- Sandrine Corbiau
Bienvenue dans cette mini-série de « J'ai 50 ans et à l'heure » . Alors avec Catherine Schwennicke, on va prendre quelques minutes tous les jours pour partager une citation de son livre. Une phrase simple à laisser infuser dans la journée et à regarder. A votre façon. Alors bonjour Catherine,
- Catherine Schwennicke
bonjour Sandrine,
- Sandrine Corbiau
et bienvenue dans cette deuxième petite capsule sur la prise de conscience qu'on a envie de vous partager aujourd'hui, qui est une citation d'Épictète, ce ne sont pas tant les choses qui nous font souffrir que l'idée qu'on en a. Alors Catherine, d'abord Épictête,
- Catherine Schwennicke
c'est un philosophe grec, je pense ? C'est un philosophe grec, un stoïcien. qui est né en 50 après Jésus-Christ. Et voilà, il est un soviétien comme Marc Aurel. Cette citation, en fait, elle met en évidence le fait que ce sont nos conditionnements, nos apprentissages qui vont influencer notre regard, nos interprétations sur la réalité et qu'en fonction de ce regard et de ces interprétations, on va interpréter la réalité comme chouette ou pas chouette, agréable ou désagréable. Mais que ce ne sont pas les choses, comme il dit, ce ne sont pas les choses qui nous font souffrir. C'est-à-dire que la réalité, elle est ni agréable ni désagréable. Mais dû à nos conditionnements, nous, on va juger, en fait. On va dire, ça c'est agréable, donc c'est chouette. Ça, c'est désagréable et ce n'est pas chouette, mais c'est beau en soi. Et je trouve qu'un exemple qui est intéressant, c'est souvent avec les parents, quand ils disent, ah, cet enfant est mal élevé. Parce que juste, il n'a pas été conditionné de la même manière que eux ont été conditionnés, en ce qui concerne en tout cas la manière de manger à table. Mais ils ne mangent pas mal, ils ne sont pas impolis, c'est juste une autre manière de manger. Il y a aussi un exemple, moi, qui m'a beaucoup frappée, c'est notre rapport à la mort. Nous, on a été conditionnés à ressentir et penser que quand quelqu'un de cher meurt, c'est triste. Alors que dans certaines cultures, ils font la fête autour du feu, parce que pour eux, leur apprentissage ou leur conditionnement, c'est que c'est une fête que le corps meurt et que l'esprit est libéré de ce corps, et donc ils sont en joie. Donc voilà, tout est une question d'interprétation et d'apprentissage.
- Sandrine Corbiau
Oui, et donc ça fait référence à nos croyances aussi ?
- Catherine Schwennicke
Tout à fait.
- Sandrine Corbiau
Est-ce que tu aurais un exercice pour nous aider à sortir de nos croyances, de nos conditionnements ? En tout cas, de prendre conscience que souvent on est là-dedans. Est-ce qu'il y a une petite chose qu'on pourrait appliquer aujourd'hui ou dans les jours qui viennent ?
- Catherine Schwennicke
Comme tu dis, déjà prendre conscience que ce n'est qu'une interprétation et d'imaginer ce que d'autres personnes pourraient ressentir face à cette même réalité. Et nous, on a quand même tendance à faire valider notre manière de voir les choses par notre entourage. J'ai quand même raison de trouver que ça, ce n'est pas chouette. Ah, c'est trop chouette. Et tout le monde va dire, ah oui, c'est vrai. Mais en fait, tout ça, c'est faux. Les choses sont. Donc moi, ce qui m'aide, c'est quand il se passe quelque chose, je me dis, c'est. Et mes conditionnements, mes apprentissages ou mes croyances me disent que c'est agréable ou désagréable. Mais en soi, ce n'est pas agréable ou désagréable.
- Sandrine Corbiau
OK, ce serait peut-être aussi changer de place. Prendre la place de l'autre et voir la situation à la place d'un autre, qu'il y a une autre culture, ou qu'il y a une autre façon de grandir, ou pour sortir de ça.
- Catherine Schwennicke
Oui, tu vois le dessin où il y a deux bonhommes qui sont devant un site et un oeuf, c'est vraiment ça. Ça dépend du point de vue qu'on a.
- Sandrine Corbiau
Eh bien, merci. Dans ton livre, sur cette citation, il est mis aussi, il n'y a pas de situation objectivement stressante. Tout est une question de... regard,
- Catherine Schwennicke
d'état d'esprit.
- Sandrine Corbiau
Merci Catherine, on vous souhaite une bonne journée et on espère que cette citation va vous inspirer tout au long de cette journée ou à un moment donné.
- Catherine Schwennicke
Merci Sandrine, bonne journée à tous.
- Sandrine Corbiau
Merci.