Speaker #0Si vous vous posez des questions comme comment trouver plus de clients et faire décoller mon business, comment vendre mes services sans me sentir trop pushy, comment être plus visible sur les réseaux sociaux, alors vous êtes au bon endroit. Bienvenue dans le podcast Je peux pas j'ai business, je m'appelle Aline, je suis coach de l'entreprise, je suis une coach de l'entreprise, je suis une coach de coach business diplômé depuis 2019 et ce podcast a été créé pour vous, pour vous aider à développer le business de vos rêves, un épisode à la fois. C'est comme avoir une coach business dans votre poche prête à vous donner le petit coup de pouce ou le botage de fesses dont vous avez besoin. Alors installez-vous confortablement et c'est parti pour l'épisode du jour. Lorsque j'ai commencé ces petits épisodes de podcast du mois d'août, lors du tout premier épisode, je vous avais partagé que ces deux dernières années avaient été extrêmement compliquées pour moi, aussi bien d'un point de plus pro que perso. que la vie m'avait mis des patates, que je m'étais sentie hyper déconnectée du contenu que je pouvais créer sur les réseaux sociaux, sur ce podcast, etc. Et que justement, l'intention que je me mettais avec ces podcasts d'août, c'était d'aborder le contenu avec plus de légèreté, plus de fun, de vous parler un petit peu des coulisses, etc. Et en fait, je vais être totalement honnête avec vous, j'ai grave procrastiné cet épisode de podcast où j'étais censée vous raconter tout ce qui s'est passé. Et je suis... ultra flippée à l'idée de vous le faire aujourd'hui. Pour être totalement honnête, j'ai même pleuré un peu en préparant cet épisode de podcast. Il y a des choses qui sont encore assez fraîches, mais je pense que c'est le bon moment pour moi de vous en parler et surtout, mon intention, c'est pas du tout de faire un épisode popcorn où je vous raconte ma vie en mode comérage ou de faire un épisode ouin ouin où je me plains, mais de vous partager ces trois gros apprentissages que j'ai faits qui ont été énormes, qui m'ont coûté très cher dans tous les sens du terme, vous allez vite comprendre pourquoi, et de vous montrer les mécanismes qui, chez moi, m'ont mené dans de telles situations, ce que ça m'a coûté, ce que ça m'a rapporté aussi, parce qu'il y a toujours les cadeaux cachés, etc. Et si ça peut aider une ou deux personnes parmi vous qui pourraient potentiellement se retrouver dans des situations assez similaires, alors on a tout gagné. Donc cet épisode, je le veux, qui reflète les coulisses, mais je le veux aussi inspirant pour vous, où vraiment vous allez pouvoir en partir avec des prises de conscience, ou alors peut-être des warnings sur des choses où vous vous dites, oula, si un jour je me retrouve dans la même situation, je ne referai pas les mêmes erreurs que Aline nous a partagées. D'ailleurs, avant de commencer, je voulais faire un petit avertissement léger. Je vais vous partager des choses pas très drôles, notamment en termes de santé mentale. Donc si actuellement vous êtes dans une journée un peu bad ou vous êtes dans une période difficile de votre vie, sachez-le avant d'écouter cet épisode. L'idée pour moi n'est absolument pas d'aller appuyer sur des boutons, sur des triggers. Donc sachez-le avant d'écouter la suite de cet épisode de podcast. Donc c'est parti pour mes trois gros apprentissages de ces deux dernières années, suite à mes trois plus gros échecs que j'ai vécu à titre pro et perso. Le premier apprentissage, c'est que j'ai confondu opportunité et bonne décision. Il se trouve qu'en fin 2023, début 2024, j'ai eu l'opportunité de racheter une entreprise, chose que j'ai faite et qui s'est concrétisée en avril 2024, donc il y a deux ans et demi maintenant, et ça s'est révélé être la pire décision de ma vie et une des pires erreurs de ma vie, parce qu'avec le recul, avec ce que je sais maintenant aujourd'hui, ce n'était ni le bon moment pour moi, ni la bonne entreprise pour moi. Et j'ai vu l'opportunité, j'y suis allée. Mais je n'aurais pas dû. J'ai commis tellement, tellement d'erreurs, certaines par manque de connaissances. Je n'avais pas suffisamment de connaissances pour vraiment comprendre ce dans quoi je m'embarquais, quels étaient les pièges à éviter, ce que j'aurais dû regarder, ce dont j'aurais dû me soucier avant. J'ai commis des erreurs par manque de temps. Comme The Big Boos était hyper prenant, je n'ai pas pu plonger autant que je voudrais dans... Tout ce qu'on appelle les due diligence, c'est-à-dire toutes les étapes qu'on est censé remplir avant un rachat. Et donc, c'est un petit peu comme si j'avais acheté une maison sans vouloir prendre le temps de la visiter. Et j'ai aussi commis des erreurs, si je dois être totalement honnête, par manque d'humilité, où mon égo a pris le dessus en pensant que, bien sûr, c'est de l'infoprenariat, je vais pouvoir faire la même chose qu'avec The Beboost, easy peasy, je maîtrise tout, je connais tout, c'est les outils, etc. Alors que pas du tout, pas du tout. Et en fait, pourquoi je vous dis que ça a été la pire erreur de ma vie ? parce que... dès les premiers mois Ausha, ça s'est avéré être un gouffre en termes de temps, temps que je n'avais pas, temps qui était nécessaire au développement de The Be Boost. J'ai essayé de faire les deux et je me suis mis complètement brûlée et je me suis mis dans des états émotionnels et mentaux pas possibles autour de ce choix à essayer de faire tout en même temps, d'éteindre tous les feux en même temps et c'est juste, ça n'a été pas possible. Et aujourd'hui, cette boîte, elle est fermée. C'est une décision que j'ai prise à l'automne 2025 et donc la boîte est fermée depuis début 2026, depuis plus de six mois maintenant. Mais entre... le coût de l'opération, le prix à la banque, les prestataires, les coûts de fonctionnement, etc. Ça m'a coûté littéralement des centaines de milliers d'euros, dont une bonne partie que j'ai dû rembourser à titre personnel pour fermer la boîte. Et ça m'a aussi coûté une des amitiés les plus précieuses de ma vie. Et ça, franchement, c'est un regret que j'ai, mais qui est juste énorme. Et donc ça, ça a été un énorme, énorme coup dur. J'y ai laissé vraiment pas mal de plumes. C'est un bon coup dans l'ego aussi. Mais les leçons que j'en retire, c'est un, comme je vous disais, d'avoir confondu opportunités. Et bonnes décisions, toutes les opportunités ne sont pas forcément des bonnes décisions. Et il faut apprendre parfois, on revient un peu au syndrome de l'objet brillant, mais à résister à cette faux mot et se dire est-ce que vraiment j'ai ce qu'il faut, matériellement, financièrement, logistiquement, en termes de posture et de leadership aussi, pour pouvoir prendre cette décision. Alors aujourd'hui j'essaie de me rassurer comme je peux en disant que de toute façon, si je ne l'avais pas fait, j'aurais passé le restant de ma vie à me demander et si, et si tu y étais allé. Aujourd'hui, je peux vraiment le dire, ce n'était pas du tout la bonne décision pour moi. Ce n'était pas le bon moment, ce n'était pas la bonne entreprise. Deuxième chose que ça m'a appris, c'est de faire attention des excès de confiance qu'on peut avoir envers nous-mêmes. C'est génial de croire en soi, d'avoir confiance en soi et de se surestimer, etc. Ça nous aide à faire plein de choses, mais parfois, ça peut nous brûler les ailes. Et en l'occurrence, c'est ce qui s'est passé pour moi. Donc maintenant, j'aborde les choses avec un petit peu plus de pragmatisme, on va dire. Et dernière leçon que ça m'a apprise, c'est le fait de toujours avoir un plan W. Quand vous faites quelque chose, surtout quand vous faites un move un peu ambitieux en business, il y a toujours un plan B, C, D, E, F jusqu'à la lettre Z. Parce que moi, ce qui s'est passé, la fermeture de cette boîte, le fait de devoir rembourser beaucoup de frais de site perso, c'était le plan W, c'était le plan Z, c'était la fin des plans. Je ne pensais jamais devoir en arriver là. Mais j'avais quand même prévu en fonction de ça, en me disant c'est quoi le pire scénario et comment est-ce que je l'anticipe et qu'est-ce qui se passera si jamais j'en arrive à là. On en est arrivé là. C'était la première fois de ma vie où je tombais dans le worst case scénario. Mais du coup, heureusement que j'avais anticipé parce que j'ai pu m'en sortir quand même et avoir le luxe de pouvoir prendre la décision de fermer cette boîte. Et quand je raconte cette histoire, quand j'en parle avec des proches, on me demande toujours aussi, c'est quoi un petit peu les cadeaux cachés ? Il y en a toujours, bien sûr qu'il y en a toujours. Déjà, je peux vous dire que j'ai eu énormément de connaissances techniques sur le sujet du marché d'entreprise. Donc ça, c'est hyper précieux. Je sais que c'est des choses que j'apporte beaucoup avec des entrepreneurs plus avancés dans les masterminds, etc. Donc, en termes de connaissances, c'est ouf. Je pense qu'en deux ans, j'ai dû prendre 10 ou 15 ans d'expérience sur le sujet. En termes de leadership, de posture, d'assertivité, de communication, d'arriver à mettre ses limites, ça m'a forgé ma personnalité là-dessus. Dans le sens où moi qui, avant, n'arrivais pas à mettre mes besoins en premier, n'arrivais pas à gérer le conflit, j'avais une peur énorme du conflit. j'arrivais pas à dire « Non, ça ne me va pas, voilà comment j'ai envie que les choses soient faites, etc. » Là, je peux vous dire que ça m'a littéralement soignée de tout ça. Et la dernière chose, on va dire le dernier skill que ça a développé chez moi, c'est vraiment cette capacité aujourd'hui à détacher au besoin mon émotionnel de mon business pour pouvoir prendre les bonnes décisions rapidement. Alors, sur le coup, ça n'a pas été rapide. C'est avec le recul, je pense que j'aurais dû la fermer plus tôt, cette boîte. Dès que j'ai commencé à voir que ça n'allait pas le faire et que ça mettait en danger The Bee Boost et ma santé mentale, j'aurais dû la fermer direct. J'ai un peu trop tardé à mon goût avec le recul que j'ai aujourd'hui, mais maintenant je sais que s'il faut prendre une décision, cette décision elle sera prise, elle sera prise rapidement même si elle est difficile. S'il faut retirer l'émotionnel d'une décision, je suis en mesure de le faire aussi, chose qui n'était pas du tout vraie il y a deux ans. Donc en termes de posture, ça m'a énormément bousculée, challengée et faite grandir à tel point, même à un moment, ça a été tellement avant-après que j'ai eu l'impression parfois de devenir une personne un peu plus froide. parce que j'étais moins en train de vouloir faire passer tous les besoins des autres et le bien-être des autres avant le mien. Mais avec le recul, c'était vraiment ce dont j'avais besoin. Le deuxième gros apprentissage que j'ai fait, c'est le fait de conscientiser à quel point rester et à quel point ne rien faire est aussi une décision. Je me suis mise en couple début 2024, après six ans de célibat. C'était une relation extraordinaire. Une relation, vu que je parle au passé, vous en doutez, qui est terminée aujourd'hui. Et assez vite, au bout de même pas un an, je me suis rendu compte que les dynamiques qu'on avait mises en place, elles n'étaient pas OK du tout. Encore une fois, j'ai opéré dans un mode de fonctionnement où je n'ai jamais réussi à mettre mes besoins en premier. Sauf que quand on vit avec quelqu'un H24 où on n'arrive pas à mettre ses besoins en premier, quand on est dans un business où aussi on met tous les besoins des autres avant les siens, on n'a plus aucune soupape de sécurité. On n'a plus aucun moment de respiration où on peut être soi-même, où on peut prendre soin de soi. Et ces moments-là, quand j'étais célibataire, je ne me rendais pas compte, mais c'était tous les moments où j'étais seule, le soir, le week-end, quand j'allais voir mes amis. Et là, d'un coup, je ne les avais plus parce que je n'ai pas réussi à recréer dans le couple un espace pour moi aussi, parce que j'étais toujours en train de vouloir faire passer les besoins de l'autre, etc. Ajouter en plus de ça un petit duo bien comme on aime, entre évitant, anxieux. Moi, je suis une anxieuse désorganisée pour ceux qui savent, etc. Bref, ça a fait des étincelles. Et en fait, très rapidement, mon intuition... m'a dit que quelque chose n'allait pas. Très rapidement, mon système nerveux a commencé à me lâcher et moi, je choisissais de rester. à chaque fois, malgré tous les signaux, en me disant que ça allait changer, etc. Et en fait, plus je choisissais de rester, plus je me suis sentie m'éteindre complètement au quotidien, me faire de plus en plus petite, étouffer, perdre mon étincelle. Et j'ai plusieurs personnes de mon entourage pro et perso qui me l'ont dit, qui m'ont dit « Maline, on ne te reconnaît pas, qu'est-ce qui se passe ? » Il y a des personnes qui pensaient que c'était justement l'expérience du rachat de la boîte qui faisait ça. Il y en a d'autres qui se demandaient ce qui se passait, etc. Et en vrai, avec le recul, l'un nourrissait complètement l'autre. Mais le résultat, ça a été une énorme perte de confiance en moi. Je me suis retrouvée dans une mécanique où c'est comme si j'attendais un signal extérieur extérieur assez fort pour légitimiser ce que je savais déjà, à savoir en fait, tu ne peux pas continuer comme ça. Et je me souviens que j'en parlais à mes proches, à ma famille, j'en parlais même à ma psy, et j'avais presque besoin d'une autorisation extérieure forte et assertive pour justifier ce que je savais au fond de moi, à savoir que ça ne va pas en fait. il faut partir, etc. Et ce qui m'a vraiment fait défaut à ce moment-là, c'est le courage de faire passer, encore une fois, mes besoins en premier, de prendre la bonne décision pour moi, même si elle allait blesser quelqu'un d'autre. On voit un fil rouge, on voit un pattern qui se répète. Et du coup, avant de vous dire comment s'est terminée cette histoire, j'arrive d'abord, parce que ça aura son importance, à mon troisième apprentissage, qui a été le fait qu'on a tendance toujours à surestimer ce qu'on peut encaisser, mais sous-estimer sa force et sa résilience derrière. On est toujours plus forte que ce qu'on croit et en même temps, on a toujours tendance à surestimer nos capacités mentales et émotionnelles. En tout cas, moi, ça a été mon cas et je me suis vraiment racontée alors qu'il se passait toutes ces choses entre le rachat, entre cette situation de couple, entre ce quotidien qui m'éteignait. En fait, je me suis toujours dit non, mais je peux gérer, J'attends, ça va s'améliorer, etc. En plus de ça, c'est rajouter d'autres histoires, y compris avec mes proches, avec ma famille, qui m'ont demandé beaucoup d'investissements émotionnels, logistiques, parce qu'il y avait des problèmes. à gérer, etc. Et au milieu de tout ce gloobie-boulga qui était en train de m'aspirer toute mon énergie vitale à petit feu, je me retrouvais à devoir gérer The Beboost comme si de rien n'était, continuer à créer du contenu, à vous enregistrer ces épisodes de podcast, à accompagner mes clients comme si de rien n'était, à les écouter, à devoir être toute pimpante, guillarette sur les réseaux sociaux et je ne vous raconte pas à quel point c'est difficile de porter ce masque, j'ai envie de dire, et de faire comme si de rien n'était. Alors que derrière, dans les coulisses, il y a littéralement tout qui était en train de s'effondrer. Et là, vous allez me dire, mais Aline, en fait, pourquoi est-ce que tu mettais ce masque ? Pourquoi est-ce que tu faisais genre que tout allait bien, etc. ? Il faut savoir de moi que je suis quelqu'un de base, même si j'ai toujours été très transparente avec vous, sur les coulisses de mon business, mes stratégies, ce qui fonctionne et tout. Je suis quand même quelqu'un, un titre personnel qui est hyper pudique. C'est-à-dire que je ne partage jamais mes grosses difficultés dans mes contenus. Déjà parce que ce n'est pas l'ADH de ce compte. On est ici pour parler business. Et que le contrat moral qu'on a, vous et moi, c'est que vous vous connectez sur ce podcast pour écouter, parler business, stratégie, retour, astuces, conseils. Mais à aucun moment, il a été question pour moi de faire étalage sur la place publique de tout ce qui se passait en coulisses d'un point de vue personnel. Et en même temps, il fallait quand même faire tourner le business. Donc, la solution que j'ai trouvée sur le moment, bonne ou pas bonne, chacun posera le jugement qu'il veut dessus, ça a été de dire, en fait, show must go on. Je vais continuer à faire les podcasts, je vais continuer à vendre, je vais continuer à délivrer à mes clients, etc. Sauf que... Diriger un business avec tout ça, qui s'accumule et une aligne qui refuse de faire passer ses besoins premiers, forcément, au bout d'un moment, ça explose. Ou plutôt, je devrais dire, ça implose. Entre le manque de confiance, entre mon état de santé mentale qui s'est tuelé, l'épuisement, alors que j'essayais en même temps de continuer à sauver la face, je m'agrippais à Zobibus comme étant un peu ma bouée de sauvetage, comme étant la dernière chose sur laquelle j'avais un peu du contrôle, j'ai fini littéralement par... imposé et je me suis effondrée. Et cet effondrement, ça a été vraiment marqué sur le premier semestre 2020. Alors avec le recul, je peux vous dire qu'il y avait des signes avant-coureurs depuis un an. Je vivais au quotidien avec une espèce de pression et de douleur dans la poitrine au niveau du sternum. Et je pense que c'était le stress, l'anxiété. Je dormais très mal la nuit, etc. Mais là, vraiment, tout a collapsé et je me suis effondrée. Je pleurais tout le temps. J'avais des idées de plus en plus noires. Je me sentais sombrée de plus en plus. J'avais parfois des petits pics où ça allait un peu mieux, mais c'était pour après encore plus replonger. Et ça m'a mis dans des états émotionnels où je me suis fait très peur. Jusqu'à la période de mai-juin 2026, donc c'est quand même assez récent, où j'ai commencé à recevoir une série de signaux d'alerte de la part de ma famille, de mes amis, de mes proches, de mon équipe aussi. Et en fait, tout le monde a commencé un petit peu à tirer à son alarme en disant « Mais Aline, en fait, là, ça ne va pas. Là, il y a un truc qui ne va pas et on le voit et il faut faire quelque chose, etc. » Et en fait, ça a fait un petit peu un wake-up call et je pense aussi que l'accumulation de tout ce que j'avais vécu m'a un peu réveillée, m'a un peu secouée je me suis dit non mais vraiment en fait là ça va pas et même moi j'arrive plus à tenir donc il faut faire quelque chose et donc c'est là où j'ai pris toutes les décisions que je repoussais je me suis séparée du coup de mon ex-conjoint donc c'est quelque chose d'assez récent j'ai remis les mains à la pâte à 100% puissance 10 000 dans Zobie Boost en mode travail travail je me suis fait accompagner par les bonnes personnes pour pouvoir aller travailler un petit peu tout ça. J'ai repris soin de moi, de ma santé physique, de ma santé mentale, de mon quotidien. Comme vous le savez aussi, ça date peut-être de quelques semaines avant, mais je pense que c'était déjà un petit peu les prémices. J'avais décidé de quitter Nice et de me réinstaller à Paris dans mon appartement de base et je pense qu'inconsciemment, j'avais ce besoin de retrouver un petit peu mon cocon dans lequel les choses s'étaient tellement bien passées parce que ça avait été le moment où je m'éclatais avec The Beboost, etc. Bref. Il s'est passé plein de choses, mais ouais, vraiment gros wake-up call au mois de juin. J'ai pris toutes les décisions difficiles que je devais prendre, je crois que je les ai prises en quelques jours. Il y a eu un énorme déclic, il y a eu deux années de décisions, d'accumulation, etc. Tout a été pris en l'espace de quelques jours, et quelque part, ça a été pris de manière facile. Et c'est ça qui m'a assez impressionnée, c'est que je pense qu'on en chie de ouf pendant qu'on est dans le dur. Mais à partir du moment où on se rend compte que finalement, c'est plus possible et que c'est insupportable, en fait la seule issue. c'est d'arrêter. Et quand la seule issue, c'est d'arrêter et qu'on voit à quel point c'est insupportable de rester, le fait d'arrêter devient facile. Ça devient logique et ça devient un peu la voie de sortie. Et donc, c'est à ce moment-là que je me suis dit « Ok, on va reprendre toutes les choses en main, on va prendre tout ce qu'on a appris pendant ces dernières années et on va s'en servir pour ouvrir le prochain chapitre de The Beboost et le prochain chapitre de ma vie aussi. » Je vous ai raconté plein de choses. J'ai fait pause plusieurs fois pendant cet enregistrement quand je sentais que l'émotion montait un petit peu trop de mon côté. Mais si je dois résumer ça en quels sont les apprentissages pour vous à garder de ces expériences. Le premier apprentissage qui est pour moi le plus transformationnel, ça a été d'apprendre à me faire confiance et de m'aimer suffisamment pour avoir le courage de faire passer mes besoins en premier, d'avoir le courage de passer à l'action en comprenant que personne ne pourrait le faire pour moi. Les gens peuvent me donner leur avis, très bienveillants, mais ils ne peuvent pas le faire pour moi. et quelque part d'arrêter d'attendre d'être sauvé ou que les choses changent. Et je trouve qu'on sous-estime le courage que ça demande de stopper quelque chose qui, un jour, a été notre rêve. Et ça, ça touche ma relation, ça touche ce rachat d'entreprise, ça a touché beaucoup de choses. On sous-estime le courage que c'est que de se choisir soi, de reconnaître que, bah non, on n'a pas les capacités mentales, physiques, logistiques, financières, émotionnelles de cette décision qu'on a prise pour nous. Il vaut mieux dire non, il vaut mieux dire stop, et il vaut mieux refaire passer ses besoins en priorité. Le deuxième apprentissage que je voulais vous partager aussi, c'est un peu sur tout ce côté équilibre pro, perso, santé mentale, etc. On sait à quel point c'est important quand on est entrepreneur, mais surtout, on aime bien nous parler d'équilibre pro, perso, mais au final, tout ce qui vous impacte dans le perso va évidemment impacter votre business. C'est vrai que je n'en ai pas parlé dans ce podcast, mais avec tout ce qui s'est passé et le peu de temps que j'ai eu, à consacrer à The Beboost entre mon état de santé mentale et ce qui se passait avec l'autre boîte, en fait, on a perdu vachement de chiffre d'affaires sur The Beboost. Je ne ferai pas mon million cette année, pas du tout. Et j'ai même dû, il y a quelques semaines, faire des coupes drastiques dans mon prévisionnel pour ne serait-ce qu'être sûre de terminer l'année à flat et de ne pas être en déficit. Donc, ça a eu des répercussions hyper importantes sur The Beboost que je n'avais pas forcément vues ou que j'avais peut-être un peu mise sur le tapis parce que je n'avais pas la bande passante pour m'occuper de ça. Mais c'est fou à quel point notre état de santé mentale peut impacter. aussi fort notre business. Notre business, quand il est bien construit, il peut survivre un petit peu quand on ne va pas très bien pendant quelques semaines. Mais quand c'est quelque chose qui commence à durer pendant quelques mois, voire même là en l'occurrence un an, deux ans, en fait le business, il plonge avec nous. Je pense que je dirige mon business d'une autre manière, d'une manière un petit peu plus antifragile depuis que j'ai fait cette prise de conscience-là. Et la dernière chose que je voulais vous partager, c'est un petit peu sur les réseaux sociaux et l'image qu'on se fait des gens sur les réseaux sociaux, parce que je sais que je suis très loin d'être la seule à avoir eu des périodes extrêmement compliquées, à en chier de ouf. Et parfois, il y a beaucoup, beaucoup de personnes qui traversent des épreuves insoutenables en coulisses et qui n'en parlent pas sur les réseaux sociaux, soit par pudeur. parce qu'ils n'ont pas envie d'étaler leur vie perso au grand public. Soit certains qui ont envie de sauver un petit peu la face, des fois c'est un mix des deux, mais partez du principe que vous ne savez jamais ce qui se passe vraiment sur les réseaux sociaux derrière. Et je vous dis ça parce que, on va dire 18 derniers mois, j'ai reçu beaucoup, beaucoup de messages sur les réseaux sociaux qui étaient un petit peu critiques, de dire « Ah bah Aline, maintenant que ton business est tourné, on ne te voit plus en story. » T'es moins engagé avant, t'es moins accessible, tu réponds moins aux messages, t'es trop comme ci, pas assez comme ça. Et voilà, des gens qui faisaient un peu ce retour en mode, tu nous ghostes, tu nous calcules plus, t'es plus comme avant, t'as changé, etc. Et je sais que c'est des messages qui me faisaient beaucoup de mal à chaque fois, parce que bien sûr que j'ai été beaucoup moins dispo en messages privés, bien sûr que j'ai fait beaucoup moins de stories, mais parce que je n'avais pas les capacités émotionnelles de le faire. Parce que rien que l'idée de sortir mon téléphone avec tout ce que je traversais... pour vous faire une story, vous raconter ma life, vous montrer comment j'utilisais, mais ça me faisait pleurer rien que d'y penser tellement je me sentais submergée par la charge mentale supplémentaire que ça me demandait. L'idée ici, ce n'est pas encore une fois de faire pleurer dans les chômières ou quoi, mais de vous dire attention parce qu'on ne sait jamais en fait ce qui se passe chez les gens. Je considère que je suis extrêmement privilégiée dans ma situation parce que j'ai été entourée de personnes qui m'aiment, qui m'ont soutenue, qui ont su m'encourager dans mes décisions, quelles qu'elles soient, qui ont su être honnêtes avec moi quand j'avais besoin d'entendre certaines choses aussi. Et je sais que ça, c'est extrêmement... précieux et qu'il n'y a pas tout le monde qui a accès à ça, donc je me sens très privilégiée. Mais je pense aussi à tous ces entrepreneurs qui en chient tellement et qui en bavent en coulisses, qui n'ont pas forcément le système de soutien autour d'eux, et pour qui un petit message qui, pour vous, est formulé plus ou moins avec bienveillance, mais qui n'est pas très grave, chez eux peut parfois faire des dégâts ou appuyer sur des plaies ouvertes. Donc je ne vous dis pas arrêtez de critiquer, arrêtez de faire vos retours et de partager comment vous vous sentez. Non, c'est important de le faire quand vous avez des choses à dire. On est là pour s'exprimer, c'est les réseaux sociaux. Mais partez toujours du principe que vous ne savez pas vraiment ce qui se passe en coulisses. Donc ne projetez pas le « Ah bah si elle est moins présente en story, c'est parce qu'elle nous regarde de haut maintenant que son business fait x ou y chiffre d'affaires. » En fait, non. Vous n'en savez rien. Et c'est valable pour beaucoup, beaucoup de personnes. Je repensais à ça parce qu'on est au mois d'août. Je regarde les vlogs d'août de Léna Situation et je la vois être tellement critiquée sur la manière dont elle parle, par exemple de sa rupture amoureuse, etc. Des gens qui presque seraient en train de dire non mais en fait, t'es millionnaire, t'as pas le droit d'être triste, bah en fait, je suis désolée, mais une rupture amoureuse, surtout quand on a été, comme dans son cas, pendant 7 ans avec la même personne avec qui tu t'es projeté à faire ta vie, en fait, quel que soit l'état de ton compte en banque, ça peut te briser le cœur, et ça peut aussi vachement impacter ton état de santé mentale, c'est pas une question de j'ai le droit d'être triste ou j'ai pas le droit d'être triste. Donc voilà un petit peu mon discours, voilà tout ce que je voulais vous partager aujourd'hui, j'ai essayé d'être la plus factuelle possible, et j'ai essayé aussi de retirer un petit peu De toute cette merde, les belles leçons à garder et à emporter avec vous et de faire en sorte que ce ne soit pas qu'un épisode popcorn et commérage, mais aussi un épisode qui puisse vous inspirer et vous éviter de faire les mêmes erreurs que moi. Donc j'espère que ça vous aura plu. De mon côté, je pense que je n'ai jamais eu autant de difficultés à enregistrer un épisode de podcast tellement ça m'a demandé d'être vulnérable et de faire attention aussi aux mots que j'emploie pour que pour moi ça je passe bien et rester quand même bienveillante. L'idée, c'est évidemment de ne jeter personne à terre, y compris moi, au cours de cet épisode, mais plutôt d'en faire quelque chose d'inspirant et de constructif pour tout le monde. Voilà, je vous souhaite une très belle journée, un bon dimanche pour ceux qui écouteront ça ce soir. Et à vous tous, je vous souhaite une très belle journée, soirée, après-midi, nuit, où que vous soyez. Et je vous dis à très vite dans un prochain épisode. Bye tout le monde !