- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue dans le podcast Imprévu, parce que l'imprévu fait partie de notre quotidien d'entrepreneur et qu'au-delà de nos réussites, il est temps de valoriser notre capacité à transformer les obstacles en opportunités. Je m'appelle Alexane Roux et comme tout entrepreneur, je me suis beaucoup questionnée, je me suis trompée, j'ai parfois eu peur de tout perdre mais je me suis toujours relevée. Imprévu, c'est le podcast qui vous fait découvrir les dessous de l'entrepreneuriat. On raconte ici des parcours d'entrepreneurs, le mien, celui des autres, ces chemins qui peuvent parfois vous sembler tout tracés mais qui en réalité sont semés d'embûches. On se retrouve un lundi sur deux pour rentrer dans l'intimité de ceux qui inspirent, qui marquent l'histoire à leur façon et qui face à l'imprévu n'abandonnent jamais.
- Speaker #1
On se retrouve aujourd'hui pour une nouvelle interview du podcast et pour cette nouvelle interview, je suis à Paris. Je suis venue rencontrer Laura Pouliquen, qui est elle-même animatrice de podcast, d'événements, qui est hôte du podcast L'Aléa, donc la thématique se rejoint, et qui est aussi rédactrice Ghostwriter LinkedIn. Elle va pouvoir nous en parler. Salut Laura !
- Speaker #2
Salut Alexane !
- Speaker #1
Ça va ?
- Speaker #2
Très bien, je suis ravie d'être avec toi aujourd'hui, et en plus, j'ai réalisé ce matin, on est le 8 mars, belle journée ! pour discuter entre femmes.
- Speaker #1
C'est clair. Et puis, j'ai deux interviews prévues aujourd'hui, donc ça ne pouvait pas mieux tomber. Tout à fait. Merci d'avoir accepté mon invitation et de passer de l'autre côté.
- Speaker #2
Avec plaisir. C'est un exercice qui est différent de d'habitude. J'ai justement beaucoup moins l'habitude de me livrer et de discuter. J'ai plutôt l'habitude de poser les questions, mais c'est un exercice intéressant.
- Speaker #1
Justement, je trouve ça intéressant de donner la parole. Est-ce que pour les auditeurs qui ne te connaissent pas, tu pourrais te présenter, nous dire qui tu es, ce que tu fais, bien mieux que je n'ai pu le faire auparavant ?
- Speaker #2
Ben non, justement, tu as très bien travaillé. Je m'appelle Laura Poulikène, j'ai 35 ans, je suis mariée à Arthur depuis 7 ans. J'ai deux enfants en bas âge, Victoire 4 ans et demi et Gaspard 2 ans, presque, dans un mois. Moi, je suis entrepreneur depuis 4 ans. dix ans en CDI, dans la communication digitale. Je me suis lancée il y a quatre ans, pas en France, à Dubaï.
- Speaker #1
Tu habitais là-bas ?
- Speaker #2
Oui, j'ai habité là-bas pendant trois ans. Et je suis depuis, du coup, un an à Paris. Et voilà.
- Speaker #1
Et du coup, tu t'es lancée un peu de temps après l'arrivée du coup de...
- Speaker #2
Exactement. En fait, j'ai eu ma fille en juillet 2019. J'étais en congé mat. J'ai continué mon CDI. On est partis à Dubaï en janvier 2020. Et en fait, j'ai quitté mon CDI, j'ai fait une rupture pour suivi de conjoint. Et je me suis installée à Dubaï. Et en fait, c'est au moment où ma vie entrepreneuriale a commencé. Donc en fait, on peut dire que je me suis expatriée. J'ai eu ma fille et je me suis lancée dans l'entrepreneuriat en cinq mois.
- Speaker #1
Ok, quel courage ! Il fallait assumer tout ça.
- Speaker #2
Donc c'était sport.
- Speaker #1
Oui, effectivement, je comprends.
- Speaker #2
Ouais, ouais.
- Speaker #1
Et à la fois, j'imagine que c'était un moteur. Moi, c'est un message que j'aime beaucoup faire passer.
- Speaker #2
Ouais, c'était un moteur. Alors, pour ne pas vous cacher, moi, j'ai vraiment traversé une grande, grande crise de sens là-bas, justement, parce que ça a été beaucoup d'émotions d'un coup, beaucoup de bouleversements d'un coup. J'ai eu un postpartum que j'ai vécu toute seule, loin de ma famille, à l'autre bout du monde. On était aussi dans le Covid. On est arrivés en mars 2020.
- Speaker #1
La totale ?
- Speaker #2
La totale.
- Speaker #1
Ok, c'est bon, je suis servie, niveau prévue, on n'est pas mal.
- Speaker #2
Alors, ouais, ouais, ouais. Je pense que tu ne pouvais pas mieux tomber. Donc, ouais, du coup, grosse crise de sens et une arrivée dans l'entrepreneuriat pas forcément évidente parce que forcément, en plus, quand on devient maman, il y a des priorités qui changent, un mindset qui change, des choses... avec lesquelles on était moins connectés.
- Speaker #1
Des peurs qui arrivent aussi.
- Speaker #2
Des peurs qui arrivent, exactement. Vraiment, donc un bouleversement. Si c'était à refaire, je le referais, parce que je pense que tout arrive pour une raison et que toutes les choses sont là, parce qu'elles doivent être là. Mais il y a des lancées dans l'entrepreneuriat qui sont moins secouantes.
- Speaker #1
Et comment tu te lances justement dans l'entrepreneuriat ? Qu'est-ce qui te met le pied à l'étrier ?
- Speaker #2
Alors déjà, moi, j'étais en CDI, donc dans la communication digitale, depuis dix ans, mais j'étais vraiment la nana des side projects. Donc même à côté de mon CDI, je donnais des interviews justement à côté de mon boulot sur des after work le soir, sur l'entrepreneuriat notamment. J'avais créé un blog que j'ai tenu pendant plus de dix ans. J'étais créatrice de contenu sur Instagram. Je pigeais pour des magazines. Donc,
- Speaker #1
je faisais beaucoup... Tu n'es pas arrivée là par hasard. Non,
- Speaker #2
je faisais beaucoup de choses et j'avais un gros esprit entrepreneurial. Et voilà, pour moi, à partir du moment où on est porteur de projet, c'est l'entreprenariat. Donc déjà, j'avais ce désir. Après, je n'avais pas eu le contexte forcément pour me lancer. Je n'avais pas forcément eu l'aléa, l'imprévu, le contexte, l'opportunité. Je l'avais dans un coin de ma tête, mais ce n'était pas le moment. Et en fait, quand mon mari a eu cette opportunité de partir à Dubaï, je me suis dit, c'est le moment pour quitter mon CDI. Surtout quand on fait un CDI pour suivi de conjoint, on a le chômage quand on rentre en France, si on respecte un certain délai. Donc c'était quand même assez sécurisant. Je me disais, au pire, si on rentre...
- Speaker #1
Tu n'as rien à perdre.
- Speaker #2
Voilà, je n'ai rien à perdre. Donc je me suis lancée là-bas. J'ai vu beaucoup de coachs, beaucoup de thérapeutes au départ pour comprendre où j'en étais. Naturellement, je n'ai pas fait de bilan de compétences. Parce que ce n'est pas quelque chose en lequel je vais me faire taper dessus. Mais ce n'est pas forcément quelque chose en lequel je crois. Ce n'est pas des outils que moi, je privilégie. forcément. Donc voilà, j'ai plutôt vu des coachs pour faire le point sur mes activités, faire le point sur ce que j'avais envie de faire.
- Speaker #1
Je rebondis quand même sur ce que tu dis, parce que je suis un peu de ton avis dans le sens où... quand tu portes un projet dans les tripes et dans le cœur, c'est-à-dire qu'à un moment, même si tu ne sais pas faire, tu apprendras à faire. Et qu'à mon sens, ce n'est pas qu'une question de compétence, mais c'est aussi une raison de valeur, de savoir-être, d'envie, de rêve, d'ambition, de plein d'autres choses que juste des compétences.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #1
acquises à un moment T.
- Speaker #2
Et en plus, il y a des formidables coachs qui ont compris cette dimension holistique, corps, cœur, esprit, qui prennent toutes les dimensions en compte. Mais c'est vrai qu'il y a certains, et en tout cas, c'est ce dont j'ai entendu parler à cette époque, il y a des bilans de compétences qui sont concentrés uniquement en plus sur l'aspect professionnel et complètement... oublier cet aspect personnel qui, pour moi, le professionnel ne va pas sans le personnel.
- Speaker #1
C'est une question d'équilibre, donc tu as besoin d'y réfléchir forcément.
- Speaker #2
Exactement. Donc en fait, c'est pour ça que j'ai vu d'autres coachs, j'ai fait le point sur mes activités, et puis je me suis lancée dans le podcast à 100%.
- Speaker #1
Donc tu as démarré comme ça.
- Speaker #2
Au départ, oui. J'ai démarré par le podcast.
- Speaker #1
C'était déjà l'aléa.
- Speaker #2
Donc c'était déjà l'aléa. Moi, j'avais lancé l'aléa. En fait, j'avais eu l'idée de l'aléa pendant mon congé maternité. parce que j'écoutais Bliss, j'étais fan du podcast Bliss.
- Speaker #1
Qui n'a pas déjà au moins écouté un épisode de Bliss. C'est clair.
- Speaker #2
Et puis j'avais cette casquette comme même journalistique, intervieweuse, donc ça avait beaucoup de sens pour moi de lancer ce podcast. Donc en fait, mon premier objectif, c'était de le faire décoller, de m'investir à 100% dessus avec une interview par semaine. En parallèle, j'ai lancé...
- Speaker #1
Une interview par semaine.
- Speaker #2
Ouais, une interview par semaine, il y a du taf. En parallèle, j'ai lancé une formation podcast à ce moment-là, que les personnes pouvaient suivre en fait en ligne. Et j'avais des clients en social media, puisque en fait, j'étais social media manager et copywriter avant en agence. Donc voilà, je suis restée plutôt dans ma zone de confort sur le social media et le copywriting. Mais j'avais ce podcast du coup que je souhaitais développer.
- Speaker #1
OK. Et aujourd'hui, qu'est-ce qu'il en est de ton activité,
- Speaker #2
de l'évolution ? Du coup, ça a évolué. Quatre ans après, j'ai fait beaucoup de choses. Je suis toujours dans le contenu écrit et dans le contenu audio. Je développe toujours ce podcast, l'Alia, et je me suis lancée dans le ghostwriting, dans l'accompagnement de chefs d'entreprise sur LinkedIn. puisque c'est une plateforme en fait que j'ai découverte entre temps sur ma route, qui a beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de potentiel.
- Speaker #1
Je suis vraiment d'accord avec toi.
- Speaker #2
Sur laquelle on peut se créer un personal branding abouti. Et du coup, c'est celle que je privilégie aujourd'hui pour moi-même pour trouver des clients et que, évidemment, que je privilégie pour mes clients puisque je les accompagne dessus.
- Speaker #1
Ok. Et justement, comment tu fais pour réussir à concilier vie de famille et vie d'entrepreneur ? Puisque je t'ai contactée pour une belle raison, une bonne raison en tout cas, et un sacré imprévu, c'est que tu as un challenge au quotidien. Ton fils ne dort pas beaucoup et donc toi non plus.
- Speaker #2
Oui, c'est ça, exactement. C'est à peu près une nuit sur deux avec des réveils. Sauf qu'on n'avait pas du tout connu ça, parce que ma fille a toujours très bien dormi. Donc, c'est vrai que c'est un challenge. Il a fallu composer avec.
- Speaker #1
Et c'est quoi ? C'est genre un réveil par nuit ?
- Speaker #2
C'est, on va dire... Ça dépend, en fait. C'est très aléatoire. Ça peut être cinq réveils comme zéro réveil. Ok,
- Speaker #1
tu sais jamais quand tu t'endors le soir, tu sais pas trop à quoi tu t'endors.
- Speaker #2
Non, exactement même si voilà, on a toute une routine et justement, on fait tout, on va dire, comme il faut on a vraiment la bonne routine de sommeil la bonne réassurance on a, voilà, donc t'es dans la recherche de solutions d'ailleurs pour ceux qui peuvent nous écouter que ça peut aider. On a testé beaucoup de médecines parallèles, comme la kinésiologie, notamment, qui est vraiment... Une kinésiologue, c'est une personne qui va intervenir sur les muscles de l'enfant pour libérer des énergies qui pourraient être négatives, des énergies qui peuvent être bloquantes. Donc ça, ça nous a beaucoup aidé. Ça lui a permis de lui, de s'apaiser. Mais voilà, on essaye beaucoup de choses, mais c'est vrai qu'on a Quoi qu'il arrive,
- Speaker #1
il y a quand même des nuits entrecoupées.
- Speaker #2
Oui, carrément.
- Speaker #1
Et quand on est une maman, maman de deux enfants, qu'on a cette challenge de sommeil et que le matin on se réveille, on gère les enfants, nounou, crèche, école, tout ça, et qu'après on doit bosser en fait toute la journée, comment on fait, comment on trouve l'énergie ?
- Speaker #2
Et bah comment on trouve l'énergie ? Bah déjà en fait la première chose qui moi m'a pris peut-être un petit peu de temps à réaliser, en fait c'est de se déculpabiliser et arrêter de se comparer aux autres. En fait moi je suis quelqu'un qui était très impatiente. Alors je le suis toujours, j'ai peut-être une partie de moi qui l'est toujours, mais je travaille beaucoup dessus. et aujourd'hui j'arrête complètement d'être impatient et surtout de me comparer aux autres en fait c'est pour ça que je me suis arrêté en fait de consommer beaucoup de contenu et que quand je vais sur les réseaux quand je suis sur un podcast je crée du contenu pour justement éviter de me comparer aux autres et me dire ok par exemple cette entrepreneuse elle va avancer plus vite que moi cette entrepreneuse elle va être ce stade là alors que moi je me sens à ce stade là parce qu'en fait on sait pas ce qui se passe dans la vie des autres on sait pas quels sont les contraintes des gens et je trouve que c'est un gros truc déjà à arrêter de faire. Et quand on arrête de faire ça, on se déculpabilise, on accepte les choses comme elles sont et ça fait du bien à tout le monde.
- Speaker #1
C'est marrant que tu abordes ça parce que c'était un sujet d'un de mes posts sur Instagram hier. Du coup, pour dire que j'avais mis le temps mais que j'avais arrêté de me comparer aux autres et que ça me permettait de prendre ma place et de ne pas chercher à être comme quelqu'un d'autre et surtout derrière, notamment puisqu'on parle beaucoup des réseaux. derrière Instagram on sait pas qui sont les personnes on sait pas leur chemin leur parcours les gens avancent ce qu'ils veulent en plus c'est ça mais on veut tellement juste montrer une image j'allais dire assez lisse de réussite parce que les gens félicitent les réussites et que l'échec est un peu pointé du doigt alors que je pense qu'on devrait tellement pas avoir cette culture là d'où le podcast imprévu pour montrer que bah ouais en fait on peut réussir mais tout en ayant tout un tas d'imprévus,
- Speaker #2
d'aléas au quotidien et puis surtout arrêtons de se comparer aux autres c'est notre propre chemin avec nos aléas et un chemin qui nous paraît comme ça plus rapide n'est pas forcément pour nous. Donc ça, déjà, accepter de faire ça, c'est déjà un mindset qui change. Et parce que moi, j'ai dû carrément m'arrêter de travailler. Alors pas pour le coup, pour le sommeil, mais nous, quand on est rentrés de Dubaï, j'ai pas trouvé de mode de garde. Donc c'était l'année dernière. On est rentrés en janvier 2022. Donc, je n'ai pas trouvé de mode de garde. Pas de crèche, pas de nounou. Moi, j'avais des clients. À ce moment-là, j'avais trois clients. J'ai dû arrêter. Parce qu'au début, j'ai concilié client et bébé.
- Speaker #1
Et vite, c'est l'enfer.
- Speaker #2
Et en fait, ce n'était pas possible.
- Speaker #1
Je l'ai connu pendant un an aussi.
- Speaker #2
Parce qu'en fait, je travaillais la nuit. J'étais stressée. Je n'arrivais pas à aller au bout des choses comme je le voulais. je me décevais. Je pouvais prendre le risque de décevoir. Donc, en fait, j'ai arrêté. Je me suis dit, OK, maintenant, j'avais le chômage. C'est parce que j'étais rentrée en France, donc j'avais cette aide. Je me suis dit, écoute, t'arrêtes maintenant et tu te concentres sur ta vie de maman et tu deviens maman au foyer, même si j'avais toujours mon podcast et tout ça. Et en fait, j'ai adoré. Je me suis épanouie dans ma vie de maman comme jamais. J'ai accepté cet imprévu et je me suis dit, non, mais en fait... ton bébé il sera petit mais juste tellement peu de temps dans ta vie donc prends ce moment et je me suis épanouie comme jamais alors que j'avais les contextes pour le faire et en fait je me suis épanouie comme jamais donc je savais que ça allait pas durer en plus trop longtemps parce que cette année je savais que j'aurais un mode de garde mais en fait j'ai kiffé ma période et en fait j'étais pas juste dans le mindset entrepreneur j'étais dans le mindset maman. Et en fait, je me suis prise de passion même pour l'éducation bienveillante que je ne connaissais pas. Et je trouve que dans l'imprévu, il y a beaucoup de choses qui se passent.
- Speaker #1
Il y a beaucoup de belles choses qui se passent.
- Speaker #2
Beaucoup de belles choses qui se passent. Et en fait, je me suis intéressée à l'éducation bienveillante, je me suis intéressée à la parentalité positive, je me suis intéressée sur l'alimentation des enfants. Je me suis intéressée à plein de choses. et jamais je ne m'y serais intéressée si je ne m'étais pas arrêtée si la vie ne m'avait pas fait que je m'arrête donc voilà, quand j'ai repris le travail cette année, j'étais très très heureuse de cette parenthèse et donc voilà, tu me demandes comment je fais, il y a déjà ça un gros travail de mindset ensuite aujourd'hui le mindset quoi qu'il en soit c'est la clé de tout de toute façon donc ensuite il y a aussi un gros travail de limite que je me fixe C'est tout bête, mais j'avais tendance à dire oui à tout. Maintenant, je dis non à beaucoup de choses.
- Speaker #1
Mais c'est tout bête. Alors, oui et non. Oui, en fait, c'est facile de se dire ça comme ça. Mais alors, tu sais, moi, je coache au quotidien des entrepreneurs. Et c'est un vrai sujet.
- Speaker #2
C'est un truc de fou.
- Speaker #1
Et imposer ses propres limites, c'est aussi se respecter.
- Speaker #2
Complètement. Et moi, d'ailleurs, c'est drôle parce qu'il y a encore deux ans, je faisais des posts Instagram en disant Oui, non, mais je dis oui à tout parce que je ne veux pas lâcher des opportunités. Et je me souviens qu'à l'époque, j'avais déjà des entrepreneuses plus aguerries, plus développées qui me disaient Ah non, c'est le contraire pour moi. Et je ne comprenais pas trop.
- Speaker #1
Mais on a besoin d'explorer aussi, en fait.
- Speaker #2
Et aujourd'hui, je dis non. Et j'en ai parlé plusieurs fois sur LinkedIn, d'ailleurs. L'année dernière, du coup, pendant que je gardais mon fils, j'ai dit non à des belles opportunités. Mais en fait, je n'ai pas regretté parce que je me suis dit, si elles doivent se représenter, elles se représenteront. Ce n'était pas le moment pour moi. Je n'aurais pas pu travailler comme il fallait. Ça m'aurait généré beaucoup plus de stress que de satisfaction. Donc en fait, maintenant, j'apprends à dire non. Je me connais aussi. Et ça, pareil, ça ne fait pas longtemps que j'ai mis en place ça parce que... Alors évidemment, en tant qu'entrepreneur, il faut se connaître. Moi, j'ai fait beaucoup d'outils pour de connaissances de moi. Ce que je conseille, moi, c'est beaucoup l'human design, le thème astral, le thème numérologique. C'est des belles données. Des outils,
- Speaker #1
des clés de connaissance de soi qui permettent de partir.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #1
De l'opposé de qui on est vraiment.
- Speaker #2
Et en même temps, de savoir si... Moi, ça m'a confirmé que j'étais à ma bonne place. Tous ces outils m'ont confirmé que j'étais à ma place. Donc voilà, je ne peux que les conseiller. Et en fait, aujourd'hui aussi, je me connais dans ma façon de travailler. Je sais très bien qu'avec des nuits courtes et avec des enfants en bas âge, le matin, je dois tout donner. Mais vraiment, moi, en me connaissant, le matin, je dois tout donner. C'est-à-dire que le matin, je mets toutes mes tâches créatives. Je dépose mes enfants à 8h, 8h20. 8h45, je suis chez moi. Je me fais mon café.
- Speaker #1
Et là, tu es ta bulle de créativité, quoi.
- Speaker #2
Exactement. et je sais que c'est cette période 9h jusqu'à et c'est pour ça que je mange quand même tard jusqu'à 13h30 14h je vais faire toutes mes tâches qui me demandent d'être à fond d'être en full capacité donc j'écris mes posts LinkedIn pour mes clients j'écris des interviews podcast je réponds à des mails importants je fais des stratégies quand je dois quand je dois mener des stratégies édito justement pour LinkedIn je sais que c'est le matin que je dois aller au match parce que après ma pause déj terminé je vais ouais en fait je vais devoir aller sur plus des montages podcast qui vont moins me demander d'efforts créatifs ouais pour faire la technique mais t'as pas besoin d'activer le cerveau j'ai pas besoin d'activer tous mes neurones à 100% je vais même pouvoir faire des interviews podcast tu vois parce que bah ça me donne moins d'efforts parce que je les aurais bien préparés quand même à l'avance je me laisse porter aussi voilà je me laisse porter par l'échange je vais faire mes tâches admin il faut être concentré mais c'est pas non plus c'est pas ma zone de génie donc c'est pas là où les clients m'attendent ça je sais que mais parce que j'ai testé beaucoup de choses et je sais que voilà le matin ouais mais c'est encore un bon message en fait il faut juste tester et trouver la route qui nous convient et et adapter à notre vie et à notre challenge de vie exactement donc après je vais faire toutes ces pauses tu vois je vais me prendre un café avec une copine je vais faire voilà je vais faire plus voilà l'après-midi des choses qui me demandent moins d'efforts intellectuels et puis après je récupère mes enfants en plus à 5h voilà et donc après je travaille enfin je travaille je travaille c'est une autre forme de travail mais je suis à fond avec eux pendant deux heures moi je coupe complètement c'est un job à parentier arrête pas moi faut pas vous faire le tir ouais je coupe complètement et puis après parfois et souvent c'est le dimanche soir moi parce que mes épisodes de podcast sortent le lundi et que j'aime bien préparer ma semaine le dimanche soir je prépare toujours ma semaine à l'avance avec voilà ma tout doux là où je dois mettre principalement mon énergie et tout ça Je sais que du coup, le lundi, j'attaque d'une bonne manière.
- Speaker #1
Oui. Concrètement, ce qu'on retient, c'est que tout est une question d'organisation et de connaissance de soi.
- Speaker #2
Oui, exactement.
- Speaker #1
Même avec peu d'heures de sommeil, il faut aussi laisser de la flexibilité dans son horaire, dans son planning. Oui,
- Speaker #2
oui.
- Speaker #1
super merci beaucoup pour ce partage merci t'as d'autres clés à nous partager ?
- Speaker #2
autre chose mais je trouve que c'est encore plus adapté à le rappeler le jour des droits de la femme ouais mais j'engage mon mari à 100% dans les tâches ménagère dans les tâches avec les enfants alors nous on a une répartition vraiment à 50-50 et je ne veux et n'accepte de ne rien prendre de plus que lui c'est comme ça merci pour ce partage on
- Speaker #1
est vraiment alignés sur nos messages parce que j'ai publié sur l'indien ce matin aussi par rapport à ça pour dire que En fait, derrière cette journée des droits de la femme, l'égalité, etc., il ne faut pas oublier qu'il y a des hommes aussi qui ont évolué. Exactement. Et ton mari et mon mari en font partie. Parce que je disais, mon mari fait le ménage, c'est lui qui emmène les enfants à l'école.
- Speaker #2
Ah bah oui.
- Speaker #1
En fait, il est là à 2000%. Et en plus, il me soutient, c'est-à-dire que c'est l'homme de l'ombre. C'est celui qu'on ne voit jamais. Oui. qui, du coup, est entrepreneur avec moi. On est associés. Il fait toute la partie technique.
- Speaker #2
Trop bien.
- Speaker #1
Mais aujourd'hui, il me permet, en fait, de prendre cette place, d'être une femme épanouie. Exactement. Et donc, il ne faut pas oublier aussi, et je pense que c'est un beau message parce qu'on parle de l'égalité. Et donc, il ne faut pas rentrer, à mon sens, avec un point de vue dans l'ultraféminisme.
- Speaker #2
Ah oui, complètement.
- Speaker #1
Encore une fois, on est là pour parler d'égalité, d'équilibre. Et donc, il y a des hommes qui nous permettent aujourd'hui d'être les femmes qu'on est et qu'on aurait pu être quelques années plus tard.
- Speaker #2
Et c'est ce qu'on dit toujours. Derrière un grand homme, il y a une femme de l'ombre. Derrière une grande femme, il y a un homme de l'ombre. En fait, il y a toujours quelqu'un. Derrière Barack Obama,
- Speaker #1
il y a Michel. Et derrière Michel,
- Speaker #2
il y a Barack. Et en fait, moi, c'est ce qu'il a intégré aussi, parce qu'il a pu avoir un discours. Oui, mais toi, t'es entrepreneur, t'es plus flexible. Mais en fait, non, mon gars. Je ne suis pas plus flexible, en fait. Il disait, alors oui, j'ai une flexibilité que je choisis dans le sens où je vais chercher mes enfants à 5h, 5h30, plutôt que de les laisser avec une nounou et d'aller les chercher à 6h30. Oui, ça, je me l'octroie. Lui, il rentre un peu plus tard du travail que moi. Mais par contre, dans la journée, si j'ai des impératifs clients, si un enfant est malade, moi, si j'ai des impératifs, je ne peux pas passer moins que lui, en fait. enfant malade, lui, il va prendre des télétravails au même titre que moi. Il va faire le ménage. Il va chercher les enfants aussi quand j'en ai besoin et quand je vais avoir un rendez-vous à ce moment-là.
- Speaker #1
Et attention, si on se laisse porter par cette flexibilité aussi en tant qu'entrepreneur, on ne gagne pas notre vie. Bien sûr,
- Speaker #2
exactement. Il y a des objectifs business d'arrêt, en fait. Donc, voilà. Donc, oui, oui, dans ça. Et j'ai de la chance d'avoir peut-être trouvé un mari de base qui a eu cette éducation-là. Et donc, c'était évident, il a pas du tout dû être formé par moi par rapport à ça, mais quand même il y a des piqûres de rappel qui sont bonnes à avoir et même pour celles qui nous écoutent aujourd'hui, vous n'avez pas à faire plus que votre mec en fait et c'est pas acceptable tout simplement enfin pour moi c'est pas acceptable donc voilà, ça c'est un message aussi, c'est qu'aujourd'hui on se lève à deux c'est pareil pour le sommeil de l'enfant pour le coup parce que On a parlé de cet imprévu-là. Oui,
- Speaker #1
pour les réveils nocturnes.
- Speaker #2
Les réveils nocturnes, c'est à tour de rôle. Même, j'avoue, il se réveille un petit peu plus que moi parce qu'il gère mieux le manque de sommeil que moi. Ça, c'est une question de métabolisme. Et ensuite, le dernier message, c'est de trouver des petites techniques pour cumuler les deux quand on doit garder un enfant. Moi, par exemple, ce que je faisais, c'est que je faisais des balades en poussette l'année dernière et j'écoutais mes épisodes de podcast que j'avais déjà montés. pour voir en fait les derniers raccords à faire.
- Speaker #1
C'est des astuces, ouais. C'est top.
- Speaker #2
C'était des petites choses comme ça où je me disais, OK, c'est bon, je vais faire la balade en poussette et je m'écoute mon dernier épisode et je notais sur mes notes, bon là, à 10 minutes, tu reprends ce passage-là et tout. Il y avait ça, des calls en marchant aussi. Je faisais mes calls, parfois, ils faisaient des siestes en poussette. Et du coup, moi, je faisais mes calls, je prenais des calls pro. Ça me permettait, en fait, du coup, de continuer à être active et de ruser pour...
- Speaker #1
Bienvenue dans la vie d'une warrior.
- Speaker #2
Voilà, c'est ça. Et ça, c'est aussi des choses qu'il est possible de faire.
- Speaker #1
Ok, merci pour tous ces partages et toutes les clés que tu délivres dans cet épisode je finis toujours généralement cet épisode de podcast en posant la question signature mais là qui est un peu bancale avec le sujet des enfants, j'allais dire et si c'était à refaire ? Alors tu m'as déjà répondu au démarrage, je te parlerai pas d'enfants, clairement, on va là pour parler de ce sujet, et peu importe les challenges qu'on a, nos enfants ça reste nos enfants on les aime du plus profondément de notre cœur mais tu vois, est-ce qu'en termes d'organisation etc il y a des choses que tu referais différemment ?
- Speaker #2
J'aurais tendance à te dire que non, parce qu'encore une fois, et c'est vrai que je te l'ai dit au début du podcast, je pense qu'en fait, on a tous un chemin d'apprentissage qui nous est propre. Je pense qu'on apprend en fait de chaque étape pour s'améliorer la fois d'après.
- Speaker #1
Tellement.
- Speaker #2
Non, franchement non.
- Speaker #1
C'est vrai qu'on se construit, on évolue avec notre propre chemin de vie.
- Speaker #2
Voilà, c'est ça. Donc en fait, non.
- Speaker #1
Merci beaucoup Laura pour cet échange, pour ces partages pour toutes les clés que tu as délivrées dans cet épisode j'étais ravie de te rencontrer De même,
- Speaker #2
c'était un plaisir
- Speaker #1
Laura, peut-être une dernière petite question si on veut te suivre, si on veut échanger avec toi où est-ce qu'on va ?
- Speaker #2
Alors sur LinkedIn, Laura Pouliquen sur Instagram, laufromparis C'est mes deux comptes en fait qui relient tout tout ce que je fais, toutes mes activités toutes mes valeurs, tous mes centres d'intérêt
- Speaker #1
Ok, génial, merci Laura Merci, à bientôt
- Speaker #0
Cet épisode est maintenant terminé, merci pour votre écoute. J'espère que cette histoire vous a inspiré, qu'elle nourrira votre propre parcours et qu'elle vous donnera les clés pour relever les défis. Si vous souhaitez aller encore plus loin ou me contacter, je vous invite à me retrouver sur les réseaux sociaux sous mon nom, Alexane Roux. En attendant, je vous souhaite une très belle journée et vous retrouve dans 15 jours pour un nouvel épisode inspirant.