Speaker #0Si vous vous posez des questions comme comment trouver plus de clients et faire décoller mon business, comment vendre mes services sans me sentir trop pushy, comment être plus visible sur les réseaux sociaux, alors vous êtes au bon endroit. Bienvenue dans le podcast Je peux pas j'ai business. Je m'appelle Aline, je suis coach de l'entreprise. coach business diplômé depuis 2019 et ce podcast a été créé pour vous, pour vous aider à développer le business de vos rêves, un épisode à la fois. C'est comme avoir une coach business dans votre poche, prête à vous donner le petit coup de pouce ou le botage de fesses dont vous avez besoin. Alors installez-vous confortablement et c'est parti pour l'épisode du jour. Il y a quelques jours, je suis tombée sur le post Instagram d'une entrepreneur nord-américaine, alors je n'ai plus son nom, je suis désolée, où elle disait cette phrase « soigner mon égo a littéralement tué mon ambition. Cette phrase a fait un peu un tilt chez moi parce qu'elle m'a parlé de fou et j'avais envie de creuser le sujet avec vous parce que c'est un sujet, moi, sur lequel je me suis déjà beaucoup interrogée de par mon expérience personnelle et puis même ce que j'observais autour de moi chez mes potes entrepreneurs, les personnes qui étaient là depuis longtemps, etc. Pour vous donner un petit peu le contexte, et j'en profite pour lui faire une petite dédicace à travers cet épisode de podcast, en 2022, je discutais avec une très chère amie à moi qui s'appelle Nina, Nina Ramen pour ceux qui la connaissent, et on se demandait si on soignait nos névroses d'entrepreneurs. Est-ce qu'on performerait toujours autant ? Et une observation que moi j'ai faite, et je vous donnerai après mon exemple personnel aussi, c'est que tous les entrepreneurs autour de moi que j'ai vus avoir une réussite fulgurante sont souvent driveés un peu au-dessus des limites du raisonnable par leur ego ou leur névrose. C'est-à-dire qu'ils vont travailler un nombre effarandeur, ils vont avoir plein de moves dans leur business, alors on peut juger certains éthiques, pas éthiques, etc. Mais en tout cas, ils vont oser ce que peu de personnes osent. Ils vont être hyper réactifs, ils vont bosser à 24, ils vont être stressés, il va y avoir beaucoup d'anxiété, il va y avoir une espèce de course à la performance. Et sans poser du tout de jugement sur ce comportement, on observe que certaines personnes poussent leur corps et leur esprit un petit peu au-delà des limites de ce qu'on pourrait qualifier de raisonnable ou de normal ou de commun. Et du coup, la question que je me suis posée, c'est qu'est-ce qui nous pousse, qu'est-ce qui nous drive à aller au-delà de ce que notre corps, qui lui cherche... la tranquillité, la paix et son confort peut normalement accepter. Et en fait, moi, dans mon cas personnel, et ça, c'est mon histoire, moi, je sais que mon besoin d'admiration, mon besoin d'amour, qui, chez moi, est très relié à la performance, parce que de par mon éducation et mon enfance, on m'a appris que bon élève, bonne note égale beaucoup d'amour. Donc, c'est mon moyen, moi, d'avoir de l'amour. En fait, c'est ça qui m'a drive pendant longtemps, et qui me poussait à travailler nuit et jour, à travailler le week-end. à ne pas compter mes heures, à être beaucoup disponible pour les gens et à performer, performer. Et en fait, en soi, ce n'est pas une mauvaise chose parce que ça m'a aidé à atteindre hyper rapidement des résultats. En moins de 30 mois, j'ai fait mon premier million avec mon business dans une industrie dans laquelle je démarrais totalement. C'est un chiffre d'affaires que j'ai pu maintenir sur les années suivantes. J'ai construit une équipe, j'ai eu une certaine visibilité, etc. Donc finalement, sur le papier, c'est quelque chose qui m'a plutôt servi. Mais si je suis très honnête avec ce qui me poussait à ce moment-là, c'était des névroses. C'était des... je ne suis pas assez, c'était des envies de prouver quelque chose. Et même si, évidemment, j'étais heureuse de pouvoir aider des gens, d'avoir un impact et tout, ça nourrissait à 2000% quelque chose dans nos égaux. Et je suis persuadée que toutes ces personnes qui surperforment et qui ont des résultats exceptionnels sont driveées par leur propre névrose, par leur égo et par leur désir de prouver quelque chose. Encore une fois, je ne porte pas de jugement, parce qu'on voit aussi bien le revers de la médaille qu'on voit les aspects positifs à ça. Et du coup... j'ai élargi cette réflexion à l'ensemble des entrepreneurs et je me suis demandé est-ce que tous les entrepreneurs sont névrosés de manière globale ? Est-ce que c'est comme ça qu'on s'est performé ? Ou est-ce que c'est juste moi et ma petite histoire personnelle ? Donc la conclusion de ça c'est que oui, on est tous névrosés. On est tous statistiquement cabossés. Il y a une étude qui est sortie en 2019 dans le journal Small Business Economics qui a été menée par Michael Freeman où il est allé à la rencontre de 242 entrepreneurs. Et il leur a posé des questions sur leur santé mentale, comment ils prenaient soin d'eux, etc. Et en fait, 72% des personnes à qui il a parlé se sont dites affectées directement ou indirectement sur leur santé mentale. Et ce fameux Michael Freeman, il s'est rendu compte qu'il y avait 30% de plus de chances que les personnes fassent une dépression, 30% de plus de personnes qui avaient développé un TDAH ou avaient un TDAH depuis l'enfance, 12% de risques d'addiction en plus et 11% de risques de bipolarité en plus, vs le groupe témoin qu'il avait constitué à côté. Donc en fait, si vous êtes un petit peu cabossé, vous n'êtes pas une exception. Vous êtes littéralement dans la statistique. Après se pose effectivement la question de la poule ou l'œuf. Est-ce que c'est parce qu'on est devenu entrepreneur qu'on développe plus de sensibilité à toutes ces problématiques de santé mentale ? Ou est-ce que c'est parce qu'on a toutes ces sensibilités qu'on a choisi la voie de l'entrepreneuriat ? Franchement, moi je pense que les deux se défendent, les deux points de vue se défendent. Donc, partons du principe que les entrepreneurs, on est quand même un petit peu plus cabossés que le reste du monde et que ces névroses, aussi bien elles sont parfois délétères pour nous quand elles nous poussent dans nos retranchements en termes de santé physique et mentale, et en même temps, c'est quelque chose de super qui peut nous pousser à donner ce que peu de personnes sont en mesure de donner en termes de temps, d'énergie, d'implication, de discipline, de persévérance, etc. Et donc, ouvre-là ma question hyper importante et qui, moi, me passionne, c'est est-ce que guérir, ça veut dire performer moins ? Est-ce que quand on règle nos névroses, finalement, on ne tue pas un peu nos ambitions ? Est-ce qu'on ne réduit pas aussi un petit peu notre voilure ? Et est-ce que du coup, on va faire moins de choses parce qu'on va plus s'écouter, plus se respecter ? Moi, je suis partie du principe au début en me disant, en fait, oui, j'ai l'impression que oui, parce que je vois des gens exploser en plein vol. On a vu des entrepreneurs sur la place publique qui, parfois, explosaient en plein vol, étaient obligés de prendre des pauses parce que baronnotes, etc. Puis en fait, quand ils revenaient... Ils ne retournaient jamais vraiment là où ils étaient avant en termes de performance, de chiffre d'affaires, de viralité, de visibilité, etc. Et parfois, la société, elle nous amène à porter ce regard sur ces personnes en se disant « Ouais, est-ce que c'est parce qu'ils ont grillé leur seule cartouche ? Est-ce que c'est parce qu'ils ont perdu leur momentum ? Est-ce que c'est parce qu'ils sont obsolètes ? Est-ce qu'ils ont juste... leur moment est passé, il est fini, etc. ? Ou alors, est-ce que c'est parce qu'ils ont récupéré une relation tellement plus saine à eux, à leurs besoins ? Est-ce que peut-être leurs priorités ont changé ? » Moi, j'ai vu des entrepreneurs qui, à partir du moment où ils sont devenus parents, en fait, ils se sont calmés. Pas calmés en termes de personnalité, mais en fait, leur focus était sur leur famille. Ils étaient nourris par ça. Ça venait vraiment combler leurs valeurs. Et ils avaient moins ce besoin d'aller chercher l'admiration, l'amour, la performance via leur business. Mais du coup, d'apparence, leur business fonctionnait un peu moins bien, fonctionnait à voilure plus réduite. Et donc, vraiment, c'est quelque chose qui m'a fait peur. Je me suis dit, zut, est-ce que du coup, quand on soigne notre égo, ou quand on trouve vraiment l'amour et l'admiration qu'on cherche... autre part que dans notre business, ça veut dire qu'on performe moins, ce qui pour moi s'apparente un peu à un pire cauchemar, quelque chose que j'ai peut-être pas envie du tout de vivre. Et en même temps, si je dois être totalement honnête avec moi, je me souviens que lorsque j'ai atteint mon premier million du coup en 2022, en fait j'ai été super contente pendant 48 heures et après je suis tombée dans une espèce de crise existentielle qui a duré 5 semaines de me dire c'est quoi la suite ? Est-ce que du coup maintenant ça veut dire que c'est ma nouvelle normalité que je vais devoir le maintenir chaque année et du coup ça devient une nouvelle pression et plus une victoire et un objectif ? à quoi doit ressembler ma vie à partir de maintenant. Et plus j'ai fait ce travail sur moi, et là je ne vous parle pas de travail en mode def perso, je vous parle vraiment d'une vraie thérapie, on ne parle pas business, on parle de tout le reste. Et en fait, plus ça a apaisé quelque chose en moi, qui fait qu'aujourd'hui, je suis toujours ambitieuse, je suis driveée par ça, mais je suis moins dans la recherche de l'amour des autres à travers la performance et l'admiration, comme j'avais appris à le chercher pendant mon enfance. Et je suis beaucoup plus à l'écoute de mon corps qui me dit que non, en fait, on ne peut pas travailler H24 7 jours sur 7. J'ai toujours une très, très grosse capacité de travail. Je travaille entre 50, parfois 60 heures par semaine et ça ne me coûte pas grand-chose. Mais je suis quand même beaucoup plus à l'écoute de mon corps. Quand il y a un soir où je sens que ça tire un peu, j'arrête immédiatement. Là où avant, je me serais butée parce que je me disais non, non, non, il faut y arriver, il faut être efficace, il faut rendre le truc, etc. Et en fait, je trouve que quand on entame ce parcours de se soigner, on retrouve plus de sérénité, on se retrouve soi. On fait les choses avec plus de douceur. Donc, est-ce que ça tue notre ambition ? Je ne sais pas. En tout cas, ça tue la partie névrosée de notre ambition. On a toujours les mêmes objectifs. On accepte que ça se fasse en plus de douceur et que ça prenne du coup aussi plus de temps. Et il y a deux histoires qui m'ont particulièrement réconfortée et rassurée par rapport à ça. Parce qu'autant vous dire que moi, qui me définis beaucoup par mon ambition, quand j'ai senti qu'elle s'était un peu étiolée ou qu'elle était moins énervée qu'avant, j'ai pris peur. J'ai pris peur. Je me suis fait une crise identitaire. Mais qui suis-je ? Qu'est-ce qui se passe ? Etc. Et là, je me suis retrouvée, l'univers fait bien les choses, mais face à deux histoires qui ont popé sur mon feed des réseaux sociaux un jour, qui sont les histoires d'André Agassi et de Simone Biles. André Agassi, qui est donc un joueur de tennis américain, c'était le numéro mondial pendant des années. Et en fait, en novembre 1997, il est tombé. Il y a eu un effondrement. Il est retourné au 141e rang mondial. Alors vous allez me dire, ça va, etc. Quand on est numéro 1 pendant des années, c'est littéralement la chute. Et ça, c'était deux ans à peine après avoir été numéro 1. Il s'est retrouvé isolé, il y a eu une grosse perte de sens malgré la gloire qu'il avait connue. Et en fait, il est redescendu des Challengers, il est redescendu ramasser ses propres balles, tourner lui-même son tableau d'affichage. Et le 5 juillet 1999, c'est-à-dire deux ans après, il est redevenu numéro 1 mondial. Et sur les huit grands chelèmes qu'il a gagnés au cours de sa carrière, cinq de ceux-là, il les a gagnés après. être redevenu numéro 1. Et il a même eu un record qui lui est propre, puisqu'à 33 ans, ça a été le plus vieux numéro 1 de l'histoire. Donc c'est quand même un exemple que même après un effondrement, on peut toujours revenir et surperformer par rapport à avant. Et la deuxième histoire qui me touche beaucoup aussi, c'est celle de Simone Biles, du coup la gymnaste américaine, qui, on l'a beaucoup suivie, a été retirée de Tokyo en 2021 en plein direct pour des raisons de santé mentale. Elle a fait trois ans de thérapie hebdomadaire. Elle est revenue à Paris en 2024 lors des JO. Trois médailles d'or, une médaille d'argent. Et en fait, dans des interviews, elle a été hyper explicite au sujet de ce qu'elle a traversé de sa thérapie. Elle a dit « Mais voir ma thérapeute tous les jeudis, c'est presque religieux pour moi. C'est grâce à ça que je suis là aujourd'hui. » Et donc, ce que j'aime bien avec l'histoire de Simone, c'est qu'elle nous montre aussi qu'on peut soigner son égo, on peut se soigner en tant que personne et quand même reperformer par derrière à des niveaux quasiment surhumains. Et que finalement, ce n'est pas parce qu'on prend soin de nous et qu'on règle toutes nos névroses que ça veut dire qu'on ne performera plus jamais. Donc moi, je sais que je me rattache énormément à ça. Et je pense que la conclusion de tout ça, c'est de bien avoir conscience de qu'est-ce qu'on met comme carburant dans notre moteur. Est-ce qu'on met quelque chose qui est assez malsain pour nous et qui est... certes très efficace, mais qui peut potentiellement à la longue être délétère, comme notre besoin de performance, de prouver, d'admiration, notre recherche d'amour, ou est-ce qu'on met vraiment une passion, une discipline et une envie d'aider les autres, qui est un carburant que je vais juger un petit peu plus sain. Et pour savoir quel est le type de carburant que vous, vous êtes en train de mettre dans votre business, je vous propose des questions à vous poser et aussi un petit test. Les questions à vous poser, c'est... Si personne n'était jamais au courant de ce que vous étiez en train de faire, si personne ne devait jamais entendre parler de vous, est-ce que vous le feriez quand même ? Sous-entendu, est-ce que vous êtes en train de le faire pour la fame, pour l'admiration, pour la gloire, ou est-ce que vous êtes en train de le faire parce que ça vous plaît, ça vous passionne, ça vous prend aux tripes, et que quoi qu'il arrive, même si vous deviez faire ça toute seule dans votre coin toute votre vie, vous le feriez quand même ? Deuxième question à vous poser, c'est qu'est-ce que vous ressentez quand vous voyez quelqu'un, une concurrente, un concurrent, du même niveau que vous, mais qui réussit mieux. Si vous voyez ça comme une menace, souvent, c'est que vous êtes en train de carburer avec un carburant externe. La recherche de validation, d'amour, de confiance en vous, d'estime de vous, mais que vous déléguez dans le regard des autres. Si vous vous dites, ok, elle performe mieux que moi, je prends ça comme une information, ça veut dire que j'ai certainement des choses à améliorer, à mieux faire. Là, on parle d'un carburant interne, vous ne vous sentez pas menacé. Et du coup, vous avez aussi le test des 48 heures qui, pour moi, a été très, très révélateur. L'idée, c'est de chronométrer la prochaine fois que ça vous arrive, combien de temps dure la satisfaction après que vous ayez atteint un objectif. Si ça dure moins de 48 heures et que directement vous êtes en train de vous dire je pars sur l'objectif suivant ou ce nouvel objectif doit obligatoirement devenir ma norme et du coup ça devient une source de pression plus qu'une source de motivation et de satisfaction, ce n'était pas un objectif, c'était littéralement un pansement sur un besoin de quelque chose, que ce soit de l'amour, de l'affection, de la reconnaissance, que sais-je. Ça c'est entre vous, votre miroir et votre thérapeute. Mais du coup, c'est une fois que vous avez atteint votre objectif, combien de temps dure la satisfaction ? Très bon révélateur aussi. Donc, conclusion de cet épisode. Est-ce le meilleur move de soigner son ego ou non ? La réponse pour moi, c'est oui. Et je pense que le concept qui a tout changé, c'était de me dire je change de carburant. Je change le carburant que je mets dans mon moteur, dans mon ambition, dans ma passion de business. Au lieu de mettre des névroses, de l'ego, un besoin de prouver, quelque chose qui fonctionne, mais qui abîme la machine à long terme, On va mettre de la passion, de la discipline. Ouais, c'est un petit peu moins sexy. C'est peut-être aussi un peu moins facile à certains moments. Mais en fait, c'est beaucoup plus sain sur la durée. Voilà ce que je voulais vous partager aujourd'hui. J'ai hâte de savoir si ça vous a parlé, si vous êtes reconnus là-dedans. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Et à vous tous, je vous souhaite une merveilleuse journée, soirée, après-midi, nuit, où que vous soyez. Et je vous dis à très vite dans un prochain épisode. Bye tout le monde !