout que tu vas toucher tel nombre de personnes. Et ces personnes-là, on te donne un personnage type, ça sera celle-là. Parce qu'on est passé par tel média pour le faire, parce qu'on est passé par tel réseau social, on a fait tel hook, tel truc, on sait exactement qui on va toucher. Ça c'est vraiment pour la partie réseau social, mais il n'y a pas que ça. Tu as une partie relation presse, qui est plus qu'importante. C'est très bien d'utiliser les médias traditionnels, il ne faut absolument pas le renier. Mais justement, ils sont traditionnels et il y a aussi d'autres manières de faire. Typiquement, utiliser les nouveaux médias, utiliser les influenceurs, les créateurs de contenu. C'est ça qui est en train de réinventer l'influence, c'est justement ça arrive petit à petit. où tu as des marques de plus en plus, et même des assos. Donc ça va vraiment des deux côtés, qui comprennent à quel point c'est important pour leur chemin légistique de faire appel à ce type de format-là. Et puis, t'as aussi tout un développement. Typiquement, en tant que marque, tu peux créer un nouveau média. Là, pour le coup, Diverter, c'est la seule agence en Europe qui te permet de créer un nouveau média de A à Z, pour tes strates d'influence. Donc vraiment, on est dédié à ça. Essayer de faire en sorte que, justement, ça s'intègre bien dans le paysage médiatique, et que derrière, ton message, tes enjeux, tes incarnants, ils puissent être mis en avant. Mais on n'a pas réinventé la roue là-dessus.
- Speaker #1
Si par exemple, moi je suis la fédération golf, et je veux gauchiser le golf.
- Speaker #0
C'est un exemple que parlons, tu vois.
- Speaker #1
Non mais c'est marrant. Et du coup, imaginons que j'ai un budget illimité. C'est quoi un peu, toi, les priorités ? Est-ce que tu dis d'abord réseaux sociaux, ensuite on crée votre média ? Est-ce que tu as un truc type parfait ?
- Speaker #0
Ouais, il n'y a jamais de truc parfait. C'est en fonction de l'équipe qui est dessus, c'est en fonction de tes enjeux, tes incarnants, etc. Du budget aussi. Deux choses avant de répondre à ta question. Nous, il y a deux types de briefs qu'on reçoit. Soit des cartes blanches. C'est, on est une marque, on est un dirigeant, on est une organisation, on veut changer les choses. Surprenez-nous. Ça, c'est nos enjeux. Ça, c'est notre cible. Faites ce que vous voulez. Présentez-nous le truc. Et puis, on voit si ça marche ou pas. Ça, c'est honnêtement 80% de nos clients. Et les 20% restants, c'est, on a une agence, déjà, nous, sur le côté, mais on veut la challenger. Venez sur des appels d'offres. Venez nous voir, etc. Montrez ce que vous êtes capables de faire. Et est-ce que c'est quelque chose de vraiment différent ? Ça, c'est les 20% restants. Donc, il y a deux « teams » de comment on travaille aujourd'hui. Nous, bien sûr, on préfère les cartes blanches, parce qu'on va toujours essayer d'aller un peu plus loin, et de se dire « actuellement, vous faites ça, mais peut-être que vous pouvez faire autrement, ou est-ce que vous pouvez faire mieux, ou est-ce que vous pouvez réinventer quelque chose qui existe déjà ? » Je pense notamment au format de débat, par exemple, où c'est un format qui est très traditionnel, on s'entend, mais pour autant, il y a plein de choses à faire sur ce format-là, qui, là, pour le coup, ne sont pas forcément traditionnelles. J'ai plein d'exemples là-dessus. Pour répondre vraiment à ta question, qu'est-ce qu'on ferait pour gauchiser le golf ? Pour moi, il y aurait une stratégie social-média hyper importante.
- Speaker #1
Ça serait la première chose que tu recommanderais ?
- Speaker #0
Avec un influenceur, créateur de contenu, mais surtout, je créerais un média de A à Z. Avec quelqu'un...
- Speaker #1
Urban Golf.
- Speaker #0
Oui, mais l'angle ne serait pas du tout le même. Là, ce serait un angle de société avec quelqu'un qui, justement, incarne tous les codes de la nouvelle génération et justement, en disant, en fait... Faire du golf, ça peut être aussi une manière engagée de vivre dans cette société, ça peut être une nouvelle manière de faire. Voilà comment je l'intègre dans mon quotidien. Surtout, par exemple, je prendrais quelqu'un qui n'a pas de personnes autour de lui qui faisaient du golf avant. Parce qu'en général, le golf, c'est filial, c'est j'y allais avec papa, maman, et donc forcément, je vais faire de la reproduction sociale et je vais y aller aussi. Là, l'idée, ça serait prendre quelqu'un qui normalement ne devrait pas incarner le golf. Par exemple, je pense à Audouin, mais vraiment, typiquement, on serait sur ce type d'enjeu-là en disant, on va prendre quelqu'un qui justement casse les codes complètement, on va amener des influenceurs, des créateurs de comptes. contenu au fin fond de la creuse sur un golf, et justement, on va leur faire découvrir le truc. On va... Enfin, typiquement, il y a la partie parlementaire, certes, mais tu vois, là-dessus, c'est plus un enjeu de société qu'un enjeu purement d'affaires publiques. Ça, ça arrivera en dernière partie, en disant il faut absolument l'intégrer dans les manuels scolaires, dans le truc, il faut en parler, il faut faire des initiations, il faut qu'il y ait, je sais pas moi, des sorties scolaires, par exemple, il y a ça. Même tout le parcours de sportif. T'es sportif dans le golf, bon, va trouver une classe sportive, justement, en France, qui te permettra de pratiquer ton sport. Donc il y a un enjeu aussi de faire en sorte que ça paraisse normal.
- Speaker #1
Tu parlais de faire incarner l'influence. Tu donnais l'exemple de François Hollande, tu voulais mettre en avant des personnalités. J'ai une question. Là, ce que j'entends, c'est qu'il faut qu'on entende plus la jeunesse, on a des nouvelles idées, des nouvelles manières de penser qui sont intéressantes. Et du coup, quand tu veux faire incarner un message par une personnalité, est-ce que c'est plus simple, quelque part, de prendre la personnalité existante, quitte à la déguiser un peu et lui faire dire... Oh,
- Speaker #0
jamais !
- Speaker #1
Ou alors est-ce que tu dis on met un jeune à la place
- Speaker #0
Jamais Je t'arrête déjà sur le mot déguisement Jamais Pour le coup c'est une règle chez nous En fait parce que ça marche pas Je vais pas demander à quelqu'un de jouer quelqu'un d'autre On est pas sur un acting Où il va recevoir le César du meilleur dirigeant Parce que les dirigeants que je reçois moi
- Speaker #1
Souvent c'est quand même La même typologie de personnes C'est des hommes blancs qui ont une longue carrière Comment tu fais porter ça ?
- Speaker #0
Pour moi même l'angle Merci. porter ça, non, justement, il le porte très bien lui-même. Justement, chacun vient avec sa personnalité, avec ses enjeux, ses erreurs, ses trucs, ses victoires, ses défaites. Nous, l'enjeu, c'est révéler ce qu'ils sont. C'est pas créer un nouveau personnage idem pour une marque ou une organisation. On va pas les déguiser. Si vous êtes engagé, on va mettre en avant votre engagement. Mais on ne va pas faire croire que vous êtes engagé alors que vous ne l'êtes pas. Si vous faites appel à la nouvelle génération, c'est soit parce que vous portez vraiment ce combat, soit si c'est un enjeu de com', ce n'est pas ce qui va nous intéresser. Soit vraiment, vous faites confiance à la jeunesse, mais par conviction, en disant qu'on a vraiment besoin de changer les choses, on a un besoin de toucher la jeunesse, et c'est pour ça qu'on fait appel à vous. Soit si c'est purement d'un côté où c'est, en fait, on veut toucher la jeunesse, mais on n'y croit pas trop, on ne va pas vous laisser une carte blanche. On n'ira pas là-dessus. On n'ira pas là-dessus. Enfin, je pense notamment, là, par exemple, on avait eu un brief d'un gros groupe de courtage, l'assurance, et qui nous disait qu'on veut faire carte blanche avec la jeunesse, etc. Donc, on propose un truc. Faire en sorte de rajeunifier l'image de marque. Pourquoi pas ? Une cible pas tant que ça en vraie nouvelle génération. On est sur un truc où c'était plus du 25-40 qu'autre chose. Donc, on est sur la dernière tranche, entre guillemets, de nouvelle génération, et encore. On est sur le début des actifs pur et dur. Et typiquement, eux, c'était « Ah, mais trop bien les réseaux sociaux. Bon, Instagram, quand même, non. Tu veux pas vraiment jouer le jeu à ce moment-là. Parce qu'Instagram, c'est le cœur de n'importe quelle dirigeante, de n'importe quelle marque. Si t'as pas Instagram aujourd'hui, pour essayer de porter quoi que ce soit, même si tu veux faire appel aux nouveaux médias qui sont tous majoritairement sur Instagram, c'est juste pas possible. » Tu vois, typiquement, se mettre des limites comme ça, pour moi, c'est un peu fausser le discours. Soit tu le vis pleinement, soit tu le vis pas. On est une nouvelle génération qui ne veut pas vivre dans la demi-mesure.
- Speaker #1
Est-ce que tu as un exemple de client que tu peux citer ? Ou tu peux parler de votre manière de l'incontourner ?
- Speaker #0
Je travaille beaucoup avec Maison Robin et le groupe Anthem. Le groupe Anthem, c'est un consortium de l'industrie du textile. Ils regroupent une dizaine d'acteurs industriels partout en France qui font du textile 100% Made in France.
- Speaker #1
C'est quoi leur sujet ?
- Speaker #0
C'est promouvoir le textile, notamment l'industrie du textile. Rajeunifier l'image du textile. Faire en sorte que la nouvelle génération s'empare du sujet. On parle beaucoup de fast fashion. Mais par exemple, le Made in France, c'est resté quand même... sur toute cette partie de industrie textile Made in France. Rien que le mot industrie, déjà, tu te dis, bon, c'est Charlie Chaplin, donc on va pas forcément s'y intéresser. Il y avait un vrai enjeu, et il y a toujours un enjeu, et je pense que dans 5-10 ans, il y aura toujours ce même enjeu-là, de dire, est-ce que les jeunes peuvent s'en parler du sujet ? Est-ce qu'ils peuvent être assez engagés pour aller aussi loin là-dessus ? Donc, nous, notre enjeu avec eux, c'est essayer de faire en sorte que le textile et l'industrie du textile, surtout le textile Made in France, et la promotion des savoir-faire qu'il y a derrière, soit un enjeu dans lequel la nouvelle génération s'en empare. Typiquement, Maison Robin, ça rejoint complètement ce que fait le groupe Anthem, avec Antoine d'ailleurs que je salue, qui écoutera je pense ce podcast, en tant que bon fan qu'il est aussi. Typiquement, Antoine aujourd'hui a créé Maison Robin, c'est le directeur général de Maison Robin qui est la dernière maison française aujourd'hui qui permet de créer du textile professionnel 100% Made in France. Idem, même enjeu de se dire, aujourd'hui est-ce que le textile professionnel, à l'échelle française comme européenne, peut être un enjeu ? Est-ce que c'est un enjeu de souveraineté ? Est-ce que derrière, il faudrait avancer beaucoup plus d'un point de vue RSE ? Donc typiquement, dans le volet parlementaire, c'est intéressant, de manière nationale comme européenne. Mais surtout, il y a un enjeu de communication derrière, d'influence en tout cas plus que de communication, où c'est comment on peut faire en sorte que ces sujets-là de RSE, d'économie circulaire et de textile, justement, un peu revisité, réinventé, on parle beaucoup de recyclage, de revalorisation des déchets, etc. Comment on peut faire en sorte pour que l'admigration comprenne que c'est un enjeu, que c'est un sujet ? qu'il faut qu'ils s'en emparent, et que, justement, ça devienne un objet à part entière de revendication, d'engagement pour certains. On travaille là-dessus, justement, avec eux. Typiquement, là, on va faire un tour de France dans l'industrie du textile. On a visité, justement, plusieurs usines du textile partout en France. On va en faire un film documentaire qui va sortir aussi au cinéma, à vie au curieux, dans un tout petit mois maintenant. Je pense que ça va être dans le courant de novembre. Et l'idée, justement, c'est de dire, mais en fait, on est deux jeunes, certes, parce qu'Antoine, en plus, vient d'avoir 30 ans. C'est Diverter, pour le coup, qui a produit le film, avec PM. Donc ça va être porté par le Média PM plus Diverteur, et par Maison Robin et le groupe Anthem. Il y a quatre entités derrière, mais justement, essayer de faire un format comme ça, très nouvelle génération, je pense que vous verrez, ce n'est pas un film documentaire classique.
- Speaker #1
Alors, tu parles beaucoup de nouvelle génération, de jeunesse. Comment tu te positionnes dans dix ans ?
- Speaker #0
C'est la question qu'on me pose à chaque fois. C'est un vrai enjeu. En fait, je pense que l'enjeu, ce sera plus moi, quel sera mon positionnement, plus que l'agence. Parce que l'agence, pour le coup, mes consultants, on est toujours partis du principe qu'ils ont tous entre 18 et 22 ans. Donc on est vraiment sur une équipe très jeune, volontairement, parce que pour moi, tu peux pas parler de nouvelle génération si t'en as 40. Si t'as 40 ans, tu pourras pas me dire comment communiquer aux jeunes parce que t'en fais pas partie. Je pense que t'auras plein de bonnes idées. Mais si tu veux un vrai regard qui est vraiment à 100% sur ta cible, tu vas demander à ta cible directement. Et si ta cible, justement, est capable de te dire, « Bah en fait, moi, ce que j'attends, c'est ça. Voilà pourquoi votre com, elle va pas fonctionner avec moi, parce que, enfin, moi, c'est pas ma manière de fonctionner. Ce mot-là, par exemple, il me parle pas. Je sais pas ce que c'est. » Donc forcément, tu ne vas pas avancer de la même manière. Je pense que typiquement, les agences, je pense notamment à Avas, etc., font du très très bon boulot. Et on arrive, en général, à travailler justement avec des agences tradies, et on ne fait d'ailleurs que ça. Parce que justement on n'est pas concurrent, on n'a pas la même vision et on n'a pas la même manière de faire. Ce qui fait qu'on arrive en complément d'eux et ils font du super boulot. C'est juste que nous on est vraiment spécialisés sur la nouvelle génération parce qu'on en sait partie. On est nés avec ces nouveaux codes. Pour répondre vraiment à ta question, je pense que c'est mes équipes qui vont changer plus que moi. Moi je resterai toujours jeune dans ma tête, j'espère en tout cas, je touche du bois. Mais l'enjeu ça va plus être à quel point je peux être légitime de porter la nouvelle génération si j'ai 50 ans.
- Speaker #1
Ok. Donc dans 10 ans...
- Speaker #0
Les équipes vont à chaque fois changer tous les 2-3 ans. Je pense qu'il y aura des cycles comme ça, parce que justement, on n'est qu'une étape dans leur parcours professionnel. C'est au bout d'un moment, la nouvelle génération, etc., c'est très bien. Ça va les pousser à découvrir d'autres secteurs, découvrir d'autres manières de faire, aller soit du volet politique, soit du volet médiatique, soit du volet purement sociétal. On a tous les profils. Pour le coup, t'as autant des gens qui sont très engagés en assaut que des gens qui sont très engagés dans le milieu de la défense, par exemple. Donc vraiment, tu as tous les bords politiques possibles, toutes les visions possibles. Le point commun qu'ils ont, c'est qu'ils sont spécialisés sur un domaine en particulier, en général. Enfin, c'est même pas en général, ils sont tous spécialisés. Je pense que ce soit Anthony qui est spécialisé vraiment sur la défense et le naval, comme un Merlin qui est spécialisé sur la finance, la tech, l'IA et la crypto. Quand je dis spécialisé, en général, ça fait sourire, parce qu'on dit comment un mec de 18 ans peut être spécialisé. C'est un vrai sujet. En fait, cette génération, elle s'intéresse à plein de choses. Elle est hyper curieuse. Et surtout, elle s'est spécialisée très tôt. via les réseaux sociaux, via forcément l'épidémie de Covid où on s'est intéressé à plein de choses. On n'a pas forcément lu des bouquins, mais par contre, on a vu plein de documentaires, on a agrégé plein d'infos. Ce qui est bien avec les réseaux sociaux, c'est que justement, on a eu des informations de tous bords, de toutes les parties, que ce soit des médias, des influx, des créateurs. Si je reprends l'exemple de Merlin, qui pour moi est le plus parlant, Merlin maintenant, il vient d'avoir 19 ans, très jeune, c'est un influenceur crypto et finance. C'est-à-dire qu'actuellement, là où on se parle, il a plus de 80 000 followers qui le suivent. parce que justement il donne son avis sur le sujet il a 19 ans et il est ambassadeur de 3 crypto-monnaies différentes et donc forcément quand je le mets face à quelqu'un qui a une fintech,
- Speaker #1
il est capable de tenir une conversation mais comme n'importe quelle personne de 50 ans et là je n'ai pas un critère alors justement on va arriver bientôt à la fin de cet épisode et souvent je demande à quel conseil tu donnerais à quelqu'un de plus jeune etc mais là du coup la question c'est plutôt comment toi est-ce que tu recrutes quelqu'un qu'est-ce que tu cherches parce que même pour trouver quelqu'un de fiable Moi, à 18 ans, j'étais pas fiable dans le travail. J'étais étudiant bordélique, quoi. Donc comment tu trouves ces personnes-là ?
- Speaker #0
On dit souvent que la nouvelle génération, elle veut pas travailler. Et moi, c'est un truc qui m'énerve, parce que justement, ils demandent que ça. Ils demandent à ce qu'on leur donne leur chance, peu importe le statut, etc. Mais uniquement si c'est avec un cadre qui est défini. Quand j'ai un cadre, c'est... Oui, effectivement, je vais pas travailler gratuitement pour toi. Parce que j'apporte des compétences. Mais non, mais ça paraît très bête, hein. Mais... Enfin, il y en a plein où, justement, c'est... Oui, mais non, mais en fait... Enfin... tu es un stagiaire, on ne va pas te faire monter chez nous, tu n'auras pas de responsabilité, etc. Nous, typiquement, si on prend un stagiaire, c'est que derrière, on a la volonté de faire en sorte qu'il monte en compétences, parce qu'il est là pour apprendre, il est là pour faire plein d'erreurs chez nous, volontairement, sinon on l'aurait pris en CDI. Et de l'autre côté, si justement, tu vois, on prend directement en CDI, en CDD, en ce que tu veux, c'est parce que derrière, on a identifié justement qu'il y avait une marge de progression, certes, on n'est pas parfait, etc., mais qu'il y a un intérêt vif, qu'il est engagé, qu'il va être fiable. Et qu'effectivement, il va à chaque fois faire plein d'erreurs, parce que c'est le but même d'être dans la nouvelle génération, mais qu'il est prêt à apprendre, et que derrière, il va être super proactif sur les différents enjeux qu'on va lui donner. Et c'est ça aussi d'être spécialisé très jeune, c'est que justement, ils sont proactifs sur ces sujets-là, parce que c'est des sujets qui les intéressent. Et c'est pour ça qu'ils viennent. C'est géant parce que je sais que vous avez tel client chez vous, et moi c'est mon rêve de bosser sur tel client. Et ce qui est bien avec ça, c'est que forcément, je vais pas dire que tu comptes pas tes heures, mais vu qu'en fait t'es passionné, littéralement parce que tu fais tu vas être super engagé pour son client Pour l'agence, ça va être parfait, parce que ça veut dire que tu vas être super impliqué aussi. Et surtout qu'au sein de l'agence, on a tous entre 18 et 23 ans. Je suis la plus vieille de l'agence. Du coup,
- Speaker #1
ton maître de stage, il a 20 ans, et toi, tu as 10 ans.
- Speaker #0
Donc, non, mais ce qui fait qu'il y a un lien qui se fait aussi d'âge, de génération, mais on en revient au même sujet. Moi, le message que je donnerais, que ce soit à la nouvelle génération qui peut écouter, c'est engagez-vous, lancez-vous. Vous êtes parfaitement légitimes d'aller dans des agences et de mener des comptes clients. Vous êtes parfaitement légitimes pour ça. Vous avez une vision qui est justement demandée par ces comptes-là, parce qu'elle n'est pas assez entendue, et parce qu'ils ont des besoins de toucher cette cible-là, qui est difficilement adressable. On ne sait pas qui ils sont. En fait, on est une génération qui est super fragmentée. Tu as autant des gens qui sont très engagés que des gens qui ne le sont pas du tout, que des gens qui vont râder les réseaux sociaux, que des gens qui vont au contraire se déconnecter totalement. Enfin, c'est une génération qui est tellement difficile à suivre, qui bouge tout le temps, mais pour autant qui est super intéressante, et qui ne demande qu'à être adressée. les types de générations qu'on suit et qu'on essaye de toucher, selon les comptes, etc., ne sont pas du tout les mêmes. Je ne vais pas parler du tout aux mêmes jeunes, entre guillemets, parce que, heureusement, j'en fais encore partie, merci, en fonction des enjeux et des clients et des dirigeants. Donc, vraiment, ça change en plus. Donc, il y a un côté très changeant. Je dirais aussi, allez en agence. Aller en agence, pas forcément la mienne, mais allez en agence, même si on serait ravis de vous avoir, nous, parce que vous verrez plein de secteurs que vous n'avez pas forcément vus, parce que vous rencontrerez plein de gens que vous n'auriez pas eu l'occasion. de rencontrer. Et parce que si vous tombez sur la bonne agence, vous aurez la latitude d'avoir des responsabilités, d'avancer et de pouvoir progresser, mais à votre échelle et sur les sujets qui vous plaisent. Donc je dirais ça, et pour la partie purement dirigeante, si il y a un message aux dirigeants, engagez-vous sur la jeunesse. Je pense qu'effectivement, il n'y a pas de vieille organisation, de vieille manière de faire. Sur ces sujets-là, je pense qu'il y a tout à créer. Essayez de venir réveiller l'économie avec nous, d'un point de vue communication, influence. Si vous avez des enjeux de réputation, si vous avez des enjeux de bataille culturelle, si derrière vous avez des idées, des briefs, etc., n'hésitez pas à venir nous chercher parce qu'on examine tous les briefs qui nous sont donnés. On essaie justement à chaque fois d'avoir cette petite touche d'originalité qui va faire que. Donc n'hésitez pas, venez nous voir pour un café, un thé, un verre d'eau glacée vu la canicule. Faites ce que vous voulez, mais en tout cas, nous chez Diverta, on serait ravis de pouvoir échanger avec vous.
- Speaker #1
Merci beaucoup Théa, est-ce que tu peux nous donner une recommandation culturelle pour terminer ? Un livre, un film, ce que tu veux.
- Speaker #0
J'en ai une très bonne. J'ai découvert ce matin un livre qui s'appelle Nous les Français, qui est écrit par Raphaël Lorca et Jean-Laurent Kesseli. Et pour le coup, brillant. C'est une photographie vivante de notre société. C'est un livre qui est pratiquement soldat un peu partout, d'ailleurs. J'ai appris ce matin. Je vais essayer d'arriver à le rechercher. Et c'est autant sur les sphères économiques, de société, d'environnement, de ce que vous voulez, où c'est aujourd'hui que pensent vraiment les Français. C'est quoi leur manière de consommer. Je suis une fan de Neuromarket, donc moi, ça m'a fascinée. tout ce qui est la psychologie du consommateur, etc. Et clairement, aujourd'hui, qui sont les Français ? Pourquoi ils votent ? Pourquoi au contraire ils votent pas ? Qu'est-ce qu'ils attendent ? Qu'est-ce qu'ils veulent ? On sort de la photographie politique, c'est beaucoup de photographie économique, industrie, savoir-faire. Aujourd'hui, pourquoi vous consommez plus de café ? Et c'est des sujets de société, donc t'as autant la retraite que la dette, que des sujets beaucoup plus thématiques, on va dire, avec c'est quoi votre manière de vous alimenter ? Pour vous, est-ce que vous croyez en la soins alimentaires ? Est-ce que pour vous, les réseaux sociaux, c'est essentiel ? Ou est-ce qu'on travaillera des alternatives ? Enfin bref, tous ces sujets-là, moi, ça m'a passionnée. Et j'espère que ça vous passionnera aussi, mais ça serait marrant au cours, en tout cas.
- Speaker #1
Merci, Théa.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Pierre.
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté MSI. Je m'appelle Pierre, je suis le cofondateur de l'Egywatch, la plateforme qui révolutionne et facilite votre veille parlementaire.